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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 30 septembre 2026 20 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéJusticeRetraites

Gabriel Attal sur Europe 1 I Je réponds à toutes les questions de Laurence Ferrari

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 45 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:04OuverteRéponse directe

    Élection présidentielle. Les blocages dans les lycées se poursuivent. Vous le savez. Est-ce que vous qualifiez comme le ministre de l'intérieur Laurent Nouise ce qui se passe devant les lycées de violence urbaine ?

  • 2:27OuverteRéponse directe

    Vous avez fait une vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux, vous dites "On risque de vous coller une étiquette avec ces images de violence. Ils ont besoin de votre image, pas de votre avenir, ni de vous voir réussir." C'est qui il ?

  • 3:26OuverteRéponse directe

    Est-ce que c'est au contribuable de payer ?

  • 5:06OuverteRéponse directe

    Gabriel Tal, vous êtes le ministre qui avait dit "Tu casses, tu répares, tu sis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." Il ne s'est rien passé depuis.

  • 5:42RelanceRéponse directe

    Qu'est-ce que c'est cet appel ? Encore une fois ça dit deux choses. D'abord, c'est pas de nouveau chez eux. 2017, je me souviens déjà, il y avait des députés de la France insoumise qui avaient empêché des jeunes d'aller passer leurs examens.

  • 7:24OuverteRéponse directe

    Vous voulez prendre les problèmes à bras le corps, il y a une partie de cette jeunesse qui a grandi en France sans aimer son pays, qui rend l'école, l'État responsable de tous ces échecs. Comment est-ce qu'on peut inverser cette spirale infernale ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:11Gabriel AttalFait
    « Je crois qu'il suffit de regarder les images pour s'en convaincre. »
  • 0:20Gabriel AttalFait
    « la France insoumise à nouveau se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique. »
  • 1:54Gabriel AttalFait
    « Je suis le seul à avoir dit qu'il y avait un vrai problème avec la question des remplacements. »
  • 3:36Gabriel AttalPromesse
    « j'ai présenté une réforme de la justice des mineurs. Comparution immédiate pour les mineurs qui n'existent pas aujourd'hui. »
  • 4:20Gabriel AttalFait
    « Ce texte-là, je l'ai présenté. Malheureusement, dissolution de l'Assemblée nationale, j'ai dû quitter mes fonctions au gouvernement. »
  • 5:16Gabriel AttalFait
    « il y a eu une circulaire pénale qui a été extrêmement ferme et extrêmement claire au moment des émeutes de 2023. »
  • 7:36Gabriel AttalPromesse
    « je milite pour l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. »
  • 12:28Gabriel AttalFait
    « La situation financière du pays est grave et été très aggravée par la dissolution. »
  • 12:57Gabriel AttalFait
    « On doit éviter une crise de la dette. Et aujourd'hui, on a une situation financière qui nous en rapproche. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:04

Et notre invité ce matin dans la grande interview sur C News et sur Europain, c'est Gabriel Latal. Bonjour à vous. Bienvenue. Bonjour Laurence Ferrari. Élection présidentielle. Les blocages dans les lycées se poursuivent. Vous le savez. Est-ce que vous qualifiez comme le ministre de l'intérieur Laurent Nouise ce qui se passe devant les lycées de violence urbaine ? Gabriel Atal. Oui, bien sûr. Je crois qu'il suffit de regarder les images pour s'en convaincre. Et ce qui est totalement insupportable dans cette situation, c'est qu'on voit que la France insoumise à nouveau se sert de notre jeunesse comme de la chair à canon politique. Ils sont présents les élus et les filles ce matin devant les lycées. Bah, ils sont présents et puis ils encouragent des jeunes à se mettre en

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danger eux-mêmes, à mettre en danger l'intégrité de leurs professeurs, de fonctionnaires de police et puis des bâtiments publics. Et c'est totalement insupportable. Ça c'est la première chose. Et la deuxième chose c'est que ça montre aussi une forme de banalisation que je dénonce depuis plusieurs années de la violence chez les jeunes et le fait que notre réponse pénale n'est pas adaptée à ce rajunissement de la violence et à cette banalisation de la violence. Tous les jeunes, évidemment, on a eu un exemple ce weekend lors des rassemblements autour de la venue du pape, il y a pas eu de violence. Mais je dis que c'est de l'instrumentalisation parce que encore une fois la France insoumise en faisant ça ne rend pas service à la jeunesse puisqu'elle renvoie l'image qu'une

