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InterviewC17INFOS Charente Maritime· 6 mars 2015 39 minComplaisantPortrait personnelAgriculture & alimentationEnvironnement & énergieÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Benoît Biteau

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Pouvez-vous nous brosser un rapide portrait de vous ?

  • 2:00OuverteRéponse directe

    Avant de reprendre la ferme familiale, vous avez occupé des postes à responsabilité. Êtes-vous avant tout un homme fédérateur ?

  • 4:00OuverteRéponse directe

    Vos préoccupations prioritaires sont motivées par la protection de la terre. Êtes-vous ce que l'on peut appeler un vrai écolo ?

  • 6:00OuverteRéponse partielle

    Votre projet Val de Seudre a obtenu un trophée national. Ce trophée est-il utile selon vous ?

  • 8:00OuverteRéponse directe

    Pour quelle raison pensez-vous que votre modèle ne soit pas suivi par une majorité d'agriculteurs ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vous défendez souvent des positions sur des conflits comme à Civaux. Pourquoi vous intéressez-vous à ce sujet ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

[Musique] pouvez-vous nous brosser un rapide portrait de vous alors un portrait rapide ça passe par peut-être ma formation enfin je suis fils agriculteur déjà on va commencer par là je suis fils d'agriculteur donc je suis né dans le monde rural j'ai grandi dans dans dans le monde agricole mes grands-parents étaient eux même agriculteurs et et je vis aujourd'hui sur le site qui a été acheté par mes grands-parents quand ils sont devenus agriculteurs eux-mêmes aprèsêre passé par tous les stades journaliers méteayers fermiers ils sont devenu à jour propriétaire et je suis je suis né ici et j'ai grandi ici et je il y a il y a aussi une dimension affective sur le site que je valorise aujourd'hui ensuite je suis de formation agricole je suis un pur produit de la formation agricole lycée agrico cole pour obtenir un bac deux BTS un en génétique un autre plus tourné vers les questions liées à l'eau euh début de la vie active donc directeur d'un bureau d'études qui vendait de l'irrigation et du drainage euh technicien dans une grosse coopérative pour reprendre mes études devenir ingénieur des techniques agricoles où je je pine mes connaissances en génétique parce que la génétique est un sujet qui me passionne euh je deviens ingénieur donc ensuite et je retourne travailler quelques années dans le dans le monde de la génétique sur des sujets pas du tout polémiques comme les OGM le clonnage par exemple et euh et et je à ce moment-là je retravaille aussi dans la coopération agricole c'était dans cette période là juste après mon diplôme d'ingénieur où là on vend des pesticides des engrais de synthèse donc tout tout ça est un monde que je connais à merveille et j'en connais surtout les coulisses ce qui ce qui est pas sans sans intérêt dans les combats que je mène aujourd'hui et euh avant de devenir agriculteur donc j'ai passé 10 années dans la fonction publique territoriale euh dans la fonction publique territoriale j'ai un statut de conservateur du patrimoine c'est-à-dire j'ai le même statut qu'un conservateur de musée sauf que ma spécialité c'est le patrimoine technique scientifique et naturel pour résumer les espaces et les espèces qu'elles soi sauvag ou domestique et j'ai été dans ma carrière surtout impliqué sur la problématique de conservation euh des races et des variétés ancienne d'élevage ou de production agricole pour éviter qu'elle disparaisse et pour pouvoir demain s'appuyer sur cette diversité génétique là pour construire les modèles agricoles d'avenir et donc je deviens agriculteur pour finir le parcours et et et faire le le tour boucler la boucle par rapport au site où on est aujourd'hui je deviens agriculteur en 2007 sur une ferme familiale et l'intérêt du projet que j'ai conduit c'est que à partir d'une structure qui était allée très loin dans le dans le modèle agricole dominant qu'on a appelle productiviste ou intensif ben j'ai fait le virage complet et j'ai j'ai inversé j'ai inversé ces logiques de production pour arrêter l'irrigation arrêter le maïs hybride et passer sur d'autres logiques autour du maïs ramener de l'élevage qui avait disparu depuis 35 ans valoriser des préries humides de la façade atlantique replter des arbres dans les parcelles dans un modèle qu'on appelle agroforestier qui qui est très abouti agronomiquement parlant euh tout en bio et toutes les productions animales vendu en vente directe et puis pour terminer le le le portrait je suis aussi élu depuis 2010 je suis vice-président de la Région poitoucharante et je préside une commission qui a le contour de la ruralité l'agriculture la pêche et les cultures marines et c'est très important pour moi d'associer dans les travaux de cette commission ce que j'appelle le lien Terremer c'est-à-dire faire le lien au fil de l'eau entre les activités de la terre et les activités de la mer pourquoi avoir choisi spécialement de vous intéresser à la terre en général et à l'agriculture en particulier parce que c'est c'est peut-être