Violences : David Lisnard sur BFMTV - 03/10
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 57 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:11OuverteRéponse directe
Comment qualifiez-vous le mouvement actuel ? Peut-on encore parler de manifestation lycéenne ?
- 2:33RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il faudrait que les parents fassent exactement ? Êtes-vous pour faire payer les parents des mineurs violents ?
- 6:47ComplaisanteRéponse partielle
On entend votre inquiétude vis-à-vis de la mobilisation du 6 octobre. Merci d'être intervenu.
- 7:09OuverteRéponse partielle
Qu'est-ce que vous en pensez de la proposition de David Lisnard sur les parents insolvables ?
- 7:33RelanceRéponse partielle
Donc c'est quoi la solution, finalement ?
- 7:45FerméeRéponse partielle
Vous êtes pour la suppression de l'excuse de minorité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueFait
« Moi je peux vous dire ce que j'ai vu et ce que je vois et ce qui me remonte du terrain. »
- 0:35Invité politiqueFait
« J'ai vu des individus violents provoquer des troubles, mettre le feu à des arbres, mettre le feu à des poubelles, balancer des barrières. »
- 1:41Invité politiqueFait
« Lundi, au moment où s'embrasait le mouvement, dès lundi, on a interpellé sur ma commune un adulte qui venait d'une autre commune et qui est connu comme un activiste LFI. »
- 4:25Invité politiqueChiffre
« C'est à la fois cette perte d'autorité de l'État, vous vous rendez compte que 40 proviseurs ont été agressés, qu'on touche à des professeurs. »
- 4:44Invité politiqueFait
« Et M. Mélenchon nie ça. Et M. Mélenchon souffre sur les braises, en appelant tout le monde le 6 à la révolte. »
- 8:02Locuteur non identifiéFait
« On pourrait être mineur et créer des attaques sur des proviseurs, sur des professeurs, sur des forces de l'ordre et se dire, de toute façon, je ne serai pas inquiété, la loi me protège. »
- 8:50Locuteur non identifiéFait
« Est-ce que vous étiez sage, M. Ramos ? »
- 9:07Locuteur non identifiéFait
« Avant, les maires n'étaient pas inquiétés physiquement. Aujourd'hui, les maires, ils sont inquiétés. »
Temps de parole
- David Lisnard59 %
- Locuteur non identifié24 %
- Présentateur11 %
- ?6 %
≈ 14,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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J'aimerais qu
'on
donne la parole à
notre
invité, David Lysnard. Bonsoir à vous David Lysnard, maire de Cannes, président de
l
'Association des maires de France et candidat Nouvelle Énergie à l'élection présidentielle. Comment vous qualifiez-vous le mouvement auquel on assiste ? Peut-on toujours parler de manifestation lycéenne ou a-t-on désormais basculé dans autre chose
?
Bonsoir à tous, merci de m'accueillir. Moi je peux vous dire ce que j'ai vu et ce que je vois et ce qui me remonte du terrain. Je l'ai vu dans ma commune, puisque lundi d'ailleurs cinq lycées seront fermés. Quel échec pour la société
!
J'ai vu des individus violents provoquer des troubles, mettre le feu à des arbres, mettre le feu à des poubelles, balancer des barrières. La police municipale, dont ce n'est pas le job, mais qui est quasiment toujours la primo-intervenante dans ma commune, a interpellé 23 individus la semaine dernière qui ont été remis au parquet, au procureur de
la
République. Et il est vrai que là-dedans, on n'entend pas les revendications des lycéens. Donc que des lycéens fassent valoir, comme on a pu le faire aussi dans ma génération, des problèmes d'agenda, de planning, de bâtiment, etc. Très bien. Mais aujourd'hui, je mets au défi quiconque de distinguer ce qui se passe aujourd'hui de ce que l'on a connu lors de la victoire du PSG ou lors des émeutes de Naël. Donc on est face à un problème très très lourd. C'est très consternant, c'est très affligeant,
c
'est très troublant. Moi,
je
suis père d'un lycéen aussi. Je vous dis comment on en arrive à une telle violence chez des individus aussi jeunes. Je vous donne des faits. Lundi, au moment où s'embrasait le mouvement, dès lundi, on a interpellé sur ma commune un adulte qui venait d'une autre commune et qui est connu comme un activiste LFI. Il y
a
un bourrage de crâne qui est fait auprès de certains gamins. Voilà. Donc tout cela,
il
va
bien falloir en sortir.
Ça renvoie au rôle de l'État, évidemment. Et moi, je veux bien quand même qu'on discute sur les protocoles d'intervention de la police. Je pense qu'on laisse trop pourrir les situations. Et quand on intervient, ça devient extrêmement violent par nécessité. Il faut intervenir beaucoup plus tôt, comme on essaie de le faire localement, dès qu'il y a les premiers éléments violents. Et puis je pose la question, où sont les familles ? J'ai vu des vidéos de pères ou de mères qui vont chercher leurs gamins. Bravo, félicitations.
Mais il faudrait qu'on se réunisse, les parents, les élus locaux, pour aller sur place, pour empêcher que tout ça continue ainsi, parce que c'est affligeant, c'est pas possible.
