XVème Congrès du Front National à Lyon : Discours de Marine Le Pen
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Chapitres
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:09Invité politiquePromesse
« que nous serons au second tour de l'élection présidentielle de 2017. »
- 28:37Invité politiqueFait
« Dépourvu de notre souveraineté territoriale, législative, économique, monétaire, budgétaire, nous élisons en réalité des pantins. »
- 45:28Invité politiqueFait
« L'exploitation outrancière des gaz de schiste, avec 500 000 forages actifs, témoigne d'une volonté manifeste d'engranger un maximum de bénéfices sur quelques décennies au risque de saccager les sous-sols d'un continent pour plusieurs siècles. »
Temps de parole
- Marine Le Pen85 %
- ?14 %
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pu anticiper.
Ce
16 janvier 2011, à notre dernier congrès, il n'y a même pas quatre ans,
les
victoires décisives que nous allions bientôt remporter, le triomphe politique qu'allait connaître notre mouvement. Chemin tracé par nos prédécesseurs, il nous appartenait de construire l'avenir.
Nous
étions conscients de nos forces, de notre énergie et de notre détermination.
Mais
nous n'imaginions pas
que
nous pourrions aller aussi vite et aussi présidentielle.
On
a
commencé
à s'implater la société civile et surtout, il a, dans le cœur des Français, fait des progrès inespérés.
Nos
idées ont envahi le débat public.
Nos
propositions sont au centre des discussions politiques. Notre dynamisme est dans toutes les conversations. De nos adversaires se déterminent en fonction de nos poussées électorales successives à tel point, mes chers amis,
qu
'il ne fait aujourd'hui plus aucun doute
pour
personne. que nous serons au second tour de l'élection présidentielle de 2017. Imaginable, il y a encore quelques années,
l
'ancien président de la République et le nouveau se bagarre aujourd'hui pour savoir qu'il montera sur la deuxième marche.
À
l'invasion des armées, on ne résiste pas à l'invasion des idées, disait Victor Hugo. Soyez sûrs, mes chers amis, et pardonnez-moi de commencer par ces perspectives, mais elles sont les seules désormais qui doivent compter aujourd'hui pour nous
que
le combat que nous menons,
il
est entièrement tendu vers un objectif et un seul,
arriver
au pouvoir pour le rendre au peuple et redresser notre nation.
C
'est notre objectif,
c
'est notre ultime ambition et elle est désormais à portée de main par notre accession au pouvoir faire renaître la France.
En
vous disant d'emblée nos objectifs,
c
'est qu'il est nécessaire aujourd'hui de prendre un peu de hauteur
face
à l'accélération du temps présent et de resituer notre action dans une perspective historique.
Car
l'histoire va vite, mes chers amis, l'histoire va vite et elle laisse malheureusement ceux qui ne prennent pas le temps de la comprendre sur le chemin,
tels
des spectateurs désabusés et impuissants de l'évolution du monde.
La
mondialisation a profondément affecté le fonctionnement des principales puissances planétaires, dont la France.
La
mondialisation a d'une manière rapide et brutale changé les conditions de circulation des hommes, des marchandises et des capitaux.
La
France, plus que d'autres nations, a subi cette évolution du monde sans chercher à en maîtriser les effets, sans savoir profiter de ces potentialités, aveuglées par des dirigeants qui voyaient dans cette mondialisation l'extension de leur terrain de jeu, mais jamais les gigantesques dangers qu'elles pouvaient recéler.
La
France
a
subi
plus
que d'autres la mondialisation. Du fait, certes, de politiciens trop heureux d'être dans le sens du courant,
mais
pas seulement.
La
France a plus subi que les autres,
parce
que la France s'est peu à peu enférée dans le projet fou de l'Union européenne.
La
construction européenne, petite au départ, animée de bonnes intentions sûrement,
mais
qui peu à peu détournée de ses objectifs initiaux, est devenue un terrible catalyseur de la violence de la mondialisation.
Elle
a surtout théorisé la mondialisation, la transformant en une idéologie, le mondialisme,
qui
interdirait tout obstacle à la loi du commerce,
comme
le sont naturellement la famille,
l
'identité, la nation, les racines, les frontières, l'état stratège, ou même toute tentative de régulation de cette loi du commerce, censée soi-disant se réguler toute seule.
Peu
à peu, cette Union européenne, qui nous a été vendue comme un outil entre les mains des peuples, visant à améliorer leur prospérité, leur sécurité, est devenue une fin en soi, au service exclusif de quelques-uns, les peuples, eux, étant réduits à de simples jouets entre leurs mains. Incroyable retournement de situation !
