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Interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo (sur Site radio)· 15 mai 2020 24 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

Vacances d'été, polémique sur Sanofi, municipales... Le "8h30 franceinfo" de Louis Aliot

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 35 %Attaque 45 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que finalement ce déconfinement se passe mieux que vous ne le redoutiez ?

  • 1:07ComplaisanteRéponse partielle

    Est-ce qu'on peut aussi reconnaître une partie du mérite de ce déconfinement au gouvernement ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Sur la discipline des Français par rapport aux consignes sanitaires et aux gestes barrières, Louis Alliot, encore, d'après ce sondage...

  • 3:21OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est un soulagement et est-ce que vous saluez cette annonce [des vacances d'été] ?

  • 4:03FerméeRéponse directe

    Ce n'est pas une annonce prématurée du gouvernement à vos yeux ?

  • 4:36RelanceRéponse directe

    Vous n'avez pas encore émis de critiques vis-à-vis du gouvernement ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:29Invité politiqueFait
    « de la même manière que le confinement s'était quand même passé dans des conditions plutôt très acceptables »
  • 1:44Invité politiqueFait
    « les entreprises en premier y sont arrivées, et les collectivités, parce qu'on dit l'État, le gouvernement, le gouvernement a pris des mesures. »
  • 2:04Invité politiqueFait
    « il va y avoir des collectivités en très grande difficulté financière, parce qu'elles ont beaucoup dépensé pour la sécurité »
  • 5:06Invité politiquePromesse
    « L'État qui avait promis un masque par Français, mais la promesse n'est toujours pas tenue. »
  • 5:20Invité politiqueFait
    « les Français découvrent, vivent au jour le jour ce déconfinement. Et voilà, je veux dire, le gouvernement est responsable d'un certain nombre de choses. »
  • 10:20PrésentateurFait
    « Paul Hudson avait déclaré que les États-Unis auraient un accès privilégié aux futurs vaccins. »
  • 10:47InvitéFait
    « les laboratoires, malheureusement, aujourd'hui, sont dans une course au profit et sont dans une course à la rentabilité »
  • 11:10InvitéChiffre
    « la part d'actionnariat dans Sanofi française est très largement minoritaire par rapport notamment aux États-Unis. »
  • 12:13InvitéFait
    « j'espère pas, parce qu'ils ont la compétence en matière agricole. C'est une catastrophe. »
  • 13:34InvitéFait
    « moi je ne suis pas médecin, je ne suis que juriste et j'écoute les uns les autres. »
  • 14:13InvitéFait
    « je lui fais confiance dans la mesure où il a dit un certain nombre de choses. »
  • 15:22InvitéFait
    « j'ai entendu, mais la semaine dernière, il y a eu deux études qui ont dit l'inverse. »
  • 17:42PrésentateurFait
    « Une décision doit être prise le 23 mai. »
  • 18:21InvitéFait
    « il va y avoir beaucoup de recours en France qui vont demander qu'on rejoue toutes les élections »
  • 21:36PrésentateurChiffre
    « on atteint une somme de plus de 100 milliards d'euros d'aides publiques directes. »

Temps de parole

  • Invité44 %
  • Louis Aliot17 %
  • Présentateur15 %
  • Présentateur 214 %
  • Présentateur 310 %

0,8 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:05
Présentateur

Renaud Delis, évidemment, est toujours à mes côtés, notre invité. Et là, on l'a retrouvé. Louis Alliot, bonjour. Bonjour. Je rappelle que vous êtes député Rassemblement National des Pyrénées-Orientales. On arrive à la fin, Louis Alliot, de la première semaine de déconfinement. Ça n'a pas été le chaos qu'on pouvait attendre, ni dans les entreprises, ni dans les écoles, ni même dans les transports. Est-ce que finalement, ce déconfinement se passe mieux que vous ne le redoutiez ?

