Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
InterviewLe Figaro (sur YouTube)· 9 avril 2026 19 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesJustice

Des agressions sexuelles étouffées à France TV ? Charles Alloncle

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Que retenez-vous de ces 5 mois d'audition ?

  • 1:00OuverteRéponse directe

    Qu'avez-vous appris de nouveau à l'issue de ces auditions ?

  • 3:00RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous craignez que l'on retienne de cette commission des scènes de tension ?

  • 4:30RelanceRéponse directe

    Est-ce que vous n'avez pas donné du grain à moudre à ces critiques ?

  • 6:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous avez le sentiment que ce combat est partagé par vos confrères ?

  • 8:30OuverteRéponse directe

    Est-ce que ce rapport a une chance de voir le jour ?

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Bonjour Charles Loncle. Bonjour. Député de Lou, rapporteur de la commission d'enquête sur l'audiovisuel public.

Alors Delphine Ernut que nous entendions à l'instant patronne de France Télévision qui était la dernière personne auditionnée hier après-midi, place désormais pour vous à l'écriture de ce de ce rapport de vos de vos recommandations. Pardon. Que retenez-vous d'abord à chaud là maintenant de ces 5 mois d'audition ?

Moi, je retiens déjà euh 70 auditions qui ont été menées, qui ont permis d'interroger plus de 230 personnes. Ça a été un travail sérieux, très fourni de fonds sur un temps long qui ont permis euh de réaliser un très grand nombre de révélations puisque c'était la première fois que l'Assemblée nationale réalisait une commission d'enquête sur l'audiovisuel public. Donc c'était la première fois qu'on levait le capot sur les 4 milliards d'argent publics payés par les Français, ce qui représente la moitié du budget ministère de de la culture, là où on attribue un peu moins de 4,5 % à la préservation du patrimoine.

Les 67000 monuments non protégés, menacés de disparition ou un/4 des monuments. Donc ça c'est pour resituer dans le contexte. Ça c'est quelque chose que vous disiez déjà il y a quelques mois.

D'ailleurs, vous étiez venu nous en parler sur ce sur ce plateau. Qu'est-ce que maintenant on a pu apprendre de nouveau à l'issue de de ces auditions beaucoup de révélations. La première d'entre elles, c'est peut-être les conflits d'intérêt énormes qui minent notamment l'audiovisuel public, c'est-à-dire ce milliard d'euros de contrat attribué à des sociétés de production privées par France Livision pour produire des contenus du service public.

Donc il y a des contrats énormes qui sont attribués. Il y a des navettes qui sont faites entre des dirigeants de France Télévision et ses sociétés de production. Je vais vous prendre un exemple.

C'est le cas par exemple de Nathalie Darig Grand, directrice de France 5 qui signe des contrats importants d'émission de France 5 à une société de production Toger Media qui se fait licencier de France Télévision et qui prend près de 400000 € d'indémités de licenciement pour ensuite se retrouver à la tête des mêmes émissions chez Togazer Media société de production privée pour laquelle elle a signé des contrats. C'est un exemple parmi d'autres mais il faut en finir avec les conflits d'intérêt qui minent ces entreprises. On va revenir sur toutes ces questions.

Une question d'abord parce que c'est vrai que on a assisté d'ailleurs c'était le cas hier après-midi encore avec Delphine Arnut la présidente de France Télévision et bien à des à des échanges extrêmement tendu parfois un dialogue dessus en dessous entre vous-même et madame Aernut entre vous-même et également le président de la commission le le député Horizon Jérémy Patrier LTUS et ces ces scènes de passe d'arbre sont finalement devenues une habitude tout au long de ces de ces mois. Est-ce que vous craignez pas finalement qu'on retienne que cela de cette commission ? Je voudrais simplement, si vous le permettez, mais on reviendra peut-être après sur les révélations de la commission d'enquête parce que j'ai j'ai état que d'un exemple.

Vous savez sur euh ces 70 auditions qu'on a pu mener euh je crois que quasiment toutes les auditions se sont passées dans un climat euh serein. Alors effectivement, les questions que je posais étaient insistantes. Effectivement, c'est qu'une commission d'enquête, c'est pas une table ronde.

