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InterviewRassemblement National (sur YouTube)· 30 septembre 2024 52 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSécuritéRetraitesJustice

Nous avons été bouleversés par le meurtre de Philippine - Sébastien Chenu (RTL)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 41 %Attaque 43 %Défensif 16 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Quelle est la stratégie du Rassemblement National ?

  • 0:03OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est de souffler le chaud et le froid vis-à-vis de ce gouvernement ?

  • 0:16ComplaisanteRéponse partielle

    Ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget ?

  • 1:02OuverteRéponse directe

    Dans votre raisonnement, Michel Barnier est un Premier ministre fragile ?

  • 1:27RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous avez intérêt à faire tomber assez vite Michel Barnier ?

  • 2:15ComplaisanteRéponse partielle

    Une scène a été largement racontée par de nombreux témoins lors de la première réunion des présidents à l'Assemblée nationale mardi dernier.

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:22Invité politiqueFait
    « ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget, un certain nombre de réformes, mais n'a pas la force. »
  • 0:44Invité politiqueFait
    « Nous, nous n'avons pas aujourd'hui le pouvoir, mais nous avons la force. La force de 11 millions d'électeurs et la force, celle qui déclenche les guerres ou les empêche. »
  • 1:06Invité politiqueFait
    « Il est fragile parce qu'il est à la tête d'une coalition qui ne pèse que quelques pourcents des voix. »
  • 1:14Invité politiqueChiffre
    « Il est issu des Républicains qui pèsent 5% des voix. »
  • 6:41Invité politiqueFait
    « C'était d'abord, l'assassin est un récidiviste qui était sous OQTF. Donc il n'aurait déjà pas dû se retrouver sur notre territoire. »
  • 6:50Invité politiqueFait
    « Première problématique, largement connue de tous, c'est la problématique des OQTF. »
  • 7:12Invité politiqueFait
    « Ne fasse appel. Mais ça, c'est une deuxième, j'allais dire, une deuxième erreur, à minima, de l'administration française. »
  • 7:50Invité politiqueFait
    « Mais dans ces cas-là, c'est à la préfecture de signaler, de signaler, c'est dans la pratique, de signaler au parquet qu'il y a un dossier sur lequel on doit ou on peut faire appel. »
  • 8:33Invité politiqueFait
    « Cette personne qui n'est pas française et qui ne devait pas rester sur le territoire français a tué une de nos compatriotes. »
  • 8:48Invité politiqueFait
    « Il y a une justice laxiste. »
  • 9:30Invité politiquePromesse
    « Sur l'immigration, il va falloir changer totalement de logique. »
  • 10:03Invité politiquePromesse
    « Si vous arrivez en France de façon irrégulière, si on ne vous permet pas de rester sur notre territoire en vous délivrant des papiers, vous n'aurez plus jamais une seule chance de vous faire régulariser. »
  • 11:01Invité politiqueFait
    « Depuis 2020, on a une convention qui nous lie avec le Maroc, qui doit reprendre ses mineurs non accompagnés, les MNA. Le Maroc doit les reprendre, et cette convention a été plutôt pas trop mal pensée, je trouve. »
  • 11:18Invité politiqueFait
    « C'est l'administration française, pas marocaine, française, qui refuse d'appliquer cette convention, parce qu'elle considère que la capacité d'accueil au Maroc n'est pas adéquate pour reprendre ses mineurs non accompagnés. »
  • 12:17Invité politiqueChiffre
    « Aujourd'hui c'est 90 jours. Elle est déjà passée à 90 jours. On peut aller jusqu'à 180 jours. »
  • 12:36Invité politiqueFait
    « Jordan Bardella avait proposé qu'on puisse reprendre la gestion de nos frontières intérieures, même de façon, j'allais dire, pas pérenne, mais enfin, pendant quelques mois, c'est ce que font les Allemands. »
  • 14:03Invité politiqueFait
    « Comment ne pas saluer Gisèle Pellico, dont la dignité impressionne la France entière, qui est effectivement victime d'un salopard de mari ? »
  • 18:20Invité politiqueFait
    « Nos collaborateurs ne sont pas les collaborateurs du Parlement européen. Ce sont les collaborateurs des députés Rassemblement National qui contestent le fonctionnement et la finalité de cette Union européenne telle qu'elle est construite aujourd'hui. »
  • 28:53Invité politiqueFait
    « Le combat d'Israël, c'est le combat des démocraties occidentales, contre l'islamisme radical, contre l'obscurantisme. »
  • 29:10Invité politiqueFait
    « Soutenir Israël, c'est soutenir la liberté. C'est la mission de l'Occident que de soutenir Israël dans cette partie du globe. »
  • 29:19Invité politiqueFait
    « Le Hezbollah, quelque part, est encore pire que le Hamas, bien mieux organisé. »
  • 30:38Invité politiqueFait
    « Le Hezbollah, c'est le poste avancé de l'Iran. L'Iran veut exterminer Israël. »
  • 34:04Invité politiqueFait
    « 'est la faute des coalitions qui, de Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, ont souhaité mettre sous coupe réglée l'Assemblée nationale en se coalisant, en se répartissant les postes et en niant le fait que nous représentions des millions d'électeurs. »
  • 38:52Invité politiqueChiffre
    « Pas seulement du coût de l'immigration. Mais évidemment, nous, on l'avait estimé à 15 milliards d'euros d'économie possible. Le coût de l'immigration par an. »
  • 39:02Invité politiqueChiffre
    « Oui, mais par exemple, les allocations familiales réservées aux Français, c'est près de 4 milliards d'euros d'économie immédiate pour le budget du pays. »
  • 41:21Invité politiqueChiffre
    « C'est-à-dire qu'on subventionne de plus en plus l'éolien, l'éolien en mer, pour des millions d'euros. J'ai regardé, avec notamment deux parcs d'éolien en mer qu'on va subventionner cette année pour 500 millions d'euros. »
  • 42:45Invité politiquePromesse
    « Nous on considère qu'il faut ouvrir une grande discussion avec les partenaires sociaux, avec les entreprises, pour augmenter les salaires des Français jusqu'à trois fois le SMIC de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales. »
  • 44:41Invité politiqueFait
    « Nous revenons avec nos alliés d'Éric Ciotti à 142 députés. Donc le seul doute que nous avons eu, c'est celui que l'on lisait dans les yeux de nos adversaires, qui étaient prêts à sacrifier leurs options politiques, leurs convictions, pour faire élire des gens de la France insoumise. »
  • 46:05Invité politiqueChiffre
    « si les triangulaires avaient toutes été maintenues, je crois qu'il y en avait 300 de mémoire, il y avait probablement 250 députés Rassemblement National sur les 300 qui pouvaient les remporter. »
  • 47:02Invité politiquePromesse
    « pour permettre d'exonérer d'impôts sur le revenu des soignants, des médecins ou des soignants qui s'installeraient et qui continueraient, une fois qu'ils sont en retraite, à exercer pour permettre un accès aux soins. »
  • 49:59Invité politiqueFait
    « Nous sommes le premier parti politique de France. Jordan Bardella y contribue énormément. »
  • 50:04Invité politiqueFait
    « Nous sommes le premier parti politique de France. »

Temps de parole

  • Sébastien Chenu67 %
  • Présentateur11 %
  • Invité9 %
  • ?5 %
  • Invité 23 %

≈ 18,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Invité

Oui, Sébastien Chinepul, largement, quelle est la stratégie du Rassemblement National ? Est-ce que c'est de souffler le chaud et le froid vis-à-vis de ce gouvernement, parce que ça se termine par une nouvelle dissolution dans un an ? Est-ce que vous seriez prêt pour une nouvelle dissolution

0:14
Locuteur

? Ce

0:16
Sébastien Chenu

gouvernement, je ne vais pas me citer, ou en tout cas citer la tribune que j'ai publiée aujourd'hui dans le journal du dimanche, ce gouvernement a finalement la capacité à entreprendre la construction d'un budget, un certain nombre de réformes, mais n'a pas la force. Ils n

0:32
Locuteur

'ont

0:32
Sébastien Chenu

pas la légitimité, je l'ai dit en début d'entretien démocratique, ils n'ont pas de majorité. Ils ont Emmanuel Macron qui, lui, n'a renoncé à rien, qui n'a pas renoncé à la start-up nation, qui n'a pas renoncé à la souveraineté européenne, qui n'a renoncé à rien. Mais nous, nous n'avons pas aujourd'hui le pouvoir, mais nous avons la force. La force de 11 millions d'électeurs et la force, celle qui déclenche les guerres ou les empêche. Eh bien, c'est-à-dire que nous pouvons empêcher ce gouvernement d'aller trop loin ou l'empêcher de ne pas aller assez loin. Eh bien, nous nous réservons cette possibilité

1:01
Présentateur

à tout moment.

1:02
Locuteur

Est-ce que

1:02
Présentateur

dans votre raisonnement, Michel Barnier est un Premier ministre fragile

1:05
Locuteur

? Il

1:06
Sébastien Chenu

l'est, par nature, par construction. Il est fragile parce qu'il est à la tête d'une coalition qui ne pèse que quelques pourcents des voix. Il est issu des Républicains qui pèsent 5% des voix. Il a accepté, et les Républicains avec lui, comme nous l'avions dénoncé depuis longtemps, une coalition avec la Macronie qui a été totalement désavouée. Donc, bien sûr qu'il est fragile.

1:26
Locuteur

Mais votre intérêt

1:27
Invité

aujourd'hui, c'est plutôt de le maintenir, Michel Barnier, à la tête de ce gouvernement. Est-ce que vous avez intérêt à le faire tomber assez vite, finalement

1:33
Locuteur

? Mais,

1:34
Sébastien Chenu

madame, notre intérêt compte peu, vu la situation du pays. Je viens de vous expliquer que la situation était

1:38
Locuteur

catastrophique. Tout à fait. Mais si Michel Barnier

1:40
Invité

tombe, ça veut dire que potentiellement, peut-être, la gauche peut arriver au pouvoir.

1:43
Locuteur

Non, mais,

1:43
Sébastien Chenu

madame, nous, si nous ne le censurons pas a priori, on m

1:46
Locuteur

'a

1:46
Sébastien Chenu

expliqué, je vous ai expliqué, qu'on n'allait pas le censurer a priori. C'est pour ne

1:49
Locuteur

pas

1:49
Sébastien Chenu

ajouter à la crise économique, sociale, sécuritaire, migratoire, éducative, du logement de notre pays, une crise politique. Donc, un

1:59
Locuteur

gouvernement, Michel Barnier, va plutôt

2:00
Invité

dans votre sens.

2:01
Locuteur

Donc,

2:01
Sébastien Chenu

on est des gens responsables. On les laisse avancer, mais on va voir la façon dont ils avancent. C'est à eux, finalement, de changer de logiciel. C'est à eux d'entreprendre les virages que leur demandent d'entreprendre les Français. S'ils ne le font pas, alors ils nous auront face à eux.

