Meeting avec Bally Bagayoko, Eric Coquerel et Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis !
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Bonsoir à toutes et à tous. J'espère que vous allez bien. Est-ce que Sandis ça va ?
Bonsoir Pierre Fit. Ça va ? Merci à toutes et à tous d'être venus aussi nombreuses et aussi nombreux pour ce mythique meeting.
Un moment incroyable. Malheureusement, beaucoup de monde n'ont pas pu rentrer. Ça arrive petit à petit.
Vous avez des espaces à l'extérieur où d'autres personnes avec des écrans vont suivre le meeting. Merci. Ouais.
Bonsoir. Merci d'être si nombreuses et si nombreux ce soir. Vous savez quand je suis arrivé à Saint-Denis, on m'a dit une chose, je crois que c'est la camarade Nellie Angèle qui est qui est ici ce soir qui m'a dit "Saint-Denis, c'est la ville des rois morts et du peuple vivant.
Est-ce que vous êtes le peuple vivant ce soir ? Est-ce que vous allez monrer Ouais ! Est-ce que vous êtes chaud ?
Je crois qu'on les entend pas assez. Non, on les entend pas assez. Est-ce que vous êtes chaud ?
Alors, nous sommes très honoré d'avoir à nos côtés ce soir Jean-Luc Mélenchon. Bravo ! Juc et je sais que Jean-Luc ça lui parlera.
On a placé cette campagne sous le signe de l'espoir. De l'espoir pour Saint-Denis, de l'espoir pour Pierre Fit et surtout de l'espoir pour la jeunesse, pour nos jeunes. Et encore une fois, plutôt que de confisquer la parole comme l'a fait Mathieu Anotin, on va simplement leur demander de venir sur scène et de parler directement.
Merci à eux. Faites un tonur d'applaudissement pour ces jeunes. Ouais la jeunesse.
Bonjour à tous mesdames et messieurs chers habitants de Saint Nier et Pierrefit, bonsoir. Avant de vous exposer mon argumentaire, j'aimerais remercier chaleureusement les organisateurs et notamment Bali Bakayoko qui m'a donné l'opportunité de m'exprimer face à vous aujourd'hui. Je reprends aujourd'hui la parole devant vous, pas seulement comme une lycéenne, mais comme une jeune diisienne qui a grandi ici, qui a conscience des problématiques de notre génération, mais également toute sa force et toutes les nombreuses opportunités qu'une ville comme Sintis et Pierrefit peut nous offrir.
Je m'appelle Aya, je suis étudiante au lycée sugère de Saint-Denis et si je suis devant vous aujourd'hui, c'est parce que je crois profondément en la jeunesse de notre ville. Mais croire en la jeunesse ne suffit pas. Il faut lui donner les moyens d'exister, s'y intéresser, s'y impliquer avec la plus grande des sincérités et non pas seulement lors de discours précampagne électorale.
Ces six dernières années, beaucoup de jeunes ont malheureusement été mis de côté, oubliés, méprisés pour ne pas dire abandonné. Quand certains espaces jeuness sont fermés, ce ne sont pas seulement des bâtiments qui ont disparu. Ce sont des repères, des lieux où on pouvait apprendre à être autonome, créer, débattre, monter des projets.
Et quand ces lieux disparaît, c'est toute une génération qui perd un lieu pour se construire, se cultiver et s'émanciper. Je le dis, je le dis aujourd'hui avec franchise, la jeunesse de cette ville mérite mieux et vraiment beaucoup mieux. Lorsqu'on est jeune, Lorsqu'on est jeune, nous avons toutes et tous ce rêve de réussite et pour cela, nous devons nous donner les moyens de les accomplir.
Avancer, tribucher, se relever fait partie du chemin. Mais rien n'est plus valorisant et important que d'être entouré, accompagné ou encore orienté par nos familles et des professionnels de terrain qui s'émerveillent de notre réussite car la réussite la réussite des uns infit et la fierté de notre ville. Et dans cette ville, beaucoup de nos aînés sont aujourd'hui de notre fierté de du territoire.
Ces mêmes aînés ont pu bénéficier de structures jeunesses qui leur ont permis de se construire, d'être autonome, de s'investir dans la conception de projet, d'être force de proposition, de travailler sur la mixité, de faire des rencontres, apprendre et accepter les différences de chacun. L'accompagnement de chacun se fait aussi par des thématiques primordiales telles que sur des sensib des sensibilisations sur la santé, sur le harcèlement scolaire, sur le numérique, sur l'écologie, sur l'humanitaire, sur l'intergénérationnel ou encore être acteur d'un engagement politique. Car comme le dit le dicton, si tu t'intéresses pas à la politique, la politique s'intéressera à toi.
J'ajoute à cela des sujets essentiels pour notre avenir tels que l'emploi, la formation et l'insertion. Trop de jeunes à Saint-Denier et Pierrefit sur scène cherchent un stage sans réponse où veulent travailler mais n'ont pas les réseaux et les relais pour y accéder. Nous devons donc créer des vrais partenariats avec des entreprises pour permettre aux jeunes de découvrir des métiers, d'obtenir des stages et de construire leur avenir.
Parce que l'égalité de des chances ne doit pas rester en slogan. Elle doit devenir une réalité. L'avenir d'un jeune ne doit pas être limité par le quartier où il est né.
Et le sociologue Pierre Bourdieu l'expliquait ainsi. Le capital culturel agit comme un héritage invisible. Certaines richesses ne sont pas financières mais dans les opportunités que l'on reçoit dès le départ.
Beaucoup de jeunes de quartiers populaires, la principale richesse reste l'école. Et pourtant, nous aussi nous avons du talent mais trop souvent nous nous ne on nous ne donne pas l'occasion de les montrer. Alors oui, l'égalité des chances doit devenir une réalité.
Notre jeunesse est consciente et forte, elle réfléchit, elle s'organise et elle agit comme aujourd'hui je suis face à vous. N'en déplaise à certains, la jeunesse de Senier et Pierfit a du talent. Elle a des idées et de la force.
Alors, je veux dire aux jeunes de cette ville, ne doutez jamais de votre valeur. Ne laissez jamais personne décider. Ne laissez personne décider à votre place ce que vous êtes capable de devenir parce que l'avenir n'appartient pas aux spectateurs, il appartient à celles et ceux qui ont le courage de se lever, de s'engager et de lutter pour ce qu'ils veulent.
Aujourd'hui avec la liste ensemble retrouvons l'histoire par portée par Bali Bakayoko Soufia Boutri Bakari Sokuna, Farid Daï, Djangutraoré et toute son équipe qui croit en notre jeunesse. Ils nous ont soutenu durant toute notre lutte pour sauver nos espaces jeunesse. Je pense également à tous les professionnels de l'animation qui ont lutté avec nous pour nous.
Je pense à Nabil, à Katia, à Bris, à Abas et Mamadou, à Mara et Caramba, à Vindo, à Vindo et Bella, à l'IS et Tairou de Pierrefit, à Abdouah et Nanou, sans oublier nos mentors Fémi du frisin, Barolé et Youssouf de Deger. Et j'aimerais ajouter une mention spéciale à deux soldats qui étaient avec nous au début de ce combat, Valérie et Liazid P à leurs âmes. Pour terminer, je peux vous le dire avec conviction.
La jeunesse de Saint-Dis ne sera pas seulement l'avenir de cette ville. Elle en sera la plus grande fierté. La jeunesse de Saint- Nier et Pierrefit peut changer l'histoire de sa ville et cette jeunesse est prête.
Merci. Merci Aya. Merci beaucoup Aya.
Comme vous pouvez le voir dans cette ville la plus jeune de France, dans le département le plus jeune de France, cette jeunesse est engagé. C'est cette jeunesse là qui dans laquelle on va investir, cette jeunesse qui sera notre avenir. Merci beaucoup Aya Cécile, merci.
L'espoir, vous le voyez, c'est la jeunesse, mais c'est aussi le fait d'avoir pu construire ici à Saint-Denis une liste d'union de la gauche, de la vraie gauche avec la scène Saint-Y au cœur. On peut les applaudir avec Bagari Mohamed, avec le Parti communiste français, avec la France insoumise et avec tant de militants et de citoyens qui sont avec nous et surtout avec nos deux députés de combat, avec Éric Cocrel et avec Stéphane Pe. On vous invite à monter, nous rejoindre.C Et merci à eux d'eux de se battre contre Macron, contre le Cornu et contre le PS parfois qui les soutient.
Ah bon ? Je tiens pas le micro. Bon, bonjour.
Il paraît qu'il y a des sondages qui expliquent que 16 % des sympathisants de LFI, 21 % de ceux de Jean-Luc Mélenchon voudrait faire barrage à France insoumise. Alors aller croire, on devrait se réunir tous dans des caves, des catacombes, tous en se regardant au chien de faillance. Et nous au sondage bidon, on préfère le peuple réel parce que c'est beaucoup plus sûr dans les urnes au moment fatidique.
Alors, je voudrais ici dire bonjour à toutes les citoyens et citoyennes qui ont la scène sa ni au cœur. Bonjour aux communistes, bonjour aux insoumis, bonjour à tous ceux qui ont envie de changer les choses dans cette ville et je vais dire qu'il y a trois raisons de mettre un bulletin de vote Bali Bagayoko le 15 mars dans l'urne. La première, c'est que on se retrouve dans une situation ici, mais je pense aussi à Saint-toin, je pense aussi à Épinet où on présente Manon Montmirel et Vivi Robière où avec Stéphane, on se retrouve très souvent interpellé quasiment tous les jours pour des problématiques de logement indign de logement nonolés, trop cher, aux charges explosives pour des gens qui n'arrivent pas à avir les papiers dont ils ont droit ou qui ont des OQTF totalement illégites. pour des profs manquants, des hôpitaux surchargés, des services publics qui sont surchargés.
On a beaucoup de ces gens-là qui viennent nous voir parce que les maires les ignorent totalement sur l'ensemble de ces villes et que la situation, ils en sont eux-mêmes responsables. Alors, la première chose que je voudrais dire, c'est que nous voulons des communes résistantes, des communes combattantes qui vont justement permettre d'être auprès de nos concitoyens pour lutter contre la politique face à l'État, face aux bailleurs sociaux, face aux autorités, face à la préfecture. La deuxième raison, c'est que c'est la censure populaire au macronisme de ces budgets inégalitaires, austéritaires, écosidèire, discriminatoire de ce qu'il veut ne veut pas faire aujourd'hui, c'est-à-dire bloquer les prix quand les prix du pétrole explosent.
Alors, nous le disons là, il y a pas à se tromper. Il y a d'un côté la liste de ceux qui ont censuré depuis le début Emmanuel Macron. la liste ensemble retrouvons l'espoir et de l'autre côté il y a la liste des soutiens à Emmanuel Macron, celle de Mathieu à Notin.
La troisème raison, c'est le bulletin du refus du monde de Trump, de Netaniaou, de Bardella, de Le Pen, de Rotaillot, celui de la loi du plus fort, du suprémacisme, du racisme, de la guerre. Alors ici, on sait qu'on a gagné cette guerre depuis cette bataille depuis très longtemps, mais il nous incombe quelque chose avec notre bulletin de vote. C'est d'encourager la France entière qui n'est pas gagné à ses idées naus et abondes.
