Nous avons été bouleversés par le meurtre de Philippine - Sébastien Chenu (RTL)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
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- 0:00OuverteRéponse partielle
Quelle est la stratégie du Rassemblement National ?
- 0:03OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est de souffler le chaud et le froid vis-à-vis de ce gouvernement ?
- 0:16ComplaisanteRéponse partielle
Ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget ?
- 1:02OuverteRéponse directe
Dans votre raisonnement, Michel Barnier est un Premier ministre fragile ?
- 1:27RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous avez intérêt à faire tomber assez vite Michel Barnier ?
- 2:15ComplaisanteRéponse partielle
Une scène a été largement racontée par de nombreux témoins lors de la première réunion des présidents à l'Assemblée nationale mardi dernier.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:22Invité politiqueFait
« ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget, un certain nombre de réformes, mais n'a pas la force. »
- 0:44Invité politiqueFait
« Nous, nous n'avons pas aujourd'hui le pouvoir, mais nous avons la force. La force de 11 millions d'électeurs et la force, celle qui déclenche les guerres ou les empêche. »
- 1:06Invité politiqueFait
« Il est fragile parce qu'il est à la tête d'une coalition qui ne pèse que quelques pourcents des voix. »
- 1:14Invité politiqueChiffre
« Il est issu des Républicains qui pèsent 5% des voix. »
- 6:41Invité politiqueFait
« C'était d'abord, l'assassin est un récidiviste qui était sous OQTF. Donc il n'aurait déjà pas dû se retrouver sur notre territoire. »
- 6:50Invité politiqueFait
« Première problématique, largement connue de tous, c'est la problématique des OQTF. »
- 7:12Invité politiqueFait
« Ne fasse appel. Mais ça, c'est une deuxième, j'allais dire, une deuxième erreur, à minima, de l'administration française. »
- 7:50Invité politiqueFait
« Mais dans ces cas-là, c'est à la préfecture de signaler, de signaler, c'est dans la pratique, de signaler au parquet qu'il y a un dossier sur lequel on doit ou on peut faire appel. »
- 8:33Invité politiqueFait
« Cette personne qui n'est pas française et qui ne devait pas rester sur le territoire français a tué une de nos compatriotes. »
- 8:48Invité politiqueFait
« Il y a une justice laxiste. »
- 9:30Invité politiquePromesse
« Sur l'immigration, il va falloir changer totalement de logique. »
- 10:03Invité politiquePromesse
« Si vous arrivez en France de façon irrégulière, si on ne vous permet pas de rester sur notre territoire en vous délivrant des papiers, vous n'aurez plus jamais une seule chance de vous faire régulariser. »
- 11:01Invité politiqueFait
« Depuis 2020, on a une convention qui nous lie avec le Maroc, qui doit reprendre ses mineurs non accompagnés, les MNA. Le Maroc doit les reprendre, et cette convention a été plutôt pas trop mal pensée, je trouve. »
- 11:18Invité politiqueFait
« C'est l'administration française, pas marocaine, française, qui refuse d'appliquer cette convention, parce qu'elle considère que la capacité d'accueil au Maroc n'est pas adéquate pour reprendre ses mineurs non accompagnés. »
- 12:17Invité politiqueChiffre
« Aujourd'hui c'est 90 jours. Elle est déjà passée à 90 jours. On peut aller jusqu'à 180 jours. »
- 12:36Invité politiqueFait
« Jordan Bardella avait proposé qu'on puisse reprendre la gestion de nos frontières intérieures, même de façon, j'allais dire, pas pérenne, mais enfin, pendant quelques mois, c'est ce que font les Allemands. »
- 14:03Invité politiqueFait
« Comment ne pas saluer Gisèle Pellico, dont la dignité impressionne la France entière, qui est effectivement victime d'un salopard de mari ? »
- 18:20Invité politiqueFait
« Nos collaborateurs ne sont pas les collaborateurs du Parlement européen. Ce sont les collaborateurs des députés Rassemblement National qui contestent le fonctionnement et la finalité de cette Union européenne telle qu'elle est construite aujourd'hui. »
- 28:53Invité politiqueFait
« Le combat d'Israël, c'est le combat des démocraties occidentales, contre l'islamisme radical, contre l'obscurantisme. »
- 29:10Invité politiqueFait
« Soutenir Israël, c'est soutenir la liberté. C'est la mission de l'Occident que de soutenir Israël dans cette partie du globe. »
- 29:19Invité politiqueFait
« Le Hezbollah, quelque part, est encore pire que le Hamas, bien mieux organisé. »
- 30:38Invité politiqueFait
« Le Hezbollah, c'est le poste avancé de l'Iran. L'Iran veut exterminer Israël. »
- 34:04Invité politiqueFait
« 'est la faute des coalitions qui, de Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, ont souhaité mettre sous coupe réglée l'Assemblée nationale en se coalisant, en se répartissant les postes et en niant le fait que nous représentions des millions d'électeurs. »
- 38:52Invité politiqueChiffre
« Pas seulement du coût de l'immigration. Mais évidemment, nous, on l'avait estimé à 15 milliards d'euros d'économie possible. Le coût de l'immigration par an. »
- 39:02Invité politiqueChiffre
« Oui, mais par exemple, les allocations familiales réservées aux Français, c'est près de 4 milliards d'euros d'économie immédiate pour le budget du pays. »
- 41:21Invité politiqueChiffre
« C'est-à-dire qu'on subventionne de plus en plus l'éolien, l'éolien en mer, pour des millions d'euros. J'ai regardé, avec notamment deux parcs d'éolien en mer qu'on va subventionner cette année pour 500 millions d'euros. »
- 42:45Invité politiquePromesse
« Nous on considère qu'il faut ouvrir une grande discussion avec les partenaires sociaux, avec les entreprises, pour augmenter les salaires des Français jusqu'à trois fois le SMIC de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales. »
- 44:41Invité politiqueFait
« Nous revenons avec nos alliés d'Éric Ciotti à 142 députés. Donc le seul doute que nous avons eu, c'est celui que l'on lisait dans les yeux de nos adversaires, qui étaient prêts à sacrifier leurs options politiques, leurs convictions, pour faire élire des gens de la France insoumise. »
- 46:05Invité politiqueChiffre
« si les triangulaires avaient toutes été maintenues, je crois qu'il y en avait 300 de mémoire, il y avait probablement 250 députés Rassemblement National sur les 300 qui pouvaient les remporter. »
- 47:02Invité politiquePromesse
« pour permettre d'exonérer d'impôts sur le revenu des soignants, des médecins ou des soignants qui s'installeraient et qui continueraient, une fois qu'ils sont en retraite, à exercer pour permettre un accès aux soins. »
- 49:59Invité politiqueFait
« Nous sommes le premier parti politique de France. Jordan Bardella y contribue énormément. »
- 50:04Invité politiqueFait
« Nous sommes le premier parti politique de France. »
Temps de parole
- Sébastien Chenu67 %
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Oui, Sébastien Chinepul, largement, quelle est la stratégie du Rassemblement National ? Est-ce que c'est de souffler le chaud et le froid vis-à-vis de ce gouvernement, parce que ça se termine par une nouvelle dissolution dans un an ? Est-ce que vous seriez prêt pour une nouvelle dissolution
? Ce
gouvernement, je ne vais pas me citer, ou en tout cas citer la tribune que j'ai publiée aujourd'hui dans le journal du dimanche, ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget, un certain nombre de réformes, mais n'a pas la force. Ils n
'ont
pas la légitimité, je l'ai dit en début d'entretien démocratique, ils n'ont pas de majorité. Ils ont Emmanuel Macron qui, lui, n'a renoncé à rien, qui n'a pas renoncé à la start-up nation, qui n'a pas renoncé à la souveraineté européenne, qui n'a renoncé à rien. Mais nous, nous n'avons pas aujourd'hui le pouvoir, mais nous avons la force. La force de 11 millions d'électeurs et la force, celle qui déclenche les guerres ou les empêche. Eh bien, c'est-à-dire que nous pouvons empêcher ce gouvernement d'aller trop loin ou l'empêcher de ne pas aller assez loin. Eh bien, nous nous réservons cette possibilité
à tout moment.
Est-ce que
dans votre raisonnement, Michel Barnier est un Premier ministre fragile
? Il
l'est, par nature, par construction. Il est fragile parce qu'il est à la tête d'une coalition qui ne pèse que quelques pourcents des voix. Il est issu des Républicains qui pèsent 5% des voix. Il a accepté, et les Républicains avec lui, comme nous l'avions dénoncé depuis longtemps, une coalition avec la Macronie qui a été totalement désavouée. Donc, bien sûr qu'il est fragile.
