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Conférence de presseGénération·s· 13 septembre 2025 71 minAutoproduitActualité / polémiqueSolidarités & familleÉducation & rechercheEnvironnement & énergieTravail & emploi

Droits nouveaux : à quoi aspire la jeunesse ? À la Fête de l'Huma !

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 52 %Attaque 40 %Défensif 8 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:11non_speechFait
    « Emmanuel Macron continuera de poursuivre dans sur cette voie làà il sera couvert de la honte du dénit de démocratie et c'est aussi à nous aux organisations de jeunesse de le dire, de le crier, de le rappeler. »
  • 2:53non_speechPromesse
    « en faisant des transferts monétaires, on est capable de compenser certaines catégories sociales qui vont perdre le plus de la taxe carbone. »
  • 11:19non_speechFait
    « les personnes les plus riches habitent en moyenne dans des zones qui sont sous-exposées aux événements climatiques extrêmes. »
  • 12:04non_speechFait
    « les personnes les plus pauvres, donc les 20 % les moins riches ont une exposition qui est supérieure à celle des 20 % les plus riches »
  • 14:16non_speechFait
    « les gens du voyage habitent en fait ont des campements qui ont été euh mis en place dans des lieux où ces personnes sont beaucoup plus exposées à différents types de risques. »
  • 15:42non_speechFait
    « la protection face au risque climatique se fait principalement en France à travers deux phénomènes. Donc ce qu'on appelle l'assurance 4ATNAT qui est un partenariat public privé sur ces questions mais aussi ce qu'on appelle le TGN. »
  • 22:17non_speechFait
    « la question environnementale est relativement plutôt bien portée dans les sphères institutionnelles parce que en fait il faut savoir que le Maroc est un pays qui a pas de ressources fossiles »
  • 24:27non_speechFait
    « il y a eu euh à travers l'Europe et pas qu'à travers le monde à travers le monde depuis l'élection de Trump en fait une baisse des objectifs climatiques au niveau français et mais aussi au niveau européen. »
  • 25:12non_speechFait
    « la France et plein d'autres pays sont en train de revenir sur ces ses engagements parce qu'ils ont eu des rencontres avec les constructeurs automobiles qui disaient qu'ils étaient pas prêts pour cette horizon 2035 en fait. »
  • 36:49non_speechPromesse
    « la fête doit être un service public populaire, solidaire et émancipateur. »
  • 49:02non_speechFait
    « en juin 1936, on peut saluer les le gros travail qu'avait fait le Front populaire grâce à la lutte des travailleurs et des travailleuses qui avaient réussi à arracher au capital la réduction du temps de travail la semaine de 40h ainsi que les congés payés. »
  • 51:46non_speechFait
    « il y a des métiers qui sont pénibles, il y a des métiers qui payent mal, il y a des métiers qui sont difficile à tenir déjà sur la longueur mais aussi au niveau d'une semaine et donc nous on croit fermement qu'il faudrait réduire. »
  • 56:56non_speechPromesse
    « ces apprentissages, ils doivent être établis dans le cadre d'un programme national qui est adaptable aux différents établissements mais qu'on garantisse en fait une égalité peu importe les établissements »
  • 57:39non_speechFait
    « le travail scolaire des étudiants, il est mal connu et il est mal reconnu »
  • 58:10non_speechPromesse
    « nos propositions pour garantir et qui sont également dans le livret donc des 160 mesures pour émanciper la jeunesse »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0,1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Donc on va commencer notre carte blanche. Donc on va avoir une série de trois cartes blanches. Donc avec les jeunes debout, les jeunes de l'après et les jeunes générations. Donc là on va commencer par un peu introduire, faire une introduction commune. Donc aujourd'hui ce que propose Macron, c'est en quelque sorte des fils aux banques alimentaires. C'est généralement une une précarisation toujours plus forte de la jeunesse. se caractérise donc par les fils alimentaires et une détresse des étudiantes et des étudiantes toujours plus fortes. En plus de rester sourd donc aux demandes et également aux besoins de la jeunesse de son pays, il souhaite mettre au pas la jeunesse.

Donc on avait avant le SNU, maintenant il a retenté de faire le SNU et on a également tout ce qui va être la JDC, donc une militarisation de la jeunesse qui est son seul projet. Donc face à ce projet qui est des il est temps et c'est également notre devoir de précurseur et précurseuse en tant que d'organisation de jeunesse de proposer un réel projet de société pour faire advenir la société qu'on veut et un futur désirable. Moi, je vais vous parler un peu plus du contexte politique global parce que les jeunes, ils sont particulièrement sensibles. Bastien, tu en parleras tout à l'heure mais ils on a été particulièrement nombreux dans les cortèges du 10 septembre et on le saura lors du 18.

En fait, en réalité, aujourd'hui, on est dans un moment qui est complètement fou d'un point de vue politique et démocratique. C'est-à-dire que Emmanuel Macron continue de nommer des premiers ministres de droite, donc en débit en dépit du résultat des urnes. Mais en fait aujourd'hui, d'un point de vue d'un calendrier électoral et politique, on est le 8 juillet 2024, on est au lendemain de la victoire du Nouveau Fru sont spontanément réunis à Paris le la veille le 7. On a fait la fête et on attend que la gauche gouverne. On attend que ça parce qu'en réalité en fait là on a juste perdu un an. On est le 13 septembre 2025, on a toujours pas de premier ministre de gauche.

On est à la fête de l'humanité, il fait froid. Donc tant qu'Emmanuel Macron continuera de poursuivre dans sur cette voie làà il sera couvert de la honte du dénit de démocratie et c'est aussi à nous aux organisations de jeunesse de le dire, de le crier, de le rappeler. Alors aujourd'hui, on se retrouve avec Sébastien Lecornu en tant que premier ministre. Sébastien Lecornu, même si la presse nous dit que c'est un homme plutôt souple, qu'il a des amis à droite à gauche, en fait, il nous fera la même politique que Barnier, que Bairou. Alors, il fera peut-être pas 40 milliards d'économie sur le budget, il en fera peut-être 35, il en fera peut-être 30.

Euh peut-être qu'effectivement il se dira "Ouais la taxe Zucman je vais la reprendre mais au lieu de taxer les gens qui ont plus de 100 millions d'euros de patrimoine au niveau à 2 % on va le taxer à 0,002 % parce que les pauvres il faut pas trop non plus les taxer." Donc en fait Sébastien Lecnu, il a la même destinée que Barnier, il a la même destinée que Bairou. Et si Emmanuel Macron continue euh dans cette voie-là de nous mener, de nous pousser encore plus loin dans l'impasse dans laquelle il nous a mis, euh bah il connaîtra peut-être lui aussi le même destin. Du moins, ce serait bien qu'il se pose la question. Alors nous, de notre côté organisation de jeunesse, on travaille.

C'est d'ailleurs tout l'objet de cette conférence. Merci à vous d'être ici et merci aux orgas qui ont qui ont bossé. Merci aux invités. Euh et nous trois en particulier, on a un rôle au sein de la gauche. On l'a vu notamment la fête de Luma. Hier, on était par exemple au PS pour le rappeler. On a une voix unitaire à porter euh de rappeler qu'on on veut l'union et toute l'union, on veut bosser avec tout le monde. Euh voilà, parce que là, il y a urgence. Merci. Il y a urgence.

Euh donc voilà, on se mobilise sur ça, on a là-dessus, on a vraiment un rôle euh dans le fait de dénoncer euh notre président de la République, nos premier ministres anciens Édouard Philippe, Atal, Borne Barnier, euh Castex, euh aujourd'hui le cornu et on en aura peut-être d'autres demain euh des gens qui vont venir se greffer un pouvoir à l'agonie et c'est notre rôle de dire que euh voilà la Macronie, c'est tous les mêmes et on en a marre. Euh maintenant, je vais laisser la parole à Bastien qui va nous parler un peu des mobilisations euh justement liées à ce contexte politique et je vous invite bien entendu à les rejoindre.

Alors ben déjà, merci à toutes et à tous d'être là et c'est vrai que cette rentrée, elle est particulièrement chargée. Euh comme tu l'as dit, ça a commencé avec monsieur Berou qui quitte la barque parce qu'il y a pas d'autres mots. Ça a continué avec monsieur Lecornu qui a été nommé dans une provocation. Et je pense que on peut pas employer d'autres mots. C'est vraiment une provocation de nommer quelqu'un quasi immédiatement euh en pleine en pleine contestation sociale avec une passation de pouvoir qui se fait le midi du du 10 septembre. Et donc cette rentrée, elle est marquée par euh on espère un automne de mobilisation qui a commencé avec cette journée du 10.

Alors cette journée du 10, je pense qu'on était nombreus et nombreux peut-être mercredi soir à rentrer chez nous un peu mitigé qui un sentiment de d'inachevé parce que on va pas se mentir dans cette journée, il il y a eu des réussites, il y a eu des échecs. Le mot d'ordre, ça restait bloquons tout. On n pas bloqué autant qu'on l'aurait voulu. Mais néanmoins, faut quand même rappeler que on est dans une un sentiment en général compliqué qui est difficile à vivre. On a eu 250000 personnes dans les rues, partout en France ce mercredi, dans toutes les villes, sur les ronds-points.

