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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 7 septembre 2024 16 min

Barnier à Matignon, composition du nouveau gouvernement ... Le "8h30 franceinfo" de Sylvain Maillard

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Sylvain Maillard. Les Insoumis annoncent au moins 150 manifestations partout en France aujourd'hui contre ce que le NFP et même une partie de la Macronie considèrent comme un coup de force, voire un déni de démocratie. La nomination d'un homme de droite, un LR, Michel Barnier à Matignon. Vous n'allez pas y aller, mais est-ce que vous comprenez cette colère ?

0:25
Sylvain Maillard

Non, c'est sûr que je n'irai pas. Moi, ce que je ne comprends pas, c'est qu'on puisse avoir autant d'attention à chaque fois sur tout ce que fait la France Insoumise. En fait, ils occupent le calore... C'est pas la France Insoumise. Oui, enfin bon, c'est bien que c'est eux qui sont à la manœuvre. Les écologistes, les communistes. Ils ont occupé tout l'été avec une histoire abracadabrantesque sur la constitution d'un gouvernement qui savait qu'il tomberait le lendemain. Les socialistes ont suivi et n'ont pas voulu ouvrir le jeu pour permettre de trouver une majorité.

Et puis là, alors que Michel Barnier n'a même pas encore dit ce qu'il ferait ou s'est présenté devant le Parlement, n'a pas consulté son équipe. Ils sont déjà tous en train de manifester. On comprend bien que leur objectif, c'est d'organiser le chaos. C'est le cas depuis les élections et ça continue. Donc malheureusement, pas de nouveauté de ce côté-là.

1:13
Présentateur

Pardon, Sylvain Maillard. Ce matin, on avait Nicolas Maillard-Rossignol qui ne manifestera pas non plus, qui est, on va dire, une partie du Parti Socialiste qui est assez opposée au nouveau Front Populaire et qui a cette colère aussi. Ce n'est pas que des effets de manche.

1:26
Sylvain Maillard

Moi, j'entends ce que dit le maire de Rouen, mais n'oubliez pas que le Parti Socialiste, d'abord, il y a les grands élus dont il fait partie, mais c'est les députés dont on parle. Les députés ont décidé majoritairement, voire unanimement, de rester dans la roue de la France Insoumise depuis les élections, alors qu'ils savent très bien qu'il y a besoin de stabilité en France et que nous pouvons constituer un gouvernement, un gouvernement qui est demandé par les Français d'Union Nationale pour trouver des solutions pour les Français. Et donc, ils sont restés dans la roue. Malheureusement, moi, je le regrette.

Je pense que, et j'espère que dans cette phase de constitution gouvernementale, de constitution de majorité, en tout cas de projet dans les semaines qui viennent, le Parti Socialiste viendra à la table pour participer, prendre sa part, tout simplement.

2:14
Auditeur

Le choix de Michel Barnier lui-même est perçu comme une provocation. Si vous voulez bien, on va vous réécouter, vous, ici, sur France Info. C'était le 16 juillet. Emmanuel Macron vient d'accepter la démission du gouvernement Attal. Écoutez.

2:25
Sylvain Maillard

L'idée, c'est de pouvoir construire une majorité dans l'arc républicain, c'est-à-dire ni avec le Rassemblement National, ni avec la France Insoumise.

2:32
Auditeur

Voilà, se retrouver 52 jours plus tard avec un Premier ministre qui devra sa survie, disons-le, au bon vouloir des 126 députés RN, ça ne peut pas vous satisfaire complètement.

2:43
Sylvain Maillard

Qui a été dans le blocage ? En fait, qui a bougé ? Ni RN, ni Insoumis. Oui, mais regardez, qui a bougé depuis deux mois ? En réalité, ce sont les LR. Je le lis d'autant plus librement que je suis moins renaissance. Vous le savez, c'est eux qui ont bougé. Les socialistes sont restés ancrés et ont décidé d'abord de s'aborder la candidature de Bernard Cazeneuve et deuxièmement de rester dans la roue de l'FI alors qu'ils savent très bien que ce n'est pas possible de constituer un gouvernement.

3:10
Auditeur

Est-ce qu'on est d'accord ? Michel Barnier a dit hier soir sur TF1 qu'il n'avait pas encore vu Marine Le Pen, qu'il n'avait rien ou pas grand-chose de commun avec les tests du RN, dont actes. Mais Emmanuel Macron, lui, quel genre d'accord a-t-il pu passer avec eux ?

3:23
Sylvain Maillard

Il n'y a aucun accord.

3:24
Auditeur

Pour obtenir qu'ils ne censurent pas le gouvernement.

3:26
Sylvain Maillard

Je le redis, il n'y a aucun accord. Je pourrais reprendre les mêmes propos que j'ai tenus chez vous il y a quelques semaines, que j'ai toujours tenus. Il n'y a aucun travail et il n'y aura pas d'équipe constituée avec ni la France insoumise, ni avec le Rassemblement national.

3:40
Auditeur

Pourquoi cette bienveillance du RN, soudain, qu'ils n'avaient pas à l'égard de Xavier Bertrand et qu'ils ont là vis-à-vis de Michel Barnier ?

