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Discours / meetingfranceinfo (sur YouTube)· 22 septembre 2026 33 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalEnvironnement & énergieNumériqueJustice

Emmanuel Macron sur Gaza : "Un spectacle qui fait honte à tous"

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

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Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 5:09Invité politiqueFait
    « Aucun d'entre nous ne peut vouloir être celui qui démentelle le cadre protecteur des conventions de Genève. »
  • 5:51Invité politiqueChiffre
    « la France poursuivra donc ses efforts pour que l'initiative mondiale en faveur du droit international humanitaire, déjà rejointe par plus de 116 États, nous amène à renouveler ensemble nos engagements. »
  • 6:33Invité politiqueFait
    « Nous ne pouvons pas accepter le nouvel ordre de l'impunité que certains voudraient bâtir. »
  • 7:17Invité politiqueChiffre
    « L'initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de vétocité de masse est plus que jamais nécessaire et je me félicite que 128 États membres la soutiennent désormais. »
  • 8:22Invité politiqueFait
    « La coalition des volontaires que nous avons formé avec le Royaume-Uni et l'Allemagne rassemble l'ensemble de ceux qui sont prêt à garantir la paix et la stabilité au cœur de l'Europe. »
  • 9:06Invité politiquePromesse
    « Nous organiserons à Paris en novembre une réunion de reconstitution du fond de paix de l'Union africaine en marge du forum de Paris sur la paix. »
  • 10:34Invité politiqueFait
    « Combien de fois avons-nous entendu que la souveraineté des peuples était valable en Europe, mais que quand il s'agissait de regarder le Moyen-Orient ou l'Afrique, on pouvait bien s'en passer. »
  • 12:12Invité politiquePromesse
    « Nous soutenons l'initiative d'un double moratoire, un moratoire sur l'énergie et les infrastructures civiles de part et d'autres et un moratoire sur la mer noire qui permettra de libérer les céréales. »
  • 16:39Invité politiqueChiffre
    « nous avons tenu parole en réallointant plus de 100 milliards de dollars de droits de tirage pour aider les pays africains. »
  • 21:06Invité politiqueFait
    « la remise en cause de la science chez d'autres. Et donc là aussi ne céitons rien. »
  • 24:20Invité politiqueFait
    « décider des innovations qu'ils veulent faire, décider les uns de faire une pause, les autres non, décider de savoir si les innovations qu'ils feront viendront attenter à la sécurité nationale de nos États. »
  • 25:04Invité politiqueFait
    « l'Europe d'ailleurs a été la première avec l'IA acte à bâtir ces principes et en particulier la capacité à auditer ces modèles. »
  • 26:31Invité politiquePromesse
    « Nous avons réuni avec le Kenya, l'Espagne, l'Australie la coalition pour les droits et la protection des enfants à l'air de l'intelligence artificielle. »

Temps de parole

  • Emmanuel Macron100 %

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Emmanuel Macron

Mesdames, messieurs les ministres, mesdames, messieurs les ambassadrices, ambassadeurs et délégués. Chers amis, depuis ce matin, ici se succèdent les discours qui disent l'état du monde et j'ai peur de manquer d'originalité en le décrivant.

Chacun décrit en effet le retour de l'impérialisme, de l'arrogance, du retour à la force sans règle ni retenue, un monde au fond de concentration du pouvoir ou quelques-uns pense qu'on peut battre en brèche l'ordre international pour élargir ses frontières ou d'autres pensent qu'on peut fouler au pied la souveraineté des peuples pour en disposer soi-même et où quelques-uns pensent pouvoir décider de l'avenir de la planète qu'il s'agisse du climat ou de l'intelligence artificielle.

Et au fond, la question qui nous est posée de manière très simple consiste à savoir si nous voulons vivre dans cet état de nature avec une forme de retour de la loi de la jungle ou dans une société internationale civilisée. Notre devoir plus que jamais est de nous tenir droit aux côté des Nations- Unies pour décider précisément ensemble de l'intérêt commun, c'est-à-dire du côté de ceux qui veulent choisir librement leur destin, leurs alliances, leur modèle de développement, leur avenir, du côté de ceux qui refusent que leur souveraineté soit confisquée par la force injuste ou par la peur et du côté de l'espoir.