l'enjeu ou le défi moi j'aime bien parler de défi euh le le défi à relever pour pour pour les générations futures euh autour de la problématique de la terre et de et de ce qui va avec et et quand je parle de la terre je mets je mets les deux terres entre guillemets la terre avec un petit t celle que nous les paysans on prend dans nos mains et la terre avec un grand té celle qui nous porte tous parce que si on veut euh uvrer dans l'intérêt supérieur des générations futures c'est autour de ces enjeux-l que on on doit tous se focaliser à la fois dans notre vie quotidienne de citoyens et je suis un citoyen comme les autres mais aussi quand on fait le choix de d'embrasser un mandat électif comme celui que que que j'ai embrassé moi je crois que à forceue quand on parle d'agriculture de ruralité de pêche et de culture marine je crois qu'il faut qu'on se penche sur sur les questions autour de ces deux terres celle avec un petit té et celle avec un grand té tout simplement parce que si euh on n'agit pas maintenant pour les générations futures on va tout simplement dans le mur les pratiques agricoles qui sont développées sur la terre avec un petit thé euh les logiques qui qui qui qui vont avec ces pratiques agricoles menacent également la terre avec un Grand T sur des entrées qui sont les équilibres sur les entrées qui sont les ressources et l'eau en particulier je vais pas vous refaire l'image de René Dumont avec son verre d'eau qui dans les les années 70 déjà nous alertent sur la problématique de l'eau et et aujourd'hui on est en 2015 et et on malheureusement on vérifie à quel point la prédiction de René Dumont était pertinente euh sur la biodiversité j'en ai parlé moi les sujets de biodiversité qui soit sauvage ou domestique sont des sujets déterminants si on veut continuer à préserver les facultés de ces deux terres celle avec un petit thé celle avec un Grandé à produire demain le climat quand on est quand on quand on parle d'agriculture on on parle d'une activité qui occupe 70 % de l'espace comment est-ce qu'on peut imaginer que ce modèle agricole qui lui-même d'ailleurs aimit entre 25 et 30 % de gaz à effet de serre donc qui qui joue un rôle dans le changement climatique ne travaille pas sur la façon dont il peut amenuiser réduire ses émissions de gaz à effet de serre et et les émissions de gaz à effet de serre de l'culture c'est pas les vaches qui pètent au près c'est la fertilisation azotée il faut 1,5 l de pétrole pour produire 1 kg d'azote ce qui veut dire que un agriculteur qui produit du du maïs ou du colza dont la fertilisation azotée moyenne utilisée par ce modèle agricole productiviste intensif nécessite avant même qu'il ait tourné la clé de son tracteur pour commencer à travailler une dépendance au pétrole via la fertilisation azotée de 3 à 400 l par hectare donc la on se on se rend compte tout de suite qu'une telle dépendance au pétrole fait que on alimente le changement climatique et et et et et là leur le leur cas aggrave j'ai envie de dire au motif que que ils occupent 70 % de l'espace et que ces pratiques agricoles basé sur l'utilisation de substances de synthèse qu'ell soit pesticides ou Enis de synthèse tue la vie des sols or des sols en capacité de séquestrer du carbone donc de en capacité de de de mobiliser le le carbone que toutes les activités humaines créent c'est un sol qui est en vie or ces activités là ont tué la vie des sols et donc on a effacé par les pratiques agricoles dominantes sur 70 % de l'espace occupé par l'agriculture la faculté séquestré du carbone donc le poids de l'agriculture dans le changement climatique à l'aube de d'un événement important fin d'année 2015 sur le climat la question agricole devrait être centrale dans dans dans cette conférence climatique de décembre 2015 en France malheureusement je je je digresse un peu mais les orientations prises dans les politiques publiques aujourd'hui ne vont pas dans ce sens-là donc c'est une petite parenthèse sur cette conférence climatique mais mais tout n'est pas réuni pour que la France se présente ente comme comme le meilleur élève possible sur sur le changement climatique quand je vois ce qui se passe au Danemark par exemple et puis l'autre entrée c'est la santé c'està-dire que quand on parle de la terre avec un petit té de la terre avec un grand té on peut aussi parler de l'humanité moi moi j'aime bien me revendiquer humaniste et et quand et quand on se revendique humaniste c'est c'est c'est l'homme qui compte c'est l'homme qui compte et et et pratiquer un modèle agricole qui dévaste tout ce que je viens de dire les équilibres les ressources et lo en particulier les biodiversités sauvag domestique qui qui œuvre pour le changement climatique enfin en tout cas qui uvre pour continuer à alimenter le changement climatique et qui en plus euh dégrade la santé de nos concitoyens et de nos enfants avec des substances de synthèse qui se retrouvent dans l'alimentation je crois que là on on marche un petit peu sur la tête quoi et c'est et c'est pour pour ça que ces deux mots autour de la Terre avec un petit t la terre avec un Grand T ont vraiment du sens pour moi revenons à