Macron, Lecornu, Retailleau : qu'ils s'en aillent tous ! (Manon Aubry sur BFM TV)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Qu'est-ce qui se dit ce soir sur les téléphones portables ? Qui vous envoie des messages ?
- 1:00OuverteÉludée
Parmi les téléspectateurs, y a-t-il des ministres ou conseillers qui vous regardent ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Vous parlez de 'corps nu 2'. Que pensez-vous des nominations récentes ?
- 4:00RelanceRéponse directe
Pourquoi dites-vous que tout cela est ridicule et déconnecté ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Pourquoi faites-vous de la politique ?
- 8:00FerméeRéponse partielle
Sur la réforme des retraites, pensez-vous qu'elle sera suspendue ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 17:00Manon AubryChiffre
« Il y a eu 118 féminicides depuis le début de l'année. »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
On va faire rentrer Manon Aubri qui est avec nous ce soir. Bonsoir Manon Ari, député européenne, la France insoumise. Merci d'être avec nous.
J'ai juste avant de vous donner la parole une petite question coulisse. Vous avez toutes et tous peut-être Nea Neila, levez les mains. Vous avez toutes et tous vos téléphones portables.
Qu'est-ce qui se dit ce soir sur les téléphones portables ? Qui vous envoie des messages ? fait marrer Guillaume tabar brun je vous le dira pas depuis tout à l'heure je suis arrivé je suis arrivé en plateau avec l'essentiel de ce que je vous ai dit à 20h c'est-à-dire le corps nu 2 déconnecter les ambitions présidentielles donc politiqu att donc vous donnez vous donnez cette hypothèse là aux téléspectateurs.
Parmi les téléspectateurs, il y a peut-être des je sais pas des ministres des conseillers qui nous regardent. Qu'est-ce qu'il vous disent ce soir ? Qu'est-ce qu'il vous disent ?
Très ils sont pas très très bavards quand il pas très bavard ce soir. Si peut-être je vous partagerai un commentaire. et ça ça fera plaisir à Manon qui pourra rebondir dessus parmi les commentaires que l'on reçoit ce soir, y compris de la part ce qu'on appelle l'écosystème, c'est les députés, les ministres, ex-ministres et cetera.
Certains s'étonnés que dans notre qui est que les non pressentis soient majoritairement masculins en disant "Bah dis donc en Macronie, on narrive toujours pas à trouver de femme à nommer à Matignon au-delà d'Élisabeth Borne." Double scoop, ce sera un homme et il sera macroniste. Je pense qu'on prend pas beaucoup de risque avec ça.
Donc vous vous dites le corps du 2, on y va. Peu importe en fait. Tout ça est assez ridicule.
Pour être honnête, j'étais au Parlement européen à Strasbourg cette semaine et je regardais tout ça d'un œil un peu un peu plus distant et c'est bien parfois de de sortir de ce fameux écosystème un peu parisienoccentré et et franchement je vous le dis comme je le pense tout ça est est d'un ridicule et d'un déconnecté. Enfin, on a eu quand même législative Macron s'est pris une rouste in homme Barnier qui est issu d'un groupe de 50 députés minoritaire il tombe, il nomme Bairou, issu d'un groupe encore plus petit, il tombe, il nomme le corps nu qui tient 24 heures, il va le renommer, il va tenir quoi cette fois-ci 3h. Non mais au bout d'un moment, il faut en revenir à en fait pourquoi on fait de la politique ?
Moi, pourquoi je fais de la politique ? C'est pas pour commenter. Je je vous trouve très patient pour être honnête dans vos qui parce que j'ai un peu l'impression d'un d'un comique de répétition.
Donc je je trouve que vous êtes très patient. On fait notre boulot. Non, c'est vous êtes très patient et là on est en train de commenter du vide.
Et moi je suis pas commentatrice, je suis actrice de la vie politique. La raison pour laquelle je fais de la politique, c'est parce que il y a une famille sur trois qui doit sauter des repas parce que il galère à se nourrir parce que les salaires ont baissé de 3 % parce qu'il y a des usines qui ferment parce que il y a eu 118 féminicides depuis le début de l'année. Voilà pourquoi on fait la police.
Juste une chose, il y a deux choses. On a parlé ce soir de la réforme des retraites de la taxation des plus riches et cetera. On a parlé du concret, on a parlé des mesures, mais faut pas se raconter non plus de de comment dire de caravistouille comme dirait l'autre.
