Budget : Peut-on se passer d'une taxe sur les plus riches ?
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
[Applaudissements] [Musique] Salut à tous, bienvenue dans Sens Public. Vous connaissez le principe, on est ensemble pendant 90 minutes pour tenter de donner du sens à l'actualité grâce à nos reportages, nos chroniqueurs, nos experts. Voici le sommaire de ce jeudi 12 juin.
A-t-on trouvé une solution miracle pour résorber le déficit de nos finances publiques ? Imaginez un impôt permettant de faire rentrer 20 milliards d'euros dans les caisses de l'État. C'est l'objectif de la taxe dite Zucman examiné actuellement au Parlement.
Le Sénat y est majoritairement opposé tout comme le gouvernement qui envisage néanmoins un nouvel impôt sur les plus riches. Est-ce le retour de l'ISF ? Comment trouver 40 milliards d'euros pour le budget de l'année prochaine comme le souhaite François Bairou ?
Autant de questions qu'on va se poser dans cette émission. Il avait promis d'être un dictateur mais seulement seulement le temps d'une journée au moment de son retour aux affaires. 5 mois plus tard, Donald Trump tente de mat l'opposition à sa politique migratoire en Californie où l'armée a été déployée, qui est aujourd'hui en mesure de lui résister.
Qui, quels sont les contrepouvoirs au président américain ? Tiens, et a-t-on des nouvelles des démocrates ? Le courage des juges qui défendent l'état de droit face à ceux qui voudraient les emprisonner, celui des universités qui défient les exigences anticonstitutionnelles. [Applaudissements] Je peux vous le dire, le courage de tous ces Américains m'inspire.
La démocratie face à Donald Trump. On en parle dans tr quart d'heure avec nos spécialistes de la politique américaine. Mais d'abord retour sur cette idée donc qui chemine dans la classe politique.
Une taxation des plus riches remèdes à la dérive de nos finances publiques ou bien épouvantail qui ferait fuir les investisseurs. Voilà une taxe taxe duman qui divise ici au Sénat majoritairement opposé au dispositif et qui divise aussi sur ce plateau. Bonjour Lor Salvin.
Bonjour. Vous êtes directrice générale de Verri en France. Merci d'être avec nous.
À côté de vous Frédéric Douet. Bonjour. Bonjour.
Vous êtes professeur de droit fiscal à l'université Rouan Normandie. Bonjour Alexandrey. Vous êtes sénateur socialiste de Loise, enseignant en économie et Sophie de Rabine, elle est avec nous.
Bonjour Sophie, vous êtes éditorialiste politique. On va revenir évidemment sur cette taxe duman en cette taxe examinée par le par le Parlement et plus généralement sur la taxation des plus riches. Mais déjà toutes ces débats, toutes ces questions sur la taxation des plus riches partent d'un constat qui est au cœur des débats.
Les riches ne payent pas suffisamment d'impôts. Est-ce que vous partagez ce constat personnellement ? Est-ce que les riches, voilà, parviennent à éviter, à échapper à l'impôt ?
Alors, ça c'est la petite musique qui est distillée depuis un certain temps où on nous dit que les hyper riches ne seraient taxés qu'à hauteur de 2 %. Euh en réalité, c'est un raisonnement qui si vous voulez qui juridiquement et fiscalement est totalement erroné. Euh totalement erroné pourquoi ?
Parce que euh on nous parle de qui ? On nous parle de personnes qui certes sont très fortunées qui détiennent des holdings et on nous dit que cette holding finalement ça sera une sorte de tirlire géante dans laquelle il suffirait de mettre les doigts pour finalement en profiter. Alors ça si vous voulez d'un point de vue juridique et fiscal c'est totalement faux parce que la société est vous je vous coupe juste.
Vous nous dites qu'en fait les les plus riches parce qu'on parle pas encore des ultra riches comme dans la taxe du Zukman les plus riches payent autant d'impôts que les autres. Oui. Alors, pas seulement les hyper riches qui sont visés par ce texte de loi, mais euh tous les gens qui sont qui sont relativement fortunés.
Pourquoi ? Parce que si j'ai une holding et que je veux appréhender les sommes qui sont dans mon holding, bah il faut que je procède une distribution de dividendes. C'est-àdire que je paye euh de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux, CSG, CRDS, prélèvement de solidarité.
Si maintenant je m'en sers comme d'une tierlire géante jusqu'à mon décès, bah ça augmente la valeur de la société et le jour où je décède, mes héritiers vont payer plus de droits de mutation à titre gratuit. Mais contrairement à ce qu'on me dit, si on me dit oui, il suffit de mettre en de prendre de l'argent dans la société sans distribution régulière, on va parler, on va rentrer dans les détails, mais j'aimerais d'accord d'abord qu'on se qu'on s'accorde sur le constat. J'imagine que vous partagez pas totalement l'observation de de notre invité ici, Alexandrey.
Bah non, je la partage pas. Et puis en fait, si vous voulez, c'est parfois il y a des faits, il faut il faut les objectiver et se mettre d'accord dessus. Lorsqu'on est si on prend disons la trajectoire du pays sur 50 ans, d'accord, qu'on regarde quelle était la situation en 1985. qu'en 1985, vous aviez 1 % de la population les plus riches qui possédait 16 % du revenu national, donc du patrimoine national.
C'estàd que tout ce qui y a en France de physique, du patrimoine, ils en possédaient 16 %. On revient maintenant aujourd'hui en 2024, ils en possèdent 25 %. Donc il y a une une tape sur 4, une maison sur 4 qui appartient au 1 % les plus riches de ce pays.
Donc ça veut dire quoi ? C'estd que pendant toutes ces 40 ans, le système fiscal n'a pas opéré son travail convenablement de sorte que ces 1 % les plus riches ont récupérer une part du patrimoine national qui est considérable. un/art, rendez-vous compte, 1 % de la population un/art de toute la richesse produite.
Et ça veut dire que cette concentration de la richesse qui était un mouvement qui était inverse he dans toute le des années 45 aux années 80, vous avez une déconcentration vers les classes moyennes de la richesse. Le pays respire d'ailleurs, le pays va bien socialement hein. C'est pas la c'est les les choses les choses vont beaucoup mieux qu'aujourd'hui.
Et depuis les années 80, vous avez cette reconcentration. Donc cette reconcentration de la richesse, elle se fait au détriment des classes moyennes et des classes populaires. J'entends bien.
Mais donc il y a un problème. Donc ça veut dire que le système fiscal ne fait plus son boulot pour assurer voilà pour assurer le partage de la richesse dans ce pays. Donc ça c'est une donnée matérielle.
