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ChroniqueC à vous (sur YouTube)· 22 mars 2023 3 minComplaisantActualité / polémiqueRetraitesSolidarités & familleInstitutions & élections

Emmanuel Macron peut-il encore convaincre ? - L’édito de Patrick Cohen - C à vous - 22/03/2023

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 70 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:10JournalisteFait
    « Emmanuel Macron a même pour la première fois dénoncé leur cynisme, à ces entreprises, soit 2 cuillerées de sucre pour tenter d'atténuer l'amertume du breuvage des retraites. »
  • 2:10JournalisteFait
    « Cela fait des mois que la question des super profits sur la table et des semaines que les fins de carrières pénibles sont dans le débat public. »
  • 3:10JournalisteFait
    « Par dessus le marché Emmanuel Macron a grossièrement caricaturé la position de la CFDT et de Laurent Berger lequel l'a renvoyé à ses mensonges. »
  • 4:10JournalisteFait
    « Cette crise de la légitimité politique déjà exacerbée une première fois lors de la mobilisation des gilets jaunes qui remettent en cause le principe même de la représentation du peuple par des élus. »
  • 4:40JournalisteFait
    « il n'y a plus de démocratie »
  • 5:00JournalisteFait
    « ce qui alimente la colère ou le rejet de nos concitoyens c'est la certitude que le pouvoir est aux mains de dirigeants qui ne leur ressemblent plus, ne les comprennent plus, ne s'occupent plus d'eux. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

- Un mot d'abord pour qualifier l'intervention du chef de l'État - Vertical. Je décide et le pays exécute même s'il n'est pas d'accord même si ça ne fait plaisir à personne mais je le fais au nom de l'intérêt général, qui traitre impopulaire, c'est la quintessence de la Cinquième République et d'un système présidentiel qui confie à un homme seul le pouvoir de dénouer les crises. Ça a pu marcher dans le passé mais la France d'aujourd'hui n'est plus celle du général de Gaulle et Macron n'est pas de Gaulle.

La défiance à l'égard du pouvoir en général et de son premier représentant en particulier a atteint un tel niveau que la parole présidentielle, de surcroît exprimée à l'heure du déjeuner, ne peut que se perdre dans le brouhaha et dans la grande lessiveuse de l'information en continu. Les Français retiendront donc d'abord que le président de renonce pas. Ses opposants disent qu'il reste sourd ou qu'il les méprisent.

Ni retrait de la réforme, ni référendum, ni dissolution. Et qu'il tente de tourner la page d'une crise qui est pourtant loin d'être finie. - Il a fait le pari d'une ouverture vers les syndicats. - Oui, en rouvrant le dialogue sur les conditions de travail, l'usure professionnelle en fin de carrière et en promettant, enfin, une taxe, une contribution exceptionnelle sur les supers profits des grandes entreprises.

Celles qui procèdent à des rachats d'actions pour faire monter leurs cours. Emmanuel Macron a même pour la première fois dénoncé leur cynisme, à ces entreprises, soit 2 cuillerées de sucre pour tenter d'atténuer l'amertume du breuvage des retraites. mais qui arrive à contre-temps.

Cela fait des mois que la question des super profits sur la table et des semaines que les fins de carrières pénibles sont dans le débat public. Par dessus le marché Emmanuel Macron a grossièrement caricaturé la position de la CFDT et de Laurent Berger lequel l'a renvoyé à ses mensonges. La main tendue risque de rester en l'air encore un petit moment. - Donc pas d'apaisement en vue ? - Non, et je ne suis pas sûr d'ailleurs qu'Emmanuel Macron lui-même espérait apaiser en refusant de renoncer, en s'exprimant tardivement sur ce conflit et précocement dans la journée il a plutôt choisi de parler à ses électeurs parfois déboussolés en nourrissant l'espoir d'un pourrissement des grèves et d'une fatigue des mécontents au risque, et le président le sait parfaitement, d'aggraver la crise démocratique.

Cette crise de la légitimité politique déjà exacerbée une première fois lors de la mobilisation des gilets jaunes qui remettent en cause le principe même de la représentation du peuple par des élus et qui se mesure élection après élection par des niveaux d'abstention toujours plus élevés. Une phrase parmi d'autres prononcées cet après-midi par une infirmière en grève, je l'ai entendu à la radio, "il n'y a plus de démocratie". - Pourquoi dites-vous que Emmanuel Macron le savait parfaitement ? - Parce qu'il a été élu là-dessus, parce que c'était l'un des fondements de sa première campagne, celle de 2017, et que sa candidature visait précisément à répondre à cette crise.

C'était le dernier chapitre de son livre manifeste "Révolution : rendre le pouvoir à ceux qui le font" et je lis cet extrait, "ce qui alimente la colère ou le rejet de nos concitoyens c'est la certitude que le pouvoir est aux mains de dirigeants qui ne leur ressemblent plus, ne les comprennent plus, ne s'occupent plus d'eux. Tout notre malheur vient de là." Fin de citation.

C'était il y a presque 7 ans, 2016, le diagnostic était juste, le bilan est désastreux.