Du
coup, il n'est pas surprenant, hélas, que cette Union européenne soit devenue dans le même temps, une usine à fabriquer des chômeurs, une machine à générer de la pauvreté et de la désespérance,
une
auberge, porte-grande ouverte, accueillant via une immigration massive toute la misère du monde, un laboratoire d'expérimentation du communautarisme, du multiculturalisme et de l'uniformisation, et un gigantesque parc d'attraction pour les multinationales, les marchés financiers et les technocrates qui leur font la courte échelle.
Il
suffisait pour parfaire le tableau de mettre à sa tête le chef d'un paradis fiscal,
après
avoir placé le responsable d'une banque d'affaires à la présidence de sa banque centrale, ce qui fut fait s'enfaiblir.
Et
pendant que d'autres pays s'armaient dans la mondialisation, renforçant le contrôle de leurs frontières, comprenant que pour jouer à armes égales avec les pays émergents et leur concurrence déloyale, il fallait se protéger et donner de la vigueur à sa propre économie nationale.
Nous
avons laissé la mondialisation balayer nos usines, notre agriculture, nos valeurs,
nos
modes de vie, notre identité, notre système de protection sociale, notre organisation institutionnelle.
L
'État, entre leurs mains, restait bras ballants, sans orientation ni objectif de protection des populations.
Nos
dirigeants regardaient sans réagir, la mondialisation heureuse devenir une mondialisation affreuse.
L
'examen
clinique,
mes amis, ne doit pourtant pas susciter de fatalisme.
Les
solutions existent pour redresser la France.
Et
je suis de toute la classe politique la plus conquérante et
la
plus déterminée à les mettre en œuvre.
Je
crois en la France.
Je
continuerai à croire en elle quand bien même elle serait plus mal encore.
Car
je sais que sa faiblesse actuelle n'est pas due à je ne sais quel sens de l'histoire.
Mais
bien, quelle est la conséquence de choix politiques ineptes,
d
'erreurs accumulées,
de
constats erronés et de médication qui tue le malade.
Mais
j'alerte les Français.
C
'est mon devoir
en
tant que future candidate à la magistrature suprême.
J
'alerte les Français sur un point essentiel.
La
France est aujourd'hui à la croisée des chemins.
Elle
est à un moment de son histoire
où
la mondialisation et l'Union européenne sont en train de faire d'elle un pays différent.
Un
pays qui perd son âme.
Un
pays qui ne se reconnaît plus lui-même, qui se transforme progressivement en un simple territoire sous tutelle, organisé en communauté quand ce n'est pas en bande.
Nous
devons à cette heure où des réponses doivent être données, de graves décisions doivent être prises,
nous
poser la question. Quel modèle de société voulons-nous
? Il
faut être capable, et je le fais, même si le reste de la classe politique s'y refuse, de prendre de la hauteur,
de
se mettre en position de comprendre les évolutions contemporaines du monde.
Nous
avons le droit,
en
tant que citoyens, de nous poser des questions.
Nous
avons le droit de nous interroger sur ce qu'on nous sert chaque jour comme des vérités révélées,
le
devoir de réfléchir, de comprendre la logique dans laquelle nous sommes embarqués.
Nous
ne sommes pas obligés de suivre aveuglément les leaders d'un processus qui emmène la France et avec elle son peuple,
sans
que plus personne ne sache quel prix sera à payer, quelles pertes irrémédiables nous subirons, quelles sociétés on nous réserve.
Et
ce qui restera de cet équilibre subtil
qui
faisait de notre pays un pays à part,
que
nous enviait le monde.
N
'est-il pas tant ensemble,
peuple
de France, de rompre avec la gigantesque supercherie que représente le faux choix entre la droite et la gauche depuis des décennies
? C
'est parti, faut-il le rappeler, qui porte la responsabilité intégrale de notre situation et qui ose encore tenter de faire croire qu'il pourrait représenter un renouveau pour notre pays.
Mais enfin,
enfin, enfin,
écoutez
ce qu'ils disent,
mais
regardez ce qu'ils font.
Ils
nous bercent de mots dont ils ont consciencieusement vider le contenu.
Ils
multiplient les accusations en miroir. Vous savez, cette méthode de propagande qui consiste à accuser ses adversaires des crimes qu'on est en train de commettre ou qu'on a déjà commis contre lui.
Ils
parlent sans cesse de la République, oubliant d'ailleurs souvent qu'elle est française,
ce
qui détermine son contenu.
Et
pour mieux masquer qu'ils sont en réalité en train de la tuer.
Et
plus ils répètent ce qui n'est plus qu'un mot pour eux, plus ils en détruisent le sens et l'essence.