C'est d'envoyer un message aux irresponsables, y compris à gauche qui se trompent d'adversaire et de danger. Ici est le front de résistance, la pointe avancée du front antifasciste dont la France a tant besoin. pour le deuxème tour des élections municipales et pour les prochaines présidentielles le 15 mars habitantes et habitants de Saint-Denis montrer l'exemple à tout le pays.
Alors chers amis, chers Dionisiens et Dionisiennes, chers Pierrefitois et Pierre Fitoise, car pour nous ça reste deux villes. Oui, chers euh chers camarades, chers euh chers amis et je voudrais dire euh après avoir salué les Dionisiens et les Perfitois, saluez peut-être plus particulièrement, si vous m'y autorisez, la personne et la venue de Jean-Luc Mélenchon dans notre ville. et lui dire et lui dire un petit message.
Ici c'est la ville de Paul Saint-Denis. D'ailleurs, le fond Paulé Loire est au musée de Saint-U. C'est aussi la ville d'un ami de Paul Louloir qui s'appelait Jean Marsenac qui était poète également et professeur au lycée de Saint-Denis et qui a écrit, ça a été dit tout à l'heure par Cécile cette phrase, nous qui sommes à côté de la basilique, Saint-Denis, c'est la ville des rois morts et du peuple vivant.
Et tout au long tout au long de l'histoire de cette ville, l'histoire des luttes a marqué terriblement ce territoire. Ici dans cette salle à côté de la basilique de Saint-Denis pour la petite histoire, il y a eu en 1929 le 6e congrès du Parti communiste français qui voyait l'entrée dans la direction du Parti communiste de Benoît Frachon et de Maurice Tores. C'est pour la petite parenthèse pour petite parenthèse historique.
Alors chers amis, nous le savons, dimanche prochain, les projecteurs seront braqués sur les résultats de la ville de Saint-Denis et de Pierrefit. Nous avons un devoir ici et maintenant, c'est de montrer que la scène Saint-En et singulièrement notre ville est une terre de résistance et d'espoir. Ici, nous inscrivons nous inscrivons dans un long parcours de lutte ouvrière, de lutte contre toutes les formes de racisme et contre le fascisme.
C'est ici que de toute la France, de toute l'Europe, du monde entier sont venus tout au long du 20e siècle les ouvriers et les ouvrières qui ont construit notre pays et son industrie dans ce qui était à l'époque à la pleine Saint-Denis le premier pôle industriel d'Europe. C'est ici que aujourd'hui venu de 130 pays du monde vivent des familles, des enfants qui seront et qui feront la France de demain. C'est ici.
C'est ici c'est ici que la grève a permis de gagner les congés payés et la sécurité sociale. C'est ici c'est ici qu'on cachait les militants algériens du FLN qui étaient pourchassés par le préfet Papon. C'est ici, c'est ici qu'on a accueilli les Italiens, les Espagnols, les Portugais qui fuyaent le fascisme.
Et nous n'oublions pas Et nous n'oublions pas et nous n'oublierons jamais que c'est ici à Sanni que Dorio, le maire fasciste, a été battu aux élections dès 1935. Car c'est ici le ici dans notre pays le peuple de Saint-Deni s'est levé avant tout le monde contre le fascisme. Oui.
Oui. Nous sommes une terre de résistance où le slogan français immigré même patron même combat a fait vibrer les cortèges depuis des décennies. Quand on a la chance de vivre dans une ville monde, on se doit de traiter à égalité tous ces habitants d'où qu'ils viennent.
Alors oui, la liste conduite par Bali, Bagayoko, par Sopia Boutri, Farid, Bakari Souuna et tous les autres a eu raison de choisir le mot espoir. Car même quand tout semble sombre et sans issue, c'est l'espoir d'une autre ville, d'un autre pays, d'un autre monde qui nous fait agir. ville de la solidarité avec les peuples primés et avec le peuple palestinien en premier lieu, mais aussi avec le peuple iranien, avec le peuple libanais, avec le peuple vénézuélien, avec le peuple cubain qui est sur la liste de Donald Trump.
Et on sait ici que la guerre, même si elle se passe à des milliers de kilomètres, elle raisonne singiliairement dans notre ville car beaucoup de Dionisiens ont leur famille dans les pays qui souffrent. L'espoir à Saint-En, c'est la solidarité entre les habitants. C'est le dynamisme des associations, c'est la vigueur des organisations syndicales.
Et il est heureux que nous, communistes, militants insoumis de la scène Saint-Enœur, citoyenne et citoyens engagé dans le mouvement associatif et syndical, avons su dépasser les erreurs et les rencœurs pour nous unir et montrer qu'il y a un autre chemin pour Saint-Denis que celui proposé par le maire actuel. Oui, nous sommes une ville populaire et métissée et fier de l'être. Non, nous n'abandonnons jamais face au pouba d'un gouvernement qui préfère investir dans l'armement plutôt que dans l'éducation ou la santé.
Nous avons besoin d'une municipalité qui soit un bouclier contre les attaques des gouvernements de droite et la menace de l'extrême droite. Notre projet c'est construit avec et pour les habitants. Les candidats devront être des élus au service de la population.
J'ai confiance en vous toutes et tous, en votre détermination et votre courage. Alors oui oui, aucune voix ne doit manquer à la seule liste qui porte l'espoir d'un ni pour toutes et tous. La liste Ensemble retrouvant l'espoir conduite par Bali Bagayoko Bali Bali Bali Bali.
Je vais faire l'animateur puisque je suis chargé de passer la parole désormais à ma camarade, ma collègue, une dionisienne purju si on peut dire, Sopia Voutri. Merci beaucoup Stéphane. Merci.
Alors comme chef de fil des communistes de Saint-Denis, je suis fière ce soir, fière d'avoir œuvré avec beaucoup d'entre vous au rassemblement que les habitants attendaient tant depuis si longtemps d'une gauche de combat, d'une gauche debout avec la France insoumise avec le Parti communiste français la scène Saint nioker et énormément de citoyens et citoyennes engagé une union faite en responsabilité car pendant 6 ans avec mes collègues de l'opposition municipale nous avons mené le combat face à Mathieu Anottin et son équipe devant l'arrogance et le mépris que vous avez tous vu. Une arrogance et un mépris qui malgré tout ne nous a pas empêché de vrai pour le respect de la démocratie locale, la défense de nos services publics et de nos biens communs. Ce combat, nous l'avons mené avec fierté, détermination, mais il est temps aujourd'hui maintenant d'ouvrir une nouvelle histoire, une nouvelle page pour notre ville parce qu'ici à Saint-N à Pierrefit, les femmes et les hommes travaillent durs, ont les fins de mois difficiles qui couv qui commencent souvent le 10 du mois où les décisions austéritaires prises par l'État ont des conséquences terribles où la rupture d'égalité républicaine, elle se matérialise quotidiennement chez nous avec un hôpital malade. l'école qui est en souffrance, des démarches administratives pour renouveler sa pièce d'identité qui sont le parcours du combattant et obtenir une justice ici à un temps record, c'est impossible.
Et généralement, on attend quoi ? On attend que son élu il le défende, son élu nous protège, enfin que l'élu protège et qu'il respecte. Aujourd'hui, c'est l'inverse que l'on a vécu ces six dernières années avec Mathieuin.
Alors oui, le maire actuel et son équipe peuvent multiplier les inaugurations, faire de la communication à gogo, lancer même des rumeurs pour faire peur. Mais nous nous devons poursuivre notre campagne pour que Saint-Ni et Pierrefit retrouvent sa dignité. Et souvenez-vous, je terminerai par là, en 2017, un certain député sortant appelé Mathieu Anotin et d'ailleurs il a été éliminé au premier tour par Stéphane Peu, avait avait le même bilan, un bilan catastrophique, une déconnexion totale avec la population, c'est exactement la même chose.
On l'a fait une fois, on le refera une deuxième fois. Alors allez-y, il vous reste que quelques jours pour aller convaincre autour de notre programme pour suivre notre campagne. Dimanche, faisons de Saint-Denier Pierrefit ces villes qui seront gouvernées par le peuple et pour le peuple.
Mais sans plus attendre, j'appelle la personne que tout le monde attentend, Bali Bagayoko, le candidat de la liste d'union, notre futur maire Bali Mes amis, regardez autour de vous. Regardez cette salle. Ce soir à Saint-Denis, ce n'est pas seulement un meeting en réalité, c'est un peuple qui se rassemble.
Un peuple qui refuse la résignation, qui a décidé de dire non à l'injustice, un peuple qui refuse qu'on décide à sa place. Quand le peuple de Saint-Denis et de Pierrefit se lève, alors en réalité plus rien ne peut l'arrêter. Alors, je vous pose une question simple.
Êtes-vous prêt à gagner le 15 mars prochain ? Êtes-vous prêt à gagner le 15 mars prochain ? Parce que moi et notre équipe, nous sommes convaincus que le 15 mars, nous pouvons gagner et nous allons gagner.
Saint-Denis et Pierrefit, ce n'est pas seulement des rues et des immeubles. C'est une ville monde avec plus de 150 nationalités d'origine différentes venues quasiment des cinq continents. Une mosaïque vivante, colorée et en pleine force.
Nos quartiers racontent les histoires de courage, d'hommes et de femmes, de travail mais surtout de résilience. Je veux rendre hommage à nos aînés, à celles et ceux qui ont tant fait pour que nous puissions être vivre ici et souvent dans l'ombre, parfois dans l'injustice, mais toujours avec une grande fierté. C'est pour eux que nous devons nous battre.
C'est pour eux que nous voulons une ville plus juste, plus digne et surtout plus humaine. Et je vous le dis, la richesse de Saint-Denis et de Pierrefil sur scène, c'est sa diversité et notre force, c'est de la faire vivre ensemble. Ces derniers jours, Mathieu à Nototin nous a demandé "Mais enfin, qu'est-ce que vous appelez une politique de rupture ?" Et bien nous allons tenter de lui répondre parce que j'ai l'impression que Mathieu Anotin ne sait pas très bien ce que c'est la rupture et pourtant il se dit de gauche à Saint-Denis et Pierrefit sur scène pour leer un F3 il nous faudra débourser quasiment pour une famille qui doit toucher minimum 4500 € par mois.
En 1973, un locataire consacrait à peu près 10 % de ses revenus au logement. Aujourd'hui, c'est 40 % et pour les personnes seules, c'est 47 %. À Saint-Uen et Persy sont des familles monoparentales, 25 % sont des femmes seules avec leur enfant.
Et en sain Saint-Denis, 44 % des enfants vivent dans un logement surpeuplé. La dépense moyenne par élève au niveau national est de 8800 €. Dépense moyenne par élève en Saint, c'est 6200 €.
Soit 2600 € d'écart pour un enfant des quartiers populaires. Sur les discriminations, un habitant sur deux se dit victime de discrimination à cause de sa couleur de peau, de son quartier ou de sa religion. Parmi eux, 81 % dit avoir été victime de discrimination par la police.
Alors, face à ces réalités concrètes, nous disons stop. Et c'est la raison pour laquelle c'est la raison pour laquelle l'Alliance Ensemble retrouvons l'espoir a bâti un programme de rupture fondé sur plus de 300 propositions qui vont venir changer radicalement la vie des habitants de Saint-Denis mais aussi de Pierrefil et sur un domaine particulier la question du logement et son accessibilité il y a deux protections qui sont essentielles. La première, c'est la création de logement public et la deuxième c'est l'encadrement des loyers.
