Conférence de presse après la perquisition chez Manuel Bompard - #ConfPresseFi
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Mesdames, messieurs, merci d'avoir répondu à cette invitation impromptue. J'ai été informé à 13h du fait que ce matin, à 7h du matin, une perquisition a été entreprise au domicile de Manuel Bonpard à Toulouse. Perquisition menée par trois policiers. de l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales.
C'est l'organisme qui est chargé de rattraper les 85 milliards de fraudes fiscales de notre pays. Peut-être ont-ils pensé les trouver chez Emmanuel Bompard et de deux policiers euh du SRPJ de Toulouse. Donc cinq policiers à partir de 7h du matin au domicile de Manuel Bonpard.
Euh ils lui ont confisqué son téléphone contre son avis et en dépit de son refus et comme il refusait de le donner, il lui a été pris de vive force. Le policier qui dirigeait cette opération s'appelle Pascal Repingon. R E P I N G O N.
Et c'était d'ailleurs le policier qui avait procédé à l'audition de Manuel Bonpard à l'occasion de la précédente série de perquisition et d'auditions. Il avait déjà entendu pendant 14h Manuel Bonpard et ce matin, il a procédé à une inspection générale de ces tiroirs, chemises, slip, chaussettes, chaussures, manteaux et de tout ce qui se trouvait dans ces dans ces tiroirs, ainsi que pour finir de son ordinateur dans lequel 14 fichiers ont été pris, parmi lesquels deux documents secrets, c'est-à-dire dire ma campagne la laaffiche de ma campagne présidentielle et le texte de la profession de foi qui a été envoyé à plusieurs millions de Français. Ces documents à l'évidence nécessité d'être saisis par surprise à l'occasion d'une perquisition.
Bon euh comme Manuel Bompard a demandé au policier comment il faisait pour savoir qu'il était à domicile puisque il n'était pas rentré à Toulouse depuis 15 jours, le policier lui a répondu "On vous a mis une puce à la précédente audition. Comme il a dit que c'était pas de la justice dans le cours de la matinée, le policier Pascal Repingon dit c'est mieux qu'au Venezuela. Ce qui reprend à peu près les propos de madame Boubé à l'occasion de la réponse qu'elle a fait à la question posée par monsieur Hugo Bernalicis à propos de la perquisition à Médiapart où elle avait conclu son intervention en disant Paris n'est pas caracasse.
On voit donc que cette perquisition à nos yeux ne s'explique pas rien. En général, on dit qu'on fait une perquisition pour qu'il y ait un effet de surprise. Je sais pas de quel genre de surprise on comptait nous faire tant de mois après les événements en cause et tant de mois après ce que nous avons déjà connu ici-même.
Honnêtement, nous sommes concernés euh nous sommes conernés, sidérés. Je sais pas quel adjectif il faut que j'utilise pour qualifier ce que nous ressentons à cet instant. Euh clairement, il s'agit d'une perquisition destinée à intimider, à faire peur et on peut dire que d'une certaine manière c'est réussi parce que nous sommes des personnes ordinaires d'un certains points de vue.
En tout cas, nous n'avons aucune habitude des perquisitions, interpellations, fouille générale de nos affaires. Et en effet, c'est très perturbant, très choquant. Voilà.
Alors, ces perquisitions sont faites dans le cadre du dossier sur les assistants parlementaires européens avec lesquels monsieur Manu Bompard n'a strictement rien à voir. Et je rappelle que cette cette ce dossier est déclenché par la femme du Montel, membre du Front National qui avait dénoncé 17 parlementaires comme ayant utilisé des assistants parlementaires comme permanents politiques. Euh et elle avait dit elle-même après que on les menacé d'une dénonciation calomnieuse.
D'ailleurs, il y a plusieurs personnes des autres parlementaires qui ont fait des dénonciations calomnieuses. Moi hélas à l'époque mon avocat a oublié de le faire alors qu'on avait dit qu'on le ferait. Elle a elle avait dit "Ah ben c'est un pied de nez à la justice.
C'est une plaisanterie pour montrer que il y a pas que madame Le Pen qui est en cause. Enfin bon, peu importe, c'était des sacs de nœud entre membres de du Front National à ce moment-là. Donc ça c'est le l'affaire.
Donc sur la base de cette dénonciation, nous avons subi au total, vous le savez, 17 perquisitions au mois d'octobre dernier. Nous et nous seulement. Nous et nous seulement avons été perquisitionnés dans le cadre de cette dénonciation.