Euh la politique c'est aussi une histoire d'ambition, c'est aussi une histoire de de personne. Quand Jean-Luc Mélenchon se présente une fois, deux fois, trois fois à la présidentielle, c'est bien qu'il y a une ambition intime, une ambition personnelle pour y aller. Ces gens-là, ça compte aussi.
C'est peut-être d'abord une ambition pour pour changer la vie des gens. Et c'est la raison d'ailleurs pour laquelle nous on vous dit si vou si on voulait être ministre on aurait pu dire d on fait un un accord avec les macronistes on forme un gouvernement ensemble et avec un peu de chance l'un d'entre nous devient ministre mais c'est pas ça l'objectif c'est pas ça si Jean-Luc Mélenchon et nous autres à la France insoumise on fait de la politique c'est pour des choses très concrètes et on les aura pas pardon pardon Manom il justement il essaie de de de trouver un budget de mettre en place un budget et qui change la vie des gens très concrètement c'est tout l'objectif de trouver un gouvernement qui ne soit pas censuré pour faire passer un budget. Il y a pas urgence selon vous.
Ça ne change pas la vie des gens d'avoir un budget. Deux choses là-dessus. L'an dernier, c'est la une des seules années où le 493 a pas été fait tout de suite dans les autres exercices budgétaires.
Le 493 a été fait au début de l'exercice budgétaire. Donc il y a pas eu de débat parlementaire. Quand vous laissez le débat parlementaire aller de l'avant, l'an dernier, il y a eu un vote en première lecture du budget à l'Assemblée nationale qui a été voté par les insoumis.
Nous avions voté pour ça paraît il y a une éternité mais parce que précisément on avait obtenu des choses comme la taxe duman et d'autres choses de mesure budget ou c'était c'était un budget qui était pas exactement mot pour mot si nous moi qui travaille sur les questions de fiscalité je vous l'aurais pas écrit mot pour mot comme ça mais il allait dans la bonne direction donc c'est vous juste vous dire que si on fait l'exercice parlementaire bien sûr nous on est là pour faire des amendements on les fera et cetera mais là ce qu'on est en train de nous ressortir c'est quelque chose qu'on a dégagé par la porte à plein de reprise et notamment dans le cadre d'élection et qui revient par la fenêtre qui sont 50 nuances de Macron de retraite, ça serait pas allé dans le bon sens. Mais est-ce que vous pensez une minute que va la réforme des retraites va être suspendue ? Ce soir, j'en ai aucune idée.
Écoutez, il est il est 23h35, je vais partir du principe que les enfants sont couchés. Je peux dire quelque chose ? Éloigner les enfants.
Voilà, éloigner les enfants. Moi, j'ai passé l'âge de croire au Père Noël et euh je m'excuse s'il y avait encore des enfants couchés, pas couchés à cette heure-ci, mais de manière un peu plus sérieuse. Il y a eu 3 millions jusqu'à 3 millions de gens dans la rue avec les plus grandes manifestations que j'ai connu de toute ma vie.
Il y a eu euh une mobilisation à l'Assemblée nationale avec un débat parlementaire qui a eu lieu à plusieurs reprises. L'ensemble des syndicats qui étit opposé et à chacune de ces occasions, Emmanuel Macron n'a pas reculé sur la réforme de retraite. Et vous pensez maintenant qu'il va former un gouvernement dont il sait qu'il va ouvrir la porte pour retoucher cette réforme.
Vous ne le croyez pas capable d'avoir changé ? Non non mais je veux dire Emmanuel même sous la contrainte parce que croyez pas dans la situation politique où il se trouve il peut-être qu'il y ait un choix à faire et ce choix c'est peut-être suspendre la réforme. En fait Emmanuel Macron coûte que coûte il ne veut pas qu'on touche à sa politique.
C'est ça qu'il faut retenir. Même quand il a perdu les élections, même quand ses premiers ministres sont renversés, même quand son propre camp pour aller jusqu'au bout, même pour même quand son propre camp le remet en question de Gabriel Atal à Édouard Philippe qui sont quand même deux de ses anciens premier ministres, parle pas de c'est pas un changement de philosophie quand il décide de ne plus gouverner avec 49 par exemple, c'est pas une rupture dans le macronisme. Moi, ça fait partie des choses que je demande depuis gouverner avec le 493.
Sauf que quand vous savez comment fonctionne l'Assemblée nationale, les outils sont extrêmement nombreux. Du vote bloqué à la seconde délibération, c'est un peu technique mais l'exécutif sur l'agée. Vous parlez madame, vous nous parlez d'Edouard Philippe, de Gabriel Atalons, revenons sur les retraites.
