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InterviewC à vous (sur YouTube)· 3 octobre 2026 11 minContradictoireActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesInstitutions & électionsSolidarités & famille

Mobilisation lycéenne, budget, J-L. Mélenchon : le regard de Jean-Pierre Raffarin

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 79 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    On a tous été marqués par les images de violences, mais sur le fond, est-ce que vous comprenez les revendications de ces jeunes lycéens ?

  • 0:36RelanceÉludée

    Vous visez LFI ? Parce que Matignon parlait d'LFI et de proxy de la France insoumise dans les quartiers et dans les villes.

  • 1:57OuverteRéponse partielle

    On a l'impression que dans le projet qui a été présenté par le gouvernement, tout le monde va y passer, si j'ose dire, avec des économies de 54 milliards d'euros. Est-ce que vous parleriez d'un budget d'austérité ou juste d'un rafistolage en attendant l'élection ?

  • 2:53FerméeRéponse directe

    Vous dites à Sébastien Lecornu, il faut donc s'accorder avec le Rassemblement national ?

  • 3:56FerméeRéponse directe

    en 2003 ?

  • 9:14OuverteRéponse directe

    Edouard Philippe qui a présenté cette semaine sa réforme des retraites. Il propose d'allonger, de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans. Est-ce que d'après vous, Jean-Pierre Raffarin, ça c'est la bonne solution ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Invité politiqueFait
    « Je comprends les revendications, mais je ne comprends pas la violence. Et je ne comprends pas la période. »
  • 0:16Invité politiqueFait
    « Parce que quand on est avant une élection, en général, on attend de l'élection les solutions. »
  • 1:37Invité politiqueFait
    « qu'il y a très peu de moyens budgétaires, et qu'au fond, tous ceux qui nous prêtent de l'argent nous regardent. »
  • 2:20Invité politiqueFait
    « un budget qui va être quand même peu cohérent et dont la seule cohérence sera le pouvoir d'être voté. »
  • 2:29Invité politiqueFait
    « La Ve République, c'est la majorité. La Ve République, elle est fondée sur un fait majoritaire. »
  • 3:33Invité politiqueFait
    « On n'a pas de marge de manœuvre. Ne faisons pas comme s'il y avait des caisses et qu'on allait rentrer. Aujourd'hui, il n'y a pas de soutien. »
  • 4:06PrésentateurChiffre
    « Notre dette a été multipliée par 3. »
  • 5:23Invité politiqueFait
    « Qui est-ce qui a demandé aux Français de travailler une journée de plus ? Vous. Hein ? »
  • 5:32Invité politiqueChiffre
    « C'est-à-dire que ça fait 40 milliards qu'on a pu trouver comme ça, ni par l'impôt, ni par la dette. »
  • 5:43Invité politiqueFait
    « le gouvernement, tel qu'il est, il n'a pas de majorité, il n'a pas d'argent. »
  • 6:44Invité politiqueFait
    « Si on prend bien conscience... On va prendre conscience que ce qui est terrible, c'est la lutte entre les extrêmes tous les deux. »
  • 9:17InvitéChiffre
    « Il propose d'allonger, de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans. L'âge de départ en retraite est à 65 ans. »
  • 10:28Invité politiqueFait
    « la vie politique a changé. Aujourd'hui, nous ne sommes pas dans un univers de communication. Nous sommes dans un univers de polémique. »

Temps de parole

  • Jean-Pierre Raffarin74 %
  • Présentateur12 %
  • ?6 %
  • Invité4 %
  • Invité 23 %

≈ 28 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Jean-Pierre Raffarin, c'est l'autre actualité de la semaine, la mobilisation des lycéens et maintenant des universités. On a tous été marqués par les images de violences, mais sur le fond, est-ce que vous comprenez les revendications de ces jeunes lycéens

0:10
Locuteur

?

0:11
Jean-Pierre Raffarin

Je comprends les revendications, mais je ne comprends pas la violence. Et je ne comprends pas la période. Parce que quand on est avant une élection, en général, on attend de l'élection les solutions.