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jeunesse que toute la jeunesse effectivement serait livrée à la violence. C'est pas le cas. Ça rend pas service aux jeunes que de renvoyer cette image là de poubelle qui brûle et d'agression. Par ailleurs, qu'il y ait des revendications et des colères chez des jeunes ou chez des personnels de l'éducation nationale. Évidemment qu'il faut les entendre. Moi, vous savez, j'ai fait des propositions sur l'éducation nationale à la rentrée en en septembre, notamment sur la question des remplacements qui est un vrai sujet en scène Saint-Denis. Je suis un des seuls à en avoir parlé en cette rentrée. Beaucoup de candidats se sont exprimés sur l'éducation. Je suis le seul à avoir dit qu'il y avait un vrai problème avec la question des remplacements. Donc oui, il faut répondre à ces enjeux-là, mais

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c'est pas en bloquant et c'est pas en cassant qu'on y apporte une réponse. Mais vous avez fait une vidéo publiée hier sur les réseaux sociaux, vous dites "On risque de vous coller une étiquette avec ces images de violence. Ils ont besoin de votre image, pas de votre avenir, ni de vous voir réussir." C'est qui il ? Bah c'est la France insoumise. C'est ceux qui instrumentalisent encore une fois notre jeunesse. Ils s'en contreficent du fond, ils s'en contrefichent de régler des problèmes des conditions de travail. Tout ce qu'ils veulent, c'est mettre, excusez-moi le le terme, le bordel. Voilà, c'est ça qu'ils veulent. C'est leur projet pour le pays. Et en faisant ça, ils mettent en danger l'avenir des jeunes encore une fois en leur collant cette image qui est terrible. Puis

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mettent en danger, y compris physiquement des jeunes qui se retrouvent à faire n'importe quoi devant des établissements scolaires. Gabriel Tal, certains vous ont répondu sur les réseaux sociaux, il y en a un qui dit "Bah eux aussi, les jeunes, ils ont bien compris qu'avec la macronie, la seule façon d'obtenir quelque chose, c'est de casser et de bloquer. Si tu avais fait ton travail, ça n'arriverait pas." C'est qui qui vous dit ça ? Ça c'est le discours euh non mais vous les avez appelé à vous répondre sur les réseaux sociaux bien sûr mais c'est le discours de la France insoumise. Vous savez moi j'ai été ministre de l'éducation nationale pendant 6 mois. J'ai lancé énormément de chantiers y compris d'ailleurs sur la rénovation des établissements scolaires

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pour la rénovation thermique parce qu'on sait que c'est un vrai problème dans des lycées où il fait très chaud l'été très froidé son pas ils sont pas à l'école. Ouais, enfin vous savez qu'avec la canicule dès le mois de juin aujourd'hui, vous avez des situations qui sont très difficiles dans des établissements et ça ça a créé de la colère et on peut parfaitement l'entendre chez des jeunes et chez euh des euh personnels de l'éducation nationale. Donc, j'ai agi autant que j'ai pu, le temps que j'ai eu et évidemment que je le poursuivre et j'ai fait des propositions très fortes sur ce sujet-là, les conditions de travail des enseignants et d'apprentissage des élèves, la rémunération de nos enseignants et évidemment le bâtiment le bâtis scolaire. La facture a priori, ne serait-ce que

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pour la région de France, se montrer à 1 million d'euros. Madame Pécrè, la présidente de la région-defance a envoyé la facture à monsieur Bali Begayoko pour la rénovation du lycée Paul et Louard de Saint-Denis 100000 €. Est-ce que c'est au contribuable de payer ? Gabriel Tal, vous êtes le ministre qui avait dit "Tu casses, tu répares, tu sis, tu nettoies, tu défies l'autorité, on t'apprend à la respecter." Il ne s'est rien passé depuis. Alors, j'ai changé une chose, j'ai pas eu le temps de faire tout ce que je voulais, mais j'ai changé une chose, c'est que maintenant quand vous avez un jeune qui est mise en cause dans des dégradations d'équipement public, on peut aller chercher la responsabilité civile et donc financière de ces deux parents. Avant, vous avez des statistiques sur ça ?