Ouais, pas de souci. Parlons vous souhaitez la suspension alors l'abondation. Bon, enfin la suspension, ça fait ça fait une différence quand même 62 ans.
Allez, allons allons sur la suspension. Les socialistes, c'est ce qu'ils souhaitent. Pourquoi ils le veulent les socialistes ? parce que il pensent à ceux qui vont avoir 62 ans et 9 mois dans l'année qui vient.
Et ces gens-là, si la suspension a lieu, ils auront la retraite. Et vous votez pas pour ça. Vous dites pas que vous dites pas que c'est une victoire.
Mais mais bien sûr le moment où il y aura un vote à l'Assemblée nationale, bien sûr qu'on votera pour toute chose qui permettra de diminuer l'âge de départ à la retraite. Je suis très clair. Mais pour ça on votera toute chose.
Mais monsieur je dis, vous avez pas l'impression qu'on nous a déjà fait le coup ? Ça vous rappelle pas quelque chose il y a quelques mois conclve sur les retraites ? Le conclave, il y avait pas l'histoire de la suspension.
Le conclave, c'était uniquement à quel moment vous avez entendu le conclave François Beou, il avait justement cadré le conclave de manière beaucoup plus stricte que ce que semble faire Sébastien Lecnu qui lui veut plutôt passer par en train de bouger. Regardez Ézabeth regardez les lignes sont en train de bouger dans toutes les formations politiques. Ellisabeth Borne qui a porté la réforme en 2023 qui dit je suis prêt à le suspendre les députés LR.
Je parle pas de Bruno Rotailler, je parle pas de la direction, je parle pas non plus des sénateurs LR et les députés LR qui se disent c'est mieux qu'une dissolution. Il est en train de se passer quelque chose sur cette questionlà qui est relativement inédit. Alors deux choses là-dessus.
La première c'est que je pense qu'il y a des députés LR et je pense notamment au Rassemblement national aussi qui ont plus peur de la dissolution que de la destitution ou de la démission ou d'une élection. é o je pense je pense mais vous vous avez entendu l'ambiguïté du rassemblement national le fait qu'il se soit opposé à la motion de destitution au bureau c'est un sign la dissolution la censure c'est une chose la destitution du président s'en est c'est une nouvelle élection présidentielle et d'ailleurs alors je termine juste làdus je termine juste je termine juste là-dessus je trouve quand même que tout le monde imagine avec une certaine facilité une rapidité avec laquelle on pourrait organiser une élection législative mais pas la même chose sur une élection présidentielle Pour moi, si on veut vraiment remettre les cartes à zéro, c'est plus simple de mettre qui soulignit que certains députés LR vu la situation sont en train de se dire peut-être qu'il va falloir suspendre la réforme mais tant pis, on préfère avoir de la stabilité. Ça bouge vous êtes dans tunnel, vous faites que de la politique politique au contraire au contraire parce que j'essaie justement de me détacher et peut-être que c'est l'avantage aussi d'être élu au Parlement européen.
Je suis pas justement dans la tambouille de l'Assemblée nationale au quotidien. Moi je suis je suis prête à parier ce que vous voulez. Il n'y aura pas de proposition venant du camp macronisme.
C'est c'est l'archétype. Partez battu quoi ? Non, je pars pas battu précisément.
Pas à l'Assemblée nationale. Non, précisément parce que euh s'il devait y avoir un vote, je sais qu'on le gagne à l'Assemblée nationale. Il y a une majorité à l'Assemblée nationale pour abroger, pas seulement pour se avec les députés mais avec tous les députés avec tous les députés, avec tous les députés.
Mais vous nous faisiez déjà le coup au moment de la motion de censure, les voies aéren franchement les les les les rassemblement national le rassemblement national à huit reprises ont refusé de censurer le gouvernement de François Baou. Donc le Rassemblement national opposant au camp Macronis, on y repassera. Pour le reste, vous avez raison qu'il faut rester dans le concret.
Et dans le concret, on attend un gouvernement. Est-ce qu'on pense que un gouvernement va arriver avec une feuille de route cette fois-ci en rupture totale, pas en rupture de gouvernement ? Parce que on a parlé de la rupture pour Sébastien Lecu.
En fait, c'était juste une rupture du gouvernement. Mais s'il y a une vraie rupture qui reprend un projet l'essentiel du du programme du nouveau populaire bien sûr qu' vous faites de la politique politicienne je vous parle des retraites. Si vous voulez l'avoir si vous voulez avoir la suspension, faut pas le censurer avant que il y a des débats sur les sur les retraites.
