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interviewJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 18 juin 2026 84 minAutoproduit

Conférence de Jean-Luc Mélenchon sur le moment politique

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[applaudissements] [applaudissements] [applaudissements] [acclamation] Bon, [applaudissements] je tiendrai pas. Bonsoir tout le monde. Ah là là, il y en a qui se sont inscrits qui ont pas pu venir, ils connaissent pas leur chance hein.

Qu'est-ce qu'il fait chaud ? E mais qu'est-ce que vous shootez les 30 kiss ? Pourquoi il fait chaud comme ça dans votre local ?

Merci. Bon, allons-y les camarades, ça fait plaisir de vous voir. On est en train en campagne le 3 mai, donc ça fait 46 jours, un peu plus de 5 semaines.

Et donc, on commence à avoir une idée un peu complète de la façon avec laquelle notre entrée en campagne a modifié les données essentielles de la composition du paysage politique. Tout ça c'est des grands mots mais vous comprenez tout ce que je suis en train de vous dire. C'est vrai que ça a eu un impact et cet impact a été beaucoup plus important que ce que nous pouvions imaginer à bien des égards et sur bien des sujets parce que c'est pas seulement l'efficacité d'une tactique politique parce qu'évidemment ces choses-là ça se calcule au millimètres.

En tout cas, nous on fait comme ça. On improvise seulement quand il faut improviser. Le reste du temps, on calcule et on essaie de faire en sorte que ça se passe comme on a pensé le faire et ensuite pour pouvoir en tirer des leçons.

Et la plus grande surprise, elle est venue non pas de nous, de notre capacité à tenir un cap, à exécuter un plan d'action et cetera, elle est venue de ce qui s'est passé dans la masse de ceux qui regardaient, on va dire, d'une manière générale dans les gens de gauche. Mais ça va bien au-delà de l'appartenance ou du sentiment de lien politique avec le mouvement insoumis. C'est quelque chose qui tenait plus de l'éruption populaire citoyenne que de du simple rassemblement d'une force politique au demeurant.

Nous ne savions pas en convoquant à Saint-Denis que nous y serions le nombre qu'on s'est trouvé être. Mais d'abord que je vienne sur la partie euh je sais pas comment vous faites vous. Moi je j'aime bien voir des chiffres pour me donner une idée de où on en est.

Il est certain que en 5 semaines avoir rassemblé plus de 315000 ou 3200 signature de soutien, c'est un résultat qui est hors du comment dans la mesure où les gens vont pouvoir signer [applaudissements] doivent aussi mettre leur numéro de téléphone. Ensuite, [applaudissements] l'intervention de tous ceux qui ont immédiatement toutes celles et tous ceux qui ont demandé immédiatement à pouvoir intervenir, c'est spectaculaire. Il s'est diffusé 3 millions de mal-être au peuple de France et 5 millions de track d'une manière générale.

Ça aussi c'est très impressionnant parce que un tel niveau d'activité politique ne se fait pas à l'intimidation ou à je sais pas quoi. Ça se fait parce que les gens ont envie de le faire et ils s'en donnent les moyens. Ils viennent chercher les tracks, ils les commandent, ils voi avec leur potes comment faire pour que ça se passe bien et ainsi de suite.

Ainsi que la série des portes à porte qui a commencer. Et c'est très important pour nous parce que le porte à porte, c'est le contact direct, le contact humain. On ne peut pas être simplement dans de l'immatériel ou du rapide de quelqu'un qui passe.

C'est déjà quelque chose que quelqu'un passe, vous tendez la main, vous donnez un tract, des fois il vous dire non, moi je veux pas de ça. D'autres fois oui, OK. Bon bref, vous connaissez tout ça.

Mais ce petit contact humain qui ne dure pas très longtemps, il a une grande intensité, il a beaucoup de signification. C'est pourquoi il est si précieux et qu'on préfère que dans cette partie d'entrée en campagne, on multiplie les occasions de faire du porte à porte, de faire de la distribution de tracte, des pots au pied de l'immeuble avec boisson non alcoolisé, mais pas que. Il en faut bah il en faut pour tous les goûts.

Mais je sais que vous serez être raisonnable, hein. Voilà. Euh parce que c'est quand même ça qu'on cherche hein, c'est pas avoir des incidents partout où on passe.

Bon, donc euh plutôt ces actions-là, c'estes présences dans les mobilisations parce que c'est très apprécié que les insoumis s'y troublent. Les gens sont contents, viennent dire merci, c'est sympa, vous êtes avec nous et cetera. Et souvent beaucoup de luttes ont le sentiment d'être abandonné, ignoré, pas vu, n'intéresser personne et ça rend les gens d'abord très rageux.

Ça ça les confirme dans leur lutte. mais surtout la main tendue, le comportement fraternel, les sous qu'on amène des fois sur le piquet de grève, tout ça un très grand réconfort et renforce les liens et le sentiment d'être lié les uns aux autres par un intérêt commun, par des idées en commun, par de la solidarité humaine. Tout ça, c'est la matière de l'action politique insoumise.

C'est la relation humaine. Ce que signifie toute la relation humaine dans toutes ces dimensions. Bon 3 millions de selles, 5 millions de tracks, c'est bien.

On a mis quelque chose comme 450000 affiches sur les murs. Il faut vous rendre compte que ce sont des chiffres qui n'ont aucun rapport avec quoi que ce soit que peut faire quelque organisation politique que ce soit autour de nous. Personne n'a cette capacité.

Il est entré dans nos fils quelque chose comme 400 groupes d'actions supplémentaires qui se sont constituées, 30000 personnes qui se sont inscrites sur la liste action populaire. Donc, on peut dire que l'effectif insoumis et la propagation de de l'insoumission, c'est bien répandu en 5 semaines dans des conditions telles que d'habitude on observait des résultats de cette nature et de cette amplitude à la fin de la campagne, pas au début. Alors, pour rien vous cacher, on a eu aussi au début quelques jours de bah tu t'y attends pas, tu t'y attends pas, tu réalises en même pas un mois ce que tu avais prévu qui mettrait 6 mois.

Donc ça nécessite de se réinventer en cours de route, de relancer c ou de relancer ça pour que ça fonctionne. Alors la campagne c'est pas seulement la campagne présidentielle avec ses trac affiches et tout ça. La campagne c'est tout ce que font les insoumis partout où qu'ils soit.

Il y a pas besoin de répéter mon nom tous les 5 minutes euh pour que les gens comprennent ce qu'on est en train de faire et que nous sommes des insoumis et que c'est parce qu'on est là qu'on mérite confiance, qu'on mérite respect, qu'on mérite qu'on nous parle, qu'on nous réponde, que bref et j'ai entendu beaucoup de choses se dire, vous savez, peu de choses maintenant arrivent jusqu'à moi pour la raison que comme je suis devenu une sorte de personnage totem ou public, les les comportements directs sont beaucoup plus difficiles que lorsque j'étais un élu de base ou un militant. euh certainement avec des fonctions dirigeantes mais moins connues. D'accord ?

Donc moi, je me nourris de ce que vous me racontez les uns les autres. Des messages que vous m'envoyez, des photos pour que je comprenne pas celle où vous vous mettez à trois en rang avec votre tracte à la main. Euh quand mais vigoureuse diffusion.

OK, d'accord. Mais montrez-moi des gens quoi sur les photos qu'on voit un peu de quelque chose de tu vois pas trop. Mais bon, comme je vous aime trop, je vais pas vous engueuler parce que vous êtes tellement vous avez l'air tellement content.

Ça fait de la peine de raller après quoi. Voilà, [applaudissements] ça a été dit. Alors, c'est tout ce qu'on fait.

Donc, si vous voulez, en ce moment, il y a une intense activité politique. Bien sûr, on est dans la période de du foot, donc naturellement les gens se tournent vers d'autres choses et puis tant mieux. Il y a il y a bien des choses à faire dans la vie.

Et puis mais ce que nous faisons est d'une grande portée parce que c'est ce moment-ci et que tous les premiers CERS se rapprochant du centre agissant avec lui se sentent impliqués et comprennent que c'est la bataille pour le pouvoir, qu'on n'est pas là juste pour pour être là. Des fois oui, il faut être là pour être là. Mais là, c'est parce que nous sommes partis à la conquête du pouvoir dans notre pays et que nous savons que cette bataille en si nous la gagnons, elle va tout changer.

Mais pas seulement chez nous, elle va tout changer en Europe puisque pratiquement à peu près au même moment que nous avons les élections présidentielles en France, nous avons des élections dans d'autres pays importants, l'Allemagne, l'Italie, bref, plusieurs pays. Il y en aura peut-être d'ici là avant en Espagne, mais tout d'un coup, la carte sera nécessairement marquée par ce qu'on verra d'abord surgir. En 2005, quand nous avons gagné nous autres avec le nom, hein, jusqu'à la veille, il disait qu'on allait perdre.

Ils étaient absolument tous, je dis bien tout le monde, sauf la CGT. D'accord. Pourquoi on vote ?

Oui. Et les autres, je la rappelle souvent parce que vous savez qu'à l'affection, je porte au personnage. Euh François Hollande disait "Le pai n'a pas besoin de faire campagne mélanchon s'en charge." C'est faim, non ?

C'est faim. Ils sont restés au même niveau de finesse aujourd'hui et on les a aplatis 55 alors qu'ils étaient persuadés de de gagner. Et donc nous, on a beaucoup d'entre nous [applaudissements] ont gardé de cette période une expérience.

C'est-à-dire que nous ne croyons plus ce qu'on nous raconte et nous savons qu'en toutes circonstances, il y a toujours un point de passage euh pour trouver le moyen de faire et d'aller au bon si quand nous nous avons gagné le nom, évidemment que ça a fallicité le vote pour le nom au Pays-Bas puisqu'il votait juste derrière nous et que c'était aussi un pays fondateur de de l'Union européenne. Il était des six premiers. Donc si nous l'emportons, il y aura une onde choc dans toute l'Europe et vraisemblablement dans le monde entier qui nous appartiendra de cultiver pour que ça crois et embellisse.

Alors donc tout compte à partir de maintenant. Chacun de nous est responsable. Vous savez très bien qu'on est regardé au microscope.

Donc si dans une manife il y en a un qui dit un truc qui permet au printemps républicain qui tient à peu près toutes les rédactions de données. Ah ça y est on est cuit. Donc tout le monde se sente au même niveau, personne n'est parfait, hein.

Donc mais que tout le monde fasse l'effort de bien comprendre que nous sommes tous solidaires de la campagne que nous menons, tous du premier à l'ultime qui est là-bas à Chemmoldu les bain. Alors donc je dis tout est en mouvement en ce moment là. Nous venons de remporter dans la même période des des victoires et participer à des débats qui étaient en quelque sorte constituants pour notre pays.