On a eu des centaines d'assemblées générales dans toute la France avec des gens qui ont participé pour la première fois. Donc des gens qui se forment aussi à la mobilisation, qui découvrent et qui s'engagent. Et ça, je crois c'est un peu ce qu'on doit retenir de ce 10 septembre. C'est un premier espoir, une première indignation qui doit marquer une première étape pour la suite. Et la suite, bah c'est la semaine prochaine, c'est la journée du 18 à l'appel de l'ensemble des organisations syndicales cette fois-ci. Euh et ici, il me semble comme l'a dit Pierre, que la jeunesse a a quelque chose à faire, a un rôle particulier à jouer.

Donc à nous d'aller soutenir les piquets de greffe partout où il y en a, à nous d'aller participer à manifestation et en un mot de nous rendre utile partout où c'est possible. Alors peut-être, pardon, alors peut-être maintenant simplement pour l'organisation de ce temps, ça va être constitué de trois temps de 20 minutes donc qui vont se succéder et à la fin on prendra l'ensemble des questions. On commence avec les jeunes debout et avec Med Mikou que je vais inviter à à nous rejoindre sur scène. On peut applaudir et je vais passer la parole à ma collègue Lina. Bonjour à tous.

Avant de laisser la parole à Medie, je vais d'abord dire quelques mots parce que aujourd'hui c'est aussi le lancement de Jeun Debout. Euh donc Jeun Debout sa vocation à apporter la voix, les valeurs du parti debout au sein de la jeunesse de gauche mais de la jeunesse dans son ensemble. Et ça se veut aussi un support de mobilisation euh pour qu'on puisse tous ensemble participer au mouvements sociaux à venir parce que comme l'a dit Bastien tout à l'heure, il y aura besoin de de la mobilisation de la jeunesse dans les semaines et dans les les mois qui vont venir. Et puis ça se veut aussi en un un espace de et un lieu de de partage comme avec des moments comme comme aujourd'hui.

Donc n'hésitez pas à venir nous voir aujourd'hui si vous voulez vous vous impliquer dans Jeun Debout. Si euh vous pouvez aussi nous écrire par message, nous suivre sur les réseaux et puis je peux d'ors et déjà vous annoncer que il y aura un événement fin septembre jeune de beau qui sera organisé sur Paris. Donc restez euh restez informé. Donc je vais désormais passer la parole à Medy qui est venue nous parler d'un droit qui est pas tout à fait nouveau, celui de vivre, bien vivre dans un environnement sain auquel on prend soin.

Mais ce droit, il fait l'objet de nouvelles formes de revendication, nouvelles formes de mobilisation qui sont celles de l'écologie populaire et avec l'écologie donc comme point de rencontre entre toutes les luttes. et toi tu as un regard assez singulier sur la question parce que tu es à la fois donc économiste, spécialiste en économie environnementale, tu travaille sur les questions de justice climatique, tu vas pouvoir nous en dire plus par toi-même et tu es aussi le condateur d'un média marocain qui se veut donc d'informations auprès des Marocains sur les les risques et les conséquences du changement climatique au Maroc.

Donc euh sans plus attendre, je te laisse la parole et peut-être de commencer par tes travaux de recherche et et ce qu'il en résulte.

9:10
Non speech

[Applaudissements]

9:12
Locuteur

Euh merci pour l'invitation et bonjour à toutes et à tous. Donc effectivement donc je viens de finir mon doctorat il y a quelques mois dans un labo de recherche qui s'appelle le CED et en fait pendant ma thèse je me suis posé une question toute simple qui est la suivante : si on prend deux personnes qui font partie de deux classes sociales différentes au sein d'un pays européen, donc ça peut être les 20 % les plus riches ou les 20 % les moins riches. Donc en général ces personnes habitent dans des endroits différents au sein du territoire. Et la question que je me suis posé, est-ce que ces deux personnes sont exposées de la même manière ou pas aux événements climatiques extrêmes ?

Et donc si je vous pose aujourd'hui, si je vous pose cette question, vous allez probablement me dire que on connaît déjà la réponse et que souvent les personnes les plus pauvres sont les plus impactées par le changement climatique. Et en fait ce qui est nouveau un peu dans ma thèse et en fait la question que je vous ai posé en réalité, elle est un peu mal posée, c'est queen général quand on parle de risque, il y a plusieurs composantes. Le risque c'est un peu une combinaison de donc un aléa, par exemple, une vague de chaleur, une exposition, donc la présence de personnes dans des endroits qui peuvent être touchés par une vague de chaleur par exemple et une vulnérabilité.

Donc la vulnérabilité c'est la prédisposition de certains groupes sociaux à être plus ou moins touchés quand il y a des aléas. par exemple les vagues de chaleur euh on peut dire que les personnes âgées ou et bien les personnes qui habitent seules dans des logements mal isolés, ben en général elles sont plus vulnérables aux effets du changement climatique. Et donc moi, j'ai vraiment regardé la question de l'exposition, c'est-à-dire que je vais me poser la question de les gens, ils habitent dans des endroits différents, les différentes classes sociales et donc est-ce qu'elles sont exposées de la même manière ou pas ?

Et pour répondre à cette question, ce que j'ai fait c'est que j'ai utilisé une méthodologie d'analyse spatiale qui consiste à superposer des cartes à plus ou moins hautes résolution, donc de données socio-économiques qui nous permettent de savoir où est-ce qu'elles sont. Donc quand je dis haut de résolution, c'est de l'ordre du kilomètre carré qui nous permettent de savoir où est-ce que les différentes classes sociales sont situées au sein d'un territoire et de les croiser avec des cartes d'événement climatique extrême.

Et en fait les résultats principaux de ma thèse, c'est que je trouve c'est que au sein de plusieurs pays européens et pour plein d'aléas, donc je regarde à la fois les vagues de chaleur, les vagues de froid, les inondations fluviales côtières et les feux de forêt. Je trouve que les personnes les plus riches habitent en moyenne dans des zones qui sont sous-exposées aux événements climatiques extrêmes. Et en même temps, les personnes les plus pauvres, donc les 20 % les moins riches ont une exposition qui est supérieure à celle des 20 % les plus riches, même si elle est pas forcément supérieure à l'exposition moyenne de la population. Et qu'est-ce qui peut expliquer ces résultats ?

Donc j'ai souvent cette question quand je présente mes résultats, en fait dans ma tête, je j'essaie pas forcément d'expliquer ses résultats parce que en fait c'est lié à des euh processus socio-historiques qui sont construits à travers le temps qui font que par exemple en France, c'est la ville de Paris où on a une concentration de personnes très riches et il y a d'autres zones qui ont connu des déclins industriels qui fait que il y a des personnes plus pauvres qui habitent là.

Mais par contre aux États-Unis et notamment dans les villes américaines, il y a des études qui ont été faites là-bas en partie parce que en fait mes travaux s'inscrivent dans ce qu'on appelle la justice environnementale et c'est un peu aux États-Unis qui a été créé ce mouvement dans les années 80 et en fait ils se sont rendus compte que il y a plein de villes dans lesquelles il y a eu des politiques discriminatoires sur le logement donc dans les années 1940 qui font qu'aujourd'hui les quartiers qui ont connu ces discriminations Donc ce qu'on appelle les Red Lining policies font qu'aujourd'hui ils ont eu connu une urbanisation qui s'est faite un peu de manière désordonnée et qui fait que la c'est des quartiers qui sont très fortement densifiés et donc quand il y a des vagues de chaleur, il y a ce qu'on appelle le phénomène du chaleur urbain qui fait que ces quartiers en fait sont beaucoup plus chauds que le reste des quartiers des villes et ils ont montré ça dans plus d'une centaine de villes américaines.

Et ce que je peux dire aussi, c'est que si j'élargis un peu ma thèse et je parle du cas français, il y a des chercheurs en France qui ont sorti un papier récemment qui a été fait dans une très grosse revue qui ont montré que les les gens du voyage, ce qu'on appelle les gens du voyage habitent en fait ont des campements qui ont été euh mis en place dans des lieux où ces personnes sont beaucoup plus exposées à différents types de risques. Donc à la fois la pollution de l'air, ils sont proches souvent de sites industriels qui peuvent poser des problèmes mais aussi qui sont plus proche de zones où il peut y avoir des inondations, donc des rivières et des choses comme ça.

Et donc il y a de plus en plus de travaux qui se créent euh sur ces questions là en France. Et une fois qu'on a constaté ces surexpositions donc au risque climatique, il y a une autre question qui se pose, c'est une fois que le risque est survenu, les populations donc les plus précaires, les classes populaires sont également les moins protégées et c'est parfois la la double peine dans ce sens où elles sont les plus exposées aux alléas du marché une fois que leur logement est détruit, une fois que leur travail est est perdu. Et ça, est-ce que c'est une question qui qui intéresse les économistes ? Est-ce qu'il y a des solutions qu'on pourrait mettre en œuvre pour y remédier ?

Euh donc effectivement en fait euh la question sociale est intrinsèquement liée à la question écologique dans le sens où euh en fait il y a plein d'inégalités qui découlent du changement climatique. Donc moi, j'ai parlé des inégalités d'exposition aux événements climatiques à extrême, mais on l'a vu pendant les gilets jaunes, ça a commencé avec une taxe carbone qui avait un effet inégalitaire sur les différentes classes sociales. Donc là aussi il y a des problèmes, mais il y a aussi une question de responsabilité sur le fait que souvent les personnes les plus riches c'est elles qui émettent le plus de gaz à effet.