Ah
si, la République qui devait être indivisible selon notre Constitution,
vous
l'avez vu, et sur instruction de la Commission européenne, démantelée, morcelée, charcutée, des siècles de construction patiente, d'organisation, d'équilibre des territoires jetés aux orties. Fantastique retour en arrière. Que ces 13 régions, qui pourraient, comme à l'époque mérovingienne, s'appeler Austrasie, Neustrie, Burgondie et autres Septimani, et devaient être données à des rois tlais,
les
mêmes rois fainéants
qui
se partageaient le territoire au gré des héritages et des rapports de force.
Cette
désorganisation du territoire qui achèvera la désertification de nos campagnes.
Il
faut que vous en soyez convaincus
et
qui permettra ainsi au pouvoir de fermer les derniers services publics qui y opéraient encore, laissant des millions de nos compatriotes relégués à la marge,
à
la marge des bassins d'activité économique,
à
la marge des centres de décision politique.
Eh
bien nous n'en voulons pas.
Pas
d'une France séparée entre ceux qui prendront le train et ceux qui les regarderont passer. Entre
les
régions pauvres et les régions riches.
Entre
ceux qui auront le choix de leur école et ceux qui verront fermer les écoles.
Entre
ceux qui auront encore les moyens d'être dans les bassins d'emploi et ceux qui seront rejetés à la périphérie.
Nous
nous opposons aussi,
car nous
n'en parlons pas assez,
avec
la plus grande vigueur au largage de nos Outre-mer
que
ces boutiqués jugent avec leur vision comptable et résument bien souvent à combien ça coûte. Permettez-moi d'ailleurs de saluer tout particulièrement parce qu'ils ont tous fait le déplacement et sont avec nous dans cette salle les représentants du Front national d'Outre-mer, de la Réunion, de Mayotte, de Nouvelle-Calédonie, de Guyane, de la Martinique, de Guadeloupe, de Polynésie et de Saint-Pierre-et-Miquelon.
Ces
territoires sont aussi la France.
Et
plus particulièrement des bouts de France qui font de notre pays la deuxième puissance maritime du monde avec près de 10 millions de kilomètres carrés,
qu
'ils seront demain.
Pour
peu que l'on développe une grande politique, une grande vision d'investissement dans ce que j'ai appelé l'or bleu. Autant de ports d'où partiront nos navires, nos scientifiques, nos nouvelles industries innovantes de l'énergie, du médicament, du traitement de l'eau, de sa désalinisation dont aura besoin un monde qui courra après l'eau potable. Ainsi probablement que nos futurs champs, qui est aux côtés de ceux de nos campagnes, serviront peut-être demain de grenier sous-marin. Un chantier pourtant aussi enthousiasmant que le fut la conquête de l'espace. Et bien au lieu de cela, François Hollande va en Nouvelle-Calédonie déclarer sa neutralité concernant le référendum sur l'indépendance.
Comme
s'il s'agissait d'arbitrer entre deux écuries socialistes.
Il
enterrine au passage
un
processus électoral qui interdit aux Français qui n'ont pas 10 ans de résidence sur l'île française de voter, alors que dans le même temps, le parti socialiste réclame en métropole le droit de vote pour les étrangers.
La
dignité à la bouche
met
ce déchir à belles dents dans leur propre parti
et
laisse nos territoires se diviser, s'effriter,
regardant
dans des quartiers de plus en plus nombreux s'opérer de véritables transferts de pouvoir à des gangs, à des bandes,
à
des mafias criminelles ou religieuses qui mettent ces portions de territoire en coupe réglée et y imposent leurs propres règles, leurs propres lois.
La
violence ou l'intimidation ils sont la norme.
Les
voyous, les fondamentalistes s
'y
érigent en policiers et en juges.
Et
l'État, la puissance publique, en disparaît progressivement par l'acheté, par la faiblesse d'une classe politique qui pour une partie d'entre elles n'a rien vu et pour l'autre n'a rien voulu voir.
Ces
choses-là nous dépassent, feignons d'en être les organisateurs.
Alors
on subventionne sous couvert d'associations, les gros caïds ou les petits d'ailleurs.
On
encourage le multiculturalisme, la fragmentation. On en appelle au respect des autres, à défaut d'être soi-même respecté.
On
organise la société en communauté.
Or,
d'abord séparés,
mais
bientôt confrontés,
en
espérant que quelques clientèles vous seront redevables le jour du vote.
Voilà
ce qu'ils ont fait de la République une et indivisible.
Une
couverture en patchwork
que
chaque communauté ethnique, religieuse, sexuelle essaye de tirer à elle en en faisant chaque jour un peu plus craquer les coutures.
Notre
Constitution
nous
rappelle que la République est sociale. Ah, sociale.