Nous avons obtenu pour la deuxième fois la majorité absolue à l'Assemblée nationale sur le projet de loi de nationalisation d'Arcelor Mital. Après [applaudissements] que c'est un événement évidemment les important font comme ça. Oui.

Oh ça veut rien dire. Faut encore que ça passe au Sénat et tout. Oui oui oui c'est ça.

Continue continue à faire comme ça. Un jour tu auras plus Arcelor parce qu'on l'aura pris et vous resterez là à pleuricher parce que vous êtes drôlement bien payé pour essayer de nous empêcher d'arriver à ce qu'on veut faire. Donc mesdames, messieurs, Arcelor sera nationalisé que nous aurons gagné parce que c'est une bonne opération pour le pays mais c'est surtout parce qu'on ne fait rien sans acier.

Et vous comprenez bien que toujours on aurait plus d'acier, plus les compétences professionnelles, plus les fours pour le faire. Et à partir de là, on commande, on passe des commandes et on attend son tour parce qu'évidemment le marché de l'acier, il y a des moments où il est plus ou moins sollicité. Or nous, on n' pas le temps d'attendre du tout ce qu'on a à faire.

Donc nous nationaliserons Arcelor et ça coûtera rien au pays. Faites-moi confiance. Je suis à peu près aussi radinant que vous.

Donc moi dès qu'il est question de payer, ça me mal. Alors euh surtout que c'est payer des trucs, c'est les travailleurs qui les ont fait fructifier et enrichir et c'est encore eux qui doivent payer pour racheter. Enfin c'est comme ça dans la Constitution.

Je donne cet exemple de d'Arscelor, mais il y a eu une autre un autre événement qui a une à mon avis une magnifique portée politique, c'est la commission d'enquête d'Aurélie Trouvé qui a fait une commission d'enquête parlementaire sur les fonds prédateurs. Moi je savais quand on a demandé la première fois Aurélie si elle voulait être candidate à la députation pour le mouvement assoumis, elle était la présidente d'Atle dans l'histoire de la survie de la gauche au moment où tout coulait, où il y avait plus rien et puis après en plus il y avait la suite de l'échec du communisme et de la chute de l'URSS. Bon franchement ça brillait pas quoi.

Puis là pouf on était écrabouillé idéologiquement et elle était la présidente d'Atorganisation qui a permis pendant des mois et des mois et les et on peut même dire quelques années de faire la formation de base de millions de jeunes français et deux qui étaient plus jeunes mais qui avaient besoin de réapprendre sur la mutation que le capitalisme était en train de connaître dans le cadre du néolibéralisme. Et cette cette instruction de base qui nous a été donnée à tous à ce moment-là était extrêmement pertinente parce que très vite, on avait repérer que la masse financière circulante dans le monde était un multiple de la valeur de la production réelle. Autrement dit, c'était beaucoup d'argent bidon qui ne renvoyaient à aucune matérialité de création, de marchandises, de services.

Et donc c'était quelque chose de l'ordre de 4000 fois. Donc, on savait que le capitalisme avait franchi en seuil et que doren avant, il était gouverné, commandé par une cette bulle qui qui est à la surface de tout et qui fait des taux de profit de 10 12 15 % et qui ces gens-là naturellement attendent la même chose de la production. Or, faire 10 ou 15 % sur de la production, ce n'est pas possible.

Euh ou alors c'est moins que l'esclavage veut dire faut que les les gens ils mangent rien, ils ont pas de pay comme ça c'est fait hein. Ou alors on y arrive par des moyens qui sont des moyens de fraude ou de dépessage. Et c'est ça que font les fameux fonds de pension.

C'est pour ça quand vous entendez dire que ah c'est formidable, l'argent de l'étranger continue à privilégier la France. Bah franchement le privilège, on s'en passerait parce que les uns c'est pour blanchir l'argent qu'ils ont fait remonter à l'extérieur pour pas payer d'impôt. Il le ramène en France parce que ils ont besoin de le ramener.

Il le ramène en France pour acheter des appartements à Paris pour faire des placements de cette nature et puis les autres ils viennent pour piller et ils le font. Si vous savez comment ça marche, je vais pas vous faire le cours ce soir mais en quelques mots pour que tout le monde puisse s'accrocher à ce dont il est question. Donc vous avez une masse de fric, vous allez voir un autre comme encore plus et vous lui dites "Écoutez moi, je vais racheter le la crêperie de monsieur là euh mais j'ai pas en rond.

Alors si vous voulez bien me les prêter, OK, il me passe le fric, je le lui dois, je viens le voir lui et euh je lui dis t'inquiète pas, vous êtes perdu mais je vais vous sauver. Je vous rachète la clperie. Je rachète sa créper, j'ouvre le tiroir cach, je prends tout ce qu'il y a dedans, je le mets dans ma baloche et je dis "Excusez-moi, je commence à me rembourser parce que moi je dois rembourser un prêt." OK ?

C'est comme ça que ça marche. Là, on parle d'une crêperie mais c'est dans les grandes entreprises. Jusqu'à présent, c'était dans les grandes entreprises.

Ils empruntaient, ils achetaient, ils remboursaient avec les biens de l'entreprise en vidéant toutes les caisses une derrière l'autre. Et quand ils avaient vidé toutes les caisses, ils vendaient ce qui restait et c'était que du bénf, que du profit. et les actionnaires de ce type de compagnie touchent du 10 ou du 15 %.

Donc il trouvent ça absolument génial. Mais les boîtes sont dépessé, il reste plus rien après parce que ils ont tout vendu par morceau. Pendant toute la période de l'exploitation, ils ruinent les entreprises de la manière suivante.

Et bien alors un l'entreprise doit un loyer. Alors un loyer pharamineux qui écrabouille et ça va dans la caisse de la centrale qui a fait l'achat. Ensuite il y a bah le droit d'utiliser la marque encore donne des sous.

Ensuite, il y a euh des frais de je sais pas quoi. Ils en avendent comme ça et tout d'un coup, vous voyez des boîtes qui sont absolument saines, qui peuvent plus rien faire. Et on dit "Ah bah ouais, mais d'accord mais vous êtes en faillite alor savoir." Et puis vous avez la journaliste de TF1 qui vous dit "Oh mais quoi ?

Vous voulez prendre des sous à total, il fait même pas de bénéfice en France." Bah moi aussi je sais le faire hein. Bon pas de bénéfice en France en gagnant euh 14 milliards que je distribue à mes actionnaires, voyez-vous.

Et Aurélie, elle c'est la première fois qu'il y a une enquête publique d'une assemblée sur ce type de procédé. Inutile de vous dire qu'il les avait à zéro tous autant qu'ils étaient. Certains ont pas voulu venir, d'autres étaient blè parce qu'ils s'apercevaient qu'on avait trouvé leur combine.

Euh par exemple, vous savez en ce moment c'est l'économie d'armement, hein. Bon et ben il y a trois quatre boîtes comme ça dont on dit "Ah c'est formidable, ils vont faire des fusils, des revolvers et même des balles hein. Pas de bol." C'est une entreprise de cette nature qu'il possède, un fond de pension tenu par des voyou parce qu'évidemment il y a beaucoup de voyou au mètres carrés là-dedans hein puisque tout le truc consiste à exploiter ce que font les autres.

Ils créent rien ces gens-là, rien. Ils inventent rien, ils n'amènent rien, ils prennent. Donc cette commission d'enquête, elle a un effet formidable.

Et euh Aurélie a fait l'autre soir une réunion, il venaient les syndicats des boîtes qui ont été pillés mais surprise des gens qui jusque-là ne viennent jamais à une réunion où c'est un insoumis euh euh qui chante la musique hein. Bon alors qui et bien il se trouve que les les fonds de pension achètent aussi les fonds ces fonds là achètent aussi toutes les les professions qui sont sous contrat. Vous voyez les euh les cabinets de de ceci, cabinets de cela, d'avocat, de de d'architectes, ils achètent, ils achètent et vous avez toutes sortes de gens qui étaient assez confortablement installés dans la vie qui du jour au lendemain sont transformés en esclaves euh de d'une boîte dont ils connaissent même pas les dirigeants et ils doivent évidemment cracher de la valeur.

C'est des métiers que d'habitude l'action de gauche n'atteint pas facilement. On on atteint par d'autres sujets, l'intérêt pour l'international, l'antiracisme, le refus du fascisme parce que euh c'est pas parce que des gens gagnent bien leur vie qu'ils sont pas de notre côté, hein. Bon euh il y en a quand même et qui ont aussi une morale, qui ont aussi un cœur, qui ont aussi des enfants et qui aiment le monde et qui ont pas envie de le voir saccager.

Et puis enfin, chose encore plus étonnante et totalement inhabituelle, il y avait là, j'en ai vu au moins, donc je peux garantir ça, un patron d'une boîte de contrôle, des trucs de contrôle de médicaments. Bon, ça je connais, il y a des patrons, des petits patrons, des patrons moyens insoumis, il y en a, hein. Et celui-là et bien euh il est en plus actionnaire.

Et le gars il vient et il dit "Mais ces gens-là, ils m'ont ruiné parce que moi je possédais des actions de telle et telle boîte, j'en avais et ils ont liquid le truc." Voilà. Alors, on s'est retrouvé.

Je vous raconte tout ça pour que vous compreniez d'autres aspects de la tactique que nous avons déployé. Comme nous savons que nous devons beaucoup changer de choses dans ce pays et qu'on a jamais dit qu'en 5 ans on avait le temps de faire un collectivisme absolu qui consisterait à tout nationaliser. Il faut donc que l'on ait une tactique qui nous permet d'atteindre nos objectifs tout en rencontrant le moins d'opposition possible et le plus de soutien possible, c'est-à-dire le plus de gens qui ont d'une manière ou d'une autre en intérêt à ce que notre affaire fonctionne. car la question centrale du programme insoumis, c'est la planification.

Et on leur a dit la règle du jeu. Si vous entrez dans les objectif de la planification et que vous en acceptez certaines des règles, c'est-à-dire des contreparties qu'on est en droit d'attendre comme pas de mauvais traitement pour les employés, comme le respect des normes écologiques et cetera et cetera, en plus des objectifs du plan. Quand je dis des objectifs du plan, je vais prendre des exemples tout bêtes pour qu'on se comprenne.

Mais vous faites pas de machine s'il y a pas de boulon. Vous faites pas de des machines à choper la houle si vous avez pas les plaques en acier dont on a besoin. Donc les objectifs du plan, c'est de rendre tout ça possible et de le faire dans des délais qui soient tenus.

C'est pas je fais quand j'ai le temps et on verra monsieur Mélenchon, vous et l'État quand vous passez. Non, c'est nous premiers servi tout de suite. Voilà.

Et il faut pour que tout ça fonctionne, il faut que le plan ait quelque chose à proposer et qu'il y a un inconvénient à pas être dedans. Ceux qui ne sont pas dans le plan n'auront pas de subvention. Voilà, c'est aussi simple que ça.