Sin monsieur J il s'est exprimé hier Sébastien le Corn mais qui vous dit qu'il va pas se réexprimer quand son gouvernement sera fait ? Il s'est exprimé. Et donc est-ce qu'il a parlé d'une suspension d'une abrogation ? il parlé d'un débat parlementaire que demande le parti comme si le débat comme si comme si le débat n'avait pas eu lieu.
Ce débat eu lieu dans le pays. Je veux dire, les gens qui allument la téléorci disent "Attendez là, on est retourné 3 ans en arrière, on discute encore de la réforme des retraites." Oui, on la discute parce que en réalité elle a jamais été tranchée par un vote.
Donc si demain il y a un vote sur la réforme des retraite pour la Broger, je prends monsieur, je prends. Non, on attendra le discours de politique général là en l'occurrence, on a même pas eu besoin de censurer, il est tombé. Attendez, laissez ma finir une phrase messieur on verra.
Bah ce qui est nouvel c'est que lorsque lorsque Sébastien le cornu est annoncé nommé bien faire les questions les réponses éditorialistes lorsque Sébastien Cornu a été nommé premier ministre LFI avait annoncé qu'il déposerait une motion de censure d'initiative sans doute aussi pour voir si le PS allait ou non la voter bon mais en tout cas il annonçait qu'il a déposerait d'emblé là ce soir vous ne dites que il y aura pas de motion de censure déposer d'emblé après l'annulation du du Non c'est pas ce que je vous ai dit donc je Je recommence le film. En l'occurrence pour le discours de monsieur le cornu, vous avez peut-être vu que la motion de censure n'a pas été inscrite à l'ordre du jour. Il y a pas eu de discours parce qu'il y a pas eu de discours.
Donc là, vous êtes en train de faire la démonstration inverse qu'il y aurait bien eu le discours d'abord puis la motion. Et bien c'est exactement la même chose. Si il y a un premier ministre qui est nommé demain, j'imagine que le discours politique général aura lieu autour du lundi vraisemblablement et une motion de censure si on la dépose qui sera examinée autour du mardi.
Mais si on la dépose, c'est pas c'est c'est pas mais si demain il y a un gouvernement qui reprend l'essentiel du programme du Nouveau Front Populaire, moi depuis le début, je vous ai dit que j'ai pas que je la censurais pas. Sauf que comme j'ai arrêté de croire au Père Noël et que je suis pas très naïve, je ne je veux pas raconter d'histoire aux gens. En fait, je pense que le Parti socialiste a fait l'erreur à chaque fois qu'il y a eu un gouvernement qui est tombé de dire cette fois-ci c'est à nous.
Et les gens dans le pays, c'est normal qu'ils sont gauche, ils sont dit peut-être qu'on va y arriver et on n est pas arrivé. Madame n'empêche que les socialistes n'empêche que les socialistes que vous critiquez, ils ont quand même obtenu le 493 de rien. Il y a pas de gouvernement monsieur.
Je dis il y a pas de gouvernement que vous dites pas si le cor il s' en a demain. Il y a quand même il y a quand même vous en savez. On sait même pas si c'est monsieur le cornu qui est premier ministre.
C'est là c'est vous qui fait gouver ça fait beaucoup ça fait un premier quelques hevernement qui est tombé au bout de 14h. Non mais l'argument de Bruno auquel j'adhère complètement c'est de dire une fois que vous avez dit que de toute façon vous censureriez ça n'a aucun intérêt de venir vous voir et d'essayer de discuter avec vous et donc vous ne servez plus à rien dans le débat. Non mais on on censure toute politique macroniste.
Jusque là on a le mérite de la continuité socialiste plus que vous puisquil lui dit pas si je censure mais si vous me contentez je ne cens pas ou c choses. Nous on a fait campagne avec le Parti socialiste il y a un an. On a fait campagne sur l'augmentation du salaire minimum.
On a fait campagne sur l'abrogation de la réforme des retraites. On a fait campagne sur la planification écologique. On a fait campagne sur une 6e République et cetera et cetera.
Je vous refais pas tout le programme parce qu'il est long et complet. Qu'est-ce qu'on a obtenu de ce programme ? Rien.
Le 49 l'abrogation du 493 est dans ce programme dont vous parlez. Justement, si je vous donne trois cacahuètes et que derrière tout le reste vous le jetez à la poubelle, est-ce que vous dites que vous croyez pas au père quand il y a des cadeaux, vous les prenez pas. Écoutez, en l'occurrence, jusqu'à preuve du contraire, j'ai pas le sentiment d'avoir reçu un cadeau et surtout les français.