Benoît bitau avant de reprendre prendre la ferme familiale vous avez occupé un certain nombre de postes à responsabilité êtes-vous avant tout un homme fédérateur et vous sentez-vous animé également par un rôle de meneur fédérateur c'est évident c'est-à-dire que toutes les logiques que je développe c'est pas des intuitions des impressions des sensations que que j'ai trouvé ici ou là euh dans dans dans des discours café du commerce ù moi je pense que il faudrait que tout tout ça je l'ai pas bâti comme ça je suis je suis un besogneux on va dire les choses comme ça qui quand il avance sur un sujet a vérifié avant d'avancer sur le sujet que tout ce que j'avançais toutes les logiques qui étaient les miennes tous les T t tous les développements que je pouvais construire autour de ces logiques étaient vérifié et vérifiable et que elle mobilisait un minimum d'objectivité ça c'est un mot clé l'objectivité à partir du du moment où je considère que des combats sont amenés sur des logiques et sur et sur des raisonnements qui ont été objectivés il faut savoir fédérer autour de ces logiques là et emmener autour de ces de de ces questionsl le maximum de monde autour de nous ça c'est c'est évident que que que j'arrive à fédérer autour de ces logiques là après l'autre la la la dimension de meneur l'autre l'autre partie de la question c'est c'est plus quelque chose qui qui devient qui qui vient naturellement c'est-à-dire mais c'est lié au fait que je suis un besoigneux et que j'ai tellement travaillé les sujets sur lesquels j'avance des des des propositions et des hypothèses fait que maîtrisant bien le sujet forcément à un moment donné je me suis retrouvé un peu en en conducteur de en conducteur des des de de des gens qui s'intéressent au sujet mais mais c'est plus une conséquence que une volonté de départ vos préoccupations prioritaires sont motivées par la protection de la terre donc de la planète êtes-vous ce que l'on peut appeler un vrai écolo oui moi enfin oui je pense être un vrai écolo le problème de de l'écologie c'est que on y on y accroche aujourd'hui des connotation un peu péjorative je suis gêné avec ça parce que je suis je suis un scientifique j'ai fait de la recherche et et l'écologie pour moi c'est une science c'est j'ai fait référence à René Dumond tout à l'heure sans savoir que on a all aborder les choses sous cet angle là euh pour moi c'est une référence parce que il a abordé euh il a il a il a il a engagé l'écologie dans le champ politique mais au au sens scientifique de l'écologie et et et c'est ça qui m'interpelle et pour moi l'écologie ça explique beaucoup de gens comprennent pas pourquoi avec les logiques qui sont les miennes les convictions qui sont les miennes je ne suis je je n'ai jamais fait le pas d'une adhésion à Europe Écologie les vers ou les vers avant Europe Écologie les vers tout simplement parce que l'écologie pour moi c'est pas une finalité c'est pas une finalité c'est un défi et je me reconnais plus et je l'ai dit tout à l'heure dans une logique humaniste c'est la raison pour laquelle j'ai fait le choix du radicalisme de gauche parce que pour moi le le le combat politique c'est l'humanisme et au nom de l'humanisme nous avons des défis à relever comme les les radicaux avant moi ont relevé les défis le le défi social avec le front populaair en 36 comme des radicaux avant moi ont relevé le défi la résistance pendant que l'occupation l'occupant était était était en France pendant la Seconde Guerre mondiale avec Jean Moulin et bien aujourd'hui on a un défi euh sous l'angle de l'humanisme à relevé qui s'appelle l'écologie mais mais mais que benoî bitau c'est pas benoî bitau qui a ouvert la voix c'est la mode aujourd'hui de parler de Michel crpau je rappelle que Michel crpau a été le premier ministre le Premier ministre de l'Écologie de l'histoire de la République c'est c'est c'est un rappel fondamental donc les les radicaux se sont penchés sur la question de l'écologie très tôt puisque c'était en 81 où Michel crpau a et est devenu pour la première fois de l'histoire de la République ministre de de l'écologie vous développez un projet actuellement qui s'appelle Val de Seudre identitaire ce projet a obtenu le trophée national de l'agriculture durable en 2009 c'est un trophée utile et si oui à quoi c'est pas aussi maniquen que ça c'est pas on peut pas dire c'est utile pas utile c'est c'est il y a il y a il y a il y a des choses utiles il y a des choses plus délicates quand on devient trophée de lariculture durable si je me permets de de de de de pondérer peut-être l'utilité de ce trophée c'est parce que le ministre qui m'a remis ce ce ce trophée s'appelait Michel enfin s'appelle Michel Barnier il est plus ministre de la Culture mais il s'appelle toujours Michel Barnier qui est qui est un homme politique remarquable d'ailleurs c'est c'est c'est c'est la force aussi de des radicaux de savoir reconnaître chez des gens qui sont pas forcément de la même obédience politique la la qualité euh et et la qualité des uns et des autres et ce qui fait la force de Michel Barnier c'est que c'est un républicain dans dans son ADN et et et et et la conviction