Ils
font rouler ce mot dans leur bouche comme un bonbon, mais qu'ils font à vue d'œil.
Où
sont les progrès
? La
construction d'un monde meilleur ? L'égalité des chances ? La solidarité ?
Quand
la loi de la jungle est devenue la règle ?
Quand
le pouvoir d'achat s'effondre ?
Que
nos retraités se voient contraints de vivre avec des retraites gelées, surtaxées et souvent misérables ?
Les
classes moyennes,
les
familles et les entrepreneurs sont sacrifiées à une politique d'austérité qui les écrase par l'impôt et les taxes, alors que les multinationales et les marchés financiers n'ont jamais enregistré de résultats aussi insolents
? Mais
quelle République sociale ! Quand le chômage atteint des sommets vertigineux,
depuis
hier, 5 822 000 chômeurs officiels,
auxquels
il faudrait tout de même rajouter, pour toutes les raisons que j'ai expliquées tout à l'heure, les chômeurs d'outre-mer. Jamais comptabilisés, en raison d'un véritable scandale statistique comme s'ils étaient moins français que les chômeurs de métropole,
soit
6 155
100
chômeurs officiels. Et la réalité oblige à dire, mes chers amis, qu'ils sont bien plus nombreux,
et
vous le savez.
Il
faut ajouter ceux qui ayant plus de 50 ans et savent qu'ils n'ont hélas aucune chance de retrouver un emploi, n'osent même plus s'inscrire à Pôle emploi. Ceux que l'on place en stage, en pré-retraite, en formation, afin de planquer les chiffres, et la cohorte de ceux qui se contentent d'un temps partiel subi,
ou
encore les centaines de milliers de salariés dégoûtés par l'échec de leur parcours de recherche d'emploi et qui ne voulant pas baisser les bras, les courageux se sont inscrits comme auto-entrepreneurs pour essayer de s'en sortir.
Mais quelle
pire violence
que
la recherche infructueuse d'un emploi.
Le
sentiment que l'on n'a pas sa place,
qu
'on ne vous donne pas votre chance, que l'on ne peut pas, par un travail dignement payé, faire vivre sa famille, se constituer un patrimoine, faire des projets d'avenir pour les siens et avec eux.
Quel
déséquilibre profond et ravageur engendre dans notre société ce chômage massif,
des
équilibres que ne peuvent exprimer des chiffres ou des courbes.
Quelle
république sociale, quand l'école ne permet plus aux fils d'ouvriers, d'agriculteurs, d'employés, de petits fonctionnaires d'espérer l'accès aux grandes écoles réservées aux enfants de ceux qui, par leur fortune ou leur naissance, peuvent pallier les carences du système éducatif.
Quand l
'honnêteté,
le
travail, le mérite, le bénévolat sont suspects
et
que sont encouragées la magouille,
l
'optimisation fiscale, l'avidité et la violence des relations sociales, la guerre de tous contre tous.
Quand
des spin-docteurs allemands
demandent
à des Français qui vivent et font vivre leur famille avec 1130 euros nets par mois, s'ils ne pourraient pas quand même essayer de vivre avec un peu moins.
Quand
les adorateurs de l'euro sacrifient tout, notre modèle social, nos services publics, au nom de cette monnaie totem,
il
est temps de mettre un point final à cette aberration anti-économique et anti-sociale
et
d'adapter d'une monnaie nationale. Alors,
mes
amis, ils parlent aussi souvent, vous avez remarqué, de démocratie. Ah ça, ça parle.
Eh
bien il faut qu'ils arrêtent
de
nous parler de démocratie et encore moins de référendums, s'il vous plaît.
Parce
que ça fait tout de même des décennies
qu
'ils ont concrété des modes de scrutin qui laissent des millions de Français sans voix,
sans
représentants, ou si peu,
sans
pouvoir politique, dans le but exclusif de continuer à se partager le pouvoir dans le dos du peuple. Écoutez ce qu'ils disent, mais regardez ce qu'ils font.
Ils
ont UMP et PS trahis, vous le savez, le peuple en 2008 de la manière la plus cynique qu'il soit, en violant les résultats du référendum sur la Constitution européenne. Mais souvenez-vous, quand Nicolas Sarkozy est intervenu avec Angela Merkel pour interdire l'organisation d'un référendum en Grèce,
quand
le peuple grec allait rejeter la potion mortelle de la Troïka, souvenez-vous qu'il a supprimé de la Constitution française l'exigence d'un référendum pour tout nouvel élargissement de l'Union européenne. Et il ose encore, toute honte but, venir parler de référendum.
Il
est vrai que toute République n'est pas démocratique, mais la nôtre est censée l'être.
Et
au-delà des modes de scrutin,
se
pose en amont la question de la souveraineté.