0:29
Louis Aliot

Écoutez, de la même manière que le confinement s'était quand même passé dans des conditions plutôt très acceptables et que les Français avaient joué le jeu, eh bien, on s'aperçoit que le déconfinement, de la même manière, se passe dans des conditions raisonnables. Les Français jouent le jeu avec, évidemment, toujours la question des masques et de l'ouverture d'un certain nombre de commerces et de la fermeture d'un certain nombre d'autres. Donc, pour l'instant, on peut dire, comme vous dites, que le déconfinement se passe plutôt dans des conditions acceptables.

1:06
Présentateur

Renaud Delis. Les Français jouent le jeu, disiez-vous, Louis Alliot. Est-ce qu'on peut aussi reconnaître une partie, rendre une partie du mérite de ce déconfinement, pour l'instant, qui se déroule bien au gouvernement ? Selon notre sondage au Doxa Densu Consulting pour France Afou et le Figaro, on constate que les Français jugent que le niveau de sécurité sanitaire, selon eux, est très bon dans les entreprises, à près de 80 %, tout à fait correct dans les écoles, à près de 60 %, un petit peu moins dans les transports, mais le gouvernement a aussi pris des mesures de sécurité sanitaire pour que ça se passe bien.

1:35
Louis Aliot

De toute façon, quand vous êtes au gouvernement, vous avez quand même une obligation de garantir la sécurité. Ça a été long, et on l'a vu, les masques, etc. Mais petit à petit, j'allais dire, les entreprises en premier y sont arrivées, et les collectivités, parce qu'on dit l'État, le gouvernement, le gouvernement a pris des mesures. Mais je peux vous dire qu'heureusement que des collectivités ont dépensé de l'argent pour un certain nombre de mesures de sécurité prises localement. Mais là, ça pose un autre problème, parce qu'il y a des mairies qui ont les moyens de le faire, et d'autres mairies qui n'ont pas les moyens de le faire.

Et il faudra faire les comptes après cette période-là, parce qu'il va y avoir des collectivités en très grande difficulté financière, parce qu'elles ont beaucoup dépensé pour la sécurité et pour le soutien d'un certain nombre de filières dans les départements.

2:27
Présentateur

Sur la discipline des Français par rapport aux consignes sanitaires et aux gestes barrières, Louis Alliot, encore, d'après ce sondage au Doxa Danso Consulting pour France Info, 95% des Français affirment respecter les gestes barrières, mais 49% pensent que les autres ne le font pas. Donc l'enfer, c'est toujours les autres ?

2:45
Louis Aliot

Oui, c'est vrai qu'honnêtement, il y a des endroits où ce n'est pas facile, évidemment. Vous avez parlé des transports, ça me paraît le plus difficile. Moi, je suis allé à l'Assemblée Nationale il y a une dizaine de jours. Bon, mais là, le train à l'aller, un siège sur deux, c'est plus ou moins respecté. Au retour, je suis revenu par avion vers Toulouse, c'est quand même moins respecté que dans les gares. Donc on voit bien que selon les modes de transport et selon la fréquentation et le moyen de transport, il y a là aussi encore sûrement des efforts à faire dans la manière de garantir la sécurité sanitaire.

3:21
Présentateur

Alors Edouard Philippe a annoncé hier, Louis Alliot, que les Français, en tout cas ceux qui ont la chance de pouvoir partir en vacances, eh bien qu'ils pourront le faire cet été, en juillet et en août, dans tout le pays. Est-ce que c'est un soulagement et est-ce que vous saluez cette annonce ?

3:37
Louis Aliot

Ah oui, c'est un soulagement. Je peux vous dire que les professionnels du secteur, puisque moi je suis dans un département touristique, et les Pyrénées-Orientales attendaient ça depuis longtemps et qu'ils ont déjà anticipé en faisant des chartes et en préparant des mesures immédiates, j'allais dire, de sécurité sanitaire, que ce soit les restaurants, les hôteliers. Et puis il va y avoir des secteurs un peu plus difficiles, mais qui sont prêts aussi à faire des efforts nécessaires.