C'est la raison d'être de notre organisation, cette maison commune qui réunit les peuples libres, égaux, qui est fondé sur l'égalité souveraine de chacun de ses membres. C'est notre charte qui empêche que la puissance des uns leur permettent de décider pour les autres. C'est elle surtout qui nous oblige à faire ensemble la démonstration de notre engagement et de notre capacité d'agir utilement. Vous savez, l'attachement de la France aux Nations-Unies et sa volonté d'assumer pleinement les responsabilités particulières que la Charte lui confie.

Et je veux vous dire aussi l'engagement de mon pays à agir avec chacun d'entre vous pour renouveler les conditions de l'action multilatérale et faire la démonstration que nous sommes plus forts, plus efficaces, mieux capable de faire face ensemble au défi commun. ceux d'aujourd'hui et ceux qui viennent qui nous échappent encore alors même que tout change autour de nous. J'évoqué le climat et l'environnement. C'est vrai aussi pour la guerre et la paix. C'est vrai évidemment pour les technologies comme pour le développement.

Au fond, dans chacun de ces domaines, là où la loi du plus fort tente de s'imposer, il nous faut défendre la justice, l'intérêt commun et il faut le faire dans notre intérêt même à chacun. car c'est notre charte qui protège cette possibilité de vivre ensemble. Alors, face aux cours du monde et au fait que ce que nous sommes en train de vivre aujourd'hui, c'est l'accumulation de guerres que nous n'arrivons pas à résoudre, de cris qui se multiplient et de défis contemporains qui viennent porter une ombre nouvelle sur les générations nouvelles. Je crois que notre devoir, c'est de ne pas céder.

Et au fond, le message que je suis venu porter aujourd'hui, comme je le fais depuis 9 ans, c'est celui d'une détermination, d'un optimisme de l'action, mais c'est de vous dire ne cédons pas à l'esprit de défaite, à la fatalité au fond à ce qui est à la mode qui serait de nous résoudre à dire cette organisation, nous y venons pour faire des discours mais elle ne sert plus à grand-chose. Mettons en place d'autres organisations où la loi du plus fort peut réussir et on peut peut-être imposer une autre paix. Ne cédons pas à cela encore moins aujourd'hui qu'hier et n'y cédons pas à cinq égards. Ce sont les cinq remarques que je voudrais faire.

La première, ne cédons pas à une forme de fatalité face à la guerre et au malheur des peuples. Nous devons nous réengager pour trouver des solutions concrètes et bâtir la paix. Le droit international n'a jamais prétendu décrire la réalité. Il dit les limites que des puissances souveraines se sont volontairement fixées. Et pour que la force ne soit pas le seul recours en cas de désaccord, pour que même dans le face-àface de la guerre, l'ennemi demeure un être humain. Ce sont les leçons du 20e siècle. Ceux qui veulent les oublier aujourd'hui font tout à la fois commettent tout à la fois une faute morale et une erreur politique. Mais la réalité est là.

Au Moyen-Orient, en Ukraine, en Afrique, l'industrialisation des crimes de guerre, des violations du droit et de la destruction des infrastructures civiles ouvre un nouvel âge de la barbarie. Aucun d'entre nous ne peut vouloir être celui qui démentelle le cadre protecteur des conventions de Genève. Alors que les attaques se multiplient de Dépro à Gaza, de Bouavou à Elfacher avec la Jordanie et le CICR, la France poursuivra donc ses efforts pour que l'initiative mondiale en faveur du droit international humanitaire, déjà rejointe par plus de 116 États, nous amène à renouveler ensemble nos engagements.

Nous devons nous remobiliser pour défendre nos humanitaires, défendre le droit international humanitaire dans cette période. Comme nombre d'entre nous l'avons dit souvent, c'est aussi parce qu'il n'y a pas de paix sans justice que la France continue d'apporter un soutien à la fois politique et opérationnel aux mécanismes internationaux de justice, d'enquête, de collecte d'épreuves, notamment l'établ notamment les missions d'établissement des faits et que nous continuons et continuerons d'appuyer la Cour internationale de justice et son rôle central. Nous ne pouvons pas accepter le nouvel ordre de l'impunité que certains voudraient bâtir.