2:15
Présentateur

Une scène a été largement racontée par de nombreux témoins lors de la première réunion des présidents à l'Assemblée nationale mardi dernier. Marine Le Pen arrive et se présente à Michel Barnier en disant « Bonjour, Marine Le Pen, présidente du groupe du Rassemblement national. »

2:29
Locuteur

Et

2:29
Présentateur

Michel Barnier lui répond bien évidemment « On se connaît ». Et Marine Le Pen lui dit « Ah bon ? Parce que vous ne

2:35
Locuteur

m

2:35
Présentateur

'avez pas pris soin de m'appeler comme c'est d'usage ». Marine Le Pen, à travers cette scène, instaure un rapport de force avec le Premier ministre. C'est comme ça qu'il faut le lire ?

2:43
Sébastien Chenu

Marine Le Pen est présidente du premier parti d'opposition, mais aussi du premier groupe parlementaire de l'Assemblée nationale. Mais ça voulait dire « C'est moi qui

2:51
Locuteur

ai

2:51
Sébastien Chenu

le pouvoir ? » Non, ça veut dire simplement « Respectez-nous, nous sommes là ». Vous avez face à vous des gens responsables, des élus, des hommes et des femmes qui veulent le bien du pays. Faites attention à ces élus parce qu'ils disent beaucoup, ils vont faire beaucoup, ils vont proposer beaucoup. Et ils sont poussés par 11 millions de Français. Donc s'il faut leur rappeler que nous sommes là, Marine Le Pen l

3:14
Locuteur

'a

3:14
Sébastien Chenu

fait avec élégance et humour.

3:15
Présentateur

Mais par exemple, quand Michel Barnier a choisi Bruno Retailleau comme ministre de l'Intérieur, c'était bien un signe de bonne volonté à votre égard, non ? C'est pas comme ça que vous l'avez pris ?

3:23
Sébastien Chenu

Écoutez, moi j'ai vu, enfin je suis l'actualité politique depuis très longtemps, et je me souviens de Bruno Retailleau, engagé fortement dans la ligne de Philippe de Villiers contre Maastricht, contre l'Union Européenne. Et là aujourd'hui, il est ministre d'un gouvernement dont le ministre des Affaires étrangères et de l'Europe, c'est M. Barraud, qui est le plus fédéraliste des fédéralistes. Donc je vois que Bruno Retailleau, finalement, ce qu'il a pu dire

3:44
Locuteur

à une époque,

3:45
Sébastien Chenu

lui permet de s'arranger.

3:46
Locuteur

Vous dites

3:46
Présentateur

qu'il n'a rien à faire dans ce gouvernement ? Il est à bon

3:49
Locuteur

s

3:49
Présentateur

'emploi

3:49
Sébastien Chenu

? A priori, il va devoir composer. Il a accepté de prendre le ministère de l'Intérieur, mais de voir face à lui Didier Migaud au ministère de la Justice,

3:58
Locuteur

c

3:58
Sébastien Chenu

'est-à-dire quelqu'un qui

3:59
Locuteur

a

3:59
Présentateur

une

3:59
Locuteur

philosophie totalement ovosée. Vous

4:01
Sébastien Chenu

estimez que Bruno Retailleau est compétent ? On verra qu'il soit compétent. Je n'ai pas d'a priori négatif contre Bruno Retailleau. Je regarde les choses, je vous ai décrit des situations qui me semblent un peu incongrues, mais je vois qu'il est borné par un garde des Sceaux qui a un logiciel tout à fait opposé, dont on pourra d'ailleurs parler, parce que l'actualité, nous a démontré que ce garde des Sceaux ne comptait renoncer à aucune de ces inclinaisons idéologiques. Alors

4:25
Invité

justement, le drame qui a touché la France cette semaine, c'est l'assassinat de la jeune Philippine. Après les obsèques de cette jeune femme, Bruno Retailleau a déclaré de vouloir tout faire en sa mémoire, quitte à bousculer les règles, à renverser la table pour que ça ne se reproduise pas, parce qu'à chaque fois, dit-il, les mêmes causes produisent les mêmes drames. Comment vous interprétez ces propos ? Renverser la table, ça veut dire quoi pour vous

4:52
Locuteur

? D

4:53
Sébastien Chenu

'abord, je ne veux pas commencer à vous répondre sans avoir une pensée, puis sans associer à cette pensée les hommes et les femmes du Rassemblement National, les élus qui m'accompagnent aujourd'hui, le sénateur Auchar, le député du Fossé, mais aussi l'ensemble des militants du Rassemblement National, qui, comme tous les Français, ont été absolument bouleversés par l'assassinat de cette jeune femme. C'est absolument émouvant, c'était terrifiant. Et avant d'entrer sur le fond, je voulais dire ça.

Dire aussi et condamner les polémiques épouvantables véhiculées par la France Insoumise, qui, au moment des minutes de silence pour cette jeune femme, ces derniers jours, ont perturbé avec des chansons, avec des cris,

5:34
Locuteur

des applaudissements.

5:35
Invité

Oui,

5:35
Locuteur

mais

5:35
Sébastien Chenu

vous vous rendez compte, je vois, j'ai noté les noms de M. Dogon, qui était candidat des Verts, Mme Thieland, qui était candidate de la France Insoumise, qui sont des profs dans la vie civile, et qui perturbe une minute de silence. Pourquoi elle n

5:46
Locuteur

'est

5:46
Sébastien Chenu

pas respectable, Philippine ? Parce qu'elle n'a pas eu un refus d'obtempérer, parce que c'est une victime qui est moins intéressante que les autres, il n

5:56
Locuteur

'y a

5:56
Sébastien Chenu

pas d'empathie à nourrir pour une jeune femme comme ça. Ça, on perturbe les minutes de silence, ça en dit long quand même sur l'état d'esprit de cette extrême-gauche et de son incapacité à prendre en compte les souffrances d'une partie de notre pays.

6:09
Locuteur

Mais est-ce

6:09
Invité

que ce drame doit faire l'objet de récupérations politiques

6:11
Locuteur

? Il n'y a pas de récupérations politiques.

6:13
Invité

Et d'invectives entre l

6:14
Locuteur

'extrême-gauche et l'extrême-droite ? Il n'y a pas d

6:15
Sébastien Chenu

'invectives à avoir. On s'incline devant la mémoire de cette jeune femme, et on cherche des solutions lorsqu'on fait de la politique. On ne pousse pas des cris pendant les minutes de silence. Moi, voyez-vous, je cherche, avec mes camarades, avec le groupe Rassemblement National, on cherche des solutions. Parce que, d'abord, dans les faits, il y a quand même énormément d'angles morts, pour ne pas dire plus, qui montrent que la France, en tous les cas, la justice de notre pays a manqué. C'était d'abord, l'assassin est un récidiviste qui était sous OQTF. Donc il n'aurait déjà pas dû se retrouver sur notre territoire.

Première problématique, largement connue de tous, c'est la problématique des OQTF. Mais pas seulement, moi j'ai regardé un peu le déroulé. Il a été libéré de son centre de rétention administrative par une décision du juge des libertés, sans que le parquet, ça représente la société, ça représente l'intérêt des Français. Ne fasse appel. Mais ça, c'est une deuxième, j'allais dire, une deuxième erreur, à minima, de l'administration française.

7:19
Locuteur

Ce

7:20
Présentateur

que vous êtes en train de me dire, c'est qu'il faut d'abord commencer par respecter des règles, respecter les

7:26
Locuteur

lois, et que déjà,

7:27
Présentateur

ça aurait évité

7:27
Locuteur

le... Mais bien

7:28
Sébastien Chenu

sûr qu'il

7:28
Locuteur

est

7:28
Sébastien Chenu

pire, parce qu'on nous dit, oui, mais le parquet n

7:29
Locuteur

'a

7:29
Sébastien Chenu

pas fait appel, parce que le parquet n'était pas là à l'audience. Ça arrive que le parquet ne soit pas là à l'audience, ce n'est pas quelque chose qui est exceptionnel. Mais dans ces cas-là, c'est à la préfecture de signaler, de signaler, c'est dans la pratique, de signaler au parquet qu'il y a un dossier sur lequel on doit ou on peut faire appel, parce que c'est un dossier sensible, il y a 10 heures, je crois, et l'appel est suspensif.

7:50
Locuteur

C

7:50
Sébastien Chenu

'est-à-dire, non mais je boucle la chose, l'appel étant suspensif, cet individu n'aurait pas été relâché et n'aurait donc pas tué la jeune Philippine. Donc évidemment, il y a des erreurs, des négligences, des incapacités, on doit reparler des OQTF,

8:04
Locuteur

on

8:04
Sébastien Chenu

doit reparler de la capacité à rester dans un centre de rétention administrative plus longtemps que les 90 jours, bref, la chaîne a manqué, bref, la justice française est en faute. Donc

8:14
Présentateur

avant de changer des choses, ce sont des erreurs. S'il fallait changer des choses, renverser

8:18
Locuteur

la table,

8:18
Présentateur

comme le dit Bruno Retailleau, on a bien compris, comme le dit Bruno Retailleau, renverser la table, ça serait quoi ? Ça veut dire quoi ?

8:25
Sébastien Chenu

Ce fait de société épouvantable dit plusieurs choses. D'abord, réaffirme le lien insécurité-immigration. Cette personne qui n'est pas française et qui ne devait pas rester sur le territoire français a tué une de nos compatriotes. Ça veut dire qu'évidemment, le lien insécurité-immigration que nous dénonçons depuis des années, évidemment, il saute aux yeux de tous. La deuxième chose, oui, il

8:48
Locuteur

y a

8:48
Sébastien Chenu

une justice laxiste. Je le dis parce que j'ai été encore très fortement impressionné par un fait, là encore, qui illustre ma pensée, à La Rochelle, un jeune homme gay a été violenté, jeté sur des voies SNCF, il est infirme à vie, son attaquant, son agresseur a écopé de 4 ans de prison ferme. Mais enfin, on se rend compte, il laisse un jeune homme infirme à vie, 4 ans de prison ferme. Ce serait bien qu'on sache d'ailleurs qui est cet agresseur.

9:17
Locuteur

Donc oui, il y a une justice laxiste. Donc on peut dire aujourd'hui que ces

9:18
Invité

faits divers sont un test

9:20
Locuteur

réel quant

9:21
Invité

à la fermeté que vous attendez de ce nouveau gouvernement,

9:25
Locuteur

et notamment de la part de Bruno Retailleau ? Mais bien sûr,

9:27
Sébastien Chenu

parce que sur l'immigration, il va falloir changer totalement de logique. Et quand j'entends le garde des Sceaux, ça ne me rassure pas. Le garde des Sceaux qui nous dit « sentiment d'échec », sentiment, non, mais échec total, pas tant. Le garde des Sceaux qui nous dit « attention, pas de récupération, gardons-nous de...

9:41
Locuteur

» On ne souhaite pas légiférer sous le coup de l'émotion, vous disiez-le. Alors

9:44
Sébastien Chenu

ça, je crois qu

9:44
Locuteur

'on

9:44
Sébastien Chenu

l'a entendu 200 fois. À chaque fois qu'il y a un fait de société d'une gravité incroyable en France, il ne

9:50
Locuteur

faut

9:50
Sébastien Chenu

pas légiférer sous le coup de l'émotion. Mais on aurait dû légiférer 200 fois de plus.