Mais votre intérêt
aujourd'hui, c'est plutôt de le maintenir, Michel Barnier, à la tête de ce gouvernement. Est-ce que vous avez intérêt à le faire tomber assez vite, finalement
? Mais,
madame, notre intérêt compte peu, vu la situation du pays. Je viens de vous expliquer que la situation était
catastrophique. Tout à fait. Mais si Michel Barnier
tombe, ça veut dire que potentiellement, peut-être, la gauche peut arriver au pouvoir.
Non, mais,
madame, nous, si nous ne le censurons pas a priori, on m
'a
expliqué, je vous ai expliqué, qu'on n'allait pas le censurer a priori. C'est pour ne
pas
ajouter à la crise économique, sociale, sécuritaire, migratoire, éducative, du logement de notre pays, une crise politique. Donc, un
gouvernement, Michel Barnier, va plutôt
dans votre sens.
Donc,
on est des gens responsables. On les laisse avancer, mais on va voir la façon dont ils avancent. C'est à eux, finalement, de changer de logiciel. C'est à eux d'entreprendre les virages que leur demandent d'entreprendre les Français. S'ils ne le font pas, alors ils nous auront face à eux.
Une scène a été largement racontée par de nombreux témoins lors de la première réunion des présidents à l'Assemblée nationale mardi dernier. Marine Le Pen arrive et se présente à Michel Barnier en disant « Bonjour, Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national. »
Et
Michel Barnier lui répond bien évidemment « On se connaît ». Et Marine Le Pen lui dit « Ah bon ? Parce que vous ne
m
'avez pas pris soin de m'appeler comme c'est d'usage ». Marine Le Pen, à travers cette scène, instaure un rapport de force avec le Premier ministre. C'est comme ça qu'il faut le lire ?
Marine Le Pen est présidente du premier parti d'opposition, mais aussi du premier groupe parlementaire de l'Assemblée nationale. Mais ça voulait dire « C'est moi qui
ai
le pouvoir ? » Non, ça veut dire simplement « Respectez-nous, nous sommes là ». Vous avez face à vous des gens responsables, des élus, des hommes et des femmes qui veulent le bien du pays. Faites attention à ces élus parce qu'ils disent beaucoup, ils vont faire beaucoup, ils vont proposer beaucoup. Et ils sont poussés par 11 millions de Français. Donc s'il faut leur rappeler que nous sommes là, Marine Le Pen l
'a
fait avec élégance et humour.
Mais par exemple, quand Michel Barnier a choisi Bruno Retailleau comme ministre de l'Intérieur, c'était bien un signe de bonne volonté à votre égard, non ? C'est pas comme ça que vous l'avez pris ?
Écoutez, moi j'ai vu, enfin je suis l'actualité politique depuis très longtemps, et je me souviens de Bruno Retailleau, engagé fortement dans la ligne de Philippe de Villiers contre Maastricht, contre l'Union Européenne. Et là aujourd'hui, il est ministre d'un gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de l'Europe, c'est M. Barraud, qui est le plus fédéraliste des fédéralistes. Donc je vois que Bruno Retailleau, finalement, ce qu'il a pu dire
à une époque,
lui permet de s'arranger.
Vous dites
qu'il n'a rien à faire dans ce gouvernement ? Il est à bon
s
'emploi
? A priori, il va devoir composer. Il a accepté de prendre le ministère de l'Intérieur, mais de voir face à lui Didier Migaud au ministère de la Justice,
c
'est-à-dire quelqu'un qui
a
une
philosophie totalement ovosée. Vous
estimez que Bruno Retailleau est compétent ? On verra qu'il soit compétent. Je n'ai pas d'a priori négatif contre Bruno Retailleau. Je regarde les choses, je vous ai décrit des situations qui me semblent un peu incongrues, mais je vois qu'il est borné par un garde des Sceaux qui a un logiciel tout à fait opposé, dont on pourra d'ailleurs parler, parce que l'actualité, nous a démontré que ce garde des Sceaux ne comptait renoncer à aucune de ces inclinaisons idéologiques. Alors
justement, le drame qui a touché la France cette semaine, c'est l'assassinat de la jeune Philippine. Après les obsèques de cette jeune femme, Bruno Retailleau a déclaré de vouloir tout faire en sa mémoire, quitte à bousculer les règles, à renverser la table pour que ça ne se reproduise pas, parce qu'à chaque fois, dit-il, les mêmes causes produisent les mêmes drames. Comment vous interprétez ces propos ? Renverser la table, ça veut dire quoi pour vous
? D
'abord, je ne veux pas commencer à vous répondre sans avoir une pensée, puis sans associer à cette pensée les hommes et les femmes du Rassemblement National, les élus qui m'accompagnent aujourd'hui, le sénateur Auchar, le député du Fossé, mais aussi l'ensemble des militants du Rassemblement National, qui, comme tous les Français, ont été absolument bouleversés par l'assassinat de cette jeune femme. C'est absolument émouvant, c'était terrifiant. Et avant d'entrer sur le fond, je voulais dire ça.
Dire aussi et condamner les polémiques épouvantables véhiculées par la France Insoumise, qui, au moment des minutes de silence pour cette jeune femme, ces derniers jours, ont perturbé avec des chansons, avec des cris,
des applaudissements.
Oui,
mais
vous vous rendez compte, je vois, j'ai noté les noms de M. Dogon, qui était candidat des Verts, Mme Thieland, qui était candidate de la France Insoumise, qui sont des profs dans la vie civile, et qui perturbe une minute de silence. Pourquoi elle n
'est
pas respectable, Philippine ? Parce qu'elle n'a pas eu un refus d'obtempérer, parce que c'est une victime qui est moins intéressante que les autres, il n
'y a
pas d'empathie à nourrir pour une jeune femme comme ça. Ça, on perturbe les minutes de silence, ça en dit long quand même sur l'état d'esprit de cette extrême-gauche et de son incapacité à prendre en compte les souffrances d'une partie de notre pays.
Mais est-ce
que ce drame doit faire l'objet de récupérations politiques
? Il n'y a pas de récupérations politiques.
Et d'invectives entre l
'extrême-gauche et l'extrême-droite ? Il n'y a pas d
'invectives à avoir. On s'incline devant la mémoire de cette jeune femme, et on cherche des solutions lorsqu'on fait de la politique. On ne pousse pas des cris pendant les minutes de silence. Moi, voyez-vous, je cherche, avec mes camarades, avec le groupe Rassemblement National, on cherche des solutions. Parce que, d'abord, dans les faits, il y a quand même énormément d'angles morts, pour ne pas dire plus, qui montrent que la France, en tous les cas, la justice de notre pays a manqué. C'était d'abord, l'assassin est un récidiviste qui était sous OQTF. Donc il n'aurait déjà pas dû se retrouver sur notre territoire.
Première problématique, largement connue de tous, c'est la problématique des OQTF. Mais pas seulement, moi j'ai regardé un peu le déroulé. Il a été libéré de son centre de rétention administrative par une décision du juge des libertés, sans que le parquet, ça représente la société, ça représente l'intérêt des Français. Ne fasse appel. Mais ça, c'est une deuxième, j'allais dire, une deuxième erreur, à minima, de l'administration française.
Ce
que vous êtes en train de me dire, c'est qu'il faut d'abord commencer par respecter des règles, respecter les
lois, et que déjà,
ça aurait évité
le... Mais bien
sûr qu'il
est
pire, parce qu'on nous dit, oui, mais le parquet n
'a
pas fait appel, parce que le parquet n'était pas là à l'audience. Ça arrive que le parquet ne soit pas là à l'audience, ce n'est pas quelque chose qui est exceptionnel. Mais dans ces cas-là, c'est à la préfecture de signaler, de signaler, c'est dans la pratique, de signaler au parquet qu'il y a un dossier sur lequel on doit ou on peut faire appel, parce que c'est un dossier sensible, il y a 10 heures, je crois, et l'appel est suspensif.
C
'est-à-dire, non mais je boucle la chose, l'appel étant suspensif, cet individu n'aurait pas été relâché et n'aurait donc pas tué la jeune Philippine. Donc évidemment, il y a des erreurs, des négligences, des incapacités, on doit reparler des OQTF,
on
doit reparler de la capacité à rester dans un centre de rétention administrative plus longtemps que les 90 jours, bref, la chaîne a manqué, bref, la justice française est en faute. Donc
avant de changer des choses, ce sont des erreurs. S'il fallait changer des choses, renverser
la table,
comme le dit Bruno Retailleau, on a bien compris, comme le dit Bruno Retailleau, renverser la table, ça serait quoi ? Ça veut dire quoi ?
