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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 19 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueSécuritéJusticeTravail & emploiÉconomie & entreprises

Pillages, casseurs: "C'est le RN qui récolte les fruits de cette situation", déplore Gabriel Attal

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonsoir Gabriel Attal. Les couvre-feux localisés sont-ils à la hauteur de la gravité de la situation ?

  • 0:41RelanceRéponse partielle

    Est-ce que la main de l'État tremble face à ces émeutes ?

  • 1:55OuverteRéponse directe

    Pourquoi les commerçants doivent-ils se défendre eux-mêmes ?

  • 2:35OuverteRéponse directe

    Quelle est la priorité absolue aujourd'hui selon vous ?

  • 3:52RelanceRéponse directe

    Pourquoi l'État n'a pas mobilisé davantage de forces de l'ordre ?

  • 5:03RelanceRéponse partielle

    Pourquoi ces mesures n'ont pas été prises plus tôt ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:19Gabriel AttalFait
    « On a des moyens de les identifier puisque il y a des annonces qui sont mises sur des plateformes de vente en ligne. »
  • 1:55Gabriel AttalFait
    « C'est un traumatisme de voir ces images de commerçants qui sont rendus à devoir défendre eux-mêmes leur commerce. »
  • 2:35Gabriel AttalFait
    « La priorité absolue, la première et la seule aujourd'hui c'est de rétablir l'ordre. »
  • 3:17Gabriel AttalFait
    « À force de vouloir s'occuper de tout l'État finit par en perdre la priorité de ses missions régalières. »
  • 4:28Gabriel AttalFait
    « J'ai organisé avec mon gouvernement à l'époque une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre. »
  • 6:46Gabriel AttalFait
    « La doctrine c'était de ne pas aller au contact, en tout cas d'aller peu au contact. »
  • 7:21Gabriel AttalFait
    « La seule ligne qui va, c'est la fermeté. »
  • 12:25Gabriel AttalFait
    « J'ai toujours montré que j'avais une ligne particulière sur ce sujet-là. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir Sonia Mabrou. Merci d'être là. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle, ancien premier ministre, ministre de de l'éducation, président du groupe Renaissance à l'Assemblée nationale. Les premières mesures sont en train de tomber et et de d'entrer dans l'aspect effectif. Nous avons des couvre-feux très localisés partiels dans plusieurs métropoles, agglomération, Lille, Lyon, Nice, Paris pour certains quartiers. On entendait Sanislas Godon, syndicaliste policier qui nous disait "Mais nous c'est pas possible, on va pas pouvoir faire demander les carts d'identité pour faire partir les uns et les autres des différents quartiers." Est-ce que c'est la hauteur de la gravité de la situation ? Écoutez, moi je pense qu'il faut faire

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confiance au maires et au préfets qui connaissent la réalité des différents territoires, ce qui est applicable ou pas. Maintenant, je vais vous dire le fond de ma pensée sur la manière de ramener l'ordre à court terme. J'en suis absolument convaincu et je le dis depuis le début de ces épisodes, c'est qu'il faut des exemples. Vous avez des jeunes qui vont piller des magasins parce qu'il voi des vidéos sur les réseaux sociaux de camarades à eux qui sont allés pillés des magasins et qui manifestement en toute impunité font des ce qu'on appelle des unboxings sur les réseaux sociaux à visage découvert en montrant ce qu'ils ont été volés. Il faut qu'en face de ça, il y ait des images de jeunes qu'on traque, qu'on va chercher chez eux par le col parce qu'on les a identifié. Mais

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bien sûr et on a des moyens de les identifier puisque il y a des annonces qui sont mises sur des plateformes de vente en ligne. Il y a des vidéos qui sont postées sur les réseaux sociaux à visage découvert. Il y a de la géolocalisation qui est possible à travers des matériels informatiques. Réablir l'ordre par l'exemple. Mais bien sûr qu'il faut des exemples. Tant que vous donnerez le sentiment à des jeunes que vous pouvez aller piller ensuite rentrer chez vous. Bah la situation et les images depuis samedi. Qu'est-ce qu'on a vu depuis samedi ? On a vu ces images là des jeunes qui rentrent chez eux en toute impunité qui rigolent qui montrent "Regardez j'ai eu ça, ce sac, cette paire de basket et cetera." Vous avez d'autres jeunes qui voient ça et qui se disent "Mais en fait c'est assez