S
'il s'agit d'élire des représentants qui n'ont plus aucun pouvoir. Mais quid de la démocratie
? Mettre
un morceau de papier carré dans une boîte en plastique n'est pas suffisant si l'ensemble des pouvoirs ont été transférés en d'autres mains
que
vous n'avez pas choisis.
Or, c
'est exactement le cas aujourd'hui. Dépourvu de notre souveraineté territoriale, législative, économique, monétaire, budgétaire, nous élisons en réalité des pantins.
Du
fait
du
transfert de nos souverainetés, la République démocratique française n'est plus qu'un
leurre. Je
n'aurai pas la cruauté d'évoquer
la
République laïque,
qui
n'est plus qu'un souvenir évanoui par des années d'immigration massive,
de
soumission aux revendications des fondamentalistes. Tout y passe. Le contenu d'Emmanuel scolaire, les repas dans les cantines, les horaires séparés dans les piscines, les vestiaires, les jours fériés, les exigences vestimentaires, la construction de salles de prière. Les pouvoirs publics ont cédé.
Les
entreprises bricolent des règlements intérieurs pour tenter de résister à la pression. Passer par le nombre
et
lâcher par sa hiérarchie elle-même engluée dans le politiquement correct.
Les
maires financent les mosquées. L'argent de pays qui soutiennent le fondamentalisme coule à flot.
On
fait des organisations islamiques de France parrainées par Nicolas Sarkozy.
L
'interlocuteur privilégié quand même de l'Etat, alors que les Émirats arabes unis, pays qui luttent pied à pied contre le fondamentalisme, vient de l'inscrire sur la liste des organisations terroristes.
La
ministre de l'éducation nationale encourage les maires qui portent le voile. Compagnatrice des sorties scolaires contre nos lois.
Sourd
d'ailleurs aux avertissements de Malika Sorel, ancien membre du Haut Conseil à l'intégration,
qui
disait, je la cite, une femme qui se voile devient pour les autres musulmanes une leçon de morale ambulante. Quel progrès en effet !
On
accuse ceux qui dénoncent le fondamentalisme d'être des islamophobes, mettant ainsi tout le monde dans le même sac et interdisant la moindre critique contre les agissements de l'islam radical.
On
ne rend au passage pas service à la majorité des Français et Françaises de confession musulmane qui n'ont pas du tout envie, eux, de vivre à Benghazi.
Et
puis on se lamente sur les jeunes partis faire le djihad
en
se demandant ce qu'on a raté.
Il
nous a été confié un trésor,
la
France,
un
diamant,
son
peuple.
Et
vous avez abîmé l'un et abandonné l'autre.
La
réalité est que les seuls qui devraient encore être autorisés à parler de République française. C'est nous, car nous sommes les seuls à en être les garants. C'est nous qui défendons en toutes circonstances son unité, son indivisibilité, son caractère social, laïque et démocratique. C'est nous qui nous battons pour notre drapeau bleu bleu rouge.
Ce sont
si beaux principes.
Le
peuple est pour le peuple. C'est nous. La politique est sans appel. Oh, ils auront beau trafiquer, mentir, je ne sais quelles statistiques ou chiffres officiels pour nous faire croire que depuis l'euro, les prix n'ont pas grimpé, que l'insécurité baisse,
que
l'immigration est une chance pour la France, certains même sans savoir lire.
Le
peuple français
leur
a confié, ils en ont fait le pire des usages.
Leurs
gouvernements ont porté la guerre partout, avec ou sans l'aide de l'Union Européenne,
en
Irak, en Libye, en Syrie, en Ukraine.
Le
suivisme américanophile a remplacé une diplomatie libre et indépendante tout en effondrant nos capacités de défense
et
en sacrifiant à une stratégie d'économie facile notre sécurité et celle de notre armée. Contre la volonté du peuple et ce, depuis des années, ils ont continué à mettre en œuvre la même politique d'immigration qui voit entrer des centaines de milliers de personnes, légalement ou illégalement, sur notre territoire.
Monsieur
Sarkozy et Hollande, la société que vous avez promue est injuste et violente.
Cette
violence se ressent partout.
La
masse des délinquants des villes est rejointe par celle des délinquants des champs,
faisant
exploser tous les compteurs de l'insécurité.
Mais
cette violence, elle se ressent aussi dans les rapports sociaux, dans l'entreprise, dans l'angoisse du déclassement, de la précarité.
Nos
ouvriers et nos agriculteurs ont été livrés à la concurrence sauvage, priés de marcher ou de crever, confrontés à l'injustice d'une compétition
dont
nos dirigeants ont faussé les règles du jeu.
