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DébatJournal l'Humanité· 17 septembre 2023 65 minContradictoireFond programmatiqueÉconomie & entreprisesTravail & emploiRetraitesEnvironnement & énergie

«Le face-à-face de la rentrée politique : Fabien Roussel et Édouard Philippe ».

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 43 %Attaque 36 %Défensif 21 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 5:53OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe, ces mesures contre l'inflation vous paraissent-elles à la hauteur ?

  • 9:22OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel, pourquoi plaider pour l'indexation des salaires sur l'inflation ?

  • 13:51OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe, partagez-vous l'idée d'augmenter les salaires ? Quel rôle pour l'État ?

  • 17:15RelanceRéponse directe

    Face au risque de spirale prix-salaires, quelle est votre solution ?

  • 26:31OuverteRéponse directe

    Édouard Philippe, quel bilan industriel de la France sous votre mandat ?

  • 29:19OuverteRéponse directe

    Fabien Roussel, comment concilier réindustrialisation et droits sociaux ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 7:10Fait
    « quand on travaille quand on fait ce qu'on doit faire dans son boulot et bien même en travaillant on n'y arrive plus »
  • 10:05Fait
    « l'inflation aujourd'hui c'est véritablement le fléau qui mine le plus le pouvoir d'achat de nos concitoyens »
  • 10:48Fait
    « bloquer les prix bloquer les marges c'est agir sur l'inflation »
  • 12:25Chiffre
    « 46% de l'inflation est provoqué par des marges de l'industrie »
  • 13:08Fait
    « il faudra agir sur d'autres leviers il y a d'abord l'inflation provoquée par les prix de l'énergie »
  • 13:51Fait
    « indexons les salaires et les retraites sur l'inflation ça se fait dans d'autres pays de l'Union européenne et ça marche »
  • 18:44Promesse
    « nous allons reprendre la main sur l'argent public pour qu'ils servent d'abord ceux qui en ont besoin »
  • 20:11Fait
    « notre pays n'a jamais été aussi riche il n'a jamais produit autant de richesses »
  • 27:16Chiffre
    « depuis 2018 on a ouvert plus de boîtes industrielles qui ne s'en sont fermées »
  • 27:57Chiffre
    « nous sommes le pays d'Europe le plus attractif pour les investissements industriels »
  • 28:37Chiffre
    « le nombre d'apprentis à plus de 700 000 là où ils étaient à 350 000 quand je suis devenu premier ministre »
  • 51:11Chiffre
    « 11 49.3 qui sont tombés comme ça comme des guillotines sur le Parlement »
  • 1:01:43non_speechFait
    « on manifeste pendant 8 semaines contre la réforme des retraites »
  • 1:01:43non_speechFait
    « le président de la République nous réunit pendant 12 heures et il nous dit il y aura 49-3 »
  • 1:01:43non_speechFait
    « la première ministre nous réunit encore la lundi pendant combien d'heures je sais pas si elle veut battre le record »
  • 1:02:26non_speechFait
    « je veux rassurer solennellement ici tous les préfets de France je veux rassurer tous les 11 fonctionnaires de notre pays »
  • 1:03:12non_speechFait
    « il faut pas avoir peur d'un peuple qui aujourd'hui réclame seulement de pouvoir vivre et payer ses factures »
  • 1:03:12non_speechFait
    « moi j'appelle ça ce que l'on vit en ce moment c'est un tremblement de terre social »
  • 1:03:56non_speechFait
    « le président de la République son gouvernement il n'aime pas les Français parce qu'ils ne sont pas à leur côté »

Temps de parole

  • ?99 %

≈ 0,5 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Non speech

[Applaudissements]

0:04
Locuteur

Édouard Philippe assez vie durant le moment des gilets jaunes il a fait couler le sang il n'a rien à faire ici cette année c'est un aimant

0:18
Non speech

[Applaudissements] [Musique] [Musique]

0:30
Locuteur

contradictoire un vrai débat calme allô contradictoire c'est intéressant pour nous tous d'écouter ce qu'ils ont à nous dire on écoute Édouard Philippe et Fabien Roussel non allez allez c'est pas l'esprit de la fête de l'Huma ça on se détend allez allez c'est pas à l'esprit de la fête de l'Huma ça bon on va s'écouter parler allez merci nous on vous remercie d'être là pour ce débat pour cette rencontre qui est exceptionnelle puisque Édouard Philippe il a accepté notre invitation à venir débattre exceptionnel parce que c'est pas tous les jours les amis qu'un ancien Premier ministre a le courage de venir débattre à la Fête de l'Humanité d'autant qu'il est le seul voilà merci donc soyez encore remerciés on vous a invité ici à la Fête de l'Humanité parce que nous on aime le débat politique plus réaliste vous incarnez à tous les deux le clivage gauche-droite de la vie politique française et on préfère avoir un vrai débat de fond à argument contre argument sur les grands enjeux sociaux politiques de cette rentrée plutôt que les petites phrases superficielles et la violence donc je vous remercie de bien vouloir respecter tous les intervenants de ce débat merci car ici comme dans les colonnes du journal on combat les idées on combat pas les personnes et c'est comme ça qu'on fait vivre la démocratie merci et je crois que Fabien Roussel avait quelques mois à nous dire préliminaire merci d'abord je voulais vous dire que j'ai souhaité moi ici j'ai souhaité j'ai souhaité avoir ce débat avec Edouard Philippe qui a été premier ministre pendant le premier quinquennat de Macron parce que je souhaite avoir le débat devant les Français devant vous entre deux projets de société différents un projet de société de droite et un projet de société de gauche que je porte et c'est ce débat là que nous devons avoir avec les français pour montrer qui a le choix en France entre la droite et la gauche et que ce débat c'est le plus beau débat que nous devons avoir dans le respect des uns et des autres retrouvons ce goût du débat retrouvons ce goût du débat entre la gauche et la droite et montrant que la seule issue dans ce pays c'est que les Français décident et la gauche oui je veux la représenter ici avec vous et avec d'autres c'est pour ça qu'avec Édouard Philippe je le dis ici pour commencer nous avons eu affronter une période de l'histoire de notre pays difficile pendant la pandémie justement il était premier ministre j'étais député et secrétaire national du Parti communiste français ce que nous avons vécu tous ensemble avec cette pandémie et quelque chose d'extrêmement grave et que jamais l'humanité n'avait connu avant et je veux reconnaître une chose c'est que Édouard Philippe Premier ministre a dû prendre des décisions difficiles comme nous députés sénateur au Parlement nous avons dû prendre comme décision difficile et nous avons

4:24
Non speech

[Applaudissements]

4:25
Locuteur

et nous l'avons fait dans le débat dans le débat dans des nuits interminables à l'Assemblée nationale comme au Sénat nous n'étions pas toujours d'accord nous étions même parfois opposé nous avons vu comment nos services publics étaient en souffrance mais les décisions qu'il a fallu prendre à ce moment-là était extrêmement difficile et je veux bien reconnaître une chose allez voir Philippe c'est d'avoir toujours concerté le Parlement d'avoir toujours concerté les chefs de parties et ça oui je lui reconnais alors merci Fabien Roussel pour pour ces quelques mots préliminaires on reviendra sur la question de démocratique en fin de en fin de débat mais pour commencer à rentrer dans le vif du sujet de cette confrontation projet contre contre projet on voulait aborder un thème qui a beaucoup nourri cette fête de l'Humanité les débats mais aussi dans les dans les allées et pour cause cette rentrée est particulièrement difficile financièrement pour une grande partie des Français les associations vous l'avez tous entendu ici comme le Secours populaire ou les restos du cœur ont alerté encore très récemment sur l'explosion du nombre de familles qui ont recours à l'aide alimentaire qu'elle n'arrive tout simplement plus à se nourrir du côté du gouvernement on a annoncé la négociation avec le distributeurs pour bloquer les prix sur ou voir les baisser sur sur 5 000 produits pour maintenir le prix du carburant sous les deux euros il y a aussi cette conférence sociale on y reviendra aussi après sur les basses salaires qui a été annoncé notre première question Édouard Philippe est-ce que c'est mesures vous paraissent à la hauteur de la situation d'abord je voudrais vous remercier de m'accueillir et vous dire que je suis

