17 octobre réussi : construisons des assemblées interpros pour la GRÈVE GÉNÉRALE ! - Anasse Kazib
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Chapitres
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« la fin du cortège, elle elle décolle à peine de la place de la République. C'est vous dire la massivité, il y a des dizaines et dizaines de milliers de personnes. »
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« les renseignements généraux, ils avaient parlé de 100000 personnes à l'échelle de la France. La réalité, c'est que la seule manifestation parisienne, elle est au-delà déjà des 100000 personnes qui sont en manifestation. »
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« il faut construire l'autoorganisation. Il faut qu'il y ait des assemblées générales interprofessionnelles qui se réunissent très rapidement en début de semaine. »
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« il faut maintenant qu'on frappe réellement l'économie pour mettre à terre ce gouvernement »
- 2:07Invité politiqueFait
« la question de l'inflation, des salaires, du pouvoir d'achat, des prix du carburant et cetera, c'est la principale inquiétude de la population française aujourd'hui. »
- 2:49Invité politiqueFait
« les gens ils commencent à comprendre que les élections présidentielles, législatives et cetera, elles ne résoudent rien en réalité. »
Temps de parole
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On est à la fin de la manifestation ici à Place Clichi. Il y a énormément de monde. Faut savoir que euh la fin du cortège, elle elle décolle à peine de la place de la République. C'est vous dire la massivité, il y a des dizaines et dizaines de milliers de personnes. C'est au-delà de tout ce que pensait le gouvernement, les renseignements généraux, ils avaient parlé de 100000 personnes à l'échelle de la France. La réalité, c'est que la seule manifestation parisienne, elle est au-delà déjà des 100000 personnes qui sont en manifestation. Faut savoir qu'au-delà de Paris, il y a à Marseille, à Bordeaux, Toulouse et cetera, il y a un nombre incroyable de mobilisation à Marseille.
C'est ultra radical ce qui est en train de se passer et aujourd'hui on voit que c'est la génération qui qui s'est mobilisé notamment dans les lycées, dans les facultés qui est aujourd'hui là avec notamment une partie du monde du travail qui va falloir aller dans ce sens-là, c'est-à-dire montrer que il y aura pas de vacances pendant la Toussin. C'était l'espoir du gouvernement. C'était que tout s'arrête avec les vacances de la Toussin et qu'il va falloir à l'image de cette journée du 17 octobre qui est tout de suite d'autres journées de mobilisation et que pour pour que ça puisse exister, il faut construire l'autoorganisation.
Il faut qu'il y ait des assemblées générales interprofessionnelles qui se réunissent très rapidement en début de semaine. On voit à quel point il y a un débordement des organisations syndicales où en fait aujourd'hui la massivité elle vient pas de Sophie Binéet, elle vient pas de la CGT, de la CFDT ou autre. Elle vient de la spontanéité des gens qui s'expriment sur les réseaux sociaux. Elle vient de la radicalité devant les les lycées, les facultés. Et c'est ça ce qui aujourd'hui est en train de d'inquiéter le gouvernement.
Maintenant, il faut que l'ensemble du des travailleuses et des travailleurs de ce pays se mettent dans la bataille, non pas uniquement à travers des manifestations, mais à travers la grève. On est en capacité d'occuper nos usines, nos entreprises, de les bloquer, de paralyser l'économie. Et ça c'est central aujourd'hui que ça arrive parce que c'est ce qui manque à la radicalité, à la massivité. Il faut maintenant qu'on frappe réellement l'économie pour mettre à terre ce gouvernement qui en réalité va être dans la merde.
Ils sont en train de le voir, ils sont inquiets parce que la question de l'inflation, des salaires, du pouvoir d'achat, des prix du carburant et cetera, c'est la principale inquiétude de la population française aujourd'hui. Il savent que les gens, ils ont besoin d'avoir des des des comment dire que leur revendication, elle soit satisfaite. et le gouvernement aujourd'hui il entendait au contraire attaquer encore les acquis sociaux, attaquer le pouvoir d'achat, les salaires et autres. Et donc ils sont confrontés à ça à presque 180 jours de la présidentielle. [acclamation] C'est assez inédit ce qui est en train de se passer en France.
Généralement les élections présidentielles, c'est des moments de canalisation. C'est le moment où les gens ils se disent "Bon pourquoi je vais manifester, il y a la présidentielle, je mettrai un bulletin dans l'ure." Et là ça montre que les gens ils commencent à comprendre que les élections présidentielles, législatives et cetera, elles ne résoudent rien en réalité. Ça peut pas résoudre le le le le la crise qu'on est en train de vivre les uns et les autres. Ça veut pas dire queon va enjamber. la présidentielle va avoir lieu.
Mais ça veut dire qu'aujourd'hui les gens ils savent que s'ils veulent obtenir quelque chose pas en restant sagement chez chez eux et en attendant le jour de l'élection de mettre un bulletin dans l'urne. C'est aujourd'hui en se mobilisant en en rentrant dans l'action qu'on va réussir à à faire mal au système. Et donc voilà, il va falloir s'appuyer sur la révolte lycéenne étudiante sur cette journée du 17 octobre. C'est pas fini encore. Il est 16h11 et moi je pense que la journée est loin loin d'être finie parce que là on a fini la manifestation et je peux vous dire que les gens ils vont pas rester ici. Voilà.
Donc à un moment donné euh ça va partir en manifestation sauvage un peu partout dans les les rues parisiennes. Déjà, il y a d'autres cortèges qui sont partis et donc à un moment donné le ce que le gouvernement essayé d'éviter, il va l'avoir en pleine face et et nous on est fier de d'être au côté des gens qui qui se mobilisent aujourd'hui et on dit qu'il va falloir aller encore plus loin et dénoncer la responsabilité des directions syndicales qui appellent à une journée de grève le 5 novembre alors que c'est aujourd'hui que les gens ils sont en train de se mobiliser. Yeah.
Anasse Kazib