Brexit - Nicolas Dupont-Aignan sur Public Sénat : "C'est une victoire pour la Démocratie."
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Questions et réponses
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- 0:29OuverteRéponse directe
Le Royaume-Uni va sortir de l'Europe, vous étiez partisan de cette sortie.
- 0:39OuverteRéponse partielle
J'imagine que vous êtes heureux ce matin, vous l'avez revu ou pas ?
- 1:47RelanceRéponse directe
Est-ce que vous demandez solennellement un référendum en France aujourd'hui ?
- 2:15RelanceÉludée
Donc ce référendum pour sortir la France de l'Europe ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Il devrait avoir lieu quand pour vous ?
- 4:07ComplaisanteRéponse directe
Soyons provoqués deux secondes. Ce sont des points fondamentaux.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:46Invité politiqueFait
« ce qui est sûr, c'est que je suis heureux parce que c'est une victoire de la démocratie. »
- 1:09Invité politiqueFait
« moi je ne suis pas contre l'Europe, c'est un enjeu de reconstruire une Europe des nations libres et des projets de coopération. »
- 1:18Invité politiquePromesse
« c'est le sens du traité que j'ai proposé cette semaine, c'est-à-dire ne pas simplement être dans la sortie sèche, mais être dans une reconstruction positive. »
- 1:55Invité politiquePromesse
« j'ai proposé un traité alternatif pour rendre sa liberté à la France et bâtir une belle Europe des coopérations. »
- 2:10Invité politiquePromesse
« il faut un référendum pour revoir de A à Z la relation française à cette organisation autoritaire, technocratique, soumise aux intérêts financiers, qui nuit à la France. »
- 5:23Invité politiqueFait
« c'est à nous de contrôler les flux migratoires. »
- 5:45Invité politiqueFait
« la fin de la libre circulation des personnes. »
- 5:50Invité politiqueChiffre
« 500 000 en France. »
- 6:02Invité politiqueFait
« c'est la fin, par exemple, le rétablissement des quotas laitiers. »
- 11:35Invité politiqueFait
« Madame Merkel a une grande responsabilité, puisqu'elle a ouvert toutes les frontières de l'Europe sans demander rien à ses partenaires. »
- 11:42Invité politiqueChiffre
« elle accumule un excédent de 160 milliards au détriment de ses voisins. »
- 13:56Invité politiqueFait
« inadmissible, intolérable, insupportable, climat désespérant dans notre pays de violence. »
- 15:02Invité politiqueFait
« Manuel Valls a une part de responsabilité immense. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan71 %
- ?9 %
- Invité8 %
- Présentateur8 %
- Invité 24 %
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Territoire d'info, Cyril Viguier.
Bonjour à tous, bienvenue dans notre matinale d'info, celle de Public Sénat, de Sud Radio et de la presse quotidienne régionale. Aujourd'hui, notre invité, c'est Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député maire de hier, alors que le Royaume-Uni a voté pour le Brexit. Pour vous interroger ce matin, Christophe Borbé de Sud Radio et Mickaël Zamès de Public Sénat. Bonjour à tous. Bonjour messieurs, merci
d'être avec nous
tous. Le Royaume-Uni va sortir de l'Europe, vous étiez partisan de cette sortie. Vous avez eu, je crois, hier soir, au téléphone, avant les résultats, donc il était député Nigel Farage, vous allez nous en parler. J'imagine que vous êtes heureux ce matin, vous l'avez revu ou pas ?
Je l'ai eu par SMS parce que je le laisse tranquille. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que je suis heureux parce que c'est une victoire de la démocratie.
