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InterviewRadio France (sur Site radio)· 2 septembre 2026 6 minContradictoireActualité / polémiqueEnvironnement & énergieSanté

Pollution aux PFAS : "On est tout seul, nous ne sommes pas soutenus", regrette le maire de Tendon dans les Vosges

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 30 %Défensif 60 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:25OuverteRéponse directe

    Quel est l'état de l'eau qui coule dans les robinets ? Les dernières analyses ne sont pas bonnes.

  • 1:14OuverteRéponse directe

    Cela signifie-t-il que vous avez encore des habitants dans la commune de Tandon qui ne peuvent pas utiliser l'eau du robinet ?

  • 1:36OuverteRéponse directe

    Les industriels affirment avoir changé de process. Est-ce qu'il y a encore des épandages répandus sur vos communes ?

  • 2:43OuverteRéponse directe

    Ça signifie quoi d'avoir des analyses aussi mauvaises ?

  • 3:49RelanceRéponse directe

    On n'entend pas beaucoup d'élus, à part vous et quelques autres, à monter au créneau. Et on vous sent un peu seul.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    La loi pollueur-payeur votée il y a quelques mois s'applique donc à partir de cette semaine. Est-ce suffisamment dissuasif ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:41Invité politiqueFait
    « À l'été 2025, on a découvert une pollution au piface d'un de nos captages. »
  • 0:49Invité politiqueChiffre
    « À l'époque, à 0,15 microgrammes de piface par litre d'eau. »
  • 0:56Invité politiqueChiffre
    « On est à 0,28, donc pour dire que la pollution augmente encore. »
  • 1:01Invité politiqueFait
    « On a mis un appareil de filtre à charbon actif en février, ce qui permet de traiter l'eau et de redistribuer de l'eau conforme. »
  • 2:11Invité politiqueFait
    « On vient de récupérer les analyses de sol de ces deux parcelles qu'on s'est payées, puisque personne ne nous aide à ce niveau-là. »
  • 2:23Invité politiqueChiffre
    « Quand je vous dis que dans un litre d'eau, il faut moins de 0,10 microgrammes, on a une parcelle qui sort à quasiment 7 microgrammes, donc 70 fois la dose. »
  • 2:35Invité politiqueChiffre
    « Et la deuxième parcelle, alors qu'on espère ne pas être trop en connexion avec notre captage, sort à 5000 fois la dose. »
  • 2:39Invité politiqueFait
    « C'est énorme. C'est même supérieur à ce que les Ardennes ont découvert là, il y a quelques mois. »
  • 4:40Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, j'ai même encore reçu un courrier début juillet qui nous demande de mandater un hydrogéologue pour savoir comment l'épiface circule dans notre sol au niveau de nos captages. À vos frais. »
  • 5:03InvitéChiffre
    « Pour les industriels qui rejettent des pifaces, c'est une redevance de 100 euros pour 100 grammes rejetés. »
  • 5:15Invité politiqueFait
    « La loi date de février 2025, malgré tout. »

Temps de parole

  • Gérard Clement67 %
  • Invité25 %
  • ?4 %
  • Présentateur4 %

≈ 14,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:06
Locuteur

Il

0:07
Présentateur

est bientôt 8h moins le quart. C'est une commune dont l'eau est polluée par des pifaces pour un tiers de ses 900 habitants, celle de Tandon. Alors qu'une loi vient d'entrer en vigueur sur le principe de pollueur-payeur, nous recevons le maire de Tandon, Gérard Clément.

0:20
Invité

L'éluvogien

0:20
Locuteur

répond

0:21
Invité

à nos questions. Bonjour Gérard Clément. Bonjour. Avant d'aborder cette loi, quel est l'état de l'eau qui coule dans les robinets ? Les dernières analyses ne sont pas bonnes.