Donc par rapport aux solutions, donc en euh par exemple sur la taxe carbone, on peut en mettre on peut mettre en place des taxes carbon qui ont pas en corrigeant un peu ces effets inégalitaires et donc en par exemple en faisant des transferts monétaires, on est capable de compenser certaines catégories sociales qui vont perdre le plus de la taxe carbone. Mais par exemple sur ces inégalités d'exposition. Donc en fait, on est aujourd'hui dans un moment où la protection face au risque climatique se fait principalement en France à travers deux phénomènes. Donc ce qu'on appelle l'assurance 4ATNAT qui est un partenariat public privé sur ces questions mais aussi ce qu'on appelle le TGN.

Donc c'est une assurance privée que chacun peut souscrire. Et en fait, on est dans une situation où la sinistralité, donc les démages causées par les les risques climatiques sont en train d'augmenter et il y a même des assureurs qui sont éloignés de certains territoires parce que juste ils sont plus solvables et donc ça peut poser des problèmes pour leur business model. Et donc euh il y a des propositions aujourd'hui.

Il y a eu un rapport récemment de France stratégie sur la question de la sécurité sociale climatique et en fait ils sont partis du constat que au cours du 20e siècle la sécurité sociale s'est un peu construite pour prévenir les gens des différents risques qui peuvent avoir tout au long de leur vie. Donc à la fois le chômage, la vieillesse ou différents risques et ils sont dit est-ce qu'on peut pas rajouter une brise une brique climatique à la sécurité sociale ?

Et donc il propose un peu que selon différents scénarios que plus ou moins l'État intervienne beaucoup plus sur ces schémas assurentiels ou bien il y a d'autres scénarios avec une plus grande complémentarité avec le privé et aussi je peux dire aussi qu'en Belgique il y a un rapport qui vient de sortir sur cette question là et donc c'est un peu des questions qui travaillent un peu les économistes. Et alors, est-ce que pour toi cette possibilité de mettre en place une sorte de de sécurance climatique un peu chacun cotise selon ses moyens et assuré selon ses besoins ? C'est quelque chose qui est faisable à court terme en France ? C'est quelque chose dont on est assez loin ?

C'est quelque chose qui est euh est-ce que politiquement on commence à en parler ? Est-ce que voilà euh c'est vrai que j'ai pas beaucoup entendu ça sur la sphère politique. Bon, peut-être que il y a il y a des gens qui en ont parlé mais je suis pas au courant. Euh ce que je peux dire c'est que donc c'est des thèmes assez nouveaux et en fait cette question au final euh elle fait partie un peu de ce qu'on appelle la résilience juste. Donc en fait pendant longtemps, on a parlé de la transition juste. Donc faire en sorte que euh quand on met en place des politiques climatiques, ben il y a qu' y ait pas de perdant. Et aujourd'hui, il y a la question de la résilience juste qui commence à monter.

Ça commence à être porté par des institutions européennes. Donc l'agence européenne de l'environnement vient de créer un rapport là-dessus et il y a des gens qui préconisent que cette forme de sécurité sociale se fasse non pas à l'échelle français mais plutôt à l'échelle européen. Et donc mais je pense qu'on n'est pas encore arrivé là quoi. Alors, au-delà de tes travaux de recherche, tu as participé au lancement d'un média au Maroc qui euh enfin dont le but est de vulgariser un peu les études sur changement climatique, ce qu'on sait, les conséquences, les impacts. Qu'est-ce qu'on peut faire aussi pour euh bah pour améliorer les choses tout simplement ?

Est-ce que tu peux nous présenter un peu ce média qui s'appelle N Fat ? Exactement. Donc effectivement, le média s'appelle NFAT. Euh donc pour les non arabophones, ça veut dire en fait ça a une double signification. Euh d'abord ça veut dire ça s'est asséché. Et donc on fait référence au fait que ça fait longtemps que on a eu le Maroc a connu 6 années de sécheresse consécutive et donc il y a vraiment des questions autour de l'eau. Et on peut aussi il y a une deuxième la deuxième signification ça veut dire enfin on fait référence à l'asséchement des conditions matérielles.

Et donc l'idée derrière c'est que si le changement climatique continue à faire qui est qui a beaucoup plus d'impact du changement climatique au Maroc ben en fait on peut les personnes peuvent perdre en terme de pouvoir d'achat. Donc euh le nom vient de là et en fait je l'ai créé avec euh des amis que j'avais rencontré en école parce que des amis marocains parce qu'en fait on s'est rendu compte que il y avait pas de médias au Maroc qui parlent de ces questions et donc euh on s'est dit euh on va lancer ce média. On a été rapidement rejoint par le président actuel qui est spécialiste un peu des questions agricoles et d'eau qui sont un peu des questions très importante au Maroc.

Et donc là, ça fait 2 3 ans que ça existe et on s'est constitué en association il y a à peu près 1 an et donc voilà et le but c'est un peu de vulgariser les questions de changement climatique à travers des articles en ligne sur notre site internet des vidéos. On a récemment lancé un podcast où on interroge des spécialistes et donc voilà, c'est un peu comme ça que ça s'est créé. Et donc pour toi derrière, c'est quoi le but ? C'est que les gens déjà comprennent c'est que est-ce que c'est qui est une révolte, une prise de conscience peut-être politique derrière de justement des inégalités dont on vient de parler.

Est-ce qu'il y a cette idée quand même derrière de dire c'est de montrer aux gens que ce qui se passe on n'est pas tous égau face à ce qui se passe et il y a des raisons derrière qu'il expliquent.

Euh donc c'est vrai que c'est parti un peu d'une vraiment d'une volonté de sensibiliser les personnes sur ce sujet et en fait quand on a démarré on pensait pas on pensait que ça allait faire un énorme flop et en fait on s'est rendu compte que il y a une conscience environnementale au Maroc et en fait qui est lié au fait que le Maroc est tout simplement est un pays majoritairement semi-haride et donc la question des conditions météorologiques en fait au cœur des préoccupations des Marocains et des marocaines. Et on peut le voir en fait, c'est ancré dans la culture parce que par exemple il y a des ce qu'on appelle les prières de la pluie quand il y a des années de sécheresse.

Le je pense que c'est le roi 2 qui avait organisé ça aussi dans le langage commun. On parle des pluies du bonheur et donc c'est vraiment des choses qui sont ancrées mais juste pas de la même manière. Et donc on essaie aussi de faire le lien avec les questions sociales à travers le média et pas juste parler des questions purement politiques parce que encore une fois les deux questions sont intrasièquement liées. Et au Maroc, tu dirais qu'on en est où sur la la prise de conscience des politiques pour le coup des de l'État des responsables sur sur le peut-être l'urgence déjà de commencer à faire des choses, de réfléchir, de cartographier aussi les sinistrés, les risques climatiques en fait.

La question environnementale est relativement plutôt bien portée dans les sphères institutionnelles parce que en fait il faut savoir que le Maroc est un pays qui a pas de ressources fossiles et donc pendant très longtemps on a en fait on a toute notre électricité esté basée à base de charbon et aussi on a une une importation de pétrole qui pèse sur notre balance commerciale et donc en fait c'est dans l'intérêt enfin économique du Maroc de plutôt d'investir dans les énergies renouvelables surtout qu'on a beaucoup de soleil et un très bon potentiel éolien et donc aujourd'hui il y a plein de projets d'hydrogène vert qui se développent tout à travers le royaume.

Mais en fait, je dirais que c'est une question qui est portée en fait très technocratique qui est portée par les différents gouvernements et sous l'égide d'un peu du roi. Et en fait la et nous on essaie d'apporter une autre vision qui soit pas que technocratique en utilisant un peu des notions qui viennent de plusieurs disciplines et donc pour essayer de plus porter la question sociale qui va au-delà d'une question purement technique et technocratique. On a encore un peu de temps. Ouais. Et alors du coup là on parlait du Maroc, est-ce que en Europe tu vois aussi des différences entre les différents pays ?

Est-ce que comment tu placerais la France aussi au niveau de la prise de conscience peut-être par rapport aux autres pays européens, par rapport à ce qu'on fait, par rapport aussi au en fait au niveau d'inégalité qu'on a en France ? Est-ce que c'est plus élevé qu'ailleurs ? Est-ce que c'est moins élevé ? Euh c'est une bonne question. Euh je sais pas si je pourrais répondre à cette question parce qu'en fait je connais pas assez bien les différents euh les autres pays euh et les politiques climatiques qui sont prises.

Mais en fait euh j'ai l'impression et que il y a eu euh à travers l'Europe et pas qu'à travers le monde à travers le monde depuis l'élection de Trump en fait une baisse des objectifs climatiques au niveau français et mais aussi au niveau européen. Et donc il y avait des le programme européen enfin sur le changement climatique le F Fit for 4505 où l'Europe devait baisser ses émissions de 50 % horizon 2030 et en fait on voit que tous les jours ce dispositif est en train d'être cassé par les différents gouvernements. Il y avait aussi une interdiction de la vente de voiture électrique de voiture thermique à l'horizon 2035 par exemple.