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facile." Et finalement, vous avez réagi, vous vous avez senti vous vous êtes senti humilié comme nous tous. Mais c'est un traumatisme de voir ces images de commerçants qui sont rendus à devoir défendre eux-mêmes leur commerce avec les moyens du bord en prenant des risques pour leur vie. des commerces qu'ils ont bâti à la sueur de leur front en y mettant toutes leurs économies, toute leur énergie en bossant 80 heures par semaine pendant des années et voir tout ça partir en fumée en l'espace d'une nuit en appelant à l'aide et en se retrouvant tout seul à devoir se défendre soi-même. Enfin, c'est c'est un traumatisme pour tous les Français évidemment et c'est pour ça que évidemment qu'il y a des enjeux de long terme. J'ai proposé un pacte pour la jeunesse. Évidemment qu'il faut un

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déboucher au mouvement social des licens mais la priorité absolue, la première et la seule aujourd'hui c'est de rétablir l'ordre. Ça doit être un préalable absolu. Il y a une question vertigineuse mais elle est essentielle. Quand l'État régalien Gabriel Atal ne peut plus assurer la protection des citoyens, leur intégrité physique et et le et leur bien, quelle est la suite ? Vous avez parlé de de commerçants qui s'organisent. S'organiser pour se défendre, vous le redoutez, vous le craignez. Mais mais ça ne peut pas être acceptable de laisser des personnes euh être contraintes de se défendre elles-même. Je veux dire la mission première et la mission régalienne de l'État en République, c'est d'assurer la sécurité des personnes et la sécurité des faillissent bien sûr dans ces dans ces

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événements. Évidemment, on peut pas dire le contraire. Le gouvernement lui-même lui-même l'a dit. La réalité c'est aussi et ça c'est un débat de plus long terme que probablement depuis des décennies à force de vouloir s'occuper de tout l'État finit par en perdre la priorité de ses missions régalières. La mission première on est d'accord c'est la protection des citoyens. Déjà l'époque je crois que c'est François Mitteran qui disait à force de se considérer omnipotent, l'État en devient impotent. C'est ça. Et ça c'est un débat de plus long terme sur la réorganisation des pouvoirs publics. J'en parle souvent avec des personnes comme Jean-Louis Borlot mais là à court terme Sonia Mabrou la priorité pour les Français c'est de rétablir l'ordre. Les français ils demandent une seule chose, pas une

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nuit de plus comme celle qu'on avec couvrefeu localisé partiel. Est-ce qu'on peut dire pas une nuit de plus ? Viol instant un je il faut des exemples de euh moi j'ai fait j'avais plaidé davantage pour l'état d'urgence parce qu'il permet de prendre des mesures administratif selon vous il pas monsieur ça c'est le gouvernement vous savez moi je suis plus le gouvernement depuis 2 ans. C'est le gouvernement qui décide ou mais est-ce que vous pensez que la main de l'État tremble ? 3e chose c'est une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre sur les lieux où ces émeutes se déroulent parce que non mais je le dis ici il y a un sujet de nombre l'a vu samedi, on le voit encore on l'a encore vu ces dernières heures et on l'a vu hier soir je le dis ici j'ai été

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premier ministre vous vous en souvenez au moment des Jeux Olympiques et paralympiqu j'ai organisé avec mon gouvernement à l'époque une mobilisation exceptionnelle des forces de l'ordre il y avait plus de congé il y avait plus de repos c'était tout le monde sur le pont pour assurer la réussite de ces jeux Olympiqu donc c'est possible quand on en a la volonté politique et quand on le décide de mettre tout le monde sur le pont. On peut même aller plus loin, je l'ai proposé également pour des missions pour certains policiers qui relèvent aujourd'hui de la garde statique de bâtiments ou de monuments qui ne sont pas exposés au risque des émeutes. Bah évidemment, il faut que ces policiers-l puissent aller s'occuper des émeutes, lutter contre la casse et contre les

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pillages et qui puissent être remplacés par des réservistes voire par des forces armées. Ce qu'on ce qu'on veut comprendre mais vraiment tous en tant que citoyens, c'est même plus une question de journaliste, c'est pourquoi si c'est possible ça n'a pas été fait ? Pourquoi ? Il y a une commission d'enquête qui a été annoncée a des responsabilités qui vont être établi. Moi j'ai pas eu de contact avec le gouvernement le premier ministre depuis le début de ces événements personag puisse laisser une telle situation. Non c'est mais c'est totalement je le dis choquant, impensable pour les Français. Je n'ai pas la réponse à vous apporter. Je ne suis pas au gouvernement. Je n'ai pas eu de contact avec le gouvernement à ce stade. Il y aura une commission d'enquête. Mais