Regardons le bilan de Mathieu Notin. Sur le logement public en 2023, zéro logement social familial. Désormais sur la question de l'encadrement des loyers, 58 % des annonces privées ne respectent pas l'encadrement des loyers.
Et donc c'est la raison pour laquelle Saint-Ni et Pierrefil sur scène sont l'un en fait des pires élèves en fait en France à la tête de l'agglomération donc pleine commune Mathieuin socialiste. Et donc c'est cet homme qui ne comprend pas en fin de compte la question de la rupture. Il nous demande ce qu'est la rupture.
Quand on ne voit pas la réalité des habitants de Saint-Denis ainsi que de Pierfit sur scène, en réalité, ce n'est pas que la rupture on ne la comprend pas, c'est en réalité la réalité vécue par les populations qu'on ne comprend pas. Ils veulent mettre par exemple 1200 caméras dans la ville. Mais une caméra comme vous le savez pour celles et ceux qui sont crochetés à la réalité quotidienne ne remplassera jamais un éducateur, ne remplacera jamais un enseignant et ne permettra jamais un enfant d'av.
En réalité, le maire sortant Mathieu Notin, socialiste, veut faire entrer Saint-Denis et Pierrefil sur scène dans le top 5 des villes où il faut investir. C'est un agent immobilier. En réalité, ça va pas ça.
Et contrairement à lui, nous voulons faire de Saint-Denis et de Pierrefil sur la ville numéro 1 pour vivre dignement. Alors, notre programme de rupture, il parle de l'idée que le logement doit être un logement qui ne doit pas être une marchandise. Et par conséquent, nous allons faire respecter l'encadrement des loyers.
Nous allons produire entre 50 et 60 % de logement public pour que nos enfants pour que nos enfants puissent vivre dignement dans la ville où ils ont grandi sur la question de l'éducation. Enjeu exceptionnel sur un territoire comme le nôtre. Nous créerons bien sûr des emplois en direction des ACM et des animateurs qualifiés.
Maintenir le périscolaire à 19h. Mettre fin aux pénalités abusives au niveau de la cantine en proposant notamment la cantine gratuite maintenue avec du bio. Ouvrir la cantine à tous les enfants, y compris de ceux de Pierrefit sur scène sur la question la tranqué publique indépendamment de fake news.
Nous disons de manière assez ferme et définitive nous voulons atteindre l'objectif territoire zéro violence policière. une police municipale formée, sensibilisée et de proximité. S'agissant de la démocratie qui a été piétinée pendant ce mandat.
Ça a été d'ailleurs très bien rappelé tout à l'heure par Sopia. Nous allons organiser un référendum sur la fusion perfit qui a été imposé et si la population décide que nous défusionnons, l'équipe qui m'accompagne prendra la décision de défusionner. sur la question de l'écologie populaire.
Nous ne sommes pas d'accord avec la logique qui consiste à faire de l'écologie une opération punitive. Nous sommes pour accompagner toutes les populations et c'est la raison pour laquelle nous allons développer un centre de dilot de fraîcheur dans l'ensemble des différents quartiers et nous allons soutenir massivement la mobilité douce dans le cadre en particulier l'é des feux donc affaible émission des ville humaniste. Vous avez pu constater que il y a eu une grande forme de timidité de la part de ce maire lorsqu'il a fallu déjà commencer par dénoncer le jeunecide qui était en cours.
Il a eu une grande difficulté y compris à employer le mot. Il a une grande difficulté y compris à assumer le premier vœu qui avait été porté notamment par l'opposition pour justement condamner les jaissements d'Israël. Demain, la ville que nous allons incarner, les élus que nous allons incarner seront principalement des villes antiracismees, antifasciste, anti-impéaliste, résolument féministe.
Bien sûr, nous sommes prêts. Nous sommes prêts, mon équipe et moi. Dès que nous rentrerons à la mairie, nous allons d'abord commencer par relever nos manches car il va s'agir bien sûr de soulager d'abord les agents en souffrance et restaurer un climat de travail àisé.
Nous allons très rapidement préparer un plan contre la canicule qui souvent a lieu dès le mois de juin. Nous allons après avoir listé les différents besoins urgents dans les écoles apporter des solutions immédiates en terme de rénovation. Nous allons renforcer ce qui a été dit tout à l'heure par A, la question de la prise en charge des stagiaires notamment pour les jeunes de nos territoires, la question de l'alternance et la question de la formation.
Mais nous aurons aussi un travail rigoureux à faire en direction de l'ensemble des différents bailleurs pour faire en sorte qu'ils puissent mettre des moyens financiers pour pouvoir réhabiliter l'ensemble des logements pour éviter les passoirs thermiques parce que c'est de ça aussi dont souffrent nos populations. Nous mettrons bien sûr en place ce bouquet pouvoir d'achat. Un autre bouquet pouvoir d'achat qui permet bien sûr de soulager les familles avec le kit d'entrée scolaire gratuit, le passe vot gratuit pour les élémentaires collégiens et bien sûr les lycéens, la création d'une mutuelle municipale, création bien sûr d'un statut par an solo et un vélo pour tous les collégiens de 3e.
L'ensemble de ces moyensl permet de soulager les familles et en déplace bien sûr à Mathieu Notin et son équipe. Nous lancerons bien sûr un audit complet sur la fusion mais sur l'ensemble des moyens financiers qui ont été dépensés parfois de manière totalement absurde. Demain, je souhaite avec mon équipe d'abord incarner un maire totalement différent, un maire d'abord de gauche, un mère à la fois accessible et à l'écoute qui rendra compte avec son équipe et publiera ses frais.
C'est frais notamment et au passage proposera, y compris la baisse de ses frais. Le maire que je serai bien sûr ne tolérera aucun propos raciste ou du diffamatoire. Important.
Ce mael ne se promènera jamais avec un gilet par balle. C'est un maire bien sûr qui sera humaniste, exigeant et qui agit pour répondre aux besoins des habitants. Mais c'est aussi un maire qui joue collectif comme sur un terrain de sport.
Et l'espoir, vous l'avez compris mes amis et ici dans cette salle, mais j'ai envie de dire y compris à Saint-Inis à Pierfit partout. En réalité, je le vois parce que je viens de là comme l'ensemble d'ailleurs de celles et ceux qui font partie de cette équipe de l'Alliance. Ensemble retrouvons l'espoir.
C'est à l'école de la République mais aussi dans la rue dans la rencontre avec l'autre mon semblable en humanité qui m'ont permis de me construire comme citoyen et je vois l'espoir de mes enfants comme chacun et chacune d'entre vous d'ailleurs. Je suis père de quatre enfants et malgré les difficultés, il garde la confiance et la volonté de réussir. Je vois l'espoir dans le sport, je vois l'espoir dans les bénévoles.
Je vois l'espoir dans l'ensemble des agents qui font vivre le service public. Je vois l'espoir dans la dureté du travail qui est fait par les agents de proximité, que ce soit des gardiens, que ce soit bien sûr les animateurs, souvent d'ailleurs méprisés par cette municipalité, mais aussi dans les acteurs associatifs, dans la force des militants qui irriguent en fait nos centres de nos quartiers. Mais je vois aussi l'espoir définitivement dans tous celles et ceux qui nous accompagnent dans cette campagne municipale depuis maintenant plusieurs mois, les militants, les colleurs, les juristiciens.
Alors, nous avons désormais une responsabilité immense, celui de conclure. Parlez à vos voisins, parlez à vos collègues, parlez à vos familles parce que si le peuple s'emmêle, nous allons gagner. Et le 15 mars, comme le disent la jeunesse, nous pouvons mettre un coup ch avec notre bulletin de vote.
Et maintenant, mes amis, pour porter cette espérance dans le pays, accueillons comme il se doit. Accueillons comme il se doit Jean-Luc Méocchon. Ah ouais, hein mieux parce que on va essayer de pas faire trop.
Je vous en prie mesdames messieurs. J'ai tout bien préparé et longuement et puis tout d'un coup, j'écoute Bali, je craque. Vous êtes comme moi, nous sommes la Nouvelle-Fance.
Wou ! C'est-à-dire, nous assumons tranquillement les hasards de la vie qui nous ont amené ici. Nous n'avons rien demandé et notre mère nous a mis au monde et puis on a fait nos vie, on a nos enfants et on pense à des choses simples, faire leur bonheur, vivre aussi bien qu'on peut les uns avec les autres.
Et nous n'avons jamais compris, ceux d'entre nous qui en ont été victimes, le racisme, le rejet, cette chose étrange dans le regard d'un autre qui vous installe à une place réduite, différente alors que vous spontanément vous vous sentez si ordinaire, si comment, qui que nous soyons, d'où que nous vions. Si un enfant vient à haoir par terre, nous nous précipitons pour le ramasser. Et si c'est un adulte, nous écartons pour pas prendre un coup au passage.
Tous les êtres humains sont faits comme ça. Je donne ce petit exemple et puis je viens ici là, mes collaborateurs tremblent parce qu'il voit que j'ai posé le papier, je que je suis plus le plan. Il y en alors là, il y en a jusqu'à demain matin.
Mais tout d'un coup, ça m'est revenu en écoutant Stéphane Stéphane Peu, le président du groupe communiste à l'Assemblée nationale. Comment on peut venir à Saint-Denis et ne pas tout d'un coup se rappeler que cette forme particulière de notre amour pour la France se singularise ici d'une manière particulière ? Je dis l'amour pour la France parce que je ne sais pas comment c'est chez vous.
Mais chez moi, nous n'étions pas d'origine française. Mais ils avaient choisi la France pour la liberté et par opposition aux fascistes espagnols et italiens. Et on aimait la France, on savait même pas comment c'était.
On avait pas vu ses paysages, on connaissait pas forcément ses senteurs, mais on aimait la France à cause de l'idée qu'on s'en faisait. Mais cette idée n'avait strictement rien à voir avec la conception de beaucoup de je vais terdom pour ne fâcher le moins de monde possible ce soir. Mais c'est pas ça.
On aimait la France pour une idée. L'idée que les êtres humains, ils seraient reconnus égaux les uns avec les autres. Cette idée, elle a fait un long un long chemin dans l'histoire.
Elle n'a pas elle n'est pas surgie un matin dans un colloque savant. C'est une histoire de lutte, c'est une histoire de pensée, c'est une histoire avec des chocs. Et voyez-vous, Saint-Denis occupe une place particulière.
Stéphane tout à l'heure a raconté des moments de l'histoire de la lutte de classe en France, des moments des conquêtes ouvrières qui ont modifié radicalement la vie des Françaises et des Français pour les générations suivantes comme nous-mêmes. Mais à Saint-Denis, il s'est d'abord passé une chose dont j'espère qu'elle rende fière une bonne partie de la salle, c'est que voyez-vous, c'est le lieu où c'est croisé, où s'est marié. deux temps particuliers de l'histoire de France tandis que croupissait dans une certaine barbarie les pauvres peuples qui se trouvaient là.