Et là, j'ai vu que récemment des la France et plein d'autres pays sont en train de revenir sur ces ses engagements parce qu'ils ont eu des rencontres avec les constructeurs automobiles qui disaient qu'ils étaient pas prêts pour cette horizon 2035 en fait. Donc c'est un peu dans beaucoup de pays que il y a une baisse de ses ambitions climatiques euh malheureusement aujourd'hui. Alors on on a fait signe qu'on arrive sur la fin pour information. Donc on d'abord on fait ces trois temps de 20 minutes et ensuite on prendra les questions réponses avec les trois intervenants. Donc maintenant bah déjà merci beaucoup mie merci. et je vais inviter mes camarades làprès à nous rejoindre.

Merci et partout la révolte gr dans ce monde. On n'avait pas notre place on avait pas la gueule de l'emploi. On n pas né dans un palace, on avait pas la CBA papa. SF chômeur ouvrier paysans immigré sans papier. Ils ont voulu nous diviser. Faut dire qu'ils y sont arrivés. Tant que c'était chacun pour sa gueule. Leur système pouvait prospérer. Mais fallait bien qu'un jour on se réveille et que les têtes se remettent à tomber. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. On lâche rien. Il nous parle d'égalité comme des cons les Hello à tous.

Euh bon, après l'intervention l'intervention précédente, on va parler d'un droit qui est un droit pour le coup qui est un peu un droit nouveau. C'est le droit à la fête. Et c'est un droit nouveau parce que c'est un droit qui a été extrêmement négligé dans la société et par les gouvernements précédents. Et c'est un droit qui est pourtant essentiel parce que en fait faire la fête c'est aussi un instrument de cohésion de cohésion et de et en soit service du public qui est tout à fait majeur. Et pour parler de tout ça, j'ai donc à ma gauche Clémence Morel secrétaire national des jeunes de la Prê.

Et à ma droite, Emma Paloki, directrice du bruit qui court qui est une communauté d'activiste qui utilise le médium de l'art pour susciter l'envie d'agir et va pouvoir nous en parler un peu. Voilà. Alors, d'abord, je vais te poser une première question, Emma. Pourquoi la fête est importante pour l'engagement militant et la cohésion sociale ? Bonjour. Oh là, je m'entends fort. Euh, alors sachez que j'ai progressivement retrouvé ma voix. Je me suis dit que ce serait une bonne vanne à faire de en quoi la fête était essentielle. Elle permet de pas avoir besoin de parler dès qu'on se réveille le lendemain de soirée. Euh donc moi, je suis présidente du Briquyour.

Le Briyikour, c'est un collectif d'artistes qui rassemble à la fois des activistes et des artistes et dont l'objet est de utiliser tous les médiums de l'art pour susciter l'envie de s'engager, créer des déclics et faire passer des messages donc avec un vrai volet pédagogique aussi. Et un des mots d'ors du briquet courour, c'est la lutte. Oui, mais mais dans la joie. Et donc comment on fonctionne en collectif ? Comment on crée nos actions, comment on ramène aussi les gens dans la communauté pour les mobiliser. Il y a toujours cet enjeu de célébration de la conception de nos actions à la réalisation et à la célébration à la fin.

Et moi, j'ai le sentiment que ça suscite un espèce d'espace dans le le marasme ambiant déprimant où en fait on oublie totalement tout ce qui en fait moi j'ai j'ai le sentiment que nos gouvernements voudraient qu'on soit triste, voudrai qu'on qu'on fasse plus la fête. Pour moi, c'est la fête, c'est un moyen de résister. C'est c'est un espace qui de base peut être totalement anticapitaliste. En fait, il y a pas besoin de consommer pour faire la fête. H et donc utiliser la fête comme moyen d'action, comme moyen de faire cohésion. Là, j'ai en tête le le 10 septembre où on est plusieurs à avoir dit "Ah, c'était dur, c'était dur de y aller." Moi, j'avais pas envie de faire la révolution vraiment.

J'étais fatiguée et j'ai senti que c'était un peu ce qui se passait autour de moi. Et à Paris, place des fêtes, il y avait une énorme programmation musicale avec des orchestres, des rappeurs, des groupes de musique. Et en fait, j'ai eu le sentiment que c'est à ce moment-là que moi je me suis dit "OK, c'est bon là, si vous voulez qu'on aille bloquer Porte des Lilas, il y a pas de souci." Mais il y avait besoin de ce truc pour nous rappeler que OK, tant qu'il y aura tant qu'il y aura de la fête, tant qu'il y aura de la joie, en fait ce sera l'une des meilleures réponses qu'on pourra donner à nos gouvernements parce que ça veut dire qu'on se résigne pas et qu'on n'est pas triste.

Voilà, je m'arrêterai là pour le moment. Merci beaucoup. Euh de ton côté Clément, est-ce que tu peux nous dire un peu politiquement ce que ça représente la fête dans nos luttes en tant qu'organisation politique ? Ben du coup euh comme l'a dit Emma euh la fête c'est un espace de résistance et euh du coup pour nous en tant qu'orégat politique mais aussi en tant que juste militant et cetera, c'est un outil dans la bataille culturelle qu'on doit mener face à l'extrême droite et à la droite nourrie par son néol néolibéralisme pardon. Et euh ce qui se passe en fait actuellement c'est que euh il y a une marchandisation de la fête. C'est ce que disait Emma.

Il y a pas besoin de consommer pour faire la fête. De base, la fête, c'est quelque chose de qu'on peut faire de manière libre et sans payer. Sauf que maintenant euh par la faute du capitalisme, les orgas sont obligés de passer par des formes de messena privé ou de sponsoring pour pouvoir créer des fêtes. Par exemple, la fête de l'huma festival que je vois où il y a pas un stand Red Bull ou un stand weekend parce que les trois/4 des festivals en France actuellement ont besoin en fait de ces sponsors de grosses boîtes qui sont par ailleurs des boîtes capitalistes et qui représentent vraiment le capitalisme à foison.

Et euh le problème ouais c'est qu'en fait il y a tellement pas de moyens et on le voit actuellement dans les derniers budgets que pour les festivals, c'est compliqué qu'ils sont obligés de se tourner vers les financements privés. Euh donc ce qui fait qu'en fait il y a de plus en plus de fêes qui coûtent cher, qui sont inaccessibles et qui sont excluantes pour une grande partie de la population. Et à côté, il y a de moins en moins d'événements enfin de fête locales, de fête populaires, de frais d'ê gratuites qui sont d'ailleurs beaucoup attaqués aussi. On a vu Rotaillot récemment qui nous a fait une super sortie sur les rêves parties pour les criminaliser ce qui est un scandale.

Et euh donc voilà, donc il y a toutes les fêtes qui coûtent de plus en plus cher et ça l'extrême droite, elle a bien compris. Euh le miniadaire serrain qu'on voit à peu près dans toutes les formes de financement obscur qui puissent exister. Euh récemment, je pense que vous l'avez tous vu, il y a eu un article qui a été enfin une enquête qui a été produite sur le fait qu'il a une petite boîte de messenas privé où il va voir les maires de plusieurs communes en disant en disant pas que c'est sous les enfin sous ce terrain.

Il arrive et il dit "Coucou, il y a pas de fête locale ici, il y a pas de fête traditionnelle et c'est important pour la cohésion et les mères ils sont là en mode bah oui évidemment.

Ils savent pas que c'est Serain en face et euh il leur propose de financer des événements locaux où il rajoute sa petite touche traditionnelle comme le pu du fou et cetera pour essayer lui aussi de gagner son pont de bataille culturelle sur une idéologie complètement passéiste qui et pourtant est importante parce que les fêtes populaires et fêtes locales et ces deux villages sont très importants fr en France mais du coup il essaie d'en créer une tradition catholique et cetera et par le biais du ménat privé investi la fête pour la bataille culturelle qu'on mène.

Donc pour répondre à la question, moi ce que je voulais dire c'est que la fête en tant qu'organisation politique, c'est un droit qu'on doit défendre. C'est un droit à collectif à se retrouver, à s'émanciper. Et j'aime bien une petite citation de Clémentine Autin qui parle de la société des communs. Et en fait, ça va dans un truc un peu plus large la fête, c'est effectivement il y a une société des communs, il faut faire commun et en défendant l'éducation, la santé, bah aussi la fête. Voilà. Trop bien, merci beaucoup. Emma, de ton côté, en tant qu'association, c'est quoi les principaux frein que tu rencontres aujourd'hui en la matière ?

Alors, je dirais si on parle des enjeux financiers, nous aujourd'hui dans le bruit qui court, on fonctionne avec des systèmes de dons, de prestation. Donc on a beaucoup d'organisations qui nous appellent pour nous dire "OK voilà, là il y a un sujet qui va sortir genre au hasard taxer les riches par exemple, est-ce que vous pouvez nous le mettre sauce bruit qui court avec une DA intéressante et cetera ?" Donc ça c'est des projets sur lesquels on est rémunéré pour les faire mais globalement tous les projets qui sont en lien avec la teuf sont des baigners des projets qu'on fait bénévolement.

Donc en fait aujourd'hui, c'est un peu ce que ce que tu revenais à dire, il y a très peu de subventions publiques pour financer euh la TEF. Euh et pour autant euh la TEUF, elle a quand même un projet politique extrêmement intéressant. Euh là par exemple, nous il y a deux gros événements en lien avec la TEF qu'on organise par an. Il y en a un qui s'appelle la Magma qui est une déambulation artistique pour la justice sociale et climatique où en gros l'objectif est de réoccuper la rue sous forme de manifestival de rue quoi. Euh et ça c'est vraiment essentiel pour ramener les gens dans la rue que les gens puissent se sentir légitimes, en sécurité de pouvoir sortir dans la rue.