C'est aussi pour cela qu'au conseil de sécurité, la France soutient les réformes qui garantissent son efficacité. Sur le format, bien sûr, nous devons l'ouvrir à de nouveaux membres, à de nouvelles régions du monde à commencer par l'Afrique, mais aussi sur le fond. Le conseil de sécurité doit pouvoir agir face à des violations massives du droit international. Qui peut se satisfaire d'une impasse procédurale face à la barbarie ? L'initiative franco-mexicaine d'encadrement du droit de vétocité de masse est plus que jamais nécessaire et je me félicite que 128 États membres la soutiennent désormais. La campagne doit continuer, permettre de l'emporter.

donc obtenir l'engagement de chacun des membres permanents du conseil de sécurité. Mais il ne suffit pas de convoquer le droit et d'invoquer nos valeurs pour satisfaire les obligations auxquelles nous avons chacun consentiant les Nations-Unies. Notre devoir, c'est l'action. La France y est prête en coalition avec tous ceux qui veulent agir dans le respect des principes de la charte et qui ne n'accepte pas l'impuissance. Ainsi, en Ukraine, la coalition des volontaires que nous avons formé avec le Royaume-Uni et l'Allemagne rassemble l'ensemble de ceux qui sont prêt à garantir la paix et la stabilité au cœur de l'Europe.

Là où deux guerres mondiales ont commencé et dont personne ne peut se désintéresser. Beaucoup ici savent mieux que quiconque ce que le retour de la guerre en Europe peut signifier. Nous n'y céderons rien. La coalition des volontaires porte ce combat. Au Moyen-Orient, nous avons mis sur pied une coalition indépendante et multinationale pour restaurer la liberté de navigation dans le D3 d'Ormouse. Celle-ci ne doit pas être un objet de chantage. C'est un principe cardinal du droit international et il est dans l'intérêt de tous que les navires passent le D3 en toute sécurité et que l'approvisionnement énergétique de nos pays soit assuré. La réouverture du détroit d'Ormouse est une priorité.

Le respect du droit international y est une priorité dans l'intérêt de tous et la France s'y engagera. En Afrique, nous portons une responsabilité collective face aux crises qui s'accumulent et aux réponses qui ne viennent pas. Au cœur des conflits, les opérations de paix doivent être plus efficaces et pour cela, elles doivent disposer des moyens adéquats et s'inscrire dans une meilleure coordination. entre les États-Unis et les États-U.

J'évoqué déjà en 2018 le rôle des organisations régional et l'organisation d'une meilleure coordination entre celle-ci et les Nations- Unies lors du sommet Africa Forward à Naéobi avec plus de 30 chefs d'État africain puis au siège de l'Union africaine à Hadis Abeba au côté de l'ONU. Nous l'avons dit clairement, l'Union africaine et les organisations régionales doivent être en capacité de jouer pleinement leur rôle en matière de paix et de sécurité sur le continent.

Nous organiserons à Paris en novembre une réunion de reconstitution du fond de paix de l'Union africaine en marge du forum de Paris sur la paix et j'appelle tous les contributeurs potentiels à y prendre des engagements forts et concrets. Ne pas céder donc face aux guerres, nous réengager, chercher à bâtir dans le respect de la charte des solutions. Deuxième principe, c'est de ne pas céder à la tentation permanente du double standard, car c'est celui qui divise notre planète et qui décrédibilise la cohérence de notre ordre international et de notre charte.

Combien de fois avons-nous entendu que la souveraineté des peuples était valable en Europe, mais que quand il s'agissait de regarder le Moyen-Orient ou l'Afrique, on pouvait bien s'en passer. Non, nous devons défendre partout les mêmes principes et le faire dans le respect de la charte, c'est-à-dire de la souveraineté de ces mêmes peuples, jamais en nous substituant à eux. Et à chaque fois que quelques États, parfois au nom même de l'ordre international ont voulu se substituer au peuple pour changer tel régime ou changer tel système, ils ont plongé ces états dans des chaos plus grands encore. Aucun double standard. Une vie égale une vie.

La paix et la sécurité sont indivisibles et tous y ont droit. En Ukraine, depuis près de 5 ans, la Russie poursuit une guerre cruelle contre les civils et occupe le territoire d'un pays souverain. La France continuera d'apporter un soutien sans faille aux aspirations légitimes du peuple ukrainien à la paix, à la sécurité et à l'avenir. Dans le même temps, elle ne ménagera aucun effort pour que s'engage au plus vite une négociation utile entre l'Ukraine et la Russie. Nous devons défendre les Ukrainiens et les défendre plus que jamais avant l'hiver qui s'annonce. Les défendre en matière d'énergie, les défendre pour avoir davantage d'intercepteurs et protéger leur population civile.