Donc le but d'une commission d'enquête, c'est de réussir à vérifier d'éventuels soupçons de dysfonctionnement et de dérives, de proposer des recommandations pour mieux les résoudre. Patrius vous accuse de d'avoir transformé cette commission en tribunal médiatique. Oui.

Alors l'accusation est est intéressante parce qu'elle intervient à quelques jours du vote du rapport. Elle intervient au même moment où monsieur Niel et monsieur Pigas qui sont fondateurs de la première société de production Meggawan a profiter des contrats de France Lévision à hauteur de 110 millions d'euros explique que en fait cette commission d'enquête a été soi-disant un circ. Moi, je ne suis pas dû pourner à quelques jours de la sortie du rapport et tout sera fait pour que les députés votent contre la publication de ce rapport.

Sachant que c'est pas simplement le rapport qui ne sera pas révélé si le vote est défavorable, c'est l'ensemble des travaux de la commission d'enquête. Donc toutes les vidéos, tous les compte-rendus des 70 auditions qui ont été menées devront disparaître du jour au lendemain. C'est une obligation.

Et chaque révélation qui est retranscrite ou qui est partagée ou qui est utilisée derrière peut être passible de poursuite pénable. Les vidéos ayant été diffusées largement sur les réseaux sociaux, il y aura un moyen de les retrouver assez simplement. C'est la raison pour laquelle avec un certain nombre de collègues, on a tout fait pour que dès le premier jour alors qu'il y avait déjà un front contre la création de cette commission d'enquête, elle a été adoptée à quelques voies près, ce qui était assez inédit.

Beaucoup de députés étaient opposés au fait qu'on puisse s'enquêter sur l'utilisation des 4 milliards d'euros d'impôts des Français. Il y a quand même un travail de transparence qui a été réalisé au cours de cette commission d'enquête parce que vous le voyez à nouveau, je n'ai eu de cesse de le clamer depuis le début mais on se retrouve face à un risque de vote défavorable sur la publication du rapport. Donc s'il n'y avait pas une transparence, s'il n'y avait pas une publicité des travaux effectués par un certain nombre de de télévisions, notamment la chaîne parlementaire, vous aussi et bien on en serait pas là aujourd'hui.

On aurait pas pu prendre les Français témoins sur ces révélations de conflit d'intérêt, de gabie aussi importante, de bureaucratie, de d'indemnité, de licenciement extrêmement important à hauteur de plusieurs de dizaines de millions d'euros chez France Tévision. toutes ces révélations n'auraient pas pu être n'auraient pas pu trouver un écho si on avait pas rendu public ces travaux. On va y revenir sur cette accusation qui vous est faite quand même d'avoir souhaité tirer un profit personnel finalement de cette exposition.

Est-ce que vous dites c'est faux ou bien est-ce que il n'est pas peut-être plus juste de dire écoutez finalement c'est pas complètement faux mais enfin vous êtes parlementaire finalement vous faites de la politique c'est le jeu. Je pense que les Français se sont particulièrement intéressés à ce sujet de l'audiovisel public parce que ils contribuent massivement parce que ce sont des objets de consommation du quotidien, la radio et la télévision publique et parce que c'était la première fois que l'assemblée réalisait ce travail d'enquête sur l'utilisation de de leur fonds pour l'audiel public. Vous savez, je je pense que vous le voyez aujourd'hui dans ce déchaînement médiatique qui me cible, je me suis pas fait que des amis et j'avais pas grand intérêt à me mettre à dos les dirigeants de l'audiovisuel public, les journalistes, les animateurs stars, les producteurs, les fondateurs de sociétés de production qui parfois en plus détiennent des médias comme monsieur Niel qui a des participations dans le monde, dans le nouvel observateur, dans le Fton Post, dans les jours qui lance des enquêtes à charge, monsieur Pigas qui a des participations dans un certain nombre de médias Je pense que vous le voyez aujourd'hui de quotidien à France Interre en passant par le monde, en passant par tous ces médias, il y a une sorte de ton qui est donné pour essayer de discréditer nos travaux à quelques jours du vote du rapport.