L'autre dénonciation vient du président de la commission des comptes de campagne présidentielle, monsieur Logerau, L O G e r O T, euh qui euh a estimé nécessaire après avoir validé les comptes de campagne présidentielle de faire un signalement au motif que il y avait dans la presse des articles qui dénonçaient mes comptes de campagne. et il a dit que il faisait ce signalement parce qu'il n'était pas en état de contrôler, ce qui est une déclaration à proprement parler stupéfiante puisque précisément c'est le rôle de la commission des comptes de campagne que de vérifier les comptes en question. Ça n'a pas dérangé monsieur Logeraot et fort opportunément le parquet a estimé que moi et moi seul devaaient faire l'objet de perquisition alors que plusieurs autres signalements étaient faits.
Je dis moi et moi seul parce que je suis le seul dont le domicile personnel a été perquisitionné et dont tous les assistants ont été perquisitionnés et toutes les personnes concernées par ma campagne présidentielle. Il y en a encore d'autres, je suppose. C'est la raison pour laquelle je voudrais d'abord mettre en garde mes propres amis en leur disant "Attention, ne vous affolez pas, ne posez pas d'actes exagérés.
Il est possible que vous soyez perquisitionné, gardé à vue, emprisonné. Ne vous laissez pas impressionner. Essayez de prendre tout ça avec un peu de recul et de philosophie parce que tout ça est fait uniquement pour nous intimider.
Ça n'a aucune espèce de valeur judiciaire. ça va de soi. Euh, il est tout à fait stupéfiant que tout ça ait lieu avec, je suppose, l'humour qui caractérise les puissants de notre époque puisque j'étais hier soir chez le président de la République et nous devions d'un sujet et de l'autre, notamment de l'indépendance de la justice et ce matin, nous sommes perquisitionnés.
Voilà. Euh il est je pense que nous nous commençons à voir un peu comment ça se produit à chaque fois. à chaque fois, il y a une campagne de presse contre nous et puis derrière des perquisitions qui viennent renforcer les faits que ça donne.
C'est naturellement en campagne électorale. Je m'attends à d'autres perquisitions, peut-être des gardes à vue et toute une série d'éléments destinés à faire peur, intimider et flérir notre image. Donc je préfère dire d'avance que j'ai parfaitement compris la manœuvre.
Je ne recommettrai pas l'erreur que j'ai commis la dernière fois puisque la dernière fois j'ai cru que nous serions soutenus par une ample vague de protestation démocratique et ça n'a naturellement pas été le cas. C'est tout l'inverse. Chacun en a profité pour venir jeter sa pierre.
Mais depuis peut-être que après la mésaventure qui est arrivée à Médiapart, d'autres vont réfléchir à l'inconvénient qu'il y a à abandonner même des gens même quand on ne les aime pas. et j'admets parfaitement qu'on puisse ne pas nous aimer et même et même nous détester. Mais ce n'est pas une bonne idée que de laisser des actes abusifs de cette nature avoir lieu parce qu'après ça se généralise euh pour un oui, pour un non.
Euh quoi dire d'autre ? Tout ça rentre dans une vague euh que nous considérons comme une forme de criminalisation de l'action politique euh syndicale, associative. Et j'en profite pour signaler que nous avons le sentiment que à la violence policière ou plus exactement pour utiliser la bonne expression à la violence de la répression s'ajoute une forme de violence judiciaire qui a été ordonnée par madame Boubé qui a plusieurs reprises a exigé la plus grande fermeté. s'est-même rendue dans un tribunal pour essayer de d'intimider les juges qui se trouvent là.
Et euh à l'heure qu'il est, en plus des 1700 blessés euh gilets jaunes, 1000 policiers blessés, 18 éborniers, euh 12 morts euh et euh le la je ne sais combien la centaine je crois de de blessés, nous faisons face à 1000 condamnations en 2 mois de gilets jaunes en comparion immédiate à des peines de prison ferme. Sachant que parmi les personnes condamnées, il est fort rare qu'on y trouve des gens qui avaient un casier judiciaire ou quelques raisons d'être traité aussi durement. On me signale mais mon ami Alexis donnera tout à l'heure les exemples car moi je ne resterai pas davantage.