C'est aussi pour cela que nous soutenons l'initiative d'un double moratoire, un moratoire sur l'énergie et les infrastructures civiles de part et d'autres. et un moratoire sur la mer noire qui permettra de libérer les céréales est d'apporter une réponse à la question de sécurité alimentaire au combien crucial pour tant de pays émergents et en développement. Ce double moratoire est une nécessité. Proposons-le et mettons la Russie face à ses propres discours aux proches chez Moyen-Orient, c'est encore le respect de la souveraineté de chacun qui peut seul amener la paix et la sécurité à tous. Et c'est ce que nous défendons.

Respect de la souveraineté pour les Libanais, déplacés et dont les villages sont détruits les uns après les autres dans le sud. Seul un Liban pleinement souverain pourra conduire à faire rendre les armes au esbola et à rétablir la sécurité pour la Libanais et tous les voisins. Souveraineté du Liban et de son peuple. Souveraineté pour les Palestiniens dont les droits les plus élémentaires sont encore aujourd'hui bafoués. Il y a un an, ici même, nous étions une douzaine d'états à reconnaître la Palestine. J'entends le cynisme de certains reconnaissance de papier regarder la réalité. Mais quelle est notre crédibilité si nous continuons de rester inactifs face à Gaza ?

Certains se flattent d'une paix prétendue, mais cette paix n'a pas rouvert une seule seconde les voix humanitaires. Devons-nous contempler ce spectacle qui nous fait honte à tous ? Jamais. Regardez ce qui se passe en 6 Jordanie où chaque jour des violations sont faites au nom de quoi ? Le Hamas n'a jamais sévie en 6 Jordanie. C'est construire chaque jour l'impossibilité d'un projet qui est le respect des droits légitimes du peuple palestinien à exister. Mais c'est en même temps les conditions mêmes de la sécurité d'aujourd'hui et de demain pour Israël et son peuple. Sécurité à laquelle nous sommes attachés, existence à laquelle nous sommes attachés.

Mais tous ceux qui prétendent que la sécurité d'Israël passe par la violation de la souveraineté de tous ses voisins, font une erreur funeste, affaiblissent la sécurité d'Israël pour aujourd'hui et pour demain. Et la menace souveraineté aussi pour la Syrie dont la révolution ne doit pas être déçue. J'étais il y a quelques mois à Damas pour apporter le soutien de la France à la construction de la Syrie libre et nous devons poursuivre ces efforts et là aussi permettre à la Syrie de restaurer pleinement sa souveraineté et son unité.

La France est engagée dans chacun de ces combats comme nous sommes engagés avec l'Italie, avec l'aide de la Jordanie et de quelques autres et de tous les amis du Liban pour trouver une suite efficace à notre engagement d'un demi-siècle au sein de la finule, au service de tous les Libanais et de la souveraineté de leur pays. Pas de double standard, donc souveraineté des peuples partout. La troisième conviction, c'est que nous ne devons pas céder à la division du monde et à cette fracture que beaucoup décrivent, que certains utilisent entre le nord et le sud. Nous ne règlerons aucun des défis de la planète si nous laissons cette division s'installer.

Alors, elle s'installe, elle se nourrit du double standard quand il est pratiqué par certains. Mais nous avons besoin de réconcilier le nord et le sud pour répondre aux défis qu'il s'agisse du climat, de la santé, du développement. C'est à ce titre que nous avons ces dernières années multiplié les initiatives face au Covid avec les initiatives Acta et Covax en partenariat avec l'Organisation mondiale de la santé. et l'Union africaine lorsqu'il s'est s'agit de relancer les économies avec le fond monétaire international pour réallouer des droits de tirage spéciaux et permettre de mieux financer les économies africaines.

Et nous avons tenu parole en réallointant plus de 100 milliards de dollars de droits de tirage pour aider les pays africains. Et nous devons constamment veiller à garder l'unité et ne pas opposer les blocs. C'est pourquoi il est si important de ne pas laisser se fracturer l'architecture mondiale de la santé. Nous devons continuer d'avancer sur sa réforme mais en affaiblissant jamais l'Organisation mondiale de la santé, en permettant de finaliser le traité pandémie et en soutenant l'OMS et CDC Africa pour lutter encore plus efficacement contre Ebola. Nous devons aussi savoir lucidement réformer notre aide publique au développement et bâtir un investissement solidaire beaucoup plus efficace.