Qu'est-ce qu'il faudrait qu'ils fassent, les parents exactement ? Est-ce que vous êtes pour cette proposition de Gérald Darmanin, notamment, de faire payer les parents lorsque leurs enfants commettent des violences
? –
Alors écoutez, c'est un peu une posture, parce que ça fait des années que, notamment avec Alexandra Martin, qui est la députée chez moi, on propose quelque chose de très simple. C'est-à
-dire
que soit on revoit le code pénal des mineurs,
parce
qu'il faut toujours qu
'il
y
ait
une responsabilité individuelle. Moi, je veux assumer pour mes gamins, je veux bien, mais je ne
veux
pas assumer pour les gamins des autres comme contribuables, quand ils font brûler un lycée, par exemple. Donc c'est très simple, soit on revoit la responsabilité pénale des mineurs, et les mineurs assument une responsabilité avec, notamment, il faut protéger la société,
il
faut protéger les gamins, les remettre dans un cadre disciplinaire, dans des centres fermés, disciplinaires, comme je le propose. Soit on estime que leur jeune âge fait qu
'ils
ne sont pas responsables pénalement, et dans ce cas-là, c'est les parents qui sont responsables. Et soit les parents, là aussi c'est très simple, il ne
faut
pas faire de discrimination sociale, donc soit les parents sont solvables et ils payent pour les dégâts de leurs gamins, en plus des procédures pénales contre les enfants, soit ils ne sont pas solvables, et il est quand même stupide, débile, que la société continue de sponsoriser, de payer, par du logement social, par des aides sociales, des personnes qui dégradent et qui attaquent la société.
Donc s'ils ne sont pas
solvables, on s'attaque aux logements sociaux, etc.
–
Oui, oui,
oui,
moi, il y
a
longtemps, je le propose, je l
'ai
proposé pour les dealers, mais aussi pour toute la casse. Je ne
vois
pas pourquoi ce sont les contribuables et les parents des autres qui doivent payer pour les dégâts des gamins. Donc soit on est solvable, on paye, si on n
'est
pas solvable, eh bien on a moins d'aide à proportion de ce que l'on doit donner. Et ça sera extrêmement juste et je crois absolument salutaire. Mais aujourd'hui, tout ce qui arrive, c'est le fruit d'une multitude de facteurs. C'est à la fois cette perte d'autorité de l'État, vous vous rendez compte que 40 proviseurs ont été agressés, qu'on touche à des professeurs. La figure du professeur, elle devrait être sacrée. Qu'on soit d'accord ou pas avec lui, on ne
peut
pas s'attaquer physiquement. Ce n
'est
pas possible à un professeur. Enfin, je veux dire, c'est impensable. Un professeur qui a pris de l'essence à côté, qui a été aspergé d'essence à côté d'un incendie. Et M. Mélenchon nie ça. Et M. Mélenchon souffre sur les braises, en appelant tout le monde le 6 à la révolte. Des syndicats de lycéens qui parlent déjà comme des vieux militants d'extrême-gauche. Enfin, tout ça d'une tristesse à mourir. Donc, il
y a
une perte d'autorité de l'État. Ça,
c
'est sûr. On ne sanctionne pas vite, rapidement, de façon proportionnée. On doit être un État droit, mais immédiate, comme d'autres pays arrivent à le faire. Il y a aussi toutes les pédagogies qu'on a mises en place dès le plus jeune âge. On voit les conséquences aujourd'hui. Quand on a mis sur le même plan l'enfant et l'adulte, il faut respecter l'élévation. Élève, un élève, c'est-à
-dire
l'adulte. Et puis, ce manque d'espoir pour la jeunesse, il faut retrouver une espérance pour la jeunesse. Si nos gamins, on n'arrête pas de leur dire que tout était mieux avant, si toute la journée, ils entendent ça, si parallèlement, les wokistes écologistes leur disent que la planète s'écroule, si on ne
leur
donne pas une espérance scientifique, si on ne
leur
dit pas que si, ils ne bonnent
pas maintenant.
Non, mais c'est très… Pardonnez-moi. Comme s'ils ne bossent pas maintenant, on doit s'aguerrir quand on est jeune, même quand c'est un peu difficile. Et on doit se lever tôt parce que les autres, les enfants des Allemands, les enfants des Italiens, les enfants des Coréens, les enfants des Chinois, ils bossent. Donc, à un moment donné, il n'y aura pas d'argent magique. Tout à l'heure, je vous ai écouté juste avant que vous me donniez l'entête, j'ai écouté, bonjour madame,
la
représentante, ou l'ancienne représentante d'un syndicat lycéen. Et vous disiez quelque chose de très juste. Vous disiez, on dépense de plus en plus et on voit moins de moyens. Ben oui, vous avez raison, parce qu'on dépense vraiment de plus en plus. Il n
'y a
plus en plus de dépenses publiques, y compris dans l'éducation. Il
y
a de moins en moins de moyens sur le terrain, parce qu'on a un système qui est mort, qui est hyper bureaucratisé, hyper centralisé, hyper compliqué. Il faut revoir toute l'organisation des pouvoirs publics en France. Merci. Il y
aura
moins de dépenses sociales et plus d'efficacité. Mais ce qui est sûr, là, c'est qu'il faut absolument trouver de la paix, de la paix et de la sécurité. On ne
peut
pas voir des gamins se faire blesser. Tout ce qu'on voit des policiers se faire attaquer, tout ça est inouï, insupportable. On ne doit pas banaliser cela, c'est sûr.