Regardez, regardez les gens qui nous qui nous regardent. Franchement, peu importe le camp, ce qu'on veut, c'est un gouvernement qui bosse et qui arrête les calculs politiques. Vous sentez pas un petit ralbol aussi chez les Français ?
Oui, mais un un ralbol les Français qui veulent de la stabilité, est-ce qu'ils ont réellement envie de se replonger ? Alors, soit dans une dissolution, soit dans des nouvelles élections présidentielles comme vous le lappez de vos vœux. Sur la stabilité, d'abord, je crois qu'on a pas de leçon à recevoir.
Il y a le précédent gouvernement qui a tenu 14h et qui est tombé à cause d'un tweet d'un de ses ministres de ce propre gouvernement là. Donc je je pense que si on veut éviter justement des accords de formation de politique qui vont dénaturer la politique parce qu'ils vont faire des choses sur lesquelles ils ne sont pas d'accord ensemble, alors oui, le plus simple c'est de retourner voter. Sinon, je de nouveau, je vous donne la perspective venue du Parlement européen, mais c'est intéressant, j'ai vu que vous l'évoquiez un peu plus tôt à la trousse.
On a eu un vote sur une motion de censure au Parlement européen aujourd'hui et on a eu un axe qui va des socialistes à la droite qui a protégé la Commission européenne Ursula Vlen. On a eu François Xavier Bami qui a voté avec l'extrême droite pour la faire tomber et on a eu un bloc de gauche fait des écologistes et nous de la France insoumise. Et bien en fait qui a voté quoi pour la même chose qui a voté contre non qui a voté contre Ursula Vanon et une motion de censure venue de la gauche.
Voyez comme non c'était deux textes pour ça marche. Je vous raconte, je vous raconte tout ça parce que ça dit quelque chose, déséquilibre politique et à gouverner ensemble les socialistes et la droite au niveau européen à gouverner ensemble en Allemagne, c'est le cas dans plusieurs pays européens où les socialistes et la droite gouvernent ensemble, il y a plus de lignes politiques, il y a plus rien et les socialistes avalent tellement leur chapeau que à la fin ils sont ils cautionnent l'inaction de la Commission européenne dans Géocida Gaza. Il cautionnent les reculs écologiques.
Donc ça marche pas en fait. C'est ça que je voulais dire ça marche pas. C'est là que j'ai j'ai un point d'incompréhension dans votre stratégie.
C'est-à-dire que effectivement sur le plan européen et ça a été l'un des axes de votre campagne il y a un an, c'était de dire que le Parti socialiste allié à place publique en réalité était une autre une autre nuance de centrisme, une autre nuance de macronisme. Et pour autant, la France insoumise a passé la semaine à tendre la main au Parti socialiste en disant "Mais discutons, on peut encore être d'accord ? Ils sont avec vous, ils sont pas avec vous ?" Moi, je veux convaincre sur la base du programme du nouveau Front populaire.
Donc, je désespère pas de convaincre des élus socialistes. Je désespère pas de convaincre des militants socialistes et des électeurs socialistes. Vous souhaitez encore qu' qu'il soit avec vous ?
Moi, moi je souhaite, je vais vous dire, une alliance autour du nouveau Front populaire qui soit la plus large possible sans renier sur le programme. Il faut qu'on se parle mais sans ambiguïté. Mais vous venez de nous dire qu'ils sont des alliés du centre.
Mais je dis juste qu'il faut qu'ils tirent les leçons de leurs échecs et quand ils gouvernent avec le centre et la droite, ils se un démonétisent, deux ils trahissent ce pourquoi ils ont été élus et leurs objectifs en matière de politique européenne. Euh Raphaël Gluxman a fait campagne sur son opposition à l'accord de libre échange avec le Mercosour et il se retrouve à à soutenir une Commission européenne qui est en faveur de cet accord. Donc c'est un bon exemple du fait que ce type de coalition ne marche pas et je ne souhaite pas qu'on l'essaye en France.
Et c'est pour ça que je dis aux socialistes, "Renez à la maison, revenez à la raison. Si vous ne le faites pas, alors vous devrez en payer les conséquences et expliquer aux gens pourquoi il y a un an vous y croyez à ce programme du nouveau Front populaire et maintenant vous en éloignez." Personnellement, je le regrette, vous le savez.