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J'ai je suis plus au gouvernement, donc c'est au gouvernement de les données, mais avant, il faut bien comprendre ce qui se passait. On allait chercher la responsabilité uniquement du parent chez qui l'enfant réside. Souvent, c'est malheureusement une mère célibataire qui est en difficulté financière, qui est insolvable. Maintenant, on peut aller aussi chercher la responsabilité du père. Moi, j'ai présenté une réforme de la justice des mineurs. Comparution immédiate pour les mineurs qui n'existent pas aujourd'hui. Atténuation de l'excuse de minorité qui fait qu'aujourd'hui vous avez des jeunes qui se retrouvent avec une sanction extrêmement légère, tout simplement parce qu'ils sont mineurs. Ce texte-là, je l'ai présenté. Malheureusement, dissolution de l'Assemblée nationale,

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j'ai dû quitter mes fonctions au gouvernement. Ce texte qui devait être adopté à l'automne 2024 n'a pas pu être adopté. C'est factuel. J'ai présenté ma réforme et j'ai pas eu le temps de la faire adopter puisque sur les 400 interpellations qu'il y a eu euh entre avant-hier et hier, il y en aura un qui aura une peine réel. Bah j'espère. Et vous savez, il faut se souvenir en 2023, il y a eu une circulaire pénale qui a été extrêmement ferme et extrêmement claire au moment des émeutes de 2023. Vous vous en souvenez ? Il y a eu de la fermeté. Donc c'est aussi une question de politique pénale euh et j'espère que le gouvernement a adressé cette consigne, cette demande au procureur de la République. 2è chose, si on veut véritablement qu'il y ait des sanctions fortes qui soient prononcées dans ces

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situations-là, il faut faire évoluer euh notre justice pénale des mineurs. C'est ce que je propose avec encore une fois la création d'une comparition immédiate qui n'existe pas aujourd'hui. Il faut bien comprendre que aujourd'hui le code de justice pénale des mineurs, c'est que si vous êtes mineur, on peut reconnaître votre culpabilité tout de suite mais la sanction, elle vient 8 9 10 mois plus tard. C'est un message d'impunité qui est envoyé évidemment aux jeunes concernés et à tous les autres jeunes. Il faut en sortir. Gabriel Atal, revenons au rôle de la France insoumise hier, Jean-Luc Mélenchon affirmait que les insoumis sont fiers d'être aux portes des lycées pour défendre nos enfants. Je cite de la sauvagerie policière. parents militants, mobilisez-vous pour vous interposer.

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Qu'est-ce que c'est cet appel ? Encore une fois, ça dit deux choses. D'abord, c'est pas de nouveau chez eux. 2017, je me souviens déjà, il y avait des députés de la France insoumise qui avaient empêché des jeunes d'aller passer leurs examens, qui s'étaient mis devant des centres d'examen pour bloquer l'accès à des jeunes qui voulaient simplement passer leur diplômes. Je sais pas si on se rend compte. La deuxième chose, c'est toujours la mise en cause de la police. C'est la mise en cause de tous ceux qui incarnent l'autorité dans notre pays parce qu'ils n'aiment pas l'autorité, qu'ils veulent casser l'autorité en France. Donc ça c'est supportable pour vous. Ce sont des propos de sauvagerie policière que vous condamnez Gabriel Tal. Bien sûr que je les condamne. C'est des

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propos qui sont insupportables quand on sait qu'on a des forces de l'ordre dans des conditions extraordinairement difficiles qui risquent parfois leur vie. Et évidemment que c'est des c'est des conditions très dures. Évidemment quand vous avez en face de vous des jeunes, des mineurs et qu'il faut faire très attention et qu'ils sont dans cette situation bien sûr où ils doivent à la fois faire très attention et en même temps vous avez des violences avec des blessés. Il y a eu je crois plusieurs dizaines de blessign dans ces émeutes chez les personnels enseignants, chez les policiers et chez des jeunes eux-mêmes encore une fois parce qu'ils se mettent eux-mêmes en danger et la France insoumise les met en danger en les poussant en les encourageant à participer à ces violences.