0:31
Gérard Clement

Ce n'était pas bon, c'est devenu meilleur. Alors quand on parle de 900 habitants, je reprécise tout de suite, c'est un syndicat de distribution des eaux sur trois communes. Tandon, on fait 500 habitants. Et effectivement, à l'été 2025, on a découvert une pollution au piface d'un de nos captages. À l'époque, à 0,15 microgrammes de piface par litre d'eau. Aujourd'hui, l'eau brute, on a même monté cette pollution. On est à 0,28, donc pour dire que la pollution augmente encore. Et voilà, on a mis un appareil de filtre à charbon actif en février, ce qui permet de traiter l'eau et de redistribuer de l'eau conforme. Mais cela ne nous satisfait pas puisque le problème reste entier.

1:14
Invité

Cela signifie-t-il que vous avez encore des habitants dans la commune de Tandon qui ne peuvent pas utiliser l'eau du robinet

1:21
Locuteur

? Sur

1:23
Gérard Clement

l'eau du robinet, tout est solutionné. Donc le réseau public est conforme chez tout le monde aujourd'hui. Par contre, on a le problème des sources privées, avec des sources privées très polluées, où là, les gens n'ont pas de solution et sont vraiment laissés pour compte.

1:36
Invité

Alors les industriels affirment, M. le maire, qu'ils ont changé de process, comme on dit aujourd'hui. Est-ce qu'il y a encore, d'après vos informations, des bouts répandus sur vos communes

1:47
Locuteur

? Sur

1:48
Gérard Clement

notre commune, non. Il y avait eu, en plus, un arrêté préfectoral de suspension de ces épandages. Donc voilà, là-dessus, c'est terminé. Les deux parcelles concernées par notre captage ne sont plus épandues. L'une depuis 2013, l'autre depuis 2020 ou 2020, je crois. Par contre, on vient de récupérer les analyses de sol de ces deux parcelles qu'on s'est payées, puisque personne ne nous aide à ce niveau-là. Et on est dans la catastrophe. C

2:17
Locuteur

'est-à

2:17
Invité

-dire, concrètement

2:18
Locuteur

?

2:19
Gérard Clement

Quand je vous dis que dans un litre d'eau, il faut moins de 0,10 microgrammes, on a une parcelle qui sort à quasiment 7 microgrammes, donc 70 fois la dose. Et la deuxième parcelle, alors qu'on espère ne pas être trop en connexion avec notre captage, sort à 5000 fois la dose. C'est-à-dire qu'on approche 500 microgrammes par kilo de matière sèche de sol. C'est énorme. C'est même supérieur à ce que les Ardennes ont découvert là, il y a quelques mois.

2:43
Invité

Mais soyons extrêmement concrets, Gérard Clément, pour ceux qui ne sont pas du tout au fait de ces questions de pollution. Ça signifie quoi d'avoir des analyses aussi mauvaises ?

2:54
Locuteur

Ça

2:54
Invité

veut dire que dans quelques semaines, lorsque l'eau sera traitée, elle sera encore plus polluée qu'avant ou ça n'a rien à voir

3:00
Locuteur

?

3:01
Gérard Clement

C'est un risque que l'eau brute avant le traitement continue de se polluer. Ça, c'est sûr. S'il faut vider tout ce réservoir de polluants dit éternel, et ce n

3:09
Locuteur

'est

3:09
Gérard Clement

pas pour rien qu'on dit éternel. Donc, il y a un moment, comment on dépollue ces sols ? Moi, je suis agronome de formation, aujourd'hui, ce ne sont même plus des sols agricoles. J'appelle ça une friche industrielle, clairement. Donc, il y

3:24
Locuteur

a

3:24
Gérard Clement

un vrai problème de tous ces hectares où on a eu des épandages. Qu'est-ce qu'il y a dans ces hectares-là ? Qu'on ait de l'eau ou pas à proximité, je dirais que la partie de l'eau, c'est la face émergée de l'iceberg. Parce que, finalement, un sol pollué, il est foutu. Il