Ils ont le droit de continuer à faire leur truc. Et ensuite, il y a les poursuites, je préfère le dire tout de suite pour créer une ambiance de travail. Tous ceux qui ont participé directement ou indirectement à brader des entreprises d'intérêt national ou qui représentent des pertes irréversibles pour la nation seront tous un par un entendus pour voir si leurs activités sont bien conformes à la loi.

Car le code pénal prévoit des punitions pour ceux qui ont bradé l'intérêt du pays, qu'il s'agisse d'entreprise, de culture et d'environnement. [applaudissements] Alors, [applaudissements] vous n'avez aucune tendresse à attendre de ma part. J'ai l'âge d'avoir vu les gens qui prétendaient tailler de France en emmenant leur lingot à la frontière suisse en 1981.

Alors, je sais que vous êtes capable de tout et je préfère vous dire ne comptez pas qu'on le sache pas ou qu'on n'y fasse pas face. Nous y ferons face dès le premier moment parce que c'est une honte. Vous voyez, ce sont des détails.

Mais quand quelqu'un à Ber donne l'autorisation de vendre à une boîte américaine une partie qui intervient dans la fabrication de l'avion rafale pour le refroidir, qu'est-ce que ça peut bien vous faire ? Si il y a une conséquence, c'est qu'au nom des lois d'extérieur territorialité des États-Unis d'Amérique, ils peuvent décider qu'on a pas le droit de vendre le rafale à tel ou tel pays, qu'on a pas le droit de se défendre ou que l'avion décolle pas parce que il pourrait intervenir sur une partie sensible de son fonctionnement. L'indépendance, c'est la souveraineté.

On veut pas être indépendant comme ça. Ah bien sûr, on préfère parce que c'est plus facile à porter, mais d'abord parce que c'est la condition de notre souveraineté. Et si nous ne sommes pas souverains, nous ne sommes pas libres puisque nous ne pouvons pas prendre des décisions vu que c'est d'autres qui ont contrôlent l'application.

Vous comprenez comment tout ça se tient ? Indépendance, souveraineté, pouvoir populaire. Voilà comment ces choses se tiennent et voilà pourquoi nous sommes si intransigents.

Je dis ça à Philippe Poutou qui me tire les cheveux. Il dit il parle de France et nationaliste. Mais non, tu as rien compris.

Là c'est pareil. Réfléchis 2 secondes quand même. On peut pas s'amener en disant en disant quoi d'abord hein ?

Il faut bien qu'on règle les problèmes concrets qui nous sont posés. Il faut, et je vous l'ai dit depuis que je vous connais, la radicalité que nous portons, c'est une radicalité concrète et elle est efficace parce qu'elle est concrète. Moi, j'irais chercher les pouilles [applaudissements] aux États-Unis d'Amérique.

Pas seulement parce que j'ai jamais pu pacter les gringots, mais parce qu'ils font obstacle à notre souveraineté. Il nous lâch, on les lâche. Voilà, c'est aussi simple que ça.

Alors, on est donc en campagne, au jouit d'une Alors, tout ça, ça compte, hein. Ça rentre, les gens entendent, ils comprennent, ils viennent à des réunions, il y a pas besoin de leur dire tous les 5 minutes. Et vous avez compris, il faut voter pour Mélenchon à la fin.

Bon, ça sert à rien parce que ce à quoi on fait appel, c'est à l'intelligence. En ce moment, il y a le débat à l'assemblée sur la Corse. Dans un instant, je vais vous reparler de la question de l'autonomie, mais je termine mon petit brushing de départ.

Alors, qu'est-ce qui se passe aussitôt ? À peine sommes-nous en campagne que nous avons les mêmes bandes fanatiques communautariste qui nous tombe dessus à à au rassemblement là-bas à Saint-Denis, il y a eu un petit incident dans un coin que vous avez pas vu. C'était le truc qui s'appelle nous vivrons ou nous partirons ou je sais pas quoi.

Qu' a un groupe. Alors, ils viennent, ils se roulent par terre, ils poussent des cris, ils m'insultent, j'entends même pas la distance où ils sont. Donc et je vous ai déjà raconté, ils sont tellement bêtes.

Une fois ils montent sur un bateau et il ils avaient un porte-voie, ils s'étaaient mis sur le rôe puis gueulaiit dans le porte-voie mais personne rien entendu. Le courant les a emmené alors nous on éem comme ça les voyant passer. Bon enfin nous ça nous fait rire parce que quand même bon mais ça me fait pas tout le temps rire parce que nous on a demandé à pouvoir faire une fête de la musique antiraciste place de la République.

D'accord. des des événements. C'est pas la première fois qu'on fait une fête de la musique dans un endroit très très passant.

L'année dernière, c'était le long du canal Saint-Martin. Ça s'était super bien passé. L'année d'avance, c'est je sais pas où.

Là, on a dit qu'enu de l'année, on va faire un grand truc antiracisme. Dites pas qu'il y a pas eu dans le passé des concerts antiracistes que le Parti socialiste, voyez, d'un bon œil. Non, on n' pas oublié quand même.

Alors donc si les crétins qui entourent le maire de Paris actuel pouvaient garder pour eux leurs commentaires, ça nous ferait de l'air parce que quand ils ont dit "Ah mais fallait bien qu'il s'y attende, [applaudissements] si Zemmour [acclamation] si Zemmour avait fait un un concert pro nazi à la Concorde, tout le monde aurait crié pardon, vous comparez un concert antiraciste à un concert nazi, vous en êtes là. la bande qui entoure monsieur Grégoire. Voilà.

Donc on nous a interdit. Faut que vous compreniez monsieur Joathan Harfi qui est le président du CRIF. Le CRIF, ça c'est bon ça c'est le CRIF et bon c'est un machin d'extrême droite et où tous les ans tous les ministre défile pour aller bouffer il paye 800 balles pour aller bouffer là-bas mais les impôts vous en rendent 60 % donc ça va quoi.

Alors ils vont tous là-bas et ils sont aux ordres. Nous, on a on a alerté la préfecture de police au mois d'avril et ensuite on a redemandé à six reprises à rencontrer le préfet de police pour discuter avec lui parce que on reconnaît que c'est pas rien. Nous, on a l'habitude, on en est au 4e ou 5e meeting qu'on fait place de la République.

Donc personne doit nous apprendre et surtout pas un préfet de police qu'elle a depuis 6 mois comment on organise quelque chose place de la République. C'est nous qui allons lui apprendre comment ça se passe. qu'on a d'ailleurs tout prévu.

Et voilà que ce gars alors monsieur Harfi le lundi dit il me semble oh sa seigneurie il vous semble quoi ? vos vos précieuses paroles que c'est légal mais est-ce que c'est pertinent pour la démocratie ? Car bien sûr monsieur Harfi est le parengon de la démocratie.

Il surveille attentivement le respect des droits de l'homme, hein. Pas partout, mais quand même dès qu'il y a un fill, oui, il s'en occupe. [applaudissements] Alors là-dessus, le maire du centre de Paris dit la même chose et aussitôt on entend un bruit au fond.

Là, c'est un claquement de talon. CL, c'est le préfet de police. Donc nous, on demande six fois à parler avec lui, pas de réponse.

Nous sommes un groupe parlementaire de 72 membres. Nous sommes un groupe au Parlement européen. Nous sommes plus d'un millier d'élus dans ce pays, hein.

Non, ça compte pas. Mais monsieur Harfi, ça ça compte. Alors l'autre claque des talons et pouf, il interdit.

Mais on voit que comme souvent dans cette corporation, c'est pas la réflexion qui étouffe les gens. Alors, il dit il y a là monsieur Médine et puis je sais plus qui encore qui tiennent des propos qui sont euh qui pose problème. Ils sont hostiles à la poli.

Vous voulez que je vous chante le marché de Brive la Gaillarde de Brassin ? Vous m'interdirez d'aller le chanter dans la rue parce que c'est une chanson, he, c'est une poésie et bien d'autres. C'est pas au préfet de décider si ce qu'il y a dans une chanson est écoutable ou pas. chez les gens, ils sont assez grands pour savoir.

Et depuis quand [applaudissements] la police décide ce qu'on a le droit de chanter hein ? Allons. J'ai déjà dit quand on a déjà des chaussures à clous, on essaie de penser avec des escarpins.

Alors donc ils nous interdisent. Évidemment, on fait un recours. Évidemment, [raclement de gorge] le juge va nous donner raison parce que on nous reproche des propos tenus par des gens qui seront même pas là et que personne ne fait la démonstration du risque que nous présentons.

Alors quand même, le juge va dire comme souvent hein, bah non, non, c'est l'autorisation est rétablie. Mais quel est le but visé par ces gens ? Créer de l'ambiance, vous voyez, alerter leurs partisans pour qu'ils viennent le cas échéant, créer des troubles et des désordres, agresser les gens. nous insulter.

Ils espèrent le désordre. Ce ne sont donc pas des forces de l'ordre. Nous parlons de force du désordre organisé méthodiquement.

Et voyez-vous, [applaudissements] il y a pas longtemps, on me dit "Ah, monsieur Mélenchon, quand vous entrez en campagne électorale, tout d'un coup, vous devenez gentil". Bon, tant mieux si vous me trouvez gentil. Mais je vais vous dire une chose.

Bien sûr que c'est pas le même rôle d'être le trib du peuple dont j'ai été si fier de l'être pendant si longtemps en votre nom. Et une autre chose est d'être candidat. Tout le monde comprend ça hein.

Quand vous allez à votre mariage, vous parlez pas comme quand vous êtes avec votre bande de potes après avoir vu trois matchs de foot et évid caisses de bière. Bon et ben tout le monde est pareil. Suivant les circonstances, les lieux et les interlocuteurs, on se comporte d'une manière ou d'une autre.

Mais moi, je peux observer que je dis tout le temps la même chose. Tant mieux si vous trouvez ça gentil. Maintenant ça me je suis enchanté mais c'est pas le sujet.

Par conséquent, n'espérez pas que je finisse par me taire seulement parce que vous sortez des placards et de la naftaline des préfets de police qui connaissent rien au boulot dont on parle ou nous connaissons-nous mieux la situation que lui ? Alors il devrait nous écouter. Voilà.

Monsieur le préfet, vous vous êtes complètement trompé. Le juge va vous donner tort. Mais qu'est-ce qu'il aura produit ?

Un du trouble. Vous avez remarqué tous ces jugements ? Vous vous portez plainte pour apaiser un trouble.

Par exemple, vous avez été injurier et le tribunal non seulement n'étend pas le trouble mais l'amplifie comme ça a été le cas de ceux qui nous avaient traité de taré de main au cul et de de je sais plus quoi et de passionnément antisémite. Alors ils ont dit "Ah oui, ça c'est une injure". Tout à fait, tout à fait et mais relaxe pour la peine.