Il
y a eu une pression incroyable, comme en 2005 en France, et on s'aperçoit que les peuples sont encore bien vivants, qu'ils ont compris
qu
'on ne pouvait pas être libre à moitié, que c'est un moyen essentiel
de
régler ses propres problèmes, parce que chaque peuple doit régler ses propres problèmes, en avoir les moyens. Et puis c'est un enjeu aussi parce que, moi je ne suis pas contre l'Europe, c'est un enjeu de reconstruire une Europe des nations libres et des projets de coopération. C'est le sens du traité que j'ai proposé cette semaine, c'est-à-dire ne pas simplement être dans la sortie sèche, mais être dans une reconstruction positive. Vous savez,
il
y
a
une accélération de l'histoire,
on
le voit. Et soit on est capable, comme homme politique, comme dirigeant, de l'anticiper et de négocier un virage, parce qu'on a compris que cette Europe technocratique, financière ne marchait pas, soit, comme on va sans doute le voir avec Hollande et Merkel, le canard continue à courir sans tête, et on verra ce qui se passera.
Est-ce que vous demandez
solennellement un référendum en France aujourd'hui
? Mais moi je suis clair, je suis candidat à
l
'élection présidentielle pour renégocier tous les traités. Et j'ai proposé un traité alternatif pour rendre sa liberté à la France et bâtir une belle Europe des coopérations. Et au terme des négociations que je propose, il faut un référendum pour revoir de A à Z la relation française à cette organisation autoritaire, technocratique, soumise aux intérêts financiers, qui nuit à
la France.
Un
référendum pour sortir la France de l'Europe ? Non,
un référendum pour
adopter une nouvelle relation avec l'Europe. Donc ce n
'est
pas le même référendum que ce qui vient de se passer en Grande-Bretagne alors ? Tout
dépend de la négociation.
La
question est très simple. Soit on réoriente de A à Z l'Europe,
et
on soumet aux Français ce nouveau traité. Soit nos partenaires ne veulent pas et restent seuls, et on s'en va par
référendum.
Ce
référendum,
attendez, il doit avoir lieu quand pour vous ? Il faudrait qu'il ait lieu quand ? Avant 2017 ? Après 2017 ? Il y
a
l'élection présidentielle, qui sera le beau référendum.
Ça va peser
dans votre campagne, dans
l
'élection présidentielle,
l'Europe. C'est le
sens de mon combat politique. J'ai quitté l'UMP
quand
Nicolas Sarkozy a fait voter contre le peuple le traité constitutionnel que la France avait refusé. Je l'ai quitté là-dessus. C'est la question fondamentale de mon combat. Mon mouvement politique s'appelle Debout la France. Mais je suis gaulliste. Je ne suis pas britannique. Chacun ses voix. Et je pense que l'on peut construire une Europe des coopérations, comme on a fait avec Airbus,
à
la carte, et en même temps
avoir notre liberté. Vous savez que Marine Le Pen dit la même chose. Cette Europe avec Airbus,
etc. Et bien plus on sera nombreux à le dire, mieux ce sera.
Donc ce matin vous rejoignez Marine
Le Pen. Où elle me rejoint. Comme elle peut rejoindre, j'entendais quelqu'un du Front de Gauche, j'entendais M. Chevènement, j'entendais beaucoup d'hommes politiques. Ce n
'est
pas la question de Mme Le Pen, de M. Dupont-Aignan,
du Front National. C'est pourtant l
'Union des Antilles.
C
'est la question du peuple français qui doit reprendre sa liberté vis-à-vis d'une organisation qui nous nuit. Accord avec la Turquie, en douce, libre circulation des Turcs à partir du 1er octobre. Destruction de nos terroirs. On est public Sénat. Quand on sait l'importance du traité transatlantique qui est en train d'être imposé en douce, politique de moins-disant social.
Soyons provoques deux secondes. Ce sont des points fondamentaux. Soyons
provoques deux secondes.
Exprès, mais pour comprendre. Élevez-vous un peu par rapport à la politique française, M. Bordet.
Est-ce que ce n
'est
quand même pas la victoire, finalement, plus largement, j'ai presque envie de dire mondialement, des Poutines, des Trumps, des Le Pen, de vous ? Des peuples
? Mais heureusement. Mais il y a plusieurs expressions des peuples.