Ça fait 3 ans qu'on vit avec 7000 balles de budget qui nous servent globalement à payer un char. Et là, on a eu un gros appel à projet de Erasmus Plus, mais on a dû vraiment tourner d'une certaine manière, dire qu'on allait faire des résidences, qu'on allait rassembler des artistes et des activistes de partout en Europe pour que le projet puisse passer. Alors que l'un des enjeux de ce ce mouvement-là, c'est comment on s'approprie la rue en fait en dansant avec une programmation culturelle et un vrai message politique.

Et le deuxième événement qu'on organise qui s'appelle la suur sociale en lien avec planète Boouom Boouom où là du coup on essaie de ramener la teuf dans le militantisme et le militantisme dans la teuf. Et notre sujet c'était les syndicats. Donc on avait organisé un speed dating syndical. On avait fait venir des syndicats de partout. Euh et du coup, on allait chercher le public à la Prairie du canal à Paris, genre lieu bobo par excellence, personne n'est syndiqué. Euh et euh et du coup, on les faisait se rencontrer pour derrière bah ils passent une demi-heure sur leur 6h def de OK, on plante une graine et pareil ce genre de projet en fait il y a pas de subvention qui existe.

Donc nous on a un modèle où on finance nos teufs par des prestations plus militantes et cetera. OK. Et du coup, ça fait directement le lien avec la la dernière question que je pose à Clémence. Euh bon, du coup, on voit qu'il y a un droit à la fête, on voit qu'il faut l'affirmer davantage. On voit que c'est un droit qui charie un tas d'enjeux qui peuvent être reliés à plein de politiques différentes. Côté après et jeune de l'après en particulier, quelle proposition on a pour mieux insérer le droit à la fête dans notre société et pour une société plus solidaire ? Ouais.

Alors euh déjà faut se rappeler que la fête c'est un sujet qui est pas investi par la gauche de base institutionnel du moins la gauche révolutionnaire c'est quand même beaucoup plus saisie du sujet de la fête mais la gauche réformiste et institutionnelle pas du tout. Donc il y a quand même une carence en terme de proposition politique. En fait on est beaucoup dans la réaction par rapport à la fait quand il y a des attaques de l'extrême droite ou de la droite contre la fête. Là, on va réagir mais on n'est pas force de proposition construite, politique et radicale pour revendiquer cette question du droit à la fête.

Euh, d'ailleurs quand je dis qu'on est pas en réaction, des fois les réactions se laissent quand même à désirer. Et par exemple, quand Bruno Rotaillo s'attaque à la question des rêves paris, ça n'a pas pipié mot euh auprès de beaucoup de parlementaires de gauche et cetera. Donc même les réactions des fois se font attendre. Donc ouais, c'est vraiment un sujet qui est beaucoup plus porté par une gauche qui est révolutionnaire et je pense que en tant qu'organisation ce qu'on a apporté le fait que il faut reconnaître la gauche doit se saisir de sujet et le reconnaître la fait comme un droit fondamental.

Euh c'est un droit fondamental et en plus ce qui est important par rapport à la fête c'est que c'est une euh comment dire un collectif de collectif pardon je bégaye. Non c'est énormément de politiques qui sont transversales en fait ça la santé euh l'urbanisme les transports l'écologie le féminisme les discriminations de toutes les minorités de genre ou etique et cetera toutes ces politiques là ont un rapport avec la fête de prix ou de loin. Il y a toujours un sujet, même le travail, le travail de nuit, la fête, les prostituées, la fête, enfin, il y a tous les sujets qui vont finir par arriver sur la question aussi de la fête.

Euh donc en fait, il y a des propositions apporter déjà qui sont très importantes comme ouvrir des lieux en dehors des métropoles, euh recréer des espaces publics pour faire la fête, avoir un urbanisme qui répond à tous les modes de vie. Là, j'ai une petite citation pour François Ruffin. C'est jamais j'ai une petite rime. Réconcilier la France qui dort et la France qui sort. C'est très important.

39:13
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Locuteur

Et du coup par exemple aussi réfléchir à la question des transports collectifs. Comment les gens qui habitent dans une ville où il y a enfin ou un village la boîte la plus proche la scala à 30 minutes, faut la prendre, faut prendre la voiture, tu rentres, c'est compliqué. Enfin, en fait, il y a plein d'accidents de la route parce que les gens boivent.

Pareil, il y a toute une question des transports pour que la fête soit accessible pour les gens, la sécurité, la prévention parce que les lieux de fête, c'est aussi des espaces certes qui doivent être le plus inclusif possible mais où il y aura toujours des problèmes parce que c'est des endroits où les corps se rencontrent, des personnes qui viennent pas forcément des mê mon mond et cetera. Il faut absolument faire de la prévention sur les discriminations et les violences qui peuvent être subies parce qu'il y en a. Euh voilà.

Et puis aussi je justement le financement euh d'événements locaux, de donner des moyens pour les assauts, pour les collectifs, pour les orgass, pour les euh entreprises de l'SS qui participent à des nouveaux schémas économiques et qui participent euh le plus possible à essayer de rendre cette fête gratuite. Et il faut vraiment que l'État puisse accompagner le développement de tout ça. Donc ce que je dirais pour nous, c'est que en terme de nouveaux droits, la fête doit être un service public populaire, solidaire et émancipateur. Voilà, on a encore du temps. On a encore du temps. Tu as 5 minutes. Tu veux parler de l'arbisme et cetera ou pas ? C'est chaud. Ouais. Euh ouais.

Du coup, juste un un je reviens sur sur le sujet de l'arivisme. Euh je pense que il y a vraiment euh un enjeu à euh comment on vient chercher l'émotion euh chez euh chez chez des personnes qui euh parce que trop d'information tout le temps, les chiffres ne parlent plus, les images ne choquent plus. En fait, c'est comment on va venir toucher euh un peu au plus profond de soi euh un élan soit un sursaut de purée, je viens d'apprendre quelque chose, je le savais pas. Soit euh une envie de se dire "OK, je pensais pas que militer ça pouvait être dans ce sens-là".

Euh il y a 3 ans quand on a créé la Magma, on avait fait un grand appel à bénévole et cetera et notamment à des on avait besoin de gens pour faire de la captation, donc la vidéo, des photos et cetera. On avait une équipe de 20 personnes. Moi, je j'étais là "OK, d'accord, venez et cetera." Et l'année suivante, je recroise plusieurs personnes qui étaient dans cette équipe et qui me disent "Moi, en fait, c'est cet événement là qui a fait que je suis devenu photographe militant. Avant, je faisais de la photo parce que j'aimais ça et cetera. Je pensais pas que mon hobby pouvait devenir en fait un outil de militantisme.

Et je pense que c'est ça aussi la capacité qu'on doit avoir et l'arivisme en fait partie comme plein d'autres choses de il y a plein de modèles de lutte qui ne fonctionnent plus. C'est cool. Moi, j'adore aller en manif. C'est des moments où je me dis "OK, on n'est pas tout seul les gars." Toujours une petite émotion quand on arrive à République et cetera mais globalement ça ne marche plus dans nos imaginaires de changement et voir en fait on y va plus parce que ça devient violent et érintant. Et je pense que à travers la fête mais en plein d'autres manières différentes, on crée des espaces où en fait les gens ça leur fait plaisir d'être là.

Il y a pas longtemps, il y avait Elon Musk qui était au salon de Lia au Grand Palais. Enfin, il y a pas longtemps, il faisait très froid, donc ça devait être en janvier. Et du coup, on était à table avec mes potes et cetera du collectif un dimanche soir, il y en a une, elle faisait la gueule.

Je dis "Qu'est-ce qu'il y a ?" Elle me dit "Bah là, il y a Elon Mus qui arrive, j'ai envie qu'on fasse une action mais c'est dans 6 jours, je sais pas trop et tout." Bref, le dîner s'est transformé en on organise une action et en fait juste on a appelé un pote photographe et on a fait genre un shooting photo devant le grand palais en mode Matrix avec marqué genre "We are watching you" et et du coup un peu un truc de rapport de force de "Tu penses que pour l'instant personne va venir te fâcher, mais sache que là tu es dans notre pays et nous on n'est pas trop d'accord avec tes politiques et en gros genre l'action c'était des gens un dimanche après-midi qui étaient habillés en cuir en noir avec des lunettes de soleil et qui se prenaient pour des stars Et vraiment, moi j'ai ramené des potes qui ne sont pas militants.

Ils m'ont dit "Mais quand tu veux pour être militant, en fait, ça a l'air trop bien." Et donc, je pense que l'arivisme permet ça, permet de se dire "OK, comment on imagine d'autres manières de faire euh qui euh qui suscitent l'envie d'agir euh et où tu rentres chez toi, tu dis "Pur, j'ai quand même passé un super moment, je me suis pas fait casser la gueule par les cufs." J'ai potentiellement fait passer plein de messages aussi euh et surtout je rencontre un collectif euh et le fait que nous la joie et la fête soit aussi présent dans le collectif fait qu'ensuite on va dans des teufs ensemble, on va voir des spectacles, des concerts. Là, on est une vingtaine ensemble à la fête de l'humain.