Je proteste contre l'instrumentalisation qui est faite de la justice pour intimider les partis de l'opposition et le groupe la France insoumise en particulier. Je proteste contre le fait que dans cette campagne européenne, la justice soit utilisée pour flétrir les candidats. Je proteste contre le fait que le directeur des campagnes de la France insoumise est numéro 2 de la liste des insoumis aux élections européennes fasse l'objet d'une humiliation de cette nature. 5 heures de perquisition à cinq policiers dans un domicile euh pour saisir une copie d'une affiche électorale et d'une profession de foi et d'autres documents aussi dérisoires.
On n'est pas la liste complète à cet instant signale le fait qu'il s'agit d'une volonté délibérée, d'intimider et de salir la bonne réputation des gens. Que l'Office central de lutte contre la corruption et les infractions financières et fiscales et deux policiers, trois policiers à faire descendre de Paris jusqu'à Toulouse pour fouiller l'appartement de de Manuel Bonpard à qui on recommande d'être content parce que ça serait mieux qu'au Venezuela. euh montre que euh il y a vraiment toutes les les limites de la descence sont franchies.
Je suppose qu'il faut prendre comme une plaisanterie le fait que le policier est répondu à supposer qu'on accepte les plaisanteries dans ce genre de situation que il nous ait mis une puce pendant les auditions. Bon même j'ai été auditionné pendant 5h, madame Chikirou pendant 18h, madame Auprandi pendant 13h. Donc nous avons déjà tous de nombreuses heures d'audition.
Je sais pas si on nous a mis une puce, mais ce qui est certain, c'est que nous pensons que nous sommes géolocalisés parce que sinon il est impossible de savoir quand Manuel Bompard euh est à Toulouse et quand il n'y est pas. Et qu'est-ce qui justifie le fait que nous soyons géolocalisés ? Sommes-nous des des personnes qui relèvent du grand banditisme ?
Quel crime avons-nous commis ? Qu'est-ce qui justifie que nous soyons traités de cette manière ? En tout cas, ce que je peux dire très solennellement, c'est que le coffre de monsieur Benala n'est pas chez monsieur Bonard, ni chez moi et qu'il est donc inutile de venir l'y chercher.
Franchement, nous avons l'impression d'être dans un dérapage général. Je ne sais pas si les importants qui décident de choses pareilles se rendent compte de ce qu'il de la portée de ce qu'ils font. Que ce climat d'intimidation qu'il crée, cette ambiance de peur qu'ils veulent pas celle qu'on constate d'habitude dans les démocraties.
On fait pas comme ça pour se combattre politiquement. Même si les mots, le ton, le verbe peut monter, on n'utilise pas la police, la justice. Euh bon, sinon que apparemment la mode commencé dans d'autres pays, on appelle cette tactique le la offert, je crois euh qui consiste à utiliser la justice pour écarter les opposants semble être arrivé en France.
Je le déplore, euh la police républicaine n'est pas obligée d'obéir à de tels ordres et les magistrats ne sont pas obligés de faire preuve de cette forme particulière de zel. Je termine en vous disant que nous n'acceptons pas que le secret de l'instruction soit violé à nos dépends. Car si le secret des sources des des organes de presse est une liberté fondamentale et un besoin indispensable pour la démocratie, lorsqu'il s'agit d'instruction judiciaire, les choses commencent à changer de nature parce que ça veut dire que nous ne pouvons pas nous défendre.
Nous voyons aujourd'hui dans un journal des photos de scellé. euh nous voyons raconter les conditions dans lesquelles j'ai été auditionné, ce qui signifie que quelqu'un les a donné euh et les a raconté euh et qu'il s'est naturellement trouvé un organe de presse pour trouver intéressant de le publier. que c'est un délit, que cela nime mes droits à la défense.
Cela signale le risque important de corruption à l'intérieur de la police ou de ou de la justice parce que je doute que des personnes qui respectent leur métier et donné de telles pièces qui présentent d'ailleurs aucun intérêt pour être honnête autrement que contre de l'argent. Je n'en serais pas étonné car ceux qui avaient posé des questions s'étaient heuré un peu partout à un refus de mes amis de répondre. Je trouve cette ambiance détestable. euh les conditions dans lesquelles commence la campagne européenne avec l'abus de pouvoir du président de la République qui parle pendant des heures à toutes sortes de réunions qui ne sont comptabilisées dans aucun compte de campagne utilisant les moyens de l'État et quel moyen les mesures d'intimidation contre des militants politiques euh bon qui de toute façon sont prêts à donner les documents qu'on nous demanderait.