Entre-temps, il y avait eu un événement d'un genre tout à fait nouveau, les croisades. Et de ces croisades ont été ramené ici les savoirs qui permettaient de construire autrement et de produire autre chose dans un grand bâtiment qui était le passage de la lumière à travers les vitreux. Mais pour faire des vitros, il faut savoir faire de la chimie.
Et ici, on ne le savait pas. C'est d'Orient qu'on l'a ramené. Pour monter plus haut et prendre plus de lumière, on ne savait pas le faire.
On faisait des voûes romanes et on a ramené la voûte brisée qui est sur le modèle d'un bâtiment qui est en Orient. C'est d'Orient à travers les musulmans qui s'y trouvaient qu' venu la science de la chimie, de l'architecture, de la physique qui permettait de calculer comment construire si haut et capter le plus de lumière. La France pour la première fois a commencé cet étrange mélange qui fait sa force et la seule source de sa grandeur, c'est-à-dire l'idée d'entendre les autres, de se nourrir des cultures qui nous environnent pour en faire quelque chose que l'on appelle, que j'ai appelé parce qu'il fallait bien trouver un mot, la créolisation.
Et voilà que il y a quelques jours, j'ai rappelé ça pendant que j'étais abondi, je crois hein. Alors tout d'un coup, il me cherche les pou dans la tête à nouveau. Alors Mélenchon, il y a pas moyen.
Faut toujours qu'il parle de l'Orient. Déjà, j'avais dit ça quand j'ai vu brûler Notre Dame. J'avais les larmes aux yeux et j'avais dit ce monument c'est la cathédrale de tous les Français.
Bien sûr, ici pratique la religion catholique, mais pour le reste, elle appartient à nous tous parce qu'elle nous représente. Elle représente cette synthèse des cultures à la base de laquelle est la France aujourd'hui. Et puis ce n'est pas tout dans ce bâtiment que Cré suggère pour la première fois sous cette forme là.
Il se trouve qu'il y a autour des philosophes qui commencent à réfléchir qui sont des philosophes chrétiens et qui imaginent qu'on peut faire une jonction entre la foi et la raison. Mais cette idée, elle n'est pas venue des verts pâturages qui nous entouraient à l'époque. Elle est venue d'Averseur musulman araboandalou.
Voilà. Comment Saint-Denis naissante surgissante du néant se marie à l'histoire longue de la France aboutit aux résultats auxquels nous sommes aujourd'hui ? Cette Nouvelle France, c'est un seul et même lien.
Enfant de Saint-Denis, choisissez d'aimer cette continuité parce qu'elle prend en compte toute l'histoire. Elle ne trie pas entre les êtres humains, ni aujourd'hui ni dans le passé. Et elle prend à chacun non ce qu'il prétend être, mais la vertu de ses actes, de ce qu'il construit, de ce qu'il fait.
Voilà qui nous sommes. Et le latiniste que je suis ne peut manquer de vous dire que Saint-Denis est au bout d'une route qui commence 174, rue Saint-Jacques où a été tracé pour la première fois par les deux arpenteurs romains la voie principale qui devait construire la ville de Paris et qui se prolonge jusqu'à ici. Et si c'est Saint-Denis, c'est parce que paraît-il, il n'avait plus de tête et la porté dans ses bras.
Ce qui signifie que la tête est ici, c'est-à-dire la pensée. Et bien, c'est cela dont nous sommes chargés. Il y a pas besoin d'être un grand philosophe pour y venir.
Il suffit d'aimer la vie. Il suffit d'aimer ses contemporains. Il suffit de regarder que chaque être est capable d'apporter le meilleur de lui-même.
Il est capable de réfléchir et il est capable de changer le cours des événements, ce que vous allez faire. Car de Saint-Denis va partir un élan qui parlera à toute la France, à toutes les cités populaires de France, à tout le peuple de France tel qu'il est et qui dira "Saint-Denis l'a fait, fais-le toi aussi. Saint-Denis aura été la tête, Saint-Denis aura été la pensée.
Saint-Denis aura été fidèle à cette longue histoire commençant dans les lumières de l'esprit et se couronnord dans la politique de la classe ouvrière de son internationalisme. Voilà tout ce que je voulais vous dire pour commencer. Comment ce petit bourgeois visqueux a-t-il pu penser qu'on avait pas compris ce qu'il est en train de faire ?
Je vais vous dire ce qu'il est en train de faire. Ils se font des gargarismes avec des mots. Ils font de la gestion managérial du territoire, habité par une peur du peuple.
Parce que quand on met un gilet par balle pour aller dans une cité, c'est que vraiment on s'y sent pas chez soi. Et c'est vraiment qu'on vit le peuple comme un ennemi la gestion. Qu'est-ce qu'il voudrait faire ?
Je vais vous le dire en un mot commençant. Il voudrait expulser le peuple de Saint-Denis pour en mettre un autre à sa place. Construire des résidences à la place des cités.
Faire ceci et cela reviendrait la bonne société si seulement c'était original. Ils font la même chose partout. Ils font la même chose à vos.
Ils font la même chose à Vénieux. Ils font la même chose partout. Il y a un quartier populaire.
Amen. On rase tout ce qui a été construit. On enchase les braves gens qui ont fait leur vie, qui ont mis leurs enfants au monde, qui ont accueilla.
Allez-vous-en. Et où irons-nous ? Où irons-nous ?
Et bien ils s'en foutent, c'est pas leur problème. Le peuple n'a jamais été leur problème. Et voilà ce que vous incarnez autour de Baliagoko.
La résistance absolue, le rêve d'un monde où l'on cesserait de mépriser tel ou tel parce que ces revenus ne sont pas suffisants. Voilà, j'avais envie de lire la liste des copains que j'ai dans cette salle. J'en finirai pas, je laisse tomber.
Asdine, tu m'as compris. Je t'embrasse. Vivia Rebière pareil.
Manon, mon Mirë que je connais, Manon, c'est une oratrice femme. Je sais pas, vous l'avez déjà écouté, c'est quelque chose hein. Elles sont comme ça, une petite dizaine qui ont créé un style l'uratrice féminine.
Alors, il y a, il y a Clémence Geté, il y a Mathilde Pan, il y a Sopia Chikirou, ça y va. Qui encore ? Voilà.
Oui, un admirateur ici. C'est bien. Bon, plus respectueusement, il y a Sopia.
Non mais on en est à Sopia. Suivez le mouvement au moins. Bon Sopia Bouti à qui j'adresse à un très amical.
Salut. Allez laissez-moi dire aussi qu'il y a mon pote avec qui tout a été commencé qui est Éric Coquel. Parce que si aujourd'hui il y a des insoumis, c'est pas ce qu'il y a eu avant le parti de gauche et qu'on l'a fondé ensemble.
Cet homme a une place particulière dans l'histoire de la gauche de ce pays. Parce que souvent on parle de moi. Tant mieux, je fais le paratonirein.
Donc s'il y a un problème, c'est Mélenchon. Mais la vérité, c'est que aussi cockrelle hein. Je vois pas pourquoi il partage pas ça avec moi.
Bon, vous avez compris. Voilà. les choses pour commencer.
Maintenant, je suis obligé, c'est mon devoir. C'est ça que vous attendez de moi. Pas que je vous arrange que ça a été fait très bien jusque-l à comprendre ce qui se passe.
Oui, nous sommes en grand danger. La guerre qui a commencé là-bas, qui a commencé d'abord, ayant à l'esprit tout le plan qui a suivi, la guerre qui a commencé par l'abominable génocide à Gaza. aujourd'hui connaît son développement, une de ses étapes puisque le droit international a été violé, puisque ceux qui ont commis les crimes les plus épouvantables n'en ont jamais été châti, puisque tout un système s'est uni pour faire le silence, bloquer la parole, terroriser s'il le pouvait ceux qui voulaient résister, mais nous n'avons pas été terrorisés, nous avons résisté.
Nous avons été accusés de tout, d'apologie, du terrorisme. Nous avons eu droit à des amortants. Nous avons eu droit à des poursuites, à des menaces de mort, à des sacage de nos bâtiments.
Mais nous n'avons pas cédé si bien que c'est pour ça que nous sommes là. Parce que si on ne résiste pas à la première heure, on ne résiste jamais. Il faut qu'il y ait des courageux d'abord pour dire non et tenir bon.
C'est la leçon principale de la vie. La résistance n'existe pas sans résistant. La fraternité humaine n'existe pas sans des êtres fraternels tournés vers les autres.
Et c'est parce que nous avons résisté tout ce temps qu'on est dans cette salle, dans le milieu dans lequel on est, dans l'entreprise et ailleurs, que maintenant nous sommes cette force et que cette force va déferler dans les élections municipales à Saint-Denis et dans tout le pays. Alors la guerre la guerre qui a éclaté est une guerre illégale sans aucune légitimité. La question n'est pas posée de savoir ce que nous pensons du régime qui est en Iran parce que c'est l'affaire des Iraniens et secondement parce que nous ne permettons pas que ce soit l'empereur du monde qui décide qui doit gouverner où.
Parce que nous savons très bien que comme ils ont commencé à massacrer à un endroit et qu'on ne s'y est pas opposé, si on le laisse choisir les dirigeants du monde, il les choisira. tous dans tous les pays parce qu'il n'y a pas de limite à sa violence. La guerre dorénavant est arrivée sur vos genoux, mes amis.
La guerre vient d'entrer dans vos portefeuilles. La guerre, cela signifie l'augmentation des prix parce que maintenant il y a un problème sur le prix de l'essence. Des gens m'ont dit, on ne comprend pas tout.
C'est pourquoi je me donne le temps de vous dire ceci. C'est parce que le prix du pétrole augmente que tous les autres produits augmente parce que du pétrole, il y en a dans toutes sortes de produits et que quand vous en mélangez un où il y a pas de pétrole avec un où il y en a, à la fin vous payez l'augmentation du prix du pétrole. Et si le prix du pétrole augmente c'est parce que la source qui se trouve en Iran est bloquée à l'intérieur de l'Iran. parce que les réserves dans lesquelles on stock le pétrole sont pleines et qu'on ne peut plus sortir le pétrole, par conséquent, on n'en sort plus.
Et quand il en sort, l'Iran pour défendre son territoire national, quand il y en a qui passent, tire dessus. Alors, j'ai entendu qu'on leur disait "Ah mais non, faites pas ça." Mais pardon, ils défendent leur territoire national et si nous français nous étions envahis, nous ferions de même.
Ça n'a pas de sens de dire aux Iraniens "Ne faites pas c, ne faites pas là". Alors, il y a qu'un mot d'ordre qui fonctionne. "Nous ne ferons ni ceci ni cela", pourrait-il dire.
Mais il y a une condition, c'est c'est le feu. C'est une guerre illégale. Pourquoi continuez-vous à tirer ?
Pourquoi massacrerez-vous ? Qu'est-ce qui En plus du fait que toute mort est inutile dans une guerre ? Qu'est-ce qui justifie que plus de 150 enfants a été tués dans leur école ?
Est-ce qu'on mesure la misère que cela représente d'amener son enfant à l'école et d'aller ensuite en apprenant que l'école a été bombardée, tâché de fouiller dans les gravas pour y retrouver les siens et que pour la deuxième fois, vous êtes frappé parce que quelqu'un a décidé qu'il frapperait deux fois à une demi-heure d'intervalle pour être sûr de tuer le maximum de gens. Voilà ce qu'est la guerre. Ce n'est pas un jeu vidéo, ce n'est pas un conflit entre les puissances.