À
nous, la monnaie trop chère,
le
respect à la trique des normes de plus en plus coûteuses et exigeantes.
À
eux,
les
pays émergents, la liberté de faire comme ils l'entendent, de faire travailler des esclaves, de polluer la planète, de prendre à la légère la sécurité des consommateurs. Et vous osez appeler ça de la concurrence non faussée.
Mais
dans ce simulacre de concurrence, nous étions perdants d'avance.
Leur
monde fait la part belle aux plus brutales,
aux
plus cyniques, aux plus violents, humainement et économiquement, et l'un dans l'autre
dans
leur société. Le crime,
qu
'il soit pénal, économique ou financier, paie
! Ils
ont inversé nos valeurs,
au
point que notre peuple désorienté ne sait plus à quel sein se vouer.
L
'incompréhension
face
à ce renversement des valeurs nous étreint. Légitimement,
la
perte de nos repères angoisses. Brutalement, notre pays et la nature des relations sociales nous est devenu étranges. Et il semble ne plus exister de codes communs,
de
façons d'être communes, de réflexes
communs. Et
l'ordre des priorités est totalement inversé.
On
est aujourd'hui complaisant avec les voyous et intransigeant avec les honnêtes gens. Avec les petits patrons,
ces
entrepreneurs qui mettent sur la table leur énergie, leur argent, leur réputation, leur patrimoine, leur temps, et tendre, tendre avec les patrons commis des sociétés du CAC 40, frais et moulus des grandes écoles, qui sautent avec un parachute doré après avoir délesté des entreprises qu'ils n'ont pas créées, de quelques centaines ou milliers de salariés accusés de grignoter les profits boursiers.
Il faut
discréditer tous ceux qui refusent leur modèle économique qui défigure le monde et leur immigration massive qui dilue les identités. Nous taxons un coup d'être d'extrême droite, un coup d'être d'extrême gauche. Alors que, rejetant tant l'ultra-étatisme qui congèle que l'ultra-libéralisme qui écrase, nous sommes en réalité les seuls raisonnables, conscients que l'État ne doit pas s'interdire d'orienter l'économie, mais que celle-ci doit rester fondée sur la liberté d'entreprendre.
Que
l'État, pour peu qu'il soit l'instrument de la souveraineté populaire, doit protéger, réguler et dicter les règles du jeu,
afin
de créer pour les entrepreneurs un environnement sain et favorable au développement serein de l'économie. Et que l'on attend de lui, aujourd'hui, en situation de crise
économique
terrible,
de
porter une stratégie de réindustrialisation et de protectionnisme économique.
Dans
certaines écoles, les bons élèves rasent les murs terrorisés par les cancres, finissant ainsi de ruiner un ascenseur social
qui
avait, jusqu'à il y a encore un certain temps, assez bien fonctionné tout de même.
Nos
personnes âgées regardent ébahis s'allonger la liste des médicaments qui ne seront plus remboursés quand les clandestins se font prendre en charge à 100% dans nos hôpitaux au bord de l'asphyxie.
Les
grandes surfaces
préparent
les linéaires qui accueilleront les médicaments que leur réforme des professions réglementées leur permettra de vendre et que nos pharmacies de campagne ne vendront plus, puisque du coup elles auront fermé.
Les
banques
qu
'ils ont inondées d'argent public reconstituent leurs propres fonds
en
refusant aux entreprises dont le carnet de commande est plein un peu de trésorerie entraînant leur faillite et la mise au chômage de leurs salariés.
Les
policiers et les gendarmes sont priés de ce
et
de nous défendre face aux criminels en utilisant des pistolets à bouchons fabriqués en Chine et labellisés par l'Union Européenne.
De
l'usine, là où hier s'érigeaient des usines,
comme
à Florence, ils organisent la préférence étrangère à l'emploi
en
soutenant une directive qui détache des travailleurs à bas coût social pour les mettre en concurrence avec nos salariés sur notre territoire.
Ils
expliquent donc aux Français que, précisément parce qu'ils sont Français, ils devront passer derrière ceux qui ne le sont pas.
Ils
disent que tout le monde peut venir chez nous,
alors
que nous n'avons plus rien à offrir, pas même aux nôtres. Charité bien ordonnée commence donc maintenant par les autres.
Ils
pensent que
l
'on peut traiter l'homme comme une chose et la femme comme une poule pondeuse,
dont
on pourrait louer le ventre,
ce
que certaines instances supranationales voudraient d'ailleurs imposer.
Que
d'ailleurs, mes chers amis,
tout
s'achète et tout se vend, alors pourquoi pas ça
? Ils
disent que la Grèce va bien
et
que la Suisse va mal.