Donc si j'avais vraiment voulu me faire des amis, me faire des alliés, avoir une bonne image aussi dans le traitement médiatique de la part de toutes ces personnes, y compris de la presse subventionnée, je pense que je me serais intéressé à un autre sujet, mais je crois de cette salubrité publique de faire la transparence pour retrouver aussi de l'efficacité dans la dépense publique, quelle que soit l'institution financière. Est-ce que vous n'avez pas donné quelque part du grain à moudre à ces critiques qui pour le coup étaient effectivement prévisibles en peutant peut-être parfois tombant dans une forme de caricature, ce qui aux yeux en tout cas de certains vous a rendu inaudible ? J'ai vu que vous aviez diffusé l'extrait de l'audition d'hier avec madame Airnot où frontalement elle a opposé, elle expliqué que si France Télévision avait cumulé un déficit de 81 millions d'euros entre 2017 et 2024, si la trésorerie autrefois abondée hauteur de plusieurs dizaines de millions d'euros était aujourd'hui négatif, si les capitaux propres de France Télévision étaient inférieur aujourd'hui à la moitié du capital social, ce qui fait peser un riscographe de dissolution sur l'entreprise.

Si en fait la gestion de France Télévision de Delphine Arnut avait été catastrophique, c'est parce que les Français n'avaient pas assez contribué. Je lui ai opposé les chiffres précis de la Cour des comptes qui indiquent que la dotation publique, ce que les Français ont accordé entre la première année de son mandat 2015 et la dernière année vérifiée par la Cour des comptes 2024, il y a une augmentation de 136 millions d'euros de dotation publique. Ce à quoi madame Herne en cours d'audition m'a accusé de diffuser des fausses informations, le compte officiel Twitter de France Télévision a expliqué que j'étais en train de diffuser des fausses informations.

J'ai débunqué par la suite cette information. J'ai retrouvé l'extrait précis du rapport de la Cour des comptes qui indique bien, qui stipule bien, je vous invite à vérifier cette information, qu'il y a eu plus de 136 millions d'euros supplémentaires accordés à France Lévision en dotation publique entre 2015 et 2024. Madame affect que euh France Télévision coûte 600 millions d'euros de moins aujourd'hui aux Français qu'il y a 10 ans lorsqu'elle est arrivée à la tête de France Télé.

Parce que madame prend des hypothèses parfaitement farfelues, pour ne pas dire fallacieuses et mensongères, des hypothèses d'inflation euh démesurée, des hypothèses où elle retrait euh l'impôt par exemple sur les salaires, elle retraite un certain nombre de taxes et d'impôts, elle elle augmente l'inflation à l'évidence. Moi, je me suis posé la question sur les soupçons d'inscérité des comptes. Quand je vois qu'un communiqué de presse en mars 2025 indique que pour la 9e année consécutive, France Télévision a mis les comptes à l'équilibre.

Donc la direction de France et madame Ernote depuis 9 ans se félicite de mettre les comptes à l'équilibre. Mais on apprend de Pierre Moscovici et d'un rapport de la Cour des comptes queil y a eu un déficit cumulé de 81 millions d'euros entre 2017 et 2024. Donc je pense qu'il faudrait mieux regarder le rapport de la Cour des comptes, regarder les rapports de l'Inspection générale des finances plutôt que d'écouter des dirigeants comme madame Anaut et des directeurs de la communication de France Lévision qui essayent de noyer le désastre de leur bilan financier par des conjectures et des hypothèses qui sont parfaitement falacieux.

Et ça a été d'ailleurs tout l'objet de cette commission d'enquête, ça a été de remettre de la vérité des faits, des chiffres notamment de la Cour des comptes et de l'inspection des finances. Et je déplore que jusqu'à la dernière audition, même madame Airnote a contesté ces chiffres de la Cour des comptes qui pourtant sont parfaitement clair. La situation financière de France Télévision est grave et année après année, on demande aux Français à chaque fois de contribuer davantage pour éponger les Gabjg des suites au Majag, de soupçon d'emploi fictif, de chauffeurs, de frais de taxi.