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Bali Bagayoko maire de Saint-Dois la violence peut-être légitime même si il faut l'éviter c'est mieux. Non, moi je crois que quand on est responsable politique, on a une responsabilité dans le message qu'on adresse aux Français et notamment aux jeunes. Imaginez que pour des jeunes qui sont encore en construction, entendre un élu de la République avec son écharpe tricolore dire que la violence peut être légitime, vous rendez compte le message que ça envoie. Au contraire, moi je crois que les élus de la République doivent toujours condamner la violence. Il peut y avoir des grèves, il peut y avoir des manifestations, il peut y avoir des mobilisations, mais la violence, mettre le feu à des équipements publics ou à côté d'équipement public sans prendre physiquement à des forces de l'ordre, ça

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doit être toujours unanimement condamné. Vous voulez prendre les problèmes à bras le corps, il y a une partie de cette jeunesse qui a grandi en France sans aimer son pays, qui rend l'école, l'État responsable de tous ces échecs. Comment est-ce qu'on peut inverser cette spirale infernale ? Gabriel, je pense que ça commence très tôt et je pense que malheureusement on voit maintenant et c'est les enseignants qui me le disent dès le collège des élèves, des jeunes qui ont un comportement et une forme de refus de l'autorité et du respect des règles de la République qui est insupportable et de la France mais bien sûr mais de tout ce que de tout ce que la France porte et incarne et de ses lois. Mais moi, je porte l'idée que dès l'école primaire, on ait un réhaussement à la fois euh de euh des

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conditions d'apprentissage mais aussi des sanctions. Moi, je vois des enseignants dès le primaire, je vois des enseignants en CM1, CM2 qui me disent, on voit parfois certains comportements qu'on voyait auparavant à la fin du collège. Il y a un rajonissement, une une banalisation de la violence qui est lié, je pense, aussi, aux réseaux sociaux et aux écrans très présents dès le plus jeune âge, c'est chez un certain nombre d'enfants. C'est pour ça que je milite pour l'interdiction des réseaux sociaux au moins de 15 ans. Par ailleurs, il faut solaniser davantage les sanctions très jeunes. Je propose par exemple qu'on crée un conseil de discipline à l'école primaire qui n'existe pas aujourd'hui pour solaniser les sanctions. Je propose qu'il y ait une échelle nationale des

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sanctions pour permettre aux enseignants, au personnel éducatif de prononcer plus facilement des sanctions quand il y a des jeunes qui ne respectent pas les règles. C'est aussi éducatif la sanction. C'est aussi ce qui vous permet d'apprendre que les lois, que les règles, elles doivent se respecter en République. Gabriel Atal est notre invité sur C News et sur européen. Euh, autre sujet dans l'actualité, Jordan Bardella est accusé d'avoir tenu et écrit des propos antisémites en 2013 alors qu'il avait 17 ans. Accusation portée par Mediapart qui à l'heure actuelle n'a pas encore apporté de preuves écrits. Est-ce que la campagne des boules puantes a commencé et qu'est-ce que vous dites de cette affaire ? C'est des propos qui sont très choquants et très graves

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s'ils sont vérifiés. J'allais y venir. Jordan Bardella les dément et Miapart affirme les avoir authentifié. Jordan Bardella a dit qu'il avait saisi ou qu'il allait saisir la justice. Mais Diapart a dit il pouvait produire des preuves. Vous venez de le dire, ils n'ont pas encore produit ces preuves. Il faut qu'il le fassent pour pouvoir trancher cette cette affaire. Maintenant, je le dis ici, euh il y a un climat qui est en train de devenir totalement irrespirable pour les Français juifs aujourd'hui. Là, il y a ces propos qui sont insupportables et qui sont à la une de tous les médias. Vous avez les propos de la France insoumise et de membres de la France insoumise qui prennent pour cible les juifs. Vous avez Colines Royal la semaine dernière qui explique que les

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Français juifs devraient quasiment s'excuser, en tout cas se désolidariser de la politique du gouvernement israélien comme s'ils en étaient responsables. C'est insupportable ce climat. C'est insupportable pour eux, pour ces Français juifs qui le matin allument la télévision, écoutent les informations et on en remet une couche. Il y a un épisode supplémentaire où ils sont mis en cause, où ils sont pointés du doigt. Voilà. Et moi, je pense que les responsables politiques, on a aussi une responsabilité de sortir de ce climat et de le combattre et de combattre l'antisémitisme d'où qu'il viennent. D'accord. Mais vous avez souvent débattu avec Jordin Bardella. Vous le croyez capable d'antisémitisme. Ce que je vois c'est que ce que vous avez déjà eu l'occasion de trouver