Enfin je dire c'est des statistiques, c'est pas contestable. C'est ce qui se passe dans l'état du pays. Ensuite, sur la question de la tierlire géante, la réalité même la ministre Montchalin le disait il y a un instant dans l'hémisque.
Tout le monde sait qu'il y a des gens qui vivent sur leur holding. Voilà, donc c'est ça la réalité de ce qui se passe. Donc il y a des gens, ils vivent sur le holding.
C'est quoi une holding là ? Pour rentrer dans les détails, peut-être que tout le monde est pas vous avez vous ça veut dire vous avez une société qui est à la tête d'un groupe d'autres sociétés. D'accord.
Qui en fait vous avez une société vous avez une société mère qui détient d'autres sociétés souvent détenu par une personne physique. On peut pas dire ça. C'est c'est dans ma holding sans distribution régulière, c'est juste du pénal.
C'est de la but bien social ou de la fisxiste pas comme on le sait. Bah si ça existe. Vous avez tous les jours des dirigeants qui sont poursuivies pour fraude fiscale.
Je fais partie de la commission des infractions fiscales. J'en vois passer. Ça existe.
Oui, mais c'est de la but bien social mais là on est dans le casadre d'une distribution qui est irrégulière. Donc tout le reste si vous voulez c'est de la si vous voulez le laisser aussi. Ce qui est intéressant, c'est que le laisser dans la holding, le temps que vous le laissez dans la holding, c'est évidemment que vous passez pas au niveau de la personne physique et dans ce cas-là donc vous ne payez pas d'impôt sur les revenus puisque vous laissez l'argent dans la holding.
C'est ça qui est aujourd'huse. Merci pour ce jeudi, le Sénat s'est saisi d'une proposition loi défendue par les écologistes. Elle prévoit de taxer les patrimoines des plus riches à hauteur de 2 % minimum.
Et pour le moment, la droite et le gouvernement ferme la porte. On voit ça en image avec Cécile Sixo. L'exécutif cherche 40 milliards d'euros pour son budget 2026.
L'économiste Gabriel Zucman. C'est où les Vous me parlez trouve ? Voilà.
On verra le le sujet un peu plus tard. Lor Salvin, juste sur le principe une taxation des plus riches, la majorité des Français j'imagine sont favorables quand ça les concerne pas. C'est ça, c'est un peu ça.
C'est c'est toujours le cas d'ailleurs effectivement quand ça les concerne pas eux directement. Mais c'est vrai que là quand même on assiste de plus en plus à une critique croissante de l'extrême richesse. Je dirais de la part des des Français.
Les Français n'ont pas de problème avec la richesse, contrairement à ce qu'on peut dire, notamment quand on les compare aux Américains, hein. Mais ils ont un problème, ils peuvent la valoriser d'ailleurs he la richesse, ils peuvent la valoriser quand il s'agit de du fruit du travail, du mérite, de l'innovation et cetera. Mais c'est vrai que là euh où ils vont être plus critiques, c'est sur l'enrichissement excessif, sur euh un enrichissement qui peut être déconnecté de l'intérêt général.
Il faut forcément qu'il y ait une euh responsabilisation aussi euh sociale et un effort collectif dans dans cet enrichissement. Et notamment qu'est-ce qui va cristalliser les les critiques ? C'est ce sont notamment les optimisations fiscales.
Ça effectivement les Français ne comprennent pas comment effectivement on peut mettre en place des optimisations parce que c'est légal absolument et en même temps c'est un moyen de contourner effectivement un impôt qui serait trop important. Donc aujourd'hui ce qu'on ce qu'on voit et d'une manière générale c'est vraiment transversal, c'est intergénérationnel. C'est-à-dire que euh autant les les les plus âgés que les plus jeunes sont pour une taxation plus importante effectivement des plus riches, des ultra riche.
On parle vraiment 0,200 personnes par combien ? Ouais, c'est à partir de combien d'eur ? Voilà, je vous montre effectivement toutes les éléments sur cette tman qui est examiné au parlement du nom de l'économiste Gabriel Zucman.
Elle est examiné aujourd'hui et prévoit donc une contribution de 2 % sur les patrimoines supérieurs à 100 millions d'euros. Cela concernerait 18800 contribuables français et permettrait de faire rentrer 20 milliards d'euros dans les caisses de l'État. C'est beaucoup 20 milliards d'euros, c'est pas mal non ?
Ça c'est de la littérature. Ah euh parce que déjà moi j'ai entendu entre 15 et 25 milliards. Depuis hier, on est passé à 20 pour faire la moyenne, pour donner bonne figure.
Tout simplement parce qu'on connaît pas la matière imposable puisque comme je vous l'ai dit, les fonds en question n'appartiennent pas au contribuable qu'on veut taxer. Le vrai problème derrière tout ça, c'est que quand même beaucoup non mais j'entends enchanté depuis hier la question d'égalité. Cette disposition là, elle est contraire à l'article 13 de la Constitution et d'ailleurs le Conseil constitutionnel a statuté en ce sens en 2012 et en 2013 et la France a été condamnée en 2017 par la convention par la courée de droits de l'homme pour une atteinte au droits au bien puisque dans le code général des impôts, nous avons tout un tas de dispositifs qui permettent d'imposer des revenus virtuels, c'est-à-dire des revenus que les contribuables n'ont pas encaissés.
Donc même si cette loi a été votée, je doute objectivement qu'elle franchisse le câble du Conseil constitutionnel pour les raisons que je viens de vous indiquer. Votre réponse Alexandre ? Non, mais plusieurs plusieurs éléments de réponse.
D'abord sur le constat général, moi j'aimerais revenir dessus parce qu'en fait c'est ça intervient dans un contexte, vous avez raison, qui est celui de la crise des finances publiques et donc vous avez d'un côté un gouvernement qui vous dit "On va faire la TVA sociale pour combler le déficit et en face vous avez en effet cette question qui est posée lorsque vous avez une imposition des plus fortinés qui est mis qui est autour de 20 25 % alors que même les 1 % contribuent fortement." C'est les les les gens qui sont en haut de l'échelle des revenus mais pas les ultra riches à hauteur de 45 46 %. Ça pose une question de justice élémentaire.
La question euh constitutionnelle, elle existe, elle est faut pas la nier, elle existe en revanche comme vous enfin vous les avez pris une précaution à fin en disant je doute que en fait on sait pas parce que un tel dispositif n'a jamais été examiné par le conseil constituel. Ce dispositif, il est spécifique, il commence à 100 millions d'euros. Donc déjà pour tout ce qui est sous les 100 millions d'euros, il y a une garantie en fait de de minimale par ailleurs.