On leur demande d'éponger systématiquement des dépenses supplémentaires. Dites remettre la vérité. Euh c'est en tout cas ce que vous avez tenté de faire, dites-vous pendant ces 5 mois.

Est-ce que vous avez le sentiment que ce combat que vous menez contre les Gabjgis financières à France Télé pour reprendre votre expression, est-ce que ce combat est partagé par vos confrères de cette commission et notamment par le président Jérémy Patrietus ? Je le crois en tout cas, je l'espère. C'est aussi pour ça que je les appelle à à faire preuve de la plus grande responsabilité dans le vote de ce rapport parce que pour moi la meilleure façon de sauver l'el public et ses missions précieuses, j'ai toujours rappelé depuis le premier jour de cette commission d'enquête, c'est de mettre braquer un projecteur et de mettre en lumière les dysfonctionnements et les dérives notamment en terme de Gabji pour mieux les identifier, mieux les résoudre et sauver les missions importantes de l'autel public. estam pardon maison pardonnez-moi tant qu'on continuera à mettre le couvercle sur ces faits tant qu'on continuera à nous dire il faut détourner le regard quand on continuera à dire que c'est une attaque de l'état de droit de demander des comptes à des journalistes à des dirigeants de l'audisel public sur l'utilisation de l'argent des français et le respect strict de principes à valeur constitutionnelle comme la neutralité comme l'honnêteté et l'indépendance tant qu'on continuera à se mettre des œillères je peux vous assurer que ces entreprises se porteront de plus en plus mal.

Est-ce qu'aujourd'hui ce rapport a une chance de voir le jour réel, une chance qui est réelle ? Je le crois, je l'espère parce que l'ensemble des députés porte une responsabilité, quel que soit leur groupe politique, sur l'avenir, le devenir de l'audiovisuel public. Et à nouveau, moi, depuis le premier jour, j'ai clamé que je défendais les missions précieuses de l'audiel public à condition de les redéfinir et à condition aussi de les purger de tous les conflits d'intérêt qui les minent, de toutes les gabis, de toutes les les irresponsabilités financières qui ont pu traverser et miner. ces entreprises là.

Donc le rôle de cette commission d'enquête pendant euh ces 6 mois, ça a été de les mettre en évidence pour proposer des recommandations. Et vous voyez, il y a beaucoup de recommandations qui figuront, notamment pour prévenir les conflits d'intérêt, pour éviter que c certaines sociétés de production dans un réflexe d'infraprivatisation parce que quand vous avez 1 milliard sur un budget de France Télévision de près de 3 milliards qui est attribué à des sociétés de production privées pour produire des émissions que France Télévision avec ses 9000 salariés payant en moyenne 72000 € par an pourrait produire un interne, quand vous dénoncez la privatisation, vous devriez vous alarmer sur cette infraprivatis ation qui est à l'œuvre aujourd'hui. Qu'est-ce que vous allez proposer alors là-dessus ?

Vous proposez de plafonner ces ces recours à ces à ces sociétés de production privée ? Alors, je serais ravi. J'ai toujours dit depuis le début de cette commission que je refusais de communiquer la moindre recommandation avant la fin des travaux et avant la publication de mon rapport.

Donc je ne vais pas exposer devant vous une ou plusieurs recommandations mais je serai ravi de mais en tout cas vous avez le choix en fait entre en entre deux solutions. Soit un rapport qui soit finalement assez pragmatique qui puisse faire consensus avec des des thématiques qui par exemple et bien sont partagées par le président de la commission sur le plafonnement des notes de frais de taxi d'hôtel et cetera. Vous avez une autre solution qui est celle et bien d'un rapport peut-être, on va dire plus corrosif avec notamment la thématique des conflits d'intérêt sur lesquels là pour le coup et bien euh vous êtes pas forcément en phase avec un certain nombre de vos confrères de la commission.