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ce que je vois c'est qu'au sein du Rassemblement national assez important de personnalités politiques mises en cause pour des propos antisémites. Le ménage n'a pas été fait. Marine Le Pen a même sorti son père à l'époque. Bah regardez euh vous avez madame Parmentier, la députée madame Parmentier qui est je crois vice-présidente encore du groupe au rassemblement national à l'Assemblée nationale qui a tenu des propos propétains, qui a écrit des propos propétins. Il s'en est excusé. Vous avez un député au groupe Rassemblement national qui tenait une librairie négationniste avant de devenir député. Donc c'est encore une réalité. Ils sont pas virés, ils sont pas sanctionnés. Donc voilà, à un moment la réalité c'est que quand vous avez une série de cas isolés, ça finit par faire un système.

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Vous pensez que le Rassemblement national est toujours le Front national dit rien changé. C'est au responsable c'est au responsable des partis politiques de prouver que ça a changé et d'être intraitable dès que vous avez une affaire. Que Jordan Bardella quitte. Non, parce que on vient de le dire, il y a un démenti de la part de Jordan Bardella et vous avez part qui dit "On va amener des preuves." Donc voilà, il faut que cette affaire puisse être tranchée à un moment, soit par la justice, soit s'il y a des preuves qui sont présentées et qu'il y a des faits qui sont reconnus, qu'elle le soit de cette manière. Est-ce que cette affaire arrive au hasard alors que évidemment Marine Le Pen n'a jamais été aussi haut dans les sondages, elle creuse l'écart au second

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tour de la présidentielle, que ce soit évidemment face à Jean-Luc Mélenchon ou encore face à Édouard Philippe. Mais je pense que le sujet n'est pas tant le timing. C'est est-ce que c'est vrai ou pas ? C'est ça la question en fait. Je pense que c'est ça la question à laquelle les Français veulent avoir la réponse. Donc je veux dire si c'est vrai, je vais vous dire c'est pas choquant que ça sorte à ce moment-là. Je veux dire à un moment il faut trancher ce sujet-là. Si c'est vérifié et si c'est confirmé, c'est gravísime parce que c'est gravísime qu'on se dise que quelqu'un qui aurait pu devenir premier ministre ou qui aspire euh à l'être à l'avenir a pu tenir ou écrire ce type de propos et par ailleurs euh puisse mentir en expliquant qu'il les a pas tenu ou qu'il les a pas écrit.

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Gabriel Atal, les Français pendant ce temps-là ont les yeux rivés sur leur fin de mois qui sont difficiles. Le gouvernement doit nous présenter demain son projet de budget. Est-ce que vous en avez des pistes ? Est-ce que vous savez ce sera un budget offensif, une cure d'austérité ? Vous avez des informations ? Pas vraiment. Donc c'est inquiétant. Bah oui, elle la présentation demain au conseil des ministres. On aura à ce moment-là les informations. J'ai par ailleurs vu les les déclarations dans la presse du premier ministre. Moi je vais vous dire il faut qu'on ait un budget. La situation quelle qu'il soit aussi imparfait soit-il. La situation financière du pays est grave et été très aggravée par la dissolution. On est en crise, on doit éviter une crise de la dette. Mais on en est pas loin.

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On doit éviter une crise de la dette. Et aujourd'hui, on a une situation financière qui nous en rapproche. C'est ça la réalité. Vous avez des taux d'intérêt qui ont beaucoup monté, un écart de taux avec nos voisins allemand qui a beaucoup monté. Depuis la dissolution, vous avez une situation qui s'est très largement dégradée. Pourquoi ? parce que depuis 2024, vous n'avez eu aucun véritable effort de réduction de la dépense publique et vous avez eu des oppositions RN et la gauche qui ont bloquer toutes les tentatives d'économie ou les pistes de réforme et qui ont même conduit le gouvernement à revenir sur certaines réformes qui avaient été portées, notamment la réforme des retraites. Et donc, vous avez aujourd'hui une situation qui est très tendue et vous savez les Français le