Donc en fait, c'est aussi comment on fait collectif dans notre quotidien. Et je dirais même que c'est finalement genre un l'art de s'engager devient un peu un art de vivre militant. Je me prends pour une poète poétèesse. Voilà, je crois que c'est tout sur l'arbisme. Mais du coup, c'est très intéressant parce qu'en fait ça montre l'importance du bruit qui court, enfin de son assaut, mais comme plein d'autres assauts qui prome des formes de militantisme différentes. Donc là, c'est la fête mais il y a plein d'autres assauts qui participent à leur échelle, à la question du militantisme, de la lutte.

En fait, tout est lié la question vraiment de euh pour gagner la bal culturelle face à l'extrême droite, on a besoin euh d'assaut aussi et de toute la société civile qui euh participe avec nous à ça. La fête est un outil qui en fait partie et à un moment donné, il faut financer ces assauts pour leur permettre de lutter. Donc c'est tellement important et c'est pour ça que je leura dis, il faut vraiment un service public de la fête. Et dans la question au finale euh qui était quel droit nouveau ? Je pense qu'on peut dire que la jeunesse aspire à ce service public là et c'est tout je pense. Non, vas-y.

Je vouis je voulais juste rajouter aussi de il y a quelques années quand on mettait la fête sous un enjeu militant, c'était vraiment ridiculisé. C'est-à-dire c'est enfin Mathil Cayar MC danse pour le climat.

la vague de haine qu'elle s'est pris parce que elle dansait euh enfin sur de la techno en manife euh a été quand même hyper violente et je trouve que elle a réussi aussi à politiser la teuf dans le militantisme et ça fait 2 3 ans que en fait la teuf devient un sujet légitime qui doit exister euh dans euh dans les luttes parce que la lutte elle peut pas être que violente, elle peut pas être que peut pas être que dure et et la fête vient aussi adoucir un petit peu tout ça et légitimer le droit à à fêter dans les les projets et les et les luttes qu'on porte. Ouais.

Et euh du coup pour conclure cette table ronde euh j'allais dire que il y a un autre truc c'est que tu as un stand à la fête de l'humaour qui avec Victoire populaire qui est aussi une organisation qui nous aide beaucoup pour promouvoir la question de l'Union de la gauche qui au final est centrale aussi pour l'organisation enfin nos trois organisations qui sont ici. Pas derrière n'importe quoi l'Union, jamais derrière n'importe quoi. Et on réclame du coup une union avec dans le programme le droit à la fête comme droit fondamental. Voilà. Et ça va être ça va être aux jeunes génération je crois. Oui. Voilà, on échange. Merci beaucoup. Ce soir, l'ennemi connaîtra le prix du sang et des larmes.

Motivé, motivé, il faut rester motivé. Motivé motivé, il faut se motiver motiver. Motiver, soyons motivés, motivé motivé, motivé motivé. C'est nous qui brons les parons pour nos frères. La haine à nos trous et la fin qui nous pousse la misère. Bonjour tout le monde. Il y a des personnes qui sont au fond qui nous écoutent. Hésitez pas à vous avancer. Il y a quelques sièges qui sont disponibles, vous entendrez mieux et ce sera plus intéressant après aussi pour pouvoir poursuivre les échanges. Donc enchanté. Donc on est là ici avec donc Taï Danel qui est cocoordinatrice nationale des jeunes générations avec Ali Rabé qui est maire de trappe génération. Oui, c'est un peu une star.

Et donc moi-même Marianne Dupli, cocoordinatrice nationale des jeunes générations aussi. On avait envie aujourd'hui de vous parler puisque le thème qu'on s'était donné c'était la question des droits nouveaux et à quoi aspire la jeunesse, de quoi elle rêve, qu'est-ce qu'on peut inventer pour elle pour que son son monde et sa vie soit meilleur. On avait envie de vous parler d'un thème qui nous est cher chez les jeunes génération qui est le temps libéré. On vient d'avoir une carte blanche sur la question du droit à la fête. B, ça tombe bien parce que c'est des sujets qui sont quand même liés parce que pouvoir pour pouvoir faire la fête, autant faut il faut avoir le temps euh de le faire.

Il faut ne pas être épuisé par une longue semaine de travail euh et avoir encore un petit peu de charge mentale et d'envie de s'amuser et de tout simplement profiter des loisirs. Si on remonte, alors là, on va faire un petit voyage dans le temps en juin 1936, on peut saluer les le gros travail qu'avait fait le Front populaire grâce à la lutte des travailleurs et des travailleuses qui avaient réussi à arracher au capital la réduction du temps de travail la semaine de 40h ainsi que les congés payés. C'était une grande victoire pour les droits des travailleurs et des travailleuses pour essayer de remettre un peu de dignité dans la vie et de remettre le travail à sa bonne place.

Et ben, on est quasiment 90 ans après cette grande lutte et nous, on croit fermement que la gauche et notamment au niveau des organisations de jeunesse, on doit se battre pour que la question du temps libéré et on peut saluer Benjamin Lucas qui vient d'arriver euh député génération qui porte aussi très fortement la question du temps libéré et et on l'en remercie aussi. Mais donc voilà, on est quasiment 90 ans après la grande victoire du du Front populaire qui a permis d'entamer la question du temps libéré et on croit qu'il faut continuer à aller plus loin. Nous ce qu'on porte notamment c'est le fait de réduire le temps de travail.

On a travaillé tout cet été avec les jeunes générations, avec les militants télémitants dont on salue vraiment le travail euh sur des mesure sur la question de l'émancipation de la jeunesse. Donc on a produit un boulot, il y a du boulot. Oui, vas-y, fais-nous fais-nous la promotion. Euh et donc l'idée c'était d'avoir 160 mesures sur la question de l'émancipation de la jeunesse et vous pouvez vous en douter la question du temps libéré. a pris une place centrale. Alors bon, on parle de temps libéré, on a quand même passé l'été à travailler là-dessus. C'est un peu antinomique. C'est malheureusement ça aussi d'être militant politique.

Mais on a voulu vraiment travailler sur la question du temps libéré, à la fois sur la question de la réduction du temps de travail, mais aussi on le verra après et je laisserai les camarades en parler, la question du droit aux vacances, la question du droit au repos. Ça nous semblait important de parler de la réduction du temps de travail parce que si aujourd'hui on a réussi à diminuer jusqu'à 35 he le temps de travail hebdomadaire, nous on est convaincu qu'il faut continuer à aller plus loin parce qu'aujourd'hui le travail il alienne encore il alienne encore énormément. Aujourd'hui, on passe encore beaucoup trop souvent sa vie à la gagner.

Et quand on voit que à droite et à l'extrême droite, les seules choses qui sont proposé à la jeunesse, c'est de travailler plus, de travailler plus tôt et de travailler plus longtemps. On se dit qu'on a aussi vraiment une bataille à mener sur le volet culturel pour dire bah non, en fait, on n' jamais été aussi productif. On est capable aujourd'hui de travailler moins et en fait c'est aussi une question d'épanouissement, d'émancipation, de bonheur tout simplement parce que on a euh là-haut des macronistes, la droite et l'extrême droite, des personnes qui nous disent qu'il faut travailler plus et qu'on serait fénéant.

En réalité, ce sont des personnes qui ne travaillent pas mais qui font carrière. Et je pense qu'on peut dire qu'il y a quand même une grande différence parce que il y a des métiers qui sont pénibles, il y a des métiers qui payent mal, il y a des métiers qui sont difficile à tenir déjà sur la longueur mais aussi au niveau d'une semaine et donc nous on croit fermément qu'il faudrait réduire. On a porté donc une campagne avec une pétition pour la semaine de 4 jours en 32h payer 35.

C'est là aussi la grande différence qu'on va avoir avec les macronistes qui considèrent qu'on peut juste réduire en 4 jours ce qu'on fait en 35 he et sans changer le salaire, sans changer surtout la quantité de travail et il y a vraiment pas de meilleure mesure pour mener toute une population au burnout. Donc on est vraiment sur ce volet de réduire le temps de travail. Pourquoi déjà une manière de s'émanciper du travail, de ne pas passer comme on l'a dit sa vie à la gagner. C'est aussi une manière de partager le travail.

On parle souvent du besoin de créer des emplois et ben travailler un peu moins, ça permet aussi de mieux partager le travail et de permettre à des personnes qui aujourd'hui n'ont pas d'emploi d'en avoir un. C'est une proposition qui est résolument féministe, il faut qu'on se le dise, parce qu'aujourd'hui les femmes, elles subissent très souvent des temps partiels qui sont pas forcément choisis. elle cumule des triples journées très souvent. Euh et donc c'est c'est juste pas conciliable en fait dans une société patriarcale d'avoir un emploi 35 he et en plus de gérer sa famille, de gérer son foyer parce qu'on n'est pas dans des sociétés égalitaires.

Donc de réduire un peu le temps de travail, ça permettrait aussi bah à des femmes qui sont à temps partiel subis de bah justement d'être payé autant en fait que les autres et d'avoir cette égalité là. Ça leur permettrait d'avoir aussi un peu de temps pour souffler et en fait d'accéder à cette société des loisirs. Nous, on est profondément euh anticapitaliste et en fait, on voudrait passer d'une société de la consommation, du travail, de l'aliénation à une société des loisirs où en fait on aurait le temps à côté du travail de s'engager dans des associations, de prendre des cours de sport, de prendre des cours d'art plastique.