C'est des milliers de pauvres gens à qui on a rien demander et surtout pas s'il voulait être en guerre qui meurent comme s'il n'était rien, comme s'il ne comptait pas. C'est le même regard qui provoque ces guerres absurdes, ces guerres dégoûtantes, ces guerres impérialistes. Et c'est le même regard qui regarde l'autre en disant "Celui-là, il n'est pas de la bonne religion, il n'est pas de la bonne couleur de peau.
Ah, c'est une femme. C'est l'œil du suprémaciste qui méprise les autres." Guerre à la guerre.
Mais comment allons-nous répondre à cette invasion de la guerre sur nos genoux par l'augmentation de tous les prix ? car à ce moment-là, il y a un choix à faire qui paye la différence parce que est-ce que vos salaires vont être augmenté du montant de l'inflation, c'est-à-dire de l'augmentation des prix ? Ils n'ont pas l'intention de faire ça.
La dernière fois qu'on a parlé d'échelle mobile des salaires dans un budget de l'État, ils ont tous voté contre. Et puis ensuite quand on a déposé une motion de censure, on sait qui n'a pas voulu voter la motion de censure. L'extrême droite, la droite, l'extrême centre et les socialistes.
Délibérément. Alors, on peut reprendre la question à l'endroit où est, qu'est-ce qui compte faire ? Qui va payer cette différence ?
Est-ce que ce sont les consommateurs ? Ah non, non, non, disent-il. Et et pour cause, vous en avez déjà pour 150 € à 200 € par mois pour faire vos pleins.
Mais là, je ne parle que du plein, je parle pas du reste. He non, disent-il. L dit, il faut baisser les taxes.
Quelqu'un peut lui expliquer que baisser les taxes n'empêche pas les les prix d'augmenter parce que le prix augmente même si vous avez baissé la taxe. Donc de toute façon, ça augmente. Et puis deuxièmement, si vous ne bloquez pas le prix par la force des choses, quelqu'un va payer.
Qui est-ce que ça va être ? Et ben on va vous dire on ne bloque pas les prix. Le président de la République a une solution.
Il dit "Nous allons utiliser les réserves stratégiques du pays." Ah bien justement c'est marqué dessus stratégique. C'est donc pour faire face à des crises stratégiques.
Donc vous allez sortir les stocks pour les vendre. Il y a une limite 2 mois ça dure. Et après vous allez les reconstituer.
Ouais. En payant le prix de le moment. Donc plus cher, c'est vous qui payez parce que c'est avec les impôts que tout ça sera fait.
Donc le choix, il est pas entre 36 possibilités. C'est soit les producteurs, soit les citoyens qui payent. Et quand il dit qu'il va vendre les stocks stratégiques, premièrement ça vous coûtera après et deuxièmement c'est pas prudent parce que les stocks stratégiques, faut les reconstituer.
Personne ne sait combien de temps et quelle forme va prendre cette guerre. Je ne veux pas vous inquiéter exagérément, mais quand on a décidé de laisser passer les Nord-Américains sur la base d'Istre pour y recharger leurs avions, on fait de la France une cible. On l'introduit dans une logique qu'on appelle de cobelligérance.
Belligérance, c'est la guerre. Ça vient du mot latin bellus. Merci.
La guerre. Cobelligérant. Nous ne voulons pas être cobelligérant.
Donc il faut prendre toutes les précautions pour pas l'être. Et puis on nous dit "Ah ben si, il faut quand même qu'on aide les pays du d'Orient, du Moyen-Orient, l'Arabie Saoudite, les Émirats Arabes unis et cetera, parce qu'on a des accords avec eux." Ah ouais ?
Bon bien, la France est engagée. Mais ça s'appelle la contagion les amis. Et puis au passage, on va dire "Mais on l'a voté quand ces accords ?" Parce que on a regardé, on n pas trouvé.
Alors, on a une base française aux Émirats arabes unis et on se rappelle pas quand ce truc a été décidé par l'Assemblée nationale. Mais nous a tous lié. Et comme c'est la parole de la France, c'est la parole de la France.
Et tout le monde est tenu par la parole. Vous ne pouvez pas dire "Je m'en fiche parce que sinon le lendemain c'est pour vous". Ah, tu t'en fiches ?
Alors nous aussi on s'en fiche de ce qu'on a signé avec toi. L'ordre international est une nécessité. Quand il ne convient pas, on doit le renégocier, pas le rompre, le briser, le piétiner comme le font les Nord-Américains.
Même quand on en est pas content, il vaut mieux l'ordre international consenti par les nations que le chaos qui nécessite, qui veut dire obligatoirement la loi du plus fort. Voilà pourquoi à vous tous qui êtes des esprits engagés, qui vous intéressez à l'actualité et à la politique, il faut bien comprendre pourquoi nous défendons l'ordre international. même s'il est injuste parce que nous voulons le changer.
Mais cela vaut mieux que la loi du plus fort. Et si la France se met à dire qu'elle organise de son côté le rassemblement de tous ceux qui ne veulent pas être alignés, ça y est, tout le monde a bien compris ce que ça veut dire être aligné. Pendant des mois, on a expliqué le nonalignement est la seule stratégie possible pour la France.
Ah, monsieur Mélenchon, que voulez-vous dire ? Nous sommes les alliés des Américains depuis toujours. Blabli blabla.
L'alignement, ça veut dire que quand ils font la guerre, vous y allez avec eux parce que vous êtes dans un accord qui s'appelle l'OTAN. Et il faut sortir de l'OTAN parce qu'être dans l'OTAN, c'est être embarqué dans des guerres qui ne nous concernent pas. Comment le président de la République française peut-il dire en même temps cette guerre n'est pas la nôtre ?
Et 5 minutes après dire nous allons déployer. Déployer quoi je vous prie ? Nous allons aider Chypre.
Et ben oui, Chypre l'Union européenne. On n' réglé aucun des problèmes de Chypre, mais elle est membre de l'Union européenne. Alors, nous sommes tenus par un article du traité que je n'ai pas voté, que vous n'avez pas voté pour la plupart d'entre vous, mais le traité, il est là.
Il a un article qui prévoit que si un des membres de l'Union européenne est agressé, alors tous les autres le défendent. Donc, Nouvella à défendre Chypre. Bon, nous annonçons à nos ennemis potentiels que nous défendrons Chypre.
C'est comme ça mais il faut savoir le faire. Il faut éviter la contagion. Regardez bien, si un pays qui est membre de l'OTAN, article 5 du statut de l'OTAN est attaqué, tous les autres sont censés venir à la rescousse.
Je me répète pour me faire bien comprendre qu'un seul des pays de l'alliance à laquelle notre pays appartient soit frappé et alors nous serions tous tenus de répliquer. Ça, c'est la contagion. Mais quel est le point de départ ? une guerre à dont personne n'a décidé de l'amener.
Jamais les Français n'ont été consultés là-dedans. Et je préfère prévenir le président de la République qui a un article de la Constitution qui dit qu'on rentre pas en guerre même provisoirement sans que l'Assemblée nationale soit saisie. Et ça, on on entend pas parler, on voit la télé.
Voici que nous avons envoyé le porte-avion Charles de Gaulle. C'est pas rien de mettre une marmite nucléaire sur la flotte. Ah, c'est une arme extraordinaire, hein, faut le savoir hein.
Là-dedans, il y a 23 rafales marines qui est certainement l'un des meilleurs avions du monde. Mais ici, pas pour lâcher des confettis, hein, qui sont là. Ils sont donc armés, c'est leur rôle.
Dès lors, vous mettez un porteavion, h frégates, deux portes hélicoptères et 2000 hommes. Alors, c'est évidemment une cible. Vous ne pouvez pas dire je ne veux pas être cobelligérant mais j'installe une cible.
Si vous disiez nous envoyons le porte-avion se mettre devant chipre on dirait on a mis des grands moyens cette fois-ci. C'est à moi ça. Ah non c'est à toi.
Bon on dira on a mis les grands moyens mais c'est pas de ça dont on parle. On nous dit le porte-avion est entré en Méditerranée. Il a fait tout le tour là.
Ils ont ça a bien marché. Et pour aller où ? Pour faire quoi ?
Les huit frégates, c'est pour faire quoi ? Protéger le porte-avion. Très bien.
Les avions, pour quoi faire ? Pour protéger les frégates et ainsi de suite. Non.
Et on entend le président de la République nous dire "Nous nous allons dans une attitude purement défensive libérer le D3 d'Ormuse." Alors le D3 d'Ormuse, on a tous couru regarder la carte pour voir à quoi ça ressemble. Vous voyez à peu près la carte du monde.
Vous voyez où est la mer rouge, hein ? Alors au bout, vous avez le canal de Suèze, d'accord ? Alors, ça c'est là, c'est ce bras là.
Et de l'autre côté, il y a le le golfe Persique et puis le détroit d'Ormouse. Et il y a un moment quick, il y a une avancée, c'est Oman et de l'autre côté c'est l'Iran. La distance qui est entre les deux côtes, c'est moins de 50 bornes, moins de 50 km.
Donc c'est impossible de faire un espace pour Oman, un espace pour l'Iran et un espace international. Ils sont donc comme ça. D'ailleurs, les autres ont pas signé les accords internationaux.
Donc il y a un accord local entre ces deux pays. Comment vous faites pour libérer un passage ? Le libérer de qui ?
Si le passage est bloqué, c'est parce que les Nord-Américains ont amené leur flotte un peu plus bas. Elle est à peine plus bas avant ce passage. Un peu plus bas.
Donc les Américains bloquent. Du coup les Iraniens tirent sur ce qui passent et on dit quoi ? On dit pas au gringo rentrez chez vous.
Non, c'est aux Iraniens qu'on dit "Ah, faut pas tirer, faut pas exagérer." Vous comprenez ? Tout ça, c'est un discours, une manière de parler qui prépare à la guerre et qui s'il n'y a pas de guerre choisit son camp.
Et bien moi, je dis en notre nom à tous, nous n'avons rien à voir avec cette guerre. Nous ne voulons pas y participer. Nous ne sommes pas les alliés ni d'Israël, ni des États-Unis.
Nous n'irons pas guerre à la guerre. Alors pour régler le problème intermédiaire, voilà que le président dit qu'il va vendre les réserves stratégiques. Quelle intelligence !
Et alors nous on dit on va geler les prix. C'est pas difficile à comprendre. Si vous gelez les prix, quelqu'un pay qui ?
Bah le fournisseur, celui qui sort le pétrole. B, ça va, c'est pas un petit pauvre hein. Quand il faut faire un effort, on nous demande assez souvent de mettre la main à la poche.
Ben, c'est son tour, il met la main à la poche. D'autant que la compagnie totale qui est la grande compagnie française, qui est pas la seule en cause hein, mais en tout cas celle-là, elle a à voir avec notre histoire. Elle a fait au cours des trois dernières années plus de 10 milliards de profits par an, 15, 14 et en 2023, 19, c'est-à-dire les plus grands profits qui a jamais été fait. par une entreprise capitaliste en France, ça lui laisse un petit quelque chose quand même hein, même si on en prend un gros bout.