Ce fait de société épouvantable dit plusieurs choses. D'abord, réaffirme le lien insécurité-immigration. Cette personne qui n'est pas française et qui ne devait pas rester sur le territoire français a tué une de nos compatriotes. Ça veut dire qu'évidemment, le lien insécurité-immigration que nous dénonçons depuis des années, évidemment, il saute aux yeux de tous. La deuxième chose, oui, il
y a
une justice laxiste. Je le dis parce que j'ai été encore très fortement impressionné par un fait, là encore, qui illustre ma pensée, à La Rochelle, un jeune homme gay a été violenté, jeté sur des voies SNCF, il est infirme à vie, son attaquant, son agresseur a écopé de 4 ans de prison ferme. Mais enfin, on se rend compte, il laisse un jeune homme infirme à vie, 4 ans de prison ferme. Ce serait bien qu'on sache d'ailleurs qui est cet agresseur.
Donc oui, il y a une justice laxiste. Donc on peut dire aujourd'hui que ces
faits divers sont un test
réel quant
à la fermeté que vous attendez de ce nouveau gouvernement,
et notamment de la part de Bruno Retailleau ? Mais bien sûr,
parce que sur l'immigration, il va falloir changer totalement de logique. Et quand j'entends le garde des Sceaux, ça ne me rassure pas. Le garde des Sceaux qui nous dit « sentiment d'échec », sentiment, non, mais échec total, pas tant. Le garde des Sceaux qui nous dit « attention, pas de récupération, gardons-nous de...
» On ne souhaite pas légiférer sous le coup de l'émotion, vous disiez-le. Alors
ça, je crois qu
'on
l'a entendu 200 fois. À chaque fois qu'il y a un fait de société d'une gravité incroyable en France, il ne
faut
pas légiférer sous le coup de l'émotion. Mais on aurait dû légiférer 200 fois de plus.
Est
-ce qu'il faut une loi immigration, maintenant une nouvelle loi immigration ? La dernière, elle remonte au début de l'année.
Mais il faut avant même une loi sur l'immigration, poser des principes. Si vous arrivez en France de façon irrégulière, si on ne vous permet pas de rester sur notre territoire en vous délivrant des papiers, vous n'aurez plus jamais une seule chance de vous faire régulariser. Vous n'aurez le droit à rien. Pas de logement, pas d'aide sociale. Il faut envoyer ce message très fermement.
Ça, ça
passe par une loi ou pas ? Mais ça, ça peut passer évidemment par une loi. Donc
vous n'aurez une nouvelle loi immigration.
Mais il faut aller bien plus loin. Quand j'entends, si vous voulez, que Mme Castet, qui devait être la première ministre de l'extrême-gauche, dit «
il
faut régulariser tout le monde », on voit bien qu'il y
a
des gens... Elle est revenue un
peu sur ses propos. Oui, elle est
revenue parce qu'elle a bien compris que les Français ne sont pas du tout d'accord avec
ça.
Sébastien Chenu.
C'est-à-dire qu'il y a deux écoles dans ce pays. Donc il faut
une nouvelle loi immigration. Qu'est-ce que vous mettez en priorité dans cette loi immigration ?
Il
faut aujourd'hui savoir comment on acquiert la nationalité française, comment on se maintient sur notre territoire, pour combien de temps. Les OQTF, comment on les négocie ? Ça, ce n
'est
pas forcément une loi. C'est mettre la pression, c'est le bras de fer avec les États. C'est quoi votre
solution pour exécuter les OQTF ? J'y viens, mais je vais vous donner
un exemple intéressant. Depuis 2020, on a une convention qui nous lie avec le Maroc, qui doit reprendre ses mineurs non accompagnés, les MNA. Le Maroc doit les reprendre, et cette convention a été plutôt pas trop mal pensée, je trouve. Eh bien, que croyez-vous qu
'il
se passe ? C'est l'administration française, pas marocaine, française, qui refuse d'appliquer cette convention, parce qu'elle considère que la capacité d'accueil au Maroc n'est pas adéquate pour reprendre ses mineurs non accompagnés. Donc on marche vraiment sur la tête. Donc les leviers qu'on doit actionner, c'est évidemment dire à ces pays, on va revoir votre aide au développement. Vous ne voulez pas reprendre vos ressortissants qui commettent des actes de délinquance, ou pire, chez nous, on va revoir l'aide au développement. Ça c
'est de la
diplomatie.
Et je reviens, excusez-moi, sur la loi immigration. Vous ne dites pas ce que
vous voulez payer une marche dans une
nouvelle
loi immigration.
Mais je vous donne un exemple. On peut aussi taxer, ça peut faire partie aussi d'une loi, beaucoup plus fortement les transferts d'argent. Et là, vous avez aussi un deuxième levier. On peut aussi dire à ces États, vos dirigeants ne viendront plus jamais se faire soigner dans les hôpitaux français. Sincèrement, ce bras de fer, il est diplomatique, et pas seulement, il est aussi économique, vous l'avez vu, mais il faut l'entreprendre. Les accords de 68 qui régissent notre relation avec
l'Algérie. Par
exemple, dans les centres de rétention, est-ce qu'il faut autoriser, est-ce qu'il faut augmenter la durée maximale de
rétention ? Bien sûr,
aujourd'hui
c'est 90 jours. Elle est déjà passée à 90 jours. On
peut aller jusqu'à 180 jours. Ça c'est la loi, ça pourrait faire partie
d'une loi. C'est ce que permet l'Union européenne, effectivement.
Ça pourrait faire partie d'une loi. Nous y sommes non seulement ouverts, mais nous demandons qu'il y ait un changement à 180 degrés d'orientation en politique migratoire. Et puis bien entendu, ça passera par la gestion de nos frontières. Je rappelle que Jordan Bardella avait proposé qu'on puisse reprendre la gestion de nos frontières intérieures, même de façon, j'allais dire, pas pérenne, mais enfin, pendant quelques mois, c'est ce que font les Allemands. On s'était moqué de nous pendant l'élection européenne. Aujourd'hui, les Allemands sont en train de le faire. La renégociation de Schengen, plusieurs pays y sont prêts. Il y a tout un éventail de possibilités.
Les Allemands ne sont
pas en train de renégocier
Schengen. Non, j'ai dit en plus. Ils ont fermé temporairement leurs frontières, mais c'est temporaire. J
'ai dit en plus, mais ça veut dire qu'on peut le faire si les Allemands le font. On
l'a fait, de façon temporaire, après les attentats de 2015. Et
au moment du Covid aussi.
Mais j'ai dit,
alors pourquoi on ne le fait pas
?
Parce que c'est temporaire, cette mesure.
Faisons-le déjà temporairement. Nous ne sommes pas en train de renégocier pour un temps. Faisons-le déjà comme
les Allemands. Temporairement, ça nous fera du bien. Avant de gérer le stock des délinquants étrangers qui sont dans notre territoire, essayons d'empêcher le flux d'arrivée.
Claire Conry.
Oui, Sébastien Chenu, une autre forme de crime, et surtout de crime sexuel, a bouleversé la France récemment. C'est évidemment le procès Pellico. C'est une femme violée sous sédation par des dizaines d'hommes et tout ça organisé par son époux. Là, on parle d'un monsieur tout le monde, d'un qui-dame. On vous a très peu entendu dénoncer ce genre d'hommes. Quelle est votre réaction ? Puisque là, on se trouve dans un cas qui n'est pas lié avec le sujet de l'immigration dont on vient de parler.
Alors, on ne
va
pas faire le parallèle. C'est une autre affaire. Je ne
veux
pas qu'on les lie. Éminemment émouvante. Comment ne pas saluer Gisèle Pellico, dont la dignité impressionne la France entière, qui est effectivement victime d'un salopard de mari ? Évidemment, je pense que ça pose le doigt sur plusieurs choses. Ça pose le doigt, évidemment, sur la culture du viol qui est répandue dans nos sociétés, évidemment, occidentales, sur lesquelles nous appelons aussi à plus de fermeté, c'est
-à
-dire pas d'aménagement de peine, des sanctions qui soient plus lourdes, notamment en particulier en matière de récidive. Il y a des facteurs aggravants. Regardons-les, effectivement. Je rappelle que la majorité des viols se font dans le cadre familial ou dans le cadre amical. Ça ne se fait pas forcément dans la rue. Donc, moi, j'appelle à des sanctions beaucoup plus lourdes.