0:22
Locuteur

Et

0:22
Jean-Pierre Raffarin

là, je suis assez surpris de cette agitation et de cette violence. Tout se passe comme s'il y avait dans le pays des forces

0:29
Locuteur

qui

0:30
Jean-Pierre Raffarin

veulent court-circuiter l'élection,

0:32
Locuteur

qui

0:32
Jean-Pierre Raffarin

souhaitent que les choses se passent autrement que par l'élection.

0:34
Présentateur

Vous visez

0:35
Locuteur

qui

0:35
Présentateur

?

0:36
Locuteur

Vous

0:36
Présentateur

visez LFI ? Parce que Matignon parlait d'LFI et de proxy de la France insoumise

0:42
Locuteur

dans les quartiers et dans les

0:43
Présentateur

villes.

0:43
Jean-Pierre Raffarin

Matignon a des informations que je n'ai pas. Moi, j'ai tout simplement 50 ans d'expérience.

0:48
Locuteur

J

0:48
Jean-Pierre Raffarin

'ai rarement vu

0:49
Locuteur

de

0:50
Jean-Pierre Raffarin

l'agitation sociale violente juste avant une élection ou juste après une élection. Car en général, dans la démocratie, les gens comptent sur l'élection.

0:58
Locuteur

Je

0:58
Jean-Pierre Raffarin

me souviens avoir perdu des élections, quand j'étais Premier ministre, des élections régionales. On m

1:03
Locuteur

'a

1:03
Jean-Pierre Raffarin

dit que ça allait être quelque chose de terrible. On perd les élections et là, on a six mois tranquille. Pourquoi ? Parce que les gens nous ont donné un coup de pied aux fesses. Ils sont contents de nous avoir donné un coup de pied aux fesses. Et maintenant, ils regardent comment on va réagir. Et ils ne poursuivent pas leurs choses. Ils ont donné leurs leçons. Ils voulaient donner une leçon. Là,

1:19
Locuteur

c

1:19
Jean-Pierre Raffarin

'est assez étonnant qu'avant une élection présidentielle, on demande de l'argent, mais on brûle l'argent dans la rue. Comment on va avoir de l'argent si on la brûle ? On veut des constructions et on déconstruit. Tout ça est quand même assez paradoxal. Donc c'est quand même assez étonnant. Alors qu'on sait très bien qu'on est en train de discuter d'un budget, qu'il y a très peu de moyens budgétaires, et qu'au fond, tous ceux qui nous prêtent de l'argent nous regardent. Et ces images que l'on voit derrière vous d'incendie, vous croyez que ceux qui nous ont prêté de l'argent, ça va les conduire à faire baisser notre taux ? Alors justement, il

1:50
Locuteur

y a

1:50
Jean-Pierre Raffarin

une autre

1:50
Invité

agitation sociale à propos du budget ou des projets de budget. On a l'impression que dans le projet qui a été présenté par le gouvernement, tout le monde va y passer, si j'ose dire, avec des économies de 54 milliards d'euros. Les retraités, les fonctionnaires, les collectivités territoriales, les entreprises, même les produits sucrés. Est-ce que vous parleriez d'un budget d'austérité ou juste d'un rafistolage en attendant l'élection ?

2:14
Jean-Pierre Raffarin

C'est

2:14
Locuteur

un

2:15
Jean-Pierre Raffarin

budget

2:16
Locuteur

qui

2:20
Jean-Pierre Raffarin

va être quand même

2:21
Locuteur

peu

2:22
Jean-Pierre Raffarin

cohérent et dont la seule cohérence sera le pouvoir d'être voté.

2:26
Locuteur

Pourquoi

2:27
Jean-Pierre Raffarin

?

2:27
Locuteur

Parce

2:27
Jean-Pierre Raffarin

que nous n'avons pas de majorité. La Ve République, c'est la majorité. La Ve République, elle est fondée sur un fait majoritaire.