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voient déjà dans leur quotidien. Moi ce qui me révolte le plus, en tout cas une des choses qui me révolte le plus, c'est les jeunes couples de trentenair en CDI qui ne peuvent pas devenir propriétaires. Pourquoi ils peuvent pas devenir propriétaires ? Parce qu'ils peuvent pas emprunter. Pourquoi ils peuvent pas emprunter ? Parce que les taux d'intérêt ont explosé. Pourquoi les taux d'intérêt explosent ? Parce qu'on a cette situation budgétaire. Donc il faut un budget et il faut réduire le déficit. Moi, ça sera ma boussole avec les députés de mon groupe pendant cette période budgétaire. Est-ce que ça veut dire que je serai d'accorder ? Voilà toutes les mesures proposées. Est-ce que ça veut dire que je serais d'accord avec toutes les mesures ? Évidemment non. Il y a des mesures avec

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lesquelles je seraiis probablement en désaccord. Qu'est-ce que je ferais ? Bah, je voterai contre ces mesures avec les députés de mon groupe. Il est possible qu'à la fin elle soit quand même dans le budget puisque vous savez que le gouvernement peut avoir recours au 493. Et ben, si c'est le cas, je serai clair avec les Français sur le fait que s'ils me font confiance et que je deviens président de la République l'année prochaine, je reviendrai sur ces mesures et donc il faut voir ce budget comme un budget pour 6 mois. Et vous reviendrez sur la réforme des retraites dont vous dites qu'elle a été abandonnée en cours de route. Hier, Édouard Philippe a changé de cap. Il pensait aller proposer la retraite à 67 ans. Désormais, c'est 65 ans avec 45 ans d'annuité de cotisation. Qu'est-ce que

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vous dites de ce revirement, en tout cas de ce changement de cap ? Et vous, qu'est-ce que vous proposez Gabriel Atal sur la retraite ? Sa proposition, c'est la proposition Macron 2022. Euh c'est quoi ? C'est exactement la proposition qu'a faite Emmanuel Macron en 2022 dans sa campagne présidentielle. Moi ce que je crois c'est que sur notre système de retraite et sur notre modèle social, on en est plus à bouger les paramètres ou les curseurs. On en est plus à prendre des mesures pardon mais de soins palliatifs pour permettre à un système de survivre alors que ce système objectivement ne tient plus. La réalité aujourd'hui, c'est que le problème pour moi, c'est pas les curseurs, c'est le système lui-même. Et donc moi, ce que je propose, c'est qu'on change de système

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de retraite, qu'on est d'abord un système universel, les mêmes règles pour tout le monde, qu'on ait un système libre. Je ne crois pas que l'âge légal de départ permette encore de piloter notre système de retraite. Je propose qu'on prenne la durée de cotisation. Vous avez une vraie décôte si vous partez tôt, une vraie surcôte si vous partez tard. Vous partez tôt, vous avez peu. Vous partez tard, vous avez beaucoup plus. Mais les gens sont responsabilités et ils font leur choix en conscience. Le même système pour tout le monde, vous dites c'est dire public privé, on aligne d'origine ou et indépendant, salarié, fonctionnaire et indépendant. et trois qu'on ait une vraie part de capitalisation dans notre système de retraite, ce qui sera bon pour les dépenses publiques, pour les retraites

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des Français parce que les systèmes qui ont qui sont par capitalisation, je peux vous dire que les pensionnés ont de meilleures pensions de retraite et bon pour notre économie parce que ça permettra d'avoir des fonds de pension en France qui pourront financer aussi nos start-ups, nos entreprises, nos PME dans les territoires pour les faire grandir et ça sera bon pour l'économie française. Donc moi, c'est d'ailleurs une vraie différence qu'on a avec Édouard Philippe. qui propose la réforme Macron 2022 qui vise à faire bouger les les curseurs du système actuel. Moi, je pense qu'on doit changer de système aussi parce que je vois que dans ma génération, la plupart des jeunes ne croient pas une seule seconde qu'ils auront une retraite dans le système actuel parce qu'ils savent très bien que

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des réformes comme celle-ci qui a été proposée bah en fait tous les 3 4 ans elles sont présentées. On dit ça va régler le problème et 3 4 ans après, on il manque de courage Édouard Philippe selon vous. C'est pas ce que je dis, c'est deux propositions qui sont différentes. Voilà. Donc ça veut dire que vous ne pourriez pas vous raller à lui si il maintient ses position. Encore une fois, je pense que il faut d'abord que chacun fasse campagne sur son projet. Cherche à convaincre les Français avec une vision. Moi je dis au français, vous démantez la rumeur d'un ralliment en janvier. Franchement, si je devais démentir toutes les rumeurs, je passerai mon temps à faire ça matin, midi et soir. Moi, ce que je dis, c'est que je veux que notre pays redevienne la première puissance d'Europe en 10 ans.