qu'à Michel Barnier quand quand il me remet ce trophée de culture durable c'est que je je devienne quelqu'un qui puisse être l'ambassadeur de d'un autre modèle agricole et et sa logique est est loouable et même intéressante sauf que les choses sont pas si simples que ça et et et et pour et pour comprendre ça il faut il faut revivre mon histoire c'està-dire que quand moi je je je je propose à mon père de reprendre cette ferme et d'y faire tous les changements que j'ai a apporté lui-même a été en résistance c'est-à-dire qu'il a même hésité à prendre sa retraite en se demandant si c'était un bon une bonne idée qu'il parte à la retraite avec le projet qui était le mien il avait peur pour l'outil de travail qu'il avait créé tout simplement et et et donc il a regardé les choses avec inquiétude faut faut appeler le faut faut faut appeler ça de l'inquiétude et puis finalement il s'est rendu compte que peut-être il y avait des choses intéressantes et ce qu'il a ce ce qu' l'a fait basculer c'est qu'il s'est rendu compte finalement que je redévelopper le bon sens paysan qu'il avait identifié chez son père en effaçant un paramètre important que que lui-même s'était attaché à effacer qui s'appelle la pénibilité sauf qu'en effaçant la pénibilité dans la génération qui est la leure ils ont aussi effacé le bon sens paysan et donc là moi je revenais avec un projet entre guillemets intermédiaire où je convoquais à ou le bon sens paysan de la génération de de son père qui était né au 19e siècle mon grand-père est né au 19e siècle et et en effaçant la pénbilité c'està-dire que on réussi à à reproduire des logiques comme celle de nos grands-parents mais en mécanisant en utilisation la en utilisant la modernité moi je suis pas dans un projet où j'ai envie de retravailler avec avec avec une bedoche pour faire encharantter euh j'ai besoin aussi de de de de de vivre et de et de et de pas m'épuiser au travail je suis pas je suis pas Mao et et donc c'est c'est ça qu' l'a interpellé s'est dit finalement c'est le bon sens paysant de mon père mais il apporte les évolutions nécessaires pour effacer la pébité donc c'est là il y a eu le déclenchement après il y a eu le regard des autres agriculteurs le regard des autres agriculteurs ça a été de dire parce que j'ai été vite médiatisé par rapport à à mes logiques notamment autour de la proche autour de de l'eau et et ils sont dit mais mais c'est c'est un agité du bocal il fait n'importe quoi et ça durera pas pour reprendre l'expression locale ça durera pas aussi longtemps que les foires de sojon et arrive à ce moment-là le trophée de laculture du R et là je suis passé du statut de de de du farfelu du coin du 68 attardé un peu barbu chevelu qui veut faire de la bio comme on faisait pousser des chèvres en Ardèche ou dans le vercor il y a quelques années je suis passé de ce statut là au statut de quelqu'un qui finalement était véritablement un chef d'entreprise et et au lieu de de créer les faet que espérait Michel Barnier pour refaire le lien et reboucler avec Michel Barnier c'est-à-dire de d'interpeller ces agriculteurs qui étaient plutôt enclin à à à me débiner et à et à à me montrer du doigt et et et de les amener à se dire mais il y a il y a peut-être des choses à regarder dans ce qu'il fait au contraire il y a eu une forme de fermeture et et et ils mont ils m'ont vécu plus comme une menace pour le modèle qui était l'UR comme si je cherchais des responsables comme si je cherchais à accuser des gens ce qui est pas du tout ma logique moi je suis dans une logique où on a un diagnostic un état des lieux qui qu'il faut qu'on accepte je cherche pas de coupable à la situation de celle dans La Celle pardon dans celle dans laquelle on est aujourd'hui c'est pas ça ma démarche c'est de partir de cette de cet de cet état des lieux partir de ce constat de ce diagnostic et de se dire comment est-ce qu'on prépare demain comment est-ce qu'on avance vers demain et et voilà et et c'est ça s'est pas forcément passé comme ça et donc c'est aussi ce qui m'a amené vers m'engager dans dans une vie politique c'est-à-dire que je me suis dit que maintenant et bien il fallait PE peut-être se saisir des politiques publiques pour avancer et ça m'a au moins apporté cette légitimité là c'est-à-dire que pour avancer dans dans une équipe de campagne en tout cas et pour apparaître sur une liste électorale et bien effectivement le trophée de lariculture du RAM m'a donné cette légitimité là pour m'exprimer vous êtes un agriculteur polyvalent confirmé votre projet de développer votre ferme en un système de production en développement durable montre que d'autres voies sont possibles en réalité pour quelle raison pensez-vous que ce modèle ne soit pas également un exemple qui pourrait être suivi par une majorité d'agriculteur c'est c'est c'est le c'est le vrai la vraie question c'est c'est comment expliquer mais j'ai j'ai en partie répondu comment expliquer que alors que parce que je suis pas finalement un cas si isolé que ça je suis peut-être un peu plus médiatisé que les autres mais mais je pourrais vous citer rien que sur ce département plein d'autres agriculteurs