Est-ce que vous vous direz quoi que vous dites quoi qu'il en soit, j'irai jusqu'au bout quitte à peut-être et bien euh perdre le bénéfice de ces 5 mois de travail. Moi ce que je veux c'est des recommandations pragmatiques sans biais idéologiques qui répondent exactement à tous les dysfonctionnements et à toutes les dérives qu'on ait pu constater. Je ne crois pas que les conflits d'intérêt que je dénonce depuis le premier jour de cette commission avec des sociétés de production privées qu'on a pu constater notamment méia one qui surfacturaient avec des des points de marge largement supérieur parfois 10 points par rapport à ce qui est convenu initialement au devis avec France Télévision.

Je ne crois pas que ce soit de droite ou de gauche. Quand on dénonce l'accaparement d'argent public par des sociétés de production privée pour produire des émissions du service public à un coût extrêmement élevé, il y a pas de politique derrière. Donc euh je ne pense vraiment pas que à la fin les députés, qu'il soient de droite, qu'il soient de gauche, euh seront en désaccord avec les recommandations que je formulerai parce que encore une fois, ma seule boussole est de sauver l'audi l'audiovisuel public et de prévenir une bonne fois pour toutes ces dirigeants et les personnes qu'ils font fonctionner au quotidien de toutes ces dérives et de toutes ces mauvaises pratiques qui ont cours malheureusement depuis des années.

Tout dernier point, certains animateurs producteurs star qui officient encore sur le service public comme par exemple Nagi qui truste beaucoup de créneaux pour des montants énormes avait déjà été condamné dans les années 90 pour favoritisme et on voit que ces mêmes pratiques d'animateurs producteurs qui sont salariés du service public mais qui se font en plus rémunérer par le biais de leur société de production alors que ça avait été dénoncé déjà dans les années 90 que ça a été dénoncé pendant à peu près 30 ans par des rapports de la cour des comptes et duf ces pratiques ont encore courts Donc il y a pas de gauche, il y a pas de droite, il y a que du pragmatisme dans les recommandations de France. Vous évoquiez tout à l'heure la question du du licenciement notamment d'une salée de France Télévision qui aurait été qui serait partie avec une indemnité particulièrement onéreuse de la part de France versé par France Télévision pour peut-être cacher des faits d'agression sexuelle. C'est quelque chose que vous avez évoqué hier avec madame Anaut.

Est-ce que vous avez des preuves de ce que vous avancez ? C'est effectivement des accusations très graves que Jacques Cardos, ancien présentateur de compléments d'enquête de France Télévision nous a révélé sous serment lors de son audition il y a quelques jours que les montants énormes d'indemnité de départ de plusieurs dizaines de millions d'euros cachaient et masquer l'achat et bien du silence de certains témoins ou victimes de de fait de débiance ou d'agression sexuelle. des déclarations.

Effectivement, au cours de cette commission d'enquête, j'ai eu des victimes ou des témoins d'agration sexuelle qui les avaient à l'époque dénoncé à des dirigeants de France Télévision à qui on a demandé de partir, à qui on a acheté le silence, moyennant des protocoles d'accord particulièrement onéreux qu'on a qu'on m'a transmis, que j'ai pu lire aux différents directeurs qui les avaient signés à l'époque. C'est des faits d'une telle gravité que je serais dans l'obligation de de les signaler au procureur. Je l'ai dit, je transmettrai tous ces documents qui qui sont quand même d'une très grande gravité à la justice.

Je pense que c'est beaucoup plus le fait de la justice et d'un procureur de s'en occuper. Mais malheureusement, on n' pas eu non plus toute la lumière sur l'utilisation de ces indemnités qui sont colossales. Pourquoi certaines personnes perceaient quasiment 1 demi million d'euros d'indemnité de départ hors de coût de tout cadre légal ?

Vous demandez à madame Ernut d'ouvrir une enquête interne sur cette question sur ce départ pour qui aurait pu se faire avec pour cacher des des faits de d'agression sexuelle. Absolument parce que ce sont des faits extrêmement graves. Ce sont des accusations qui ont été faites sous serment.