Et puis, évidemment, ça remet en question, et ça questionne, sur la priorité qu'avait fait Emmanuel Macron de la lutte contre les violences faites aux femmes il y a quelques années, sur lesquelles je considère que nous n'avons pas eu beaucoup de résultats, alors qu'en Espagne, par exemple, ils ont eu des résultats incroyables sur les mesures d'éloignement, etc. On a un groupe, nous, c
'est
le député Emmanuel Taché de La Pagerie, des Bouches-du-Rhône, qui gère ça avec un groupe de députés en délégation droits des femmes, qui travaille sur ces sujets
-là. On peut quand même
dire, Sébastien Chenu, qu'on a peu entendu, malheureusement, la classe politique sur cette affaire pellicaux, ou en tout cas avec retard.
Oui, madame, l'affaire est en jugement actuellement. L'affaire est en train de juger.
C
'est compliqué, peut
-être, de
s'immiscer dans le débat autrement que ce que
je viens de dire. Mais on entend les politiques s'exprimer sur beaucoup
d'autres affaires qui ne
sont pas encore jugées.
Mais attention aussi à cette capacité à essayer d'utiliser un procès pour alimenter des discours. J'entends qu'on devrait redéfinir, par exemple, le viol, la définition du viol avec
un changement... Avec un changement du consentement.
Oui, avec un changement du consentement.
Ce
serait effectivement
à
l'accusé de prouver le consentement. Ce serait ça.
Attention à tout ça.
Non, je ne
suis
pas favorable à ce qu'on change cette définition du viol, que ce soit à l'accusé de prouver le consentement. Je pense que tout ça peut ouvrir des portes qui peuvent être ensuite des brèches dans la justice difficiles à refermer.
Il est midi 22. Le Grand Jury. Question Express. Avec Pauline Buisson de M6 qui nous rejoint, et toujours Claire Convite du Fidiaro pour vous interroger. Question Express, c'est donc une série de questions et une réponse par oui ou par non, pour ou contre. La stratégie migratoire de Giorgia Meloni est-elle un succès
?
Force est de constater qu'elle apparaît en Italie comme ayant des résultats. Donc, je ne sais pas, un
succès, ça se
mesure. Un succès, vous savez, c'est comme la carrière de Brigitte Bardot. On le mesure dans la longueur. Je lui souhaite bon anniversaire d'ailleurs. Mais on le mesure dans la longueur. Donc, c'est plutôt aujourd'hui une opération qui a l'air de fonctionner.
Refusez-vous de parler de remigration quand vous envisagez d'expulser des clandestins ?
Oui, moi, je refuse de parler de remigration. Ce n'est pas du tout le concept qui nous anime. Je pense qu'il faut savoir gérer la politique migratoire au niveau national. Je ne parle pas de remigration. Pauline Buisson.
Faut-il rouvrir les discussions sur l'assurance chômage ? Le gouvernement, il semble, prêt.
Il faut abroger aujourd'hui les réformes néfastes de l'assurance chômage qu'a tenté de mettre en place, qu'a mis en place le gouvernement Macron. Donc, on peut reparler, on peut réouvrir, mais il faut surtout abroger la réforme de l'assurance chômage.
Et
une dernière question, le périphérique parisien à 50 km heure ?
Ridicule,
sans arrêt, cette écologie punitive. Pourquoi pas, finalement, interdire le périphérique aux voitures ? Je pense que c'est la dernière étape de la politique d'Anne Hidalgo.
Le
Grand Jury, l'actualité de la semaine.
Et
l'actualité de la semaine prochaine sera marquée par l'ouverture du procès des assistants parlementaires européens. Leur Assemblement National est soupçonné de les avoir utilisés pour le parti et pas pour assister ses députés, en clair, pour faire des économies. 27 personnes sont poursuivies, et notamment Marine Le Pen, pour détournement de fonds publics, complicité et recel de fonds publics. Dans quel état d'esprit, Sébastien Chenieux, abordez-vous ce procès
?
Combatif et serein. Combatif et serein parce que, d'abord, il y a zéro enrichissement personnel. Je veux le dire, il n
'y
a pas un euro d'argent public qui a atterri dans la poche des dirigeants du Rassemblement National. C'est important de le dire. Zéro emploi fictif. On ne reproche pas de faux emplois. On reproche que ces emplois n'aient pas été faits au bénéfice du Parlement européen. Mais moi, je dis une chose. Nos collaborateurs ne sont pas les collaborateurs du Parlement européen. Ce sont les collaborateurs des députés Rassemblement National qui contestent le fonctionnement et la finalité de cette Union européenne telle qu'elle est construite aujourd'hui. Donc, on a des députés...
Le fonctionnement
du Parlement
précise bien que les assistants doivent travailler pour les députés européens, et en l'occurrence pas pour le parti, ce qui était le
cas. Mais
nos collaborateurs sont aussi des militants politiques. Ce ne sont pas des fonctionnaires.
Ils travaillent...
Vous réfutez le fait que le Rassemblement National ait voulu et cherché, parce qu'il était dans une situation financière à ce moment-là compliquée, à faire des économies en utilisant effectivement une ressource qui étaient les assistants parlementaires
européens
pour son propre service.
Oui, mais nous le contestons. Et d'ailleurs, on dit que vos collaborateurs avaient des fonctions dans le parti politique. C'était su. Il
y a
un organigramme du parti politique qui ne
l
'était pas caché. On
s'est caché que nos collaborateurs avaient des engagements.
Oui, mais il y avait dans les échanges internes même du parti des calculs qui permettaient de voir quelle économie réalisait le parti grâce à...
Ce n'était pas la
finalité. La finalité, c'est que nos collaborateurs, et ils le sont tous, sont aussi des militants politiques. Et c'est vrai qu'ils mènent une bataille contre cette institution. Et d'ailleurs, c'est un procès... Je ne dirais pas un procès politique, mais c'est un procès contre un parti politique qui est fait. Je rappelle que c'est M. Schultz, il y a dix ans, le président socialiste... Il y
a
trois partis français poursuivis pour les mêmes... Oui,
d
'accord,
mais
enfin, lui, c'était le président socialiste du Parlement européen qui n'a cessé de nous combattre. Donc c
'est
un procès fait à un parti politique et à d'autres aussi. Ça a été fait à la France insoumise et à François Bayrou. Donc on voit bien que le Parlement européen ne supporte pas d'avoir des députés qui ont des collaborateurs qui font de la politique et qui ne suivent pas uniquement la
ligne du Parlement européen.
Donc
vous considérez que c'est un procès
politique, alors ? C'est le procès de parti politique. Pauline Buisson.
Est-ce que ce procès risque d'empêcher Marine Le Pen d'être totalement présente sur la scène politique ? On le rappelle, le procès va durer deux mois, trois demi-journées d'audience par semaine. Comment est-ce qu'elle va s'organiser, Marine Le Pen ?
Marine Le Pen a choisi d'être très présente dans ce procès. Certains disent « Ah, elle va se cacher, elle ne viendra pas... » Non, pas du tout, ce n
'est
pas le genre de la maison. Marine Le Pen sera très présente pour montrer notre bonne
foi. Plusieurs fois par
semaine à l
'audience ?
Plusieurs fois par semaine, pour démontrer notre bonne foi. Elle avancera un certain nombre de nouveaux éléments, je crois, qu'elle a en sa possession. Elle a décidé de se battre parce qu'elle est sûre de son bon droit, de notre capacité... Malgré tout, elle
a
fragilisé indéniablement.
Non, ça ne la fragilisera pas.
Elle ne joue pas sa candidature. À partir du moment où nous
pensons que Marine Le Pen ne sera pas condamnée, il n
'y a
pas de raison d'être fragilisée.
Elle joue quand même sa candidature pour 2027. Elle risque notamment cinq ans d'inéligibilité.
Oui,
mais il n
'y a
pas de raison qu'elle soit déclarée inéligible puisque François Bayrou, poursuivi pour les mêmes faits, président de parti politique lui aussi, a été relaxé. Donc, ce qui vaut pour l'un devrait valoir pour l'autre, même si c'est vrai qu'on nous réserve parfois des traitements qui ne ressemblent pas à ceux qu'on réserve aux autres. L'implication de l
'un
et l'autre ne sont peut-être pas de même nature non plus.