4:03
Présentateur

Donc ce n'est pas une annonce prématurée du gouvernement à vos yeux ? Ce n'est pas une annonce prématurée du gouvernement ?

4:07
Louis Aliot

Non, je ne le crois pas. Beaucoup de Français attendent ça. Et là, pour les départements comme les nôtres, j'allais dire, si vous n'avez pas le tourisme, eh bien à ce moment-là, on se demande bien ce qu'il nous restait. Donc oui, il faut ouvrir, il faut prendre évidemment les précautions du rose, mais je pense qu'il fallait le faire. Et l'annonce aussi de la réouverture des restaurants et des bars va dans le bon sens, même si cette profession a beaucoup souffert, ces professions, et qu'il faudra les accompagner par des aides spécifiques.

4:36
Présentateur

Louis Alliot, ça fait cinq minutes qu'on est ensemble sur France Info. Vous n'avez pas encore émis de critiques vis-à-vis du gouvernement ? C'est donc la preuve que dans une situation de crise, l'Union nationale est possible ?

4:47
Louis Aliot

Non, mais les critiques, elles ont été faites. Je veux dire, voilà, manque d'anticipation. Et puis encore, on paye aujourd'hui, par ce confinement-déconfinement, notre impréparation, notre manque d'anticipation. Je vous dis, on n'a toujours pas les masques. Ce sont les collectivités qui ont commandé des masques. L'État qui avait promis un masque par Français, mais la promesse n'est toujours pas tenue. Je ne vous parle même pas des dépistages. Et je ne vous parle pas de tout ce qui va avec. Donc non, le manque d'anticipation... En fait, on a eu l'impression, les Français ont eu l'impression, que ce gouvernement a subi en permanence. Voilà.

J'ajoute que la cacophonie entre les différents médecins, professeurs et mairies, etc., a semé un certain trouble, qu'il faut le dire, sur l'épidémie et la manière d'en sortir. Bon, ben voilà. Donc les Français découvrent, vivent au jour le jour ce déconfinement. Et voilà, je veux dire, le gouvernement est responsable d'un certain nombre de choses. Il faudra en faire le bilan. Les masques, moi je veux vous dire que sur les masques, sur la protection des équipes de santé, il faudra y revenir, évidemment. On va y revenir avec vous.

5:50
Présentateur

On va y revenir avec vous, Louis Alliou, évidemment. Vous restez avec nous sur France Info. Vous n'êtes pas loin de l'Espagne, évidemment du côté de Perpignan, Paris et Madrid, qui s'affrontent par quarantaine interposées. C'est la question qu'on va vous poser dans un instant, après le fil info de Maureen Suignard, à 8h40. C'est l'une des conséquences du confinement. Le nombre de morts sur les routes diminue très fortement. Une baisse de plus de 55% au mois d'avril par rapport à l'année dernière. 103 décès contre 233 en 2019. Moins 76% aussi pour le nombre de blessés. La France prête à imposer une quarantaine aux voyageurs venant d'Espagne.

Mesure qui n'est pas le souhait de l'Hexagone, précise Paris. Mais elle s'appliquera si notre voisin la met en place. Madrid a déjà pris cette décision pour les 10 prochains jours. Cela ne concerne pas les routiers ou encore les travailleurs frontaliers. En pleine crise du coronavirus, la peine de Jérôme Cahuzac suspendue. L'ancien ministre condamné à 4 ans de prison, dont 2 avec sursis pour fraude fiscale et blanchiment. Il a pu cisailler lui-même son bracelet électronique pour aller aider l'hôpital de Bonifacio débordé par la crise du coronavirus. Il devra se refaire poser le dispositif dans les prochains jours.