Je rappelle que chaque déclaration sous serment est passible de 5 ans de prison et de 70000 € d'amende. Donc moi, je laisse le bénéfice de la vérité à ces personnes-là qui prennent le risque de dénoncer ces faits alors qu'ils sont sous serment devant une commission d'enquête. ces victimes qui sont venues témoigner auprès de moi, qui m'ont envoyé les documents, qui m'ont même dit qu'elles étaient prêtes à témoigner dans le cadre de la commission d'enquête.

Évidemment que les documents qui m'ont transmis sont des documents graves et je veux pas qu'on en reste là. Je pense sincèrement que Delphine Ernaut sera sensible et vigilante sur ces faits et j'espère effectivement qu'elle lancera une enquête interne tout comme je transmettrai ces documents à la justice. Est-ce que vous avez bénéficié d'un certain nombre de témoignages de la part de TAPE à l'intérieur même de France Télévision pendant pendant ces 5 mois de travaux ?

Ce qu'on m'a dit effectivement, c'est qu'il y avait une forme d'omerta euh extrêmement pesante chez France Télévision et dans ces entreprises du du service public. Donc beaucoup ont témoigné euh parfois même très souvent pardon avec une une grande réticence me contactant par exemple sur certaines messageries cryptées sous pseudo, me donnant rendez-vous dans des lieux euh insolites pour ne surtout pas être vu avec moi car ils ont peur de représaille sur les témoignages qu'ils ont pu me faire. Si il y a eu une enquête aussi fouillée, s'il eu des questions aussi précises, s'il a eu des faits aussi accablons qui ont été aussi révélés, c'est parce que il y a beaucoup d'animateurs, de producteurs, de figures, de directeurs de l'audiuel public qui pendant ces mois m'ont alerté en off de façon anonyme et confidentielle jusqu'au bout, je préserverai leur anonymat parce que je sais ce qu'ils risquent à la fin.

Je sais la mort professionnelle, sociale qu'ils peuvent subir le jour où leur nom sera révélé. Donc c'est aussi grâce à eux que cette enquête a eu a pu être aussi fouillée parce que je le regrette, j'ai eu beaucoup d'entraves notamment de la part de France Tévision qui a mis par exemple près de 3 mois à m'envoyer des documents essentiels alors que dans toute commission d'enquête généralement les organismes publics soumis à ces enquêtes doivent obtempérer sous une dizaine de jours. Je regrette ces entraves et tous les documents aujourd'hui à 10 jours de la fin de la commission d'enquête ne m'ont toujours pas été envoyés.

Euh très rapidement, monsieur le député, vous avez déjà évoqué à plusieurs reprises le fait que cette thématique-là de la réforme de l'audiovisuel public devait était une thématique importante qui devra compter dans la perspective de l'élection de la présidentielle de 2027. Euh de quelle manière ? Ce sera euh aux français de le décider.

Voyez, moi j'ai pas voulu me prononcer sur la privatisation. Moi, je crois à l'audel public. Je pense qu'il y a des missions précieuses que les chaînes privées commerciales ne sont pas en mesure d'assumer, qui ne sont pas forcément rentables.

Charge à nous de mieux les définir. Charge à nous aussi d'éloigner toute forme de dérive de dysfonctionnement et de conflit d'intérêt pour qu'il y ait une vraie efficacité dans les dépenses publiques. Charge à nous aussi d'enclencher les réformes structurelles nécessaires pour que les Français arrêtent de toujours payer plus pour des services publics dégradés.

Après, la l'élection présidentielle a lieu dans un peu plus d'un an. Si la situation notamment financière de ces entreprises est toujours aussi catastrophique, si Delphine Arnut et les dirigeants de l'audis public refusent de faire leur introspection et refusent de mettre en place ces réformes-là, alors dans le cas de l'élection présidentielle se posera peut-être d'autres questions que les Français de devront trancher. Merci beaucoup monsieur le député, monsieur le rapporteur Charlong.

Merci d'avoir été avec nous. Nous pouvons évidemment de près la publication de ce rapport si tenté qu'il le soit. réponse en tous les cas d'ici fin avril, on vous libère parce que vous avez, je crois euh du pain sur la planche.

Des agressions sexuelles étouffées à France TV ? Charles Alloncle — Charles Alloncle · Pourquijevote