Si ça nous fait plaisir de juste lire, de se reposer, de profiter de nos proches, de manifester aussi. Venez, engagez-vous, on en a besoin et ça prend du temps, il faut le dire aussi. On est là, on vous parle de temps lim mais en général on enchaîne des sommets de peut-être 50 he et et c'est juste pas normal en fait. Et il y a aussi un enjeu à ce niveau-là. Et c'est évidemment une mesure qui est écologiste parce que dans un monde où les ressources sont finies, en fait, il faut produire moins, il faut produire mieux, il faut travailler moins et travailler mieux. On a une France qui est malade de son travail.

des Françaises et des Français qui sont avec un niveau de risque psycho-ociaux au travail extrêmement fort. Donc nous, on pense qu'il faut vraiment réduire le temps de travail. Et ça tombe bien parce que au moins 70 % des Français sont d'accord avec nous et quandme on dit bah rien n'est jamais plus fort qu'une idée dont le temps est venu. Donc c'est peut-être le temps de s'y mettre. Donc merci Oriane pour ces mots.

Moi je vais prendre un angle un petit peu plus spécifique donc sur la jeunesse donc sur le temps libéré puisque c'est une question qui intéresse donc la charge de travail et la charge travaillée elle est trop lourde donc qu'on soit à l'école primaire, à l'école maternelle, au collège ou au lycée. Et pour nous, l'une de nos priorités et si ce n'est une des plus grandes concernant l'éducation, c'est de faire de l'éducation un moyen de s'émanciper. Et actuellement, on ne peut pas faire advenir une école émancipatrice quand le rythme scolaire ne convient absolument pas aux étudiants, que ce soit aux étudiants ou aux étudiantes, mais également aux écolers.

Donc nous, on a deux mesures assez simples concernant donc l'école émancipatrice et notamment la charge de travail, c'est assez simplement de faire baisser le nombre d'heures de cours. Mais au-delà de faire baisser le nombre d'heures de cours, on a également le fait de favoriser les temps extrascolaires. Au niveau des temps extrascolaires, on se rend compte que c'est là que se creuse la majorité des inégalités pour l'ensemble l'ensemble des enfants.

Donc ce qu'il faudrait c'est de profiter que l'ensemble des enfants, des écoliers, des lycéens lycéennes et collégiens collégienne soit présent dans les établissements justement pour développer des temps d'éducation populaire en lien notamment donc on en parlera après mais en lien avec les collectivités locales que ce soit la mairie, la région ou le département. Et euh c'est aussi une collaboration donc au-delà des collectivités locales avec également des interventions des association donc dans les établissements. Et ça ça se matérialise comment ? Ça se matérialise à travers donc des ateliers, de la prévention, des activités sportives par exemple et ces apprentissage.

Donc pour nous, notre ligne c'est que ces apprentissages, ils doivent être établis dans le cadre d'un programme national qui est adaptable aux différents établissements mais qu'on garantisse en fait une égalité peu importe les établissements, donc peu importe les lycées, les collèges et les écoles. Le droit au repos également pour les un petit peu plus âgés, donc les étudiants et étudiantes doit être garanti. Si les étudiants, on le sait tous dans nos sociétés, les étudiants et étudiantes, ils sont perçus comme des fénéants, des fénéantes, comme ceux qui ne travaillent pas. Sauf que le travail scolaire des étudiants, il est mal connu et il est mal reconnu.

Et c'est pour ça qu'on a cette idée dans la société que les étudiants en fait seraient fénéants et passeraient par exemple leur temps à faire la fête, ce qui n'est pas une mauvaise chose d'ailleurs, on l'a vu avec la carte blante précédente. Mais pour nous, ce travail c'est un travail qui est comme les autres. Donc le travail étudiantin, il est comme les autres et il doit être valorisé comme les autres. L'unique différence au niveau du statut du travail étudiantin, c'est que il n'est pas limité dans le temps puisqu'on n pas de contrat de travail en étant étudiant étudiante et qu'il n'est pas rémunéré.

Donc c'est pour toutes ces raisons que pour nous les étudiants et étudiantes, ils n'ont pas accès au droits europé qu'il faut justement leur donner ce droit europ. Donc nos propositions pour garantir et qui sont également dans le livret donc des 160 mesures pour émanciper la jeunesse. Euh donc pour garantir le droit au repos des étudiants, elles sont assez simples. On a par exemple la généralisation des périodes de révision sans cours avant les examens. Donc pour garantir une séparation entre le temps de révision et le temps de repos. Euh on a également la réalision la réalisation d'une profonde réforme des régimes des rythmes scolaires.

Donc ça euh on pourra également en parler après et j'en ai parlé aussi au début de justement euh de mon intervention. Et on a également donc l'obligation d'au moins une semaine de vacances entre les examens et le semestre suivant. Et justement, je sais pas si Benjamin Lucas est encore là, mais euh on l'a vu au niveau national, on a eu des combats. Bon, il est parti, c'est pas On a eu des combats, notamment Benjamin Lucas a fait un travail commun au niveau national, donc à l'Assemblée nationale avec un projet concernant le droit aux vacances et on a aussi des initiatives au niveau local et je laisse notamment Alibet maire de Trappe en parler.

59:10
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[Applaudissements]

59:17
Locuteur

Merci beaucoup Orian et et Taï, merci à vous de votre présence et de l'invitation. Alors, est-ce que vous m'entendez bien ? Ça va là là ? Vous m'entendez infiniment mieux. Donc merci pour l'invitation. Je vais avoir le plaisir de vous dire quelques mots sur la politique mise en œuvre à Trappe depuis 5 ans maintenant sur le droit aux vacances.

pour toutes et tous et dans la continuité de ce que tu viens de dire Taï, saluer l'initiative de Benjamin Lucas et quelques autres parlementaires dont François Ruffin et quelques autres qui ont initié un travail avec ATD Carmond notamment et et tous les acteurs de l'éducation populaire pour creuser le sillon du travail de Léo Grange et et faire en sorte que le droit aux vacances soit de nouveau un débat politique dans notre pays et qu'on soit dans une logique de conquête de nouveaux droits plutôt que seulement de défense de droits acquis. Et en l'occurrence sur la question du droit aux vacances, sujet d'inégalité majeure, tu parlais du temps extrascolaire.

Les vacances scolaires font partie de ce fameux temps extrascolaire qui est générateur d'inégalité majeure entre les enfants, qu'il soi issu de classes populairire ou de classes plutôt privilégiées. Àrape, on a essentiellement des classes très populaires qui vont en vacances très rarement, qui ont pour certains jamais l'occasion de partir en famille parce que ça coûte trop cher et qui passent leur été souvent sur place dans la commune au pied des barres d'immeubles qui ont souffert aussi.

Je ça ne traverse l'esprit mais il faut que vous compreniez ces réalités qui ont énormément souffert des moments de confinement pendant le Covid où l'interdiction de sortir au pied de chez soi qui est le seul espace de loisir finalement a été vécu très durement et a créé des traumatismes profonds et notamment des tensions avec la police qui les qui les chassait un peu partout dans les rues de nos villes et en particulier dans les territoires très populaires.

Et ce droit aux vacances, c'est pour moi l'un des discriminants majeurs euh qui fait que quand on passe 2 mois d'été au pied de chez soi, qu'on a rien à raconter à la rentrée scolaire, qu'on n' pas été comme les autres à l'étranger ou dans le sud de la France ou à la mer ou à la montagne et qu'on n pas pu vivre des expériences épanouissantes, enrichissantes et croiser des gens différents aussi de ceux avec lesquels on vit au quotidien. Et bien cette inégalité là, elle est insupportable.

Elle est insupportable et donc les politiques doivent adresser ces problématiques à trappe et je veux dire ça aussi pour tous ceux qui sont pas encore élus locaux pour vous donner de l'espoir et vous donner envie de vous engager sur les municipales. On peut changer la donne et la vie des gens en fait extrêmement vite à condition de volontarisme, à condition de faire des choix politiques et de fixer ses priorités. On a été élu, j'ai pris mes fonctions le 3 juillet 2020. fin juillet 2020, c'est-à-dire 3 semaines après, des premiers cortèges d'enfants qui n'avaient pas prévu de partir en vacances partaient en bus pour aller profiter de la montagne, de la mer.

Et on a travaillé d'arrache-pied jour et nuit, vraiment d'arrache-pied pour organiser tout cela et permettre à des centaines d'enfants en l'occurrence de partir. Là où la ville de Trappe avait une tradition assez ancienne d'organisation de vacances, c'était à peu près 150 personnes enfants et adultes confondues qui partaient. Dès l'été 2020, quelques jours après notre élection, le bilan de l'été, c'était plus de 500 personnes qui avaient pu profiter de vacances en quelques semaines seulement. Donc là, la politique, ça peut changer la vie des gens instantanément quand on s'y met et qu'on s'en donne les moyens.

Donc, ce sera votre boulot en juillet 2000, pas en juillet parce que là, il y a pas le Covid. Donc dès le mois d'avril 2026, je souhaite que vous soyez toutes et tous en particulier vous qui avez une réflexion avancée sur le droit aux vacances et au loisir en général pour la jeunesse en situation de responsabilité. Je salu le travail de Benjamin Lucas. Je veux quand même en citer quelques éléments parce que il y a quelque chose d'insupportable. Si la ville de Trappe et beaucoup d'autres villes tentent d'assurer comme elles le peuvent avec leurs maigres moyens le droit aux vacances. Mais le droit aux vacances, il doit être équitable pour tous les petits français sur l'ensemble du territoire.