qui sont dans les mêmes logiques que la mienne et dont les réussites sont probantes sont probantes et et et des réussites qui y compris économiquement parlant sont sont sont d'une pertinence redoutable alors que les agriculteurs sont régulièrement en difficulté parce que soumis au cours des céréales à Chicago par exemple ou et et et et ça leur pose de réelles difficultés alors que dans notre logique à nous dans notre nouvelle façon de construire le développement agricole ce qui se passe à Chicago ne nous impacte que très peu et et et malheureusement trop peu de d'agriculteurs continuent de s'enferrer dans dans dans la logique qui est la leur et dans dans la logique dominante sans réellement se poser les bonnes questions et et et ça c'est lié probablement euh au fait que que on bouscule des choses qui font que ils le vivent comme un procès une forme de procès une forme de remise en cause alors que c'est pas du tout ça c'est pas du tout ça notre logique mais euh et surtout ceux qui sont en fin de carrière ils se disent mais vous êtes en train de nous expliquer que on a passé toute notre vie dans un dans des logiques de production pour lesquel on s'est trompé on a passé toute notre vie à rembourser des emprunts à être lourdement endetté alors qu'on aurait pu faire autrement et ça c'est et je me mets à leur place je je et encore une fois je suis pas en train de leur faire le procès c'est c'est particulièrement difficile à vivre quand on arrive en fin de carrière et d'avoir cette sensation de de se dire mais on est peut-être passé à côté de quelque chose je pense que c'est ça l'obstacle et après il y a il y a il y a le poids de il y a le poids du modèle lui-même c'est-à-dire que ce modèle là engage des des investissements excessivement lourd qui fait que ils ont l'impression que sil se dégage du modèle qui a entraîné ses investissements lourds ils s'en sortiront pas et et et et ce que je fais moi sur cette ferme je fais la démonstration du contraire c'est-à-dire que quand je reprend la ferme de mon père qui lui avait imaginé que ses enfants ne s'installeraient pas parce qu'on mon frère et moi on avait tous les deux une bonne situation et il pensait que quand il partirait à la retraite il allait céder son outil de travail à un étranger que nous on garderait n nos postes salariés et quand il a commencé à parler de retraite mon frère et moi on s'est dit on va s'installer et sauf que lui il avait construit son plan de sortie de de de vie professionnelle sur la base du capital qu'il allait pouvoir mobiliser quand il allait partir à la retraite et donc le fait que nous on arrive ne l'a pas fait renoncer au hpital auquel il espérait et donc il a fallu que on on on on investisse comme si ça avait été un étranger sur la ferme familiale pour pouvoir la reprendre et et la force j'explique ça non pas pour parler de mon père mais pour expliquer la force du modèle qui qui est le mien en toute modestiein je c'est sûrement perfectible et et et ce qu'il faut retenir c'est la logique et non pas la reproductibilité à l'identique c'est que j'ai j'ai je me suis lourdement endetté très lourdement endetté pour reprendre l'actif de cette structure et le passif d'ailleurs parce qu' du passif euh j'ai acheté des équipements dont je ne me sers plus h forages d'irrigation cinq stations de pompage des kilomètres de tuyau enterrés dont je ne me sers plus et que j'ai amorti sans les utiliser c'est la démonstration y compris sur la logique qui consiste à dire que quand on est lourdement endetté on peut pas changer de modèle je fais la démonstration que c'est justement quand on est lourdement endetté qu'il faut changer de modèle et moi je je l'histoire l'écrira pas puisque j'ai pas fait ce choix-là mais je pense que si j'avais fait un autre choix de modèle agricole je seraai probablement plus agriculteur avec le niveau d'endettement que que j'ai accepté quand j'ai choisi de m'installer ici beno bitau vous êtes un are de conviction j'espère on vous voit souvent dans les médias pour prendre position sur tout un type de conflit pourquoi vous défendez enfin vous vous intéressez à ce qui se passe à civence je m'intéresse au sujet de civence alors ça me renvoie sur plein de sujets mais je vais peut-être introduire et faire la transition entre ce que j'ai vécu sur ma ferme et et et et ce qui m'amène à civin quand je deviens agriculteur je construis mon projet autour de deux constats qui me paraissent déterminants quand on devient agriculteur j'ai dit par exemple tout à l'heure que l'agriculture occupait 70 % de l'espace il y a deux entrées déterminantes que l'agriculteur doit se poser quand il fait le choix de devenir agriculteur le premier c'est que l'activité agricole n'est pas une activité componosee au milieu de nulle part et donc quand on devient agriculteur il faut qu'onre on intègre ses environnements pas l'environnement au sens de l'écologie ses environnement l'environnement économique l'environnement social l'environnement écologique c'est les trois piliers du développement durable et si on veut développer un projet durable il faut s'intéresser à ces trois environnements moi quand