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l'important encore une fois, évidemment que le temps des responsabilités viendra. il faudra les établir ne serait-ce que pour éviter que ça se reproduise euh euh à l'avenir. Mais l'urgence aujourd'hui, c'est le rétablissement de l'ordre. Et donc moi je le dis, mobilisation générale des forces de l'ordre, c'est pas très grave. Vous savez, si dans les prochains jours des gens qui roulent à 90 au lieu de 80 km/h sont pas verbalisés parce qu'on a envoyé les policiers plutôt que de contrôler ça, gérer les meux de protéger les Français qui sont confrontés aujourd'hui. C'est ça l'unique priorité aujourd'hui. Quel Quels ordres faut-il leur donner ? bien de les envoyer en nombre mais la question c'est en quelques semaines on est passé d'une consigne semble-t-il de

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fermeté à une consigne de retenue. Le président de la République aurait dit que les policiers manquaient d'empathie. Vous au pouvoir quel consigne vous donnez ? Vous les mettez en nombre et vous leur dites quoi ? D'aller au contact. pas une seule vitrine brisée quitte à ce qui puisse malheureusement avoir le risque d'un drame. La consigne, vous savez, il y a un un des un schéma du maintien de l'ordre en France historique, je je j'y viens, qui consiste à dire que il faut à la fois garantir les libertés publiques et l'ordre public. Historiquement, la doctrine c'était de ne pas aller au contact, en tout cas d'aller peu au contact. Et d'ailleurs, le maintien de l'ordre, c'était beaucoup des forces statiques tenues éloignées des manifestants. Il y a eu des évolutions

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parce que bah en fait la réalité évolue et le fait est qu'on fait face aujourd'hui à des mouvements qui ont évolué, qui sont nouveaux. Et donc qu'est-ce qu'il faut ? D'abord, il faut une très grande mobilité parce que qu'est-ce qu'on voit aujourd'hui on voit des petits groupes qui s'organisent notamment via les réseaux sociaux. Il faudra peut-être qu'on y revienne. Il se déplace très rapidement. Et donc le schéma où vous avez les grands camions, les grandes voitures, c'est c'est ça qui la magistrate juste à votre place, Béatrice Bruger, a parlé de groupes qui avaient des techniques paramilitaires. Donc pardonnez-moi, on le on leur on leur suspend les grenades, on leur remet les grenades, on leur dit fermeté, on leur dit retenu. Vous Mais il y a qu'une seule ligne, il y a

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qu'une seule ligne, c'est la fermeté Soign Brook et l'adaptation face à des menaces qui évoluent. C'est la seule ligne possible parce qu'on peut pas encore une fois se retrouver dans une situation où vous avez des Français qui craignent pour leur vie. On a aussi vu des images à dou je crois de gens qui étaient menacés jusque dans leur hall d'immeuble parce qu'ils voulaient protéger leur voiture qui était en train d'être détruite et qui était menacé au marteau. Dans ces conditions-là, pardon, la seule ligne qui va, c'est la fermeté et la protection des personnes et des biens. Vous vous n'aurez pas la main qui trempe parce qu'il y a un syndrome que tous les gouvernants connaissent. Je l'ai jamais eu regarder dans mes fonctions. Oui, mais vous n'étiez à l'époque vous

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étiez très jeune à l'époque, c'est le syndrome Malikin, c'est-à-dire un drame. C'està dire la fermeté entraîne tout simplement un drame. Et dans ce cas-là, pardonnez-moi l'expression, mais tout dérape. Il faut s'adapter à la menace que vous avez en face de vous. Quand vous avez des groupes qui ont des techniques comme ça a été dit quasiment paramilitaires qui sont extraordinairement organisé et méthodiques, vous devez avoir une fermeté absolue en face. C'est clair, c'est net. Sur la manifestation du 5 novembre prochain, vous n'excluez pas, Gabriel Atal, l'idée qu'il faille bloquer en partie et de manière temporaire les réseaux sociaux. Depuis que vous l'avez dit ce matin, il y a eu des réactions en masse. Certains vous qualifient de je cite hein, pétin 2.0.