2:35
Locuteur

L

2:35
Jean-Pierre Raffarin

'autorité d'un préfet,

2:36
Locuteur

l

2:36
Jean-Pierre Raffarin

'autorité d'un ministre, l'autorité... C'est sa majorité qui, à l'Assemblée nationale et à la présidentielle, peut donner une puissance à une action. Donc depuis qu'on n'a plus de majorité, ni à l'Élysée, ni à la République, ni au Parlement. C'est

2:51
Locuteur

pour ça qu'il faut qu'il y ait un budget.

2:53
Présentateur

Vous dites à Sébastien Lecornu,

2:55
Locuteur

il

2:55
Présentateur

faut donc s'accorder avec le Rassemblement national ? J'ai dit qu'il faut faire voter le budget.

2:59
Locuteur

Parce que si on n'a pas de budget... À n'importe quel prix ?

3:03
Jean-Pierre Raffarin

Il faut faire... Sans budget, on connaîtra une crise terrible. Avec notre niveau de dette, vous verrez les taux d'intérêt. Sans budget, on connaîtra une crise. Donc il faut qu'avec le maximum d'habileté, avec le maximum d'écoutes des uns et des autres, de tous les petits groupes, ils puissent faire voter son... Mais ce budget, il n'aura pas forcément la cohérence d'une dynamique. Il n

3:24
Locuteur

'a pas l'air

3:25
Invité

incohérent,

3:26
Locuteur

il

3:27
Jean-Pierre Raffarin

y a un tour de vise partout. Parce qu'il faut le faire voter, ce budget. Mais parce que de toute façon, il faut faire des économies. On n'a pas de marge de manœuvre. Ne faisons pas comme s'il y avait des caisses et qu'on allait rentrer. Aujourd'hui, il n'y a pas de soutien. Rendez-vous compte que moi, j'avais plus de 450 députés, j'avais

3:44
Locuteur

plus

3:45
Jean-Pierre Raffarin

de 80 personnes avec le président de la République, dans son équipe, avec le secrétaire d'État aux relations du Parlement, pour travailler avec le Parlement. On arrivait avec des commissions qui avaient mis des amendements négociés.

3:56
Locuteur

À l'époque, c'était

3:56
Présentateur

en 2003 ?

3:58
Jean-Pierre Raffarin

2003-2005.

3:59
Locuteur

Alors, vous vous rappelez,

4:00
Présentateur

en 2003, vous étiez Premier ministre, et c

4:03
Locuteur

'est

4:03
Présentateur

la première fois que la dette publique passait le cap des 1 000 milliards d'euros. Regardez. Notre dette a été multipliée

4:08
Jean-Pierre Raffarin

par 3. On a reporté sur nos enfants 60% aujourd'hui d'une trichesse nationale. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que la dette d'aujourd'hui, c'est l'impôt pour les jeunes. Et donc, aujourd'hui, il ne faut pas faire la même chose avec la retraite. Il faut donc assumer notre retraite.

4:22
Locuteur

À

4:22
Jean-Pierre Raffarin

l'époque. À l'époque. À l'époque. Mais 2003, la dette, c'est pas moi qui l'ai fait. C'est ceux qui sont avant. C'est les 35 heures. Parce que moi, je dis ça. Mais non, mais je trouve ça formidable.

4:32
Locuteur

Parce

4:32
Jean-Pierre Raffarin

que, naturellement, je me plains de niveau de la dette. Mais je vous dirai que quand je suis parti, pour la première fois,

4:39
Locuteur

c

4:39
Jean-Pierre Raffarin

'est Thierry Breton, c'est Jean-François Copé qui sont affaires, la dette baisse. Donc,

4:44
Locuteur

nous

4:44
Jean-Pierre Raffarin

avons fait baisser la dette. Et nous avons constaté, parce qu'avant 2003, on était en situation de dette excessive. Et mon gouvernement, grâce à l'action de mes ministres, notamment…

4:53
Locuteur

Mais qui est passé depuis en 22 ans

4:54
Jean-Pierre Raffarin

? Ce qui est passé, c'est le coût d'un certain nombre de décisions.