Eh bien, nous le démontrerons. Eh bien, Marine Le Pen
le démontrera. Elle est sûre de sa bonne foi et elle a raison. Et nous ne comptons pas nous laisser impressionner.
Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, est notre invité dans ce grand jury. On se retrouve dans un instant. Nous allons parler notamment de la situation très préoccupante au Liban. Et on reviendra sur ce qui vous attend aussi au Parlement. A tout de suite.
Le
grand jury RTL Le Figaro Public Sénat M6.
A
ceux qui font les choses à 80%. A ceux qui travaillent à 80%, bah oui, les post-cafés quoi. Et à ceux qui après une bonne journée de travail vont s'endormir à 80% du film. Comme ça, vous êtes sûr que ça finit bien. Vous allez être content. Dès mardi, Intermarché offre 80% en avantages cartes sur les produits de la marque Nutella. 80% c'est cadeau, c'est notre anniversaire. Et à la semaine prochaine dans un nouveau rayon. Intermarché, tous unis contre la vie chère. Jusqu'au 6 octobre, dès 10 euros et dans la limite de 20 euros d'achat. Hors muffins et glaces. Drive et modalité sur intermarché.com. Pour votre santé, bougez plus.
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Les
infos, Victor Pourchet. Près d'un million de personnes déplacées à cause des frappes israéliennes au Liban. Le plus grand nombre de l'histoire du pays, selon son premier ministre, alors que l'armée appelle à préserver l'unité nationale et la paix civile. Des raids israéliens qui ont continué ces dernières heures de salle affirment en avoir mené des dizaines et tué un nouveau haut gradé du Hezbollah libanais après son chef Hassan Nasrallah. Je demande à tous et aux évêques de ne pas couvrir les abus. Le mal doit être exposé. Déclaration du pape François pour conclure un déplacement en Belgique. L'église secouée en France par les récentes accusations d'agression sexuelle visant l'abbé Pierre.
En France, le suspect d'un homicide au couteau identifié est recherché à Belfort. Un différent familial serait à l'origine du drame, selon les premiers éléments. Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être le candidat de toute la gauche pour l'élection présidentielle 2027. Lâche ce matin à Ouest France Olivier Faure, le chef de file insoumis, pas assez rassembleur pour le patron des socialistes qui plaide pour une primaire ou encore une convention citoyenne pour désigner un candidat. Et puis en sport, désillusion française aux mondiaux de cyclisme en Suisse. Le doublement sacré, Julien Alaphilippe, s'est déboîté l'épaule après une chute. Il a été contraint d'abandonner à 220 kilomètres de l'arrivée.
Il
est bientôt midi 31 sur RTL. Dans un instant, on ne
manque
pas la suite du grand jury RTL Public Sénat avec le Figaro et M6 présenté par Olivier Bost, son invité. Aujourd'hui, vous l'avez suivi, le député Rassemblement National du Nord. Et vice-président du RN, Sébastien Chenuch. Savez-vous comment on reconnaît une insuffisance cardiaque
? Non ? Vous
n'êtes pas seul.
Parce
que des centaines de milliers de Français qui vivent avec cette maladie ne le savent pas non plus. Essoufflement inhabituel
? Prise
de poids rapide
?
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réservée aux particuliers sur les véhicules Dacia jusqu'au 31 décembre 2024. Conditions générales et prises de rendez-vous sur Dacia.fr. Présenté par Olivier
Boste.
Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et député du Nord. Et notre invité aujourd'hui, à mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Pauline Buisson de M6.
Le
Grand Jury, tout est politique.
On
va parler de l'actualité internationale avec le Liban, bien entendu. Israël continue de frapper le Hezbollah. La France demande à Israël de cesser ces bombardements et s'oppose à toute opération terrestre. Soutenez-vous cette position française, Sébastien Chenu.
Qu
'il y ait de la retenue, évidemment, les populations civiles, les 600 soldats aussi français qui, dans le cadre de la finule, sont sur le terrain, à la frontière avec Israël, nous amènent à devoir demander à Israël une certaine forme de retenue. Mais en revanche, notre soutien, d'abord soutien au peuple libanais. Il faut commencer par là, d'abord. Le peuple libanais, le Liban, est un pays ami, est un pays frère. Il doit avoir notre plein soutien, il faut le redire. Et puis, notre soutien à Israël, dans le combat qu'il mène contre le Hezbollah, me semble
aussi... Vous estimez
aujourd'hui que c'est une défense légitime de la part d'Israël
? Évidemment, mais d'ailleurs, je vais vous dire, le combat d'Israël, c'est le combat des démocraties occidentales, contre l'islamisme radical, contre l'obscurantisme. Soutenir Israël, c'est soutenir la liberté. C'est la mission de l'Occident que de soutenir Israël dans cette partie du globe. Soutenir Israël, c'est soutenir aussi des combattants qui se battent face à des gens qui les ont agressés et qui veulent les tuer, les exterminer. Et le Hezbollah, quelque part, est encore pire que le Hamas, bien mieux
organisé. On dit qu'il se qu'il y a là dans
la région.
Mais
pour l'instant, Israël se défend. Israël veut en finir avec le Hezbollah qui veut l'exterminer. Donc comment voulez-vous qu'un peuple, qu'un pays démocratique ne se prémunisse pas de voisins qui veulent les exterminer ? Il n
'y
a pas eu d'assassinat du leader du Hezbollah. Moi,
je
n'appelle pas ça un assassinat. Nous avons mis fin à la vie d'un terroriste, d'un des plus grands terroristes du monde. C'est ce que défendre. Oui,
mais
c'est important de le dire parce que j'entends Jean-Luc Mélenchon dire « Ah,
l
'assassinat de... » J'oublie son nom au moment où je vous parle du dirigeant du Hezbollah. Voilà. Et va mettre le feu aux poudres. Enfin, ce n
'est
pas un assassinat. C'est un terroriste. On se prémunit contre un terroriste. Je note aussi, et je le dis parce que je le dis librement ici, enfin, j'ai vu certains médias, je pense à l'AFP, je pense au Monde, présenter M. Nasrallah, vous voyez, je dis « Monsieur », avec des égards qu'on n'aurait pas pour d'autres chefs terroristes.
Et
heureusement, d'ailleurs, mais enfin, on dit que
c'est
le Che Guevara du monde arabe. Il était incroyablement charismatique. Enfin, on le présente d'une façon qui, je trouve, laisse penser qu'il
y a
un peu de complaisance vis-à-vis du Hezbollah. Le Hezbollah, c'est le poste avancé de l'Iran. L'Iran veut exterminer Israël. À partir de là, on a tout dit. Et à partir de là, on doit soutenir Israël, évidemment. Vous dites que le Hezbollah, c'est pire que le Hamas. Pourquoi ? Oui, parce qu'ils sont plus nombreux, ils sont plus organisés. Ils
sont
plus militarisés, probablement plus déterminés encore, bien entendu. Et puis le Hezbollah, ils ont cannibalisé le Liban. Ils empêchent le Liban de pouvoir reprendre son souffle. Et on devrait, et les forces occidentales devraient, là encore, être derrière les forces démocratiques qui doivent reprendre pied au Liban, les aider à se reconstruire, et profiter finalement de ça demain pour aider le Liban à se reconstruire. Là où d'autres seraient ou ne seraient pas. Le
Hezbollah,
c'est l'Iran.
On
sait que c'est l'Iran qui est derrière le Hezbollah. D'où le risque d'escalade dans la région dont je parlais il
y
a quelques instants. Qui inquiète nos compatriotes ? Qu'est-ce que vous leur dites pour les rassurer quand même ?
Bien
sûr, moi je comprends l'inquiétude de nos compatriotes. Notamment en particulier, d'abord nos compatriotes de confession juive, qui sont les premiers exposés. Moi je ne peux pas rester insensible. Je suis régulièrement interpellé dans la rue par un certain nombre de nos compatriotes de confession juive, qui me disent la difficulté qu'ils ont à vivre, parfois l'angoisse qu'ils ont à vivre sur le sol français. Et on
est juste
avant l
'anniversaire du 7 octobre. Donc on ne peut pas non seulement être complaisant, mais on doit réaffirmer un certain nombre d'initiatives. Notamment, je vous l'ai dit, celles du soutien à Israël, en rappelant à Israël qu'il y a des civils, qu'il y a des règles effectivement dans une guerre que l'on mène. Moi je ne suis pas un fan de M. Netanyahou et de la politique qu'il mène. Je crois qu'il
y a
beaucoup d'Israéliens d'ailleurs qui sont en désaccord avec la politique qu'il mène dans son pays. Mais enfin, Israël c'est le fer de lance du monde occidental dans cette géographie, dans cette partie du globe. Et je crois que là encore, il ne
faut
pas faire preuve de faiblesse. Faire preuve de faiblesse, envoyer des signes de faiblesse face à de tels agresseurs. Certains disent, profitons-en pour reconnaître la Palestine. J'entendais un discours presque ambigu d'Emmanuel Macron là-dessus, qui disait, mais on va faire peut-être un pas. C'est certainement pas maintenant. Parce que ça voudrait dire qu'on encourage, qu'on laisse encourager une certaine forme de violence qui derrière permettrait de revendiquer la reconnaissance de la Palestine. Moi je n'y suis pas favorable.