Il y a aussi une autre disposition dans la constitution, c'est l'article 13 de la déclaration des droits de l'homme citoyen. Et moi, j'ai envie de dire la situation de notre système fiscal est inconstitutionnelle. Inconstitutionnelle pourquoi ?
Parce que la déclaration droit d'homme dit "Les citoyens doivent payer des impôts à raison de leur faculté." Or, on voit bien que pour les ultra riches, ce n'est plus à raison de leur faculté. Vous voyez ?
Donc en fait, on a un sujet sur la progressivité du système fiscal français et c'est ça que cette mesure, cette proposition de loi met sur la table de manière claire condition d'être imposé sur des revenus dont vous avez à disposition, ce qui est pas le cas. C'est une taxe qui est à la faveur d'un certain nombre de d'économistes de notamment et notamment de celui qui est à l'origine du programme d'Emmanuel Macron. En 2017, Jean-Pis signe aujourd'hui une tribune dans le monde avec Gabriel Zucman et Olivier Blanchard, ancien économiste en chef du fond monétaire international.
Il réclame l'instauration de cette taxe pour des raisons de justice fiscale. C'est un peu le retour du du bon vieux clivage droite gauche là. Lor alors c'est assez intéressant parce que justement ce clivage droite gauche, il est pas si présent que ça dans dans l'opinion.
C'est-à-dire que traditionnellement effectivement vous aviez la gauche qui était euh beaucoup plus sensible effectivement à à la taxation des plus riches et la droite qui était plus mesuré. Aujourd'hui dans les dans les enquêtes d'opinion, on voit au contraire une voilà une certaine homogénéité des réponses avec les sympathisants du centre droit et de droite qui finalement rejoignent plutôt la gauche. On est aussi dans un contexte très particulier où vous avez plus de 70 % 75 % des Français qui considèrent aussi que les les services publics, la qualité des services publics s'est dégradé.
Donc il y a un vrai sujet aussi de contexte global et effectivement d'effort d'efforts collectif. Et en effet, cette structuration politique de l'image des impôts, elle est en train vraiment de glisser aujourd'hui vers plutôt une transentalité. Permettez-vous au à l'Assemblée nationale, la taxe Zucman qui a fait son premier pas a été enfin le le RN, le groupe RN s'est abstenu, ce qui est quand même une forme de signe de soutien.
Et pardon, juste pour compléter aussi ce que vous dites, on se complète les uns les autres. Mais dans l'hémicycle cet après-midi où j'étais il y a quelques instants, on voit des surprises. On a vu des prises de position qu'on n'attendait pas de la part de certains centristes.
On voit que ça fait bouger parce que la situation est tellement objectivement scandaleuse du point de vue de la justice fiscale qu'on voit des mouvements inhabituel. Du côté du gouvernement, la position est très claire depuis le début. Cet axe risque d'avoir des conséquences négatives sur la croissance. s'écouter.
Moi, je pense que il faut faire attention à euh ne pas envoyer de signaux qui mettraient en péril les résultats qui ont été obtenus. Et quand je parle de résultats, ce sont des résultats très concrets. Je suis ministre de l'industrie et de l'énergie.
Je constate dès que je me déplace, que je vais sur le terrain dans les territoires, que les investisseurs qui lors du sommet de Chusfance annoncent des milliards d'euros, ça se traduit très concrètement par des usines qui ouvrent, par des emplois qui se créent. Vous voulez faire fuire les investisseurs en fait Alexandre ? Non, c'est c'est pas c'est enfin c'est pas du tout ça et je pense que c'est intéressant de voir à quel point là pour le coup il y a une vision déformée de la réalité.
C'est-à-dire que cet impôt déjà il est sur les personnes physiques. Reprenons reprenons les choses. Il est sur des sociétés dans lesquelles l'ar c'est holding dont on parlait il y a quelques instants où l'argent y est totalement improductif.
Donc en fait s'ils veulent laisser dans les laisser dans les sociétés filles et investir massivement c'est super, il y a pas de problème. Mais c'est pas ça la réalité. La réalité c'est qu'il y a de l'argent improductif qui traînne dans des holdings et qui évitent l'impôt.
C'est ça que cette mesure vient contrecarrer. Et donc c'est pour ça qu'il faut sur argument vous allez faire fuir les investisseurs, vous allez il va avir beaucoup de gens qui vont partir qui vont quitter la France. C'est pas entendable selon vous ?
Bah je crois pas. Non, je crois pas. Je crois pas que ce soit entendable déjà parce que dans la mesure il y a des dispositions fiscales qui permettent d'avoir une enfin il y a une exit taxe qui est prévue de embarquer dans la mesure.
Qu'est-ce que c'est que l'exit tax ? Je vais explicite ça dans Ouais. Voilà.
Il y a une exita qui est embarquée dans la mesure qui fait que même si vous décidiez de quitter la France, si vous avez résidé pendant je crois que c'est 5 ans ou 10 ans 5 ans dans le dans dans le proposition de loi, quoi qu'il arrive, vous allez devoir payer l'impôt. Oui. Donc vous les contraignez mais vous les incitez pas à ni à venir en France ni à rester en France.
En tout cas, en tout cas le fait qu'ils partent ne change rien au fait qu'ils seront soumis à l'impôt. Et c'était quand même ça la grande question de la mondialisation. Comment continuer à soumettre à l'impôt des gens qui voudraient y échapper à à tout crain ? question de l'attractivité aussi de la France.
Mais estce que c'est bien si vous voulez d'avoir une passion triste pour l'argent des autres mais c'est bien aussi de faire preuve de pragmatisme ou écoutez c'est la télé sociale. Voilà, c'est un choix mais ça vous connais la chante musique et la littérature mais tout ça c'est juste c'est juste une vision d' Je vous donne juste un exemple dans la W Finance 2018 pour 2018 on a vu une mesure géniale c'était l'attaque sur les yautes euh qui était porté par Édouard Philippe à l'époque et François Lemer et on vous avait dit vous allez voir ça va être génial on va récupérer 100 millions d'euros par année dernière ça a rapporté 60000 € péniblement parce que nos grands technocrates ont juste oublié une chose c'est que les yaches ça bougent contrairement aux immeubles. Donc si vous voulez ce qui s'est passé c'est qu'on a plus d'ut il y a plus de c yes immatriculé en France.
D'ailleurs, ça serait intéressant de connaître les cinq propriétaires. Donc qu'est-ce qui va derrière ça ? Un manque à gagner énorme en terme de cotisation sociale, d'impôt sur le revenu, d'impôt sur la société parce que ces bateaux se font plus ravitailler en France, se font plus entretenir en France.