9:54
Locuteur

Est

9:54
Présentateur

-ce qu'il faut une loi immigration, maintenant une nouvelle loi immigration ? La dernière, elle remonte au début de l'année.

9:59
Sébastien Chenu

Mais il faut avant même une loi sur l'immigration, poser des principes. Si vous arrivez en France de façon irrégulière, si on ne vous permet pas de rester sur notre territoire en vous délivrant des papiers, vous n'aurez plus jamais une seule chance de vous faire régulariser. Vous n'aurez le droit à rien. Pas de logement, pas d'aide sociale. Il faut envoyer ce message très fermement.

10:21
Locuteur

Ça, ça

10:21
Sébastien Chenu

passe par une loi ou pas ? Mais ça, ça peut passer évidemment par une loi. Donc

10:24
Locuteur

vous n'aurez une nouvelle loi immigration.

10:25
Sébastien Chenu

Mais il faut aller bien plus loin. Quand j'entends, si vous voulez, que Mme Castet, qui devait être la première ministre de l'extrême-gauche, dit «

10:31
Locuteur

il

10:31
Sébastien Chenu

faut régulariser tout le monde », on voit bien qu'il y

10:33
Locuteur

a

10:33
Sébastien Chenu

des gens... Elle est revenue un

10:34
Locuteur

peu sur ses propos. Oui, elle est

10:35
Sébastien Chenu

revenue parce qu'elle a bien compris que les Français ne sont pas du tout d'accord avec

10:37
Locuteur

ça.

10:38
Présentateur

Sébastien Chenu.

10:38
Locuteur

C'est-à-dire qu'il y a deux écoles dans ce pays. Donc il faut

10:40
Présentateur

une nouvelle loi immigration. Qu'est-ce que vous mettez en priorité dans cette loi immigration ?

10:43
Locuteur

Il

10:44
Sébastien Chenu

faut aujourd'hui savoir comment on acquiert la nationalité française, comment on se maintient sur notre territoire, pour combien de temps. Les OQTF, comment on les négocie ? Ça, ce n

10:53
Locuteur

'est

10:53
Sébastien Chenu

pas forcément une loi. C'est mettre la pression, c'est le bras de fer avec les États. C'est quoi votre

10:57
Locuteur

solution pour exécuter les OQTF ? J'y viens, mais je vais vous donner

11:00
Sébastien Chenu

un exemple intéressant. Depuis 2020, on a une convention qui nous lie avec le Maroc, qui doit reprendre ses mineurs non accompagnés, les MNA. Le Maroc doit les reprendre, et cette convention a été plutôt pas trop mal pensée, je trouve. Eh bien, que croyez-vous qu

11:14
Locuteur

'il

11:14
Sébastien Chenu

se passe ? C'est l'administration française, pas marocaine, française, qui refuse d'appliquer cette convention, parce qu'elle considère que la capacité d'accueil au Maroc n'est pas adéquate pour reprendre ses mineurs non accompagnés. Donc on marche vraiment sur la tête. Donc les leviers qu'on doit actionner, c'est évidemment dire à ces pays, on va revoir votre aide au développement. Vous ne voulez pas reprendre vos ressortissants qui commettent des actes de délinquance, ou pire, chez nous, on va revoir l'aide au développement. Ça c

11:40
Présentateur

'est de la

11:40
Sébastien Chenu

diplomatie.

11:40
Présentateur

Et je reviens, excusez-moi, sur la loi immigration. Vous ne dites pas ce que

11:44
Locuteur

vous voulez payer une marche dans une

11:45
Sébastien Chenu

nouvelle

11:45
Présentateur

loi immigration.

11:45
Sébastien Chenu

Mais je vous donne un exemple. On peut aussi taxer, ça peut faire partie aussi d'une loi, beaucoup plus fortement les transferts d'argent. Et là, vous avez aussi un deuxième levier. On peut aussi dire à ces États, vos dirigeants ne viendront plus jamais se faire soigner dans les hôpitaux français. Sincèrement, ce bras de fer, il est diplomatique, et pas seulement, il est aussi économique, vous l'avez vu, mais il faut l'entreprendre. Les accords de 68 qui régissent notre relation avec

12:10
Locuteur

l'Algérie. Par

12:10
Invité

exemple, dans les centres de rétention, est-ce qu'il faut autoriser, est-ce qu'il faut augmenter la durée maximale de

12:17
Locuteur

rétention ? Bien sûr,

12:17
Sébastien Chenu

aujourd'hui

12:18
Locuteur

c'est 90 jours. Elle est déjà passée à 90 jours. On

12:19
Sébastien Chenu

peut aller jusqu'à 180 jours. Ça c'est la loi, ça pourrait faire partie

12:22
Locuteur

d'une loi. C'est ce que permet l'Union européenne, effectivement.

12:24
Sébastien Chenu

Ça pourrait faire partie d'une loi. Nous y sommes non seulement ouverts, mais nous demandons qu'il y ait un changement à 180 degrés d'orientation en politique migratoire. Et puis bien entendu, ça passera par la gestion de nos frontières. Je rappelle que Jordan Bardella avait proposé qu'on puisse reprendre la gestion de nos frontières intérieures, même de façon, j'allais dire, pas pérenne, mais enfin, pendant quelques mois, c'est ce que font les Allemands. On s'était moqué de nous pendant l'élection européenne. Aujourd'hui, les Allemands sont en train de le faire. La renégociation de Schengen, plusieurs pays y sont prêts. Il y a tout un éventail de possibilités.

12:58
Locuteur

Les Allemands ne sont

12:58
Invité

pas en train de renégocier

12:59
Locuteur

Schengen. Non, j'ai dit en plus. Ils ont fermé temporairement leurs frontières, mais c'est temporaire. J

13:03
Sébastien Chenu

'ai dit en plus, mais ça veut dire qu'on peut le faire si les Allemands le font. On

13:08
Locuteur

l'a fait, de façon temporaire, après les attentats de 2015. Et

13:11
Sébastien Chenu

au moment du Covid aussi.

13:12
Locuteur

Mais j'ai dit,

13:13
Sébastien Chenu

alors pourquoi on ne le fait pas

13:14
Locuteur

?

13:15
Invité

Parce que c'est temporaire, cette mesure.

13:16
Locuteur

Faisons-le déjà temporairement. Nous ne sommes pas en train de renégocier pour un temps. Faisons-le déjà comme

13:21
Sébastien Chenu

les Allemands. Temporairement, ça nous fera du bien. Avant de gérer le stock des délinquants étrangers qui sont dans notre territoire, essayons d'empêcher le flux d'arrivée.

13:29
Présentateur

Claire Conry.

13:29
Invité

Oui, Sébastien Chenu, une autre forme de crime, et surtout de crime sexuel, a bouleversé la France récemment. C'est évidemment le procès Pellico. C'est une femme violée sous sédation par des dizaines d'hommes et tout ça organisé par son époux. Là, on parle d'un monsieur tout le monde, d'un qui-dame. On vous a très peu entendu dénoncer ce genre d'hommes. Quelle est votre réaction ? Puisque là, on se trouve dans un cas qui n'est pas lié avec le sujet de l'immigration dont on vient de parler.

13:58
Sébastien Chenu

Alors, on ne

13:59
Locuteur

va

13:59
Sébastien Chenu

pas faire le parallèle. C'est une autre affaire. Je ne

14:01
Locuteur

veux

14:01
Sébastien Chenu

pas qu'on les lie. Éminemment émouvante. Comment ne pas saluer Gisèle Pellico, dont la dignité impressionne la France entière, qui est effectivement victime d'un salopard de mari ? Évidemment, je pense que ça pose le doigt sur plusieurs choses. Ça pose le doigt, évidemment, sur la culture du viol qui est répandue dans nos sociétés, évidemment, occidentales, sur lesquelles nous appelons aussi à plus de fermeté, c'est

14:27
Locuteur

-à

14:27
Sébastien Chenu

-dire pas d'aménagement de peine, des sanctions qui soient plus lourdes, notamment en particulier en matière de récidive. Il y a des facteurs aggravants. Regardons-les, effectivement. Je rappelle que la majorité des viols se font dans le cadre familial ou dans le cadre amical. Ça ne se fait pas forcément dans la rue. Donc, moi, j'appelle à des sanctions beaucoup plus lourdes.

Et puis, évidemment, ça remet en question, et ça questionne, sur la priorité qu'avait fait Emmanuel Macron de la lutte contre les violences faites aux femmes il y a quelques années, sur lesquelles je considère que nous n'avons pas eu beaucoup de résultats, alors qu'en Espagne, par exemple, ils ont eu des résultats incroyables sur les mesures d'éloignement, etc. On a un groupe, nous, c

15:05
Locuteur

'est

15:05
Sébastien Chenu

le député Emmanuel Taché de La Pagerie, des Bouches-du-Rhône, qui gère ça avec un groupe de députés en délégation droits des femmes, qui travaille sur ces sujets

15:13
Locuteur

-là. On peut quand même

15:13
Invité

dire, Sébastien Chenu, qu'on a peu entendu, malheureusement, la classe politique sur cette affaire pellicaux, ou en tout cas avec retard.

15:20
Sébastien Chenu

Oui, madame, l'affaire est en jugement actuellement. L'affaire est en train de juger.

15:24
Locuteur

C

15:24
Sébastien Chenu

'est compliqué, peut

15:25
Locuteur

-être, de

15:25
Sébastien Chenu

s'immiscer dans le débat autrement que ce que

15:27
Locuteur

je viens de dire. Mais on entend les politiques s'exprimer sur beaucoup

15:29
Invité

d'autres affaires qui ne

15:30
Locuteur

sont pas encore jugées.

15:31
Sébastien Chenu

Mais attention aussi à cette capacité à essayer d'utiliser un procès pour alimenter des discours. J'entends qu'on devrait redéfinir, par exemple, le viol, la définition du viol avec

15:44
Locuteur

un changement... Avec un changement du consentement.

15:45
Sébastien Chenu

Oui, avec un changement du consentement.

15:47
Locuteur

Ce

15:47
Sébastien Chenu

serait effectivement

15:48
Locuteur

à

15:49
Sébastien Chenu

l'accusé de prouver le consentement. Ce serait ça.

15:52
Locuteur

Attention à tout ça.

15:53
Sébastien Chenu

Non, je ne

15:54
Locuteur

suis

15:54
Sébastien Chenu

pas favorable à ce qu'on change cette définition du viol, que ce soit à l'accusé de prouver le consentement. Je pense que tout ça peut ouvrir des portes qui peuvent être ensuite des brèches dans la justice difficiles à refermer.

16:08
Présentateur

Il est midi 22. Le Grand Jury. Question Express. Avec Pauline Buisson de M6 qui nous rejoint, et toujours Claire Convite du Fidiaro pour vous interroger. Question Express, c'est donc une série de questions et une réponse par oui ou par non, pour ou contre. La stratégie migratoire de Giorgia Meloni est-elle un succès

16:25
Locuteur

?