C'est le sens de ce que nous avons fait en 2023 avec le pacte pour la prospérité, les peuples et la planète. C'est le sens de l'initiative prise à Naobi il y a quelques mois lors du sommet Africa forward. Bâtir un nouveau consensus de l'investissement solidaire. Là où tant de pays sont en train de réduire leur transfert et pourtant où les besoins de nombre de pays du sud augmentent, nous devons aller plus vite et plus fort pour aider le FMI et la Banque mondiale à avoir plus d'efficacité.

à améliorer l'efficacité de leurs instruments, à mieux mobiliser le secteur privé, à bâtir des mécanismes de garantie pour que dans les pays émergents, les pays à revenu intermédiaire et les pays en développement, nous puissions apporter une réponse plus efficace. C'est ce partenariat nouveau financier qu'il nous faut bâtir pour éviter la fracture entre le nord et le sud. De la même manière, ce partenariat nord-sud passe et passera par notre capacité à réouvrir des dialogues sur nos histoires communes, nos mémoires et nos relations culturelles.

C'est ce que la France a cherché à faire ces dernières années par un travail de connaissance et de reconnaissance sur la base de travaux scientifiques conjoints en lançant un processus de législative qui nous a permis d'enclencher la restitution des biens culturels, d'avoir là aussi en quelque sorte un partenariat de mémoire, de culture, d'histoire avec nombre de pays du sud. Et nous poursuivons avec le Ghana notamment, mais aussi avec tous les partenaires qui le souhaitent. le travail pour répondre aux besoins de justice réparatrice qui a été formulé. C'est une question de respect et c'est sur ce respect aussi que se bâtit la Réunion du Nord et du sud.

Au-delà des politiques de développement et de mémoire de nouveaux partenariats implique aussi d'avoir une mondialisation, un commerce mondial plus efficace et plus équitable. C'est ce que nous avons cherché à faire lors du G7 organisé par la France. en associant plusieurs pays du sud, en bâtissant à travers le sommet des convergences un dialogue au-delà du G7 avec la Chine, l'Inde, le Brésil, la Corée, le Kenya et j'en passe pour permettre d'améliorer notre organisation collective, d'éviter l'accumulation par quelques-uns des minerais critiques et des terres rares et de permettre une coopération plus efficace en matière de commerce comme en matière monétaire.

Au fond, vous le comprenez, nous avons une responsabilité pour ne pas laisser s'installer cette fracture entre deux blocs. Le 4rième principe, c'est de ne pas céder à la fatalité en matière de climat et de biodiversité. Nous avons beaucoup fait ces dernières années depuis les accords de Paris il y a 11 ans dont les principes restent valables, dont les accords sont à défendre et dont nous ne devons pas dévier. Mais j'entends comme vous le doute qui n'est chez certains, la remise en cause de la science chez d'autres. Et donc là aussi ne céitons rien. Si nous voulons répondre au défis de la planète, ceux du climat, de la biodiversité, nous avons besoin du multilatéralisme d'action.

C'est ce que nous avons cherché à faire à travers les One Planet Summit. C'est ce que nous avons aussi cherché à faire collectivement et réussi. Si on regarde la question des océans, il y a quelques années, tout le monde nous disait qu'il était impossible de bâtir des accords pour protéger nos aires marines, nos océans. Regardez ce que nous avons fait il y a quelques années. Protéger 30 % de notre espace terrestre et de nos mères. Nous avons bâti cet accord. Nous améliorons chaque année sa mise en œuvre. Et puis beaucoup nous disaient que nous n'arrivions jamais au fond à préserver ce qui représente plus des de tiers de nos océans. La haute mer au-delà de nos zones économiques exclusives.