Donc les autres, ils ont titré relaxe et depuis nous sommes traités de passionnément antisémite des milliers de fois par semaine. Et ça c'est l'œuvre du juge, c'est le résultat de son action. Et c'est pareil pour combien d'autres cas ?

Nos amis sont disculpés après des poursuites qui n'en finissent plus pendant des années et il reste un petit chouat avec lequel on peut diffamer les gens, les les salir, faire en sorte que le plus bête du village puisse dire "Ah toi tu as fait c, tu as fait là, faut 2 heures pour expliquer qu'il a rien compris." Mais toutes ces choses sont pénibles à vivre. Et là, que se passe-t-il ?

Ben, c'est comme à Strasbourg. Hier soir à Strasbourg, on devait tenir un grand meeting et on a tenu un grand meeting et la mairie a décidé de nous l'interdire au dernier moment. Donc au dernier moment, les équipes insoumises, il leur en faut plus pour les écraser, se sont mis à courir de tous les côtés et ils ont trouvé un hangar qu'on a bien voulu leur louer.

Vous imaginez le hangar en tôle toute la journée comme une cocotte minute. Et les gens, parce que c'est des gens dont on va maintenant parler, eux, ils comprennent tout ça. Donc ils sont venus en masse faire la queue 3h avant parce qu'ils ont tous compris que le sujet c'était de nous faire terire.

Et sur quoi ? sur le fait que nous avions atteint et dépassé le nombre de signatures nécessaires pour obliger la Commission européenne à nous expliquer pourquoi elle continue alors qu'elle a dit elle-même que la question était posée par le comportement du gouvernement d'Israël en matière de droits de l'homme que comme le ce ce gouvernement se comporte de cette manière il y a un an la Commission européenne avait dit "Ah bah oui ça pose problème normalement l'accord ne devrait pas tenir et ensuite qu'est-ce qu'ils ont fait comme d'hab rien en disant il y Il y a pas de majorité qualifié pour prendre une décision. Donc les Palestiniens peuvent continuer à mourir.

On n' pas on n pas osé interpréter les précieux documents qui donnent le droit à la faveur d'une lâcheté générale d'assassiner les gens. Donc les gens ont compris ça. Vous voyez la faiblesse de tous les autres dans la campagne que nous avons entreprise.

Et notre force à nous, c'est que des millions de gens comprennent de quoi on parle. Quels sont les enjeux ? Où il faut appuyer ?

Nous ne sommes pas des images qui sont des foules en quelque sorte emporté par de l'enthousiasme pour un personnage ou pour je ne sais quoi. Et c'est ce qui s'est passé qui est le plus fondamental à comprendre de ce qu'il y a eu à Saint-Denis, c'est que nous-même on s'attendait pas à voir autant de monde. Et je vais vous dire que c'est la première fois de ma vie que je donne raison à un arbitrage à propos d'une évaluation des chiffres qui est en dessous de la réalité.

Parce qu'on s'est dit que bon, c'est pas dur à faire hein, vous prenez la photo, vous comptez combien il y en a par mètre carré, vous multipliez par la taille et vous avez le nombre de gens puisqu'ils sont dans trois rues et deux places. Donc nous-même, on ne s'attendait pas à une telle mobilisation. Vous voyez ce que ça donne ?

Bon, mobilisation aussi intense, nombreuse. Les gens savaient ce qu'ils faisaient. Ceux qui sont venus là sont venus dire très haut, très fort quelque chose, un message politique.

Et c'est pourquoi vous m'avez vu commencer par la dédicace du rassemblement. Alors la dédicace du rassemblement, je l'écrit dans le couloir parce que j'avais avant regardé par la fenêtre et je sais que ça c'est pas John Lennon qui va chanter hein, c'est moi. Donc euh d'accord, ça veut dire un fait politique.

Et regardez bien. sûr qu'on est fort, qu'on s'est organisé mais surtout on a travaillé d'artedu 10 ans toutes les élections, toutes les luttes, tous les combats et qui le faisait des milliers de gens. Il y a pas de carte en plus au mouvement assoumis, personne peut savoir qui c'est.

Alors partout ce travail, voilà comment il s'est matérialisé. Et après 3 ans de pilonnage, calomniateur, insultant, nonstop, voilà le résultat. Ils ont échoué, [applaudissements][acclamation] ils ont raté. [applaudissements] Mais cet ampleur là qui en quelques secondes rabattait tout un discours, ça m'a rappelé Victor Hugo qui rentre d'exil, il était resté quand même 20 ans.

D'accord. Bon, c'est bien parce que pendant ce temps-là, elle a répondu à tous ceux qui lui écrivaient. Donc on a des paquets de lettres comme ça euh de tous ceux pour l'Amérique latine et le reste.

Et Victor Hugo il dit à ce moment-là, il dit "En 2 minutes, le peuple de Paris a effacé de mon cœur 20 ans d'exil." Parce que quand une force comme celle-là s'affirme, si vous y étiez, vous le savez comme moi, vous l'avez ressenti physiquement et pourtant il y avait un canag d'enfer, hein. Et en plus, c'est pas toujours très rassurant.

Ils ont dit, "Je peux pas reculer, je peux pas avancer." Ça ça prend un peu comme ça mais tous nous avons ressenti cette force qui était là, son sa signification positive, l'envie de vivre qu'elle traduit. Et voyez-vous camarade, c'est là qu'il s'est passé une deuxième chose, c'est que on est passé d'un état d'esprit à un autre.

On est passé de l'état d'esprit, tout est foutu, c'est perdu. Au secours, voilà l'extrême droite, la princesse de Bourbonchemol et cetera et tout. Ah là là Jean-Luc, qu'est-ce qu'on fait ?

Vite l'unité, n'importe quoi. Tu veux pas nous prêter ton chien pour qu'il fasse candidat ? On s'entendra tous avec.

Bon, de cet état d'esprit de panique de gens qui ne réfléchissent même plus à ce qu'ils font et qui ne comprennent pas que leur panique n'a qu'un résultat à renforcer l'adversaire parce que l'adversaire voyant qu'ils ont peur, se pense à deux doigts d'atteindre l'objectif qu'il n'atteindra pas. Mais il se sent renforcé, conforté. Vous le savez comme moi.

C'est une poussière humaine qui tout d'un coup se sent importante. Elle va peser plus que les autres. Et bien, on est passé de tout et perdu avec les réunions gropusculaires et crépusculaires de gens qui se réunissent dans le noir pour dire du mal de moi et pour le reste applaudir en cadence, je ne sais quoi.

Alors amis, qu'est-ce qui a changé ? c'est qu'on est passé de tout et perdu à un autre état d'esprit qui s'est emparé de centaines de milliers de gens en vous voyant. C'est tout n'est pas perdu, on peut gagner et ça ça change tout. [applaudissements] Et [applaudissements] les gens écriit "On va gagner, vous avez entendu comme moi. [applaudissements][acclamation] On va gagner, on va gagner, on va gagner.

Bon, bon, c'est bon. Voilà. Et ça va se propager.

Et les derniers mots de mon discours s'adressaient à ceux qui chipote, dispute, renaclent, pousse sur le bord de l'assiette. Je leur dis cette fois-ci aucun d'entre vous pourra dire comme la dernière fois je savais pas. Parce que mesdames, messieurs, la question qui est posée, ça n'est pas les gargarismes que font ces gens sur le deuxème tour.

Ces gens qui sont naturellement de tels experts des élections qu'à part être capable de les perdre toutes, ils sont aussi capables de donner des conseils aux autres sur la manière de bien faire. Mais mesdames, messieurs, mes camarades, ce dont on parle nous, c'est de les éliminer les fachaud au premier tour, pas au deuxè, au premier. [applaudissements] Et comment ?

Et comment ? [applaudissements] Et ben, on est en nous en 2è position, en est nous parce que la dernière fois à un point près, elle était dégagée du deuxème tour. Tout le monde a l'air de l'avoir oublié.

Bien sûr, je dis souvent "Ah bah oui, il m'a manqué 420000 voix parce que bon, c'est une manière de rappeler à quelques-uns leur responsabilité et d'autres grand stratège qui savent ce qui est bon pour la gauche, hein. Voilà. Bon, mais à 400000 vois près, on l'a dégagé.

Était pas au deuxème tour, il retournait dans les catacombres. Et oui. Et oui.

Et c'est là qu'on va les faire retourner. [applaudissements] Je dis pas ça pour vous chauffer, il fait assez chaud. Mais pour que vous compreniez à quel point les enjeux sont extrêmement politiques, comment la conviction de chaque homme, chaque femme dans ce pays va peser lourd, combien chaque bulletin de vote va être décisif et il va être décisif pas pour battre l'extrême droite, pas que, c'est pour faire autre chose, tout autre chose.

Alors, j'ai écouté ce qui se disait ici et là, je vois qu'il y a de riches propositions à côté de nous aussi. Par exemple, vous pourrez avoir un leasing pour acheter une voiture électrique. Bah, c'est peut-être le rêve de votre vie.

Moi, j'en sais rien. Ça m'a bien amusé. C'est-à-dire que souvent on se parle, on dit "C'est pas possible, j'ai pas compris, j'ai raté un morceau." Mais si.

Voilà. Alors, donc ça c'est le résultat final. Dans l'entre deux, il y a eu des choses décisives où nous avons tous ensemble marqué des points substantiels, psychologique et politique, lesquels toute la foule qui se met à crier, on est chez nous.

Ça camarade, c'est pas c'est pas le système, c'est pas nos camarades du service d'ordre et du reste qui ont lancé le mot d'ordre, c'est les gens. Donc ça veut dire que c'est des gens cultivés qui réfléchissent, qui savent ce qu'ils font comme je vous l'ai dit il y a un instant ou quand il crie Nouvelle-Fance. Alors, Nouvelle-Fance.

Alors là, vraiment c'est réussite totale à notre affaire. Premier temps, toutes les bêtes accordnes se sont précipité dans le chiffon rouge et bon alors ils ont tous dit que c'était du communautarisme. Bon, enfin ça va commencer à devenir un peu difficile à traiter de communautariste un français sur tr qui a un grand-père et ça commence à être compliqué quoi.

Alors, ils se rendent compte qu'il y a un truc qui va pas et que finalement ça peut aussi leur faire perdre des voix. Alors il dit "Oh mais non mais non mais ça y est Mélenchon il a tout désamorcé pour lui c'est tout le monde. Et ben vous voyez qu'il comprennent tout le monde.

Et ben oui mais tout le monde ça veut dire tout le monde. Pas tout le monde certain et pas tout le monde d'autre. D'accord ?

Tout le monde né en France français. Point final pas de discussion. [applaudissements] Alors là, nous marquons un point parce que nous les avons mis dans les cordes.

