Daniel Cohn-Bendit : "Macron est un Don Juan intellectuel" - C dans l'air 19.12.2023
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Il fait partie de ceux qui ont cru à Emmanuel Macron dès 2016. L'un de ses premiers soutiens. Pourtant aujourd'hui, il le dit sans ambiguïté, le président a échoué.
- 0:42OuverteRéponse directe
L'échec d'Emmanuel Macron, l'échec aussi du « en même temps », ce que Daniel Cohn-Bendit appelle le « dépassement ». Pour lui, tout bascule en 2019, au moment de la réforme des retraites.
- 1:29OuverteRéponse directe
Cette déception est idéologique, pas personnelle, mais reconnaît que le président a cessé de l'écouter depuis deux ans.
- 2:15OuverteRéponse directe
En actant cette rupture, Daniel Cohn-Bendit revient au clivage traditionnel et appelle sa famille politique, la gauche, au sursaut.
- 2:59OuverteRéponse directe
Pour les Européennes, son choix est fait, c'est Raphaël Glucksmann. Il appelle socialiste et écologiste à se ranger derrière lui.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:13Invité politiqueFait
« Ça n'a pas marché, il n'a pas réussi. »
- 0:35Invité politiqueFait
« Il a dit, une fois que je partirai, on n'aura plus besoin de voter aux extrêmes. Ce n'est pas tout à fait le cas. »
- 0:53Invité politiqueFait
« Il s'est laissé entraîner technocratiquement, où, disons, le surplus technocratique d'Edouard Philippe avec l'âge pivot, a montré les limites de son dépassement. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Il y a une fenêtre d'opportunité pour redonner une certaine vigueur à la gauche, à la gauche, ce que j'appelle la gauche réformique, c'est-à-dire couper le cordon ombilical avec LFI, la France insoumise. »
- 2:45Invité politiqueChiffre
« L'extrême droite en France, cinq, six mois avant les élections européennes, est à 37, 38 %. »
Temps de parole
- Daniel Cohn-Bendit74 %
- Présentateur26 %
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Il fait partie de ceux qui ont cru à Emmanuel Macron dès 2016. L'un de ses premiers soutiens. Pourtant aujourd'hui, il le dit sans ambiguïté, le président a échoué.
Ça n'a pas marché, il n'a pas réussi. Donc à partir de là, vu l'évolution du paysage politique français, vu le fait que l'extrême droite n'arrête pas de monter, et je me suis dit, il faut penser peut-être autre chose. On voit bien que les résultats ne sont pas là. Il a dit, une fois que je partirai, on n'aura plus besoin de voter aux extrêmes. Ce n'est pas tout à fait le cas.
L'échec d'Emmanuel Macron, l'échec aussi du « en même temps », ce que Daniel Cohn-Bendit appelle le « dépassement ». Pour lui, tout bascule en 2019, au moment de la réforme des retraites.
Il s'est laissé entraîner technocratiquement, où, disons, le surplus technocratique d'Edouard Philippe avec l'âge pivot, a montré les limites de son dépassement. Il lui a manqué cette capacité de comprendre la société, et donc de comprendre à quel moment il faut faire des compromis avec la société.
L'ancien député européen l'assure. Cette déception est idéologique, pas personnelle, mais reconnaît que le président a cessé de l'écouter depuis deux ans.
Vous savez, Macron, aujourd'hui, je le définis comme un donjouant intellectuel. Il est fascinant. Il est fascinant. Vous discutez avec lui, d'abord, c'est incroyable ce qu'il sait, ce qu'il connaît, et c'est intéressant, et il écoute. Mais comme tous les donjouants, à un moment, vous ne l'intéressez plus, et il passe à quelqu'un d'autre. Donc c'est au niveau intellectuel, et, si vous voulez, ce que, dans sa personnalité, il lui manque une dimension de compréhension sociale qui fait qu'il s'isole en permanence.
En actant cette rupture, Daniel Cohn-Bendit revient au clivage traditionnel et appelle sa famille politique, la gauche, au sursaut.
Il y a une fenêtre d'opportunité pour redonner une certaine vigueur à la gauche, à la gauche, ce que j'appelle la gauche réformique, c'est-à-dire couper le cordon ombilical avec LFI, la France insoumise. L'extrême droite en France, cinq, six mois avant les élections européennes, est à 37, 38 %. Donc réveillez-vous ! Après, quand Marine Le Pen sera au pouvoir, vous allez tous pleurer et dire « oui, c'est la faute à machin », « non, c'est la faute à vous tous ». Aujourd'hui, je vous dis, ça sera la faute à vous tous.
Pour les Européennes, son choix est fait, c'est Raphaël Glucksmann. Il appelle socialiste et écologiste à se ranger derrière lui.
Daniel Cohn-Bendit