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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 24 juin 2026 7 min

Interdiction des réseaux sociaux aux plus jeunes : "Il faut blinder le texte", selon Laurent Lafon

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Je vais essayer de conclure sans redire ce qui a été briamment dit, ce que ce soit sur la première table ronde ou la ou la seconde, mais mais essayer de dresser quelques lignes force de ce qui a pu être dit cet après-midi. Ce ce colloque avait pour titre une question face à la à la menace interdire pour protéger avec un point d'interrogation. ma conviction à après ces échanges et que cette question est plutôt de savoir comment interdire avec discernement euh conformément au droit et de manière évidemment efficace, à savoir que la la l'interdiction doit être suivie euh des faits.

Euh cela a été rappelé avec force, mais peut-être faut-il le le dire, personne ne conteste. Le le choix des intervenants cet après-midi n'était peut-être pas évidemment est peut-être tous dans le même sens mais personne ne conteste l'idée d'interdire à partir du moment où la nocivité de des réseaux sociaux sont établis et professeur vous l' vous l'avez montré avec justesse tout à l'heure et au cours de vos travaux à partir du moment où la nocivité de certains réseaux sociaux est est établi personne ne conteste le fait que il doit y avoir une interdiction dans l'usage pour pour les enfants. pas plus qu'on ne conteste l'usage de l'alcool pour les les les enfants ou celui du tabac.

Vous vous l'avez rappelé ça. Je pense que c'est un un premier élément qui doit être rappelé. Le le deuxième élément sur articulation Europe et États nationaux.

C'est vrai que l'initiative vient des États nationaux actuellement. On l'a vu à travers euh l'exemple australien, l'exemple français, mais aussi un certain nombre de pays européens qui sont en train d'initier des démarches tout à fait simila et l'Europe est en train de se saisir également de cette question de la majorité numérique à travers les déclarations de d'uréalienne qui a annoncé il y a quelques semaines après que les les États avancés de leur côté que l'État allait s'en saisir d'une certaine manière. Tant mieux euh qu'il y ait une impulsion des États et que le l'Union européenne, la Commission européenne écoute les États et essaie d'apporter une réponse européenne pour les raisons que vous avez dit euh Clara euh Chapa sur le fait que à 450 millions, on pèse davantage parce que il faut être sans aucune illusion, la question de l'interdiction est aussi un rapport de force par rapport au gars femme.

Je disais tout à l'heure que on était tous d'accord autour de de cette table. Il il y a peut-être une personne ou une entité qui ne serait pas d'accord sur le principe de l'entité et de l'interdiction, c'est les gars femmes eux mêmes. Et donc évidemment, c'est pas uniquement faire œuvre de pédagogie ou de persuasion que dire il faut l'interdire aux enfants, il faut aussi quelque part créer un rapport de force.

Et c'est vrai qu'au niveau européen, on on le fait avec plus d'efficacité que au seul niveau nationaux. Alors le le débat juridique sur la façon d'interdire, est-ce que c'est une interdiction globale ou est-ce que c'est une liste noire, c'est pas qu'un débat juridique à vrai dire parce qu'on l'a bien vu à travers vos interventions. Ça renvoie aussi à la question de l'autorité parentale, ça renvoie aussi à des libertés euh constitutionnelles très fortes en France et et que bien sûr il ne faut pas négliger.

Nous nous avons eu à cœur, mais Catherine l'a très bien expliqué, de faire en sorte que le texte soit le plus costaud possible pour éviter là aussi les risques de recours juridique parce que ne nous leurons pas. Et j'ai trouvé le le témoignage de la commissaire australienne très intéressant sur la façon dont les gafames essayent de contourner l'interdiction mise en place en Australie. Nous aurons exactement le même phénomène de contournement. d'une manière technique mais aussi d'une manière juridique avec le risque il est qu' est recour et c'est pour ça que nous essayons de blinder le texte pour faire en sorte qu'il y ait pas de recours juridique.

Mais euh bien entendu, nous attendons comme cela a été dit notamment par Catherine Morin de Saï, nous attendons le le retour de la Commission européenne. Dès lors qu'il y aura le retour de la Commission européenne, chacun sera devant ses responsabilités, les députés et les sénateurs. Et je ne doute pas que nous trouverons une solution pour édiger un texte commun parce que s'il y a une chose qui n'a été contestée ni au Sénat où le texte a été voté à l'unanimité ni à l'Assemblée nationale j'ai plus les conditions du vote mais je crois qu'il était aussi très très large l'expression de nos collègues députés c'est qu'il faut une loi il faut une une loi d'interdiction donc nous arriverons à par un travail en commission mixte paritaire à écrire quelque chose.

Et puis dernier point qui était aussi très présent dans chacune de de vos interventions, c'est que il faut légiférer mais la loi ne sera pas suffisante. Il y a la nécessité d'apporter une réponse globale qui est quelque part une réponse de la société à la question des réseaux sociaux par rapport au au aux enfants et tout ce qui a pu être dit la la sensibilisation systématique des enfants en crèche mais aussi dans les écoles. la formation initiale des des enseignants aussi qui est absolument importante, l'intégration de la prévention aux addictions numériques dans l'émission de l'éducation nationale, les campagne de sensibilisation dans dans les médias et dans le secteur médical.

Toutes ces actions et je peux en citer bien d'autres, toutes ces actions sont absolument indispensables et elles doivent être menées concomitamment à à cette interdiction. Les deux vont de pair, l'une ne peut aller sans l'autre. C'est tout le sens de euh la première proposition de loi dont parlé euh Catherine et qui a été votée ici euh à à l'unanimité.

Euh voilà un petit peu les quatre points points forts que que je retiens. En tout cas, je crois qu'il était extrêmement important que ce ce cette table ronde est ait lieu. On est euh euh dans la phase euh finale de de cette élaboration euh législative qui donc devrait donner d'ici quelques semaines un texte final avec une mesure d'interdiction qui sera inscrite dans la loi et une application qu'il faudra suivre avec beaucoup d'attention.

Je je retiens aussi du de la du témoignage australien que un peu plus d'un an, un peu moins d'un an après la la mise en application, 36 % des des jeunes de moins de 16 ans, puisque c'est 16 ans chez eux, on ont arrêté leur l'utilisation des réseaux sociaux. Bien sûr, on peut s'interroger en disant est-ce que c'est assez ? Est-ce que c'est pas assez à ce stade ?

En tout cas, c'est déjà une étape importante et effectivement, il faudra apprécier ces mesures d'interdiction dans le temps sans sans freiner une volonté collective d'avancer et d'avancer efficacement par tous les moyens qui sont les nôtres. Merci beaucoup à chacun d'entre vous d'avoir participé. Ah.