Du changement à l'Olympique de Marseille, fin de contrat, un an en avance pour le directeur sportif du club, Andoni Zubi Zareta. On se demande alors si l'entraîneur va rester. Il avait lié son sort à celui de l'Espagnol. Et du côté du rugby, les tournées d'été des équipes nationales reportées. Là, c'est à cause du coronavirus. Le 15 de France devait disputer deux matchs amicaux en Argentine, le 4 et le 11 juillet prochains. France Info. Et tout est plus clair. Le 8.30 France Info ce matin avec Louis Alliot, député RN des Pyrénées-Orientales et Renaud Delis.

Oui, Louis Alliot, l'Espagne, on l'a entendu, veut donc appliquer des mesures de quarantaine, en l'occurrence une quarantaine de 14 jours à toute personne entrant sur son territoire en provenance de France. Et le gouvernement français menace de faire de même par réciprocité. Est-ce que le gouvernement a raison ?

7:43
Invité

Écoutez, c'était déjà plus ou moins le cas. La frontière laisse passer les marchandises, elle laisse passer les cas sérieux pour des problèmes de santé, des problèmes familiaux. Mais elle était déjà excessivement contrôlée et personne de passé. Après, chaque pays est souverain et fait en fonction de sa situation nationale. Si l'Espagne juge que sa situation sanitaire l'oblige à contrôler les étrangers qui viennent sur son territoire, c'est de sa responsabilité.

8:11
Présentateur

La France doit-elle faire de même ? La France doit-elle faire de même ? Vis-à-vis de ceux qui viennent d'Espagne ?

8:16
Invité

La France devrait effectivement garantir par rapport à des étrangers, et j'allais dire, y compris dans les aéroports, pour des vols qui viennent de l'international. Mais la France a des réactions curieuses parce que...

8:31
Présentateur

C'est déjà le cas pour ceux qui viennent de l'international, hors espace Schengen, hors Union européenne et hors Royaume-Uni, c'est déjà le cas. En l'occurrence, il s'agit d'un pays, donc évidemment au monde de l'Union européenne.

8:39
Invité

Oui, oui, mais elle prône une ouverture des frontières et j'allais dire, elle négocie cela avec Bruxelles. Mais par exemple, ce matin, vous ne l'avez pas évoqué, l'Andorre, dont nous sommes, c'est une coprincipauté avec l'ANFrance, a demandé de l'aide à la France, parce que c'est un tout petit pays qui a eu aussi sa crise sanitaire avec d'énormes problèmes. la France a refusé son aide, ce qui paraît absolument incroyable. On est capable en France de passer des accords avec la planète entière et de donner de l'argent à des pays très lointains, et on n'est pas capable de venir en solidarité à des pays qui sont des pays amis, qui sont presque une partie de nous-mêmes.

C'est tout ça absolument excessif de la part du gouvernement français.

9:17
Présentateur

Ces mesures de quarantaine, Louis Alliot, en l'occurrence de quatorzaine, il faut, si c'est la raison sanitaire, les précautions sanitaires qui dominent et qui sont impératives, il faut aussi les appliquer aux travailleurs frontaliers ?

9:31
Invité

Oui, je veux dire, oui. Si on veut limiter l'épidémie, il faut évidemment contrôler les travailleurs frontaliers, c'est-à-dire savoir s'ils ont les testés. Pourquoi nous sommes, nous, pour un test...

9:42
Présentateur

Il faut les mettre en quarantaine à chaque fois qu'ils franchissent la frontière, Louis Alliot, ces travailleurs frontaliers ?

9:46
Invité

Non, je ne vous ai pas dit quarantaine, je vous ai dit les tester. Les tester et isoler celles et ceux qui sont malades, parce que pour le reste, effectivement, vous ne pouvez pas le faire dans certaines situations. Mais si le sanitaire est le plus important, eh bien, il y a une obligation de prendre toutes les précautions, et dans toutes les précautions avant la quarantaine, c'est-à-dire la quatorzaine, il y a le test et l'isolement des personnes qui sont infectées, y compris, évidemment, pour les travailleurs qui viennent de l'étranger.