Vous savez, les capitalistes, ils sont raisonnables. Quand vous leur dites "Si vous abusez, on prend tout", ils disent "On peut discuter." J'ai rencontré un gars très intelligent, plein d'humour et francophone en Bolivie.
L'année où le gouvernement de gauche venait de décider que la répartition qu'il avait avant 80 20 80 pour total 20 pour l'État bolivien le camarade Moralaise décide que d'or avant c'est l'inverse. 20 pour eux 80 pour le pays. Alors bon moi voyez bien c'est marqué sur ma figure.
Mélenchon c'est moi. Donc je viens avec un peu d'humour. Je lui dis ou ça doit être rude 8020 dans l'autre sens.
Il y a un petit silence, il a un petit sourire, il me regarde et il me dit 20 c'est plus que rien. Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il me dit ?
Il me dit qu'il est lucide, que le pouvoir politique c'est pas eux. Ça peut être Morales qui leur a dit "Je prends tout". Ça s'appelle une nationalisation.
Et cet homme avec de l'humour me fait la seule réponse humoristique qu'il pouvait faire. C'està-dire bah je m'adapte. Et puis après il m'a quand même bien eu parce qu'il attend un petit peu que je redescende de la satisfaction qui devait se lire sur ma figure et il me dit mais vous savez monsieur Mélenchon que ce soit 80 ou 20 faut d'abord le sortir le pétrole.
Et il dit pour le sortir faut faire un trou. Et le trou, c'est nous qui le faisons. Vous comprenez ?
Tout est rapport de force. Mais moi, si nous étions ici sur le sol national, je lui dirais non monsieur, nous nous avons les gens et les machines pour faire le trou et dire à quel endroit on va le faire. Mais nos camarades boliviens, ils avaient pas tout ce personnel là à ce moment-là.
Il ne faut pas se mettre dans la dépendance plus puissant que soi. Il faut s'équiper tout le temps de la seule chose qui compte, l'intelligence, le savoir-faire, la formation des gens. Alors, puisque cet aigle a trouvé qui voulait vendre des stocks stratégiques, que veulent les autres ?
Et bena, il dit il faut bloquer les taxes et les diminuer. Je vous ai dit il y a un instant, mais alors le plus savoureux c'est le génie. Il a de la bande monsieur Olivier Fort.
Alors attendez, vous allez voir comment vous pouvez faire dire n'importe quoi à fort. Vous avez qu'à dy prononcer le mot insoumis. Me il fonce aussitôt le coup de corne.
Voilà, on lui a dit "Est-ce que vous êtes d'accord avec les insoumis ? Il a même pas écouté la suite." Non non, il est pas d'accord pour bloquer les prix.
Bah quand même mon gars, tu pourras au moins faire un effort pour amener la chose en douceur parce que c'est toi qui a signé ça et c'était la première mesure qu'il y avait dans le programme qu'on a déposé quand on était NFP. On t'a élu pour ça. Alors on a compris.
La prochaine fois on t'élira pas hein. Ça c'est sûr. Ça c'est sûr.
Alors il y a pas que lui hein, mais il y en a celui-là au moins. Alors qu'est-ce qu'il dit ? Il dit "Et ben écoutez, moi je voudrais vendre les réserves stratégiques." Bah d'habitude quand il y a un double emploi, il y a du chômage.
Alors lequel part au chômage ? Macron ou fort ? Parce qu'ils disent la même chose.
Les deux. Vous êtes dur. Vous êtes dur.
Vous êtes dur. Vous êtes dur. Alors sinon à part cette trouvaille, il a dit qu'il voulait un chèque énergie.
D'abord euh ça m'a l'air complètement délirant parce que le même type vous dit dans la même phrase le blocage des prix pose deux problèmes. Soit l'État compense les pertes de l'industrie pétrolière. Pourquoi ?
Pourquoi l'État ferait ça ? Alors soit et paye la différence, soit les rafineurs préféreront vendre ailleurs. Mais c'est que des bêtises parce que l'État n'est pas obligé de compenser les pertes comme il dit de l'industrie pétrolière.
Si ce gars-là vous gouverne, vous rendez compte, il passe tout de suite, il met la main à la poche tout de suite pour les pétroliers. Moi je commencerai par dire une chose simple. Je diraiis au pétroliers, ce que vous faites couler là de la pompe, vous l'avez acheté quand ?
Avant l'augmentation des prix, non ? Donc si vous alignez ce que vous avez acheté avant au prix d'avant et que vous le faites payer au prix de maintenant, ça s'appelle de la spéculation, ça. Donc premièrement, je vous le prends et deuxièmement, je vous colle une amende parce que quand le pays est en difficulté, trahir sa patrie en essayant d'exploiter ses compatriotes, c'est la limite du marché noir.
Voilà pour commencer. Et deuxièmement, il dit soit les raffineurs préféreront vendre ailleurs. Mais qu'est-ce que c'est que cette histoire ?
Est-ce qu'aujourd'hui les raffineurs vendent ailleurs que dans l'île de la Réunion à la Réunion ? Or à la Réunion, il y a un contrôle des prix. Est-ce que à la Réunion il y a une pénurie ?
Non, il y en a pas. Est-ce que dans le passé parce que c'est pas nous qui avons inventé, c'est pas Cocrel qui a inventé le blocage des prix. Le blocage des prix, il existe dans le code du commerce et dans le passé, on l'a déjà fait.
Et quand justement la nou, il y avait une guerre en 1991, c'était l'invasion de l'Irak cette fois-là, c'était compliqué. Moi, j'ai pas voté cette guerre là non plus, mais je reconnais que c'était plus compliqué. Sa dame, il avait envahi le voisin, alors il y avait quand même quelques raisons de pas être d'accord.
Bon bref, en tout cas en 198 en 91, on a appliqué le contrôle des prix et personne n'est parti ailleurs. Et puis on a recommencé pendant la COVID sur le gel et les masques. C'était Macron, c'est pas un communiste Macron.
D'accord. Donc tout ça c'est du bruit qu'ils font pour disperser l'attention du poid qui importe. Qui paye ?
Le capital ou le travail ? Et nous répondons le capital qui doit payer. Et eux répond, c'est le travail.
Parce que les impôts qu'il vous prendrait, c'est ceux de vos salaires. Voilà la vérité. Et vous voyez comment toutes les questions que la guerre soulève sont des questions qui tournent autour de savoir qui dirige la société, qui partage ou ne partage pas.
C'est continuellement la confrontation entre les suprémacistes et les collectivistes. Les suprémacistes disent comme c'est nous les patrons, comme c'est nous qui payons, c'est nous qui décidons. Et nous les collectivistes nous disons comme nous sommes ceux qui font cette société, qui en font la richesse soit par les consommations, soit par les créations, alors c'est nous les maîtres de la situation et nous passons avant vous.
Voilà la leçon. Mes amis, tant d'incohérence, tant d'égoïsme de classe mettent notre pays en danger, vous autres tous. Car déjà les fins de mois commencent tôt pour beaucoup dans le mois.
Ensuite, parce que si les dépenses contraintes augmentent, et bien nécessairement vous devrez compresser sur autre chose, soit en vous endettant et en payant le prix de cette dette, soit en vous privant et en privant les vôtres. C'est donc toujours de la privation. Et puis il y a tous les aspects qui vont aller avec, c'est que des milliers de petites entreprises peuvent mourir de cette incapacité des dirigeants à comprendre la réalité.
C'est pourquoi Bali tout à l'heure a prononcé une phrase importante. Ceux qui ne comprennent pas ce que veut dire la rupture avec le capitalisme et le néolibéralisme sont ceux qui en réalité ne comprennent pas quelle rupture est déjà dans la vie des gens à cause du capitalisme et du néolibéralisme. Il faut choisir.
Nous avons choisi. Mesdames, messieurs, non seulement les travailleurs vont se serrer la ceinture, non seulement les étudiants vont se serrer la ceinture et tous ceux qui dépendent d'une manière ou d'une autre dans le moment où ils n'ont pas de salaire, de la solidarité. Je n'ai pas dit de l'assistance, de la solidarité.
De la solidarité. Et bien, il y a nous. Mais pour la première fois, nous pouvons nous faire entendre d'une autre catégorie sociale, tous ceux qui sont les petits patrons, parce que premièrement, la moitié des petits patrons n'ont qu'un seul employé, eux-mêmes.
Deuxièmement, parce que dedans se comptent tous les auto-entrepreneurs. Troisièmement, parce que tous ces gens vont voir leur entreprise être liquidé si on ne leur donne pas une protection sur le prix de l'énergie. Le système du prix de l'énergie en Europe est absurde.
Il est aligné sur le prix de la dernière usine qui fonctionnera, c'est-à-dire forcément une usine qui fonctionne au gaz. Donc les prix du gaz augmentant, les prix de cette usine augmentent et tous les prix augmentent partout. Il n'y a aucune raison à ça.
Nous pouvons faire autrement. Pourquoi ? Je vous dis que si nous dirigions ce pays, nous ferions à cet instant ce qu'on fait les espagnols, ce qu'on fait les Portugais.
Nous dirions : "Écoutez, votre affaire d'énergie, c'est très bien pour vous, parfait, mais c'est pas bon pour nous. Donc on rond avec ce système- là, on rond avec le système de l'énergie tel que vous l'avez imaginé parce qu'ils ont fait beaucoup de phrases mais c'est tout. Ils ont pas posé en solac.
Il faut sauver des milliers de petites entreprises en garantissant le blocage des prix de l'énergie. C'est la seule manière que nous avons d'éviter les destructions qui chaque année s'accumulent. Car dans certains secteurs de la production comme la construction ou comme le commerce, il s'est fermé au cours des dernières années + 34 % en 2022, + 33 % en 2023 + 18 % en 2024.
C'est la raison pour laquelle on a vu pour la première fois dans l'histoire de la gauche une réunion avoir lieu à l'initiative de l'institut que je copréside avec Clémence Gueté où sont venus des syndicats de petits patrons et où on a pu discuter de savoir ce qu'on ferait ensemble même s'il ne nous aiment pas et même si parfois nous avons des chikayaas avec eux parce que eux sont comme nous, ils peuvent pas partir, ils sont là. Nous ne pouvons pas partir aller à l'autre bout de la planète où il y aurait des meilleurs prix pour acheter nos sarbines, nos sardines ou nos sandwiches. Et bien eux non plus ne peuvent pas partir.
Dès lors, nous sommes obligés de faire patrie commune et donc de trouver le moyen de s'accorder entre nous. Voilà pourquoi la question du blocage des prix est si importante et c'est nous qui avons déposé une proposition de loi sur le sujet cette fois-ci encore et nous attendons qu'elles puissent venir en discussion s'ils sont si sûr de qu'il l'amènent en discussion dans le parlement. Peut-être nous battront-ils peut-être proposont-ils à ce moment-là une autre décision mais au moins, on pourrait en parler.
Ça n'est pas un monsieur tout seul qui va décider de tout, y compris de notre vie quotidienne dans ce domaine. Voilà le moment où nous sommes. Et dans ce moment, vous comprenez comme moi qu'il va y avoir du fait de cette inégale répartition de l'effort qu'il faut faire, des tensions sociales, une accélération de la lutte de classe pour l'appropriation de la richesse et que le système est déjà en panne.