6:23
Non speech

[Applaudissements]

6:27
Locuteur

et vous dire que je suis extrêmement heureux d'être à la Fête de l'Huma c'est pour moi la première mais je sais que c'est une institution et je vais vous remercier de cette invitation c'est la première chose la deuxième chose la deuxième chose c'est que vous avez raison de commencer sur la question de l'inflation et de la rentrée merci je pense que vous avez raison et au-delà de la question que vous posez j'ai été très frappé parce que j'entends depuis la rentrée et depuis d'ailleurs plusieurs mois moi j'ai l'impression que tout se passe et tout ça est très inquiétant comme si on arrivait à une espèce de fin de la société du travail parce que ce que j'entends au Havre ce que me disent les gens que je croise au Havre et ailleurs c'est quand on travaille quand on fait ce qu'on doit faire dans son boulot et bien même en travaillant on n'y arrive plus ça veut dire que les Français qui nous disent souvent il y a pas assez de différence entre le travail et le non travail les Français qui me disent souvent on comprend pas l'échelle des salaires dans le monde du travail il y a des gens qui gagnent tellement d'argent par rapport à des gens qui font des choses tellement utiles ils disent maintenant en travaillant normalement en faisant ceux qui est dignes on n'arrive plus à évoluer dans son niveau de vie on n'arrive plus à s'en sortir qu'est-ce que ça veut dire ça veut dire que un des fondements et franchement le dire devant des communistes me semble parfaitement je suis parfaitement à l'aise de le dire un des fondements de notre organisation de notre organisation sociale c'est-à-dire que par un travail sérieux et digne on arrive à vivre ce fondement là il est en train d'être grignoté et il est en train de tomber c'est une très mauvaise nouvelle alors qu'est-ce qu'on fait qu'est-ce qu'on fait mais d'abord il y a des choses qu'on fait pas je suis personnellement et je suis parfaitement parfaitement sur que je ne vais pas convaincre en disant cela mais je suis certain que il y a des mauvaises solutions et une des mauvaises solutions c'est toujours le blocage des prix et je sais que c'est très populaire parfois de se dire en bloquant un prix on va éviter quelque chose on va éviter l'augmentation de ce prix on va bloquer les loyers et on va éviter la dérive des loyers on va bloquer les prix de l'essence en général quand on bloque les prix à moyen terme la solution est pire moi je pense que la solution elle est dans une transformation du lien entre le salarié et l'entreprise il y a des choses auxquelles je crois je pense que le salarié aujourd'hui les salariés dans les entreprises ils ne sont pas et loin sans faut suffisamment associé au fonctionnement de l'entreprise et suffisamment associé au bénéfice de l'entreprise donc je suis convaincu que si on veut sauver la société du travail ça passe par une transformation entre le salarié et l'entreprise alors continuons sur cette question vous dites Édouard Philippe même en travaillant on y arrive plus vous Fabien Roussel lors de la rencontre avec Emmanuel Macron qui ont eu les responsables de partie à la fin de l'été vous avez plaidé pour l'indexation des salaires sur sur l'inflation pourquoi cette solution passe-t-elle la solution pardon pastel à vos yeux notamment par l'augmentation des salaires d'abord parce que contrairement à au doigt Edouard Philippe je pense que l'inflation aujourd'hui c'est véritablement le fléau qui mine le plus le pouvoir d'achat de nos concitoyens s'attaquer à la vie chère c'est d'abord par bloquer les prix que les Français aujourd'hui voient augmenter alors que les salaires et les retraites stagnent oui je suis partisan d'une politique où l'État intervient pour bloquer les prix baisser la TVA sur les produits de première nécessité là où elle est encore à 20% baisser les taxes sur l'essence et bloquer les marges de ces grandes entreprises qui aujourd'hui se gavent sur notre dos ça bloquer les prix bloquer les marges c'est agir sur l'inflation deuxième chose j'entends j'entends ce que tu dis en Espagne on a baissé la TVA sur les produits de première assistance la mise à zéro pardon mais l'évolution des prix alimentaires notamment quand on a baissé la TVA en espagnol ça a été 10 à 15% d'inflation tout pareil la vérité c'est que quand tu mets la TVA à zéro tu laisses des industriels tu laisses des distributeurs tu laisses des entreprises réaugmenter et refaire leur mage ça n'arrête pas l'inflation ça n'a pas marché en Espagne et c'est bien pour ça c'est bien pour ça qu'il y a d'autres mesures à mettre en oeuvre c'est bien pour ça qu'il y a d'autres mesures à mettre en œuvre parce qu'on peut baisser la TVA et avoir des groupes qui continuent d'appliquer des plis élevés et qui quelque part la récupère cette baisse de TVA et donc nous demandons à ce que l'État intervienne dans la répartition des marges depuis le paysan jusqu'au consommateur de la fourche à la fourchette chacun doit être rémunéré correctement filière par filière aujourd'hui ce sont l'industrie les grandes boîtes de l'industrie alimentaire les grandes surfaces qui dictent le jeu impose les prix impose les marges des marges énormes et ce sont les paysans qui en souffrent et ce sont les consommateurs qui payent ces marges donc je demande l'intervention de l'État pour mettre en place un prix rémunérateur entre chacun et faire en sorte que le paysan est droit à un bon salaire et que le consommateur ne soit pas taxé à la fin mais j'ajoute autre chose ça ne suffira pas dans les prix de l'inflation aujourd'hui il y a les marges que se font les industriels 46% de l'inflation est provoqué par des marges de l'industrie c'est le FMI qu'il dit c'est pas l'humanité le l'humanité de la relayer mais c'est le FMI qu'il dit mais il faudra agir sur d'autres leviers il y a d'abord l'inflation provoquée par les prix de l'énergie Besson les prix de l'électricité du gaz retrouvons notre souveraineté énergétique et nous aiderons toutes l'économie française a baissé les prix qui reviennent dans nos assiettes et enfin enfin il ne faut pas agir que sur les prix il faut agir sur les salaires sur les retraites c'est par là qu'il faut commencer indexons les salaires et les retraites sur l'inflation ça se fait dans d'autres pays de l'Union européenne et ça marche et ça ne fait pas que l'inflation est plus importante en Belgique où ça se pratique et donc aujourd'hui ce ne sont pas les salaires qui sont responsables de l'inflation augmenter les salaires augmenter les retraites indexer-les sur l'inflation et là nous réparerons beaucoup du pouvoir d'achat perdu par les salariés et par les retraités et Douard Philippe si vous permettez une question justement sur les salaires parce que je crois que vous l'avez affirmé lors des universités d'été de votre formation politique que le travail ne paie plus est-ce que donc vous partagez cette