Tout ça se passe maintenant à étranger. Donc si il y a il y a cet aspect psychologique est totalement occulté. C'estàd qu'en matière fiscale et l'exemple de l'attaque sur est vraiment l'exemple parfait.
Enfin, j'en ai d'autres en tête, mais en matière fiscale, contrairement à ce qu'on pense, un + 1 font pas toujours de l'exemple type, c'est l'attaque sur les lieux. Sophie ? Oui.
Euh non, non, mais c'est sûr, mais sur les euh c'est c'est il y a aussi les les des remarques qui sont euh faites à l'inverse que on prétend que ça va fuir, mais que concrètement d'autres analystes disent que non, ça ne va pas, euh, ils ne vont pas partir, ils n'ont pas forcément ça concerne que 2000 contribuables par définition parce qu'effectivement s'ils partent, ils seront pas nombreux à partir. Alors, vous jouez avec les mots mais deux faites alors il y a le un mot qui é prononcé sur ce ce plateau, c'est l'ISF. Donc on va en parler parce que le gouvernement il planche sur un impôt pour les patrimoines de plus de 2 millions d'euros.
C'est appelé, ils appellent ça taxe différentielle sur le patrimoine. L'idée c'est encore une fois de lutter contre l'optimisation fiscale. L'ISF rapporté 5 milliards d'euros par an, je crois si je me trompe pas. la suppression l'ISF, c'était une erreur très clairement et c'est une mesure qui est fondamentalement injuste et vous voyez quand je vous expliquais tout à l'heure que d'année en année, on voit que la part de patrimoine détenu par les plus riches et par les 1 % est en train d'exploser dans la société, comment voulez-vous que la société continue ?
En fait même, je veux dire, si vous êtes une classe moyenne aujourd'hui, il y a eu les gilets jaunes, je dire comment vous voulez continuer comme ça à voir avec un accaparement au sommet de la richesse ? Je vous donne aussi un chiffre qui pour moi est très intéressant. Aujourd'hui, 60 % du patrimoine des gens, il l'éritent. dans les années 80, c'était 30 %.
Donc vous avez une société figée d'héritiers avec une concentration de la richesse au sommet, une classe moyenne qui n'y arrive plus mais vous avez tous les ingrédients d'un problème social majuscule. Donc si euh ceux qui sont tout en haut, ils comprennent pas qu'ils sont en train gentiment de siller la branche sur laquelle ils sont assises, bah c'est qu'ils ne voient rien et qu'ils ne comprennent rien à la société dans laquelle il l'ISF, c'était assez populaire, je crois euh auprès des Français dans mon sondage l'or. Alors, on a fait un sondage justement très très récemment pour Oxfan et euh on a quand même une très grande majorité de Français, 76 % des majorités qui sont pour le rétablissement de de l'ISF. effectivement euh les Français n'ont pas compris cette mesure.
C'est pour çaement c'était le président des riches. D'ailleurs, on a on on a on a on a beaucoup euh critiqué effectivement ces premières mesures très symboliques parce que en effet ça a peut-être pas euh rapporté ou en tout cas fait perdre beaucoup d'argent mais en tout cas c'était très symbolique et c'est symbole de d'une justice sociale qui est pas qui est pas en marche à l'heure actuelle. Les Français aujourd'hui sont marqués justement par ces inégalités sociales et de plus en plus marqué par ces les inégalités sociales qui existent aujourd'hui en France.
Et finalement pas entre trois classes, entre en gros les riches, la classe moyenne et les plus pauvres. C'est maintenant tout le monde est considéré comme classe moyenne moins et puis effectivement avec comment dire une distanciation avec le reste de la de la population qu'on considère très riche. on se rend compte qu'en fait il on se dirige vers un retour de l'ISF un peu déguisé avec cette proposition du gouvernement là parce qu'on nous dit oui ça sera ça moins les biens professionnels.
Donc c'est juste le retour de l'ISF avec un sail un peu plus élevé mais là où je vous rejoins totalement c'est que le le passage de l'ISF alors qu'on appelle l'invitation à sortir de France c'est l'aspect psychologique du truc euh le problème du passage de l'ISF à l'IFI c'est que le postulat de départ est totalement erroné là-dessus je vous rejoins. C'estd qu'on nous disait à l'époque, d'un côté on a les immeubles, donc c'est la rente, et puis de l'autre on a l'économie réelle. Donc on va recentrer l'impôt sur la fortune sur l'immobilier pour inciter les contribuables à à sortir de l'immobilier pour investir dans l'économie d'Israël.
Déjà moi l'économie réelle, je sais pas ce que c'est. Le secteur du bâtiment, c'est tout aussi réel que le reste hein. Et puis partant de là, d'accord.
Mais pourquoi est-ce qu'on a pas inclu dans l'assiette de l'ISF les ya ? Euh les fameux les fameux ya. C'est pas une obsession.
Vous aimez pas les jamais pied sur les rassurez-vous les yachtes euh les jets, les voitures de collection et cetera et cetera. Donc si vous voulez, dès le départ le recentrage de l'ISF sur l'IFI était une erreur parce que c'était vicié si vous voulez d'un point de vue strictement logique dès le début. Mais vous êtes d'accord aussi avec monsieur le sénateur, le la suppression de l'ISF a été une erreur avec le recul ?
Je suis pas sûr. Alors moi le j'ai pas d'avis pour compte enfin je veux dire en raisonnant. Moi, mon souci en matière fiscale, c'est le c'est le pragmatisme et savoir si ça rapporte, si c'est efficace.
Donc effectivement, ça fait très plaisir de dire qu'en France, on a un ISF, on est quand même un peu marginal par rapport à ce qui se passe dans le reste du monde, hein, comme en matière de droit de succession d'ailleurs. Euh, je pense que c'est plutôt un repoussoir et puis l'impôt planché sur la fortune, si je vous parlais de l'invitation à sortir de France, là, j'entends des j des gens me dire "limp peau plancher sur la fortune, c'est l'invitation à partir de France." Oui.
Donc et Alexandre Wiy, cette piste du gouvernement, est-ce que elle vous conviendrait ? Euh alors, c'est pas exactement la taxe Zucman, c'est effectivement avec des des plafonds un peu plus réduits, ça touche beaucoup moins de gens. Mais est-ce que les socialistes, vous vous signez ?