Nous avons réussi à mener cette négociation en engageant là aussi les grandes puissances. Ce fut l'accord BBNJ et en quelques mois, nous avons finalisé les plus de 60 ratifications, ce qui fait que cet accord aujourd'hui est en œuvre. Le sommet de Nice rassemblant les nations pour l'UNOC 3 en juin de l'année dernière a permis d'accélérer ce travail plus quelques autres réalisations et la première COPE sur les océans se tiendra dans quelques mois en janvier. C'est une formidable preuve. de notre capacité à avoir des résultats concrets lorsque nous nous mobilisons et agissons ensemble. Et donc et donc ne cédons rien à la fatalité du moment.

Défendons nos acquis mais défendons aussi nos principes. Nous devons défendre la science indépendante et libre. Protégeons le JC, l'IPBES, nos scientifiques qui nous alertent, qui mesurent, qui évaluent. Restons attachés aux accords de Paris, à notre trajectoire nationale, à notre décarbonation et à l'objectif de neutralité carbone à 2050. Prenons nos responsabilités, accélérons les coopérations, l'innovation, relançons le travail sur le crédit biodiversité et mettons en œuvre nos objectifs sur la protection des forêts et des océans.

Il n'y a aucune fatalité que des décisions à prendre pour nous dès aujourd'hui qui sommes déjà les victimes du dérèglement climatique et plus encore pour nos enfants. Enfin, ne céitons rien à l'état du monde qui est en train d'émerger sur l'intelligence artificiel et par lequel quelques-uns voudraient nous faire croire que seul deux puissances, les États-Unis et la Chine, pourraient décider, ou plus exactement que quelques acteurs économiques pourraient décider de tout.

décider des innovations qu'ils veulent faire, décider les uns de faire une pause, les autres non, décider de savoir si les innovations qu'ils feront viendront attenter à la sécurité nationale de nos États, pourront demain permettre d'attaquer nos hôpitaux ou nos banques et décider aussi de ce que sera l'avenir de nos sociétés. Non. Non. Et nous ne découvrons pas cela.

Dès 2018 au sein du G7 avec nos amis canadiens, nous avons lancé le partenariat mondial pour l'intelligence artificielle adossant cette structure à l'OCDE pour commencer la discussion et la nécessité de régulation lors du sommet pour l'action sur l'intelligence artificielle organisée à Paris en 2025, poursuivi par l'Inde en 2026 et qui se tiendra en Suisse l'année prochaine, nous avons plaidé pour deux éléments très simple que chaque région du monde puisse se doter de ses capacités propres de calcul de modèle LLM d'écosystème d'intelligence artificielle et pour que nous puissions développer la possibilité d'auditer ces modèles et de ne pas être dépendant simplement de quelques acteurs privés.

L'Europe d'ailleurs a été la première avec l'IA acte à bâtir ces principes et en particulier la capacité à auditer ces modèles. Nous devons poursuivre sur cette voie. Et à cet égard, je veux ici insister sur un point, notre jeunesse et nos enfants. Nous avons trop tardé à protéger nos enfants et nos adolescents des réseaux sociaux. Partout dans nos sociétés, nous voyons les conséquences. baisse de la capacité à apprendre. Épidémie d'obésité chez les uns, de trouble de la santé mentale chez les autres. Les constats sont là et les éléments de corrélation sont bien établis.

C'est pourquoi nous avons lancé à quelques-uns une grande initiative pour protéger nos enfants et nos adolescents de l'accès aux réseaux sociaux avant 15 ans ou 16 ans selon les pays. Et l'Europe a suivi maintenant ce pas qui a décidé de lancer une régulation. Et je veux saluer ici le caractère pionnier des Australiens qui ont été les premiers à légiférer en la matière. Nous allons poursuivre jusqu'au bout ce combat. Mais n'attendons pas les mêmes conséquences quand il s'agira de l'intelligence artificielle. Dès maintenant, nous devons protéger nos enfants et nos adolescents à cet égard. Regardez l'impact des chatbots sur nos enfants.

C'est pourquoi nous avons réuni avec le Kenya, l'Espagne, l'Australie la coalition pour les droits et la protection des enfants à l'air de l'intelligence artificielle. Dès cet après-midi, nous la mobilisons. Et le forum de Paris sur la paix sera le lieu où les 10 et 11 novembre prochain, nous nous voulons réunir l'ensemble des gouvernements, l'ensemble des organisations, l'ensemble des acteurs publics, privés, des entreprises et des académiques qui veulent accélérer cet agenda de protection de nos enfants. Et je vous donne rendez-vous le 101 novembre prochain à Paris à cet égard. Au-delà de cela, nous voyons bien la course au modèle frontière qui est lancé.