On revient à l'actualité politique française.
Le
grand
jury,
ça se passe au Parlement.
Alors
une question vraiment qui va arriver dans l'actualité du Parlement, mais êtes-vous candidat au poste de vice-président de l'Assemblée nationale ? C
'est
un poste que vous occupiez avant.
Pas
forcément. Il y
aura
un candidat du Rassemblement national, mais avec ma collègue Hélène Laporte, nous avons été tous les deux les premiers vice-présidents du Rassemblement national de l'Assemblée. Moi je suis président délégué du groupe avec mon collègue Tanguy. On a beaucoup à faire. Et je pense qu'il faut aussi que les responsabilités puissent circuler.
Donc vous ne serez pas
candidat.
Il y
aura un candidat du Rassemblement national,
il
y
en aura un, on se détermine.
Mais il n
'y a
pas forcément moi, vous savez. Nous on n'est pas comme les autres. On n'est pas propriétaires ad vitam aeternam de nos fonctions. Et je pense que c'est aussi ça que les Français aiment voir chez nous, c'est qu'on est capable de prendre un certain détachement et de ne pas revendiquer d'être titulaire ou propriétaire d'une fonction quand elle pourrait nous échouer. Les choses ne
sont
pas faites.
Alors ce poste va se libérer, je le précise quand même, parce qu'Annie Gennevard a rejoint le gouvernement à l'agriculture et qu
'elle
occupait ce poste de vice-président. Vous aviez raté tous les postes à responsabilité. C'est joliment présenté. Voilà.
C
'était la faute de qui
?
C
'est la faute des coalitions qui, de Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, ont souhaité mettre sous coupe réglée l'Assemblée nationale en se coalisant, en se répartissant les postes et en niant le fait que nous représentions des millions d'électeurs.
Il y
a un axe à Attal-Wauquiez pour vous ?
Ça
a été le cas au moment de cette élection. Alors peut-être que cet axe se détériore jour après jour. Est
-ce
que Laurent Wauquiez pourrait soutenir justement un candidat du Rassemblement national pour ce poste
de vice-président
? Mais il devrait le soutenir. Il devrait nous soutenir lorsque
nous candidatons. Vous en avez parlé avec lui
? Non, je n
'ai
pas parlé avec Laurent Wauquiez. Mais lorsque nous candidatons parce que nous représentons le premier groupe de l'Assemblée nationale, nous devrions, et qu'aujourd'hui, les Républicains, contrairement à ce qui est inscrit encore dans les textes, ne sont pas un groupe d'opposition, mais sont le groupe de la majorité. Vous savez que les groupes doivent s'inscrire lorsqu'ils sont dans l'opposition. Les Républicains sont toujours inscrits comme groupes d'opposition. C'est quand même un peu fort de café. Alors qu'ils sont la colonne vertébrale, finalement, du gouvernement.
Donc moi j'appelle Laurent Wauquiez à clarifier sa situation et à laisser la vie démocratique vivre son rythme à l'Assemblée nationale.
Vous aurez dans un mois une niche parlementaire.
C
'est là où vous pouvez proposer un certain nombre de lois. Alors il ira sur les retraites, sur les peines planchées, les facilités d'expulsion aussi pour les étrangers. D'abord, quel texte allez-vous mettre en priorité
? Alors
nous allons avoir sept textes de mémoire. On a voulu que ce soit des textes qui touchent la vie quotidienne des Français. Une niche parlementaire, vous l'avez brièvement rappelé, c'est le moment où un groupe peut avoir la maîtrise de l'ordre du jour, proposer des textes.
Là, c'est
pas
pour embarrasser à la fois la gauche ou la droite ? Parce qu'il
y a des textes où
on pourrait voter
la gauche, d'autres que... Bien sûr, on espère bien que la gauche, la droite, le centre votent nos textes. Le premier, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. C'est un texte, on ne se cache pas derrière notre
petit doigt. C'est le premier
texte qui sera inscrit
à l'ordre du jour ? Bien sûr, il sera porté par... Il y en aura un premier en discussion.
Bien sûr, premier texte inscrit. Revenir à 62 ans, 42 annuités, 62 ans, âge de départ en
retraite. Et là, c'est la gauche
que vous souhaitez mettre dans l'embarras avec ce
texte
? Tous ceux qui sont contre la réforme des retraites telle qu'elle a été proposée par Emmanuel Macron. Et j'ai l'impression qu'ils sont nombreux, y compris au-delà de la gauche. Le
PS a
déjà dit qu'il ne voterait pas votre...
Alors, ce sont des hypocrites. Parce qu'ils ont tapé sur des casseroles pendant des semaines. Parce qu'ils ont râlé et défilé contre la réforme des retraites. Et quand on leur amène sur un plateau le fait de pouvoir l'abroger, Thomas Ménager, député du Loiret, Guillaume Florequin, député du Nord, qui a battu Fabien Roussel, notamment sur ce sujet-là, vont défendre notre texte d'abrogation de la réforme des retraites, eh bien, on leur dit, on vous l'amène sur un
plateau. Mais peut-être
parce qu'ils veulent essayer de vous prendre de court et proposer des amendements au budget de la Sécurité sociale qui arrivera en discussion à l'Assemblée avant votre niche parlementaire.
Vous avez raison et vous avez
utilisé le bon terme. Peut-être veulent-ils nous prendre de court ?
C
'est-à-dire peut-être que l'intérêt des Français, en réalité, passe pour
eux après l'intérêt. Tous les groupes politiques sont forcément dans la stratégie un peu politique. Non, parce que nous, nous considérons... Mais du coup,
est-ce que vous, vous allez soutenir leurs amendements s'ils proposent
des amendements
? Mais on l
'a
déjà fait.
Est
-ce qu
'il
va dans le bon sens ? On le soutient. Que ça vienne d'un banc ou d'un autre. Si ça va dans le sens de l'intérêt des Français, on le soutiendra. Mais il n
'y a
pas que ce texte dans notre niche. Vous avez cité, mais il
y
a aussi un texte sur les peines planchées. C'est assez redondant, finalement, avec l'actualité, notre conversation d'il y a quelques intents, qui sera portée par Pascal Borde, qui est une députée du Gard, une avocate, pour revenir, pour les récidivistes, à des peines planchées. Ça, c'est très concret. Ça ne coûte pas un euro. Ça n
'a
pas d'implication budgétaire. Et nous attendons que, par exemple...
Des
études ont montré qu'elles n'empêchaient pas franchement la
récidiviste. Oui, enfin, des études ont
montré l'inverse aussi. Donc, je vais vous dire... Non, la majorité
des
études montrent que l'effet dissuasif, quand elles ont été appliquées, notamment sur Nicolas Sarkozy, l'effet dissuasif était...
Alors, ne faisons
rien, madame. Alors, ne faisons rien.
Non, mais peut-être qu
'on peut imaginer autre chose. Peut-être qu'on peut imaginer autre chose. Eh bien, nous,
on pense le contraire. On pense que ça fait partie du dispositif qui permet de montrer que la justice n'est pas laxiste. Et puis, on proposera aussi un texte sur le logement pour réduire les contraintes des diagnostics, notamment qui permettent de louer ou pas votre logement. Aujourd'hui, vous savez que lorsque vous avez un mauvais diagnostic énergétique dans votre logement, vous ne pouvez pas le louer. Ces contraintes sont trop importantes. Elles resserrent le marché du logement. C'est le député Frédéric Falcone, député de l'Aude, qui portera là encore ce texte. Il faut desserrer le marché du logement. C'est un des problèmes principaux. Les députés que nous sommes le savent.
