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InterviewBFM Business· 28 octobre 2025 10 minComplaisantFond programmatiqueÉconomie & entreprisesBudget & impôtsTravail & emploiNumérique

"Ce budget est un budget de compromis" (Serge Papin, ministre des PME)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Que pensez-vous des discussions sur la forme et les avancées du budget 2026 ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Le budget vise 4,7% de déficit l'an prochain. Comment rassurer sur cette trajectoire ?

  • 2:11RelanceRéponse partielle

    Le pacte du trial coûte 5 milliards selon la Cour des comptes. Comment justifier ce coût ?

  • 3:39OuverteRéponse directe

    Le pacte du trial est-il un cadeau fiscal ou un outil de souveraineté ?

  • 4:23OuverteRéponse directe

    Proposez-vous un dispositif pour faciliter la transmission aux salariés des TPE ?

  • 5:08OuverteRéponse directe

    La taxe de 2€ sur les colis asiatiques est-elle suffisante pour décourager leur consommation ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Serge PapinChiffre
    « le budget qui est débattu là, il vise 4,70 l'année prochaine »
  • 1:27Serge PapinChiffre
    « la trajectoire, c'est d'arriver à 3 % 2029 »
  • 2:11Serge PapinChiffre
    « 500000 entreprises vont faire l'objet d'une transmission dans la prochaine décennie »
  • 2:11Serge PapinChiffre
    « la Cour des comptes parle d'un coût de 5 milliards l'an dernier »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 1 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Serge Papin qui est avec nous, ministre des PME, du commerce, de l'artisanat, du tourisme et du pouvoir d'achat. Merci d'être sur le plateau de la matinale de l'économie. On va parler politique déjà avec ces discussions à l'Assemblée sur le budget 2026, 2e semaine de discussion. Que pous pensez-vous de ces discussions sur la forme et sur les avancées ? Alors, ce budget c'est un budget de compromis. C'est un budget de compromis qui vise à la stabilité parce que on a besoin de stabilité. Jeis rappeler quand même deux ou trois chiffres qui peuvent quand même rassurer. Euh on est un un atterrissage qui va être tenu, ça fait 3 ans que ça nous était pas arrivé, à 540 hein sur le budget.

Donc atterrissage. Le budget c'est aussi une projection. Donc le le budget qui est débattu là, il vise 4,70 l'année prochaine. Donc là, on amorce une vraie décru qui peut rassurer tout le monde, compris ceux qui nous observent, hein. Et ce qui est intéressant, moi ça m'a tout de suite rassuré quand j'ai eu les premières discussions euh avant de m'engager euh puisque la trajectoire, c'est d'arriver à 3 % 2029, c'est pas si loin 2029. Et pourquoi 3 % ? parce que c'est à ce moment-là, on ne creuse plus la dette.

Donc on va sur cette trajectoire et si on arrive à passer le cap de ce budget de compromis et qu'on va vers cette stabilité, ça va tout changer parce qu'à ce moment-là, on va pas être vu de la même manière. On pourrait même imaginer que euh l'argent euh le taux auquel la France empreinte, ce qui est quand même le gros sujet pour financer sa dette, va diminuer. Ce qui permettrait de renvoyer aux entreprises aussi par conséquent un taux moins important où ils vont emprunter. Parce que vous savez ce qui se passe actuellement, tout le monde est larme au pied. Les entreprises comme comme il y a cette instabilité, on n'investit plus. Euh on n'embauche plus.

Moi, j'ai vu toutes les parties prenantes là depuis 12 jours que je suis à mon ministère. Donc, j'ai rencontré tous les représentants des PME et cetera qui me disent "Bah nous on attend et les consommateurs ils épargnés." Donc on est dans une situation de blocage. Donc la stabilité va débloquer. C'est ça qui est intéressant. Plusieurs mesures vous tiennent à cœur. Il est question du pacte du trait. Vous voulez qu'il soit maintenu ce pacte sur la transmission des entreprises familiales. 500000 entreprises vont faire l'objet d'une transmission. dans la prochaine décennie. Ce chiffre làà il est indiscutable mais il y a eu des abus jusqu'ici sur le pacte du trail.

La Cour des comptes parle d'un coût de 5 milliards l'an dernier. Près de 23 de son montant bénéficier à 1 % des des donateurs et héritiers. Ça veut dire que l'objectif a été détourné et le mettre en danger. Il est pas Alors, d'abord les 5 milliards qui sortent de la cour des comptes. Ça ça dit quoi ? Euh d'abord c'est pas un coût hein parce que vous avez utilisé le mot coup. Moi, je compte pas pareil. C'est un manque à gagner, hein, on est d'accord ? Parce que c'est une diminution de la taxe qui facilite les transmissions. 5 milliards, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a beau, on est à un pic de transmission. Vous l'avez dit, 500000 entreprises vont se transmettre dans les 10 ans.

Le pacte du trail, c'est un pacte, je pèse mes mots, hein, c'est un pacte avec la France. C'est notre souveraineté économique qui en dépend. C'est tout le modèle des entreprises familiales. Donc c'est très important. C'est pas un cadeau fiscal qui est fait. Alors s'il y a quelques abuss, il faut les regarder. Je sais qu'il y en a. Et c'est ce que propose aujourd'hui le budget dans ses amendements. Que les biens somptuaires, hein, ne fassent pas partie de ce pacte du trail. Ça c'est ça c'est bien mais pour le reste c'est pas un cadeau fiscal, c'est notre souveraineté qui est en jeu. Donc ça c'est très important. Moi je vais me battre pour que le pacte du trail soit pérénisé. Il va l'être.