J'ai j'ai toujours fait campagne activement pour une unité plus large. Non, c'est pas vrai. C'est pas vrai, monsieur.
Je dis moi, j'ai y compris à titre personnel, si vous vous souvenez, pendant la campagne des élections européennes, j'ai même proposé de laisser ma place de tête de liste euh pour qu'il ait une union. À l'époque, c'était la NUPES. Donc je je pense qu'on peut pas me faire le reproche personnel d'être secou, je sais pas. pas au programme du NFP mais ça c'est leur problème mais moi j'ai j'ai la faiblesse de croire il y a eu cette dissolution qui n'était pas prévu par personne et vous avez conclu cet accord sur la base du programme grosso modo des insoumis qui était le vôtre et du coup ils l'ont pris parce que c'était un message de téléspectateur un message de téléspectatrice en l'occurrence Patricia il faudrait peut-être suggérer au président Macron de choisir un premier ministre qui ne soit pas issu de la vie politique un premier ministre non politique issu du terrain il a déjà Jean Castex Jean Castex ou bon courage dans le la période actuelle faut y aller quoi c'est pas tant de définir un programme de de rédiger un budget ça beaucoup de gens enfin beaucoup de gens peuvent le faire tout le monde pe faire mais précisémentab le seul le seul du Figaro je suis pas sûr que j'aurai la confiance à ma non je vous confirme que vousz pas je vous confirme mais heureusement à moins que tout d'un coup vous décidiez de faire la taxe Zucman Ah oui, mais il en parle régulièrement parce que de ce que j'ai compris vous êtes vous êtes pas vraiment en faveur.
On peut en discuter mais je suis pas sûr qu'il y a un accord au point mais c'est avec plaisir pour en discuter dans les colones du Figaro. J'adore essayer de convaincre même à droite. Euh et pour revenir donc à la question du premier ministre le le le seul enjeu du premier ministre qui sera nommé c'est présentement de trouver une ou des majorités au parlement.
Alors ça c'est quand même un art politique. Je que c'est c'est pas quelqu'un qui saura faire le le meilleur budget qui sera en mesure de le faire. C'est quelqu'un qui sera trouver des alliances avec des gens qui aujourd'hui pour l'instant ne ne sera pas en Je ne crois déjà pas que ce soit possible avec cette assemblée-là par un politique, donc à forceuri par quelqu'un qui ne serait pas ici du milieu politique.
En revanche, mais et parce que là on semble se se diriger vers ça, on on fait un risque où il y a une chance qui ait un gouvernement qui pour le coup soit composé principalement par des profils, je ne dirais pas exclusivement mais principalement de ministres qui ne soient pas des politiques. Retour au macronisme pur. Mais c'est l'éternel mouvement du balancier on des ministres de société civil au bout d'un moment on dit ça marche pas il nous faut des politiques info mar du du service politique.
Oui c'est c'est que c'est alors on écrit demain dans le récit que le Emmanuel Moulin qui est le secrétaire général de l'Élysée qui est le bras droit du chef de l'État a passé beaucoup de coups de fil ad au fonctionnaires. Donc ça ça validerait la l'hypothèse de de qu' dont on vient de parler pour essayer de faire venir des ministres issus de la haute fonction publique. petit problème pour beaucoup ben il faut passer par la case de la haute autorité pour la transparence de la vie publique.
Ça prend un peu de temps. C'est pour ça que l'hypothèse c'est pour ça que l'hypothèse d'un gouvernement dimanche probable Attends non juste une chose que pourquoi vous dites que c'est réglé ? parce que euh en fait ils ont pris un peu de ils avaient quand même ils avaient quand même un peu anticipé cette affaire et il y a beaucoup de dossiers de de personnalité qui ont déjà été envoyés à la haute autorité pour justement euh régler ce problème de délai et à mon avis beaucoup euh c'est déjà réglé sans compter que certains retournés dans la haute fonction publique et sur ce pointlà Marseo a parfaitement raison genre par exemple le l'actuel préfet de police il pourrait devenir mis intérieur sans problème.