Le système n'a rien à proposer. Pendant des années, les néolibéraux, les Macron paraissaient le mozard de la finance. s'il allait bondissant sous la pyramide et notre deux main serait tellement merveilleux sous la conduite de ce jeune homme.
C'était son argument de vente numéro 1. "Soyons audacieux, j'espère", disait-il en regardant les plus jeunes qu'il rêvent d'être milliardaires. Et nous quand on disait non, c'est un rêve obsène de voyou car tout milliardaire est forcément quelqu'un d'immoral par la force des choses puisque l'accumulation de sa richesse vient de la privation des autres.
Mais bon, c'est de la philosophie hein, on n'est pas obligé d'être d'accord avec ça. Mais justement, c'est ce qui fait la différence entre un collectiviste et un suprémaciste. Le suprémaciste, il dit "Moi, j'ai gagné donc je fais ce que je veux." et les autres vous la fermez.
Bref, qu''est-il aujourd'hui à proposer ? Mais rentrez en vous-même quelques instants. Qu'est-ce qu'il vous propose de bâtir comme société ?
Rien. absolument rien tandis que nous proposons de changer de fond en comble cette société, de ne plus se résigner face à des choses qui paraissent être des calamités naturelles, mais qui en réalité sont des choses abandonnées à leur propre logique mauvaise ou abandonné à la loi du plus fort. Nous pouvons tout rectifier.
Quand nous disons que les violences policières doivent cesser, c'est parce que nous croyons profondément à l'État républicain qui ordonne que la loi soit représentée dignement par ceux qui sont le métier de la faire respecter. Lorsque nous disons qu'il faut partager, nous disons une loi humaine essentielle et en face de nous, la seule chose qu'ils ont à proposer, je viens de le dire, c'est le suprémacisme. Les uns ont raison sur les autres parce qu'ils auraient la bonne couleur de peau, la bonne religion, la bonne place.
Voilà au nom de quoi, et seulement au nom de cela, ils auraient le droit de dominer. Par conséquent la crise de l'autorité républicaine qui fait que l'on consent aux lois, que l'on accepte qu'elle s'applique. Quand on se dit ces lois sont injustes, les comportements de ceux qui sont censés les incarner sont injustes.
Comme ils ne savent plus quoi dire, on passe de l'autorité naturelle qu'on sentit discuter dans les parlements à l'autoritarisme. L'autoritarisme ce n'est pas la suite de l'autorité, c'est le constat de son échec et c'est l'autoritarisme toujours le triomphe d'une autorité injuste parce que l'injustice n'a pas d'autres moyen de s'imposer que par la force et la violence. C'est la raison pour laquelle pour que les gens se l'avalent, il faut qu'ils soient tous devenus racistes pour accepter que des gens soient écartés au nom du fait que dans le regard des dominants, les autres sont racisés.
Il faut qu'il y ait de l'islamophobie pour qu'une partie de la population regarde l'autre en se demandant au juste qui va se passer et viceversa. Il faut il faut il faut bref que tous les venins du suprémacisme et du fascisme se soient répandu dans la population. Et c'est contre ça que nous luttons.
C'est une lutte intellectuelle. C'est une lutte affective. C'est une lutte qui nécessite que ceux qui parlent au nom de la France quand il s'adressent à la Nouvelle-France commencent par célébrer la gloire et la grandeur de ce qu'elle a apporté à la patrie.
Le travail qui a été fait pour bâtir ce pays mais le passé profond par quoi j'ai commencé cette réunion avec vous. La France c'est tout ça. Ce n'est pas cette poignée de personnes qui se croient plus intelligente que les autres.
Comme si nous ne savions pas comment on était accumulé leur fortune au point de départ. Comme si nous avions oublié que Bernard Arnaud a commencé sa vie en rachetant à Ville Prix Boussac. Comme si nous ne savions pas comment c'est accumulé la fortune de l'homme qui aujourd'hui domine les médias, l'édition et même les livres d'éducation qui se vendent pour former nos jeunes gens qui est monsieur Boloré.
Comme si nous n'avions pas prévu siôt que nous serons au pouvoir de commencer par libérer les médias de l'argent. Nous déferons les trusts médiaticulturels et donc nous déferons l'empire de monsieur Boloré. C'est la raison pour laquelle je lui ai déjà dit dans deux ou trois réunions, "Monsieur Bolloret, soyez candidats à l'élection présidentielle parce que c'est vous qui organisez le débat dans ce pays.
Vous faites monter certains thèmes par vos réseaux, ensuite ils arrivent dans l'information en continu et après ils terminent dans des blablas de petits bourgeois dans la presse petite bourgeoise surtout la presse petite bourgeoise de gauche qui passe son temps à nous briser les reins, à nous tirer dans le dos. Parlez mieux, monsieur Mélenchon, soyez plus poli. Élevez-vous quoi que vous soyez un complotiste, antisémite, blab bla bla bla bla bla bla.
Voilà comment ça marche dans ce pays. Alors qu'ils viennent, qu'il se présentent devant les citoyens et qu'il leur disent ce qui est écrit dans ses journaux, ce qui est écrit dans les livres qu'il édit, ce qui est écrit sur tous les kiosques de Paris puisque maintenant lui il peut afficher toute la semaine, y compris après la clôture de la campagne électorale, les belles affiches où l'on voit le fascisme mondain, madame Knafo et tous les autres qui sont là. Ah c'est fini hein à l'époque des avant on les reconnaissait de loin.
Ils avaient le crâne rasé des tatouages partout. Tiens un fachaud maintenant ils viennent propre tout bien coiffé il parle tranquillement hein et voilà et ça vous donne du bard. Bon il parle pas trop parce que s'il parle trop longtemps on va s'apercevoir de ce qui se passe mais et ainsi de suite.
Monsieur Bolloret soyez candidats. Vous êtes un homme courageux. Vous nous l'avez assez dit.
Vous trustez tout. Venez. et parler au peuple français et puis on règlera l'affaire avec des bulletins de vote comme des gens civilisés parce que sinon vous voyez bien ce qui va se passer, on va être obligé de faire tout ça de force et parce que les gens qui sont dans cette salle, monsieur Boloret, ils ont hâte que nous ayons gagné l'élection présidentielle pour rectifier tout ça.
Et d'ailleurs, c'est ce qu'on va faire. Madame, messieurs, en ce moment, on est en train de renverser l'ordre naturel des idées et des choses. Il paraît que ce sont les antifascistes qui sont des fascistes.
C'est ça qu'ils expliquent. Mais comme on l'a très bien expliqué, on va vous dire une chose bien simple que vous allez comprendre d'un seul coup. en vous munissant de deux oreilles et d'un cerveau même moyen.
Vous allez comprendre que tant qu'il y a des fascistes, il y a des antifascistes. Mais quand il y a plus d'antifascistes, alors il y a encore plus de fascistes. Voilà pourquoi, si vous voulez que tout ça cesse, faites cesser le fascisme.
Et pour faire cesser le fascisme, donner du courage à ceux qui se battent, qui se mobilisent loyalement, sérieusement comme c'est le cas dans cette salle. voter pour cette équipe. Voilà quoi ils servent.
Chaque fois qu'on met un bulletin de vote Bali, on est antifasciste et on dit à toute la France : ne vous y trompez pas. Que personne n'aille croire que parce qu'ils sont bien habillés et qui parlent tout doucement au contraire de moi, ils sont autre chose que ce qu'ils ont toujours été. D'abord ceux qui exercent qui ont une fascination pour la force.
Quand monsieur Bardella répond à monsieur Trump qui se propose d'annexer le Groenland, il dit "Ah ben c'est son intérêt commercial Donct avait dit Pétin. Nous capitulons. Ils ont ça dans leur code génétique. s'incliner devant le plus puissant parce que eux-mêmes comptent être le plus puissant sur le voisin d'à côté et qu'ils espèrent que la violence de la force ruisselle de degré en degré et peu leur importe d'être à mi-chemin du moment que c'est eux qui dominent.
Voilà le fond de leurs pensées. Et n'oubliez jamais la vraie vérité comme celle qui est apparu grâce à notre sang froid et notre détermination. Quand après le drame de Lyon, nous avons dit que nous n'y étions pour rien et que c'était un tracnard.
La vie s'est chargée de démontrer par l'article de Médiapar, par celui du canard enchaîné que c'était un tracnard. Et l'humanité nous a permis d'apprendre que c'était un tracnard organisé de longues mains et méthodiquement. Merci à Luma d'avoir fait ce beau et magnifique travail.
Voilà. N'oubliait jamais entre 1986 et 2021, il y a eu dans ce pays 53 assassinats politiques. Vous m'entendez ?
Entre 2 entre 1986 et 2021, il y a eu dans ce pays 53 assassinat politique. 9/ 10 sont imputables à l'extrême droite. 9/ 10 des 53 assassinats politiques depuis 2022.
Glorieux début de Jupiter soi-même depuis 2022. 12 personnes ont été assassinées par l'extrême droite. 12 personnes depuis 2022 à Lyon dont on a beaucoup parlé depuis 2010 sans une attaque, pas des grossièretés dans la rue la Châteigne à l'initiative des banques fascistes.
Et voilà pourquoi c'est à Lyon que c'est constitué l'organisation, la jeune garde de nos camarades qui ne sont pas des assassins, qui se sont groupés pour constituer une organisation de résistance au fascistes. Voilà ce que c'est. Pourquoi l'ont-ils fait ?
Pourquoi l'ont-ils fait ? parce qu'il y avait eu sans une attaque, mais parce que 70 % d'entre elles n'a pas été puni et qu'on a donc laissé ces sauvages errer dans les rues, frapper des gens à raison de leur couleur de peau ou ce qu'il s'imaginaient sur leur orientation sexuelle. Voilà la vérité mesdames messieurs.
Voilà pourquoi ils ont fait ces organisations. Et le jour du drame, la police était prévenue avant, la police était présente sur place et elle n'a rien fait. Et quand qu'en passant dans la rue a vu passer le jeune de Branque qui n'en pouvait mais qui était debout et qui marchait, il a fait plus de 2 km et qu'ils ont appelé au téléphone pour alerter.
On leur a dit il y a pas de patrouille, les pompiers sont arrivés et les policiers sont arrivés. 1 heure après. Voilà mesdames messieurs la réalité d'une organisation incapable de faire face à la paix publique.
Les responsable devrait être punis. Et en tout cas ce qui est sûr c'est que Nemmésis, l'organisation qui monte ses tracnard qui vient dans un meeting sur deux que je tiens. Ah ici ils ont pas osé à Saint-Denis, hein ?
Ouai oui. Écoutez-moi. Sil finissent par surgir hein, vous rigolerez, vous leur rirez au nez.
Voilà ce que vous aurez à faire. Pas de violence. Hier soir encore après le meeting à Paris, nous avions l'organisation fascisante qui s'appelle Nous vivrons ou je ne sais quoi.
Un truc de socialiste que madame la mère de Paris avait reçu en grande gloire à l'hôtel de ville. Alors, ces gens sont venus nous insulter. À mon avis, il y en avait un ou deux qui étaient déjà plus tout à fait dans leur assiette, don un qui tournait tout rond comme ça avec la pancarte.
On s'est dit le pauvre, bon, on le laisse, hein. Alors, les policiers qui étaient là étaient bien énervés après eux, hein, parce qu'ils étaient brutals et grossiers, brutaux et grossiers. Voilà.