10:16
Présentateur

Louis Alliot, pardon, le patron du groupe français Sanofi, Paul Hudson, avait déclaré que les Etats-Unis auraient un accès privilégié aux futurs vaccins. Pour l'instant, il n'y en a pas, mais aux futurs vaccins, parce qu'ils ont fait davantage d'efforts financiers. Le groupe a ensuite essayé, face à la polémique, de rassurer en affirmant qu'il serait en mesure de le produire partout dans le monde, qu'il serait accessible à tous. C'est Sanofi qui renvoie la balle à la Commission européenne en regrettant un manque de coopération et d'engagement qui est en cause, Louis Alliot ? C'est Sanofi ? C'est l'Europe ? C'est la concurrence entre pays européens ?

10:47
Invité

Écoutez, je compte, moi, sur les journalistes et sur la presse pour démêler le vrai du faux. Ce qui est vrai, c'est que les laboratoires, malheureusement, aujourd'hui, sont dans une course au profit et sont dans une course à la rentabilité, et on le voit même en matière de santé, et qu'effectivement, c'est celui qui paye, qui donne les ordres. Et en ce qui concerne Sanofi, la part d'actionnariat dans Sanofi française est très largement minoritaire par rapport notamment aux États-Unis. Et donc, j'allais dire, c'est la loi du plus fort qui l'emporte, malheureusement.

Et j'espère bien qu'à l'avenir, nous changerons profondément notre orientation industrielle, y compris en matière de pharmacologie et de laboratoire, pour devenir, tout simplement, et assurer notre indépendance. Voilà. Et ne pas attendre des États-Unis ou de je ne sais qui de la Chine pour pouvoir avoir chez nous des produits qui permettent une sécurité sanitaire maximum.

11:48
Présentateur

On l'a vu, notamment avec cette polémique-là, Louis Aliot, si les pays européens se tirent dans les pattes, en quelque sorte, s'ils n'arrivent pas à s'entendre, s'il manque de coopération, d'engagement, c'est aussi parce qu'on a découvert, au fil de cette crise, que la santé n'est pas une compétence de l'Union européenne. Est-ce que pour que l'Europe puisse faire front face à la concurrence des États-Unis ou de la Chine, il ne faudrait pas transmettre à l'Europe cette compétence sanitaire, la compétence de la santé ?

12:12
Invité

Écoutez, j'espère pas, parce qu'ils ont la compétence en matière agricole. C'est une catastrophe. Il y a de moins en moins d'agriculteurs et on voit la catastrophe que ça a été. En matière d'industrie, en France, il y a de moins en moins d'industries. Et quand on voit... Donc il vaut mieux que les pays européens

12:24
Présentateur

continuent de se diviser, de se faire concurrence, notamment dans la course au vaccin, par exemple.

12:29
Invité

Le propre... Non, mais ça, ça demande une coopération dans la recherche. Elle existait avant l'Europe, elle existera après. C'est pas l'Union européenne, c'est un peu comme Ariane et comme Airbus. Elle n'a pas attendu les institutions européennes pour fabriquer des fusées et des avions. Et en matière, justement, de recherche, de vaccins, etc., on peut imaginer une coopération entre chercheurs et laboratoires sans systématiquement passer par une technocratie bruxelloise qui empêchent précisément, j'allais dire, de toute innovation et toute expansion d'un certain nombre de domaines dont nous pourrions, encore une fois, être les champions.

Et j'ajoute que l'Europe permet malheureusement une concurrence internationale absolument déloyale, qui permet quoi ? Qui permet à nos laboratoires d'aller, j'allais dire, se délocaliser pour fabriquer du doliprane en Inde ou en Chine, alors qu'on devrait plutôt fabriquer des médicaments chez nous.

13:28
Présentateur

Est-ce que vous êtes certain, Louis Alliot, qu'il y aura en France une deuxième vague, un rebond de l'épidémie ?