4:58
Locuteur

C

4:58
Jean-Pierre Raffarin

'est la retraite.

4:59
Locuteur

C

4:59
Jean-Pierre Raffarin

'est tout ce qui s'est

5:00
Locuteur

passé.

5:00
Jean-Pierre Raffarin

On est à 3 595 milliards de dettes. Je suis bien d'accord là-dessus. Je sais bien que, quoi qu'il en coûte, je sais bien que le Covid a coûté beaucoup de choses. Je sais bien que les 35 heures ont beaucoup coûté. Je sais que tout ça, on peut faire le bilan de tout ça. Ce que je vous dis, c'est que déjà, à ce moment-là, on était complètement conscient. Qui est-ce qui a demandé

5:19
Locuteur

aux

5:20
Jean-Pierre Raffarin

Français de travailler une journée de plus ? Vous. Hein ? Vous. Bon, et que cette journée, c'était ni un impôt, ni une dette. Oui. On a trouvé, aujourd'hui, c'était à raison d'à peu près de 2 milliards. C'est-à-dire que ça fait 40 milliards qu'on a pu trouver comme ça, ni par l'impôt, ni par la dette. Donc, on était complètement conscient. Mais il y

5:39
Locuteur

a

5:39
Jean-Pierre Raffarin

eu un certain nombre de dérives. Ce que je veux dire aujourd'hui, c'est que le gouvernement, tel qu'il

5:42
Locuteur

est,

5:43
Jean-Pierre Raffarin

il n'a pas de majorité, il n'a pas d'argent. Alors, on peut lui dire qu'il faut qu

5:47
Locuteur

'il

5:47
Jean-Pierre Raffarin

nous fasse un budget très sexy. Il est quand même dans une situation...

5:50
Locuteur

Il dit qu'il est réversible et que c'est l'avantage. C

5:51
Invité

'est-à

5:51
Locuteur

-dire

5:51
Invité

qu

5:51
Locuteur

'en

5:51
Invité

gros, on a ça pendant quelques mois et puis après autre chose.

5:53
Présentateur

Voilà. Jean-Pierre Raffarin, on est à moins de 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle. Aujourd'hui, je ne

5:58
Locuteur

vous

5:58
Présentateur

demande pas de retrouver le ton ou la voix de tribun que vous aviez il

6:00
Locuteur

y a

6:00
Présentateur

quelques minutes, mais aujourd'hui, un duel se profile au second tour, entre Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Ce duel... Nous refaisons de la science politique.

6:07
Locuteur

Non, mais alors... On va

6:07
Jean-Pierre Raffarin

faire de la science politique.

6:08
Présentateur

Alors, faites-la. Mais en tout cas, j'ai l'impression que vous étiez au pouvoir, que vous soutenez aujourd'hui Hader Philippe.

6:18
Jean-Pierre Raffarin

C

6:18
Locuteur

'est

6:18
Jean-Pierre Raffarin

complètement envisageable de l'empêcher. Je crois qu'on peut éviter, bien sûr, que ce n'est pas si... Si on prend bien conscience... On va prendre conscience que ce qui est terrible, c'est la lutte entre les extrêmes tous les deux. Parce que

6:31
Locuteur

les

6:32
Jean-Pierre Raffarin

gens, au départ, ils ne sont pas forcément fous furieux. Ils ont des raisons, ils ont des convictions. Mais quand on va voir que si c'est Mme Le Pen qui est élue, que M. Mélenchon va bloquer le pays, des braves gens vont dire qu

6:45
Locuteur

'il

6:45
Jean-Pierre Raffarin

faut soutenir Mme Le Pen et d'autres vont dire qu

6:47
Locuteur

'il

6:47
Jean-Pierre Raffarin

faut radicaliser. Et ce sera un monde de violence. L'affrontement des extrêmes ne peut conduire aux violences. Ce tandem, il faut absolument l'empêcher. C'est le tandem de la violence et c'est la dérive. Est-ce que vous avez vu beaucoup de gens extrémistes qui redevenaient modérés ? L'extrémisme, il évolue toujours dans la même direction. Donc, il faut absolument casser cette perspective. C'est pas à nous qu

7:08
Locuteur

'il

7:08
Jean-Pierre Raffarin

faut le dire. C'est pour ça. Non, mais...