Et
justement, je fais ce combat politique car je souhaite offrir aux Français une voie raisonnable de liberté. Si on ne laisse que des personnes qui sont excessives exprimer une volonté de changement, il ne faudra pas s'étonner que ce changement se fasse de manière trouble. Si des gens raisonnables comme moi, républicains, qui ont une expérience, qui savent agir, proposent une voie alternative, les Français
vont avoir un faux choix. Et c'est tout le sens de
ma candidature à l'élection présidentielle. Proposer une alternative politique, sérieuse, sereine, crédible.
Imaginons, vous êtes élu, le traité est renégocié. Oui. Qu'est-ce qui se passe dans la foulée ? C'est la sortie de l'Europe ? C'est le retour à l'euro de France ?
Ce sont des choses très simples.
C'est qu'on renégocie les traités pour que la France, par exemple, retrouve ses frontières. C'est à nous de contrôler les flux migratoires. Ce qui n'interdit pas une politique européenne de coopération aux frontières de la Méditerranée. Ce qui n'interdit pas une politique européenne que je propose pour aider l'Afrique à stabiliser ses populations. Ce n
'est
pas tout l'un ou tout l'autre. Un peu de bon sens. Nos frontières. C'est la fin, par exemple, des travailleurs détachés. Il est inacceptable que nos entreprises fassent faillite. La fin de
la libre circulation
des personnes. Parce que des Polonais, des Roumains viennent prendre nos emplois et ne payent pas nos charges. 500 000 en France. Ça, stop du premier jour. C'est, par exemple, des mesures de sécurité pour qu'on évite,
si
tant est qu'on puisse tout éviter, le maximum d'attentats. Ce sont des mesures... C'est la fin, par exemple, le rétablissement des quotas laitiers. Pour ne
pas
que nos agriculteurs crèvent comme aujourd'hui. C'est simplement maîtriser l'Europe, en faire un instrument au service des peuples et pas au service d'une petite oligarchie qui les tue. C'est tout.
Nicolas Dupont-Lyon, maîtriser l'Europe. Est-ce que la France, au fond, a des raisons maintenant de retenir les migrants à Calais ? C'est très concret, ça.
La France doit
expulser
les migrants qui sont à Calais, les faire repartir d'où ils viennent et doit contrôler ses frontières. Vous
êtes d'accord avec
Emmanuel Macron, alors ?
Vous pouvez, après, mettre les migrants dans la manche, ça ne
va
pas arranger les choses. Et je n
'ai
pas envie que
les migrants se noient. Mais au fond, est-ce qu'ils
ne
vont
pas aller directement en Angleterre ? Mais non, mais... Ils vont au fond contourner l'Europe ?
Les migrants,
c
'est un problème global. Il faut une politique d'aide à l'Afrique. Il faut contrôler les frontières européennes, c'est-à
-dire
qu'il
faut
des coopérations européennes. Moi, je ne
suis
pas contre des coopérations européennes. Ne nous trompons pas. Et il faut contrôler nos frontières nationales. Est-ce qu'un jour, on va sortir du combat de la bande dessinée
?
Soit on est soumis
à M. Juncker... Mais vous
savez
bien que c'est l'immigration qui a été au cœur de cette campagne. C'est l'immigration.
Mais c'est pourquoi je me bats. Soit on obéit à M. Juncker,
qui
est l'ancien patron d'un État voyou, qui a accepté n'importe quoi sur le plan d'immigration, soit on serait dans un château-fort. Entre les deux, il y
a
peut-être quand même une marge. Vous savez, est
-ce qu'un jour, on va avoir du bon sens ? Si on regarde un
peu ce référendum, on a l'impression que tout est passé là-dedans, comme dans une moulinette, un petit peu tout. Tous les problèmes des Britanniques sont passés là-dedans. Ce n'était pas uniquement le problème européen.