Moi, je vote tout ce qui va dans le bon sens. C'est dire que tout ce qui va contribuer à faire en sorte que ce pays n'explose pas sur la question de l'injustice fiscale parce que mon postulat de départ c'est de penser que ce pays va exploser et est en cours d'implosion explos enfin regardez l'histoire récente du pays. L'un des plus grands moments et l'un des plus grands mouvements socials du des 10 dernières années, c'est les gilets jaunes et la question fiscale était massue.
Et on sait que les moments de tension politique extrême démarrent souvent, enfin je vais pas refaire la petite partie et toute l'histoire des des pays occidentaux démarrent sur des questions fiscales. Donc si vraiment l'accaparement continue, c'est on parlait tout à l'heure des taux de rendement. Les taux de rendement du patrimoine, ils peuvent être à 5 6 7 %.
Quand vous avez les taux de rendement du patrimoine à 7 % et que la croissance est à 1 %, c'estd que les gens quand ils produisent de la croissance, bah eux leur salaire ils montent d' 1 % enfin de quelque chose d'absolument ridicule par rapport aux autres qui ont des taux de croissance à 5 7 % le rendement du capital. Ben en fait ça peut pas fonctionner. Au bout d'un moment, vous avez une distanciation, une distorsion et vous vivez plus dans la même société.
Ce que vous disiez très bien, moi je suis d'accord avec vous. En fait, la société française pour qu'elle fonctionne, il faut des classes moyennes nombreuses. Une belle toupie, ce que disait Mandras dans 60, une belle toupie avec des classes moyennes nombreuses.
Aujourd'hui, vous avez une société en sablier avec un un petit sommeil des gens qui s'ffritent au milieu. Donc ça ça fonctionne pas socialement. Tous les jours on le voit.
Euh et et la tension sociale, elle est liée pour moi à ça. En tout cas, en tant que socialiste, c'est l'analyse que je fais. À l'époque, il y avait un peu plus d'agriculteur et qui contribuait un peu plus au PIB de la nation.
Hasard du calendrier, Sophie, on connaît depuis cette semaine le patrimoine de nos ministres. Ils sont pas ultra ultra riches mais ça va. Bah oui mais enfin quand même l'affaire tombe mal Steve.
Elle come vraiment mal et c'est un peu on pourrait dire un fâcheux concours de circonstan qui n'était pas du tout voulu en fait à l'aide à l'heure ou à avec l'aide de l'économiste Gabriel Zucman. Donc les parlementaires à l'Assemblée et au Sénat demandent aux plus riches vraiment plus riches de payer leurs impôts ou plus d'impôts selon le point de vue dans lequel on se place. Et bien la haute autorité pour la transparence de la vie publique, la HAAT TVP la fameuse a rendu donc le 10 juin mardi les chiffres des déclarations de patrimoine du gouvernement Bérou.
C'est décr d'intérêt des situations patrimoniales de 36 membres du gouvernement et elles sont éloquentes. En tout cas, c'est un très bon élément de campagne pour la gauche et la défense de la taxe Zuxman. Pourquoi ? parce que on a quand même des chiffres qui sont ouf, un peu un peu impressionnant au moins pour le grand public.
On a notamment le ministre des finances le qui a été nommé le 23 décembre dernier donc Éric Lombard qui a fait cette qui avait fait cette déclaration très macroniste, assez utile aux impôts. Je suis d'une gauche qui n'aime pas les impôts. Bon alors on le comprend parce que c'est un ancien dirigeant banque d'affaires BNP Paribas Cardif avant de diriger Général France et de basculer à la caisse des impôts.
Son patrimoine est proche, c'est presque indécent de révéler ces chiffres mais enfin proche de 21 millions d'euros. Ça n'est pas le ministre le plus doté euh puisque euh voilà. Non mais les autres les autres ils ont ils sont aussi riches que Oui, il y a Marc Ferat qui est encore au-dessus qui est le ministre chargé de l'industrie de l'énergie et lui ça monte jusqu'à 23 millions d'euros.
Euh et lui bon on parlait de l'héritage tout à l'heure en tout cas son point fort c'est les parts du capital d'une entreprise d'expertise comptable détenue par son père. Derrière, très loin derrière, on a Rachi Adati, ministre de la culture et Valérie Louvagi avec prêt pour chacune de 6 millions d'euros. Euh Libération avait affirmé que euh Rachi Adati, donc ministre de la culture, n'avait pas déclaré ses bijoux pour une valeur de 400000 € ce qu'elle a nié, mais l'affaire reste en cours.
Et on connaît la moyenne. Bon, la moyenne, elle est quand même pour les 36 membres, elle tourne autour de 2,5 millions d'euros. Elle est donc deux fois supérieure quand même en titre de comparaison au gouvernement Borne.
Hm hm. et les parmi les plus riches depuis 2014 que l'on connaît qu'on a imposé ces déclarations et vous vous souvenez ce qui avait suscité qui avait provoqué ça c'était le scandale qu'ussaac ces déclarations obligatoires. Depuis la HTVP contrôle le patrimoine et les déclarations d'intérêt de près de 15000 responsables publics ministres élus et haut fonctionnaires.
Et en que de peloton quand même, il faut le dire, de ces déclarations, nous avons Manuel Vals, nous avons aussi Gérald Arrin et la ministre aux personnes handicapées Charlotte Parmentier Lequon voit ça. Merci beaucoup Sophie. 22 ministres millionnaires.
Lor qu'est-ce que qu'est-ce que disent les Français quand ils voi ça ? 22 ministres millionnaires est-ce qu'ils disent il y a un décalage quand même entre l'élite de la société et nous ? Oui.
Alors, ça a toujours existé ceci dit, ce euh ce décollage mais avec euh davantage de transcentors et puis surtout il y a quelour tout est ouvert et euh tout est euh euh tout est sur la table. Donc effectivement, on peut vraiment euh euh voir euh l'étendue des richesses des uns et des autres. Je pense que quand même encore une fois euh je pense qu'il faut pas non plus caricaturer les Français. il ne rejette pas en bloc euh la richesse.
Alors, on peut penser par exemple Oui, on peut penser par exemple à Rachidanati. Au contraire, je pense que il y a une question de mérite aussi hein, euh de méritocratie. En tout cas, c'est l'argument qu'elle renvoie.
Absolument, c'est vrai et et mais je pense que dans l'opinion ça ça compte évidemment mais effectivement quand on demande aux Français de se serrer la ceinture depuis un certain nombre d'années, ils ont du mal à voir comment on va sortir de la situation économique catastrophique. Aujourd'hui, vous avez pareil plus de 7 français sur 10 qui nous disent que la situation économique du pays n'est pas bonne. Effectivement, quand il regardent la situation des ministres, ils peuvent être un peu choqués.