Je suis assez serein de ce côté-là et je vais plus loin. Je voulais proposer donc là c'est un petit débat avec mes collègues de Bery. Impact du trail salarié. Je veux dire pourquoi ? Parce que les TPE souvent c'est euh le patron est un salarié et les gens de ma génération dans les TPE, bah ils transmettent et souvent celui qui est intéressé par la continuité c'est le salarié. Donc on transmettrait à son salarié.

On pourrait pour les TPE notamment imaginer d'avoir un DUTAil adapté au salariés qui permettrait parce que vous savez qu'il y a beaucoup de TPE bah quand le fondateur souvent qui est le fondateur il arrête bah l'entreprise s'arrête et c'est ça c'est quelque chose qui est assez simple le salarié j'en connais plein qui ont envie de continuer mais il faut aussi leur faciliter l'accès. Voilà, donc ça c'est un scoop. On essaie alors attendez euh on n'est pas abouti, c'est un projet mais j'aimerais bien pour les TPE parce que les TPE font partie de mon ministère et donc euh c'est une proposition le pack le pack du trail salarié, c'est retenu effectivement.

On va parler de commerce également parce que ce qui vous tient à cœur, c'est cette taxe aussi de 2 € sur les petits colis qui viennent d'Asie. Vous y êtes favorable. J'ai presque envie de vous demander est-ce que 2 € c'est suffisant parce que il s'agit ici de taxer évidemment ces colis mais il s'agit aussi de peut-être décourager cette consommation qui est très importante de la part des Français. Ouais. Alors moi j'ai deux sujets. Je voudrais éveiller les consciences et organiser la résistance. Alors éveiller les consciences, vous avez raison. Bon, ces produits qui viennent directement hein de Chine, il respectent pas nos normes, ils respectent pas nos ambitions écologique.

Donc et puis euh quel modèle on veut demain ? Parce que c'est les plateformes, elles sont en train de se développer à vitesse grandvier grand V. Puis il y a même quand vous scrolllez sur votre portable euh avec TikTok par exemple ou même chat GPT et cetera, ça vous envoie sur un moteur d'achat, sur une plateforme de paiement, c'est catastrophique. Donc il faut organiser la résistance qu'autrement qu'est-ce qui va se passer ? C'est un modèle de société, on va aller prendre, on prend du plaisir aller dans nos centresilles, il va y avoir plus que des rideaux tirés. Donc c'est un des enjeux des municipales hein. D'ailleurs, c'est un gros enjeu des municipales.

Puis j'en profite pour le dire, il y a une mission qui est composée de la maire de Saint-Quentin, du directeur de la Banque des territoires et de Dominique Schelcher le patron de coopérative qui rendent la semaine prochaine les conclusions d'une mission pour redynamiser le commerce de Centrreville. Donc ça ça va être notre plan d'action. Mais pour freiner les choses, il faut absolument qu'on mette en place cette taxe. Donc on est les pilote en Europe. 2 € par article, c'est pas rien. Et je pense que ce n'est que le début parce que évidemment quand on regarde, moi je regarde un petit peu, j'ai demandé à mon à l'administration de regarder ce qui se passait notamment aux États-Unis.

Bon bah, ils ont eux d'une certaine manière protégé leur frontière puisque ils ont l'algorithme de TikTok maintenant c'est les Américains qui s'en occupent. Ils ont avec les taxes fermé les frontières. Donc l'Europe est une maison ouverte et singulièrement en Europe la France. Donc il faut qu'on prenne le leadership de l'organisation de la résistance. Là, je pèse mes mots et moi je voudrais que dès 2026 pour comme un premier pas, on mette en place cette taxe de 2 € par article, ce qui est pas rien y en a qui disent "Oui, mais c'est rien." 2 € par article sur des articles qui coûtent 4 5 € en moyenne, ça ça peut ça peut être un acte de résistance fort. Dernier sujet, il nous reste 2 minutes.

des négociations commerciales qui vont reprendre cette année cette fin d'année jusque mars 2026 les acteurs ducteur distributeur industriel vont négocier à nouveau. On a entendu dans le journal tout à l'heure le rôle de plus en plus important des centrales d'achat européenne qui pose problème utilisés selon certains acteurs pour contourner la législation européenne. Vous êtes l'ancien patron de système U. Vous vous voyez ça comment ? B la législation est en train de changer semble-t-il. J'ai pas tous les tenants et aboutissant mais ça va renvoyer à la législation des pays hein.

Donc là bon bah ça va être une discussion à avoir entre ces centrales européennes et la législation qui va naître de l'Europe. Donc elle est en elle est en discussion. Moi quand même ce qui m'intéresse si je peux me permettre par rapport à ces négociations, c'est le rôle des PME françaises dans ces négociations parce que ça c'est important parce que là au niveau de l'Europe, on parle des très grands groupes internationaux, hein. Ça concerne

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Non speech

[Musique]

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Locuteur

trentaine ou une quarantaine de comptes. Mais moi euh je suis responsable aussi euh de l'ensemble des PME agro a grriis euh qui dans les négo ont besoin d'une bienveillance. Et je voudrais suggérer que cette année, elle passe en premier dans les négo avant les grands groupes parce que ce qui leur permettrait de proposer une présence dans les linéaires parce que si passé après la place est prise. Donc ça c'est chose pratique et je pense que de ce côté-là avoir un consensus puis deuxièmement il faudrait que ces ego elles durent moins longtemps parce que c'est tellement d'énergie. Donc je voudrais suggérer notamment pour les PME qu'on arrive un peu à à diminuer le temps de négociation.

Donc voilà, je je regarde ça et puis après on va suivre l'évolution de la législation au niveau de l'Europe. Merci beaucoup Serge Papin d'être venu ce matin dans notre grand entretien.