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Quand je dis certains, c'est la France insoumise. Je voudrais préciser que le Conseil d'État avait retoqué cette interdiction à l'époque. Vous étiez au au C'est moi qui l'avais décidé, bien sûr, mais je vais vous dire euh pourquoi est-ce que j'avais pris cette décision ? J'étais premier ministre. en oui, j'étais premier ministre et on a fait face à des émeutes extraordinairement graves en Nouvelle-Calédonie et on s'est rendu compte qu'une grande partie de ces émeutes étaient organisé via un réseau social en en l'occurrence TikTok parce qu'il y avait des appels à mobilisation, des appels à rassemblement via le réseau social et parce qu'il y avait des images qui entraînaient du mimétisme d'autres jeunes sur ce réseau social. Et donc effectivement, j'ai pris la décision, j'ai demandé à mon

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gouvernement d'appliquer une interdiction, un blocage temporaire de ce réseau social sur le territoire de la Nouvelle-Calédonie. Je l'ai fait. Et donc comme je l'ai fait, je sais que c'est possible de le faire. Qu'est-ce qu'on voit dans ce mouvement ? On voit que vous avez des jeunes qui se rassemblent à des endroits qui ne sont pas des manifestations déclarées mais qui le font de manière spontanée en s'organisant via les réseaux sociaux. Qu'est-ce qu'on voit par ailleurs ? On voit qu'il y a du mimétisme. Vous avez des jeunes, ils voient des images. Ah regardez à Paris, ils sont en train de per, ils sont en train de casser. On est à Marseille, on est à Lille, on va faire la même chose. Ça pourrait être retoqué par le Conseil d'État. Mais au-delà de ça, vous croyez

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que on rétablit l'ordre public républicain en interdisant les réseaux sociaux dans un pays comme la France. C'est une batterie de mesure Sonia Mabrou. Mais encore une fois quand vous avez un réseau social qui est identifié comme étant un des vecteurs de l'organisation d'événements violents, je considère que parmi les mesures que vous devez pouvoir prendre, il figure celle-ci. Ce serait une première d'ailleurs dans une démocratie occidentale. Pourquoi est-ce que j'avais je l'ai fait quand j'étais premier ministre, on est quand même en démocratie en France. Sonia Mabrou, pourquoi est-ce que j'ai été condamné par enfin j'ai été pourquoi la décision a été annulée par le Conseil d'État ? Elle l'a été par ailleurs 1 an après hein après avoir été appliquée. Elle a été appliquée parce qu'il n'y

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avait pas eu de limitation dans la durée. On n'avait pas mis la date de fin pour euh cette interdiction. Bah il faut évidemment s'adapter et si le gouvernement le décide, borner les choses euh dans le temps. Mais encore une fois, c'est pas ça qui va tout régler. Mais quand vous êtes face à ce type de situation, je considère que vous ne devez écarter aucune piste. Donc voyant cette panoplie et cette gradation Gabriel Atal, vous dites mettre en en nombre suffisant en réalité les forces de l'ordre. Vous dites donc potentiellement interdiction des des réseau social en tous les cas identifiés. Vous dites également recours à l'armée mais attention pour sécuriser les bâtiments pour ne plus voir ces images terribles de attaquer. Non, ce que je dis c'est que si vous

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voulez avoir des forces de l'ordre en nombre pour faire du maintien de l'ordre, vous devez en décharger de missions aujourd'hui qu'elles accomplissent. Vous avez des policiers, des gendarmes qui peuvent être à garder des bâtiments publics ou des monuments en statique devant ce bâtiment qui sont pas particulièrement menacés. Si vous voulez qu'il puisse aller participer au maintien de l'ordre et lutter contre la casse et les pillages, bah il faut pouvoir les remplacer. Et à ce moment-là, on peut avoir recours à des forces armées dont je rappelle par ailleurs qu'elle patrouille régulièrement dans le cadre du dispositif Sentinelle dans nos rues. Pourquoi est-ce qu'elles n'ont pas été convoquées ? ça restera quand même c'est habissal comme c'est vertigineux comme