La première cause pour laquelle on vient nous voir dans nos permanences, c'est des problématiques de logement. Donc, ça existera toujours. On n
'est
pas pour que ce diagnostic énergétique n'existe plus. Mais on ne veut pas qu'il serve à empêcher de louer un logement. Les gens seront évidemment informés de l'État et énergivore de leur logement. Mais ça ne sera pas une cause pour empêcher de le louer.
Pour revenir au budget, pour être dans les clous budgétaires, les fameux 3%, il faut faire à peu près 25 milliards d'euros d'économie par an. Vous dites toujours que votre source d'économie viendrait du coût de l'immigration. Vu les sommes aujourd'hui en jeu, qui sont absolument colossales, est-ce encore suffisant ?
Pas seulement du coût de l'immigration. Mais évidemment, nous, on l'avait estimé à 15 milliards d'euros d'économie possible. Le coût de l'immigration par an. Oui, mais par exemple, les allocations familiales réservées aux Français, c'est près de 4 milliards d'euros d'économie immédiate pour le budget du pays. Donc ça a vraiment du sens. Aujourd'hui, vous nous contraintes, ça ne fait même pas un an d'économie. Mais il n'y a évidemment pas que cela. Si on parle du budget, je le disais, il y a à la fois des économies à réaliser, il y a à la fois une fiscalité à repenser, et puis il y a à la fois une économie à relancer. C'est sur ces trois leviers qu'on essaye d
'agir. Sur la fiscalité,
est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou pas des
plus
riches ? Vous dites sur la fiscalité, alors parlons de la fiscalité. Nous,
on
considère que quand vous dites augmenter les impôts des plus riches, c'est quoi les plus riches ? Moi, je me méfie du discours de Michel Barnier, qui commence à dire qu'on va le faire sur les plus riches, et puis à la fin, on va s'apercevoir que c'est le gel du barème de l'impôt sur les revenus, et que ça va toucher 300 000 Français, qu'on va mettre finalement à contribution supplémentaire pour récupérer 4 milliards.
Michel Barnier qui parle
aussi de justice fiscale, ça, ça vous
passe
?
Oui, mais d'accord,
mais ça c'est les mots. Vous savez, les mots MOTS
des Républicains se
transforment souvent en mots MAUX lorsqu'il s'agit d'implications budgétaires, on l
'a
vu, lorsqu'ils ont été aux commandes. Donc il
ne faut toucher
à aucune
tranche d'impôt ? Bien sûr que ça, pas sur les impôts.
Pas sur les impôts, je pense qu'il y a urgence à ne pas y toucher. Même des plus aisés,
il ne
faut
pas y
toucher ? Sur
le revenu, moi je serais favorable, nous serions favorables à donner de
l
'oxygène, notamment à permettre au moins de 30 ans d'être dispensé de l'impôt sur le revenu. Il faut donner de l'oxygène de ce côté-là,
mais en revanche,
et il y
a
des priorités à faire, en revanche, je pense que sur les sur-profits, pas les profits, c'est
-à
-dire des profits qui sont faits en dehors de la stratégie de l'entreprise, à des moments clés, c'est-à-dire, on l'avait vu avec le Covid, eh bien il y
a
des entreprises
qui évidemment... Ça c'est plus
énergéticien, là, vous pensez aux énergéturelles.
Oui
d'accord, mais enfin ça ramène beaucoup d'argent dans les caisses. Le rachat d'actions entre entreprises, ça aussi c'est quelque chose que nous pouvons taxer
beaucoup plus.
Vous décrivez précisément envisagé par Michel Barnier, donc ça vous le voterez. Ça, ça on le votera. On ne
va
pas voter l'inverse de ce que nous défendons. Ça nous le voterons. Et vous savez que sur le budget, on peut voter par proposition globalement. Et puis globalement. Ça c'est sur la fiscalité. Sur les économies, vous avez parlé de l'immigration. Est-ce que vous avez regardé que dans le projet de budget, aujourd'hui, les deux budgets les plus en hausse,
c
'est la contribution à l'Union Européenne. Donc ça, ça continue de monter. Avec plus 8% de contribution de la France au fonctionnement de l'Union Européenne. C'est-à
-dire
que la France va donner 25 milliards d'euros par an. Là on se dit stop, il faut arrêter. Et puis les énergies intermittentes. Là c'est le pompon. C'est-à-dire qu'on subventionne de plus en plus l'éolien, l'éolien en mer, pour des millions d'euros. J'ai regardé, avec notamment deux parcs d'éolien en mer qu'on va subventionner cette année pour
500 millions d'euros. Oui, ça on arrête ça madame.
En tous les cas, nous considérons que cette énergie, non pas renouvelable mais intermittente, coûte très cher aux Français, apporte très peu de résultats. Donc évidemment, là il y a des sources d'économie. Mais j'en ai d'autres. La fraude. Je termine sur les économies, si vous me permettez. Olivier Bost. Puisque la fraude, Gabriel Attal avait indiqué qu'il y avait 10 milliards à aller chercher. Le Haut Conseil de surveillance, je crois, des finances publiques, cet organisme, je crois, vient de rendre un rapport disant qu'il
y
a 13 milliards de fraudes à aller chercher. Le 29 septembre,
il
a rendu ce rapport. 13 milliards. On est sur du détournement de RSA, sur du travail au noir,
etc. C'est
essentiellement de la fraude sociale en provenant des entreprises.
Là c'est de la fraude sociale.
Mais 13 milliards, même si on ne récupère pas
tout.
Ce n
'est pas de la
fraude au
RSA. Même si
on ne récupère pas tout. Venant des entreprises. Sur la fraude sociale, c'est de
la
fraude au RSA. Mais même si on ne récupère pas tout, même si on récupère la moitié, vous vous rendez compte de ce que c'est ? Donc oui, bien sûr. Moi je me souviens que Gabriel Attal avait parlé aussi de dé-smicardiser la France. Qu'est-ce qu'il a fait ? Nous on considère qu'il faut ouvrir une grande discussion avec les partenaires sociaux, avec les entreprises, pour augmenter les salaires des Français jusqu'à trois fois le SMIC de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales. Les patrons y sont favorables. Les PME, les TPE y sont favorables. Mais qu'attendent-ils pour ouvrir tout ça ?
Une toute dernière question sur l'actualité parlementaire. Soutenez-vous le retour rapide dans l'agenda de l'Assemblée du projet de loi sur la fin de vie
? Écoutez,
je crois qu'il y a d'autres priorités. Aujourd'hui on a des finances qui sont exsangues, on a une insécurité, on a une immigration. Ça c'est les urgences absolues. Maintenant, je ne prends pas avec désinvolture ce projet de loi sur la fin de vie. Je pense qu'il était mal parti, pour être très honnête. Moi je suis un peu à mi-chemin, je ne m'étais pas fait mon opinion, mais je voyais une dérive de ce projet de loi qui ne me plaisait pas. La
grande
majorité des Français attendent quand même un
texte. Bien
sûr, c'est pour ça que je dis que je ne le prends pas du tout avec désinvolture, je le prends avec beaucoup de sérieux. Mais je voyais une dérive dans ce projet de loi qui ne me plaisait pas tellement lors de la dernière discussion. Je pense qu'il faut remettre les choses à zéro, mais partir de la base, c'est-à-dire les soins palliatifs dans tous les départements accessibles au plus grand nombre. Une fois qu'on a rempli notre mission, que l'État remplit sa mission sur les soins palliatifs, alors ce projet de loi sur la fin de vie peut probablement être réouvert et discuté.
Le Grand Jury, 2027, c'est demain.
Avec Pauline Buisson à mes côtés et Claire Convite du Figaro. 2027, c'est presque demain. La prochaine fois sera la bonne. C'est une phrase que nous entendons depuis à peu près 20 ans au Rassemblement National. Pourquoi la prochaine en 2027 serait la bonne
? Probablement
parce que les solutions que nous proposons deviennent des évidences. Nous avons parlé d'immigration et du contrôle des frontières. Ce que nous proposions il y
a
quelques mois a été dénoncé, ça devient comme une évidence.
Les
dernières élections législatives ne vous ont pas fait douter
?
Non. Sur
ce chemin vers le
pouvoir ? Nous revenons avec nos alliés d'Éric Ciotti à 142 députés. Donc le seul doute que nous avons eu, c'est celui que l'on lisait dans les yeux de nos adversaires, qui étaient prêts à sacrifier leurs options politiques, leurs convictions, pour faire élire des gens de la France insoumise. Vous savez, quand j'entends M. Attal qui dit « Génial, ma loi sur la baïa a été validée par le Conseil d'État. » Oui, mais enfin il a fait élire des gens de la France insoumise qui combattaient cette loi sur l'interdiction de la baïa. Donc
ces gens n'ont aucune conviction. Est-ce que
vous avez été étonné par le retour du Front républicain, la vivacité de ce Front républicain qu'on disait parfois mort ?