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C'est possible à condition de réussir sur quatre chantiers capitaux : école, salaire, frontière, IA, intelligence artificielle et résorber la dette publique. C'est possible d'y arriver à condition de faire des choix, mais ça peut pas être des choix juste de paramètres, des choix techniques, techniciens. Il faut assumer qu'on est au bout d'un modèle, au bout d'un système et qu'il faut le changer. Voilà. Et c'est peut-être la responsabilité de ma génération. Je suis le seul candidat d'une nouvelle génération dans cette campagne présidentielle et c'est ce que je vais défendre et ce que je vais porter. Gabriel et vous redes aujourd'hui jamais fill jamais un un vote pour elle fille. On vous a beaucoup reproché cet appel, vous l'avez déjà dit sur notre plateau mais les les

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téléspectateurs auditeurs avoir les idées clair je crois qu'aujourd'hui aucun démocrate et républicain ne peut raisonnablement appeler à voter pour LFI de la même manière que je n'appellerai jamais à voter pour le Rassemblement national. Et je vais vous dire, je pense que les Français, ils en ont marre d'entendre parler de barrage en permanence. Le barrage, c'est pas un projet politique. Si on veut convaincre les Français, il faut leur parler d'idées, il faut leur parler de fonds, il faut leur donner envie de venir voter pour un projet. C'est exactement ce que je viens de vous décrire avec le projet que je porte, que je défends peut être d'accord, peut être pas d'accord mais en tout cas c'est ma ligne. Et plutôt que de parler des autres, moi je vais parler

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de ce que je propose et de ce que je vais proposer. Gabriel Attel, un dernier mot concernant Robert Ménard, le maire de Béier aujourd'hui a lieu son procès. Il a refusé, vous le savez, de marier une personne sous OQTF, un Algérien. Il reste 50 prisons, 75000 € d'amende et une peine d'éligibilité de perdre son siège de mère. Est-ce que l'État français marche sur la tête ? Bah, il faut changer en fait nos règles. Euh c'est vrai que c'est une règle qui est aberrente aujourd'hui. Qu'un maire ne puisse pas s'opposer euh à euh un mariage avec une personne sous OQTF, c'est-à-dire qui doit être expulsé du territoire national. Ça n'est pas normal. J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Mon groupe politique a déjà eu l'occasion de le dire. Il faudra changer cette règle. Il y a plusieurs

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propositions qui ont été faites en la matière. Aussi le pape, le voyage du pape qui s'est terminé lundi soir. Comment est-ce que vous avez vécu cette parenthèse ? parce que vous dites qu'on a vécu une parenthèse enchantée que c'est la France, c'est le cœur de la France qui pâtait pendant ces journées là. C'est cette France là à laquelle vous aspirer. Moi, je crois que que l'on soit croyant ou pas, que l'on soit catholique ou pas, on ne peut que reconnaître qu'il y a eu une forme d'élan, d'espérance, d'unité, de rassemblement autour de la venue du pape en France. une venue qui s'est par ailleurs bien passée. Il y a quand même des millions de personnes qui ont été mobilisées sur le le partout en France et je veux dire, il y a pas eu de problème de sécurité.

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Moi, j'essaie de regarder les choses positivement. Ça veut dire que c'est possible en France. Voilà, ça veut dire que c'est possible d'avoir des moments de rassemblement, que c'est possible d'avoir des centaines de milliers de personnes qui se réunissent sans qu'il y ait de problème. Et donc ça me donne foi au sens républicain du terme en l'avenir. Donc c'est un message que vous adressez aux lycéens aussi qui sont aujourd'hui en train de bloquer le établiss à tout le monde. Moi j'oppose pas les uns aux autres. Ce que je dis c'est que la France elle est capable du meilleur. C'est regardons ça et faisons en sorte que ça soit le cas tout le temps. Merci Gabriel en homme libre c'est votre livre aux éditions de l'observatoire. Merci d'être venu ce matin sur news et surin.