16:26
Sébastien Chenu

Force est de constater qu'elle apparaît en Italie comme ayant des résultats. Donc, je ne sais pas, un

16:32
Locuteur

succès, ça se

16:32
Sébastien Chenu

mesure. Un succès, vous savez, c'est comme la carrière de Brigitte Bardot. On le mesure dans la longueur. Je lui souhaite bon anniversaire d'ailleurs. Mais on le mesure dans la longueur. Donc, c'est plutôt aujourd'hui une opération qui a l'air de fonctionner.

16:43
Présentateur

Refusez-vous de parler de remigration quand vous envisagez d'expulser des clandestins ?

16:49
Sébastien Chenu

Oui, moi, je refuse de parler de remigration. Ce n'est pas du tout le concept qui nous anime. Je pense qu'il faut savoir gérer la politique migratoire au niveau national. Je ne parle pas de remigration. Pauline Buisson.

17:00
Invité

Faut-il rouvrir les discussions sur l'assurance chômage ? Le gouvernement, il semble, prêt.

17:04
Sébastien Chenu

Il faut abroger aujourd'hui les réformes néfastes de l'assurance chômage qu'a tenté de mettre en place, qu'a mis en place le gouvernement Macron. Donc, on peut reparler, on peut réouvrir, mais il faut surtout abroger la réforme de l'assurance chômage.

17:16
Locuteur

Et

17:17
Invité

une dernière question, le périphérique parisien à 50 km heure ?

17:19
Locuteur

Ridicule,

17:21
Sébastien Chenu

sans arrêt, cette écologie punitive. Pourquoi pas, finalement, interdire le périphérique aux voitures ? Je pense que c'est la dernière étape de la politique d'Anne Hidalgo.

17:30
Locuteur

Le

17:30
Invité

Grand Jury, l'actualité de la semaine.

17:33
Locuteur

Et

17:33
Présentateur

l'actualité de la semaine prochaine sera marquée par l'ouverture du procès des assistants parlementaires européens. Leur Assemblement National est soupçonné de les avoir utilisés pour le parti et pas pour assister ses députés, en clair, pour faire des économies. 27 personnes sont poursuivies, et notamment Marine Le Pen, pour détournement de fonds publics, complicité et recel de fonds publics. Dans quel état d'esprit, Sébastien Chenieux, abordez-vous ce procès

17:58
Locuteur

?

17:59
Sébastien Chenu

Combatif et serein. Combatif et serein parce que, d'abord, il y a zéro enrichissement personnel. Je veux le dire, il n

18:07
Locuteur

'y

18:07
Sébastien Chenu

a pas un euro d'argent public qui a atterri dans la poche des dirigeants du Rassemblement National. C'est important de le dire. Zéro emploi fictif. On ne reproche pas de faux emplois. On reproche que ces emplois n'aient pas été faits au bénéfice du Parlement européen. Mais moi, je dis une chose. Nos collaborateurs ne sont pas les collaborateurs du Parlement européen. Ce sont les collaborateurs des députés Rassemblement National qui contestent le fonctionnement et la finalité de cette Union européenne telle qu'elle est construite aujourd'hui. Donc, on a des députés...

18:35
Présentateur

Le fonctionnement

18:36
Locuteur

du Parlement

18:36
Présentateur

précise bien que les assistants doivent travailler pour les députés européens, et en l'occurrence pas pour le parti, ce qui était le

18:44
Locuteur

cas. Mais

18:44
Sébastien Chenu

nos collaborateurs sont aussi des militants politiques. Ce ne sont pas des fonctionnaires.

18:48
Locuteur

Ils travaillent...

18:49
Présentateur

Vous réfutez le fait que le Rassemblement National ait voulu et cherché, parce qu'il était dans une situation financière à ce moment-là compliquée, à faire des économies en utilisant effectivement une ressource qui étaient les assistants parlementaires

18:59
Locuteur

européens

18:59
Présentateur

pour son propre service.

19:01
Sébastien Chenu

Oui, mais nous le contestons. Et d'ailleurs, on dit que vos collaborateurs avaient des fonctions dans le parti politique. C'était su. Il

19:07
Locuteur

y a

19:07
Sébastien Chenu

un organigramme du parti politique qui ne

19:08
Locuteur

l

19:08
Sébastien Chenu

'était pas caché. On

19:09
Locuteur

s'est caché que nos collaborateurs avaient des engagements.

19:12
Présentateur

Oui, mais il y avait dans les échanges internes même du parti des calculs qui permettaient de voir quelle économie réalisait le parti grâce à...

19:19
Locuteur

Ce n'était pas la

19:20
Sébastien Chenu

finalité. La finalité, c'est que nos collaborateurs, et ils le sont tous, sont aussi des militants politiques. Et c'est vrai qu'ils mènent une bataille contre cette institution. Et d'ailleurs, c'est un procès... Je ne dirais pas un procès politique, mais c'est un procès contre un parti politique qui est fait. Je rappelle que c'est M. Schultz, il y a dix ans, le président socialiste... Il y

19:38
Locuteur

a

19:38
Sébastien Chenu

trois partis français poursuivis pour les mêmes... Oui,

19:40
Locuteur

d

19:40
Sébastien Chenu

'accord,

19:40
Locuteur

mais

19:40
Sébastien Chenu

enfin, lui, c'était le président socialiste du Parlement européen qui n'a cessé de nous combattre. Donc c

19:45
Locuteur

'est

19:45
Sébastien Chenu

un procès fait à un parti politique et à d'autres aussi. Ça a été fait à la France insoumise et à François Bayrou. Donc on voit bien que le Parlement européen ne supporte pas d'avoir des députés qui ont des collaborateurs qui font de la politique et qui ne suivent pas uniquement la

20:01
Locuteur

ligne du Parlement européen.

20:01
Sébastien Chenu

Donc

20:01
Locuteur

vous considérez que c'est un procès

20:02
Sébastien Chenu

politique, alors ? C'est le procès de parti politique. Pauline Buisson.

20:06
Invité

Est-ce que ce procès risque d'empêcher Marine Le Pen d'être totalement présente sur la scène politique ? On le rappelle, le procès va durer deux mois, trois demi-journées d'audience par semaine. Comment est-ce qu'elle va s'organiser, Marine Le Pen ?

20:16
Sébastien Chenu

Marine Le Pen a choisi d'être très présente dans ce procès. Certains disent « Ah, elle va se cacher, elle ne viendra pas... » Non, pas du tout, ce n

20:22
Locuteur

'est

20:22
Sébastien Chenu

pas le genre de la maison. Marine Le Pen sera très présente pour montrer notre bonne

20:26
Locuteur

foi. Plusieurs fois par

20:26
Invité

semaine à l

20:27
Locuteur

'audience ?

20:27
Sébastien Chenu

Plusieurs fois par semaine, pour démontrer notre bonne foi. Elle avancera un certain nombre de nouveaux éléments, je crois, qu'elle a en sa possession. Elle a décidé de se battre parce qu'elle est sûre de son bon droit, de notre capacité... Malgré tout, elle

20:42
Locuteur

a

20:42
Invité

fragilisé indéniablement.

20:43
Sébastien Chenu

Non, ça ne la fragilisera pas.

20:44
Locuteur

Elle ne joue pas sa candidature. À partir du moment où nous

20:46
Sébastien Chenu

pensons que Marine Le Pen ne sera pas condamnée, il n

20:49
Locuteur

'y a

20:49
Sébastien Chenu

pas de raison d'être fragilisée.

20:50
Présentateur

Elle joue quand même sa candidature pour 2027. Elle risque notamment cinq ans d'inéligibilité.

20:54
Locuteur

Oui,

20:55
Sébastien Chenu

mais il n

20:55
Locuteur

'y a

20:55
Sébastien Chenu

pas de raison qu'elle soit déclarée inéligible puisque François Bayrou, poursuivi pour les mêmes faits, président de parti politique lui aussi, a été relaxé. Donc, ce qui vaut pour l'un devrait valoir pour l'autre, même si c'est vrai qu'on nous réserve parfois des traitements qui ne ressemblent pas à ceux qu'on réserve aux autres. L'implication de l

21:10
Locuteur

'un

21:10
Sébastien Chenu

et l'autre ne sont peut-être pas de même nature non plus.

21:12
Locuteur

Eh bien, nous le démontrerons. Eh bien, Marine Le Pen

21:14
Sébastien Chenu

le démontrera. Elle est sûre de sa bonne foi et elle a raison. Et nous ne comptons pas nous laisser impressionner.

21:21
Présentateur

Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National, est notre invité dans ce grand jury. On se retrouve dans un instant. Nous allons parler notamment de la situation très préoccupante au Liban. Et on reviendra sur ce qui vous attend aussi au Parlement. A tout de suite.

21:34
Locuteur

Le

21:35
Invité

grand jury RTL Le Figaro Public Sénat M6.

21:39
Locuteur

A

21:40
Invité

ceux qui font les choses à 80%. A ceux qui travaillent à 80%, bah oui, les post-cafés quoi. Et à ceux qui après une bonne journée de travail vont s'endormir à 80% du film. Comme ça, vous êtes sûr que ça finit bien. Vous allez être content. Dès mardi, Intermarché offre 80% en avantages cartes sur les produits de la marque Nutella. 80% c'est cadeau, c'est notre anniversaire. Et à la semaine prochaine dans un nouveau rayon. Intermarché, tous unis contre la vie chère. Jusqu'au 6 octobre, dès 10 euros et dans la limite de 20 euros d'achat. Hors muffins et glaces. Drive et modalité sur intermarché.com. Pour votre santé, bougez plus.

22:10
Locuteur

On

22:10
Invité

peut penser qu'avec l'inflation qui dure, faire l'entretien de sa voiture, ça tombe toujours mal.

22:15
Locuteur

Ou,

22:16
Invité

on peut choisir le pack privilège Dacia.

22:18
Locuteur

Chez

22:19
Invité

Dacia, vous pouvez mensualiser le coût de l'entretien de votre véhicule à partir de 19 euros par mois avec le pack privilège. Rendez-vous dans l'un de nos 4000 ateliers Dacia Service ou sur Dacia.fr. Offre réservée aux particuliers sur les véhicules Dacia jusqu'au 31 décembre 2024. Conditions générales et prises de rendez-vous sur Dacia.fr. Carrefour. Quand vous me dites, faites le calcul, en comptant 5-6 couches par jour, un bébé a besoin d'environ 2200 couches par an. Eh bien, ça me donne envie de vous dire que c'est le mois des mois chez Carrefour.

Et que pour fêter ça, profitez de 70% d'économies créditées sur votre carte Carrefour, sur un produit Pampers triopaque, dès 10 euros d'achat en magasin. Et c'est jusqu'au 2 octobre dans vos hypermarchés Carrefour et leur drive. Carrefour, on a tous droit au meilleur. Dans la limite de 6 produits, voire produits concernés en magasin, modalité complète sur carrefour.fr. RTL. RTL, il est 12h30.

23:18
Locuteur

Les

23:19
Invité

infos, Victor Pourchet. Près d'un million de personnes déplacées à cause des frappes israéliennes au Liban. Le plus grand nombre de l'histoire du pays, selon son premier ministre, alors que l'armée appelle à préserver l'unité nationale et la paix civile. Des raids israéliens qui ont continué ces dernières heures de salle affirment en avoir mené des dizaines et tué un nouveau haut gradé du Hezbollah libanais après son chef Hassan Nasrallah. Je demande à tous et aux évêques de ne pas couvrir les abus. Le mal doit être exposé. Déclaration du pape François pour conclure un déplacement en Belgique. L'église secouée en France par les récentes accusations d'agression sexuelle visant l'abbé Pierre.