Ils
sont ravis d'aller inaugurer des usines en Algérie quand le record de fermeture d'entreprises a été pulvérisé l'année dernière. La meilleure équipe de foot est celle qui a les joueurs les plus chers,
que
c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il faudrait les exempter des impôts que payent tous les autres.
Que
la Russie est une vilaine dictature et le Qatar une gentille démocratie,
quand
je vous parlais d'inversion quand même.
Ils
ne sont pas à une contradiction près,
c
'est le moins qu
'on
puisse dire.
Je
les ai vu applaudir à tout rompre il y a quelques jours au Parlement européen, la belle déclaration du récipiendaire du prix Sakharov
quand
il a dit, je cite,
«
Notre nation, la République démocratique du Congo,
il
est congolais, nous appartient.
Ses
ressources naturelles et humaines, ses institutions, son destin relèvent tous de notre responsabilité. C'est à nous, le peuple congolais, de façonner nos lois, notre justice et notre gouvernement pour servir nos intérêts à tous et pas seulement ceux de certains.
Mais
à nous, ils nous interdisent, nous, Français, de dire et de penser la même chose.
» C'est
de convaincre le peuple
que
son identité est modifiable,
sa
culture discutable, son histoire contestable
et
ses sentiments méprisables.
Ils
disent que l'homme nouveau
n
'a besoin ni de passé, ni de nation, ni vraiment de famille,
qu
'il peut être de nulle part, que son horizon est l'immédiateté, sa richesse équivalente à ses richesses.
Quand
tout nous dit
que
nous sommes d'une famille,
d
'un peuple,
d
'un pays, d'une histoire, d'une culture, d'un héritage,
un
animal social qui ne vit pas que de pain,
mais
de relations humaines, membres d'une communauté, la seule que nous reconnaissons,
la
communauté nationale avec qui nous partageons, ce fond indivisible d'impressions, d'images, de souvenirs et d'émotions.
Vous
voyez, redécouvrir notre démocratie,
remettre
notre société à l'endroit,
se
réapproprier notre pays, rétablir notre économie, mais aussi
redevenir
maîtres du temps passé, présent et avenir.
Voilà
notre ambition.
Car
ils ont même réussi à tordre le temps,
à
faire disparaître le temps long,
celui
qui fonde pourtant les civilisations et qui est le gage de l'équilibre des sociétés. Permettez-moi de vous raconter une anecdote.
Deng
Xiaoping, interrogé à l'occasion du bicentenaire de la Révolution française sur son jugement sur celle-ci, répondait
« Laissez
-moi un siècle pour me prononcer, il est encore un peu tôt pour en juger
». Eh
oui, mais
vous
savez, la soumission de notre classe politique au court-termisme
a
dévoré nos sociétés.
La
pression des marchés n'est pas la première raison d'une transformation plus profonde qui affecte la condition humaine tout entière. Car le choix du court terme
n
'est rien d'autre que l'effet de la révolution moderne, celle de la sortie de la spiritualité, celle aussi de l'avènement de l'individu absolu comme seul auteur de son histoire.
L
'idéal de jouissance immédiate a vidé toutes les autres passions humaines de leurs promesses.
Quel
meilleur exemple que celui donné par la puissance américaine, colosse aux pieds d'argile,
qui
tente de retarder son déclin en misant tout sur le présent. L'exploitation outrancière des gaz de schiste, avec 500 000 forages actifs, témoigne d'une volonté manifeste d'engranger un maximum de bénéfices sur quelques décennies au risque de saccager les sous-sols d'un continent pour plusieurs siècles.
Après
avoir volontairement oublié le temps d'avant,
celui
des livres d'histoire, d'ailleurs quasi disparu des programmes scolaires, nos élites ont imposé cette idée folle,
l
'histoire commencerait avec elle et elle s'éteindrait avec elle. Avant eux le néant, après eux le chaos. Et enfin, mes chers amis, ce constat alarmant,
nous
nous devons
de
réinsuffler le respect du long temps.
Mais
pour sortir de l'obsession du court terme,
il
faut le désir des choses qui durent,
des
choses qui se transmettent
et
des choses qui ne se vendent pas,
qu
'elles l'emportent sur l'appétit du rendement,
de
l'instant et du jetable et le refus du gaspillage. Il suffit d'y penser un moment.
Nous
sommes sommés, regardés, sous peine d'être taxés d'archaïsme, de nous ébahir devant le meilleur des mondes préparé par les expérimentations technologiques et d'ailleurs si bien symbolisé aujourd'hui par l'investissement financier massif de gigantesques multinationales dans le transhumanisme.
Cette
théorie qui cherche à faire de l'homme un homme nouveau, construit technologiquement
et
qui ne pourrait plus mourir.