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question vu ce qu'on va plus loin sur les propositions parce queon parle aussi de ce qu'on peut faire pour éviter que ça se reproduise à l'avenir. Je considère qu'on a par ailleurs un retard en France par rapport à d'autres pays sur l'usage de la reconnaissance faciale et de l'intelligence artificielle à la fois pour identifier des mouvements qui sont en train d'apparaître et pour aller chercher des responsabilités. Il y a plein de pays qui le font, pas seulement des pays non démocratiques au Royaume-Uni. Ils sont beaucoup plus avancés que nous sur ces sujets-là. Il y a évidemment un enjeu aussi de recours et d'usage aux nouvelles technologies, la reconnaissance faciale, les drones et ça il faudra un changement législatif. Je l'appelle de mes vœux depuis un

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certain temps et je pense qu'on devra pouvoir le faire. Euh, posons aussi les questions qui dérangent. Pour une partie de l'opposition, Gabriel Atal, ce sont des années de faillite en réalité que nous payons. Faillite sécuritaire, faillite sur l'autorité, faillite migratoire dit également la droite et le RN. Donc votre faillite aussi. Moi, dans toutes les fonctions qui ont été les miennes, j'ai toujours montré que j'avais une ligne particulière sur ce sujet-là. Je suis rentré au gouvernement comme secrétaire d'État à la jeunesse. Ma priorité, ça a été de rétablir le service national pour les jeunes. Malheureusement, mesure qui a été abandonnée ensuite. Ensuite, en tant que ministre de l'éducation nationale, ma priorité, parmi mes priorités, faire respecter les règles et

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rétablir l'autorité à l'école. a commencé par l'autorité de nos lois, de la laïcité, euh mettre fin au pas de vague. Arrivé à Matignon, quelques jours après ma nomination, mon ma déclaration de politique générale solennelle à l'Assemblée nationale, je j'établis parmi les principales menaces pour la sécurité en France la délinquence des mineurs et une violence adolescente. Ça a été dit il y a un instant. Je dis cette fameuse phrase qui a été euh beaucoup dite depuis tu casses, tu répares, tu salis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter. Aujourd'hui, elle devient "Tu casses, on paye, tu casses, on subit, tu casses". La France est à genou. 4 mois après avoir dit cette phrase, qu'est-ce qui se passe ? Je suis à Vir Châtillon où il y avait eu un drame

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épouvantable avec des jeunes qui avaient tué un autre jeune. J'annonce des mesures extrêmement fermes, extrêmement claires contre la délinquence des mineurs. Création d'une comparition immédiate, fin de l'excuse de minorité automatique, responsabilité permanente et automatique des parents. J'annonce un projet de loi qui doit être transmis au Parlement à l'été 2024. Qu'est-ce qui se passe entre-temps ? Bien, la dissolution. Donc pas de responsabilité, c'est ce que vous dites ce soir. Encore une fois, j'ai été aux responsabilités, j'ai été ministre. Ce que je dis ici, Sonia Mabrou, c'est que je ne découvre pas le problème de la délinquence des mineurs et d'une banalisation de la violence de plus en plus jeune. C'est aussi pour ça que je me suis toujours battu pour

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l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans parce qu'il participe à cette banalisation de la violence. Ça fait des mois maintenant qu'on attend le nouveau texte du gouvernement. Il faut très vite avancer sur ce sujet-là. On a perdu du temps depuis la dissolution. Regardez le texte. Donc donc pardonnez-moi. Donc parce que un moment monsieur, il y a bien des responsabilités. On va pas attendre une commission, il y a des responsabilités politiques. Le premier ministre annoncé récemment un texte de loi qui arrive fin octobre au Parlement, la loi casseur payeur. Enfin, moi ça fait plus de 2 ans en tant que premier ministre que je m'étais exprimé sur ce sujet-là. Vous rendez compte du temps perdu depuis la dissolution. Monsieur Atal, celle du Rassemblement

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national qui pointe des responsabilités selon he ce parti et qui vous dire c'est le grand classique du Rassemblement national qui cherche en per vous savez le Rassemblement national il se nourritère sur les problèmes. Euh bah là s'il se nourrit sur les problèmes, il est déjà au pouvoir sur Mais je veux dire, ils passent leur temps à ça. Vous savez, à chaque fois qu'on a pris des mesures, des lois pour chercher à donner plus de moyens à nos forces de police, à nos forces de gendarmerie, on a voulu prendre des mesures pour durcir notre arsenal, en général, ils ont pas été au rendez-vous. Voilà. Mais alors la droite et le RN point des émettiers venus des banlieux. Aujourd'hui, les différents services de police justice et surtout dans notre chaîne évoque une