En France, le suspect d'un homicide au couteau identifié est recherché à Belfort. Un différent familial serait à l'origine du drame, selon les premiers éléments. Jean-Luc Mélenchon ne peut pas être le candidat de toute la gauche pour l'élection présidentielle 2027. Lâche ce matin à Ouest France Olivier Faure, le chef de file insoumis, pas assez rassembleur pour le patron des socialistes qui plaide pour une primaire ou encore une convention citoyenne pour désigner un candidat. Et puis en sport, désillusion française aux mondiaux de cyclisme en Suisse. Le doublement sacré, Julien Alaphilippe, s'est déboîté l'épaule après une chute. Il a été contraint d'abandonner à 220 kilomètres de l'arrivée.

24:39
Locuteur

Il

24:39
Invité

est bientôt midi 31 sur RTL. Dans un instant, on ne

24:43
Locuteur

manque

24:43
Invité

pas la suite du grand jury RTL Public Sénat avec le Figaro et M6 présenté par Olivier Bost, son invité. Aujourd'hui, vous l'avez suivi, le député Rassemblement National du Nord. Et vice-président du RN, Sébastien Chenuch. Savez-vous comment on reconnaît une insuffisance cardiaque

25:04
Locuteur

? Non ? Vous

25:06
Invité

n'êtes pas seul.

25:07
Locuteur

Parce

25:07
Invité

que des centaines de milliers de Français qui vivent avec cette maladie ne le savent pas non plus. Essoufflement inhabituel

25:13
Locuteur

? Prise

25:14
Invité

de poids rapide

25:15
Locuteur

?

25:15
Invité

Pieds et chevilles gonflés

25:17
Locuteur

?

25:17
Invité

Fatigue excessive ? Si vous constatez un ou plusieurs de ces signes, surtout après 60 ans, vous souffrez peut-être d'insuffisance cardiaque.

25:25
Locuteur

Parlez

25:26
Invité

-en à votre médecin. L'assurance maladie.

25:30
Locuteur

RTL

25:37
Invité

Savourez le frisson de l'aventure. Antarctique, Alaska, Spitsberg, Groenland.

25:44
Locuteur

Avec

25:45
Invité

HX, explorez les mondes polaires. Naviguez vers des contrées inhabitées, entourées d'icebergs et observez la faune sauvage dans son milieu naturel. Réservez maintenant et économisez jusqu'à 20% sur votre croisière d'expédition. Rendez-vous sur travelhx.fr. HX, changez votre regard sur le monde. HX, offre soumise à condition.

26:06
Locuteur

HX, changez votre regard sur le monde.

26:08
Invité

Jardiland, du 26 au 29 septembre, profitez de moins 40% sur le deuxième sac de croquettes ou pâtés pour chien ou chat. Oui, oui, moins 40% sur vos produits préférés comme Royal Canin. C'est le moment de faire de la place dans la gamelle.

26:21
Locuteur

HX, changez votre regard sur le monde.

26:22
Invité

HX,

26:22
Locuteur

changez votre regard sur le monde.

26:22
Invité

Jardiland, cultivez votre bien-être. Conditions et magasins participants sur jardiland.com Swiss Life Entrepreneurs, selon vous, l'épargne salariale ne serait profitable qu'à vos salariés. Vraiment ? Entrepreneurs, être de votre côté, c'est vous faire changer d'avis. Parce que votre conseiller Swiss Life est aussi un entrepreneur, il vous aide à tirer profit des conditions très avantageuses de l'épargne salariale pour améliorer votre propre retraite de dirigeant. Faites un point épargne salariale pour construire votre indépendance financière et vivre selon vos propres choix. Swiss Life, assurance et gestion de patrimoine. Rendez-vous sur SwissLife.fr, dispositif sous condition.

26:58
Locuteur

On

26:58
Invité

peut penser qu'avec l'inflation qui dure, faire l'entretien de sa voiture, ça tombe toujours mal. Ou, on peut choisir le

27:04
Locuteur

pack

27:05
Invité

privilège Dacia.

27:06
Locuteur

Chez

27:06
Invité

Dacia, vous pouvez mensualiser le coût de l'entretien de votre véhicule à partir de 19 euros par mois avec le pack privilège. Rendez-vous dans l'un de nos 4000 ateliers Dacia Service ou sur Dacia.fr.

27:18
Locuteur

Offre

27:19
Invité

réservée aux particuliers sur les véhicules Dacia jusqu'au 31 décembre 2024. Conditions générales et prises de rendez-vous sur Dacia.fr. Présenté par Olivier

27:43
Locuteur

Boste.

27:44
Présentateur

Sébastien Chenu, vice-président du Rassemblement National et député du Nord. Et notre invité aujourd'hui, à mes côtés pour vous interroger, Perrine Tarnot de Public Sénat et Pauline Buisson de M6.

27:55
Locuteur

Le

27:56
Invité

Grand Jury, tout est politique.

27:58
Locuteur

On

27:58
Présentateur

va parler de l'actualité internationale avec le Liban, bien entendu. Israël continue de frapper le Hezbollah. La France demande à Israël de cesser ces bombardements et s'oppose à toute opération terrestre. Soutenez-vous cette position française, Sébastien Chenu.

28:13
Locuteur

Qu

28:14
Sébastien Chenu

'il y ait de la retenue, évidemment, les populations civiles, les 600 soldats aussi français qui, dans le cadre de la finule, sont sur le terrain, à la frontière avec Israël, nous amènent à devoir demander à Israël une certaine forme de retenue. Mais en revanche, notre soutien, d'abord soutien au peuple libanais. Il faut commencer par là, d'abord. Le peuple libanais, le Liban, est un pays ami, est un pays frère. Il doit avoir notre plein soutien, il faut le redire. Et puis, notre soutien à Israël, dans le combat qu'il mène contre le Hezbollah, me semble

28:50
Locuteur

aussi... Vous estimez

28:50
Invité

aujourd'hui que c'est une défense légitime de la part d'Israël

28:53
Sébastien Chenu

? Évidemment, mais d'ailleurs, je vais vous dire, le combat d'Israël, c'est le combat des démocraties occidentales, contre l'islamisme radical, contre l'obscurantisme. Soutenir Israël, c'est soutenir la liberté. C'est la mission de l'Occident que de soutenir Israël dans cette partie du globe. Soutenir Israël, c'est soutenir aussi des combattants qui se battent face à des gens qui les ont agressés et qui veulent les tuer, les exterminer. Et le Hezbollah, quelque part, est encore pire que le Hamas, bien mieux

29:23
Locuteur

organisé. On dit qu'il se qu'il y a là dans

29:23
Invité

la région.

29:24
Locuteur

Mais

29:25
Sébastien Chenu

pour l'instant, Israël se défend. Israël veut en finir avec le Hezbollah qui veut l'exterminer. Donc comment voulez-vous qu'un peuple, qu'un pays démocratique ne se prémunisse pas de voisins qui veulent les exterminer ? Il n

29:40
Locuteur

'y

29:40
Sébastien Chenu

a pas eu d'assassinat du leader du Hezbollah. Moi,

29:43
Locuteur

je

29:43
Sébastien Chenu

n'appelle pas ça un assassinat. Nous avons mis fin à la vie d'un terroriste, d'un des plus grands terroristes du monde. C'est ce que défendre. Oui,

29:53
Locuteur

mais

29:53
Sébastien Chenu

c'est important de le dire parce que j'entends Jean-Luc Mélenchon dire « Ah,

29:57
Locuteur

l

29:57
Sébastien Chenu

'assassinat de... » J'oublie son nom au moment où je vous parle du dirigeant du Hezbollah. Voilà. Et va mettre le feu aux poudres. Enfin, ce n

30:06
Locuteur

'est

30:06
Sébastien Chenu

pas un assassinat. C'est un terroriste. On se prémunit contre un terroriste. Je note aussi, et je le dis parce que je le dis librement ici, enfin, j'ai vu certains médias, je pense à l'AFP, je pense au Monde, présenter M. Nasrallah, vous voyez, je dis « Monsieur », avec des égards qu'on n'aurait pas pour d'autres chefs terroristes.

30:26
Locuteur

Et

30:26
Sébastien Chenu

heureusement, d'ailleurs, mais enfin, on dit que

30:27
Locuteur

c'est

30:27
Sébastien Chenu

le Che Guevara du monde arabe. Il était incroyablement charismatique. Enfin, on le présente d'une façon qui, je trouve, laisse penser qu'il

30:36
Locuteur

y a

30:36
Sébastien Chenu

un peu de complaisance vis-à-vis du Hezbollah. Le Hezbollah, c'est le poste avancé de l'Iran. L'Iran veut exterminer Israël. À partir de là, on a tout dit. Et à partir de là, on doit soutenir Israël, évidemment. Vous dites que le Hezbollah, c'est pire que le Hamas. Pourquoi ? Oui, parce qu'ils sont plus nombreux, ils sont plus organisés. Ils

30:51
Locuteur

sont

30:51
Sébastien Chenu

plus militarisés, probablement plus déterminés encore, bien entendu. Et puis le Hezbollah, ils ont cannibalisé le Liban. Ils empêchent le Liban de pouvoir reprendre son souffle. Et on devrait, et les forces occidentales devraient, là encore, être derrière les forces démocratiques qui doivent reprendre pied au Liban, les aider à se reconstruire, et profiter finalement de ça demain pour aider le Liban à se reconstruire. Là où d'autres seraient ou ne seraient pas. Le

31:20
Locuteur

Hezbollah,

31:21
Invité

c'est l'Iran.

31:21
Locuteur

On

31:21
Invité

sait que c'est l'Iran qui est derrière le Hezbollah. D'où le risque d'escalade dans la région dont je parlais il

31:27
Locuteur

y

31:27
Invité

a quelques instants. Qui inquiète nos compatriotes ? Qu'est-ce que vous leur dites pour les rassurer quand même ?

31:31
Locuteur

Bien

31:31
Sébastien Chenu

sûr, moi je comprends l'inquiétude de nos compatriotes. Notamment en particulier, d'abord nos compatriotes de confession juive, qui sont les premiers exposés. Moi je ne peux pas rester insensible. Je suis régulièrement interpellé dans la rue par un certain nombre de nos compatriotes de confession juive, qui me disent la difficulté qu'ils ont à vivre, parfois l'angoisse qu'ils ont à vivre sur le sol français. Et on

31:53
Locuteur

est juste

31:53
Invité

avant l

31:53
Sébastien Chenu

'anniversaire du 7 octobre. Donc on ne peut pas non seulement être complaisant, mais on doit réaffirmer un certain nombre d'initiatives. Notamment, je vous l'ai dit, celles du soutien à Israël, en rappelant à Israël qu'il y a des civils, qu'il y a des règles effectivement dans une guerre que l'on mène. Moi je ne suis pas un fan de M. Netanyahou et de la politique qu'il mène. Je crois qu'il

32:15
Locuteur

y a

32:15
Sébastien Chenu

beaucoup d'Israéliens d'ailleurs qui sont en désaccord avec la politique qu'il mène dans son pays. Mais enfin, Israël c'est le fer de lance du monde occidental dans cette géographie, dans cette partie du globe. Et je crois que là encore, il ne

32:28
Locuteur

faut

32:28
Sébastien Chenu

pas faire preuve de faiblesse. Faire preuve de faiblesse, envoyer des signes de faiblesse face à de tels agresseurs. Certains disent, profitons-en pour reconnaître la Palestine. J'entendais un discours presque ambigu d'Emmanuel Macron là-dessus, qui disait, mais on va faire peut-être un pas. C'est certainement pas maintenant. Parce que ça voudrait dire qu'on encourage, qu'on laisse encourager une certaine forme de violence qui derrière permettrait de revendiquer la reconnaissance de la Palestine. Moi je n'y suis pas favorable.