je deviens agriculteur je je m'installe sur une ferme qui est localisée sur un bassin versant puisque moi quand je parle de territoire j'aime bien convoquer la notion de bassin versant qui s'appelle la Seudre et donc quand je devient agriculteur sur le bassin versant de la Seudre à l'exéur de laquelle il y a une activité qui s'appelle l'hutre de marine Oléron qui est en train d'agoniser à coup de mortalité avec 80 % de mortalité de coquillage je ne peux pas m'autoriser à développer un modèle agricole qui va alimenter la la les causes de la mortalité de l'ostriculture les premières claires sont à 2 km de chez moi je peux pas faire ça donc ça c'est la première entrée c'est-à-dire on ne pose pas cette activité comme si on l'a poséit au milieu de nullep cette entrée territoriale est fond ental et donc on doit intégrer nos environnements j'ai pris l'exemple de laculture économique écologique et environnementaux ça c'est la première rentrée la seconde entrée c'est l'argent public l'activité agricole est une activité lourdement soutenue par l'argent public et l'argent public c'est l'impôt de tout le monde et donc on doit s'attacher à développer un modèle agricole qui fait référence à la citoyenneté et donc aux attentes de la société civile et donc des contribuables et quand on touche autant d'argent public et je rappelle des chiffres toujours c'est la la pack c'est 54 milliards d'euros à l'chelon européens c'est 43 % du budget total de l'Union européenne c'est pour la simple France 16 6e 15/5e même de l'enveloppe totale de de l'Union européenne alors qu'on est 27 États-membres 15/5e de l'enveloppe pour la France c'est 11,5 milliards d'euros on ne peut pas quand on reçoit autant d'argent public et moi j'ai pas peur de donner mes chiffres je reçois sur ma structure 70000 € d'argent public j'ai juste à déposer un dossier pack à la DDTM tous les 15 mai de chaque année et au que j'ai déposé ce dossier il y a 70000 € qui tombent je ne peux pas accepter ces le le le débat c'est pas de dire faut arrêter de donner de l'argent public ou pas donner d'argent public moi je dis que si on reçoit de l'argent public on a des comptes à rendre à à ceux qui permettent qu'on reçoive cet argent public et je parle de contrat moral avec la société civile moi j'aime bien parler de contrat moral et et c'est et c'est ça la rupture à civince c'est-à-dire qu'aujourd'hui on a des agriculteur qui réclam des équipements comme un barrage par exemple qui sont parfaitement des décalé avec les attentes de la société civile et et il revendique il revendique à civin des équipements pour soutenir un modèle agricole qui paraît-il est rentable il est tellement rentable qu'ils arrivent même pas à se le financer c'est-à-dire qu'on met sur la table 8,5 million d'euros pour faire un barrage pour soutenir un modèle agricole qui paraî-il a besoin de cette eau pour rester rentable mais s'il est rentable il a pas besoin de 8 millions et demi d'argent public pour le pour pour le développer il a pas besoin des 600000 € par an parce que on en parle pas des 600000 € par an de coût de fonctionnement qui vont être supportés par le Conseil Général pour que le le projet fonctionne c'est ça le le le le problème de civince et pourquoi je mets mon aé làbas à 350 km d'ici c'est parce que je suis dans mon mandat d'élu je représente la région au au comité de bassin à dourgaron je suis administrateur de l'Agence de l'eau à dourgaron et que ce projet est financé par par 50 % pour 50 % par l'Agence de l'eau à dourgaron et que A titre du financement par par par l'Agence de l'eau aussi lourdement je considère que je devais remplir mon devoir d'élu c'est-à-dire m'élever contre un projet qui qui qui pour moi n'est pas ne s'inscrit pas dans dans le respect de de des attentes de la société et et et ça ça ça ça me paraît ça ça me paraît très très important de de de de dénoncer de dénoncer ces choses-là et comptez pas sur moi et me faites pas dire ce que j'ai pas dit ou ce que certains veulent me faire dire comptez pas sur moi pour remettre l'intérêt que peut avoir l'irrigation dans le développement de l'agriculture comptez pas sur moi non plus pour pour remettre en cause l'intérêt que peut avoir l'opportunité de stockage de l'eau dans certaines situations sauf qu'il faut il faut faire les choses dans l'ordre c'est-à-dire qu'on regarde d'abord quelles activités agricoles sont développées où on peut faire des économies d'eau qu'est-ce qu'on peut modifier dans les pratiques agricoles pour qu'elle soit moins dépendante de la ressources en eau et quand on a fait tous ces toutes ces évaluations là et qu'on a fait tous les efforts en amont pour que cette activité agricole bascule vers un cercle vertueux où on respecte la ressource en eau tant sur le plan quantitatif que qualitatif et ça nous renvoie sur la Seudre à ce moment-là on on vérifie si on peut pas imaginer de créer du stockage de l'eau et si on doit le stocker moi je vais plus loin que les agriculteurs et si on doit stocker de l'eau dans des équipements financés par de l'argent public et là je m'appuie sur une délibération qui a été voté en région poitoucharante en octobre 