idée de Fabien Roussel d'une augmentation des salaires est-ce que vous jugez qu'elle est nécessaire et si oui quel rôle peut jouer l'état je veux dire trois choses rapides en réponse à ce que vient de dire Fabien Roussel la première quand il évoque la question des marges dans l'industrie et essentiellement dans l'industrie agroalimentaire la question du prix de production la question du prix de la production qui est une vraie question pour les agriculteurs merci la question du prix de production la question du prix au distribateur on a essayé de la régler dans une loi qui a été discutée en 2017 de 2018 en l'occurrence qui était la loi égalim c'était d'ailleurs changer le mécanisme de formation du prix on a essayé de faire ça et on a essayé de faire à peu près le mécanisme qui vient d'être discret et je pense que et je pense et je pense qu'on est pas très loin en vérité non mais je pense qu'on est pas très loin en vérité d'inverser la façon dont on constitue le prix je suis pas sûr que ce soit à l'état de faire la répartition de la marge mais je suis certain qu'il faut construire le prix à partir du prix du produit agricole à partir du prix proposé par l'agriculteur première chose deuxième chose sur l'énergie on va pas être d'accord souvent mais je pense qu'on est pas très loin d'être d'accord sur l'énergie je pense qu'on est pas très loin d'être d'accord je pense qu'on n'est pas très loin d'être d'accord sur l'énergie quand on pense que on doit avoir une souveraineté de production fondée en grande partie sur l'énergie nucléaire qui permet de produire une électricité à bas prix et de façon constante mais aussi sur le développement des énergies renouvelables je sais qu'il y a des gens qui pensent qu'il faut rien nucléaire tout en renouvelable c'est pas ce que je crois je pense même que c'est une vue de l'esprit mais je sais qu'il y a aussi des gens qui pensent qu'il faut que du nucléaire il y en a de mon côté qui pense qu'il faut que du nucléaire que du nucléaire et pas d'énergie et je pense que c'est pas non plus la bonne solution on a intérêt à plutôt équilibrer si j'ose dire les facteurs de production là dessus on peut se retrouver ou plus exactement là-dessus on peut non pas se retrouver mais on peut faire valoir vis-à-vis des autres pays européens la spécificité du modèle français bon et on a et on a sans doute pas assez fait valoir cette spécificité du modèle français et je veux bien en prendre ma part mais on n'a pas assez fait valoir cette spécificité du modèle français la troisième chose sur les salaires on peut se dire on peut se dire on peut se dire Fabien il faut augmenter les salaires ok il faut augmenter les salaires il faut augmenter les pensions ok il faut augmenter les pensions il faut augmenter d'ailleurs tout autant que l'inflation le risque qu'on a à la fin c'est que à force d'augmenter à chaque fois qu'il y a l'inflation on auto-alimente l'inflation et on sait pas arrêter ça et à la fin tout le monde le paye on ne sépare était ça et à la fin tout le monde le paie et donc je ne dis pas qu'il ne faut pas augmenter je ne dis pas qu'il ne faut pas les augmenter je dis qu'à la fin ce qui paieront la boucle inflation salaire c'est toujours les plus modestes à la fin c'est toujours eux qui paieront plus alors merci beaucoup on l'a dit au début on s'écoute s'il vous plaît juste justement sur c'est intéressant c'est intéressant parce que c'est un vrai un vrai débat de fond qu'il faut avoir et du coup on voulait aussi entendre Fabien Roussel là-dessus puisque Édouard Philippe pointe le risque d'une spirale prix salaire vous le disiez il y a quelques minutes le FMI dit que l'inflation vient quand même en particulier pour pour ce qui est de l'inflation en ce moment du côté des des profits en France le tableau est identique même des économistes le confirme et pas forcément des des économistes hétérodoxes donc face à les arguments qui avance Édouard Philippe que préconisez-vous de faire ça bien pas qu'il y en ait plus que deux oui alors au moins deux très différents le vote où vous annoncerez donc aux Français pas d'augmentation de salaire pas d'augmentation de retraite et le nôtre à gauche on nous irons tous ensemble les salaires vont tous augmenter 10% d'augmentation du point d'indice pour les fonctionnaires et les agents de la fonction publique indexation des salaires sur l'inflation pour tous les salariés du privé voilà les deux projets que les Français devront choisir et ça c'est un vrai débat de fond parce qu'à partir de là à partir de là on discutera vous vous discuterez comment les Français vont vivre de leur travail sans augmenter les salaires comment les Français vont vivre avec de si maigres retraites quand ils voient l'électricité augmentée les mutuelles c'est 100 à 150 euros par mois pour les retraités comment ils vont faire pour vivre et vous allez devoir expliquer et moi je vais expliquer comment on va les augmenter les salaires des fonctionnaires dans le privé comment va aider les petites entreprises à ce que c'est os de salaire ne participe pas la boucle inflationniste comment l'argent public va aider les petites entreprises mais n'ira plus vers les grosses entreprises qui se gavent et distribuent des dividendes nous allons reprendre la main sur l'argent public pour qu'ils servent d'abord ceux qui en ont besoin les petites boîtes les services publics les fonctionnaires mais qu'ils ne servent plus à alimenter les grands groupes du CAC 40 qui n'ont jamais gagné autant de dividendes c'est une autre logique quand nous faisons des propositions pour la hausse des salaires pour la hausse des retraites elles sont chiffrées notre pays n'a jamais été aussi riche il n'a jamais produit autant de richesses nous demandons tout simplement dans notre projet de gauche que ces richesses reviennent à celles et ceux qui les produisent que nous puissions décider à quoi servent ces richesses et à ce que le travail nous permet de vivre de sortir d'aller au cinéma au théâtre au resto au bistrot et d'en profiter c'est ça la vie et cet argent nous voulons même que les salariés décident dans les entreprises comment le fruit de leur richesse doit être mieux utilisé et ça c'est une révolution démocratique importante que nous voulons faire mais vous voyez vous voyez ces deux projets de société ils sont radicalement différents et j'entends déjà Edouard Philippe nous dire ils peuvent encore augmenter mais on va toujours quand on va baisser les cotisations les charges et ce projet d'augmenter les salaires en baissant les cotisations ce que défend d'ailleurs Marine Le Pen aussi est un projet qui tue la sécurité sociale et nous nous défendons la sécurité sociale nous défendons des salaires avec des cotisations parce que ces cotisations c'est notre protection sociale alors Édouard Philippe sans surprise vous allez répondre quoi à Fabien Roussel la dette la dette la dette [Rires]