13:34
Invité

Écoutez, moi, je ne suis pas médecin, je ne suis que juriste et j'écoute les uns les autres. Je ne sais pas. J'ai l'impression quand même qu'on voit le bout du tunnel et que si on prend toutes les mesures de distanciation, si on a les masques, si on dépiste encore les petits foyers ici ou là, j'espère qu'on sortira de ce virus sans trop de dommages à l'automne, j'espère.

14:01
Présentateur

Vous dites j'écoute beaucoup, vous écoutez notamment et vous défendez le médecin, le professeur Didier Raoult à Marseille. Lui, il répète qu'il est convaincu qu'il n'y aura pas de deuxième vague. Donc, vous lui faites confiance.

14:13
Invité

Oui, écoutez, moi, je suis modeste, je l'écoute, j'espère qu'il a raison. Voilà, oui, je lui fais confiance dans la mesure où il a dit un certain nombre de choses. Mais là où je lui fais le plus confiance au-delà de ce qu'il pense sur la maladie et même sur son traitement, c'est de dire nous sommes des médecins, nous sommes là pour guérir, on ne peut pas nous empêcher de prescrire. Voilà.

Et moi, ce qui m'a beaucoup choqué dans l'affaire Raoult et dans l'affaire de la chloroquine et de l'hydrochloroquine, etc., c'est cette faculté d'empêcher des médecins dont c'est le métier de prescrire des traitements dont ils pensent, et à Marseille, en tout cas, ça fonctionne, à juste titre qu'ils peuvent guérir ou en tout cas soulager. Mais précisément, les médecins,

14:59
Présentateur

en l'occurrence, qu'ils pensent, ne sont pas interdits de le prescrire. Louis Alliot, vous le disiez d'ailleurs, justement, c'est le cas à Marseille de la part notamment Didier Raoult et de certains médecins, mais les études internationales qui mettent en doute l'efficacité de l'hydrochloroquine se multiplient et encore de deux nouvelles études ces tout derniers jours qui démontrent que ce traitement n'est pas plus efficace et qu'il est même potentiellement plus dangereux sur le plan cardiaque. Même une dans les dernières heures.

15:22
Invité

Oui, j'ai entendu, j'ai entendu, mais la semaine dernière, il y a eu deux études qui ont dit l'inverse. Vous avez l'étude du professeur Perron de l'hôpital de Garche qui dit l'inverse. Vous voyez, c'est ce que je vous disais tout à l'heure, les citoyens que nous sommes ont eu dans cette matière-là des informations contradictoires et il faut bien le dire aussi péremptoires d'un certain nombre de personnes. C'est pour cela qu'on n'est pas médecin. La médecine est aussi une science et voilà, on est comme tout le monde, on attend et on espère que nous trouvions, que nos chercheurs et nos docteurs trouvent un traitement efficace pour l'instant.

Écoutez, tant que les traitements ne tuent pas, eh bien, il faut les utiliser. Vous voyez, quand vous regardez, quand vous regardez les notices des méfaits, des médicaments, par exemple, comme le Doliprane, vous avez là aussi du souci à vous faire. Louis Alliot,

16:10
Présentateur

restez avec nous, vous n'êtes pas médecin mais vous êtes candidat pour la mairie de Perpignan, on va parler des municipales notamment dans un instant. 8h51, Maureen Suignard, le fil d'info. On s'attend à une baisse allant de 30 à 40% de notre activité et cette situation peut empirer, c'est ce que craint Stéphane Lebihan, directeur général de VVF, association française de location pour les vacances. Le Premier ministre annonce un quart d'euros d'aide pour le secteur du tourisme et assure que les Français pourront partir en France en juillet et en août même si des restrictions très localisées seront possibles.