Eux, ils misaient sur un truc comme on dit métaphysique. Al le mot métaphysique, ça veut dire au-delà de la physique. C'est une réalité qui est au-delà de la physique.

Alors, c'est ce que vous croyez, c'est je sais pas moi. Bon, des réalités métaphysiques. Bon, [grognement] alors la réalité métaphysique pour eux, c'est l'idée qu'ils se font de la France parce qu'elle existe pas cette France dont il parle, il y en a pas.

Donc ils doivent poser des barrières pour un pour faire un tri. Et ils ont dit à des gens avec nous et ben vous savez qu'on est français pas de bol. Voilà des gens qui viennent et qui crient de toutes leurs forces.

On est chez nous, on aime la France et cetera et cetera. C'est notre pays à tous. Ça c'est la plus grande victoire. [applaudissements] Comment comment ils vont ressortir ?

Comment ils vont ressortir du coin dans lesquels on les a enfermés ? Ils s'y sont les fait prendre tout seul. Allez, maintenant, dites-nous qui vous voulez pas.

Dites-le qu'on entende pour qu'on vous rassure éventuellement, hein. Vous allez chercher dans les livres religieux, ce qui ne vous convient pas. Vous êtes sûr que c'est ça dont vous avez envie parce que nous ne sommes pas des ignorants.

Nous savons lire et nous savons lire tous les livres religieux et nous n'avons pour l'instant rencontré aucun qui nous ait dit autant de mal que vous des autres. Voilà, mesdames, messieurs. Alors, bien sûr, la République, elle est nulle part ailleurs que dans nos cœurs.

Et ben voilà. [applaudissements] Vous m'avez bien compris. Donc nous sommes entrés dans une phase de transition.

Voilà l'avantage que nous voulons pousser. Pourquoi ? Parce que nous ne faisons pas des campagnes communicationnelles.

Nous ne sommes pas en train de vous dire notre lessive là plus blanc que la leure. Nous reposons sur des forces sociales. Nous analysons des sociétés dont nous partons de l'idée qu'elles sont composées d'êtres humains.

Quand on vous dit qu'on en est qu'à la deuxième génération de femmes qui n'ont pas les préoccupations parfois terrifiantes que poser le problème de ne pas pouvoir contrôler sa fécondité comme ça a été le cas il y a une génération et demi, même pas de femmes. Ça a changé complètement la condition féminine de la même manière que tant de gens et plus de 60 ans dans le pays que tant on est plus de 70 et certains vous voyez quoi, ça va quand même. Alors et ben ça c'est nouveau parce que c'est d'autres êtres humains, une autre manière d'être.

Et j'ai envie de vous dire que comme je suis en train d'en faire l'expérience comme quelquesuns dans cette salle, et bien c'est vrai que c'est pas pareil hein les gars. Mais on peut pas, on n pas les mots, on les a pas, il y a pas les poésies, il y a pas les textes, tu vois. Il y a le vieil homme et la mère, je l'ai lu, hein.

Mais tu as pas les mots pour dire comment la douceur de l'existence nous apparaît d'une manière si différente de quand nous étions des hommes jeunes de 20 ans tout fous. Ces choses-là, vous le comprenez aussi vous les filles et les plus jeunes. Vous croyez qu'à toutes les générations rester à la maison jusqu'à 26 ans ?

Mais jamais de la vie. 26 ans, je suis sympa en plus hein. Non.

Or, c'est la première fois qu'une génération met tant de temps à conquérir son autonomie, c'est-à-dire à fonder elle-même une famille. car on s'est beaucoup préoccupé jusqu'à présent de faire en sorte que quand on fonde une famille, ce soit parce qu'on l'a voulu, parce qu'on a voulu des enfants, mais maintenant le problème il se pose dans l'autre sens, il est unique dans l'histoire, c'est que pouvoir avoir des enfants est un problème pour un couple sur quatre et donc c'est une autre humanité qui regarde ses [applaudissements] amours, son intérêt pour la vie avec un autre œil. Voilà tout ce que nous avons décrit en parlant de la Nouvelle-France.

Ça prendra du temps. Mais au fond, ça veut dire ça. C'est la France telle qu'elle est telle qu'elle est, elle est follement intéressante, elle est follement passionnante parce que jamais nous n'avons été unis par des liens comme nous le sommes aujourd'hui.

Des liens parfois étranges avec des gens qu'on ne connaissait pas, des cultures qu'on ne connaissait pas, mais entre nous par Facebook, que sais-je, et tout le reste, Instagram et et compagnie. Mais on est plus relié que jamais. Ça n'existait pas les amis avant ça à les plus jeunes.

Ça existait pas. Tu allais acheter le journal du coin hein par une Normandie ou qu'est-ce que j'ai lu ? Le courrier cochois.

C'était dans le pays cauchois. Bah tu as acheté le courrier cauchois et quand tu avais ta photo dedans, tu étais content. Tu vois, dis non, il dit pas que des conneries ce journal hein, d'ailleurs il parle de moi.

Donc euh voilà, ça se passait comme ça et on croyait ce qu'il y avait dans le journal pas qu'on croyait tout mais on se disait s'ils en parlent c'est qu'il y a du vrai. D'accord. Lui il rigole mais je te jure on vivait comme ça.

C'est cétait la vie c'était aussi simple que ça. Et à part ça et ben rien rien tout simplement. La télé commençait à 19h avec le générique et à 20h quick ferm rideau jusqu'au lendemain 19h.

Là maintenant faut éteindre la télé. même des fois le fut un coup de bâton pour qu'elle arrête parce que vous en pouvez plus de l'information en continue. Donc c'est une nouvelle humanité qui est là mes camarades, mes amis et c'est à elle que nous parlons.

Nous parlons des problèmes de notre temps vécus par des gens de notre époque à cet instant et nous avons besoin de tout le monde. Ma certitude a un caractère pas seulement républicain. finissait par être saoulé d'entendre parler de cet adjectif, mais c'est une manière d'aimer son pays que de dire il faut que tout le monde puisse y trouver sa place pour pouvoir participer au bien commun.

Parce que l'ambition de chacun, c'est de participer au bien commun, c'est de se sentir utile et personne n'est inutile dans une société. Tout le monde apporte quelque chose. Même ceux qui, du fait de circonstances de l'existence ou des malheurs qui les ont accablés, les rendent moins disponibles, cherchent néanmoins à être présents au service de tous les autres.

Voilà à qui nous parlons. Donc notre ligne c'est pas chacun pour sa gueule, c'est tous ensemble et nous combattons le parti de chacun pour sa gueule. [applaudissements] Alors, j'ai presque fini sur ce point. [applaudissements] Il y a un autre aspect qui vous a plu, je le sais, c'était la présence d'Éric Buyard et Dani et elle elle est venue, elle a mis le KFEF en plus.

Donc si j'ose dire pour beaucoup de femmes de filles de jeunes femmes qui sont ici, Ar Annie Arnaud c'est un grand nom parce que c'est une femme qui a été le le chaman des femmes. Le chaman, il passe les mots, hein. Il y a un univers qui est pas connu, qui est dans l'ombre, qui est caché, on sait pas ce que c'est, on a rien compris.

Et puis il y a le poète, il y a le chaman. Je je dis le chaman, faut rigoler, hein. Vous ne croyez pas que j'ai décidé d'être chamane ? et il va dire les mots.

Il va dire les mots et comme il a dit les mots, la réalité commence à exister pour tous les autres qui entendent les mots qui n'y auraient jamais pensé sans ça. Et Annie, elle a amené les aspects dont on ne parlait pas de la vie des femmes, de ce qu'elles avaient à endurer et à subir pour pouvoir être des femmes. Libre en dépit de tout ce qui les contraignait, les enerrait et les enfermait.

Donc quand elle arrive, c'est c'est Aurélie Trouvé qui m'a dit ça. Elle m'a dit "Ma fille, elle a 15 ans. Quand je lui ai dit qu'Anno allait venir, elle était émerveillée et elle avait hâte de de la voir de la voir pour de vrai." Tu vois comme on dit hein.

Et je pense qu'il y a plein de jeunes femmes et des femmes de toutes les générations qui étaient heureuses de voir cette femme qui a amené dans la lumière du grand jour des choses en sachant les dire dans de telles conditions que tout le monde puisse l'entendre parce que c'est ça la force de la littérature. Et notre ami Éric pareil, alors lui en a pris plein les carreaux, il a fait un bouquin superbe en tout cas que je fasse un peu l'article de mon copain euh 14 juillet et il vous raconte le 14 juillet comme vous n'avez jamais imaginé que ça pouvait être. Et lui aussi c'est mais pourquoi on a fait ça ?

Parce que nous voulons marcher en tête de la grande bataille de la culture. La liberté de la création est mise en cause dans notre pays par des gens qui s froid ont décidé de nous envahir la tête et de la parasiter en nous interdisant de penser à autre chose que ce qu'ils ont choisi de nous faire percevoir et ressentir. Si nous avons pris boloré, c'est qu'il nous faut bien une tête à claque.

Et celle-là particulièrement facile à diffuser vu qu'il s'empare de tout. Alors vous prenez n'importe quoi, vous soulevez un caillou, il y a un bout de boloré dessous. Donc il est là partout dans l'édition, l'édition [applaudissements][acclamation] le cinéma.

Bon donc non écoutez, je vais vous dire d'une certaine manière ça se respecte presque un adversaire pareil parce qu'il est efficace. Les autres il bavardent, lui il fait il fait et il nous ratatine. Donc on va lui faire pareil.

C'est-à-dire qu'on va la ratatiner et [applaudissements][acclamation] mais il s'y attend hein. Il il m'a pas envoyer de message pour me dire monsieur quelqu'un qui vouit être président parle pas comme ça. Bah voilà, ça vous change.

Bon alors maintenant aujourd'hui même il y a eu un texte signé par 1200 musiciens, chanteurs et cetera. C'est-à-dire que commence à surgir dans la conscience de gens dont le métier, permettez-moi de vous dire que quand ils font acte de courage, en s'affirmant vraiment c'est du courage parce que les autres sont en état quick de fermer immédiatement le robinet des embauches, des rôles qui sont donnés, des livres qui sont publiés. Donc ce sont des gens très courageux et c'est pas leur boulot, je dirais spontané d'être comme ça dans dans la lutte. qui sont déjà chanter, faire de la poésie, faire des films, c'est une activité à plein temps, hein, faut pas croire que il suffit de s'arrêter dans son fauteuil pour trouver.

Non, la création c'est un processus qui vient par 1000 chemins, hein. Et les chemins de la vie, les chemins de la des circonstance politique. Ces deuxlà, ils étaient là.