3:42
Locuteur

y a

3:42
Invité

quelques mille hectares de champs, M. le maire, qui ont reçu des épandages de boue industrielle dans les Vosges. Et pourtant, on n'entend pas beaucoup d'élus, à part vous et quelques autres, à monter au créneau. Et on vous sent un peu

3:56
Gérard Clement

seul,

3:56
Locuteur

vous

3:56
Gérard Clement

le submoderiez, il

3:57
Locuteur

y

3:57
Gérard Clement

a quelques secondes. Clairement, il ne se passe rien. Donc, moi, je suis en contact avec les maires des Ardennes, qui, eux aussi, sont 8 ou 10 à être très, très soudés. Parce qu'ils sont plusieurs. Mais ils sont tous seuls au milieu de l'océan. D'ailleurs, on nous dit bien, mais vous, vous ne représentez pas beaucoup de population. On n'intéresse personne, on n'intéresse pas les politiques,

4:19
Locuteur

on

4:19
Gérard Clement

n'intéresse pas l'État.

4:20
Locuteur

Oui, ce que vous nous dites, c'est que si c'était

4:22
Invité

Nancy ou Epinal qui étaient concernés, ce ne serait pas la même chose.

4:25
Gérard Clement

De temps en temps, on a des associations au niveau national où on retrouve des élus de la vallée de la chimie à Lyon, etc. Mais finalement, c'est réconfortant quand même de ne pas se sentir seul à ces moments-là. Mais pour le reste, on est tout seul. Aujourd'hui, j'ai même encore reçu un courrier début juillet qui nous demande de mandater un hydrogéologue pour savoir comment l'épiface circule dans notre sol au niveau de nos captages. À vos frais. On se moque du monde. C'est nous qui payons tout. Les analyses de sol, personne n'a voulu nous les faire. C'est nous qui nous les sommes payés.

4:58
Invité

Monsieur le maire,

4:59
Locuteur

la loi pollueur

5:00
Invité

-payeur votée il y a quelques mois s'applique donc à partir de cette semaine. Pour les industriels qui rejettent des pifaces, c'est une redevance de 100 euros pour 100 grammes rejetés. Est-ce suffisamment dissuasif

5:10
Locuteur

?

5:11
Gérard Clement

C'est la goutte d'eau dans l'océan, mais ça a le mérite d'exister. Alors, la loi date de février 2025, malgré tout. Moi, ce que je souhaite,

5:18
Locuteur

c

5:18
Gérard Clement

'est que finalement, on ait zéro rejet. Ça veut dire zéro rejet. Ça veut dire qu'on n'utilise plus les pifaces dans les process industriels. Les rejets sont exants de pifaces. Et tant que ce n

5:29
Locuteur

'est

5:29
Gérard Clement

pas exant de pifaces, moi, pour moi, on ne peut plus rien épandre. C'est clair.

5:33
Invité

Et

5:34
Locuteur

dernière question,

5:34
Invité

pour votre ville, Gérard Clément, dont vous êtes le maire, c'est difficile d'accueillir de nouveaux habitants lorsqu'on a ces soucis-là, non

5:42
Locuteur

? Pas

5:43
Invité

très

5:43
Locuteur

vendeurs

5:44
Gérard Clement

? Non, non,

5:45
Locuteur

non,

5:45
Gérard Clement

parce que tout s'explique. Le citoyen est capable de comprendre.

5:47
Invité

D'accord.

5:48
Gérard Clement

Il est capable de comprendre qu'on est tout seul. Et justement, ça fait l'air plutôt les gens de se dire, ben voilà, on se sent vraiment seul dans cette affaire.

5:58
Invité

On se serre les coudes.

6:00
Gérard Clement

Voilà, clairement, c'est ça.

6:01
Invité

Merci beaucoup, monsieur le maire de Tandon,

6:03
Locuteur

Gérard Clément, d'avoir été en direct

6:05
Invité

avec nous sur l'antenne d'ici Lorraine. Bonne journée. Bonne journée.

6:07
Locuteur

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