Ils ont tout mis
dedans. Mais vous allez trouver tous les prétextes pour nier le référendum. Mais
je n'y pas le référendum, c'est une réalité ce que je dis. Il y a un peuple
britannique
qui
a subi une avalanche de menaces. De menaces. Le pistolet sur la tempe. Et qui a choisi la liberté. On n'est pas à moitié libre. Vous, M. Bordet, vous êtes libre dans votre vie. Et ça ne vous empêche pas de vivre avec les autres, d'avoir des relations avec des amis, d'avoir une famille, etc.
Avec
M. Kézames par exemple.
Voilà.
Et la liberté
n
'interdit pas l'échange, la coopération.
Israël n
'est pas dans une union et est un pays libre. Singapour est un pays libre. La Norvège est un pays libre. La Suisse est un pays libre. L'Islande, le Maroc, le Brésil. Pourquoi avons-nous aliéné les Français, les infantilisés, à leur faire croire
? Entre l'ampleur en
1945, on s'est toujours
affronté. Et tout d
'un coup,
il
y a eu une
union
européenne
qui a permis d'avoir la faite. À leur faire croire,
non. À leur faire croire
qu
'il faut être soumis à des gens non élus à Bruxelles pour être européens. On peut être un bon européen, M. Christophe Bordet, très bon européen, travailler avec les autres, avoir Airbus, Ariane et plein de projets ensemble, sans pour autant renoncer à l'essentiel de notre démocratie, c'est-à-dire notre liberté de contrôler nos frontières, notre budget et nos lois.
C'est tout ce que je demande. En attendant,
les bourses européennes sont prêts à chuter de près de 10% depuis ce matin. Le Brexit, c
'est
la crise.
Mais elles remonteront de 10% dans quelques jours parce qu'elles verront que la Terre n'a pas cessé de tourner. Elles verront que nous commerçons avec des pays du monde entier qui ne sont pas dans l'Union européenne. Et que va nécessairement s'organiser une nouvelle Europe avec la Grande-Bretagne. Mais l'enjeu...
Ça
ne va pas empêcher aujourd'hui la reprise qui semble être amorcée
en France
? Mais
nous sommes excédentaires avec
la Grande-Bretagne. Excédentaires, la France. C
'est
un des rares pays. Alors, qu'est-ce qu'on va faire ? On va se tuer en bloquant nos exportations vers la Grande-Bretagne ? Tout ça n'a aucun sens. L'enjeu n'est pas là. L'enjeu, il est de réorienter l'Europe
pour
servir les Européens.
Et
ma thèse, c'est qu'il faut un nouveau traité confédéral qui rende encore une fois des libertés à la nation pour que les peuples soient respectés. Et en même temps, et c'est là où je suis peut-être différent de Mme Le Pen, de bâtir des coopérations
à
4 ou 5 pays sur des sujets fondamentaux. Et j'en ai proposé. Lutte contre le cancer, voiture propre, panneau solaire à haut rendement énergétique, plan d'aide à l'Afrique, bassin méditerranéen. Il y a tellement de beaux projets à faire ensemble que
n'ont pas fait les Européens d'ailleurs.
Vous mettez le doigt sur quelque chose de très important parce que par exemple en Grande-Bretagne, ceux qui ont fait campagne et qui gagnent aujourd'hui, leurs solutions étaient toutes différentes. Il n
'y
en avait pas un qui
avait les mêmes solutions. Mais pareil pour ceux qui étaient pour l'OIN, excusez-moi. Et
donc là, vous êtes exactement dans le même dessin. Non,
c'est spécieux. Pardonnez-moi. Parce que ceux qui défendaient le Riemann, IN, restés, ils étaient aussi très différents. Il y avait des travaillistes de M. Corbyn, d'extrême-gauche qui refusent de reconnaître la reine. Et il y avait des conservateurs. Donc
ne
n'y est pas qu'un peuple a repris sa liberté.
Que
cette date va compter autant que la chute du mur de Berlin.