Nous sommes nous sommes prêts à les donner séance tenante. C'est pas la peine de venir fouiller nos domiciles, de traumatiser toutes nos familles, nos voisins de paliers, nos voisins d'immeubles et de rues. Qu' il suffit qu'on nous demande ce qu'on veut avoir.
Je redis que nous sommes prêts. Nous avons demandé qu'on réexamine tous les comptes de campagne et si les autres ne veulent pas que leur compte de campagne soit réexaminés, les comptes de la campagne présidentielle de la France insoumise sont à la disposition de qui veut les avoir ? qui veut les avoir ?
Vous, vos organes de presse, les citoyens lambda ? Qui le veut les aurait instantanément ? S'il y a une question particulière qui se pose, nous sommes prêts à y répondre, que ce soit pour les comptes de campagne ou pour les assistants parlementaires du Parlement européen.
Nous n'avons aucun secret, rien à cacher. Il est inutile d'envahir nos domiciles de cette manière et de fouiller nos affaires, nos chaussures, nos chemises et leur reste. Tout ça est absurde et crée une ambiance absolument détestable dans le pays.
Nous ne sommes plus bien sûr de pouvoir être aussi libre que nous le pensions en commençant en notre campagne. Voilà, mon ami Alexis Corbière va prendre ma suite à cet instant parce que je suis appelé ailleurs à moins que vous ayez une question instantanée à me poser. Bon sinon Alexis, tu te charges de tout, tu connais les réponses.
Tu connais pas les questions mais tu connais les réponses. Bon monsieur Mélenchon, pardon. Non, monsieur Mélenchon, juste avant que vous partiez.
Non. Bon et ben bon en vous remerciant d'être venu, peut-être que la parole de Jean-Luc Lenchon vous suffit. Vous estim envoyer vous estimez donc enfin monsieur Mélenchon vu que c'est ce qu'il vient de dire que c'est le président lui-même qui est derrière cette perquisition puisqu'il a parlé du fait qu'il l'avait vu hier qu'aujourd'hui il était perquisitionné sous-entendant que cela venait donc directement de l'Élysée à ce stade nous estimons, vous l'avez sans doute déjà entendu de notre part qu'il y a ce que je vais appeler une instrumentalisation sans doute de la justice et de la police pour flétrir frapper et intimider les opposants politiques voir même des journaux.
La liste est longue. Je reviendrai pas sur parfois la manière dont certains gilets jaunes ont été traités par la justice et ainsi de suite. Et nous n'arrivons pas à croire que tout ce climat soit totalement indépendant de consigne politique qui est donné.
Il va de soi qu'à l'heure où je vous réponds ça, il pas plus d'éléments à vous donner mais au bout d'un moment comme on disait dans mon jeune âge, deux points, ça fait une ligne. Voilà, j'ai trouvé d'ailleurs que sans vous dire ce qu'il faut faire, que ce qui est arrivé à Média Part aurait peut-être amené à ce que l'ensemble de la profession est une position un petit peu plus homogène. J'ai été surpris de voir que le jour où vos collègues de Medéia Part faisaient une conférence de presse, la télé saturée de la parole du président de la République et que même les deux journaux télévisés TF1 et France 2 n'ont pas dit mots.
Mais effectivement, c'était sans doute plus important de faire en sorte que 90 % des médias, voir même plus d'ailleurs nous donne tout le jus de ce que le président de la République racontait dans les sonnes qui était très important. Non, nous sommes amervidemment vous l'avez compris, Manuel Bompard est un dirigeant politique de premier plan de notre mouvement. C'est le directeur de nos campagnes.
Il n'a aucun rapport d'ailleurs avec le dossier. Je répète pas ce qu'a dit Jean-Luc Lenchon qui est censé amener ses perquisitions. Soit le travail a été extrêmement mal fait la première fois qui nécessite à ce que les mêmes gens reviennent n rien trouvé.
Enfin qu'est-ce que tout ça signifie ? Où est le sérieux de tout ça ? Et Jean-Luc Lenchon a rapporté le caractère extrêmement agaçant avec lequel des fonctionnaires de police s'adressent à nous.