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conjonction effectivement à la fois de l'ultra gauche comme l'a dit le gouvernement et effectivement de pilleurs de casseur d'opportunités venu des des quartiers. Est-ce qu'il y a une faillite de la politique migratoire ? Mais d'abord ça correspond au témoignage de beaucoup de commerçants. Moi, j'en ai eu beaucoup. J'ai échangé avec eux. Ce qu'ils disent, c'est dans un premier temps samedi, on a vu plutôt des militants qui avaient des revendications politiques et qui venaient casser euh nos boutiques et ensuite on a vu des jeunes qui étaient pas des militants euh qui arrivaient pour nous piller. Et donc, il y a effectivement cette rencontre entre des militants d'ultragauche et puis des jeunes issus notamment des quartiers. Et donc évidemment que quelque part on se dit

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que c'est probablement 30 ans de l'acheter et de laxisme aussi. enz votre partou en 2005 qui était au pouvoir je veux dire il y a eu combien de majorités de couleurs politique différente depuis donc droite et gauche sont tenu la main pour arriver un tel fiasco moi ce que je suis en train de vous dire ici c'est que dans toutes les fonctions qui ont été les miennes à chaque fois qu'il m'en a été donné la possibilité que ce soit encore une fois en cherchant à rétablir le service national à la jeunesse encore une fois en rétablissant l'autorité à l'école avec des mesures très claires notamment sur la laïcité en cherchant à agir sur la délaance des mineurs à Matillon malheureusement interrompu par la dissolution qui ne m'a pas permis de faire voter la loi que j'avais annoncé.

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J'ai toujours cherché à briser des tabous sur ce sujet-là, y compris dans ce qu'on appelle le macronisme parce que j'ai toujours considérer que la défense des valeurs de la République, que les questions de sécurité, de justice et d'autorité étaient au moins aussi importantes que le reste, voir plus importante que le reste. Est-ce qu'il y a un ingénieur du chaos dont la responsabilité est déjà établie comme dit certains, Bruno Rota qui nous rejoindra tout à l'heure pointe directement Jean-Luc Mélenchon et vous ? Vous avez euh une formation politique, la France insoumise, qui par ses déclarations depuis plusieurs mois euh maintenant a légitimé une forme de violence. Quand vous avez la présidente du groupe à l'Assemblée nationale qui dit et qui poste sur les réseaux

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sociaux, je cite "Je n'appelle pas au calme quand vous avez un maire de la France insoumise qui dit que la violence peut être légitime, comment vous voulez ?" Même s'il faut l'éviter. Oui. Comment vous voulez ? D'accord. Enfin, la violence peut-être légitime, il faut l'éviter. Et après, on peut pas être surpris qu'une semaine plus tard, il y a une mairie qui brûle. Quand vous avez un maire de la République qui dit ça avec une écharpe, vous imaginez le message de jeunes. Maintenant, je le dis ici, c'est enfin quand j'entends certains qui se défaussent exclusivement et qui disent exclusivement que c'est la responsabilité de la France insoumise quand j'en entends d'autres qui disent que c'est exclusivement la responsabilité du gouvernement. Pardon, il y a une première responsabilité et il

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faut pas les dédoiner, c'est des jeunes et des casseurs qui vont piller de Sonia Mabrou. Il y a beaucoup de tabous. On a refusé de faire tomber depuis des années, notamment sur la question de l'autorité. qui ingénieur du cha vous vous le constatez c'est tout et on passe à autre chose combat politiquement bien sûrement quand Bruno Rota dit interdiction de la France insoumise les réactions de personne ne croit que c'est possible de faire ça c'est un parti politique encore une fois il faut le combattre et je veux pas leur donner une forme de gloire de pouvoir dire on est des grandes victimes de on est c'est plus une démocratie on est interdit et cetera moi je suis convaincu qu'on peut les battre dans les urnes. Je suis convaincu que le scénario du pire que

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certains essayent de nous vendre comme inéluctable entre la France insoumise et le Rassemblement national au deuxème tour de cette élection présidentielle qui récolte les fruits d'une telle situation ce soir c'est pas vous. Ah bah ça je vous confirme. Bien sûr bien sûr que c'est le Rassemblement national qui récolte les fruits de cette situation et bien sûr qu'il y a une forme de tenaille qu'on veut nous imposer entre LFI et le Rassemblement national qui se font à la courte échelle sur tous ces sujets-là qui sont pour chacun le carburant de l'autre. Pour le rassemblement national, c'est le péril de la France insoumise et pour la France insoumise, c'est le péril fasciste du Rassemblement national. Les commerçants qui vous écoutent, enfin plus largement les Français, ils veulent