7:10
Locuteur

Non, mais Nathalie a raison. Je

7:11
Jean-Pierre Raffarin

vous parle, mais je parle aussi aux autres.

7:13
Locuteur

Non, mais vous parlez...

7:14
Jean-Pierre Raffarin

Je constate

7:15
Présentateur

qu

7:15
Locuteur

'il

7:15
Présentateur

y

7:15
Locuteur

a

7:15
Présentateur

des gens qui nous regardent. Donc, je pense...

7:17
Locuteur

Non, mais il n'y a pas

7:17
Présentateur

que les gens qui nous regardent. Nathalie a raison. Jean-Pierre Afar, là, vous parlez aux Français. Mais il faudrait parler aussi aux gens que vous côtoyez ou que vous croisez parfois dans les petits dîners politiques, bien évidemment, ou dans les rendez-vous politiques. Je pense... Non, mais vous avez choisi Edor Philippe. Vous avez choisi Edor Philippe pour cette campagne 2027. Attendez, non, je

7:35
Jean-Pierre Raffarin

n

7:35
Locuteur

'ai

7:35
Jean-Pierre Raffarin

pas choisi... Vous avez choisi de soutenir. J'ai choisi de soutenir celui qui, entre les deux extrêmes, se rassemblera. Pour le moment, et je crois que c'est comme ça, c'est Edor Philippe. J'ai des droits de Philippe. Oui. Mais je peux voter, très franchement, je pourrais voter pour celui qui sera le mieux placé face aux extrêmes. Aujourd'hui, donc, je ne suis pas un intégriste. Je pense que c'est Edor Philippe qui est le mieux placé. Alors, sans

7:56
Locuteur

être intégriste,

7:57
Invité

c

7:57
Locuteur

'est

7:57
Invité

ce que vous dites aux autres. Maintenant, ça suffit, on arrête de jouer. C'est

8:00
Locuteur

ça. Est-ce que quand vous le faites à la fin de la récré ? Vous nous retayez au Gabriel Attal ?

8:02
Jean-Pierre Raffarin

Je pense qu'il faudra s'infler la fin de la récré. Quand ? J'ai fait un tweet hier, avant-hier, où je disais que l'élection du président du Sénat était très importante, la réélection de M. Larcher, car le moment venu, il pourrait peut-être participer à lancer un appel. Je crois qu'il faudra le faire. Mais je sais, par définition, que les campagnes sont très, très longues. Je sais qu'il ne faut pas partir trop tôt. Qu'une campagne, ça se gagne à partir du 15 février. Et c'est l'accélération. Donc, je sais qu'il y a des choses qui doivent se passer. Mais je pense qu'il ne

8:31
Locuteur

faut

8:31
Jean-Pierre Raffarin

pas commencer parce qu'on suce très vite. Et donc, il ne

8:34
Locuteur

faut

8:34
Jean-Pierre Raffarin

pas aller trop vite. Mais ce que je crois, c'est qu'il va falloir trouver... Pour moi, il faut de la carure et il faut de la rupture. Il faut de la carure parce qu'il faut une épaisseur. Il a la carure, Edouard Philippe. Il a cette capacité-là. Et puis, il a un programme de rupture qui va pouvoir... Il y

8:51
Locuteur

a

8:51
Jean-Pierre Raffarin

des gens comme Darmanin qui sont avec nous. Il a un entourage. Il y

8:54
Locuteur

a

8:54
Jean-Pierre Raffarin

beaucoup de gens qui arrivent.

