David Assouline au colloque Comment réenchanter l'audiovisuel public à l'heure du numérique ?
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Analyse automatique
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Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 100 %
Modèle mistral-nemo:12b · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
j'aimerais tout d'abord dire que mon intervention est une intervention où je vais tenter de rester à ma place c'est à dire d'homme politique qui a à se prononcer sur l'avenir de l'audiovisuel à l'imaginer dans ce ce qui concerne le champ de la décision publique pour tout le reste je fais confiance aux professionnels les lignes éditoriales et contenu etc...
Ce n'est pas notre métier. Donc à la question : face aux mutations numérique quelles réponses ? quelles stratégies quelles nouvelles régulations ? pour réechanter l'audiovisuel public ma première réponse sera d'abord ne pas affaiblir l'audiovisuel public en ne réduisant ni ses moyens financiers ni son périmètre au contraire en le renforçant c'est ma conviction j'affirme ici que notre combat ne doit pas être de sauver les moyens actuels seulement mais de les augmenter alors je sais que je suis à contre courant de ce qui se dit globalement pas de méprise sur mon propos je ne pense pas qu'il n'y a pas d'économies à faire à l'intérieur des différentes dépenses de l'audiovisuel public je pense même qu'il y a des synergies qui peuvent permettre des économies je pense même qu'il y a des nouvelles techniques qui peuvent permettre des économies mais je pense qu'au global y compris les synergies nécessite parfois si l'on est honnête c'est à dire si l'on regarde la nécessité de rester performant et dans la qualité des dépenses supplémentaires et même je vais dire plus globalement je suis très réformiste depuis toujours c'est à dire que je ne me contente pas de l'existant mais la réforme doit être au service d'une augmentation des capacités et quand on parle du numérique c'est évidemment des moyens parce que le numérique coûte cher c'est de l'investissement et je pense que nous sommes rentrés dans une période où plutôt nous sommes aux balbutiements de la révolution numérique et que nous n'imaginons pas encore aujourd'hui ce qu'il sera ce qu'elle sera dans ses effets sur l'audiovisuel dans dix ans personne d'entre nous ne le sait ça veut dire que l'investissement nécessaire est un investissement créatif un investissement prospectifs et une capacité à tout moment de mettre les moyens pour être dans le dans le courant allons encore plus loin je pense que notre ambition doit être d'être prescripteurs des nouveaux usages des nouveaux formats médiatique c'est à dire que au lieu de chercher seulement à s'adapter et être dans le courant de ce qui nous est imposée comme une commune âge et comme format par les netflix et d'autres choses qui impose qui donne le la nous devons pour pouvoir nous en sortir ou sinon nous pourrons pas tenir la route même avec une augmentation moyens être en capacité de donner le lan tour c'est à dire de créer d'inventer et tout cela ce sont des moyens financiers dans les investissements technologiques scientifiques les mutations mais aussi pour répondre aussi en écho à ce que disait monsieur blanc caire dans un univers hyper technologique finalement comment rester humain comment donner la place à l'humain je pense moi que là sur cette question de l'investissement dans la créativité dans l'innovation dans penser ce qui sera demain dans être prescripteur des nouveaux usages alors oui la l'humain et irremplaçable c'est une façon de répondre à la question de baisse de moyens ou alors de baisse de la masse salariale peut-être que on peut réduire des postes qui étaient ceux du passé ou alors qui survalorise et les postes nécessaires de l'encadrement possible mais je pense qu'il faut certainement investir beaucoup plus dans des postes et d'en du personnel qui sera dans la créativité dans la création sur le terrain et c'est donc globalement ma première réponse et ce sera pas moins de moyens ce sera plus et la puissance publique doit le faire parce que c'est elle qui a la décision là dessus ça change la nature du débat sur la réforme parce que pour l'instant j'entends comme but de la réforme 500 millions d'économies minimum ça que j'entends c'est pas le seul à l'entendre donc moi je le dis c'est sacrifier le service public que d'aller dans cette direction ce n'est pas contre l'innovation contre le le fait de pouvoir rester dans une modernité et arrêter avec les archaïsmes d'ailleurs les archaïsmes d'aujourd'hui sont souvent pas là où on croit par exemple j'entends ce que je disais il ya dix ans mais c'était il ya dix ans que il faut vraiment que le service public en général actuel et parce que franchement elle n'était pas mieux le privé n'était pas mieux que le public prendre le cap de la révolution numérique pour reconquérir les publics jeunes qui sans détour très sérieusement ce discours aujourd'hui est devenu archaïque car c'est pas pour reconquérir les publics jeunes et pour reconquérir les publics tout simplement car la luz âge numérique n'est plus du tout qu'un problème qu'un usage des jeunes générations il devient général dans l' usage de l'audiovisuel et donc il faut réfléchir à comment la révolution numérique cherche à toucher tous les publics et à accompagner voire être prescripteur je le répète de nouveaux usages et de nouveaux formats de nouvelles modes y compris comme on a été une fois à la pointe c'est vraiment très ancien et très archaïque puisque c'était canal+ qui réussissait à créer la mode qui réussissait à créer une nouvelle façon