21:32
Non speech

[Applaudissements]

21:36
Locuteur

bah je vais vous dire je vais vous dire

21:40
Non speech

[Musique]

21:41
Locuteur

si je pense que c'est un sujet je vais le dire et la vérité c'est que je pense que c'est un énorme sujet je pense que c'est un énorme sujet je pense que nos je pense que nos amis grecs six mois avant la faillite ils l'ont pas vu venir et une fois qu'elle était là ils ont bien compris ce que leur coûtait à tous donc bien sûr que oui c'est un sujet je dis pas que c'est le seul sujet je dis pas que c'est le plus important je dis que ne pas le voir la question de la dette c'est littéralement ce qui dirait des balles dans le pied et avec enthousiasme même donc bien sûr qu'il faut faire attention et bien sûr qu'il faut faire attention à la compétitivité de l'économie française et bien sûr qu'il faut faire attention à ce que la petite boîte dont parle Fabien qui parfois fait une bonne partie de son chiffre d'affaires à l'étranger qui sert une grande boîte qui elle gagne pour l'essentiel sa vie à l'étranger elle soit simplement compétitive et on peut dire que c'est pas vraiment mais tous ceux qui bossent ici le savent très bien qu'il faut quand même faire attention à ça et donc il faut qu'on arrive à trouver une solution qui préserve notre modèle il s'agit pas de le faire tomber enfin il s'agit de le faire durer quand à la fin de son intervention Fabien dit il faut donc qu'à l'intérieur de l'entreprise on puisse trouver des façons de s'associer sur la décision pardon mais j'ai terminé par ça aussi alors c'est peut-être pas la même façon mais faire en sorte que par l'intéressement par la participation en allant beaucoup plus loin sur la distribution du capital dans les entreprises on arrive à associer le fonctionnement la stratégie la création de richesse aux salariés ça me paraît une bonne solution pour répondre à ça et par ailleurs je confirme à Fabien au cas où l'endoutrer mais je sais qu'il n'en doute pas que moi aussi mon objectif c'est de faire en sorte que les Français puissent profiter de la vie moi aussi mon objectif c'est de faire en sorte qu'il puisse aller au restaurant il n'est pas de gauche il est pas droites et quand j'entends des gens de gauche qui disent à Fabien Roussel le resto c'est pas un objectif de vie c'est peut-être pas notre objectif de vie mais c'est un plaisir de l'existence donc on a le droit aussi d'essayer de faire en sorte de créer une France qui soit prospère de ce point de vue là voilà donc effectivement pas forcément de la même façon peut-être que vous en direz un mot mais surtout je vous ai entendu dire un aparté la dette du coup quel ce que vous opposez aussi discours libéral qui dit l'État ne peut pas tout à cause de la dette mais comment on fait concrètement du coup moi je veux pas dire aux Français que demain si je suis président de la République que la dette c'est pas un problème et qu'on va pas la payer ce ne serait pas responsable y compris auprès de ceux auprès de qui on s'en dette la question c'est tout seul la seule chose que j'ai envie de dire c'est que quand il y a 3000 15 milliards d'euros de dettes qu'on nous agite comme une clochette devant nous pour nous dire faudra la payer il faut accepter des efforts moi je dis ça c'est terminé moi président de la République la dette je vais la sortir je vais l'agiter comme une clochette mais devant les 500 plus grandes fortunes de France devant les entreprises de CAC 40 devant celles et ceux qui n'ont jamais gagné autant d'argent et je vais leur dire à vous de la payer un peu la dette contribuer participer quel est votre part dans l'effort de redressement de la nation pourquoi c'est toujours les petits qui payent et jamais les gros qu'il la paye la dette quand j'entends le président de la République Monsieur Macron nous dire que dans le budget qui va nous présenter à la fin de l'année qu'il va falloir trouver 15 milliards d'euros pour réduire la dette 15 milliards d'euros et il nous dit on va augmenter les ordonnances médicales on va augmenter les franchies sur les médicaments ils envisagent même d'augmenter les taxes sur l'alcool bah pourquoi pas et pourquoi pas pourquoi il augmente pas les taxes sur le caviar sur les yachts sur les jets pourquoi il rétablit pas l'ISF pourquoi il augmente pas fort c'est toujours les ouvriers les enseignants les aides-soignants c'est toujours nous qui payons que les gros peigros que les petits payent petit voilà la leçon que nous avons retenu alors on parlait à l'instant des difficultés de la rentrée sur la question du pouvoir d'achat vous êtes exprimé l'un et l'autre dessus le leur avance on voulait aussi avancer dans ce débat parce que il y a un autre enjeu fondamental qu'on a rencontré ici à la Fête de l'Humanité également ce week-end de nombreuses salariés sont également touchés de plein fouet par la désindustrialisation ici on pense au Val d'une qui sont les derniers à fabriquer des roues pour les trains en France à ceux des papeteries qu'on a qui se battent pour sauver leur ligne de production à ceux qui étaient encore avec nous hier sur sur la Grande Scène de la Fête de l'Humanité les les excusez-moi alors garantir la souveraineté industrielle de la France est un discours en vogue on l'entend très régulièrement parfois sans traduction très concrète donc on voulait vous entendre la dessus Édouard Philippe d'abord quel regard vous portez sur le bilan industriel de la France lorsque vous étiez aux commandes et qu'est-ce que vous préconisez aujourd'hui je suis maire du Havre et je suis maire d'une ville qui a été frappée dans les années 70 et surtout dans les années 80 par la désindustrialisation une désinstrudiation massive et qui a été évidemment à l'origine d'une paupérisation et d'un appauvrissement collectif je suis convaincu qu'une des voies du succès de la France c'est de se réindustrialiser et c'est pas une conviction que je mets simplement dans le débat en disant ce serait bien c'est la raison pour laquelle quand j'étais Premier ministre et après que je suis parti toute une série de mesures ont été faites pour faire en sorte qu'il y ait plus d'investissement industriels en France de l'investissement industriel de bois de française de l'investissement industriel de boîte étrangères mais de l'investissement industriel en France il se trouve je vous demande pas de donner un blanc sain sur tout ce qu'on a fait mais il se trouve que depuis 2018 on a ouvert plus de boîtes industrielles qui ne s'en sont fermées il se trouve que depuis le début depuis 2018 nous sommes le pays d'Europe le plus attractif pour les investissements industriels il se trouve que ce que je vois au Havre c'est le développement important d'investissement industriel et d'emplois industriel j'ai plus d'emplois industriels aujourd'hui au Havre que j'en avais il y a 5 ans donc ça veut dire que cette reconquête industrielle impossible et elle est difficile elle est difficile pourquoi parce qu'on a des sujets de formation de formation de de techniciens de formation de femmes et d'hommes qui sont capables de travailler dans l'industrie pourquoi est-ce qu'on a fait une réforme de l'apprentissage et pourquoi est-ce que je défends cette réforme de l'apprentissage et pourquoi est-ce que cette réforme de l'apprentissage elle a permis de faire passer le nombre d'apprentis à plus de 700 000 là où ils étaient à 350 000 quand je suis devenu premier ministre parce que c'est la voie royale pour entrer dans l'industrie c'est la voie royale pour trouver un emploi c'est la voie royale pour être formé donc plus d'investissement industriels en France plus d'attractivité des investissements plus de formation et de capacité à arriver rapidement et dans de bonnes conditions pour réussir sa vie professionnelle dans l'entreprise ça me paraît indispensable et honnêtement sur ce sujet on a des résultats est-ce que est-ce qu'il faut les poursuivre à ce qu'ils devraient être meilleur on a tout à fait mais on a des résultats je prétends chiffres à la pluie que la situation industrielle du pays aujourd'hui elle est meilleure qu'il y a 5 ans alors du coup sur sur cette question de la réindustrialisation d'abord sur le constat j'imagine qui a sans doute des des nuances avec ce que dit Edouard Philippe et puis on a entendu attractivité de la France c'était un élément clé du discours libéral auquel vous vous opposez Fabien Roussel la France doit pourtant composer avec le dumping fiscal et social dans lequel dans lequel elle évolue comment dès lors concilier réindustrialisation et au niveau de droit sociaux et environnementaux d'abord si il y a aujourd'hui plus d'usines et d'industrie qui se relocalisent et c'est une réalité c'est qu'il ne faut pas oublier qu'il y a une crise pandémique énorme qui a secoué l'humanité et qui a fait un choc y compris chez les capitalistes et les libéraux qui se sont dit merde on a tout envoyé à l'étranger en Asie ça a commencé en 18 19 ans 40000 emplois industriels sous