8:56
Locuteur

Il

8:56
Jean-Pierre Raffarin

y a la construction de Mauricais.

8:57
Locuteur

Il

8:57
Jean-Pierre Raffarin

y a plein de gens qui arrivent. Et donc, je crois qu'il sera le mieux placé. Mais s'il n'était pas le mieux placé et qu'un autre se déclare mieux placé, je reconnais des qualités à taille. Je reconnais les qualités.

9:07
Locuteur

L

9:07
Jean-Pierre Raffarin

'homme vertueux qui est Retailleau. Je pourrais me mettre derrière celui qui sera le mieux placé.

9:14
Invité

Edouard Philippe qui a présenté cette semaine sa réforme des retraites. Il propose d'allonger, de porter progressivement la durée de cotisation à 45 ans. L'âge de départ en retraite est à 65 ans. Il précise bien qu'un tiers des Français, les professions les plus pénibles, auront droit de partir avant. Est-ce que d'après vous, Jean-Pierre Raffarin, ça c'est la bonne solution ?

9:33
Jean-Pierre Raffarin

Je pense que c'est la bonne solution. C'est la solution la plus responsable. Les 45 années, on prolonge. C'est une étape très importante. Ça ne règle peut-être pas le problème pour l'éternité, mais ça règle le passage financier qu'il faut. Il n

9:45
Invité

'y

9:45
Locuteur

a

9:45
Invité

pas de plan B, comme il le dit

9:46
Locuteur

? Je

9:47
Jean-Pierre Raffarin

crois qu'il n'y

9:47
Locuteur

a

9:47
Jean-Pierre Raffarin

pas de plan B. La réforme,

9:50
Locuteur

par

9:50
Jean-Pierre Raffarin

point, est une belle idée, mais je pense qu'elle est extrêmement difficile à réaliser. Et on a vu que Delevoye a travaillé deux ans et on a vu que ça n'avait pas démarché. Macron a... Donc je pense que c'est comme ça qu'il faut... D'ailleurs, c'est ce que nous avions engagé les uns et les autres. Et c'est comme ça, je crois, qu'on peut progresser et sortir de cet appartement.

10:08
Présentateur

Vous êtes toujours l'un des plus grands fans de Johnny Lidé

10:10
Locuteur

? Qu

10:13
Locuteur non identifié

'on me donne l'envie,

10:14
Locuteur

l

10:14
Locuteur non identifié

'envie d'avoir envie.

10:15
Locuteur

C'est votre chanson

10:16
Locuteur non identifié

préférée, c

10:16
Locuteur

'est

10:16
Locuteur non identifié

ça ? On s'en est une.

10:17
Présentateur

Il a vraiment l'envie d'avoir envie, Edor Philippe

10:20
Locuteur

?

10:21
Présentateur

Écoutez... Parce que c'est toujours la question qui revient souvent. Est-ce qu'il a vraiment envie ? Est-ce qu'il n

10:24
Locuteur

'est

10:24
Présentateur

pas trop... Est

10:25
Locuteur

-ce qu'il donne envie ? Est-ce qu'il donne envie ?

10:26
Jean-Pierre Raffarin

Je vais vous dire une chose. Vous voyez bien, la vie politique a changé. Aujourd'hui, nous ne sommes pas dans un univers de communication. Nous sommes dans un univers de polémique. Et donc, il faut une certaine forme de sobriété. Car plus vous êtes exposé, plus vous êtes attaqué. Et donc, Edouard, il devra naturellement se délivrer complètement de toutes les contraintes pour dire ce qu'il est. Mais ça, il faudra qu'il fasse dans le dernier moment. Aujourd'hui, il doit rassembler. Et on rassemble par la sobriété. Il ne faut pas agresser ni les uns ni les autres. Il faut être respectueux. Et c'est pour ça que je crois qu'il a la capacité à être celui qui va rassembler.

Et donc, à empêcher, vraiment ce qu'il faut empêcher, c'est ce duel Mélenchon-Le Pen.