2011 juste après la grande séchesse d'octobre 2011 don don je revendique la rédaction c'est que il faut financer ces équipements là par 100 % d'argent public et en garantir la gestion publique ce qui n'est pas le cas d'un équipement comme à civin c'est pour ça que je suis un peu remonté contre le projet de civvin et quand je vois ce qui se passe qu'une cinquantaine d'agriculteurs aujourd'hui se regroupe en milice pour nous renvoyer sur les plus sombres périodes de notre histoire pour aller taper taper les jeunes qui sont sur le site moi ça me révolte ant disait je je vais peut-être pas bien la dire là mais que les jeunes font parfois des bêtises mais une société qui tape sur ses jeunes toujours est toujours dans l'erreur c'est pas comme ça qu'il l'a dit mais c'est c'est ce que ça voulait dire il l'a dit beaucoup mieux que moi faut quand même se rappeler les fondamentaux faut se rappeler les fondamentaux pour rebondir sur vos propos ne pensez-vous pas qu'on assiste progressivement à la fin d'un système celui de l'argent et du profit Ren blanchement citoyen Rochelet humaniste citoyen de la terre membre du du d'un collectif qui s'appelle Noé hein euh qui recherche des perspectives par rapport au devenir de l'agriculture il y a quelque chose qui m'inquiète beaucoup c'est le poids de plus en plus important que prend Monsanto y compris dans la recherche juridique d'attaquer les citoyens par les jardins ouvriers les jardins partagés h et d'une manière générale l'agriculture intensive celle de la mettre la C des hybrides qu'il produit et d'empêcher en fait une autre forme d'agriculture l'agriculture paysane ça m'inquiète beaucoup parce que beaucoup de négociations sont en train de se passer sur le terrain juridique avec des possibilités d'attaquer des états c'est ça et ça m'inquiète beaucoup parce que l'agriculture paysane prend évidemment beaucoup d'essort actuellement il y a véritable conversion les citoyens de plus en plus les études le montrent mangent bio ou local ou local ou les deux ou les deux donc c'est quand même assez inquiétant de voir le poids que prend un Monsanto en plus nos amis australiculteur en train de faire la même chose avec un autre hybride les huites trisomiques triploïde ouais trisomi trisomique c'est c'est quand même inquiétant parce que c'est un modèle que mossanto a mis 30 ans imposé et là il se passe la même chose sur les sur les éclosuseries oui c'estàdire que bientôt nos ostriculteurs nos filières vont dépendre des écloseries et ne pourront plus parce que l'hybridation sera telle que la la biodiversité sera complètement éteinte c'est c'est un vrai sujet c'està-dire que aujourd'hui la menace de l'avriculture c'est c'est c'est c'est gens-l qui sont là pour servir des intérêts des intérêts privés non pas l'intérêt commun ou ou l'intérêt supérieur des génération future ils sont là dans une logique à très court terme et la logique et c'est bien que que René ramène ça aussi sur la problématique de la mer parce que je l'ai dit tout à l'heure moi l'association des logiques termaires j'y crois et je pense que c'est fondamental ce qui s'est passé avec les les les Monsanto et globalement les groupes semenciers c'est qu'ils ont ils ont rendu dépendant c'està-d qu' ils ont sorti l'agriculteur d'une forme d'autonomie ils ont rendu dépendant l'agriculture à la génétique et donc à la fourniture de semence ce qui fait qu'aujourd'hui les groupes semenciers et mais mais et ça fait le lien avec sivin parce que si on veut créer un barrage à civin c'est pour irriguer des productions d'hybride de maïs les les les les les les firmes seencières donc on ont mis au point de des des populations enfin c'est pas des populations justement des variétés hybrides et et le SOMUM c'est les OGM qui font que l'agriculteur doit passer systématiquement par la case semence pour ressemer les productions qu'il récoltera et et ce qui est en train de se passer avec les triploïdes en ostriculture c'est exactement la même logique 40 ans plus tard exactement la même logique alors que des alternatives existent et c'est là où moi ça me ça me rend malade c'est-à-dire que quand je vous montre ce maïs là par exemple ou celui-là c'est des variétés de maïs que moi j'ai mis au point sur ma ferme et le grain qui sort de ces épis là il se mangeent c'està-dire qu'on peut faire de la farine de maïs pour faire une délicieuse paâtisserie qui s'appelle le Mia en saintonger et il se sème c'est le même grain et et et on a retrouvé notre autonomie et on est sur des variétés qui pour faire le lien avec cvin encore on resturait leur faculté à pousser ou on les fait pousser c'est-à-dire qu'on a rétabli la rusticité ce que ce qu'on ce qu'on parfaitement perdu c'est ces populations ou ces variétés hybrides et et la différence avec les hybrides c'est que effectivement sur une commune comme sablonceau sur laquelle on est aujourd'hui et on n' pas volé le nom de notre commune si ça s'appelle sablonceau c'est qu'on est sur des terres plutôt sableuses quand on sème du maïs entre le 15 avril et le 15 mai on peut espérer fin octobre récupérer 130 ou 140 quau de maïs ramené au norm si on l'irrigue