le mandat du Premier ministre Édouard Philippe 40000 emplois industriels supprimés je l'ai vécu dans ma chair avec les Bridgestone je l'ai vécu avec des toutes ces boîtes que j'ai rencontrées et je vais vous dire pourquoi mais je vais vous dire pourquoi ce que j'ai vécu et que on risque encore de vivre justement il y a des entreprises qui sont venues relocaliser ici une partie de l'industrie parce qu'on avait vu vous avez vu qu'il avait une perte de souveraineté économique importante dans les médicaments dans les masques dans dans des produits de première nécessité il fallait le relocaliser et donc il y a eu un choc tant mieux nous nous le disions depuis longtemps c'est Georges Marchais qui disait produisons en France c'est la solution pour la France donc ça nous ça fait 40 ans qu'on le dit mais ce qui se passe aujourd'hui ce qui se passe aujourd'hui c'est que nous avons toujours toujours au sein de l'Union européenne au sein des 27 à cause du traité de Maastricht à cause du traité de constitution européenne la concurrence libre et non faussée un dumping fiscal et social organisé et donc nous avons toujours des groupes qui sont tentés d'aller s'installer là où les salariés ne coûtent moins cher et là où ils peuvent gagner beaucoup plus d'argent et ça ça existe toujours aujourd'hui et enfin Fabien Fabien juste un mot nos plus gros concurrents sur la partie industrielle sur laquelle on est bonne c'est l'Allemagne et l'Italie du Nord sur la partie industrielle où on est bon c'est l'Allemagne c'est pas l'Allemagne les gens vont pas travailler faire des investissements en Allemagne parce que le coût du travail est moins élevé c'est pas vrai pourtant Bridgestone béton est allé délocaliser en Hongrie parce que le site de Bridgestone en Hongrie a été financé par l'agent de la commission l'argent de la Commission européenne et ils ont tué l'usine dans le Pas-de-Calais avec 800 emplois derrière et ça c'est une trahison c'est une honte ces hommes et ces femmes étaient fiers de leur boulot ils ont pleuré la deuxième chose que je voulais dire c'est que les entreprises qui viennent ici avec des capitaux étrangers et qui sont accueillis à bras ouverts et demain président de la République je les accueillerai à bras ouverts mais je ne leur dirai pas venez investissez faites ce que vous voulez non parce que ça on a trop payé ça ils viennent ils produisent ils exploitent ils gagnent et ils s'en vont après c'est terminé quand il viendront en France investir il y aura et je le souhaite une participation de l'État pour que les salariés et l'État participent au choix de l'entreprise et pour garantir que les savoir-faire les brevets les machines ne quittent pas le pays quand on réindustrialise la France c'est au service de la France c'est pas au service de capitaux étrangers qui font ce qu'ils veulent je vois moi les investissements qui se font dans ma région sur le Dunkerquois pour les usines de batterie mais ces capitaux taïwanais chinois et d'autres et d'ailleurs sa boîte des Chinois c'est des capitalistes ceux qui viennent c'est des capitalistes ils viennent pour gagner de l'argent sur notre dos ils vont toucher des aides publiques ils vont avoir des prix à taux zéro et demain tout chinois qui sont s'il décide de partir comme ils le font à valdune il part et le chômage c'est nous qui payons et bien ça a terminé fini on veut aussi avoir une part d'action et de contrôle salariés état dans la construction de ces entreprises dans la gestion dans les choix industriels de ces groupes il faut intéresser les régions les régions il faut les intéresser les régions payées avant les avenirs et on est en train de leur supprimer aussi cette part là et donc il faut intéresser les élus locaux il faut intéresser l'état il faut intéresser les salariés dans les choix industriels qui se font dans la réindustrialisation de notre pays je préfère un truc juste un mot à propos de l'Association des collectivités locales au choix et à l'accompagnement industriel en 2010 le président de la République de l'époque a pris la décision de supprimer la taxe professionnelle tous les tous les élus des territoires industriels et franchement qui soit de droite ou de gauche tous les élus de droite et de gauche de territoire industriels savent que la suppression de la taxe professionnelle elle a impliqué pour des territoires qui accueillent de l'industrie et qui sont organisés pour accueillir de l'industrie une baisse de rémunération parce que la taxe professionnelle elle a augmenté à la vitesse des investissements industriels et donc elle permettait à des territoires qui sont spécialisés dans l'industrie avec les contraintes d'une spécialisation industrielle j'ai 17 sites ces vaisseaux seuil haut au Havre et dans la communauté urbaine 17 sites ces vaisseaux si quand il y a des investissements il y a pas une augmentation de la recette qui permet ensuite de redistribuer d'équiper de protéger même parfois et bien l'accueil de l'industrie il baisse donc sur ce que dit Fabien Roussel je veux bien le retrouver sur attention un territoire industriel il doit profiter de la richesse de l'investissement industriel je suis parfaitement d'accord avec ça je signe tous les jours je dis c'est formidable de faire la grande tirade qu'il vient de faire il est convaincu vous aussi c'est super mais attirer des entreprises attirer des capitaux industriels c'est ce que nous faisons aujourd'hui c'est ce qui marche aujourd'hui et ça ne marchera pas Fabien ça ne marche pas si on dit au boite vous allez investir des capitaux que vous empruntez et on va vous dire comment les investir et on va vous dire donc on peut mettre des garde-fous j'ai pas de problème le droit français il est plein de garde-fou mais si on veut être attractif et si on veut que l'industrie se développe en France il faut donner envie à des gens de venir produire construire créer en France voilà Édouard Philippe juste là-dessus on parle l'industrie donc faut aussi qu'on parle d'écologie Édouard Philippe comment on rend cette réindustrialisation que vous appelez de vos vœux tous les deux je crois que vous êtes d'accord là-dessus comment on la rend compatible avec la transition écologique avec voilà l'urgence qu'on a constaté dramatiquement ces dernières semaines on pense notamment aux victimes en Libye j'aimerais pouvoir vous dire en trois mots comment ce qu'on va faire mais le sujet me paraît assez compliqué quelques éléments d'abord une bonne partie des investissements industriels qu'on constate aujourd'hui ils sont déjà orientés vers la transition peut-être qu'on peut dire que ça va passer vite probablement mais enfin ils sont déjà orientés je parle de ce que je connais au Havre on a supprimé une centrale thermique on l'a pas fait de getter de cœur on l'a fermé la centrale thermique à la place on a créé une entreprise qui fabrique des éoliennes offshore on est passé d'une centrale thermique qui avait 200 salariés à une usine de production d'éoliennes offshore qui a aujourd'hui un peu plus de 1000 salariés et qui est en train de regarder les conditions dans lesquelles peut s'étendre pour arriver jusqu'à 2000 salariés je considère que l'un on montre un investissement qui va dans le bon sens de la même façon s'agissant des e-carburants s'agissant de la production d'hydrogène qui ne fonctionnera bien que si on a une production d'électricité des carbonée donc nucléaire on est dans les investissements aujourd'hui qui préparent cette transition donc en termes de la vérité c'est que les gros les grosses boîtes industrielles parce qu'il y a une contrainte législative considérable parce que il y a une demande des clients considérables elles sont en train de se transformer et il faut continuer à mettre de la pression mais elles sont en train de se transformer tu vois pardon vous voyez ou je sais pas on va on va se tutoyer tu vois des tonnes de boîtes tu vois des tonnes de boîte qui sont en train de mobiliser ces investissements elles sont en train de se transformer non mais disons-le reconnaissons le la meilleure façon de tuer le truc c'est de dire elles ne font rien c'est pas vrai elles font des trucs et elles avancent ensuite ensuite il faut qu'on arrive à trouver une façon de consommer et de produire qu'il soit plus respectueuse de l'environnement pour moi pour moi la priorité des priorités c'est décarbonation production d'électricité des carbonée c'est la priorité des priorités et ensuite et peut-être même avant c'est économie d'énergie c'est tout con mais c'est difficile et c'est ceux qui nous permet d'avancer la moins chère la moins polluante c'est quand même celle dont on n'a pas besoin donc de toute façon d'abord et avant tout consommation d'énergie réduite sobriété énergétique j'ai aucun sujet avec ça ça doit être notre direction des carbination de l'électricité des carbonation de l'énergie ça doit être notre deuxième priorité et notre troisième priorité ça doit être respect et respect extrêmement vigilant