Et dans l'esprit des Français, ce qui est important pour aussi, c'est la question d'exemplarité et effectivement ou d'exemplar Gharmanin qui a aussi cette cet argument du mérite, lui n'a pas exactement dans la même position que Rachi absolument d'exemplarité et puis euh euh quelque part de responsabilité justement encore une fois et en même temps est-ce que c'est c'est est-ce que quand on est riche, on mène forcément une politique pour les riches ? Non, moi je crois pas pour le coup. Franchement, je je ferai jamais ce procès aux uns et aux autres. les positions politiques.
Je vous je vais vous dire je je voyais je voyais il y a il y a pas très longtemps des entrepreneurs qui avaient publié une tribune notamment c'est Marc BTI qui avait initié ça qui disait taxer nos héritages parce que on pourra pas vivre demain dans un monde où les sécurités collectives seront pas assurées. Notre argent ne pourra pas assurer l'avenir à nos enfants dans un monde en dévastation écologique. Donc vous voyez en fait les positions sociales alors ça dit quand même quelque chose mais je ne vais pas faire le reproche, je ne vais pas dire que les positions politiques sont alignées parce que c'est 2 millions. disiez en moyenne, on peut juste dire à titre de comparaison le français médian, c'est celui qui coupe la société française en deux, il a moins de 50000 € de patrimoine.
Donc c'est juste voilà pour qu'on ait les ordres de grandeur en tête. Mais encore une fois pour moi c'est c'est pas c'est pas parce que vous avez 2 millions d'euros de patrimoine que vous pouvez pas être pour la justice sociale et que vous pouvez pas payer vos impôts en toute quiétude. Et au contraire, moi ce que j'aimerais dans ce pays, c'est que les riches soient fiers de payer leurs impôts, que ce soit normal, le fameux ruissellement d'Emmanuel Macron.
Enfin, lui, il voulait baisser les impôts en espérant que ça attire ça ça permette en bas de faire. Moi, je dis plutôt soyez fier de payer des impôts importants. Vous avez réussi, bravo, mais soyez fier de payer vos impôts parce que en fait, c'est comme ça qu'on reconstruit pas des sociétés d'héritier en permanence et qu'on fait fonctionner les services publics de la soyez fier de payer vos impôts.
J'espère que tous les gens de gauche le disent. Oui. Oui.
Non, sur la richesse de manière de manière générale, on entend pas toujours ça. Si on parle autant de cette taxe, notamment de cette taxe Zucman, c'est qu'il va falloir trouver de l'argent pour remplir les caisses de l'État. au moins 40 milliards d'euros pour le budget de l'année prochaine selon François Bairou.
On va voir avec Audré Vetas, une des pistes travaillées par le gouvernement entré Audré. Audré Vetas prenait place dans sa quête. Bonsoir.
Dans sa quête aux économies, le gouvernement euh pourrait raboter les crédits d'impôts pour l'emploi à domicile. Un crédit qui concerne 26 emplois à domicile. Alors, je vais vous en citer quelques-uns.
Ça peut être du ménage, du soutien scolaire, du jardinage, de la garde d'enfants, mais aussi du coaching sportif et même de la promenade d'animaux, notamment les chiens. Mais attention, pour ce dernier emploi, cela ne concerne que les personnes dépendantes. Le principe est simple.
L'État vous rembourse 50 % des dépenses engagées en crédit d'impôts sur le revenu. L'ensemble des dépenses ne doit pas dépasser 12000 € par an, 15000 si vous avez un enfant à charge. Alors à l'origine, c'est un outil contre le travail dissimulé, mais c'est surtout devenu la deuxième dépenses fiscales la plus coûteuse pour les finances publiques derrière le crédit impôt recherche.
Le crédit d'impôt pour l'emploi à domicile a représenté 6,7 millions d'euros en 2024. C'est pour ça que Bercy a décidé de s'y attaquer. Milliards d'euros, il y en a beaucoup.
Comment comment le gouvernement va s'y attaquer ? En suivant, certaines pistes de la Cour des comptes qui proposent de passer l'avantage fiscal de 50 % actuellement à 40 % des sommes engagées pour ce qui concerne les activités de la vie quotidienne, le ménage, le jardinage, le bricolage, voire même de baisser à 25 % pour les foyers les plus aisés et de baisser le plafond à 3000 € par an. Un premier ballon d'essai qui a donné lieu à une levée de bouclier et qui a obligé la ministre Améie Monchalin, ministre chargé des comptes public de ça l'a amené à préciser pardon le gouvernement ne supprimera pas l'avantage fiscal pour la garde d'enfants ou l'accompagnement des personnes âgées.
Une précision qui ne satisfait pas Matignon. François Baerou n'est pas du tout favorable à ses coups de rabo. Il estime que Berier s'est un peu trop avancé.
Merci beaucoup Audre Vas, merci pour toutes ces explications. Euh supprimer l'avantage fiscal pour les personnes à domicile, en gros ça revient à augmenter les impôts, non ? Oui, c'est ce qu'on appelle une ha dire, c'est ce qu'on appelle une hausse d'impôts rampante d'un point de vue technique.
H h Donc en fait là le gouvernement il vous supprimez des niches ou vous revalorisez pas les barêes, les abattements et cetera en fonction de l'inflation. Donc ce sont effectivement des hausses d'impôt rempte mais le gouvernement ne le dit pas non puisqu'on augmente pas frontalement les impôts, mais on les augmente de façon implicite. Vous y êtes favorable Alexandre ?
Moi déjà juste pour reprendre le cas général, moi je pense que d'abord ce qu'il faut qu'on fasse c'est qu'on corrige le système fiscal et que donc ce qui est débattu cet après-midi est plus important que tout le reste. Néanmoins ce qui est débattu cet après-midi, c'est une voiture balais parce qu'en fait elle est ce ce cette manière de faire elle est faite parce que justement il y a des le système fiscal est mité de partout qu' a des dispositifs à la fois sur les successions, à la fois sur tout un tas de sujets qui qui posent question. Faut que je regarde dans le détail.
J'avais pas vu exactement le débat sur exactement le le montant et cetera domicile. Ce que je note que c'est que ça concerne encore beaucoup les actif. Euh donc après qu'on révise les plafonds, je peux le comprendre vu la situation budgétaire, mais j'aimerais quand même qu'on y regarde de près et que on voit un petit peu aussi encore une fois si l'impression est-ce qu'il y a eu la TVA sociociale, maintenant il y a ça.
Si le sujet c'est les classes populaires plus les classes moyennes et qu'encore une fois on se pose pas la question haut de la distribution des revenus, moi ça me pose un vrai problème de fond. Hm. Euh tout ça semble contredire précisément l'un des principes du macronisme non aux augmentations d'impôts.