Et
que commence une recomposition
pour
corriger le tir d'un système européen devenu fou. Parce que, niant les peuples et la démocratie. Et en revanche, vous avez raison, il faut prendre garde à bien orienter ce phénomène, à reconstruire une belle Europe. Et je crois que la France, qui n'est pas l'Angleterre, qui n
'est
pas une île,
qui
est un pays continental, se doit de proposer des réformes intelligentes pour que l'Europe maîtrise les flux migratoires, pour qu'on arrive
à
servir les peuples. C'est tout. François Hollande
et Angela Merkel doivent se rencontrer. Quelles initiatives vous attendez du couple franco-allemand ? Rien.
Voilà. Madame Merkel a une grande responsabilité, puisqu'elle a ouvert toutes les frontières de l'Europe sans demander rien à ses partenaires. Elle accumule un excédent de 160 milliards au détriment de ses voisins.
Elle
a gouverné de manière inconsciente depuis des années.
Voilà le résultat.
Quant à François Hollande, il n'existe plus sur la scène européenne. Et il va bientôt prendre sa retraite. Et je lui souhaite une bonne retraite.
Christophe Bordet. Dites-moi, pour revenir à ce qui s'est passé, aujourd'hui, il y a quand même des conséquences qui commencent à se faire jour, qui sont très importantes. Par exemple, au niveau de l'Écosse,
qui
demande un référendum. L'Écosse veut rester dans l'Europe. L'Irlande aussi demande un référendum. L'Empire
va exploser. Laissez du temps au temps.
Nous
verrons ce qui va se passer. Ce qui est sûr, c'est que très vite, quand la passion aura disparu, les gens vont s'apercevoir que l'Angleterre est toujours là. Qu'elle commerce comme commerce la Norvège ou la Suisse.
Pour l'instant, on est dans le saut
vers l'inconnu quand même.
Mais pourquoi avoir peur
du
progrès ? Pourquoi avoir peur de la liberté ? On vous a tellement aliéné avec cette Union européenne, moutonné, si je puis dire, qu'on a peur de la liberté. Un peuple doit se gérer. C'est ça la démocratie. Ce n
'est
pas d'obéir à des gens à Bruxelles, à M. Juncker ou à M. Schulz. C'est ça la réalité.
J'aimerais que
les Français, à cette occasion, et je vais tout faire pour ça, comprennent que dans la vie,
on
est plus efficace quand on maîtrise son destin. Et le peuple français doit maintenant maîtriser son destin. Ça ne veut pas dire rejeter les autres. Pas du tout. Ça veut dire mettre fin à des dérives.
Le délai de deux ans,
pour
faire le passage,
il
vous paraît correct
?
Oui, il faudra quelques mois. Ça, c'est sûr. Mais c'est justement l'occasion de faire des propositions. Le seul danger que je vois, M. Bordet,
c
'est le saut dans l'inconnu fédéral.
C
'est-à-dire, vous allez voir Mme Merkel et M. Hollande, pour se tenir chaud, qui vont dire qu
'il faut
encore plus d'Europe.
Mais,
comme M. Sarkozy,
ils
ne
veulent
pas de référendum. Alors qu'ils assument, qu'ils posent la question par référendum. Le danger, c'est que le système, au lieu de se réformer, se resserre et se referme. Il faut le réformer et pas le refermer. C
'est ça, l'enjeu. Avec
qualité, peut-être un peu plus franco-française, les locaux de la CFDT à Paris ont été saccagés hier soir, à l'issue des manifestations. Comment qualifieriez-vous cet acte ?