Voilà. Je sais que vous dire de plus si ce n'est voilà une impression d'être de servir de sac de frappe à des boxeurs politique. Euh j'ai une question concernant le papier d'une nouvelle OPS euh qui parle d'une enquête judiciaire accablante, je cite, euh selon laquelle euh cinq des assistants parlementaires des députés européens de votre groupe n'ont effectué aucune mission européenne pour le député.
Donc, est-ce que vous avez une réaction par rapport à ces révélations ? Révélation ? Non, non, je je suis sidéré du caractère à charge de ce journal.
Je vais arrêter de dire du mal de cet hebdomataire si important qui flérie qui s'amuse évidemment à faire des portraits de Jean-Luc Mélenchon ce qui pouvom comme moi d'ailleurs qui suis un défenseur de Robespierre n'est pas vraiment une je tris sûr non mais j'ai trouvé à la lecture de tout ça qu'il y avait pas grand-chose c'est des choses qu'on avait déjà lu. Enfin, si vous estimez que quelqu'un qui a travaillé auprès de Jean-Luc Mélenchon, qui est sans doute le député européen le plus connu en France, celui qui a le plus parlé d'Europe, celui qui a fait campagne en 2005 pour le nom OTCE, celui qui a écrit plusieurs ouvrages, des centaines d'articles sur ce qui se passe en Europe, si quelqu'un estime sérieusement que ses collaborateurs ne travaillent pas sur des questions européennes, qu'est-ce que vous voulez que je vous dise ? Il y a sans doute 90 % d'inconnus dans ceux qui sont eurodéputés.
On ne sait pas ce qu'ils font, on est jamais on les a jamais jamais entendu parler d'eux. Euh et celui qui est sans doute un des plus visibles se retrouve ciblé comme étant quelqu'un qui n'aurait pas travaillé sur les questions européennes. Est-ce que Est-ce que tout ça est bien sérieux ?
Et puis il y a une autre question derrière ça qui est que de toute manière il est élu par des citoyens pour des raisons politiques et il y a une évolution d'ailleurs derrière tout ça qui quand même est problématique. Je rappelle que Jean-Luc Lenchon n'est pas un fonctionnaire du Parlement européen, il fait de la politique et il mène son mandat d'une façon que c'est uniquement ses électeurs à qui il a rendent des comptes et qui ont des comptes à lui demander. Et je pense que quel que soit ce qu'on pense des positions de Jean-Luc Mchon, il a honoré son mandat de rodéputé.
Il s'est donné à la tâche. Il a fait vivre un débat au niveau européen comme au niveau national. Il a dénoncé un lassablement des choses qui lui semblaient scandaleuse ou condamnable au niveau du Parlement européen.
Enfin, je crois la liste est réduite. Franchement, si vous prenez la liste de tous les euros députés français de ceux si vous interrogez les Français qu' vous leur demandez qui est un député européen, je pense que le nom de Jean-Luc Planchon reviendra en tête. Donc qu'est-ce que c'est que cette accusation ?
Au nom de quoi ? Et je pense que c'est un travail qui est très orienté et moi pour les connaître évidemment les assistants parlementaires de Jean-Luc Melonenchon ont travaillé à faire en sorte que le l'eurodéputé Jean-Luc Melenchon soit un eurodéputé extrêmement efficace ce qui de mon point de vue a été le cas et je peux vous assurer parce que j'ai lu ce papier que c'est une réalité que tous ceux qui ont eu l'honneur de travailler auprès de Jean-Luc Mélenchon n'ont jamais exercé la moindre responsabilité politique au sein de notre mouvement et Jean-Luc Melonenchon veillait jalousement comme ses collaborateurs à ne certainement pas mélanger les choses. Ça c'est ma parole que je vous donne à vous d'en juger.
Et j'observe d'ailleurs que dans toutes ces pages, il y a pas grand chose à dire que ironiser sur le fait que un des collaborateurs disait que c'est à l'occasion de sa pause parfois qui discutait politique. Après que ces gens-là soient des militants politiques, c'est une évidence mais pour nous c'est un honneur hein. Et c'est d'ailleurs même comment dire c'est nos diplômes à nous hein pour travailler avec un de nos élus.