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savoir vous au pouvoir si vous étiez là dans ce décor à légère pour une campagne présidentielle. Vous décrétez l'état d'urgence. Je vous ai dit que c'est ce que j'aurais fait et je l'ai appelé, ça fait un moment maintenant que j'ai appelé à à à cet état d'urgence. Maintenant, ça n'est pas le choix qui a été fait par le gouvernement. Le gouvernement a fait un autre choix. Et ben donc c'est un choix dangereux. C'est pas ce que je dis. Le gouvernement a fait un autre choix. Mais comment vous qualifiez ce choix ? C'est enfin dans une telle situation c'est je vous ai dit moi j'aurais fait un autre choix c'est le choix qui a fait le gouvernement la seule chose mais la seule chose que je peux espérer son mesures qui ont été annoncé dans les mesures qui ont été annoncé notamment le

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couvre-feu la seule chose que je peux espérer c'est que ça va contribuer à ramener l'ordre voilà maintenant ce que je dis c'est qu'il y a besoin de beaucoup d'autres choses et que ça ne va pas assez loin pour établir l'ordre et que donc ce qu'il faut c'est les mesures que je vous ai évoqué avec la mobilisation générale de l'ensemble de nos forces de l'ordre de des exemples dans les sanctions. Il faut des images de jeunes qu'on va traquer et qu'on va chercher chez eux parce qu'ils ont été identifiés à postériori. votre vos mots vont faire beaucoup réagir des images de jeunes qu'on va traquer chez eux de jeunes c'estàdire qui sont soupçonnés de de pilleurs de curs de des bien sûr mais pardon mais enfin aujourd'hui les images que l'on voit les images qui circulent

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et ça a un impact évidemment sur une partie de la jeunesse, c'est des jeunes qui rentrent chez eux peénards tranquilles avec ce qu'ils ont volé dans des magasins et ce qu'ils ont pillé et qui font des unboxings en montrant ce qu'ils ont pillé sourire aux lèvres en donnant le sentiment d'une impunité totale. Vous savez moi je crois France qui est humilié. Moi, je crois que la sanction, elle a aussi une vertu éducative. Évidemment qu'il faut investir dans nos services publics, dans l'accompagnement des jeunes, dans l'école. C'est tout l'enjeu du mouvement et c'est tout l'enjeu du mouvement des lycéens. Et évidemment que je ne confonds pas les casseurs, les pilleurs avec le mouvement des lycéens qui s'est exprimé et des jeunes qui n'ont pas cherché à casser mais qui expriment des

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revendications et il faudra y répondre. Et j'ai fait un certain nombre de propositions sur le sur ce sujet-là. Donc évidemment qu'il y a cet enjeu d'investissement de service public, mais il y a aussi un enjeu de répression et la répression c'est pas un gros mot et la sanction ça n'est pas un gros mot. Et je ne l'oppose pas à l'éducation puisque je pense qu'elle a une vertu éducative. Si on ne fixe pas un cadre et des règles, ce que j'ai voulu faire quand j'étais ministre de l'éducation nationale, ce que j'ai cherché à faire comme premier ministre, malheureusement n'ayant pas le temps d'aller jusqu'au bout de mes projets à cause de la dissolution, c'est exactement ça. Si les français m'en donnent la possibilité, c'est ce que je ferai demain pour le pays.

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Merci Gabriel Tal, il reste 6 mois, ça va être long dans une telle situation. La priorité, c'est que euh on maintienne l'ordre jusqu'à l'élection présidentielle, qu'on le rétablisse. On le rétablisse puis qu'on le maintienne, euh qu'on puisse avoir un budget pour éviter la crise financière parce que c'est aujourd'hui aussi une menace très lourde qui pèse sur le pays. Évidemment que la situation aujourd'hui contribue à croître cette menace et enfin trois qu'on puisse avoir un vrai débat démocratique dans le cadre de cette élection présidentielle pour que les Français puissent faire leur choix en conscience. Merci Gabriel Tal, merci d'avoir choisi BFM pour réagir ce soir.