39:25
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[Musique]

39:26
Locuteur

des terrains des zones agricoles de la biodiversité et là aussi là aussi et le loco de droite et le logo de gauche gouvernement de droite gouvernement de gauche qui peut dire que dans les 50 dernières années on sait pas complètement planté sur la consommation de terrain agricole sur la consommation d'espaces naturels sur l'étalement urbain en périphérie on le sait tous donc comment est-ce qu'on revient là-dessus ça veut dire comment est-ce qu'on réinvente nos villes comment est-ce qu'on réinvente les transports la mobilité le travail la sociabilité l'accès à la culture dans des villes qui se sont trompés tendues et qui sont totalement contre-productives du point de vue du respect de la biodiversité et bien moi sur ces sujets et c'est là où c'est passionnant d'avoir ce débat à deux c'est que je voulais développer deux idées et tu les as abordés première idée comment on fait la transition écologique tout en réindustrialisant le pays comment on implique les entreprises et ben tu parles des élus qu'il faut associer les terrains la protection de la biodiversité faire attention à l'environnement moi je dis que la confiance pour faire en sorte qu'on ne porte pas atteinte à la nature au vivant à la planète aux ressources naturelles c'est de faire confiance aux salariés dans les entreprises et plutôt que de supprimer les instances du personnel qui existaient avant et qui ont été supprimés par toi à travers les ordonnances travail moi je les rétabli je rétablis les CHSCT je rétablis les instances du personnel parce que ce sont vous les lanceurs d'alerte ce sont eux qui nous diront comment il faut faire il faut faire confiance aux salariés qu'on fait confiance aux syndicats confère confiance aux collaborateurs comme on les appelle dans les conseils d'administration il faut pas avoir peur de leur donner du pouvoir et de faire en sorte qu'il puisse nous alerter nous responsables politiques ministres représentent région parce que souvent ce sont eux qui voient qui savent mais ils n'ont pas la parole donc moi je rétablis les instances du personnel et j'abroche la loi que tu as fait passer là-dessus ça c'est clair alors on peut c'est nos différences on se respecte la deuxième chose il y avait une deuxième chose la deuxième chose c'est l'électricité le gaz électricité l'énergie c'est passionnant et alors c'est passionnant parce que autant j'ai des divergences avec les autres forces de gauche qui sont écologistes qui sont anti-nucléaires et je pense que c'est une bêtise sans nom parce que nous n'atteindrons pas nos défis climatiques sans investir dans la production d'énergie nucléaire c'est obligatoire obligatoire sinon on s'en sortira pas et investir aussi dans les énergies renouvelables parce que si nous rien industrialisons la France si nous voulons comme je le souhaite produire en France les voitures les métros les rails les roues de valdune pour pouvoir produire tout ça il va nous falloir beaucoup plus d'électricité si nous voulons nous passer de l'essence du fioul et des énergies fossiles ce qu'il faut faire d'ici 2050 il va falloir produire beaucoup plus d'énergie d'électricité et je souhaite que nous ayons l'électricité c'est 100% décarbonés le plus rapidement possible ça veut dire du renouvelable et du nucléaire et ça c'est incontournable mais mais on a quand même un gros sujet tous les deux on a quand même un gros sujet parce que ta poète d'accord comme moi pour l'énergie nucléaire mais moi la première chose que je ferais et que je regrette que tu n'es pas fait c'est de sortir du marché spéculatif européen de l'énergie pour que nous retrouvions la maîtrise de nos tarifs aujourd'hui c'est l'Allemagne c'est l'Allemagne qui nous fait payer le choix qu'ils ont fait de sortir du nucléaire et ils nous ont inventé entre libéraux des pays de l'Union européenne ce marché européen de l'électricité qui n'est pas seulement le fait qu'il y ait des interconnexions entre nous et que nous partageions l'électricité le gaz que nous produisons et c'est une bonne chose de le partager et je ne dis pas qu'il faut fermer les frontières et ne plus partager l'électricité que nous produisons moi je suis pour que avec le peuple espagnol le peuple allemand le peuple belge nous puissions leur faire partie profiter de l'énergie décarbonée que nous produisons à bas prix pour qu'ils en profitent aussi mais vous les libéraux vous ne voulez pas ça vous voulez que ce soit les marchés qui continuent de dicter les prix sur ce bien commun et c'est à cause de cela qu'aujourd'hui on paye l'électricité nucléaire dix fois 20 fois 100 fois le prix qu'on devrait facturer aux Français c'est le libéralisme qui nous tue et c'est la grande différence que l'on a tous les deux là-dessus oui au nucléaire mais oui à une entreprise publique de l'énergie alors la question de l'énergie à méritait un débat en soi la une partie de la réponse de Fabien Roussel concernant l'intervention des salariés dans l'entreprise nous permet de faire une transition vers le dernier thème qu'on voulait absolument aborder parce que la crise sociale et climatique mais elle est aussi démocratique et c'est un enjeu majeur aussi ancêtre rentrée puisqu'on a là encore comme comme je le disais tout à l'heure beaucoup parlé ici dans la tête d'un événement le long de l'année écoulé c'est la séquence des retraites la séquence des retraites qui a laissé des traces des lois adoptées enfin une loi en l'occurrence adoptée sans la vie de assemblée des manifestations pacifistes réprimées des syndicalistes convoqués à la gendarmerie et il y a eu aussi des initiatives tout au long de cette fête de solidarité avec eux on aurait envie de savoir Edward Philippe le regard que vous portez sur cette sur cette séquence et si vous auriez agi de la même manière si vous aviez été encore aux commandes au gouvernement je vais pas me mettre à la place de ceux qui sont aujourd'hui je peux assumer ce que j'ai fait et ça plaira pas plus ce que j'ai fait s'agissant d'une réforme des retraites qui n'était pas celle qui était différente fondamentalement différent j'ai fait passer j'ai fait passer le texte au 49-3 à l'Assemblée nationale donc je vais pas vous dire que j'aurais fait différemment je vous dis ce que j'ai fait j'ai considéré que cette réforme des retraites celle qu'on défendait en 2020 était une bonne réforme qu'on s'y était engagé qu'il fallait la conduire et je suis toujours convaincu qu'elle était une bonne réforme et qu'il fallait la conduire et j'ai considéré que compte tenu des conditions qui étaient les conditions de discussion à l'Assemblée nationale à ce moment-là je pouvais utiliser un article de la Constitution le 49-3 extrêmement impopulaire extrêmement impopulaire la preuve et que j'assume parfaitement d'avoir utilisé et je vous dis autre chose je vais vous dire autre chose le 49-3 il a servi à ce projet de loi qui est finalement n'a pas été au bout il a servi à plein d'autres choses dans l'histoire de notre pays il a servi au moins 35 fois peut-être même un peu plus entre 1988 et 1993 ou en tout cas entre 1988 et 1991 comme Michel Rocard était premier ministre à faire passer des dispositifs CLG RMI qui sinon on serait pas passé le 49-3 c'est un élément de la Constitution on peut se dire on peut se dire que il faut pas l'utiliser mais c'est pas ma position un mot si vous le voulez bien pour dire que le débat sur la vitalité démocratique je parle réduire est-ce qu'il faut utiliser ou non cet article de la Constitution qui maintenant réservé une seule fois par session hors texte budgétaire la requalification de la vie démocratique je ne crois pas alors je ne crois pas qu'elle passe par des mesures institutionnelles je vois que tout le monde cherche l'initiative qui permettrait par une mesure institutionnelle de redonner de l'élan et de la vitalité au débat démocratique je pense que je pense que tout ça peut être intéressant je pense que la seule vraie condition pour remettre du débat démocratique et de la polarisation démocratique c'est de remettre des idées dans le débat démocratique c'est de remettre du débat exactement comme on le fait ici c'est d'être capable de dire non n'est pas d'accord et voilà les alternatives qu'on propose et on n'est pas d'accord surtout et voilà ce sur quoi on peut se retrouver et la vitalité du débat démocratique elle est infiniment supérieure infiniment plus favorable à la vitalité de la démocratie quand elle s'exprime dans un débat que quand elle prend la forme de telle ou telle initiative institutionnelle institut de journalistes une procédure de débat public et vous verrez que personne ne s'y intéresse c'est ça la vérité quand vous faites des procédures de débat public pour des projets industriels la participation l'intérêt est faible quand vous faites des débats politiques projets contre projet avant les élections après les élections vous passionnez les Français alors ça justement dans cette rentrée sur la table une possible réforme des institutions avec en évoquant ainsi la possibilité de référendum de de préfère un homme est-ce que à vos