Il a lui-même été secrétaire d'état. Laurent Nunes actuel préfet de police de Paris vous dites pourrait devenir ministre de Attendez vous dites pourrait c'est dans les tuyaux ou il fait partie des hypothèses fait partie des hypothèses que c'est l'un des nom qui est le plus j'aime bien quand il vous tirer les ver de nez du qui nous disait tout à l'heure que Gérald Armin pourrait être une exception à la règle et rester au gouvernement c'est vous Marcelo Oui oui tout à fait puisque là compte tenu de la proximité avec Sébastien le cornu et son statut un peu hybride parce que il est forcément présidentiable mais il s'est pas formellement présenté Voilà juste un mot sur main ensuite guillaume juste un mot sur profil technique je vais vous donner mon sentiment ça veut rien dire en fait à partir du moment où vous entrez au gouvernement vous allez mener une politique gouvernementale telle qu'elle soit on est d'accord on n'est pas d'accord bon il se trouve que si c'est Laurent Netz y a des chances que je sois en désaccord mais ça va être un choix politique en terme de budget est-ce que vous faites la taxe duman ou pas choisissez de faire l'impôt sur le revenu plus progressif ou pas ? Est-ce que vous augmentez la CSG ou pas ?
Est-ce que vous augmentez la TVA ou pas ? Et tout ça, ce sont des choix politiques. Peu importe le profil qui vient et qu'il le fait, il va s'inscrire dans, je l'espère, un minimum de cohérence politique.
Et si cette cohérence politique s'inscrit dans ce qu'on a eu jusqu'à présent, même si ce sont des nouveaux convertis macronistes, à la fin ça reste la continuité de la politique macroniste. Donc moi, je veux juste lancer l'alerte sur cette espèce de de faux maquillage autour d'un profil technique qui en réalité sert à nous revendre la même soupe macroniste. Oui, c'était juste un tout petit mot par rapport à à ce débat sur faut-il des ministres techniciens ou politiques.
Il y a un ministre actuel donc un peu inquiet pour la suite qui disait le bon équilibre c'est comme le Ricard, il faut 2/3 un/3. Donc autrement dit même si on met des si on met des non politiques, il faut quand même laisser au moins un/ers de politique dans l'équipe. Une chose, je voudrais qu'on revienne aux mathématiques pour comprendre pourquoi est-ce que l'hypothèse le corps nu ce soir est peut-être l'hypothèse privilégiée par Brono jeudi et par d'autres.
Je vais retourner au mur Julie euh avec la composition de l'Assemblée nationale parce qu'évidemment il y est toujours question de mathématiques et de majorité. Voilà la composition de l'Assemblée nationale euh telle qu'elle existe aujourd'hui. On va prendre deux hypothèses.
Hypothèse d'un gouvernement de gauche qui est l'hypothèse qui a été défendue par les socialistes, les écologistes et les communistes. Si on prend cette hypothèse là, regardez encore une fois l'objectif c'est 289 députés he pour avoir la majorité à l'assemblée. Est-ce qu'on peut voir ce que ça donne avec ces trois groupes là encore une fois communiste, écolo et socialistes ?
On est à 124, on est à des années lumières des 289. Il faudrait que les insoumis acceptent de soutenir ou de ne pas censurer. Et il faudrait ensuite réussir à convaincre une partie du socle commun, pareil, de ne pas censurer, de soutenir et cetera.
On est à des années lumières. Alors que si on revient à ce qu'on appelle le socle commun, le camp Macronis plus la droite, regardez, on est déjà à 211. C'est la situation.
Aujourd'hui, on n'est pas à 289. C'est vrai. En revanche, si vous ajoutez ici les 66 socialistes, vous arrivez à 277 et on est beaucoup plus proche en cas d'accord de non censure, on est beaucoup plus proche d'avoir quelque chose qui peut tenir.
Encore faut-il à la trousse qu'il y ait accord de non censure. Et pour l'instant, on l'a pas. Non, pour l'instant le seul accord qui existe si j'ose dire et qui a été évoqué publiquement par Sébastien Lecornu, c'est l'accord pour éviter la dissolution de l'Assemblée nationale.
Mais pour le reste, il a reconnu qu'il y avait un point bloquant qui était cette suspension de la réforme des retraites et que c'est ce point bloquant là qui crée en réalité la non censure ou pas. C'est-à-dire en gros si vous nommez un gouvernement à gauche qui est l'hypothèse la moins privilégiée aujourd'hui, est-ce que vous avez suffisamment de députés qui sont prêts à dire "Bon bah on a essayé une autre méthode, on laisse la gauche, y compris si elle suspend la réforme des retraites et ça ne vaut pas motif de censure." Vous avez remarqué que pour l'instant chez Édouard Philippe, chez les républicains, on est tout de suite sorti en disant attention ligne rouge censure, on ne peut pas accepter. fait donc c'est une sauf que en réalité les socialistes n'ont absolument pas envie d'une dissolution et donc je dis ça sous le contrôle de Manombri vous avez des dirigeants socialistes qui disent ah en cas de dissolution on reviendrait plus nombreux que les filles et ça suffit à les motiver c'est un des problèmes c'est ce que ce que dit Guillaum c'est un des soucis qui a pour l'instant fait capoter tout accord c'est qu'au parti socialistes vous devez vous l'avez montré arithmétiquement arriver à rimer les 66, ils sont même 67 maintenant, faut tout le groupe.