Et bien c'est plutôt l'école du militantisme qui est privilégié que celle des diplômes de gens qui n'ont pas de conviction. Donc voilà, bref pour tout vous dire et ramasser mon propos, même si j'ai peu apprécié, mais je sais pas si Jean-Luc prend les choses comme ça, j'ai peu apprécié ce dossier du Nouvelle HS, je dois dire qu'à sa lecture, j'étais finalement rassuré parce qu'il y a pas grandchose à l'intérieur. Si ce allusions, des mais il y a il y a pas de fait vraiment si c'est ce chos qu'on a déjà vu et ce qui nous amène à nous dire mais pourquoi ça repart comme ça ?
Et ce qui est très dérangeant, c'est ce qu'a indiqué aussi Jean-Luc Melonchon. Comment se fait-il ? Moi, je respecte le travail d'investigation de journaliste, travail de recherche, mais quand il s'agit uniquement d'être d'imprimer des documents qui normalement sont confidentiels et qui sont directement délivrés par la police ou la justice, ça pose quand même un problème au bout d'un moment parce qu'évidemment certains documents sont donnés, pas d'autres et cetera et puis ça pose un problème pour pour la défense.
Enfin, là-dessus, c'est une question plus large. Juste pour être très précis sur ce matin, euh la perquisition concernait euh l'affaire sur les l'assistant députés européens et les comptes de campagne ou simplement euh les assistants européens ? Il me semble que c'est uniquement les assistants européens.
Vous êtes sûr ? Non, non, mais c'est comme ça que je le reçois. Oui, il me semble que ce que a dit aussi Jean-Luc Mélonchon tout à l'heure.
Non, mais je préfère être précis, je veux pas. Non, mais c'est comme ça. Ouais.
C'est pas hyper clair. Est-ce qu'on pourra vous préciser les choses ? Moi pour moi c'est on va vous dire les choses précisément.
Et justement si les personnes sur la liste des élections européennes être occupées, est-ce que vous la retirez ? Les deux les deux pardon attendez je réponds à ça. Donc c'est les deux.
Pardon votre question. Quelqu'un être occupé dans le cadre de l'enquête du Parlement européen. Est-ce que vous changeriez la liste aux élections européennes ?
Non. Enfin, je si c'est dans le cadre de cette inculpation-là dont on parle, non, c'est pas la justice qui va décider. Euh, écoutez, à ce stade, nous, on vous l'a dit, revenons à l'essentiel.
C'est une question qui est tellement générale euh que je peux pas vous répondre autrement, qu'on va pas se laisser impressionner. Ce que vraiment ce sur quoi on insiste, c'est que s'il s'agit prendre des comptes de campagne, on est à la disposition de tous ceux qui le veulent pour donner les pièces. J'aimerais qu'on reste d'abord à ce stade.
Ce qui amène à cette conférence de presse, c'est qu'il y a eu pourquoi ces perquisitions ? Pourquoi c'estes reperquisition de gens qui ont déjà été entendus ? Nous ne comprenons pas.
Voilà. Et puis pour le reste euh que vous répondre ? De toute manière, pour ce qui est de là des gens que nous connaissons qui sont des militants de premier choix qui ont tellement donné, c'est pas cette cette ambiance qui nous semble être une instrumentalisation de la justice qui va nous amener d'un seul coup à obéir à une injonction qui viserait à déconsidérer quelqu'un. incupation, il y aurait pas de changement de liste pour les élections européennes.
Je crois vous avoir répondu. C'est pas les juges qui décident qu'ils sont sur nos listes dans le cadre d'un dossier politique. Après, si quelqu'un membre sur la liste faisait autre chose.
Non, parce que franchement, nous n'avons rien à nous reprocher. Nous n'acceptons pas ce climat qui nous est fait et nous n'acceptons pas. En plus, on nous a dit combien de fois que vous inquiétez pas, tous les candidats seront tous les comptes de campagne.
Il y a pas que vous et cetera. J'observe que plus temps qu'on répète ça, il y a que nous dont on parle. Je rappelle juste que des observations ont été fait par la commission nationale des comptes de campagne y compris sur les comptes de campagne du président Macron.
On m'a juré promis craché que je je répète pas des choses qu'on vous a déjà dit mais tout de même le fait que dans un premier temps, il n'avait que nos comptes de campagne qu'on pouvait consulter. Les autres absolument pas. On avait répondu c'est parce que les journalistes voulaient voir cela.
Mais vous inquiétez pas, y compris dans votre profession m'avait dit on va s'intéresser aux autres comptes de campagne. Vous vous y êtes intéressé ? Je sais pas parce que j'ai entendu des choses quand même sur les les comptes les autres comptes de campagne qui méritaient peut-être un certain regard parce que même la commission qui a validé les comptes de campagne du président Macron a fait des observations.