Inadmissible, intolérable, insupportable, climat désespérant dans notre pays de violence. Mais,
vous
savez, je l'avais dit il
y
a quelques mois et quelques années,
plus
vous mettez le couvercle sur la marmite démocratique, puisque nous ne sommes
quand
même pas un pays d'une démocratie hors pair. Plus vous mettez le marmite sur le couvercle, plus vous avez un gouvernement qui veut passer en force contre la démocratie, puisqu'il n
'a
plus une majorité et il fait le 49-3, plus vous avez les manifestations dans la rue. Quand il n
'y a
pas de légitimité politique,
ça
s'exprime dans la rue et dans la violence. Et ce qui est très grave dans notre pays, c'est cette dérive. D'où l'importance de renouer avec le peuple, de l'écouter, d'avoir des votes. C'est la démocratie qui évite la
violence. Quand on regarde tout ce qui se passe aujourd'hui,
et c'est ce que dit Manuel Valls d'ailleurs dans une réaction, est-ce que quand on attaque la CFDT comme la CFDT a été attaquée hier, est-ce que l'attaque contre la démocratie, elle n
'est
pas à ce niveau-là ? Est-ce qu'elle ne vient pas d'autres syndicats qui ne sont pas d'acteurs, par exemple ?
Vous dites la même chose
que Manuel Valls, une attaque intolérable contre la démocratie.
Oui, mais maintenant,
Manuel Valls a une part de responsabilité immense. Immense. Mais d'hystériser le jeu syndical et politique, Manuel Valls n'a pas de soutien politique, il n'a pas de légitimité politique, il n'a plus de majorité, il n'a même pas de majorité au sein du Parti Socialiste.
C
'est quand même gênant. Il n
'y a
jamais eu ça sous la cinquième, un Premier ministre qui n'a même pas la majorité dans son propre parti. Alors quand on est dans cette situation, on fait preuve d'un peu plus d'humilité,
et
on ne jette pas de l'huile sur le feu pour des raisons sans doute politiciennes, qui sont de préparer sa sortie. On a le sens de l'État. Et je crois qu'il a une grande responsabilité. Pour autant, il a raison de dire que c'est inacceptable. Mais qui a mis de l'huile sur le feu aussi ? Je crois que ce gouvernement devrait comprendre qu'on ne peut pas gouverner contre son pays.
S
'il y avait une motion de censure
à
l'Assemblée Nationale, ce qui semble être
le
cas, s'il y a un 49-3, vous la voteriez ? Bien évidemment que
je
la voterai. Parce qu'on ne peut pas gouverner comme ça. Maintenant, encore une fois, ce qui compte, ce n
'est
pas de critiquer, c'est d'avoir un projet politique. Et ce qui m'intéresse,
c
'est de proposer des réformes et des solutions pour aider nos PME, pour éviter le travail détaché, pour sauver nos agriculteurs. Parce que ce qui compte, ce n
'est
pas de commenter le désastre, c'est d'essayer d'en sortir intelligemment, avec bon sens.
C'est Nicolas Dupont-Aignan, le président de Debout la France, député maire de hier, qui est notre invité ce matin. Une dernière petite question un peu personnelle. Est-ce que vous comprenez beaucoup de jeunes
qui
étaient pour le maintien, pour le remain des Britanniques dans l'Union Européenne ? Est-ce que ça vous parle ? Chez vous-même, je crois, vous m'avez dit...
Mais
il y a
des débats dans la famille Dupont-Aignan. Oui, mais c'est normal,
il y
a
des débats partout. Mais il y a aussi beaucoup de jeunes qui sont pour le out, et c'est très bien. Mais c'est la liberté, la démocratie.
On
est habitués en France à ne plus pouvoir débattre. Il y
a
une pensée unique, une chape de plomb qui explique les violences. Il faut retrouver... Mais cette préoccupation des jeunes, elle veut pas ? Mais il y a des préoccupations des jeunes. Vous savez que ma cote de popularité est la plus forte chez les 18-24 ans. Donc, vous savez, les jeunes ne sont pas pour la pensée unique, et ceux qui défendent une autre Europe ne sont pas des vieux ringards.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France, député maire de hier, d'avoir été l'invité de cette patinale d'info.
Nicolas Dupont-Aignan