32:52
Présentateur

On revient à l'actualité politique française.

32:55
Locuteur

Le

32:55
Présentateur

grand

32:56
Locuteur

jury,

32:56
Invité

ça se passe au Parlement.

32:58
Locuteur

Alors

32:58
Présentateur

une question vraiment qui va arriver dans l'actualité du Parlement, mais êtes-vous candidat au poste de vice-président de l'Assemblée nationale ? C

33:05
Locuteur

'est

33:05
Présentateur

un poste que vous occupiez avant.

33:06
Locuteur

Pas

33:07
Sébastien Chenu

forcément. Il y

33:07
Locuteur

aura

33:07
Sébastien Chenu

un candidat du Rassemblement national, mais avec ma collègue Hélène Laporte, nous avons été tous les deux les premiers vice-présidents du Rassemblement national de l'Assemblée. Moi je suis président délégué du groupe avec mon collègue Tanguy. On a beaucoup à faire. Et je pense qu'il faut aussi que les responsabilités puissent circuler.

33:23
Locuteur

Donc vous ne serez pas

33:23
Sébastien Chenu

candidat.

33:24
Locuteur

Il y

33:24
Sébastien Chenu

aura un candidat du Rassemblement national,

33:26
Locuteur

il

33:26
Sébastien Chenu

y

33:26
Locuteur

en aura un, on se détermine.

33:27
Sébastien Chenu

Mais il n

33:27
Locuteur

'y a

33:27
Sébastien Chenu

pas forcément moi, vous savez. Nous on n'est pas comme les autres. On n'est pas propriétaires ad vitam aeternam de nos fonctions. Et je pense que c'est aussi ça que les Français aiment voir chez nous, c'est qu'on est capable de prendre un certain détachement et de ne pas revendiquer d'être titulaire ou propriétaire d'une fonction quand elle pourrait nous échouer. Les choses ne

33:46
Locuteur

sont

33:46
Sébastien Chenu

pas faites.

33:46
Présentateur

Alors ce poste va se libérer, je le précise quand même, parce qu'Annie Gennevard a rejoint le gouvernement à l'agriculture et qu

33:53
Locuteur

'elle

33:53
Présentateur

occupait ce poste de vice-président. Vous aviez raté tous les postes à responsabilité. C'est joliment présenté. Voilà.

34:01
Sébastien Chenu

C

34:02
Locuteur

'était la faute de qui

34:02
Invité

?

34:03
Locuteur

C

34:04
Sébastien Chenu

'est la faute des coalitions qui, de Gabriel Attal et Laurent Wauquiez, ont souhaité mettre sous coupe réglée l'Assemblée nationale en se coalisant, en se répartissant les postes et en niant le fait que nous représentions des millions d'électeurs.

34:18
Locuteur

Il y

34:18
Sébastien Chenu

a un axe à Attal-Wauquiez pour vous ?

34:19
Locuteur

Ça

34:19
Sébastien Chenu

a été le cas au moment de cette élection. Alors peut-être que cet axe se détériore jour après jour. Est

34:24
Locuteur

-ce

34:25
Invité

que Laurent Wauquiez pourrait soutenir justement un candidat du Rassemblement national pour ce poste

34:30
Locuteur

de vice-président

34:30
Sébastien Chenu

? Mais il devrait le soutenir. Il devrait nous soutenir lorsque

34:33
Locuteur

nous candidatons. Vous en avez parlé avec lui

34:34
Sébastien Chenu

? Non, je n

34:35
Locuteur

'ai

34:35
Sébastien Chenu

pas parlé avec Laurent Wauquiez. Mais lorsque nous candidatons parce que nous représentons le premier groupe de l'Assemblée nationale, nous devrions, et qu'aujourd'hui, les Républicains, contrairement à ce qui est inscrit encore dans les textes, ne sont pas un groupe d'opposition, mais sont le groupe de la majorité. Vous savez que les groupes doivent s'inscrire lorsqu'ils sont dans l'opposition. Les Républicains sont toujours inscrits comme groupes d'opposition. C'est quand même un peu fort de café. Alors qu'ils sont la colonne vertébrale, finalement, du gouvernement.

Donc moi j'appelle Laurent Wauquiez à clarifier sa situation et à laisser la vie démocratique vivre son rythme à l'Assemblée nationale.

35:08
Présentateur

Vous aurez dans un mois une niche parlementaire.

35:10
Locuteur

C

35:10
Présentateur

'est là où vous pouvez proposer un certain nombre de lois. Alors il ira sur les retraites, sur les peines planchées, les facilités d'expulsion aussi pour les étrangers. D'abord, quel texte allez-vous mettre en priorité

35:20
Locuteur

? Alors

35:21
Sébastien Chenu

nous allons avoir sept textes de mémoire. On a voulu que ce soit des textes qui touchent la vie quotidienne des Français. Une niche parlementaire, vous l'avez brièvement rappelé, c'est le moment où un groupe peut avoir la maîtrise de l'ordre du jour, proposer des textes.

35:35
Locuteur

Là, c'est

35:35
Sébastien Chenu

pas

35:35
Présentateur

pour embarrasser à la fois la gauche ou la droite ? Parce qu'il

35:37
Locuteur

y a des textes où

35:38
Présentateur

on pourrait voter

35:38
Sébastien Chenu

la gauche, d'autres que... Bien sûr, on espère bien que la gauche, la droite, le centre votent nos textes. Le premier, c'est l'abrogation de la réforme des retraites. C'est un texte, on ne se cache pas derrière notre

35:48
Locuteur

petit doigt. C'est le premier

35:48
Invité

texte qui sera inscrit

35:49
Locuteur

à l'ordre du jour ? Bien sûr, il sera porté par... Il y en aura un premier en discussion.

35:52
Sébastien Chenu

Bien sûr, premier texte inscrit. Revenir à 62 ans, 42 annuités, 62 ans, âge de départ en

35:57
Locuteur

retraite. Et là, c'est la gauche

35:58
Invité

que vous souhaitez mettre dans l'embarras avec ce

35:59
Locuteur

texte

35:59
Sébastien Chenu

? Tous ceux qui sont contre la réforme des retraites telle qu'elle a été proposée par Emmanuel Macron. Et j'ai l'impression qu'ils sont nombreux, y compris au-delà de la gauche. Le

36:06
Locuteur

PS a

36:08
Présentateur

déjà dit qu'il ne voterait pas votre...

36:09
Sébastien Chenu

Alors, ce sont des hypocrites. Parce qu'ils ont tapé sur des casseroles pendant des semaines. Parce qu'ils ont râlé et défilé contre la réforme des retraites. Et quand on leur amène sur un plateau le fait de pouvoir l'abroger, Thomas Ménager, député du Loiret, Guillaume Florequin, député du Nord, qui a battu Fabien Roussel, notamment sur ce sujet-là, vont défendre notre texte d'abrogation de la réforme des retraites, eh bien, on leur dit, on vous l'amène sur un

36:29
Locuteur

plateau. Mais peut-être

36:30
Invité

parce qu'ils veulent essayer de vous prendre de court et proposer des amendements au budget de la Sécurité sociale qui arrivera en discussion à l'Assemblée avant votre niche parlementaire.

36:37
Locuteur

Vous avez raison et vous avez

36:38
Sébastien Chenu

utilisé le bon terme. Peut-être veulent-ils nous prendre de court ?

36:43
Locuteur

C

36:43
Sébastien Chenu

'est-à-dire peut-être que l'intérêt des Français, en réalité, passe pour

36:47
Locuteur

eux après l'intérêt. Tous les groupes politiques sont forcément dans la stratégie un peu politique. Non, parce que nous, nous considérons... Mais du coup,

36:51
Invité

est-ce que vous, vous allez soutenir leurs amendements s'ils proposent

36:53
Locuteur

des amendements

36:54
Sébastien Chenu

? Mais on l

36:54
Locuteur

'a

36:54
Sébastien Chenu

déjà fait.

36:55
Locuteur

Est

36:55
Sébastien Chenu

-ce qu

36:55
Locuteur

'il

36:55
Sébastien Chenu

va dans le bon sens ? On le soutient. Que ça vienne d'un banc ou d'un autre. Si ça va dans le sens de l'intérêt des Français, on le soutiendra. Mais il n

37:01
Locuteur

'y a

37:01
Sébastien Chenu

pas que ce texte dans notre niche. Vous avez cité, mais il

37:04
Locuteur

y

37:04
Sébastien Chenu

a aussi un texte sur les peines planchées. C'est assez redondant, finalement, avec l'actualité, notre conversation d'il y a quelques intents, qui sera portée par Pascal Borde, qui est une députée du Gard, une avocate, pour revenir, pour les récidivistes, à des peines planchées. Ça, c'est très concret. Ça ne coûte pas un euro. Ça n

37:20
Locuteur

'a

37:20
Sébastien Chenu

pas d'implication budgétaire. Et nous attendons que, par exemple...

37:23
Locuteur

Des

37:23
Sébastien Chenu

études ont montré qu'elles n'empêchaient pas franchement la

37:26
Locuteur

récidiviste. Oui, enfin, des études ont

37:26
Sébastien Chenu

montré l'inverse aussi. Donc, je vais vous dire... Non, la majorité

37:29
Locuteur

des

37:29
Invité

études montrent que l'effet dissuasif, quand elles ont été appliquées, notamment sur Nicolas Sarkozy, l'effet dissuasif était...

37:34
Locuteur

Alors, ne faisons

37:35
Sébastien Chenu

rien, madame. Alors, ne faisons rien.

37:37
Invité

Non, mais peut-être qu

37:37
Locuteur

'on peut imaginer autre chose. Peut-être qu'on peut imaginer autre chose. Eh bien, nous,

37:40
Sébastien Chenu

on pense le contraire. On pense que ça fait partie du dispositif qui permet de montrer que la justice n'est pas laxiste. Et puis, on proposera aussi un texte sur le logement pour réduire les contraintes des diagnostics, notamment qui permettent de louer ou pas votre logement. Aujourd'hui, vous savez que lorsque vous avez un mauvais diagnostic énergétique dans votre logement, vous ne pouvez pas le louer. Ces contraintes sont trop importantes. Elles resserrent le marché du logement. C'est le député Frédéric Falcone, député de l'Aude, qui portera là encore ce texte. Il faut desserrer le marché du logement. C'est un des problèmes principaux. Les députés que nous sommes le savent.