de regarder à accepter autre chose un autre ton c'est le service public qui aujourd'hui tant en radio qu'en télévision peut et doit le faire et a les moyens de faire et donc pas seulement copier ce qui se fait pour rester à la page mais déplacer le curseur et essayer comme je le disais tout à l'heure de donner le la mon troisième ma troisième réponse sur comment faire c'est changer complètement notre façon mais ça a été à chaque fois ce sont des questions qui sont sortis et c'était clair dans la table d'avant chercher à chaque fois de voir par rapport à l'enjeu quelle est la stratégie que doit encourager les les pouvoirs publics or jusqu'à présent il y avait une concurrence entre le privé et le public j'ai toujours choisi dans cette concurrence le fait de donner les moyens aux services publics de résister à cette concurrence c'est mon rôle d'homme public pour l'intérêt général ça passait par pas mal de combats il n'était pas évident parce que même quand on avait une très bonne idée pour le service public de faire qui ne dépendent plus de du commerce on a quand même donné un avantage concurrentiel ou privés puisque la pub qui n'étaient pas là aller ailleurs manque de pot ale partie plutôt sur internet mais l'objectif quand même rester de faire en sorte que la manne publicitaire du privé soit augmentée est pas tellement les moyens du service public puisque ça n'a pas été compensée à l'euro près comme c'était promis à l'époque mais on doit changer de paradigme je pense qu'aujourd'hui la survie du paysage audiovisuel français c'est sa capacité de résistance aux gars femmes c'est à dire pas à la concurrence qui lie à côté de soi mais à la concurrence internationale et notamment de ses grandes plateformes je pense qu'il leur au delà de la réforme prévue et d'essayer c'est pour ça que j'étais plutôt pour un processus d'assises voir d'états généraux de l'ensemble du paysage audiovisuel pour le redéfinir ensemble je pense que l'heure est impact impact entre le public et le privé français un pacte entre les producteurs et les éditeurs je parle toutes les concurrences et de tous ceux qui toute la journée se tapent dessus un pacte entre les producteurs et les auteurs un pacte entre le privé qui est gratuit et le privé qui est payant l'ensemble de tout ce qui se concurrencent aux arrêts sur notre territoire vont être balayés par les balles des gars femmes s'ils continuent à ne pas trouver la régulation entre elles pour faire face au ghana et donc on change de moments et cela ne signifie que le donnant-donnant doit être complètement à l'ordre du jour quand je perds cela je donne ça et c'est comme cela que tous ces compromis son possible pour faire corps et vous voyez de quoi je parle je parle éditeurs producteurs les débats qui ont eu lieu sur la part de droit quand je parle des auteurs par rapport aux producteurs les auteurs ce sont les ai aussi et il y a sans arrêt du bis bis et le privé le public à chaque fois qu'il ya des tables rondes comme ça ils font semblant de s'aimer mais nous nous savons qu'ils n'arrêtent pas de se taper dessus toute la journée et on sait que quand ils viennent nous voir il y les ils nous disent mais pourquoi le public qu'il a ça et pourquoi vous de vous nous donnez vous nous donnez pas tels avantages etc etc donc à un moment donné je pense que ce pacte cette unité est nécessaire il faut la redéfinir dans un processus qui n'est pas une réforme d'en haut mais un processus d'assises d'états généraux ou l'ensembre discute et je veux finir par cela par ce chemin la réforme oui mais à chaque fois qu'on a discuté réforme ait eu des malentendus dans le pays sur pour quoi faire or le service public je veux le dire ici il peut s'améliorer il peut être dix fois plus performant il peut se rénover mais c'est pas mal ce qui fait c'est bien ce qu'il fait cette dé fusion de deux sociétés en une seule il ya moins de dix ans avec tout ce que ça signifiait comme chambardement plans sociaux et autres c'est une révolution numérique qui n'est pas moins forte que celle qui a eu lieu dans le privé tf1 m6 etc et parlons de radio france des millions de podcasts regardez tous les jours mais pas sûr je ne sais quoi sur des émissions de philosophie par exemple donc je veux valoriser ici tout ce qui a été fait et tout ce qui est bien parce que je sais que quand on veut tuer son chien on dit qu'il a la rage donc on va commencer par dire tout ce qui est bien et comment on va améliorer pour être bien sûr qu'on a tous les mêmes intentions derrière le mot réforme est donc rendez vous pour ces débats je pense qu'ils vont être ap qu'ils vont être étonnant heureusement on a du temps mais il faudrait vraiment que ce soit un débat public avec toutes les données sur la table nous avons une redevance des moins élevés en europe donc si on compare l'europe si on compare la bbc il faudra aussi voir comment sa ligne ils ont deux fois plus de personnel à la bbc et je veux par ma dernière phrase dirk attention quand on dit regardais les suisses y vont vers la réforme ils ont compris ses parts d une campagne d'opinion et de sondages et de lobbying qu'on a fait croire que les suisses en avait marre de payer la redevance est d'avoir ce service public quand il ya eu un vrai débat public avec des arguments et la pédagogie le résultat a été l' inverse de ce qui était dit et de ce qui était annoncé donc les sondages vous nous donnez des données peut vraiment complètement contradictoire comme on l'a vu là mais c'est le débat public qui éclairera et qui permettra d'aller dans le sens de l'intérêt général voilà mes propos qui ne sont forcément pas consensuelle j'aime le débat
David Assouline