Rappelez-vous, regardez, je ne veux pas de hausse d'impôts et je veux des baisses pour ceux qui travaillent en réduisant significativement l'impôt sur le revenu. Les débats, je le crois, nous indiquent clairement la direction à prendre. Nous devons baisser et baisser plus vite les impôts.
Nous devons cesser de croire qu'à chaque défi, la solution est une taxe. Alors, pas de hausse d'impôts. Le macronisme a commencé comme ça et va finir en augmentant les impôts.
Et ben écoutez, à voir. En tout cas, une chose est sûre, c'est que le macronisme a vraiment commencé comme ça. Et Emmanuel Macron, on se souvient quand il était conseiller de François Hollande 2012, c'était lui qui était à Londres et qui rassurait des investisseurs présent à Londres en leur disant "Non, vous inquiétez pas, la France ça va pas devenir Cuba sans le soleil." Vous vous souvenez de ces de cette intervention ?
Euh après, moi j'ai interrogé euh des des des proches de François Hollande qui nous disent qu'il a toujours été comme ça, qu'il n'a jamais varié et que ce n'est pas parce que François Hollande avait échoué finalement avec la taxe qu'il proposait lui aussi, très importante en 2012. Euh et que c'est pas parce qu'il avait échoué qu'Emmanuel Macron avait changé d'avis. Il a toujours eu cet avis-là.
Il est toujours resté convaincu que euh les impôts ne sont pas un bon choix économique, mais de fait, comme vous l'avez dit, la vague qui arrive est tellement haute qu'il leur faut trouver une solution. Mais ils sont pas prêts à le dire, à le à le reconnaître. Oui.
C'est simplement moi qui me semble important pour juger en fait d'une politique économique. Euh Emmanuel Macron a fait plus que ne pas vouloir augmenter les impôts. Il a baissé les impôts.
Il a baissé les impôts des plus riches, il a baissé les impôts des entreprises et cetera. le la la le cycle logique de sa politique tel qu'il l'avait vendu et tel qu'il l'avait présenté était de dire que cette baisse d'impôts allait générer suffisamment de croissance pour que cette baisse d'impôts qui euh abîmait le déficit par nature puisqu'une baisse d'impôt ça déséquilibre les comptes de l'État amener une croissance suffisamment puissante suffisamment forte pour faire en sorte que ça soit absorbé et que donc du coup l'effet il soit positif à la fin on a eu les baisses d'impôt maintenant on a la dette et on a la croissance faible donc en fait il s'est planté c'est ce que vous nous dites de à Z pour moi de A à Z vous êtes d'accord voilà c'est ma C'est en tout cas je vois pas comment objectivement on peut considérer que c'est une réussite d'un point de vue de la politique. Augmenter les impôts reviendrait à se dédire et à revenir sous toute la politique.
Après ça c'est autre chose les situations actuell comment on gère les choses. Mais le bilan de cette stratégie là aujourd'hui pour moi il est il est caduc et nous on n' pas rendu les comptes de la nation dans l'état dans lequel il les rend. Frédéric Douet.
Alors, je prendre le le problème un peu à front renversé parce que s'il suffisait d'augmenter les impôts pour nous sortir de l'ornière, ça serait depuis le temps puisqu'on est recordman je vous le rappelle du mondial du taux de prélèvement obligatoire. Moi le souci c'est pas que les riches soient riches, c'est que les pauvres soient pauvres. Or qu'est-ce qu'on constate ?
On constate qu'il y a une popérisation constante de la population française. Je crois on a plus de 9 millions de nos compatriotes qui vivent sous le seuil de pauvreté. Ça n'arrête pas d'augmenter.
Donc il y a un problème de logiciel si vous voulez. Donc, il faudrait si vous voulez que le prochain président de la République ne se prenne pas pour un un taaturge omniscient voulant sauver la France, l'Europe, le monde et l'univers. Il faudrait que ça soit quelqu'un Qu pensez-vous ?
Je à personne en particulier. Euh, il faudrait que ça soit quelqu'un si vous voulez qui a l'humilité de dire "Je ne sais pas tout, je ne sais pas tout faire, il faut que je me concentre par exemple sur trois choses essentielles qui sont les préoccupations des français aujourd'hui ? C'est quoi ?
C'est la sécurité, l'éducation, le pouvoir d'achat." Ça ne passe pas par les impôts pour vous ? Forcément, mais je veux dire la solution pour moi si vous voulez si ça si ça fonctionnait depuis le temps ça serait.
Ensuite, on a un problème structurel. Il faudrait qu'enfin l'État et les collectivités territoriales acceptent de se réformer en profondeur. Il faudrait qu'on mène une vraie lutte efficace contre la fraude sociale et contre la fraude fiscale et qu'ensuite bien évidemment tout sauf des impôts.
On a plus ou moins compris c'est ce que Non non non mais je dis ça, je suis pas partisan en vous disant ça. J'essaie de encore une fois mon souci c'est d'être pragmatique. Je dis pas que je suis contre l'impôt, je suis bien évidemment pour l'impôt.
C'est une évidence en tout cas 40 milliards d'euros à trouver pour le budget de l'année prochaine. ce qu' a annoncé euh François Baou qui va nous livrer les ses pistes d'ici au 14 juillet. Lorsalvin, François Baou, il dit bah les Français, vous allez devoir un peu tous contribuer.
Est-ce que les Français sont prêts à contribuer pour remplir ces caisses de l'État ? Ces 40 milliards qu'on qu'on doit trouver d'ici à la fin de l'année ? Les Français en tout cas, ils considèrent que avant que eux-mêmes contribuent, il y a il y en a d'autres qui devraient contribuer et qui il désignent les entreprises, notamment les grandes entreprises en fait qui font des su profits, euh les ultra riches, euh effectivement les services publics eux-mêmes avec des réductions, euh une refonte de comment dire de l'organisation et du fonctionnement de l'État.
Je pense que pour revenir sur l'impôt juste, les Français euh à une certaine période, ils pouvaient exprimer un ralbol fiscal et je pense que c'est pour ça aussi que Emmanuel Macron a décidé de mettre en place cette politique là aussi. Aujourd'hui, c'est plus le cas. En fait, il y a pas cette idée de de ralball fiscal, mais par contre, euh, il y a euh une critique sur l'injustice perçue dans la répartition de l'impôt et de son utilisation.