Il faut je leur porte une gratitude extraordinaire parce que Annie, elle était pas sûre. C'est pas qu'elle était pas sûre de la cause, c'est qu'elle elle s'inquiétait de l'effet que lui ferait une grande foule. Mais elle pensait à 2000 3000 personnes.

Imaginez 30000, il y en avait sur les toits, les toboggans de tous les côtés. Bon et elle a, je sais que pour elle, ça a été quelque chose de de rude mais ensuite il y avait en elle un tel bonheur parce que vous savez à un moment donné, elle a dit "Mes parents auraient été fiers de me voir pris Nobel" et et elle dit "Je pense qu'ils auraient été encore plus fiers de me voir là." Et à ce moment-là, vous autres vous vous êtes mis à crier et nous aussi.

Et elle, elle a pas capté le mot sur le moment. Donc on lui a dit après et elle était tellement émue de du bonheur qu'elle en avait ressenti et comme moi j'étais ému de fierté de voir comment réagissait cette cette multitude d'insoumis et d'insoumises. Donc les deux ils ont ouvert le chemin.

On va essayer de faire en sorte que doré avant il y ait du monde à chacun de nos rassemblements qui soient sous une façon ou une autre en défense de la culture. Parce que je vous ai dit tout est mis en danger. Je vous ai parlé de Strasbourg, je vous ai parlé de Paris.

Ils savent que les jugements en référés, qu'est-ce que ça crée pour nous ? C'est de la pagaille. Il faut au dernier moment aller chercher des choses.

Par exemple, à Strasbourg, il fallait étaler des rideaux. Ils ont été en cherchés je sais pas où pour que les gens ne cuisent pas tout vivre dedans. Ensuite, il a fallu accueillir tout ce monde, distribuer de la flotte dans des dans des quantités qui n'était pas prévu.

Ça coûte des sous tout ça. Et les autres le font pour ça, pour nous épuiser comme ils le font quand ils nous font des procès et que ensuite il y en a encore un autre derrière. Ah puis en reste encore un petit bout.

Ah puis il y a une amende à payer. Les amendes, vous savez, on va se mettre en mouvement là-dessus hein parce que il y a un truc s'appelle la loi d'amnistie. Oui, il y en aura une.

Alors [applaudissements] maintenant, je viens sur du dur. Vous savez, dans un discours, le problème c'est pas ce qu'on va dire, c'est ce qu'on va pas pouvoir dire. J'en ai des tonnes à vous dire, mais je suis obligé de souligner certains aspects parce que non obstant leur immense talent et force intellectuelle, les médias de notre pays se sont bien intéressés au nombre que nous étions pour le critiquer et dire que c'est pas vrai.

Et puis après pour dire que j'étais peut-être impressionné parce qu'il m'avait pas vu lire un texte depuis longtemps. Enfin bref, mais qu'est-ce que j'ai bien pu dire ? était-il pour beaucoup d'entre eux venu là pour faire autre chose que de dégoiser ?

Alors, ça laisse des questions en suspend qui ont une très grande importance et comme ce moment politique, sa destination lorsqu'il a été créé, c'est les cadres du mouvement insoumis de manière à ce qu'on se comprenne bien. Depuis, on a beaucoup renforcé nos outils de propagation mais bon, il faut qu'on se comprenne bien. La question de la forme de l'organisation de l'État est une question qui est centrale dans l'existence et l'identité de la nation française.

Pourquoi ? parce que la France s'est construite autour de son État, par son État, avec son État et en construisant son État. Je connais la critique marxiste de l'État et ne m'a jamais satisfait parce que elle vient de gens qui n'en ont pas connu d'inscrit dans la longueur de l'histoire.

La construction de l'État en France, c'est presque 1000 ans. Ça commence avec l'endroit où on était à Saint-Denis et les textes de sugère. À l'époque, c'est une poignée de de barbare.

Il y a beaucoup d'Allemands en plus. et euh et ils sont là, mais ils invent politiques qui vont fonder la force d'une dynastie qui va s'accroître sans cesse et étendre son emprise. Et elle va étendre son emprise pas seulement par des liens culturels de suggestion de du vassal à son suerin, mais aussi par des liens de culture et de fonctionnement de l'État lui-même.

Le roi a la justice d'appel. Si bien que la justice d'appel, elle vous garantit que si vous n'êtes pas satisfait d'un résultat, vous pouvez aller demander à quelqu'un d'autre, mais pas quelqu'un qui vous connaît depuis h générations parce que sa famille était là en même temps que la vôtre, mais quelqu'un que vous connaissez pas et qui va donc juger en droit. Je sais que je caricature un peu et je simplifie, mais c'est pour vous dire que le lien qu'une nation, qu'une culture entretient avec son état n'est pas un lien aussi comment dire de superficie que par exemple ça en Angleterre.

En Angleterre, au Royaume-Uni, c'est pas l'État qui constitue le le royaume. D'ailleurs, ils ont besoin d'un roi parce qu'ils ont besoin d'être sédéré. Ils partent de l'idée que sinon ils n'arriveraient pas à être ensemble.

Nous, le processus a été différent et dans la longueur. C'est pourquoi d'ailleurs je fais une parenthèse tout de suite pour vous dire pourquoi l'affaire Liana est un million de fois plus importante et plus grave et plus destructrice que ce dont elle a l'air ? C'est pas seulement un crime abominable et on devrait se demander pourquoi de tels crimes sont possibles.

Je ne dis pas les réprimés et cetera, mais pourquoi ? Qu'est-ce qui arme dans l'esprit un comportement comme celui de l'assassin et du criminel ? Parce que là, nous avons une responsabilité, sauf si nous pensons que aucun être humain n'est perfectible, sauf si nous pensons qu'aucun être humain n'est réhabilitable.

Mais nous avons fait un paris exactement inverse dans l'histoire et dans la philosophie que ce soit par la foi religieuse qui inclut toujours le pardon. Le pardon ne veut pas dire l'oubli, mais ça veut dire la capacité d'en finir avec l'esprit de vengeance qu'appelle le crime. Et dans la morale républicaine ou roussoauiste, plutôt roussoïste, je dirais.

Rousseau, il apporte une chose qui n'y était pas avant, c'est l'idée que les êtres humains sont perfectibles. pas que la perfection est possible, que l'être humain est perfectible et que donc sans cesse, il va essayer de résoudre les problèmes qui le retiennent et que le mouvement général de l'être humain va le pousser à s'émanciper, c'est-à-dire à cesser d'être le sujet, l'objet de désir criminel comme de pensées obsédantes, comme de préjugés infamant. cette perfectibilité de l'être humain, sa capacité à se réhabiliter.

Bien sûr, vous pouvez donner 1000 exemples du fait que ça n'est pas vérifié, que c'est autre chose qui se passe. Mais ce c'est ce à quoi nous nous accrochons pour penser profondément la société. Et là, l'affaire Liana, c'est l'échec de l'État.

Dans ce qu'il avait de plus constant, il y a deux choses constantes. Les impôts et le pinard. C'est le signe de civilisation.

Les impôts, vous donnez du blé à quelqu'un et vous pensez que c'est pour votre bien. Le vin, pour qu'il murise bien, il faut pas qu'il y ait la guerre. Je vous raconte un truc qui date du 15e siècle.

Le gars on lui demandait ce qu'était la civilisation, il disait les impôts et le vin. Bon, il y a d'autres choses. Mais dans l'État, les forces armées permanentes et la justice.

Quand la justice, c'est l'État au sens le plus large du du terme, c'est-à-dire l'organisation commune de la société humaine. Si la justice ne fait plus son devoir quand il s'agit de protéger les plus faibles et parmi les plus faibles ceux vis-à-vis desquels nous ne permettons rien que sont nos enfants. Quand l'État échoue à protéger de tels crime, nous sommes conduits à penser aux origines de ce crime et au moyens que nous aurions de faire en sorte que soit combattu l'humus qui le produit.

Mais il y a tout le reste. Il y a la condition des enfants en général et de cet enfant en particulier. Autrement dit, les droits collectifs d'un âge de la vie et les droits singuliers d'un enfant qui est une personne et qui est donc sujet de droit.

On ne voit pas l'enfant sujet de droit [applaudissements] et la société est devenue très bizarre. Nous sommes retombés à la 23e place pour la mortalité infantile. Nous étions à la 5e.

Il y en a que quatre derrière nous. Nous les Français. Autrement dit, il se meur bien davantage de nourrisson que ce n'était le cas il y a 10 ou 20 ans.

Et ça, c'est le bilan des maternités fermées, c'est le bilan des déserts médicaux, c'est le bilan des déplacements au dernier moment, c'est le bilan de l'état dans lequel se trouve main service hospitalier, pas de la faute des gens qui s'y trouvent, mais du dénuement dans lequel on les a mis. Et comment ça se fait qu'on ne soit pas en train de se tirer les cheveux de haute à dire "Mais comment on a fait un truc pareil ? On n même plus capable de protéger la vie, la survie de nos nourrissons.

Et puis après la crèche et puis après l'accueil à l'école et puis après les droits de l'enfant, la valeur de sa parole, tout il faut revoir d'un bout à l'autre. Pas une chose, tout. [applaudissements] Et mes camarades, quand monsieur Macron a dit qu'on ne vienne pas me parler de moyens, je comprends ce qu'il veut dire.

Nous, on n'est pas du genre à organiser des des chasses à la personne. Nous, on veut comprendre pourquoi ça s'est passé comme ça. Parce qu'on veut rectifier.

Mais écoutez, monsieur Macron, votre premier ministre a dit que en effet, il fallait discuter des moyens. Alors et ben on croit plutôt ce qu'il dit lui que ce que vous dites vous parce que on voit bien que ce sont des milliers de dossiers qui ne sont pas traités. On voit bien que c'est une pagaille indescriptible dans la communication entre les différents niveaux de la justice qui a une impréparation grâce des hommes qui accueillent la plainte et qui ont tendance à considérer que tout ça c'est des histoires pour rien.

Quand on se trouve pas dans des situations, c'est la vie. Mais quand même, c'est cruel cette femme qui était allée se plaindre et qu'on avait envoyé balader parce que le gars qui l'a envoyé balader lui-même faisait l'objet d'une plainte. Comment toutes ces choses sont-elles possibles ?

Donc on voit bien que c'est une question de moyens là. Nous avons décidé, nous autres les insoumis, à l'Assemblée qu'on se joindrait. On n pas signé le texte parce qu'à l'époque, on a dit il nous convient pas, il est pas assez précis.

Mais on va pas faire des histoires. Si ce texte peut passer, être discuté, nous sommes d'accord et nous aiderons à la manœuvre. On va donc le faire, mais [applaudissements] on se contentera pas de deux ou trois trucs.

Non non non, il faut comprenne et alors déjà, il y a une première chose à faire, c'est qu'on pourrait mettre des sous tout de suite et trouver des moyens tout de suite pour faire en sorte que la parole soit entendue, qu'elle soit recueillie, qu'elle puisse être traitée. Enfin quand même, on est on est au 21e siècle. On n'est pas juste à taper deux doigts sur une machine.