La première cause pour laquelle on vient nous voir dans nos permanences, c'est des problématiques de logement. Donc, ça existera toujours. On n

38:19
Locuteur

'est

38:19
Sébastien Chenu

pas pour que ce diagnostic énergétique n'existe plus. Mais on ne veut pas qu'il serve à empêcher de louer un logement. Les gens seront évidemment informés de l'État et énergivore de leur logement. Mais ça ne sera pas une cause pour empêcher de le louer.

38:33
Présentateur

Pour revenir au budget, pour être dans les clous budgétaires, les fameux 3%, il faut faire à peu près 25 milliards d'euros d'économie par an. Vous dites toujours que votre source d'économie viendrait du coût de l'immigration. Vu les sommes aujourd'hui en jeu, qui sont absolument colossales, est-ce encore suffisant ?

38:50
Sébastien Chenu

Pas seulement du coût de l'immigration. Mais évidemment, nous, on l'avait estimé à 15 milliards d'euros d'économie possible. Le coût de l'immigration par an. Oui, mais par exemple, les allocations familiales réservées aux Français, c'est près de 4 milliards d'euros d'économie immédiate pour le budget du pays. Donc ça a vraiment du sens. Aujourd'hui, vous nous contraintes, ça ne fait même pas un an d'économie. Mais il n'y a évidemment pas que cela. Si on parle du budget, je le disais, il y a à la fois des économies à réaliser, il y a à la fois une fiscalité à repenser, et puis il y a à la fois une économie à relancer. C'est sur ces trois leviers qu'on essaye d

39:29
Locuteur

'agir. Sur la fiscalité,

39:30
Présentateur

est-ce qu'il faut augmenter les impôts ou pas des

39:32
Locuteur

plus

39:32
Sébastien Chenu

riches ? Vous dites sur la fiscalité, alors parlons de la fiscalité. Nous,

39:38
Locuteur

on

39:38
Sébastien Chenu

considère que quand vous dites augmenter les impôts des plus riches, c'est quoi les plus riches ? Moi, je me méfie du discours de Michel Barnier, qui commence à dire qu'on va le faire sur les plus riches, et puis à la fin, on va s'apercevoir que c'est le gel du barème de l'impôt sur les revenus, et que ça va toucher 300 000 Français, qu'on va mettre finalement à contribution supplémentaire pour récupérer 4 milliards.

39:58
Locuteur

Michel Barnier qui parle

39:58
Invité

aussi de justice fiscale, ça, ça vous

40:00
Locuteur

passe

40:00
Invité

?

40:00
Locuteur

Oui, mais d'accord,

40:00
Sébastien Chenu

mais ça c'est les mots. Vous savez, les mots MOTS

40:03
Locuteur

des Républicains se

40:05
Sébastien Chenu

transforment souvent en mots MAUX lorsqu'il s'agit d'implications budgétaires, on l

40:09
Locuteur

'a

40:09
Sébastien Chenu

vu, lorsqu'ils ont été aux commandes. Donc il

40:11
Locuteur

ne faut toucher

40:11
Invité

à aucune

40:12
Sébastien Chenu

tranche d'impôt ? Bien sûr que ça, pas sur les impôts.

40:14
Locuteur

Pas sur les impôts, je pense qu'il y a urgence à ne pas y toucher. Même des plus aisés,

40:17
Invité

il ne

40:17
Locuteur

faut

40:17
Invité

pas y

40:18
Locuteur

toucher ? Sur

40:18
Sébastien Chenu

le revenu, moi je serais favorable, nous serions favorables à donner de

40:21
Locuteur

l

40:21
Sébastien Chenu

'oxygène, notamment à permettre au moins de 30 ans d'être dispensé de l'impôt sur le revenu. Il faut donner de l'oxygène de ce côté-là,

40:27
Locuteur

mais en revanche,

40:30
Sébastien Chenu

et il y

40:30
Locuteur

a

40:30
Sébastien Chenu

des priorités à faire, en revanche, je pense que sur les sur-profits, pas les profits, c'est

40:37
Locuteur

-à

40:37
Sébastien Chenu

-dire des profits qui sont faits en dehors de la stratégie de l'entreprise, à des moments clés, c'est-à-dire, on l'avait vu avec le Covid, eh bien il y

40:44
Locuteur

a

40:44
Sébastien Chenu

des entreprises

40:45
Locuteur

qui évidemment... Ça c'est plus

40:46
Invité

énergéticien, là, vous pensez aux énergéturelles.

40:47
Locuteur

Oui

40:47
Sébastien Chenu

d'accord, mais enfin ça ramène beaucoup d'argent dans les caisses. Le rachat d'actions entre entreprises, ça aussi c'est quelque chose que nous pouvons taxer

40:54
Locuteur

beaucoup plus.

40:54
Sébastien Chenu

Vous décrivez précisément envisagé par Michel Barnier, donc ça vous le voterez. Ça, ça on le votera. On ne

40:59
Locuteur

va

40:59
Sébastien Chenu

pas voter l'inverse de ce que nous défendons. Ça nous le voterons. Et vous savez que sur le budget, on peut voter par proposition globalement. Et puis globalement. Ça c'est sur la fiscalité. Sur les économies, vous avez parlé de l'immigration. Est-ce que vous avez regardé que dans le projet de budget, aujourd'hui, les deux budgets les plus en hausse,

41:17
Locuteur

c

41:17
Sébastien Chenu

'est la contribution à l'Union Européenne. Donc ça, ça continue de monter. Avec plus 8% de contribution de la France au fonctionnement de l'Union Européenne. C'est-à

41:26
Locuteur

-dire

41:26
Sébastien Chenu

que la France va donner 25 milliards d'euros par an. Là on se dit stop, il faut arrêter. Et puis les énergies intermittentes. Là c'est le pompon. C'est-à-dire qu'on subventionne de plus en plus l'éolien, l'éolien en mer, pour des millions d'euros. J'ai regardé, avec notamment deux parcs d'éolien en mer qu'on va subventionner cette année pour

41:44
Locuteur

500 millions d'euros. Oui, ça on arrête ça madame.

41:47
Sébastien Chenu

En tous les cas, nous considérons que cette énergie, non pas renouvelable mais intermittente, coûte très cher aux Français, apporte très peu de résultats. Donc évidemment, là il y a des sources d'économie. Mais j'en ai d'autres. La fraude. Je termine sur les économies, si vous me permettez. Olivier Bost. Puisque la fraude, Gabriel Attal avait indiqué qu'il y avait 10 milliards à aller chercher. Le Haut Conseil de surveillance, je crois, des finances publiques, cet organisme, je crois, vient de rendre un rapport disant qu'il

42:14
Locuteur

y

42:14
Sébastien Chenu

a 13 milliards de fraudes à aller chercher. Le 29 septembre,

42:17
Locuteur

il

42:17
Sébastien Chenu

a rendu ce rapport. 13 milliards. On est sur du détournement de RSA, sur du travail au noir,

42:23
Locuteur

etc. C'est

42:24
Invité

essentiellement de la fraude sociale en provenant des entreprises.

42:26
Locuteur

Là c'est de la fraude sociale.

42:27
Sébastien Chenu

Mais 13 milliards, même si on ne récupère pas

42:29
Locuteur

tout.

42:29
Sébastien Chenu

Ce n

42:29
Locuteur

'est pas de la

42:30
Invité

fraude au

42:30
Locuteur

RSA. Même si

42:30
Sébastien Chenu

on ne récupère pas tout. Venant des entreprises. Sur la fraude sociale, c'est de

42:33
Locuteur

la

42:33
Sébastien Chenu

fraude au RSA. Mais même si on ne récupère pas tout, même si on récupère la moitié, vous vous rendez compte de ce que c'est ? Donc oui, bien sûr. Moi je me souviens que Gabriel Attal avait parlé aussi de dé-smicardiser la France. Qu'est-ce qu'il a fait ? Nous on considère qu'il faut ouvrir une grande discussion avec les partenaires sociaux, avec les entreprises, pour augmenter les salaires des Français jusqu'à trois fois le SMIC de 10% en échange d'un gel des cotisations patronales. Les patrons y sont favorables. Les PME, les TPE y sont favorables. Mais qu'attendent-ils pour ouvrir tout ça ?

43:02
Présentateur

Une toute dernière question sur l'actualité parlementaire. Soutenez-vous le retour rapide dans l'agenda de l'Assemblée du projet de loi sur la fin de vie

43:10
Locuteur

? Écoutez,

43:11
Sébastien Chenu

je crois qu'il y a d'autres priorités. Aujourd'hui on a des finances qui sont exsangues, on a une insécurité, on a une immigration. Ça c'est les urgences absolues. Maintenant, je ne prends pas avec désinvolture ce projet de loi sur la fin de vie. Je pense qu'il était mal parti, pour être très honnête. Moi je suis un peu à mi-chemin, je ne m'étais pas fait mon opinion, mais je voyais une dérive de ce projet de loi qui ne me plaisait pas. La

43:36
Locuteur

grande

43:36
Invité

majorité des Français attendent quand même un

43:38
Locuteur

texte. Bien

43:38
Sébastien Chenu

sûr, c'est pour ça que je dis que je ne le prends pas du tout avec désinvolture, je le prends avec beaucoup de sérieux. Mais je voyais une dérive dans ce projet de loi qui ne me plaisait pas tellement lors de la dernière discussion. Je pense qu'il faut remettre les choses à zéro, mais partir de la base, c'est-à-dire les soins palliatifs dans tous les départements accessibles au plus grand nombre. Une fois qu'on a rempli notre mission, que l'État remplit sa mission sur les soins palliatifs, alors ce projet de loi sur la fin de vie peut probablement être réouvert et discuté.

44:08
Invité

Le Grand Jury, 2027, c'est demain.

44:11
Présentateur

Avec Pauline Buisson à mes côtés et Claire Convite du Figaro. 2027, c'est presque demain. La prochaine fois sera la bonne. C'est une phrase que nous entendons depuis à peu près 20 ans au Rassemblement National. Pourquoi la prochaine en 2027 serait la bonne

44:26
Locuteur

? Probablement

44:27
Sébastien Chenu

parce que les solutions que nous proposons deviennent des évidences. Nous avons parlé d'immigration et du contrôle des frontières. Ce que nous proposions il y

44:36
Locuteur

a

44:36
Sébastien Chenu

quelques mois a été dénoncé, ça devient comme une évidence.

44:38
Locuteur

Les

44:38
Présentateur

dernières élections législatives ne vous ont pas fait douter

44:40
Locuteur

?

44:41
Présentateur

Non. Sur

44:41
Locuteur

ce chemin vers le

44:43
Sébastien Chenu

pouvoir ? Nous revenons avec nos alliés d'Éric Ciotti à 142 députés. Donc le seul doute que nous avons eu, c'est celui que l'on lisait dans les yeux de nos adversaires, qui étaient prêts à sacrifier leurs options politiques, leurs convictions, pour faire élire des gens de la France insoumise. Vous savez, quand j'entends M. Attal qui dit « Génial, ma loi sur la baïa a été validée par le Conseil d'État. » Oui, mais enfin il a fait élire des gens de la France insoumise qui combattaient cette loi sur l'interdiction de la baïa. Donc

45:12
Locuteur

ces gens n'ont aucune conviction. Est-ce que

45:13
Présentateur

vous avez été étonné par le retour du Front républicain, la vivacité de ce Front républicain qu'on disait parfois mort ?