yeux Fabien Roussel c'est solutions sont à la hauteur ou est-ce que vous pensez que comme Edouard Philippe que ça passera pas essentiellement par là d'abord d'abord je voudrais rendre hommage à Edouard Philippe qui ici devant vous vient assumer un 49-3 une réforme de retraite sachant qu'il est largement minoritaire et je voudrais que vous imaginiez que demain j'aille faire la même chose devant une assemblée du Medef où gérer leur expliquer pourquoi je suis pour la retraite à 60 ans avec des salaires et des cotisations sociales donc je te rends hommage Édouard d'assumer avec ton tes explications ce 49-3 et pour ma part pour ma part et c'est là aussi une grande différence que nous avons mais c'est pour ça que j'apprécie beaucoup la qualité de ce débat très respectueux entre nous qui montrent que nous avons deux visions différentes de la société mais aussi de la démocratie le 49-3 existe dans la Constitution et nous sommes nous pour faire retirer pour retirer cet article de la Constitution parce que nous ne le considérons pas démocratique mais aujourd'hui il existe et le président de la République nous a encore dit qu'il était prêt à l'utiliser il nous invite à discuter du budget et du budget de la Sécurité sociale en nous disant venez on va construire ensemble mais en nous disant qu'aussi à la fin il y aura 49-3 si on se met pas d'accord ça c'est pas de la discussion c'est pas du dialogue et donc ce que je dis moi et c'est ce que j'ai demandé solennellement au président de la République et à la première ministre oser oser construire un budget oser construire un budget pour la sécurité sociale en discutant avec tout le monde mais sans utiliser le 49-3 ce sera plus difficile pour vous mais ce sera tellement meilleur pour nous tous et pour la démocratie ayez ce courage bien sûr que c'est difficile mais c'est comme ça qu'on les construit les compromis et moi je suis prêt à cela 149,3 osons le faire ça ferait tellement du bien à notre pays qui franchement est traumatisé par ses 11 49,3 qui sont tombés comme ça comme des guillotines sur le Parlement moi en tant que député enfin il faut se rendre compte de ce qu'on a vécu et je suis certain que des députés de ton parti ont vécu la même chose il rentrait dans leur circonscription et on se faisait engueuler même moi député communiste je suis tombé sur un ouvrier de dans ma rue à la fête des voisins qui m'a dit mais Fabien de façon tu sers à quoi tu peux même pas voter il y a les 49,3 on a mis dans la tête des gens que le Parlement il est députés ne servaient plus à rien parce qu'au final c'est le président qui décide c'est dévastateur c'étaitvastateur et demain il va y avoir des élections européennes il va y avoir un taux d'abstention énorme et puis on va se retrouver sur les plateaux télé et puis on va dire oh là là qu'est-ce qu'il y a comme abstention c'est terrible et qu'est-ce qui se passe en France mais moi je le dis déjà maintenant ce qui se passe en France c'est qu'on tue tout débat parlementaire avec ce 49-3 osez ne plus l'utiliser respecter les parlementaires respecter le Parlement Édouard Philippe juste je me permets juste un mot juste un mot je ne crois pas du tout qu'il faille se réjouir d'avoir à utiliser le 49-3 je dis juste qu'on doit pouvoir le faire lorsque c'est nécessaire mais pourquoi est-ce qu'on se retrouve dans la situation actuelle on se retrouve dans la situation actuelle parce que évidemment l'Assemblée nationale dispose d'une majorité relative en majoritaire absolue le 49 ans n'utilise jamais quasiment jamais quasiment jamais jamais en majorité relative on l'utilise plus souvent me semble-t-il mais j'observe une chose le gouvernement avec sa majorité relative aujourd'hui il a fait passer combien 50 textes un peu plus il l'a fait avec une majorité relative parfois il l'a fait avec le soutien d'un certain nombre de forces politiques à gauche sur certains textes ou justement la discussion avait permis de montrer qu'il y avait quelque chose sur laquelle les parlementaires pouvaient se retrouver parfois il l'a fait à droite parce qu'il considérait que là aussi on pouvait se retrouver donc le nombre de cas aujourd'hui y compris avec une majorité relative qu'on n'a jamais connu aussi faible y compris aujourd'hui le nombre de cas dans lequel on arrive à créer cette discussion et à créer les conditions d'un accord et à créer un vote 149,3 sont infiniment supérieurs alors on arrive effectivement la procédure budgétaire et c'est vrai que la multiplication de ces 49-3 elle est elle est pas satisfaisante enfin à la fin de la fin à la fin de la fin ils vont quand même faire passer un but à la fin de la fin on doit passer à la caisse et à la fin de la fin avec le 49-3 nous dit de payer plus et donc c'est ça qui va pas et moi je veux forcer le gouvernement à véritablement rentrer dans un dialogue avec toutes ces oppositions et tu vois je suis même pas d'accord avec toi sur le fait qu'il faudrait que au Parlement il y ait une majorité absolue pour un parti mais si moi je veux un parlement tu voudrais moi non je vais te dire comment je ferai je ferai comment on fait par exemple au conseil municipal de Saint-Amand-les-Eaux ou dans l'agglomération tu l'as forcément ta majorité au conseil municipal mais bien sûr que si tu as une prime majoritaire qui fait que tu as de toute façon ta majorité mais c'est totalement différent la différence c'est que nous dans les majorités que nous dirigeons dans les communes que nous dirigeons je pense au maire communiste et il y en a certainement dans la salle je vois il y a assassy la présidente du groupe au Sénat ici je peux vous dire une chose c'est qu'il nous arrive nous de retirer une délibération qui fait débat pour la retravailler et trouver le moyen de la faire voter à la majorité et Fabien moi aussi à l'unanimité localement c'est extrêmement facile j'ai des vice-présidents communistes dans ma communauté urbaine qui vote mon budget des présidents justement mais bien sûr ce que j'observe Fabien c'est que ces conditions là on arrive quand on le souhaite tout le monde le souhaite pas mais quand on le souhaite on arrive à les faire prévaloir dans la démocratie locale y compris la vitalité démocratique y compris les consultations et que dans le débat public national quoi qu'on dise cette capacité à assumer des accords elle est plus faible je le déplore probablement toi aussi mais c'est en fait merci ce sera plus difficile de diriger et de prendre des décisions des décisions 149-3 ce sera plus difficile ce sera plus long mais ce sera plus juste et ça permettra de rendre confiance aux Français aux citoyens dans leurs élus et dans la démocratie OK et notre rencontre va toucher à sa fin et on veut pas la terminer sans vous poser une dernière question à tous les deux qui touche à l'ampleur de la crise de la crise démocratique qu'on connaît dans le livre que vous venez de publier Édouard Philippe vous évoquez longuement la crise démocratique vous écrivez les démocraties ne s'effondre jamais brutalement elle renonce elle glisse doucement jusqu'à ne plus tenir debout le risque de l'extrême droite au pouvoir c'est plus une hypothèse farfelue les frontières entre une partie de la droite entre une partie de de vos collègues et le rassemblement national sont poreuses la gauche estime que le pouvoir macroniste est en train de faire la courte échelle à Marine Le Pen on avait envie de vous entendre là-dessus Édouard Philippe sur la responsabilité de chacun pour éviter le pire je vais commencer par vous répondre en vous disant ce que j'ai fait plusieurs fois voir dans des élections cantonales il y a eu des deuxième tour entre des candidats communistes mais opposants à la mairie et des candidats du Front national à chaque fois à chaque fois j'ai dit clairement qu'il fallait battre le Front National et qu'il fallait voter pour le candidat communiste à chaque fois je l'ai pas fait de gaieté de coeur et je l'ai pas fait en disant que j'étais d'accord avec le candidat communiste parce que je suis rarement d'accord avec lui et je l'ai fait à chaque fois parce que je pensais essayer de la bonne chose à faire et parce que j'avais l'expérience locale qui faisait que dans ma communauté urbaine avec les élus communistes j'étais capable de m'engueuler je pense sincèrement et donc je le dis si on veut si on veut battre si on veut battre les gens avec lesquels on est en désaccord surtout il faut extrêmement clair sur ce qu'on pense mais il faut être capable aussi de respecter des règles minimales du débat public sinon ça part en sucette voilà merci du coup juste pardon la politique on a compris que vous disiez changeons la Constitution Fabien Roussel mais avec le sentiment d'impuissance qu'on rencontre de plus en plus régulièrement de gens qui se mobilisent que ça n'aboutit pas face à la montée d'extrême droite qu'on évoquait qu'on évoquait à l'instant vous avez dit dans nos colonnes cette semaine mon ennemi c'est c'est la désespérance donc on voulait vous demander pour finir comment comment mener ce combat contre la désespérance et est-ce que ça commence devant les préfectures Fabien devant ou dedans devant

