Hantavirus : LFI demande plus de transparence - 12/05/2026
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Monsieur le Premier ministre, cinq de nos compatriotes ont été rapatriés du MVUS où s'est développé un foyer de contamination à l'antairus. Nous ne connaissons pas les modalités de ce rapatriment et comme nos concitoyens, nous suivons les informations dans les médias. C'est de cette façon que nous avons suivi les évolutions chaotiques des procédures de quarantaine, ce qui laisse installer un sentiment d'impréparation, tout comme si le pays n'avait pas eu à traverser la pandémie de Covid il y a 6 ans.
Ce n'est pas qu'une question de santé. Ces Français sont les nouvelles victimes des maladies écologiques qui se propagent à cause du dérèglement climatique sur lequel nous ne cessons d'alerter. C'est aussi un enjeu géopolitique.
Donald Trump a claqué la porte de l'OMS et de nombreux Français assisteront à la Coupe du monde au foot de foot aux États-Unis, là où les mesures de protection sanitaire sont les plus faibles. Il ne s'agit ni de céder à la panique ni d'y faire céder. Rassurer la population nécessite une exigence de transparence à toutes les étapes, ce qui impose la bonne information des parlementaires.
Monsieur le Premier ministre, vous avez l'obligation d'associer, de communiquer et d'informer. Ce sont les seuls gestes barrières contre une épidémie de panique et la prolifération des fausses informations. Vous n'en prenez pas le chemin.
Ce matin encore, s'est tenu une réunion interministérielle dont nous ne savons rien si ce n'est qu'une conférence de presse se tiendra après cette séance. Nous sommes face à un problème le double. D'une part, l'an virus soulève un grand nombre de questions qui nécessitent un vrai débat dans cet hémicycle.
Le rapatriement, le nombre de cas contact, le protocole de quarantaine, le stock de matériel, l'état de la recherche française sans oublier l'état de notre système de soins. D'autre part, cela soulève la question de votre méthode. Nous avons tous le souvenir des conseils de défense sanitaire directement rattachés à l'Élysée pour contourner le parlement.
Prendre cette direction aujourd'hui ne serait pas acceptable. Monsieur le Premier ministre, pouvez-vous répondre aujourd'hui de façon claire sur les modalités de rapatriement, les protocoles actuellement déployés et les scénarios d'évolution de la situation sanitaire ? Pouvez-vous nous indiquer clairement la façon dont vous comptez associer, communiquer et informer les parlementaires, les acteurs du monde sanitaire et bien sûr l'ensemble des Français ?
Merci beaucoup madame la députée. La parole est à madame Stéphanie Rist, ministre de la santé. [applaudissements] Merci madame la présidente, madame la députée Leboucher.
Ma réponse va tenir en cinq points. La première chose, on le sait dans ce genre d'épidémie sur un virus que l'on connaît que tout se joue dans les premiers jours. La deuxième chose que nous devons pour laquelle nous devons agir, c'est que comme tout se joue dans les premiers jours, il faut tout de suite briser ce qu'on appelle la chaîne de transmission.
Donc la transmission des entre les hommes. La troisième chose, c'est donc que les mesures que nous prenons avec euh le Premier ministre que j'ai pu prendre, elles sont proportionnelles à trois choses. Elles sont proportionnelles aux données, aux données, aux informations que l'on peut avoir grâce à l'Organisation mondiale de la santé qui coordonne l'ensemble des pays, aux données scientifiques, mais elles sont proportionnelles aussi au risques encourus pour les différentes personnes entre les personnes qui étaient dans les bateaux, les personnes qui sont qui étaient dans les avions et troisièmement des mesures proportionnelles qui sont prises par rapport à celle de nos voisins et notamment nos voisins européens avec qui j'ai pu avoir des échanges depuis le début et pour lequel une réunion encore plus formelle sera organisée demain après-midi.
Enfin encore deux points. Puisque vous parlez de transparence, je vous l'ai dit, il y aura à la suite de ces une conférence de presse qui est organisée, mais laissez-moi finir, une conférence de presse qui est organisée avec les scientifiques à au ministère de la santé. Et enfin, j'ai accepté l'invitation du président Valtou à la commission des affaires sociales demain matin.
Donc évidemment, tout est fait en transparence parce que je le redis, sans transparence, il n'y a pas de confiance et on ne peut pas gérer une crise sanitaire. Merci beaucoup madame la ministre. No.
Stéphanie Rist