Un
homme éternel.
L
'idéologie du métissage qui se part bien à tort des plumes de la diversité a un seul effet, camoufler l'extinction accélérée de la diversité des sociétés humaines.
Nous
disons
que
la libération de nos sociétés de l'obsession de la finance qui ravale les citoyens au rang de simple consommateur, la reconstruction des fonctions régaliennes garantes de la paix de nos territoires et l'adhésion à l'idéal national d'unité et de progrès passe par la capacité à raconter une grande histoire.
Celle
qui fait vivre plus grand, plus large, plus fort.
Ce
grand récit français que les petits esprits habiles ont cru malins de déconstruire, de mépriser ou d'insulter, sans mesurer qu'ils détruisaient l'espace commun où tous les Français pouvaient se retrouver pour entreprendre, pour investir et pour espérer.
L
'intérêt national, mes amis,
l
'intérêt national est le meilleur des placements.
L
'intérêt collectif est le plus rémunérateur de tous
quand
il est garanti par une frontière, une identité et une unité nationale.
Réapprendre,
réapprendre à dire nous,
savoir
que l'entreprise d'aujourd'hui servira pour nos enfants et pour les enfants de nos enfants. Retrouver confiance dans un progrès comme promesse de mieux vivre pour eux et pour ceux qui viendront après eux.
Quand
ce fils sera renoué,
quand
le lien entre Français et entre générations sera retissé, alors la confiance et l'unité offriront les conditions du développement et de la croissance, la vraie,
celle
qui rend plus fort, plus juste, plus vivant et plus grand. Ainsi, nous entendons ce que vous dites et nous voyons ce que vous faites,
mesdames
et messieurs qui nous dirigez
depuis
des décennies.
Et
nous avons décidé
de
vous laisser,
sereinement,
simplement, tranquillement,
de
reprendre notre destin en main,
de
remettre notre pays sur pied,
de
nous réapproprier notre bien, notre nation,
de
redevenir les fruits de notre civilisation française
et
de redéfinir les choix cruciaux qui seront ceux de notre survie.
Et
nous allons le faire avec le Front National.
Notre
mouvement devenu le cœur de la vie politique, puisqu'elle bat maintenant à son rythme, sera demain le levier du grand basculement démocratique et populaire qui marquera notre accession au pouvoir en 2017. Peuple,
le
peuple pressent ce grand basculement démocratique majeur
et
envoie des signes clairs de sa prédisposition à nous faire confiance.
Encore
faut-il y répondre par des signes clairs, sans ambiguïté,
en
lui rappelant que nous ne concevons de démocratie que dans son intérêt et par son intermédiaire. Aucune des grandes décisions qui engageront le pays ne seront prises sans son aval et sans sa caution.
Le
retour de l'éthique et de l'exemplarité devront être des quêtes permanentes tant le système de collusion au sommet de l'État a eu des effets ravageurs à la fois sur l'exercice du pouvoir et le moral de nos concitoyens.
Le
peuple nous attend.
Nous
devons lui prouver notre détermination et notre capacité à changer son destin sans provoquer aucun trouble et sans mettre en péril l'équilibre de notre nation.
Dans
le brouillard d'incertitudes où évolue la France,
nous
devons incarner un phare puissant,
capable
d'orienter et de rassurer.
Nous
incarnons un espoir,
une
dernière chance, une promesse.
Nous
avons conscience d'incarner aussi pour beaucoup
un
inconnu,
une
inconnue, une aventure, un point d'interrogation même.
Et
c'est là que notre responsabilité est historique.
Toute
notre action doit viser à rassembler.
Nous
ne sommes pas un mouvement comme les autres,
car
nous ne sommes pas les autres
et
ne portons aucune responsabilité dans l'abaissement du pays. Leur énergie à nous combattre
prouve
cette différence.
Ils
sont l'ancien monde.
Nous
sommes l'avenir.
Ils
sont les faillites. Incarnons les fondations d'un nouveau contrat social qui revient aux fondamentaux de notre République et de notre démocratie, à savoir notre souveraineté et notre liberté. Nous avons les clés de la prison qu'ils ont bâtie autour du peuple.
C
'est en éclairant ce chemin sur nos intentions et notre détermination que nous libérons le peuple de France. Vive le Front National ! ...
présents tout le week-end pour ce 15e congrès du Front National. Merci au service de Yann Maréchal, les grandes manifestations, aux DPS et aux équipes techniques.
Et
rendez-vous pour la préparation des prochaines élections départementales dès lundi.
Merci au service de Yann
Maréchal,
les
grandes manifestations,
aux DPS
et
aux DPS et aux DPS et aux DPS.
Marine Le Pen