Et il y a pas de raison qu'attrape parce que on a 1000 paquets en terme de moyens sur le droit aux vacances en plus accompagner des centaines de familles et c'est toujours insuffisant et que dans la ville d'à côté parce qu'il y a un maire qui fait des choix différents qui décide de servir une clientèle entre guillemets différente notamment les personnes âgées et pas prioritairement la jeunesse, il n'y ait aucune activité proposée aux plus jeunes. Et cette réalité des inégalités territoriales, elle impose que le pouvoir politique national prenne des décisions et confie les moyens soit aux collectivité locales, soit à des agences nationales qui seront créées pour cela.

J'ai pas de choix privilégié, mais il faut créer une véritable péréquation nationale et ça passe par exemple, comme le propose Benjamin, par le transport gratuit ou à tarif réduit en train pour favoriser les trajets décarbonés. Ça passe par le chèque vacances universel et pas uniquement quand papa maman ont la chance d'être dans la bonne entreprise qui est un comité d'entreprise. Ça doit passer également par le fait qu'on finance le BAFA aux jeunes des quartiers populaires pour qu'ils puissent eux-mêmes encadrer des séjours, embarquer des jeunes avec eux et cetera.

Ça passe par le fait que dans le maqui des aides qui existent entre les aides de l'entreprise, les aides de la CAF, les aides municipales, et bien on puisse créer un guichet unique pour que le droit à l'information, à l'accès à l'information permet de recréer de l'ité de l'équité entre entre tous les petits français. Il y a la question aussi du droit aux vacances des publics les plus vulnérables qui sont à trappe prioritaires pour l'attribution des places. Ce sont les enfants placés auprès de l'aide sociale à l'enfance. Ce sont les enfants en situation de handicap.

Ce sont les enfants accompagnés dans les parcours de réussite éducative qui donc ont des un retard déjà dès la maternelle souvent dans les apprentissages. Ceux-là doivent bénéficier en priorité de l'accompagnement de la et la solidarité nationale ou communale. Le pH gratuit aussi parce qu'il y a toujours des gens qui partiront en voiture, il y en a qui ont pas la chance d'être desservis en train. Et bien le pH doit être gratuit pendant les périodes de vacances. Ça suffit d'engraisser chaque été des entreprises qui sont propriétaires et actionnaires de nos autoroutes que nous avons financé. il y a maintenant des décennies.

Alors à Trappe, on est passé à près de 1000 départs par an dorénavant et je vais vous brosser un petit peu les différents types de public qu'on adresse. Alors les enfants évidemment dès le le plus jeune âge, dès l'âge élémentaire qui partent par centaine. Les adolescents qui partent spécifiquement avec l'accompagnement des espaces jeunes de la ville de Trappe. Les familles aussi, on y tient parce que il y a des familles, je vous le disais, qui n'ont jamais eu l'occasion de partir en famille ou qui sont partis il y a 15 ans. Je vous partage un témoignage d'une maman qui m'a arrêté en septembre 2020 sur le marché de trappe.

Je croyais qu'elle allait m'engueuler parce qu'elle est venue me voir avec la mine patibulaire quoi. Elle fait la gueule. fait la gueule parce que je crois que sa vie est dure. Et donc elle m'arrête et elle me dit "Monsieur le maire, je voulais juste vous dire une chose. Mon fils rentre en seconde. On est parti en vacances avec lui le petit dernier. La dernière fois que le grand est parti en vacances, il était en maternel et on a pu partir tous les trois ensemble grâce à la mairie. Donc je serais éternellement reconnaissante. cette réalitéél, cette capacité à faire du bien aux gens, à leur faire du bien mais aussi à les réconcilier avec l'action publique, avec le pouvoir politique.

Et bien le droit aux vacances pour tous garanti, ça permet ces miracles là que vous les militants politiques, vous pouvez rendre possible. Donc faire partir des familles ensemble, on y tient. On a 150 personnes qui partent en famille sur des séjours surmesure fabriqués pour eux et avec eux et c'est un grand motif de fierté. On fait partie aussi nos seiors tout au long de l'année qui peuvent aller à l'autre bout du monde d'ailleurs pour des tarifs extrêmement modestes et on ne discrimine pas par l'argent. On ne discrimine pas par l'argent au point que tous les nouveaux séjours que nous avons mis en place sont accessibles. Notamment l'été à 10 € par personne par semaine.

Pour 10 € de contribution symbolique, on part une semaine à l'autre bout du pays et on profite d'un d'un moment éducatif, pédagogique, émancipateur avec des professionnels dédiés. Je vous disais les enfants, les ados, les familles, les seiors, on a aussi monté des séjours dont je suis extrêmement fier parce que je vois ce que ça apporte aux jeunes adoss et aux jeunes adultes. C'est vraiment pour le 1525. En changeant leur vie, leur regard est compris sur eux-mêmes. On fait partir des jeunes chaque année, l'été en séjour de solidarité internationale. Ils partent en Thaïlande, en Argentine, au Cambodge, dans des pays africains vraiment.

Mais alors pour le coup, le bilan carbone, il est pas extraordinaire, je vous le cache pas. On peut pas toujours être parfait. Mais quand on va contribuer à un projet de solidarité dans un orpheline à l'autre bout du monde, moi je fais toujours avec eux des réunions avant après. J'adore ça et je vois le la maturité qui est acquise en très peu de temps quand on a pu contribuer à un projet qui nous permet d'ailleurs de ne plus nous considérer juste comme citoyen de sa ville ou de son quartier ou de son pays, mais comme citoyen du monde conscient des réalités que vivent à l'autre bout des gens qui ont le même âge ou qui parfois sont beaucoup plus jeunes.

Et quand on peut apporter sa contribution généreusement, bénévolement, gratuitement, c'est assez extraordinaire et ça change des destins. Et d'ailleurs, il y a une jeune femme par exemple il y a maintenant quelques années qui était partie euh lors des premiers séjours que j'avais monté à l'époque comme adjoint au maire en charge de la jeunesse et euh cette jeune femme, elle est aujourd'hui chef de cabinet du maire de Trappe. Donc elle a connu un parcours extraordinaire et elle a contribué à mettre en place ses séjours. et sa conscience personnelle et militante, elle est née d'un séjour de cette nature où elle est allée être utile à l'autre bout du monde auprès de jeunes déshérité.

Donc la tarification est importante, je vous le disais, le fait de ne jamais oublier tel ou tel public particulièrement vulnérable et éloigné du droit et loisir, mais je veux aussi vous alerter sur des réalités parce que tout n'est pas tout rose et pour un maire, c'est une équation insoluble que de maintenir ces cette offre importante au sein de la ville de Trapp chaque année pour vous compreniez un peu à quelle contrainte nous sommes confrontés. Moi, j'organise mes séjourss, vous en doutez bien, d'une année sur l'autre.

C'est-à-dire que là, en fin d'année, au mois de décembre, je vais poser des arbitrages budgétaires pour 2026 et je vais commencer à organiser, à réserver des places pour les séjours de l'été 2026. L'État me répond sur les aides financières qu'il m'apportera. À votre avis, à quelle date ? À l'été 2026. C'est pas des blagues, c'est pas en janvier, c'est pas en mars. On m'oblige moi à fixer mes budgets et à geler des des crédit et à communiquer et à inscrire les enfants parce que je vais pas les inscrire une semaine avant le départ. Donc je m'engage sans parachute et le préfet me dit au mois de juin, au mois de juillet que j'auraiis tel et tel montant. Et devinez quoi ?

Notamment depuis 2 ans, les moyens sont en chute libre. En espace de 2 ans, nous avons perdu 30 % des financements de l'État en matière de financement des des séjours portés par la ville de Trappe. Donc cette instabilité et cette inéquité qui est le produit des politiques de l'État en matière de d'accompagnement des communes sur le droit aux vacances, c'est un mal auquel il faut qu'on s'attaque frontalement et je veux partager avec vous mon inquiétude sur ce point et vous inviter à vous mobiliser et à mettre la pression à mener des campagnes militantes parce que je crois que les Françaises et les Français seront à votre écoute sur ce sujet. Ouais, mais tu lais OK. OK, celui-là fonctionne.

Ouais, tout va bien. Euh un un tout petit mot de conclusion et puis après si vous voulez vous pourriez poser vos questions. Euh exactement, j'allais plutôt le dire ça. Un tout petit mot de conclusion pour dire que ça nous a fait très plaisir de travailler sur ces cartes blanches, de voir qu'on a un discours commun, de voir qu'on a les mêmes idées et des nouvelles idées. de voir aussi comme hier soir qu'on a les mêmes références musicales et qu'on fait des karaokés tous ensemble. C'était super. Pour les questions, j'imagine que les gens ont peut-être un peu faim, on a pris un peu de retard. N'hésitez pas à venir nous voir sur le stand, on va s'y mettre un peu après.

Venez nous voir, celles et ceux qui ne l'ont pas fait adhérer. Posez-nous des questions. Voilà, vous êtes les bienvenus. On fera, ça sera notre plaisir de de discuter avec vous. Voilà. Merci beaucoup. Passez un bon midi à très vite.