Pourquoi ce poids de mesure là-dessus ? Ça nous agace et on a l'impression vraiment on n'en veut pas même si ils sont pas obligés de mal nous parler, de reprendre à leur compte toutes les les mots blessants qui sont dans le débat public. Mais les fonctionnaires qui soient de police ou de justice sont une chose.
Mais nous pensons qu'il y a manifestement des consignes qui sont données d'ordre politique qui vise effectivement ça participe à un climat où les opposants politiques sont de plus en plus pardon du terme barbare criminalisé. On ne répond pas aux arguments par contre on dit ne faites pas confiance àel ne faites pas confiance à ce Mélenchon. Il est trouble.
La preuve, la police vient chez lui et chez ses amis et tout ça va être perlé pendant un moment, 1 an, 2 ans, 3 ans. Euh lors des précédentes perquisitions, la France insoumise c'était c'était plainte notamment que c'était dans le cadre d'une enquête préliminaire et donc à l'époque la France insoumise n'avait pas accès au dossier. Depuis, il y a eu deux informations judiciaires qui ont été ouvertes, deux juges d'instruction qui ont été nommés.
À l'époque la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon se félicitaient que de juges d'instruction soient nommés car on retournait dans les clous normaux de la procédure judiciaire. Est-ce que maintenant avec cette nouvelle perquisition vous vous affirmez au effort que les deux juges d'inscription font leur travail de façon malhonnête et ont donné des persécutions pour faire plaisir au pouvoir ? Vous voulez me faire dire des mots que nous n'avons pas dit mais nous décrivons un climat et une ambiance.
Voilà, je mesure le poids des mots. Je préfère dire que selon moi, il y a une forme d'instrumentalisation, peut-être une espèce de que nous pouvons interpréter que comme oui une manière non objective de traiter certains dossiers. Après, sur le reste, je propose, je sais pas s'il est prévu que nos avocats aient la parole, je crois savoir que nous n'avons pas accès au dossier à l'heure où nous parlons.
D'accord ? ce qui est quand même un problème. Ce qui nous amène sans livrer de grands secrets àce qu'il y a une réflexion sur la stratégie de notre défense pour voir comment faisant en sorte peut-être qu'à l'avenir nous ayons accès au dossier. quand même assez désagréable d'ailleurs d'observer qu'on lit la presse des fois pour avoir des il y a des éléments qui sont donnés mais pour ce qui est de la défense et de la défense de nos que ça soit celle de Jean-Luc Lenchon et de nos amis, nous n'avons pas accès au dossier mais peut-être que ce serait plus précis que par la suite une seconde conférence de presse soit faite avec les différents avocats impliqués dans le dossier.
Ça va ? Ben nous vous remercions hein à votre service, à votre disposition. Il va de soit que la campagne continue plus déterminée que jamais et elle sera importante.
Vous avez suivi, vous étiez sans doute là pour beaucoup lors de nos holovanes et puis voilà. Bon, ne dévions pas de l'essentiel hein. La France insoumise continue son travail.
Nous avons une niche parlementaire le 21 février. Nous portons des textes. Nous comptons porter la une voix ferme notamment sur le projet école de la confiance qui suivra la semaine prochaine et cetera.
Nous ne sommes pas déstabilisés, nous ne sommes pas tombés du cheval. Mais il nous a semblé important de soliser ce moment et de vous le dire. Voilà parce que nous trouvons et c'est une manière de vous répondre madame que après mais nous connaissons Manu Manu Bompard tu notre directeur de campagne. un honnête homme, c'est un militant irréprochable, un homme qui donne toute sa vie dans son engagement, un homme désintéressé, voilà, et que ça nous agace que son nom qui est un nom qui pour nous est une de nos fiertés, quelqu'un dont je souhaite qu'il soit un parlementaire européen, soit embarqué dans tout cela.
Il ne le mérite pas. Et pour ma part et je crois que je parlais en mon nom de tous les amis, queles que soient les attaques qui lui seront faites, je souhaite qu'il continue évidemment et je ne doute pas de ça à être candidat car il est hors de question que tout son engagement soit s par un dispositif que j'ai qualifié tout à l'heure. Allez, je vous remercie.
Manuel Bompard