Nous devons continuer d'investir chacun dans nos géographies pour y participer. Et la France est fière d'avoir justement un acteur qui est dans la compétition des modèles frontières et nous allons continuer d'investir, d'accompagner Mistral et Aï pour pouvoir tenir notre rang, essayer justement de d'avoir un tel modèle.

Mais nous devons aussi bâtir des coopérations nouvelles et je souhaite très profondément que tous les États souverains attachés à leur indépendance européens, canadien, brésilien, indien, indonésien, africain, État du Golf, Singapour et j'en passe cette coalition des indépendants que j'ai plusieurs fois évoqué, ceux au fond qui ne veulent pas devenir les vassaux de l'un ou l'autre des deux grandes puissances mondiales, se mettent ensemble pour développer un modèle frontière open.

open source en mutualisant les capacités de calcul qui sont à leur disposition, en mutualisant leur capacité d'investissement pour bâtir un modèle frontière d'intelligence artificielle en open source que nous partagerions. Nous ne devons pas dépendre de l'un ou de l'autre et nous devons réussir à pousser justement un tel agenda par la coopération. Enfin, il est des domaines sur lesquels nous devons clairement établir les nouvelles règles du jeu. L'intelligence artificielle dans le spatial, dans la défense, dans la cybersécurité comme je l'évoqué à des conséquences profondes qui touchent notre sécurité nationale. Nous avons lancé ce dialogue lors du G7 de juin dernier à Éviant.

Plusieurs ont aujourd'hui mobilisé, nous soutenons l'appel qui a été lancé par nos amis Norvégiens et finlandais et nous voulons continuer dans le cadre du G7 en lien aussi étroit avec nos amis britanniques qui auront l'année prochaine la responsabilité du G20 à bâtir justement un agenda de coopération en matière d'intelligence artificielle pour protéger les éléments les plus sensibles qui touchent notre sécurité nationale.

Comme nous avons par le passé su nous mettre d'accord pour bâtir une architecture internationale nouvelle quand il s'agissait des armes chimiques ou d'autres risques, nous devons acter qu'émerge aujourd'hui des sujets quand il s'agit du spatial, de la défense, de la cybersécurité sur lequel nous devons reprendre le contrôle qui impose des coopérations spécifiques et un cadre spécifique entre États-membres et nous devons bâtir cette coopération. tion et ce cadre là-dessus. Nous ne devons rien céder. Voilà les cinq principes d'action et je ne suis tous égard pas exhaustif mais je vais m'arrêter là auquel la France croit et que je voulais aujourd'hui défendre devant vous.

Et au fond sur ces cinq points, mon message est de ne rien céder. Ne rien céder à ce qui est en train de s'installer qui est au fond une lente division du monde, un esprit de défaite qui s'installe et qui laisserait quelques-uns dans l'abus de pouvoir. Abus de pouvoir des empires qui menacent la souveraineté des uns ou des autres. abus de pouvoir de quelques-uns qui concentre les capacités capitalistiques et qui aurait les droits ou de polluer ou d'agréger les capacités de calcul pour tous abus de pouvoir de quelques-un qui voudrait concentrer les richesses. Face aux abus de pouvoir, nous devons retrouver ce qu'est la vitalité de notre organisation.

Ce multilatéralisme qui est la défense d'un intérêt commun, d'une justice pour tous. et qui est au fond par l'unité, la justice et la coopération de retrouver la seule efficacité, celle qui permet de rétablir une paix juste et durable dans nos pays. Celle qui permet de retrouver l'unité entre le nord et le sud, celle qui permet de rebâtir un agenda d'action en matière de climat comme en matière technologique. Ne cédons rien. Plus que jamais, nous avons besoin de nos nations unies. Et à l'heure où nous procédons au choix de notre secrétaire général, et je veux rendre ici hommage à l'action d'Antonio Goutérant toutes ces années dans ce climat si dur, il n'a jamais rien cédé.

À cette heure où nous avons à affronter des crises anciennes et des défis nouveaux, nous devons en effet continuer d'agir aujourd'hui plus que jamais, d'avoir le courage d'être optimiste, de nous mobiliser et d'être utile de ne rien céder à l'esprit du temps pour toutes et pour tous. Vive les Nations Unies ! Merci !