Donc en fait voilà, je crois que c'est c'est surtout sur il faut rentrer davantage dans le cœur du réacteur et dans la répartition pour les Français aujourd'hui plutôt que sur l' impôt ou pas impôt sur cette idée de de de tout sauf l'impôt en fait. Alexandre moi je je consentement à l'impôt. Je trouve que cette idée est très intéressante et je pense qu'en effet il y a deux débats.
Il y a le débat sur le niveau de l'impôt le niveau global d'imposition exercé sur la pression fiscale sur exercé sur le pays pour financer les services publics et cetera. euh débat légitime et intéressant. Et puis il y a le débat ce que vous disiez sur la répartition de l'impôt, c'est-à-dire en fait à niveau d'impôts constant qui paye qui est un débat tout aussi intéressant et tout aussi légitime.
Donc moi je pense que pour le coup euh bon moi ma conviction c'est que aujourd'hui il faut en effet bouger dans la manière dont on répartit l'impôt entre les Français qu'on peut pas continuer comme ça parce que les classes moyennes n'en peuvent plus et que il faut qu'on travaille à ça. Ce qui est intéressant, c'est que vous vous mettez souvent en avant l'argument de justice fiscale, de justice sociale, mais c'est aussi une question économique pour moi. Mais ce qu'on entend aussi, alors pas pas forcément à gauche, c'est que il va falloir trouver cet argent pour combler le déficit et la dette publique.
Et ça vous le mettez pas tellement av en fait, il faut qu'on partage pour moi, c'estd qu'en fait si on fait de la redistribution, il y a il y a tout un tempo, un un calendrier qu'on sur lequel on peut travailler sur réduction du déficit. Il faut il faut il faut le faire. Mais on peut aussi s'imaginer que euh si on fait des des des on redispose d'impôt de manière différente, on prend les sommes àé pour on fait 1/3 de déficit, 1/3 de 1/3 de d'argent pour les classes moyennes, un/ers pour les services public, j'en sais rien.
On peut travailler, on peut travailler sur des manières de faire différentes. Vous voyez, c'est aussi ça, c'est comment on réparti les choses. C'était la recette de Michel Barnier finalement qui est quand même resté assez peu de temps au gouvernement. cette recette là qui était une part de dépenses publiques de renier dessus et une part de de taxes sur des grands groupes et il était assez offensif, il était contre son camp.
Ça ça vous étiez plutôt en soutien de de sur ces propositions là, on a toujours dit qu'on était on était en soutien. Après, on a eu des désaccords sur les allégements de Côte, on a eu des accords assez nombreux avec avec Michel Bernier. Bah, en tout cas, ce qui est sûr, c'est que il va falloir alléger les choses sur les classes moyennes par rapport à ce que en tout cas, on peut pas en rester là sur la manière dont c'est réparti aujourd'hui entre les très hauts revenus et les classes moyennes.
Il va falloir qu'on retravaille la manière dont l'impôt fonctionne et ça c'est évident pour avec une question quand même qu'on le voit même sur ce plateau qui est quand même très politique. François Baou s'est donné jusqu'au mois de juillet pour annoncer ses pistes. Il va devoir faire des choix. le gouvernement va devoir faire des choix.
C'est un peu aussi la préparation du dernier budget de l'Ari Macron avant le budget euh de 2027, 2026-27 qui sera une année présidentielle. On sait en général que c'est pas forcément les le meilleur moment pour faire des choix politiques très forts. Ce non et en même temps, on se dit qu'il y a aucun moment qui soit vraiment bon pour François Berou parce que là il est vraiment dans l'optique de durer et c'est-à-dire de maintenir et c'est un peu un gel.
Et donc on se pose la question même de savoir si ce budget peut avoir comment est-ce qu'il va pouvoir s'en sortir. On est dans une espèce de bleu général d'inconnu. C'est ce qui se l'on ressent dans l'ensemble des groupes politiques qu'on peut interroger qui sont dans cet inconnu là et qui ne savent pas comment il va s'en sortir.
Et il y a des fortes chances que il y ait quand même puisque là on rentre dans le moment où la dissolution va être de nouveau possible début juillet. Il va y avoir de nouveau des secousses, il va y avoir de nouveau des questions et il est possible que ce budget-là soit assez houleux au parlement. Oui.
Vous voulez réagir ? Oui, on a un autre problème avec les impôts. C'estàd que dans le débat public, quand on écoute les politiques, quand on regarde les médias, quand on écoute les médias, le débat en matière fiscale focalisé sur l'impôt sur le revenu, l'impôt sur la fortune, on a l'exemple aujourd'hui, et sur les droits de succession.
Alors ce qui rapporte le plus, c'est quoi ? C'est la TVA. C'est 200 milliards d'euros par an et la TVA, tout le monde la pay.
Contrairement euh en fait le ce qui est assez intéressant à à à constater, c'est qu'on a dans l'esprit des Français, il y a qu'un français sur deux qui paye de l'impôt. C'est vrai. Ce qui est faux, c'est pour l'impôt sur le revenus.
Comme je vous le disais, ce qui rapporte le plus, c'est la TVA. La TVA, tout le monde la paix. CSG, CRDS, personne n'y échappe quasiment.
Euh, ça rapporte 150 milliards d'euros par an. Tout le reste, ce dont on parle, les droits de succession, l'impôt sur la fortune. Bon, c'est certes plusieurs milliards, c'est mais par rapport au reste, si vous voulez, c'est quand même quantité négligeable.
On parle beaucoup de d'éventuell alors dissolution ou pas ou en tout cas de renversement du gouvernement. Ils en ont marre les Français de cette instabilité politique ? Absolument.
Euh ils en ont absolument marre. Ils soutiennent pas forcément le le gouvernement de François Baïou hein. Euh d'ailleurs, il a pas une côte de popularité ou une côte de confiance très élevée.
En revanche, quand on leur demande effectivement s'ils veulent que le gouvernement Beau soit renversé, vous avez une majorité de Français qui dit "Non, je ne veux pas qu'il soit renversé." Pourquoi ? parce qu'effectivement il voit depuis plusieurs mois l'instabilité politique qui crée aussi une fragilité économique dans le pays.
Et donc ça effectivement les Français commence à l'avoir clairement en tête et ce qu'ils espèrent c'est qu'effectivement François Baïou même si ils ne le soutiennent pas complètement puisse durer le maximum de temps, ne serait-ce que pour assurer une certaine stabilité économique. On suivra ça bien évidemment sur Public Sénat avec attention donc avec cette deadline, cette date limite du 14 juillet entre le 11 et le et le 14 juillet. C'est la fin de ce débat, de ce premier débat.
Merci à tous les trois, c'était très intéressant. Sophie, vous restez avec moi ? Ouais, je reste.
Super. [Musique]
Alexandre Ouizille