Les billets des TGV et des intercités en vente pour cette période à partir d'aujourd'hui. 4 millions de foyers sont concernés par la mesure. L'aide exceptionnelle pour les plus précaires versée à partir d'aujourd'hui directement sur les comptes bancaires. Elle est versée par la CAF au Pôle emploi. Pas de démarche à faire pour avoir accès à cette mesure gouvernementale. 150 euros pour tous puis 100 euros de plus pour chaque enfant à charge. Le caractère antisémite retenu par le parquet de Paris dans l'affaire du meurtre de Mirek Noll s'est octogénaire de 85 ans tué à coups de couteau à son domicile parisien. Deux hommes suspectés. Les juges d'instruction peuvent suivre ou non cette analyse.

La piste du règlement de compte envisage à Marseille. Un homme de 25 ans abattu dans le 9e arrondissement la nuit dernière. La victime connue des forces de l'ordre. France Info et tout est plus clair. Avec le député RN Louis Alliot sur France Info et Renaud Delis évidemment. Louis Alliot, les municipales, on va en parler un petit peu. Une décision doit être prise le 23 mai. Vous étiez en tête au premier tour à Perpignan. Est-ce que vous souhaitez que le deuxième tour se déroule le 21 juin ? Est-ce qu'il vaut mieux selon vous qu'il se passe à l'automne en octobre ? Sachant que s'il est repoussé il faudra aussi revoter pour le premier tour.

17:56
Invité

J'allais dire l'affaire est complexe. Si le déconfinement continue comme il se continue si on réouvre les restaurants les cafés que les vacances ont lieu etc. Honnêtement je ne vois pas pourquoi on ne voterait pas en juin. Ça c'est le postulat de base avec évidemment toutes les mesures de sécurité sanitaire parce qu'il faut en sortir.

Quand vous dites il faudra rejouer l'élection complètement oui mais je pense qu'il va y avoir beaucoup de recours en France qui vont demander qu'on rejoue toutes les élections parce que constitutionnellement parlant je ne vois pas moi à titre personnel qui est fait quand même un peu de droit constitutionnel comment on pourrait avoir des élus du 15 mars et comment on pourrait avoir des élus de l'automne ou même de mars de l'année prochaine qui siégeraient dans les mêmes instances avec des durées de mandat différentes etc.

Ça pose beaucoup de questions juridiques et constitutionnelles et je pense que la sagesse veut que si les précautions sont prises si la sécurité est là et bien il faut purger ce second tour des élections municipales au mois de juin comme c'est prévu par la loi par ailleurs.

19:02
Présentateur

Vous dites donc Louis Ayo qu'il faudrait sûrement revoter aussi pour les raisons constitutionnelles que vous évoquez dans les villes qui ont élu leur maire dès le premier tour. Marine Le Pen dit l'inverse. Elle veut absolument que les maires élus le 15 mars soient confirmés.

19:14
Invité

Écoutez, moi je lis beaucoup la doctrine à la matière. Les constitutionnalistes sont très partagés. Moi j'ai regardé les textes et ce n'est pas évident. Marine Le Pen

19:23
Présentateur

en est certaine. Elle est juriste.

19:27
Invité

Elle est juriste mais il y a ceux qui veulent quelque chose et moi je vous dis que ce n'est pas évident. Et ça me paraît même notamment par rapport à l'intercommunalité, par rapport à l'égalité de l'élu devant l'élection. Ça pose un certain nombre de problèmes constitutionnels et le Conseil constitutionnel très certainement sera saisi par une QPC de la chose parce que ce n'est pas aussi évident que cela.

19:53
Présentateur

On va parler du RN un petit peu si vous le voulez bien Louis Alliot. On parlait de Marine Le Pen au début du confinement. Elle a demandé aux fédérations de votre parti de solliciter un report du paiement de leur loyer. Alors est-ce que le RN ne peut plus payer ses loyers ? Quelle somme ça représente ?