59:19
Non speech

[Applaudissements]

59:28
Locuteur

d'abord ce que je souhaite à la différence de l'extrême droite qui cherche à se notabiliser c'est de ne pas reporter le changement à 2027 comme eux le disent moi je veux que ça change pour les Français pour leur pouvoir d'achat pour leur salaire et leur retraite maintenant et c'est pour ça que j'appelle à l'action maintenant et pas dans trois ans ça c'est la différence avec l'extrême droite qui eux se la joue père peinard à l'Assemblée à faire des émissions de télé à faire des textes de loi à faire des déclarations à devenir des notables de la politique à être propre sur eux mais appelez jamais vous ne les voyez dans les manifs jamais vous ne les voyez appelé à se mobiliser à être avec les ouvriers dans les luttes dans les services publics non non ça il se notabilise ils deviennent des notables la petite bourgeoisie de la politique c'est l'extrême droite c'est pas moi c'est pas nous c'est pas le Parti communiste français on est le parti qui défend les intérêts du monde ouvrier on est le parti qui a toujours lutté qui n'a jamais rendu raté les rendez-vous démocratiques et les élections et nous serons présents en 2027 mais moi je veux lutter maintenant je veux que ça change maintenant et j'étais très clair avec la première ministre je lui ai dit je dis madame borne ou tout de suite dans les jours les semaines qui viennent vous agissez sur les prix vous agissez sur l'essence vous agissez sur l'électricité les salaires et les retraites où vous agissez ou nous passons à l'action que les choses soient claires mais on ne se laissera pas faire on va on va se battre alors comment on fait comment on fait comment Edward comment on fait pour se faire entendre dans ce pays comment on fait on manifeste pendant 8 semaines contre la réforme des retraites on veut voter contre le projet net de retraite à l'Assemblée nationale comment on fait pour se faire entendre mais le président de la République nous réunit pendant 12 heures et il nous dit il y aura 49-3 la première ministre nous réunit encore la lundi pendant combien d'heures je sais pas si elle veut battre le record j'espère pas mais moi je vais pas me laisser endormir comme ça pendant des semaines donc je vous pose la question je te pose la question comment on fait et ben moi à un moment donné je dis stop donc oui nous allons appeler à des mobilisations pacifiques non violente ça va bien se passer comme disait l'autre ça va bien se passer je veux rassurer solennellement ici tous les préfets de France je veux rassurer tous les 11 fonctionnaires de notre pays il ne s'agit pas pour nous de venir défoncer les grilles des préfectures de les envahir avec des fourches avec des faucilles et des marteaux avec des paysans et des ouvriers mais d'être bien devant ses grilles et de les faire vivre et le drapeau bleu blanc rouge et le drapeau rouge du mouvement ouvrier pour faire respecter la dignité du monde du travail on va se battre on va se battre oui il faut pas avoir peur il faut pas avoir peur il faut pas avoir peur d'un peuple qui aujourd'hui réclame seulement de pouvoir vivre et payer ses factures moi j'appelle ça ce que l'on vit en ce moment c'est un tremblement de terre social les Français sont écrasés sous le poids des factures écraser par les dettes qui s'accumulent et nous ne serions pas à leur côté nous ne serions pas avec eux pour leur dire on va être solidaire et se battre ensemble pour que ça change moi j'aime les Français je suis à leur côté le président de la République son gouvernement il n'aime pas les Français parce qu'ils ne sont pas à leur côté si je le dis d'abord tu le penses pas puis je le fais pas possible de porter même pas les Français parce que s'il les aimait signe les aimer il a géré tout de suite il ferait quelque chose parce que ce qui se passe dans le pays et d'ailleurs mais je le dis clairement quand je dis quand j'ai lancé cet appel à envahir les préfectures mais je sais mieux la réaction que ça va générer derrière hein voilà mon dieu mais qu'est-ce qui va se passer mais moi je fais ça pour alerter pas forcément je veux que ça monte là-haut et qu'ils entendent que la cocotte est en train de bouillir qu'elle va péter et je ne veux pas que ça explose de manière désordonnée et violente je souhaite que ça change voilà merci beaucoup je suis désolé merci à vous deux parce qu'on a déjà pris beaucoup de retard merci Édouard Philippe vraiment de votre venue vous revenez quand vous voulez à la Fête de l'Humanité merci Fabien Roussel

1:04:56
Non speech

[Applaudissements]

1:05:09
Locuteur

merci Maud merci Julien et merci à Édouard Philippe et Fabien Roussel pour ce moment de débat contradictoire argument contre argument c'est ça aussi la Fête de l'Humanité on a encore