45:18
Sébastien Chenu

Probablement par sa vivacité, oui, probablement. Mais il

45:22
Locuteur

y a

45:22
Sébastien Chenu

aussi des gens

45:23
Locuteur

de bonne foi. Ce n'est pas un problème

45:24
Présentateur

pour vous

45:24
Sébastien Chenu

? C'est à nous de convaincre, parce que j'ai vu qu'il y avait des gens de bonne foi, notamment dans l'électorat macroniste et de centre-droit, qui à plus de 50%, deux mois après les élections, regrettaient déjà de s'être laissés berner. Car en fait, il y

45:36
Locuteur

a

45:36
Sébastien Chenu

eu un tour de passe-passe. Emmanuel Macron, avec Gabriel

45:39
Locuteur

Attal, ont cherché à

45:40
Sébastien Chenu

contourner. Parce que je pense que les gens ne seront pas à voir deux fois, voyez-vous, madame. Je pense qu'ils ont compris où ça menait. D'abord, ça mène à des impasses politiques. Jordan Bardella l'avait dénoncé. Sans majorité, on ne

45:49
Locuteur

peut

45:49
Sébastien Chenu

pas gouverner le pays. On dira aux Français, donnez-nous une majorité. Et puis, je pense que quand on voit l'État du

45:54
Locuteur

pays... Vous avez

45:54
Invité

déjà demandé aux Français de vous donner une majorité,

45:56
Locuteur

ça n'a pas

45:57
Invité

fonctionné.

45:57
Sébastien Chenu

Bien sûr,

45:58
Locuteur

mais

45:58
Sébastien Chenu

parce qu'il y

45:58
Locuteur

a

45:58
Sébastien Chenu

eu ce tour de passe-passe politique. Vous savez, si les triangulaires avaient toutes été maintenues, je crois qu'il y

46:04
Locuteur

en

46:04
Sébastien Chenu

avait 300 de mémoire, il y avait probablement 250 députés Rassemblement National sur les 300 qui pouvaient les remporter.

46:10
Locuteur

Ça

46:10
Sébastien Chenu

changeait considérablement les choses. Donc ça veut dire qu

46:12
Locuteur

'il y a

46:12
Sébastien Chenu

eu une manœuvre politique. Mais quand on voit aussi les résultats, vous dites, qu'est-ce qui pourrait changer ? La politique, je vous ai dit, les propositions que nous faisons, elles apparaissent comme des évidences. Mais aussi, la

46:23
Locuteur

politique menée par nos adversaires apparaît

46:25
Présentateur

comme une évidence de nullité. À propos de vos propositions, vous en avez effacé un certain nombre, y compris entre les deux tours de ces législatives. Est-ce que ça, c'était une erreur

46:32
Locuteur

?

46:33
Sébastien Chenu

Nous ne voulons pas effacer entre les deux tours des législatives des propositions. Mais ce que nous allons faire, ce que nous construisons avec toute l'équipe du Rassemblement National, c'est une offre politique pour 2027 ou avant. Le monde évolue. Évidemment que les situations ou les problématiques... On a parlé tout à

46:49
Locuteur

l

46:49
Sébastien Chenu

'heure de la problématique du logement. Elles n'étaient pas aussi centrales il y

46:52
Locuteur

a

46:52
Sébastien Chenu

quelques années, les problématiques du logement. Donc, il faut avoir des réponses, les problématiques d'écologie, de santé. On aura aussi dans notre niche parlementaire une proposition très concrète portée par Mathias Renaud, député de la Somme, pour permettre d'exonérer d'impôts sur le revenu des soignants, des médecins ou des soignants qui s'installeraient et qui continueraient, une fois qu'ils sont en retraite, à exercer pour permettre un accès aux soins. Donc, vous voyez, ces problématiques d'hier, elles sont aujourd'hui saillantes et ce n'était peut-être pas le cas auparavant.

47:19
Invité

Sébastien Chenu, nous parlions donc de 2027. La candidate naturelle, à priori, sera Marine Le Pen pour le Rassemblement National. Mais il y aura évidemment un personnage important, la personne de Jordan Bardella. Est-ce que vous avez lu son livre « Apparaître » ? Et si oui, ou plus largement, qu'est-ce qu'on peut bien écrire quand on est un homme politique de 29 ans

47:40
Locuteur

? Je

47:41
Sébastien Chenu

ne l'ai pas lu puisque, comme vous l'avez dit, il est à paraître. Je pense que Jordan est assez impressionnant. Vous dites « Il a 29 ans, qu

47:48
Locuteur

'est

47:48
Sébastien Chenu

-ce qu

47:49
Locuteur

'on

47:49
Sébastien Chenu

peut bien faire ? » Quand on a 29 ans, qu'on en est déjà à son deuxième mandat de député européen, qu'on a mené deux fois des campagnes européennes largement victorieuses, qu'on a mené une campagne législative qui nous amène à avoir 142 députés à l'Assemblée nationale, oui, je pense qu'il a des choses à raconter. Vous

48:04
Locuteur

attendez ce livre avec

48:05
Présentateur

impatience

48:05
Locuteur

? Oui,

48:06
Sébastien Chenu

je trouve que c'est intéressant. Je lis tout et je pense que le regard que porte quelqu'un de cette génération qui arrive après la mienne est intéressant, évidemment.

48:15
Présentateur

Pour 2027, Gabriel Attal dit « J'ai une histoire à vivre, à écrire avec les Français

48:19
Locuteur

». Vous

48:20
Présentateur

en pensez quoi

48:21
Locuteur

?

48:21
Présentateur

Rien. D'accord. Et maintenant que la droite est au gouvernement, est-ce que ça ouvre une nouvelle page pour LR, en vue de 2027, justement

48:30
Locuteur

?

48:30
Sébastien Chenu

Non, on les a vus au pouvoir, on les verra, mais de toute façon, LR n'a pas de... Enfin, après nous avoir dit qu'ils étaient en juin les adversaires du macronisme, puis qu'ils feraient un contrat de législature sans participation au gouvernement, les voilà en train de gouverner sans contrat de législature.

48:45
Locuteur

Mais est-ce que ça joue quelque

48:46
Invité

chose sur votre positionnement ?

48:47
Locuteur

Mais non,

48:48
Sébastien Chenu

notre positionnement, il est toujours le même. On ne se cale pas par rapport à LR ou par rapport aux histoires que veut écrire Gabriel Attal avec ses voisins ou avec le peuple français,

48:57
Locuteur

en

48:57
Sébastien Chenu

l'occurrence, qui n'en demande pas tant d'ailleurs. Je pense que le peuple français a vu l'histoire écrite avec Gabriel Attal. Non, on ne se cale pas par rapport aux autres. On a une offre politique qui est différente. Les propositions qu'on porte, elles sont différentes. La méthode de gouvernement est différente. Nous incarnons un autre choix politique qui n'a jamais été tenté par les Français. Nous nous sommes élargis. Et c'est vrai que la sincérité est aussi une stratégie, écrivait Jean Hanouille. Eh bien, je crois que les Français reconnaissent en nous une forme de sincérité qu'ils ne reconnaissent pas aux autres.

49:30
Présentateur

On est allé loin avec 2027. Est-ce que pour la prochaine dissolution, s'il y en a une, l'année prochaine, vous êtes déjà prêts ou pas

49:37
Locuteur

? On

49:39
Sébastien Chenu

sera prêts au moment venu. On fait en sorte de l'être, de s'organiser. Nos candidats, notre programme, oui, tout ça nécessite du temps.

49:46
Invité

Dans ce cas-là, Jordan Bardella sera le candidat au poste de Premier ministre, toujours comme la dernière fois ?

49:52
Sébastien Chenu

J'espère bien, oui.

49:53
Invité

Ça, ça ne change pas ?

49:54
Sébastien Chenu

Et pourquoi voulez-vous qu'on change quand

49:55
Locuteur

ça fonctionne ? Au vu des derniers

49:56
Invité

résultats qui étaient décevants

49:58
Locuteur

pour l

49:59
Sébastien Chenu

'Assemblée ? Non,

49:59
Locuteur

non,

49:59
Sébastien Chenu

mais nous avons gagné un nombre incroyable de députés. Nous n'avons jamais cessé de monter. Nous sommes le premier parti politique de France. Jordan Bardella y contribue énormément. Donc, continuons. Moi, je pense que les Français nous font confiance, nous découvrent. J'ai cité, vous l'avez vu, beaucoup de députés dans notre conversation depuis tout à

50:18
Locuteur

l

50:18
Sébastien Chenu

'heure. C'est pour vous montrer que nous avons des hommes et des femmes qui sont capables d'assumer des responsabilités dans des tas de

50:24
Locuteur

domaines différents. C'est parce qu'il a tenu

50:25
Présentateur

un tout dernier moment. Le grand jury inattendu.

50:30
Locuteur

Vous

50:31
Présentateur

êtes député du Nord, vice-président du Rassemblement national. Serez-vous candidat aux élections municipales ?

50:36
Sébastien Chenu

Je n'ai pas pris ma décision. Je sais qu'on me prête quelques intentions ici et là. J'en parlerai avec Joshua Auchard, qui est sénateur élu de Denain. On est tous les deux sur ce territoire qu'on aime beaucoup, qu'on porte et qu'on essaye de redresser. Mais les

50:51
Locuteur

décisions ne sont pas

50:52
Présentateur

prises.

50:52
Locuteur

Vous pourriez être candidat

50:52
Présentateur

à Denain ?

50:53
Sébastien Chenu

Je l

50:54
Locuteur

'ai été

50:54
Sébastien Chenu

candidat la dernière fois à Denain. Je pourrais l'être de nouveau. Joshua pourrait l'être. Je pourrais être candidat dans d'autres villes.

51:01
Locuteur

Ou

51:01
Sébastien Chenu

je pourrais

51:01
Locuteur

ne pas être candidat.

51:03
Sébastien Chenu

On parle de beaucoup de villes que j'aime beaucoup. Très honnêtement, je le dis, ma décision n'est absolument pas prise. Valenciennes

51:09
Locuteur

?

51:10
Sébastien Chenu

Ma décision n'est pas prise. C'est une belle ville valencienne.

51:12
Locuteur

C

51:12
Sébastien Chenu

'était la ville de Jean-Louis Borloo que je salue. Donc vous pourriez être candidat à Valenciennes ? Non. Mais oui aussi.

51:18
Locuteur

Je veux dire, je n'ai pas

51:20
Sébastien Chenu

pris ma décision. Oui, je pourrais être candidat sur la planète Mars aussi, si vous voulez, dans ces cas-là. Mais je n'ai pas pris ma décision.

51:26
Locuteur

Bon,

51:26
Présentateur

la planète Mars ou Valenciennes, on verra ça. Merci Sébastien Chenu pour ce grand jury.