On Bon donc c'est pas vrai que ce soit qu'on y peut rien, que c'est la vie, que c'est la fatalité et tous ces trucs. C'est pas vrai. Donc tout ce qu'on peut faire, on doit le faire.

Alors je reviens à mon histoire d'autonomie et des institutions. Comme la France est construite autour de son état, la destruction de son état et de ses services publics la plonge dans un abîme. Elle ne sait pas faire sans.

Il y a d'autres peuples, il ça il saurait pas faire avec. Chacun a sa culture. Nous, on est comme ça.

Et donc, dès qu'on touche à l'organisation, il faut discuter de ça sérieusement. La France, elle a un problème sur les genoux que tout le monde fait en sorte de pas trop regarder en face parce que ça dérange. Mais la Nouvelle Calédonie, Kanaki est une colonie d'après l'ONU.

Et nous les Français, nous avons voté [applaudissements] qu'il y a deux peuples en Kanaki et nous les Français, nous avons voté que l'un dominait l'autre. Par conséquent, c'est une situation coloniale. La décolonisation de la Kanaki est une tâche urgente.

L'autre jour, je parlais avec quelqu'un que j'ai trouvé un peu désinvolte avec la vie réelle. On dit "Ah mais c'est pas à nous de décider ça, mais c'est à qui alors ? Bien sûr que c'est à nous.

Et puis nous, vous là, vous avez jamais vu l'intention de coloniser la Nouvelle-Calédonie ? Vous allez expliquer à vos enfants si moi j'étais pour si on pouvait les à la mer, ça m'arrangeait. On a fait ça pendant 170 ans.

Leur tirer dessus, en tuer. Et j'ai connu des gens me disant "Oh, tu sais à chaque génération on en tue 20 ou on achète les autres." J'ai connu des hommes politiques disant ça.

Mais oui, mais oui, mais qu'est-ce que vous croyez ? Mais tout ça n'a aucun sens. Et la dernière fois qu'on en parlait de l'indépendance de la Kanaki, on nous disait il y a les nodules dans la mer.

Alors, on voyait des trésors, personne n'a jamais été cherché. C'est foutu nos et d'ailleurs, il y en a peut-être même pas. Mais il fallait tenir le nickel.

On va continuer à tuer des gens pour le nickel. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Kanaki doit être indépendante et nous lui donnerons [applaudissements] comment ?

En reconnaissance de la lutte que le peuple Canac a mené pour sa liberté et cette indépendance sera le produit de l'action des Canaques et pas une faveur de nous les dominants coloniaux. Mais nous le ferons. Pourquoi ?

Parce que nous sommes tous responsables de cette situation. Et je vous le redis et j'espère qu'on m'entend au-delà de cette salle. Qui, quand et où a décidé que l'indépendance association, c'est ce qu'on allait faire comme ça si tout le monde était d'accord.

Autrement dit, la France va contenir un autre état avec sa monnaie, avec son siège à l'ONU et qui aura Qu'est-ce que c'est que ça ? Il peut pas être question de ça. Nous n'avons pas décidé d'être en état fédéral.

La France n'est pas qu'un guichet. C'est pas qu'un endroit à la porte duquel on vient on vient taper. La France est son peuple et son peuple ne veut pas coloniser la Kanaki.

Aucun d'entre nous ne veut être les maîtres des Canaques. Nous voulons la liberté des Canaques. Par conséquent, nous voulons pouvoir dire à nos gosses que nous on a fait la liberté de Kanaki.

Nous, on a reconnu la justesse de la lutte d'indépendance du peuple Canaque. Donc on fera l'indépendance comment ? en organisant un référendum ici, pas là-bas.

Ici pour dire vous autres français, qu'est-ce que vous voulez ? On donne l'indépendance ou pas ? Si vous votez non, très bien, je plie mes affaires et je m'en vais parce que je le ferai pas si je suis le président de la République.

Ne comptez pas sur moi pour envoyer la troupe ou pour faire deux forces des Français. Je ne le ferai pas. Mais si vous votez oui et ben ils seront indépendants. [raclement de gorge] Et à ce moment-là, comme ils sont indépendants, on discuteront on discutera comme ils voudront, au rythme qu'ils veulent, sur les sujets qu'ils veulent, de la manière éventuellement de s'entendre pour être associé et ça sera une association libre. [applaudissements] La même question.

Je veux vraiment que vous compreniez ça hein parce que les Canaques nous font un cadeau extraordinaire qu'on a pas pu avoir dans d'autres circonstances sans doute parce que la colonisation n'était pas capable de comprendre ce qui lui était dit. Mais eux ils ont dit qu'ils accueillaient comme dès leur ceux qu'ils ont appelé les victimes de l'histoire. C'est-à-dire, tu y es pour rien.

Toi, tu y es pour rien. Tu t'es contenté de n'être là, mais personne t'a demandé ton avis si c'était pour n'être là ou pas. Et puis c'est là que tu as fait tes études, c'est là que tu as grandi, c'est peut-être là que tu as fait connaissance avec l'autre, avec qui tu as fondé une famille et cetera.

Ils disent "Nous, on leur tend la main, les victimes de l'histoire sont chez elles en Kan Nouvelle-Calédonie. C'est bon des une chose aussi magnifique, on la saisie au vol. arrive cette question pour l'ensemble des îles françaises et des territoires très éloignés de l'hexagone.

Il faut se garder des vues simplices des gens qui ont des réponses à tout. Chaque territoire d'outre mer, chaque île, chaque territoire éloigné est un cas complètement différent de tous les autres. La Réunion n'a rien à voir avec la Guyane.

La Guyane n'a rien à voir avec la Martinique, et cetera et cetera. Et par conséquent, il y a sur ces îles des peuples qui ont développé des cultures spécifiques. Et qu'est-ce qui se passe ?

Ah ouais, c'est pas tout à fait. Ah oui, en effet. Bon ben accélérer là.

Bon, chaque cas est un cas spécifique. La Corse réclame son autonomie étendue et pour secteur son indépendance. Pour ma part, j'ai fait partie de ceux il y a 20 ans, 30 ans qui disaient pas question la même loi pour tout le monde.

On est tous français où on l''est pas. Mais j'avais dit et puis si vous voulez vraiment pas de notre loi, bah vaut mieux qu'on se sépare tout de suite. Et puis après bah c'est pas comme ça que la vie présente le dossier, mais il est d'une très grande importance parce que notre histoire avec l'accord c'est pas rien dans les bons moments et les mauvais.

Et puis on a vécu des choses terribles ensemble, deux guerres mondiales. On a affronté ensemble les mêmes ennemis et cetera et cetera. Donc on n'est pas juste les uns avec les autres.

Et donc on ne peut pas là non plus appliquer la logique de la force. Ça veut dire la chose suivante. Quant à toutes les élections depuis 2015, les autonomistes et notamment aux élections législatives gagnent trois sièges sur qu aux élections du congrès du territoire, la majorité absolue, et encore aux dernières élections.

Et bien, il y a une réalité, c'est ce que disent les électeurs en Corse et les électeurs en Corse nous disent "Nous voulons être autonomes." Alors, vous avez deux possibilités. Vous voulez noyer de cadeaux en espérant que ils finissent par oublier le reste ou bien vous leur tapez dessus jusqu'à ce qu'il cesse de protester ou bien vous êtes raisonnable et vous dites bah allez on parle sans gêne sans crainte de l'autonomie avancée et nous sommes partisans nous les insoumis après avoir pris du temps pour réfléchir pour rencontrer, pour parler avec les camarades Corse et notamment avec Gill Méoni qui était le président jusqu'à il y a peu du Congrès au point d'avoir proposé qu'on leur applique le statut de la Polynésie française, l'article 74 de la Constitution qui donne un pouvoir très étendu aux autorités locales.

Eux proposent autre chose, un statut spécifique et nous les suivons parce que c'est eux qui décident, c'est pas nous. Et cette discussion a lieu en ce moment. Nous n'avons qu'une ligne rouge comme on dit maintenant au-delà ou en dessoquelle nous n'irons pas.

C'est le droit à la différenciation sur les droits sociaux écologiques et libertés individuelles. Il ne peut y avoir ces domaines qu'une règle. Ça veut pas dire on touche à rien.

Si vous voulez faire mieux que la loi française, vous pouvez. Si vous voulez faire moins, non. Tel serait le contrat de vie de l'autonomie à l'intérieur de la République.

Car nous l'enjeu n'est pas la domination, c'est l'égalité des droits sociaux, l'égalité des droits civiques, l'égalité des normes de respect de l'environnement. Et nous avons toutes les raisons de penser que tel que nous les avons vu agir, penser, dire, parler, les autonomiste corse seront d'accord pour n'être jamais en dessous de la main des droits sociaux, en dessous de la main des droits individuels et des droits écologiques. C'est donc en toute confiance qu'on aborde cette discussion, mais la droite, vous allez voir comme ils sont malins et le gouvernement leur a dit, "Écoutez, si vous voulez un statut, commencez par faire une déclaration, vous serez tous d'accord.

Donc il a fallu se mettre d'accord entre eux. Évidemment ceux qui sont de droite, c'est pas parce qu'ils sont encore ce qu'ils ont oublié d'être de droite, hein. Donc les normes sociales, vous voyez bien que leur intérêt numéro 1, c'est queon fait ce qu'on veut et on tonne le mouton jusqu'à la peau et au-delà si on peut.

Donc ils ont dû accepter un point de départ un texte et il y a eu une autre difficulté qui apparue en route, c'est que comme ça arrassé la bouche de dire le peuple corse pour plein d'histoire, pour plein de raisons, est-ce que le peuple français il est un et indivisible ? Mais il y a des peuples qui composent le peuple français. On peut admettre cette idée.

On est dans les abstractions. Ce qui compte, c'est comment on organise les choses. Alors, ils ont mis un truc métaphysique.

Je vous expliqué tout à l'heure ce que ça voulait dire. Les rapports alors à la terre. Non, écoutez, c'est bon quoi.

Non. Alors, bon, on a discuté parce que c'est pas nous qui allons bloquer le texte, ça le fera pas. C'est pas nous qui allons l'empêcher d'être voté.

Donc on change des mots depuis hier pour avoir des formules. Moi je dis on aurait eu plus vite fait d'écrire le peuple corse que toutes ces lignes avec des tarabiscous à quoi on comprend rien et qui sont pas vraiment engageants mais bon et puis sur la clause de non régression les copains ont réussi à arracher pas mal de choses. Alors ça c'est le cas de la Corse.

