ÉMU, DOMINIQUE DE VILLEPIN SE CONFIE SUR LA PERTE TRAGIQUE DE SON GRAND FRÈRE
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Vous aviez un grand frère qui 2 ans plus que moi. Voilà, qui est décédé en 1971. Il est mort d'une crise d'épilepsie.
Oui. En fait une qui l' arrêt du cœur. C'est vous qui l'avez euh découvert, c'est pas vos parents.
Oui. Oui. Comment on se remet de ça ?
D'abord, on on porte en soi la voix d'un être cher, on porte en soi le regard d'un être cher. D'accord. et ben c'est resté comme un devoir.
Je pense que ça pèse ça a pesé très lourd dans dans mon choix de de de servir l'État, de de servir mon pays après à travers la politique, de m'engager d'être au service de mon pays et d'être dans le monde puisque c'est la vie qui avait été la nôtre. Ça a changé votre rapport à la mort. L'idée qu'il faut vivre avec cette idée-là, avec cette savoir que euh il faut aussi penser sa vie par la fin.
Euh et et c'est pas quelque chose queon découvre au dernier moment. Je pense que la mort fait partie de notre vie. Elle est inscrite dans notre vie.
Ce qui fait le prix de la vie, c'est justement que ce cela se termine. C'est ce qui doit être une incitation permanente à vivre mieux notre vie, à être nous-même. C'est pas quelque chose qu'on peut régler en 5 minutes à la fin en se disant tiens, les dernières minutes arrivent.
C'est quelque chose qui véritablement constitue euh le prix qu'à euh chaque jour qui passe. chaque jour qui passe doit avoir d'autant plus d'intensité que cela va s'arrêter et que cela nous oblige donc à être à la hauteur de ce que nous voulons
Dominique de Villepin