Or, il y a une partie du groupe qui se dit que dans la période actuelle, surtout qu'ils ont su gagner la bataille des idées sur la taxe Zugman et cetera, c'est peut-être le moment d'aller aux élections qu'on va peut-être l'emporter contre les insoumis et cetera. Mais ils ont ce que disent les sondages, pardonnez-moi, comme l'alliance avec la France insoumise n'existe plus, il ressortirait pas grandchose justement, c'est c'est c'est variable. Donc certains se disent le bon calcul maintenant il faut y aller.
Il faut au moins un acte de non censure. On a des gains politiques, les retraites, les petits salaires et cetera et d'autres qui disent "Ça va nous coûter trop cher, on va apparaître comme les Danons de la farce, comme les dernières béquilles du macronisme et dans ces cas-là, il vaut mieux ne pas y aller." Et c'est ce cette hésitation stratégique des socialistes qui fait que pour l'instant le cornu n'a pas pu toper là où les députés LR commencent à se dire qu'il faut quand même faire des efforts pour éviter une dissolution.
Je pense que demain pour enfin demain ou en tous les cas pendant le weekend pour lire l'ensemble du de la panoplie qui va être déployée c'està-dire le premier ministre alors bon Guillaume disait peut-être à la mi-journée demain le gouvernement sera pas suffisant il faut attendre à mon avis la prise de parole du président de la République qui seul dira ce qui quel est ce geste sur les retraites et c'est ça qui fera à mon avis que les socialistes ou non bah iront dans un accord de non censure ou en tous les cas ne s ne s'associeront pas à la motion de censure qui arrivera un man demain, il dira un mot sur les retraites mais s'il parle demain ou pendant le weekend en tous les cas dans les faits si on si on essaie de prendre un peu de recul enfin il y a deux temporalités il y a l'entrée dans le débat budgétaire et c'est ce sur quoi les gouvernements Baou et le Cornu chutent pour l'instant c'est qu'il n'arrivent pas à enclencher ne serait-ce que le début de ce débat le Parti socialiste peut très bien dire à l'issue de ce weekend nous ne censurons pas d'emblé nous attendrons de voir ce qu'il advient ensuite dans le budget et puis à la censure au terme des débats voir une motion de censure spontanée une fois que le texte serait entièrement validé ou non parce que j'ajoute un point tout de même enfin là on fait beaucoup des calculs de la politique et cetera à la fin des fins le budget il faut qu'il soit voté s'il n'est pas voté il faut un 493 en tout état de cause il ira au conseil constitutionnel qui a encore la possibilité de censurer des articles qu'il considérerait comme n'ayant rien à faire dans le budget et si à l'issue toutes les concessions arrachées par la gauche sont toqués par le Conseil constitutionnel. Je vous rappelle, ça s'était produit avec la loi immigration. La droite arrache un certain nombre d'avancées retoqué par le Conseil constitutionnel.
Le Parti socialiste aura toujours la possibilité de dire "Vous m'avez floué, je finis par". Juste une hypothèse, je pense en 15 secondes. Là, vous avez élaboré toutes les hypothèses avec globalement un gouvernement macroniste.
On peut aussi dire que on a une crise du macronisme, une crise politique telle qu'on fait une loi exceptionnelle pour reconduire le budget sur l'an prochain et qu'on procède à une nouvelle élection présidentielle qui procédera à un nouveau budget sur une base d'un consentement des Françaises et des Français et et ce sera auprès ce sera aux françaises et aux français de choisir la ligne politique. Je pense dans la crise dans laquelle on est, c'est quand même on est pressé par le décompte. Regardez, regardez le temps qu'il reste. 20h 26 minutes et 4 secondes à zéro dans dans 24 heures, hein.
Il y aura un premier ministre et sans doute du côté de la mi-journée, c'est ce que le lisait Guillaume Tabar dans une douzaine d'heures dit Bruno jeudi qui a déjà la liste du gouvernement sous les yeux. Merci à toutes et à tous. Merci Manombr d'avoir été avec nous.
Merci messieurs dames. Merci Julie. Merci Maxime.
Dans un instant
Manon Aubry