J'ai envie de vous dire c'est le plus simple. Après, il y a tous les autres parce que dans les autres, il y en a qui ne veulent pas l'autonomie parce qu'ils ont une autre stratégie de développement, la Réunion et la Martinique du temps où il y avait l'URSS, je dis il y avait l'URSS, ça permettait de faire quand même des choses. Et bien ne voulait pas d'autonomie mais voulait être intégré à la République et être un département en disant maintenant qu'on des départements les mêmes droits que les autres.

C'était leur stratégie de décolonisation et la réunion encore aujourd'hui, Hugget Bello, sa présidente, est toujours sur cette ligne là. Donc nous, on va pas et leur dire "Ah, écoutez, vous êtes autonome B si vous êtes d'accord ou pas d'accord, vous êtes autonomes." Non, s'ils veulent, quand ils veulent et au rythme qu'ils veulent.

Ce sont les trois mots que j'ai utilisé. Et donc avec chacune de ces collectivités, on discutera. On discutera avec deux principes, le respect des peuples et le refus de la violence.

Pas de violence. Nous n'enverrons pas l'armée, [applaudissements] nous n'enverrons pas les CRS si nous avons un différent. Je vous demande là de bien m'entendre.

Pour une fois, je vais dire c'est l'expérience qui parle. Envoyer la troupe nous envoie dans le mur à chaque fois qu'on le fait. chaque fois sans exception, envoyer des jeunes, des hommes jeunes entre 20 et 23 ans cantonnés dans les tribus à donner un résultat calamiteux en Kan et il ne peut pas en être autrement.

On ne peut pas obliger les gens à être français s'ils ne le veulent pas. Ce n'est pas possible et nous ne sommes pas des colons. Nous nous aspirons [applaudissements] à la fraternité.

Nous, on a envie de s'entendre avec le peuple Canac. Nous, on est comme Louise Michel hein. Dis-moi, je les ai instruit, je leur tire pas dessus.

Comme tous les autres ont pris des fusils pour tirer dessus. Voilà comment nous sommes. Alors, il y a les tous les autres cas et il y a des choses que nous ne lâcherons pas.

Là, nous venons d'avoir un mauvais moment à passer. C'était la Guyane. Les deux députés Guyanais qui siègent au groupe communiste qui sont pas eux même communistes.

L'un est un indépendantiste avéré Castor et l'autre David Riman. Non, il a été assez longtemps très proche de nous et les deux ont présenté une loi pour que l'on puisse exploiter le pétrole qui se trouverait en face des côtes de la Guyane. Alors, on nous demande notre avis, on donne notre réponse d'insoumis.

La réponse est non. Nous voulons sortir de la civilisation du pétrole. La Guyane, c'est la France que nous voulons.

Bon pour nous-mêmes, c'est bon pour tout le monde. On a peut-être tort voter pour d'autres. D'accord ?

Mais ne nous faites pas dire que parce que vous avez été abandonné, ce qui est vrai, parce que vous avez été maltraité, ce qui est vrai, parce que vous manquez de moyens, parce que vous êtes les plus pauvres de tout le pays, ce qui est vrai, vous allez nous dire "Soyez bon, laissez-nous exploiter le pétrole pour qu'on ait des sous." Parce que des sous, il y en a ailleurs que dans le pétrole. Et le pétrole, c'est pas que des sous, c'est aussi une capacité de pollution gigantesque quand vous ne contrôlez pas.

C'est une part résiduelle de ce que prend. Et puis enfin, je suis au regret de vous dire que la Guyane étant française, s'il y avait des royalty à toucher sur le pétrole et ben elles iraient à la France et c'est elle qui distribuerait avec sa générosité habituelle. Bon, donc nous avons dit à nos camarades, on n'est pas d'accord et donc on ne votera pas ça.

Alors, ils l'ont très mal pris. J'ai vu dans Mediapart que David disait "C'est une rupture avec la gauche." Moi je pas tout de suite les grands mots, la rupture et tout parce que c'est quoi le l'alternative ?

C'est le Rassemblement national puisqu'il a voté lui pour le pétrole. Bon, ça sert à rien de monter dans les tours, d'en venir toutes les discussion, de se jeter à la figure [raclement de gorge] des grands mots. Ça alors après dans le groupe les députés qui viennent des outremères, en l'occurrence la Réunion et la Martinique, Jean-Philippe Nilor de la Martinique et puis euh Ratnon et Perceval Gaillard qui est de la Réunion, qui sont les deux de la Réunion.

Euh Jean-Philippe, il a voté le texte par solidarité. Et les deux réunionnés insoumis n'ont pas participé au vote parce qu'ils ne voulaient pas donner le sentiment, contrairement à leur compatriotes qui se mettaient à approuver l'idée de l'autonomie, mais non plus il ne voulait pas donner le sentiment que empêchaient les autres de diriger leur propre destin comme il l'entendaient. Et contrairement à ce qui se dit, personne n'a été fusillé ni enfermé à la cave.

Voilà, ils ont voté librement et on a bien compris ce qu'il faisait et bien compris ce que nous on faisait. On ne cède pas sur la question de l'écologie. Ça m'amène parce qu'il faut que j'accélère à la deuxième idée que j'ai à défendre ici pour qu'elle soit entendu.

C'est la révolution notre affaire et personne ne l'a vu ou très peu. Si un garçon qui est influenceur, il a fait une petite vidéo 900000 vues, c'est pas mal non ? Et les autres c'est les écorégions.

Il faut que vous compreniez. La réflexion dans laquelle je me suis mis avec quelques camarades. Il y a à l'évidence un dénique de notre pays.

C'est-à-dire que ceux qui le dirigent de toutes les manières possibles ou qu'il soi dirigé [raclement de gorge] n'accepte pas le spectacle des dégâts qu'ils ont provoqués parce qu'ils n'avaient pas l'intention de provoquer ces dégâts. Il se contentaiit de s'en C'est pas pareil. C'est la différence entre un criminel endurci et quelqu'un qui commet des actes criminels.

Mais ce sont des actes criminels. Toutes les rivières du pays sont polluées par des polluants éternels. Toutes tous les Français sont pollués par des polluances éternelles.

Tous les Français. La Terre est pourrie sur des milliers de kilomètres carrés ou pour qu'elle produise quelque chose, on obtiendrait le même résultat avec des pots dans lequels on aurait mis du sable ou ce que vous voulez. On est obligé de les gorger de produits pour que cette terre continue à produire quelque chose quand on y arrive.

L'air est pourri au point que doré avant à Paris tout le monde est devenu allergique et c'est pas tout le monde, c'est à peu près tout le monde. Et que nous regardons autant la météo que la météo des pollenes dorénavant pour savoir quelle dose on se prend le matin avant de partir. Ouais parce que moi ce joli regard, je l'ai chopé avec ça.

J'étais pas toute ma vie comme ça. Donc merci plus les rinites en avant à chaque fois que tout d'un coup il y a les pollennes. Donc ils ne veulent pas le voir.

Par conséquent, ils se font condamner pour leur inaction. C'est une honte quand même de se faire condamner pour ton inaction à propos de ta politique écologique. C'est la raison pour laquelle nous avions commencé quand on a traité le thème de l'eau à la précédente campagne.

Nous n'avons eu aucun accès à un débat sur l'eau. Maintenant, tout le monde parle de l'eau. On avait fait un effort pour rendre ça attractif.

On avait fait un meeting en réalité augmenté. Enfin tout ça, on m'a fait jouer comme à une pièce de théâtre. Bon, impossible.

Là, ça recommence. Vous avez le journal du néant le monde qui fait un un Non, c'est vrai, c'est pas juste de l'ambassade des États-Unis euh qui fait un grand papier. [applaudissements] Vous savez les journalistes sont là pourquoi ? pas pour vous informer, ils sont là pour vous culpabiliser.

Alors, ils passent leur temps à dire "Ah mais eux, ils sont tellement intelligents. On ne discute pas assez d'écologie dans cette campagne électorale", dit le monde sur une page entière 4 jours après qu'on ait proposé les écorégions dont il n'y a pas de trace dans le texte. Peut-être que ce jour-là la personne n'était pas là ou que on lui a pas fait la cour avec assez de respect.

Chère madame l'importante, as-tu vu que nous avons parlé des corion ? Plirait-il à ta seigneurie mentionner l'homme le pouilleux que je suis quand il l'a fait ? Regardez ces gens méprisants.

Qu'est-ce qu'il y a France 2 ? Ah merde. Ah oui.

Alors là combien de temps il me reste ? Zéro hein. Oh !

Bon, je vais répondre sur les grandios accords du camarade du camarade Macron avec le camarade Trump. Les écorégions, camarades, c'est la révolution écologique dans notre pays. C'est-à-dire que nous donnons une structure de base à l'objectif écologique et que comme il va y avoir une discussion qui va avoir lieu en novembre avec la Commission européenne dont aucune instance de ce pays n'a été saisie sur les objectifs que la France va se donner, nous avons intérêt à être prêt.

Et quand nous allons gouverner, nous allons réorganiser toutes les régions autour de l'objectif écologique, c'est-à-dire l'eau, la terre, l'air et les maladies qui résultent des maltraitances écologiques les actuelles régions seront dissoutes. Nous en crerons d'autres qui seront là vous avez un exemple de ce que ça peut donner parce qu'il y a déjà six agences et puis la 7è c'est les outresemères et vous voyez ce que ça donnerait. Je c'est pas la carte qu'on va faire hein.

Les camarades se mettent au travail. Nous avons nommé deux camarades pour prendre en charge la préparation pour être prêt le jour où on accède à la présidence, où le gouvernement est formé et où l'Assemblée est élu à être prêt à mettre en route cette réforme qui fera comme objet unique de responsabilité politique pour les régions la réparation et le développement écologique. Réparation, c'est un mot bien plus compliqué qu'il en a l'air, mes amis.

Pourquoi ? parce que vous allez réparer pour ramener à quel état, qu'est-ce que vous voulez au juste faire ? On va commencer avec des objectifs assez modestes, hein, désempoisonnés.

Ça sera déjà un premier objectif. Et donc, il y a deux personnes qui ont été désignées pour organiser ce travail. Claire le jeune qui est député de leson qui est ici. [applaudissements] Vous la connaissez tous et quelqu'un [applaudissements] qui est un expert dans notre famille politique depuis plus de 15 ans qui est Gabriel Lamar qui est député du Rône et qui suit tous les débats sur la flotte depuis maintenant 30 ans.

Les voilà tous les deux. [applaudissements] Voilà le le l'adresse mail que vous pouvez contacter si vous voulez participer, avoir des idées, dire des choses et il y aura une phase pendant laquelle ils vont ramasser, synthétiser. Puis il y aura une phase de préparation sous forme atelier des lois pour qu'on soit prêt à présenter ça dès qu'on a gagné pour que le changement commence tout de suite et ainsi nous aurons nous pas avec des mots mais dans la réalité créée la République française écologique.

Ciao ! [applaudissements]