convenablement et c'est ça l'intérêt de de de de de Monsanto c'est qui disent on peut exploser les rendements et faire et atteindre des productivités énorm et donc l'agriculteur qui sème ces variétés là s'appuie sur ce potentiel ce rêve à 130 ou 140 quin et crée toutes les conditions pour atteindre 130 ou 140 quinau et donc il apporte 200 kg d'azote j'ai parlé tout à l'heure de l'azote il apporte 10 tour d'eau pour apporter 3000 m C hear d'eau pour atteindre ses rendements de 130 ou 140 quinau si on compare cet itinéraire là avec l'itinéraire de monmaïs population que j'ai moi-même mis au point effectivement euh ils atteignent 130 ou 140 quinteau mais le poids de l'irrigation et là c'est une donnée euh que j'ai volé nulle part c'est la Chambre d'Agriculture qu' le dit le poids de l'irrigation sur sur un hectare de maïs c'est 5 quinteau par passage par par par ce qu'on appelle par un tour d'eau pour apporter 3000 m³ c'est-à-dire 300 mm d'eau sur la culture de maïs sur des terres comme à sablonceau qui sont sableuses et qu' ont pas de réserve utile il faut revenir 10 fois ça veut dire que pour atteindre 130 ou 140 quinau il faut il faut enlever 10 x 5 quinau rien que par l'irrigation c'est-à-dire que finalement le rendement sans l'irrigation nous amène à un rendement de 80 à 90 quantau qu'on va appeler rendement économique quand je sème ces variétés là avec de l'assemence que j'ai mis au point moi-même j'ai un espoir de rendement de 80 à 90 quinau j'ai pas apporté une goutte d'eau je n'ai amené que 150 unités d'azote où eux ils en ont mis 250 et je suis autonome sur mon postsemence c'est-à-dire qu'il me coûte 10 à 15 fois moins voire 20 fois moins cher que eux à aller chez Monsanto et chez pillonnier c'est ça la différence et dans la logique et dans cette logique là la grande différence parce que faut faut quand même ramener ça dans le contexte global la grande le le la ligne de partage entre la logique à 130 qu à grand coup d'irrigation d'azote et de pesticide et la mienne avec mes variétés population qui vont plafonner certes à 80 ou 90 quau sans irrigation c'est 2000 km de cours d'eau à sec chaque année sur notre région po toucharante 2000 km de cours d'eau à sec à cause de l'irrigation qui mobilise 80 % de la ressource en eau douce en été c'est ça la différence entre les deux logiques mais pourquoi donc est-ce qu'on continue donc d'utiliser les variétés hybrides bah parce que ces groupesl qui ont des moyens économiques énormes construisent des communications qui sont en vérité des propagandes jouent avec les peurs et sont en train d'expliquer aux agriculteurs qu'ils sont les grands sauveurs de l'humanité et qu'on doit continuer dans ce modèle- là parce qu'il faudra nourrir 9 milliards de personnes en 2050 sauf que ça c'est une c'est c'est c'est un c'est le c'est le plus gros mensonge que j'ai entendu depuis que je suis né parce que pour maintenir ce modèle qui qui est très qui est certes très productif on est on est en train de bousiller les équilibres j'en ai parlé tout à l'heure les ressources l' en particulier la biodiversité et on efface parce que à chaque fois qu'une parcelle de de de maïs population est à proximité d'uneune d'une d'une d'une d'une autre variété hybride ou d'une variété OGM pire la la la variété population elle est définitivement morte c'est irréversible elle est perdue pour toujours donc ça c'est c'est très grave et on continue d'alimenter le changement climatique on menace la santé parce qu'il y a il y a des pesticides partout donc on est dans dans dans un cercle vicieux parfait sauf que on est en train de nous expliquer que c'est ce modèle làà qui nourrir 9 milliards de personnes en 2050 sauf qu'en 2050 les grands spécialistes du pétrole nous disent que cette ressource sera plus là et je vous ai expliqué tout à l'heure que pour produire un hectare de maïs il faut il fallait apporter rien que par la fertilisation azotée entre 200 et 250 L de pétrole par hectare par le poids de la fertilisation azotée donc fauta qu'on m'explique comment ce modèle qui toujours plus productif paraî-il à grand coup de pétrole va réussir à nourrir 9 milliards et demi de personnes en 2050 alors qu'il dépend du pétrole justement quand il y auras plus de pétrole et et et donc c'est c'est c'est pour ça que je parle de propagande parce que c'est c'est un mensonge qui fait que on est en train de jouer des baroutes d'honneur parce que c'est des baroutes d'honneur qui sont en train de jouer parce que leur modèle il va s'effondr avec le pétrole sauf qu' il continue d'engranger le maximum de profit pendant qu'ils peuvent le faire et et et et il s'appuie sur euh je veux pas être méchant mais sur le manque de connaissance euh des agriculteurs qui tomb dans le panneau pour continuer d'asseoir leur logique avant de mettre un point final à cet entretien Bono bito s'il y avait un seul mot qui pourrait vous qualifier quel serait-il ce mot déterminé peut-être je sais pas c'est j'ai j'ai l'habitude de dire que mon moteur alors c'est c'est plus qu'un mootin mais mon moteur c'est l'amour et le carburant c'est la colère merci beaucoup d'avoir accepté cet entretien