Et on entend votre inquiétude vis-à-vis de cette nouvelle journée de mobilisation, mardi 6 octobre prochain. Merci beaucoup, David Lissnard, d'être intervenu à notre antenne. Richard Ramos, sur ce que propose David Lissnard, notamment faire payer les parents lorsqu'ils n
'ont
pas solvable. On leur retire leurs logements sociaux, notamment les aides sociales auxquelles ils ont droit. Qu'est-ce que vous en pensez ?
C'est des affaires très compliquées, parce que responsabiliser les parents, c'est normal. Je veux dire, vous avez un enfant de 15 ans, responsabiliser les parents, c'est normal. Mais encore une fois, vous avez quelqu'un qui travaille à la caisse chez Leclerc et qui lève seul son enfant et qui termine à 22h30, vous allez faire quoi ? Vous allez les remettre dehors à la sortie. Ça, on sait que
c
'est de la démagogie.
Donc c'est quoi la
solution, finalement
? C'est très très dur. Moi, je suis d'ailleurs pour qu'on revienne et qu
'on
débatte au Parlement sur l'excuse de minorité, parce que là, on voit bien qu'il y a un sujet.
Donc, vous, vous êtes pour la suppression de l'excuse de minorité ? C
'est-à-dire, il faut juger de la même
manière
un adulte et un
enfant ? Je n
'ai
pas dit de la même manière, mais il faut qu
'on
débatte sur aujourd'hui. On pourrait être mineur et créer des attaques sur des proviseurs, sur des professeurs, sur des forces de l'ordre et se dire, de toute façon, je ne serai pas inquiété, la loi me protège. Là, il faut qu'on apporte une réponse qui soit une réponse précise. Après, il ne
faut
pas être démago. Je veux dire, quand on a des familles qui sont solvables, oui, il faut aller prendre le pognon. Bien évidemment, quand on est parent, on doit assumer. Mais par contre, il ne
faut
pas faire croire, comme là le fait un petit peu M. Lysnard, de faire croire que, parce que vous n'avez pas de moyens, que c'est dans un logement social, on va leur enlever le logement social et on va les mettre à la rue. Ça n'existe pas. Alors, on a une chance dans ce pays-là, c'est que la peine, elle est individualisée. Donc,
on
peut, dans une peine, regarder. Mais de toute façon, on ne peut pas permettre ce qui s'est passé. Vous savez, moi, en 86, j'étais leader contre le doigt de Vaquet. On avait milité, on était lycéens. Aujourd'hui, je vous dirais, je ne sais même plus pourquoi trop on allait, mais on avait cette jeunesse-là. Il y avait eu des violences, vous vous rappelez l'affaire Malik Ousekine. Est-ce que vous étiez sage, M. Ramos
? Non, je n'étais pas sage. Non, mais je n'ai pas changé, je n'ai pas changé. Vous ne canardiez pas les formes de l'ordre. Non, par
contre,
c
'est vrai que là, on voit bien que la société, mais c'est toute la société
qui est devenue violente. Aujourd'hui,
les élus que nous sommes, moi, je suis un élu rural. Avant, les maires n'étaient pas inquiétés physiquement. Aujourd'hui, les maires,
ils
sont inquiétés. Donc, il faut trouver les solutions.
Nos forces de l'ordre, pardon, je le dis aussi, les forces de l'ordre, moi, je vois à Orléans, par exemple,
les forces de l'ordre, elles protègent le droit à manifester. C
'est la
première chose qu'ont fait les
ordres de l'ordre. C'est la première mission, d'ailleurs.
Exactement. Et donc, elles
ont protégé
le droit à manifester. Parce que là aussi, je déteste quand les gens disent, oui, la jeunesse, etc. Non,
non, non.
Dans ces affaires-là, vous avez à la fois des gens qui sont extérieurs, qui viennent créer des délits. Vous avez également la France insoumise. De temps en temps, quand je vois M. Mélenchon parler des policiers qui sont des sauvages, c'est pas respecter la démocratie. C'est pas respecter la République. Et derrière, vous avez des jeunes qui se font embarquer. Et avec ça, il faut trouver,
entre les deux... Et soit que vous avez envie de réagir, Sofiatizaoui, vous savez quoi
embarquer ?
On va marquer
une très courte pause.
Et vous l'avez dit quand même,
vous n'êtes pas d'accord quand les jeunes sont en train de taper, tabasser,
comme l'a dit un policier. Je ne suis pas d'accord quand les policiers tapent déjà un policier. Mais c'est bien ce que je dis. Et c'est pour ça que
la
police des
polices, elle doit intervenir. Quand il y a
des cas particuliers et quand les protocoles ne sont pas respectés.
5 sur combien de bavures ?
David Lisnard