N'oubliez jamais de quoi nous parlons, de gens dangereux. Et ici, dans cette salle, il y a des gens qui vivent sous menace de mort. C'est le cas du camarade Éric Cocrel qui reçoit régulièrement des menaces.
Et bien d'autres choses puisque tous nous avons décidé que nous n'en parlons pas pour ne pas déclencher des concours, mais nous sommes une dizaine à vivre sous ces menaces. Des fois, on reçoit des colis bizarres. Vous imaginez l'ambiance en famille ?
Non mais juste parce qu'on est aussi des êtres humains. On voudrait le rappeler à quelques journalistes qui nous accrochent régulièrement des cibles dans le dos. Alors c'est ça ou bien c'est carrément des complots ?
En tout cas, moi, il y en a deux qui ont voulu me tuer. L'un s'est pris 9 ans de tôle et l'autre 18 ans. Et celui qui s'est pris 9 ans, au bout de 8 ans, il sort.
Et qu'est-ce qu'il fait cet imbécile ? Il recommence aussi sec. Il menace Mathil Panneau.
Bon, il est retourné au bloc bien sûr hein, pour faire la dernière année qui lui restait à faire mais c'est pour vous dire le genre de débile et d'ahur auquel nous sommes confrontés. C'est pas des gens comme vous, comme moi où on répit, on fait un truc, un autre des fois bon on est un peu dur aussi hein, mais enf on pense pas aller assassiner les autres. Si ça les occupe le premier, il tirait sur des cibles dans les bois.
Alors c'était moi sur la cible. Il y en a un autre qui a fait une vidéo avec ça. Vous savez quoi ?
Le procureur a dit "Ah ah c'est de la parodie, ça ne dépasse pas les limites de la parodie." Oui. Le type s'amusait à tirer sur des mains, on y était écrit dessus elle et filles.
C'est marrant non ? Ça fait pleurer de rire tout le monde chez nous. Voilà.
Quel est notre sort ? Vous comprenez pourquoi souvent on est fâché ? Parce que c'est dur de vivre ça tout le temps.
Parce que quand vous sortez de chez vous et qu'il peut arriver que quelqu'un vous attende dehors, ça change votre vie, ça la change complètement. Voilà de quoi nous sommes victimes aujourd'hui. Mais de ceci comme du reste, nous nous accommodons car nous savons que notre tâche est une tâche sa chacrée à cette heure.
C'est celle de tenir la tête bien droite, de pas baisser les yeux parce que c'est la condition pour qu'on puisse résister. Et c'est ce à quoi j'appelle chacun d'entre vous en vous souvenant que la première muraille, la première le premier blocage que l'on peut faire au racisme, à la violence, au sexisme, c'est soi-même. C'est parce qu'on refuse, parce qu'on n'accepte pas qu'on parle mal autour de nous.
Alors, on commence à les faire reculer. Et quand on est déterminé, on y arrive. Les associations féministes qui ont organisé le 8 mars ont remporté une victoire magnifique parce qu'elles ont dit "Nous ne voulons pas de Némésis et ou bien la police leur interdit où on va s'en occuper.
Pas de Némésis. Si au lieu de nous jeter des pierres du matin au soir à nous suspecter de je ne sais quoi, d'antisémitisme, de complotisme, si tous ces lâches avaient tenu bon, si c'était dit "Attendez, nous on mélange pas tout." S'ils avaient tenu bon, on aurait fait reculer les autres.
Et bien, il ne nous reste que nous pour faire reculer les autres. Et on a une occasion en or qui est de voter les bulletins de vote pour nous. C'est la principale arme dont nous disposons.
Écoutez-moi bien les plus jeunes. Il y en a pas d'autres qui vaillent. J'appartiens à une génération où des camarades ont commencé la lutte armée contre des dictateurs qui méritaient largement les balles qu'on voulait leur envoyer dans la peau.
Et pour finir, ce sont les nôtres qui sont morts tous. Et au moment de la libération, quand le tyran est mort dans son lit, les nôtres n'y étaient plus. La violence, ce n'est pas par une affaire seulement philosophique ou morale que je la rejette à cet instant et que je vous appelle à ne pas y recourir sinon pour vous défendre vous-même.
Cela va de soi. C'est par réalisme politique. Nous devons vaincre par les urnes parce que il y a pas de République sans républicain.
Il y a pas de révolution citoyenne sans citoyen et sans révolutionnaire. Notre combat, c'est celui de la vie elle-même contre la mort. J'ai dit la mort me souvenant de cette image terrible du général qui commandait les troupes franquistes quand ils sont entrés à l'université de Madrid, les deux revolvers sortis, il rentrent en criant "Abas l'intelligence, vive la mort !" Et il tirait sur tout ce qui bougeait.
Voilà mesdames messieurs, ce que nous sommes dans le temps, dans l'histoire. À cet instant, nous sommes la lumière qui nous vient du fond des âges qui transite depuis Avouest en passant par Saint-Denis. Nous sommes la volonté de vivre.
Nous sommes la volonté de regarder la beauté du monde à travers les couleurs que répandent ici les vitreux là-bas que captent nos propres yeux. Voilà qui nous sommes. Voilà ce que nous sommes.
Ne nous abaissons jamais à être autre chose. Et pour cela, commençons d'abord par résister jusqu'au bout. Qu'est-ce que j'ai pour vous ?
Vous la connaissez peut-être. Vous savez que je mets toujours des citations à l'affaire. C'est une statue de mots.
Il y a des profs de français ici ? Ah ! 1 2 3 et derrière moi walou de ce côté-là non plus.
Bon, trois avec moi, ça fait quatre, hein. Alors, les profs de français, ça leur fait plaisir parce qu'ils voi que leur boulot sert à quelque chose. Enf, en tout cas, moi ça m Vous aussi hein, je suis sûr.
C'est comme ces deux hein, qui nous ont appris la beauté des choses et la beauté des mots. Vous savez les mots c'est le début des choses hein. Euh, pas de mots, pas de choses.
Euh quand vous Il y en a qui ont lu 100 ans de solitude ici. Oui, voyons voir. Oui.
Bon, OK. Donc 100 ans de solitude, c'est au début. Il y a le colonel qui est là et on va le fusiller.
C'est pas marqué dans mon papier tout ça, mais puisque j'y suis, je termine l'histoire. Et alors, il parle du nouveau monde. Enfin, il était nouveau pour eux parce qu'il y avait déjà des gens avant.
Et alors il dit "Oh quand on est arrivé là, tu pourrais dire comme on pourrait souvent nous dire hein la même chose hein parce que avant qu'on est arrivé là il y avait des tas de mots, il savaient pas ce que ça voulait dire hein. Par exemple, je viens de dire walou c'est pour moi c'est spontané hein. Je pourrais aussi dire comme j'ai dit quand il a pas réussi à me tuer he j'ai dit mectoub.
Alors il y en a qui me regardent ça veut dire quoi alors ? J'explique. Mais les gens ils savent pas quelle langue il parlent.
Ils sont espagnols, ils disent là. Il se marre lui bali. Bah tout le monde sait ce que ça veut dire mais transformé en espagnol mais ils le savent pas eux-mêmes.
Bon très bien. Donc le gars qu'on va fusiller, il dit "Le monde était tellement nouveau que pour parler des choses qui elle-même étaient tellement nouvelles, il fallait les montrer du doigt." Vous voyez pourquoi ?
Les mots organisent la réalité et quand on assemble correctement les mots, on dit bien les choses et comme on les dit bien, on transmet du savoir. Voilà pourquoi la culture des êtres humains, vous allez voir comment je retombe tout le temps sur mes pattes, la culture des êtres humains est toujours une culture cumulative. Celui qui veut rien savoir d'Averes, il se prive de lui-même.
À Avroes, ça lui fait plus rien. Il est plus là. Tous ceux dont vous vous privez dans le passé ou le présent, c'est quelque chose en moins pour vous.
Voilà ce que veut dire ce début de 100 ans de solitude. Il nous faut des mots et des fois on met les mots entre eux d'une telle manière qu'il jaillit d'eux de la beauté. Et souvent c'est pas pourquoi vous avez déjà lu des AIQ, ça vous dit quelque chose ?
C'est des poèmes japonais. Il y a trois trois lignes. Moi au début puis après ça vous prend.
C'est pas croyable. En trois lignes, 20 mots, 30. Alors évidemment le dernier mot appartient au poète parce que le mot poésie déjà veut dire créer.
Alors le poète crée un aspect du monde auquel vous n'aviez pas pensé. Et des fois tout poète qu'il est, il dit des choses philosophiquement plus avancées que beaucoup d'autres dont c'est toute la vie de réfléchir au statut de la réalité. Alors moi, je vais vous redire un truc que vous connaissez pour beaucoup d'entre vous, c'est le poète Antonio Machado.
Machado et les autres ont lutté contre les fraîchistes et nous ont donné une leçon de vie avec laquelle je pense que tout le monde sera d'accord. Le bien et le mal n'existe pas en dehors des êtres qui font le bien ou qui font le mal. Le bien et le mal sont des productions de la vie matérielle humaine.
Dès lors, si l'on se tourne du côté du bien, comment faire et que restera-t-il nos actes, nos œuvres, c'est-à-dire le chemin qu'on a tracé dans la vie. Bali, la seule chose qu'il a dit de lui tout à l'heure, il a dit "J'ai quatre enfants." Je pense qu'il portait un message en disant ça et que souvent beaucoup d'entre vous quand on leur demande qui ils sont, ils commencent par dire avec qui ils vivent et quelle vie rendent possible.
On est comme ça. Alors, le poète Machado dit une chose magnifique. Il dit que c'est le mouvement de ce que nous faisons qui fait le réel.
Voilà comment il le dit. de manière plus simple et plus belle que je viens de le dire. Cheminant en espagnol marchando cheminant.
Bah ouais mais je vais pas dire marcheur, on n'est pas macroniste. On va pas traduire du matchado en macroniste. Bon cheminant c'est celui qui chemine.
Vous allez voir pourquoi. C'est moi qui fait la traduction. Alors ça va quoi, j'ai choisi mes mots cheminant.
Le chemin, ce sont les trace de tes pas et rien de plus. Cheminant, il n'y a pas de chemin. Le chemin, le chemin se fait en marchant.
Tout passe mais tout demeure. Notre destin est de passé. de passer en traçant des chemins.
Éric, mon pote, celui qu'on a fait ensemble et toi aussi, même si tu fais la gueule à d'autres moments, je parle à mon pote Stéphane, je recommence. Mais notre destin, Stéphane est de passer de passer en traçant des chemins, des chemins sur la mer, des chemins qui s'en doute, là c'est moi qui commente, vont se refermer. Comme la mer se referme entre les vagues, mais toujours redonne des vagues et toujours nous serons là marchant.
Maintenant, écoutez-moi bien. Marchez, marcher, marchez, marchez jusqu'au bulletin de vote, jusque au 15 marches. Voilà le bout de chemin que vous avez à faire.
De Saint-Denis doit jaillir l'État celle qui met le feu à la plaine de tout le pays, de tout le peuple populaire. Voilà votre place. Voilà le travail qui vous est assigné.
Ah.
Jean-Luc Mélenchon