Probablement par sa vivacité, oui, probablement. Mais il
y a
aussi des gens
de bonne foi. Ce n'est pas un problème
pour vous
? C'est à nous de convaincre, parce que j'ai vu qu'il y avait des gens de bonne foi, notamment dans l'électorat macroniste et de centre-droit, qui à plus de 50%, deux mois après les élections, regrettaient déjà de s'être laissés berner. Car en fait, il y
a
eu un tour de passe-passe. Emmanuel Macron, avec Gabriel
Attal, ont cherché à
contourner. Parce que je pense que les gens ne seront pas à voir deux fois, voyez-vous, madame. Je pense qu'ils ont compris où ça menait. D'abord, ça mène à des impasses politiques. Jordan Bardella l'avait dénoncé. Sans majorité, on ne
peut
pas gouverner le pays. On dira aux Français, donnez-nous une majorité. Et puis, je pense que quand on voit l'État du
pays... Vous avez
déjà demandé aux Français de vous donner une majorité,
ça n'a pas
fonctionné.
Bien sûr,
mais
parce qu'il y
a
eu ce tour de passe-passe politique. Vous savez, si les triangulaires avaient toutes été maintenues, je crois qu'il y
en
avait 300 de mémoire, il y avait probablement 250 députés Rassemblement National sur les 300 qui pouvaient les remporter.
Ça
changeait considérablement les choses. Donc ça veut dire qu
'il y a
eu une manœuvre politique. Mais quand on voit aussi les résultats, vous dites, qu'est-ce qui pourrait changer ? La politique, je vous ai dit, les propositions que nous faisons, elles apparaissent comme des évidences. Mais aussi, la
politique menée par nos adversaires apparaît
comme une évidence de nullité. À propos de vos propositions, vous en avez effacé un certain nombre, y compris entre les deux tours de ces législatives. Est-ce que ça, c'était une erreur
?
Nous ne voulons pas effacer entre les deux tours des législatives des propositions. Mais ce que nous allons faire, ce que nous construisons avec toute l'équipe du Rassemblement National, c'est une offre politique pour 2027 ou avant. Le monde évolue. Évidemment que les situations ou les problématiques... On a parlé tout à
l
'heure de la problématique du logement. Elles n'étaient pas aussi centrales il y
a
quelques années, les problématiques du logement. Donc, il faut avoir des réponses, les problématiques d'écologie, de santé. On aura aussi dans notre niche parlementaire une proposition très concrète portée par Mathias Renaud, député de la Somme, pour permettre d'exonérer d'impôts sur le revenu des soignants, des médecins ou des soignants qui s'installeraient et qui continueraient, une fois qu'ils sont en retraite, à exercer pour permettre un accès aux soins. Donc, vous voyez, ces problématiques d'hier, elles sont aujourd'hui saillantes et ce n'était peut-être pas le cas auparavant.
Sébastien Chenu, nous parlions donc de 2027. La candidate naturelle, à priori, sera Marine Le Pen pour le Rassemblement National. Mais il y aura évidemment un personnage important, la personne de Jordan Bardella. Est-ce que vous avez lu son livre « Apparaître » ? Et si oui, ou plus largement, qu'est-ce qu'on peut bien écrire quand on est un homme politique de 29 ans
? Je
ne l'ai pas lu puisque, comme vous l'avez dit, il est à paraître. Je pense que Jordan est assez impressionnant. Vous dites « Il a 29 ans, qu
'est
-ce qu
'on
peut bien faire ? » Quand on a 29 ans, qu'on en est déjà à son deuxième mandat de député européen, qu'on a mené deux fois des campagnes européennes largement victorieuses, qu'on a mené une campagne législative qui nous amène à avoir 142 députés à l'Assemblée nationale, oui, je pense qu'il a des choses à raconter. Vous
attendez ce livre avec
impatience
? Oui,
je trouve que c'est intéressant. Je lis tout et je pense que le regard que porte quelqu'un de cette génération qui arrive après la mienne est intéressant, évidemment.
Pour 2027, Gabriel Attal dit « J'ai une histoire à vivre, à écrire avec les Français
». Vous
en pensez quoi
?
Rien. D'accord. Et maintenant que la droite est au gouvernement, est-ce que ça ouvre une nouvelle page pour LR, en vue de 2027, justement
?
Non, on les a vus au pouvoir, on les verra, mais de toute façon, LR n'a pas de... Enfin, après nous avoir dit qu'ils étaient en juin les adversaires du macronisme, puis qu'ils feraient un contrat de législature sans participation au gouvernement, les voilà en train de gouverner sans contrat de législature.
Mais est-ce que ça joue quelque
chose sur votre positionnement ?
Mais non,
notre positionnement, il est toujours le même. On ne se cale pas par rapport à LR ou par rapport aux histoires que veut écrire Gabriel Attal avec ses voisins ou avec le peuple français,
en
l'occurrence, qui n'en demande pas tant d'ailleurs. Je pense que le peuple français a vu l'histoire écrite avec Gabriel Attal. Non, on ne se cale pas par rapport aux autres. On a une offre politique qui est différente. Les propositions qu'on porte, elles sont différentes. La méthode de gouvernement est différente. Nous incarnons un autre choix politique qui n'a jamais été tenté par les Français. Nous nous sommes élargis. Et c'est vrai que la sincérité est aussi une stratégie, écrivait Jean Hanouille. Eh bien, je crois que les Français reconnaissent en nous une forme de sincérité qu'ils ne reconnaissent pas aux autres.
On est allé loin avec 2027. Est-ce que pour la prochaine dissolution, s'il y en a une, l'année prochaine, vous êtes déjà prêts ou pas
? On
sera prêts au moment venu. On fait en sorte de l'être, de s'organiser. Nos candidats, notre programme, oui, tout ça nécessite du temps.
Dans ce cas-là, Jordan Bardella sera le candidat au poste de Premier ministre, toujours comme la dernière fois ?
J'espère bien, oui.
Ça, ça ne change pas ?
Et pourquoi voulez-vous qu'on change quand
ça fonctionne ? Au vu des derniers
résultats qui étaient décevants
pour l
'Assemblée ? Non,
non,
mais nous avons gagné un nombre incroyable de députés. Nous n'avons jamais cessé de monter. Nous sommes le premier parti politique de France. Jordan Bardella y contribue énormément. Donc, continuons. Moi, je pense que les Français nous font confiance, nous découvrent. J'ai cité, vous l'avez vu, beaucoup de députés dans notre conversation depuis tout à
l
'heure. C'est pour vous montrer que nous avons des hommes et des femmes qui sont capables d'assumer des responsabilités dans des tas de
domaines différents. C'est parce qu'il a tenu
un tout dernier moment. Le grand jury inattendu.
Vous
êtes député du Nord, vice-président du Rassemblement national. Serez-vous candidat aux élections municipales ?
Je n'ai pas pris ma décision. Je sais qu'on me prête quelques intentions ici et là. J'en parlerai avec Joshua Auchard, qui est sénateur élu de Denain. On est tous les deux sur ce territoire qu'on aime beaucoup, qu'on porte et qu'on essaye de redresser. Mais les
décisions ne sont pas
prises.
Vous pourriez être candidat
à Denain ?
Je l
'ai été
candidat la dernière fois à Denain. Je pourrais l'être de nouveau. Joshua pourrait l'être. Je pourrais être candidat dans d'autres villes.
Ou
je pourrais
ne pas être candidat.
On parle de beaucoup de villes que j'aime beaucoup. Très honnêtement, je le dis, ma décision n'est absolument pas prise. Valenciennes
?
Ma décision n'est pas prise. C'est une belle ville valencienne.
C
'était la ville de Jean-Louis Borloo que je salue. Donc vous pourriez être candidat à Valenciennes ? Non. Mais oui aussi.
Je veux dire, je n'ai pas
pris ma décision. Oui, je pourrais être candidat sur la planète Mars aussi, si vous voulez, dans ces cas-là. Mais je n'ai pas pris ma décision.
Bon,
la planète Mars ou Valenciennes, on verra ça. Merci Sébastien Chenu pour ce grand jury.
Sébastien Chenu