20:08
Invité

Écoutez, ça je ne peux pas vous le dire. Je ne suis pas le trésorier du RN. Moi je peux vous parler de notre fédération dans les Pyrénées-Orientales. Nous avons des loyers comme si nous étions j'allais dire une entreprise par ailleurs et donc dans certaines fédérations qui ont un peu d'argent sur le compte ça a fonctionné et sur d'autres on a demandé le report au propriétaire. On est comme tout le monde vous savez on n'est pas ni mieux lotis ni plus mal lotis que les autres.

20:32
Présentateur

Mais votre parti ça vous devez le savoir est toujours dans des conditions financières précaires compliquées.

20:37
Invité

Oui, évidemment et donc de ce point de vue là toutes les mesures d'économie qui peuvent être prises en lien avec les décisions qui ont été prises par le gouvernement pour les entreprises les associations etc. doivent s'appliquer à nous comme aux autres.

20:51
Présentateur

Est-ce que ça veut dire par exemple que le Rationement National a mis aussi certains de ses permanents au chômage partiel ?

20:57
Invité

Oui, bien sûr.

20:58
Présentateur

Donc vous avez des permanents du RN qui effectivement profitent des dispositions mises en oeuvre par le gouvernement.

21:05
Invité

Nous sommes soumis aux droits du travail comme toutes les entreprises mais le gouvernement ne fait pas de cadeaux. Le gouvernement a pris des mesures d'urgence et de sauvegarde qu'il était obligé de prendre sinon tout le système s'effondrait. Donc des mesures

21:18
Présentateur

utiles et efficaces quand on vous écoute.

21:21
Invité

Oui, c'est des mesures qui sont évidentes. N'importe qui aurait pris ces mesures-là et heureusement d'ailleurs.

21:28
Présentateur

N'importe qui mais quand on compare Louis Alliot l'ampleur des aides publiques directes notamment le chômage partiel mais il y en a de nombreuses on atteint une somme de plus de 100 milliards d'euros d'aides publiques directes. Vous dites n'importe qui il n'y a pas d'autre pays en Europe qui ait débloqué autant de crédits publics aussi vite.

21:47
Invité

Oui, mais nous sommes en France et nous avons j'allais dire une culture particulière et c'est après l'affaire des Gilets jaunes après les tensions qui existent dans notre pays après le bilan catastrophique de M. Macron ça pouvait la situation pouvait empirer très vite y compris pendant l'épidémie. Donc ces mesures de sauvegarde de l'économie des entreprises étaient absolument nécessaires et je pense que notre gouvernement d'une autre couleur politique aurait pris à peu près les mêmes mesures pour préserver l'outil économique du pays.

22:19
Présentateur

Louis Alliot l'endettement du RN dépasse 24 millions d'euros dont 15 que vous devez rembourser à échéance de moins d'un an est-ce que le parti est toujours menacé de faillite et où en est l'emprunt que vous avez lancé pour essayer de le sauver ?

22:32
Invité

Écoutez je ne peux pas vous répondre à cette question puisque nous sommes nous avons été confinés je ne sais pas si vous le savez donc nous allons reprendre une vie normale avec la réunion de nos instances dirigeantes et une fois que nous serons réunis et que nous aurons pris connaissance des chiffres et des derniers chiffres par les services de la Trésorerie je pourrais vous répondre là je ne peux pas vous répondre.

22:56
Présentateur

C'est une petite entreprise elle aussi menacée un peu par la crise le Rassemblement National ?

23:01
Invité

Non je ne pense pas qu'elle soit menacée parce que nous avons des millions d'électeurs derrière nous il y a des passes difficiles et les questions financières ne sont pas des moindres elles sont dues d'ailleurs au fait que les banques ne prêtent pas mais je pense qu'avec la générosité d'ailleurs des militants et des sympathisants nous arriverons petit à petit à combler ces dettes et j'allais dire à nouveau être sur le terrain d'une manière tout à fait efficace et dynamique. Merci Louis Alliot

23:30
Présentateur

d'être intervenu ce matin sur France Info député Rassemblement National des Pyrénées Orientales merci beaucoup Renaud Delis à lundi