3:46
Sylvain Maillard

Je crois, en tout cas, je ne suis pas porte-parole du RN. Ce que j'interprète et ce que j'ai compris, c'est qu'il y a évidemment une bataille dans les Hauts-de-France avec des élus, que ce soit député Chenu ou Marine Le Pen, qui sont dans l'opposition permanente à Xavier Bertrand et donc ont décidé de lui faire la peau, tout simplement.

4:06
Auditeur

Mais ça vous va, cette proximité, cette collaboration, j'appelle ça comme vous voulez, avec les députés des RN ?

4:14
Sylvain Maillard

Mais encore une fois, il n'y a aucune collaboration. Je ne comprends pas, en fait, le sens. Michel Barnier, en fait, doit trouver une majorité relative qui permette de voter un budget et permettre d'améliorer la vie des Français. Il y a des députés qui veulent participer et il y a des députés qui ne veulent pas participer. Il y a des députés qui pourraient censurer et qui ne le font pas. Exactement. Dont nous faisons... Nous, Michel Barnier, c'est un LR. Moi, je suis Renaissance. Avec mon groupe, nous avons pris acte, décidé, discuté déjà avec Michel Barnier. Gabriel Attal est allé le voir à deux reprises.

Et donc, sur la responsabilité qui est la nôtre, d'accompagner Michel Barnier, mais ce n'est pas un blanc-seing. Nous, on va travailler avec lui parce qu'on veut améliorer la situation et améliorer pour les Français, sur différentes thématiques que vous connaissez par cœur, sur la justice sociale, sur la sécurité, la vie des Français. On n'est pas au théâtre en train de regarder une pièce. Ça veut dire quoi, travailler avec lui ? Et moi, je regrette qu'une grande partie des députés ne veulent pas y participer. Et je vous le redis, le vrai blocage, ce sont les socialistes. J'espère que les socialistes vont prendre leurs responsabilités et participer.

Je l'espère même au gouvernement de Michel Barnier.

5:30
Présentateur

Travailler avec Michel Barnier, Sylvain Maillard, ça veut dire quoi ? Vous envisagez d'être, peut-être même d'ailleurs vous-même, d'être ministre du gouvernement Barnier ?

5:39
Sylvain Maillard

Les discussions qu'a menée Gabriel Attal au nom de notre groupe, d'ailleurs, on a en permanence des réunions les uns avec les autres sur la situation. Nous, on a la responsabilité, parce qu'on est le groupe le plus important, un peu moins de 100 députés, d'assurer une stabilité à un gouvernement. Mais enfin, ce n'est pas un blanc-saint. Donc, vous participez au gouvernement, c'est ça que vous nous dites. On est prêt à participer au gouvernement, s'il correspond à nos orientations. Mais vous pouvez aussi censurer.

6:03
Auditeur

Ça s'envisage, ça, que le bloc macroniste censure.

6:06
Sylvain Maillard

Notre idée n'est pas du tout de censurer. Notre idée, c'est d'accompagner un gouvernement et de trouver de la stabilité. On a besoin d'un budget. Vous connaissez la situation aussi financière de la France. Nous avons besoin d'un budget. Nous avons besoin d'orientation. On a besoin de construire du logement. On a besoin d'accompagner un certain nombre de lois. Et donc, nous, nous sommes dans une vision très constructive. Et on le dit, en même temps, ce n'est pas un Premier ministre renaissance. Donc, on accompagne avec bienveillance, mais on regarde avec attention. Le 830 France Info, Bérangère Bonte, Adrien Becq.

6:41
Auditeur

Et Sylvain Maillard, députée ensemble pour la République de Paris. Michel Barnier parle clairement de rupture depuis la passation de pouvoir et encore hier sur TF1. Rompre avec le macronisme, quand on est soi-même macroniste, est-ce que c'est acceptable ?

6:57
Sylvain Maillard

C'est une rupture, c'est un changement, évidemment, de gouvernement. C'est un changement, il y aura forcément des orientations différentes. On a entendu aussi le résultat des élections. Je l'ai dit, on a perdu les élections. Personne ne les a gagnées. Mais nous, nous les avons perdues. Et donc, nous devons, sur les attentes des Français, j'ai fait campagne moi-même, j'ai bien pu entendre ce que nous disons les Français. Il y a des points qui sont essentiels, sur lesquels nous avons travaillé, mais les Français ne perçoivent pas les résultats, ou en tout cas estiment que nous n'avons pas été à la hauteur de certaines attentes de leur part. Donc, à nous de se mettre à cette hauteur.

7:33
Auditeur

Vous aviez dit, on ne touche pas à la réforme des retraites. Lui, il veut rouvrir le débat sur l'amélioration de cette loi, pour les plus fragiles. Ça, c'est acceptable pour vous ?

7:43
Sylvain Maillard

Pareil, la ligne rouge, pourquoi on a fait la réforme des retraites, qui est une réforme impopulaire ? On l'a faite pour assurer des pensions pour les retraités, maintenant et à l'avenir. Si on n'a pas d'équilibre financier, les pensions vont s'écrouler. Et donc, nous l'avons faite, je crois, courageusement. Après, rien n'est bloqué. Il y aura d'autres réformes des retraites, il y aura des évolutions, évidemment. Mais notre ligne rouge, c'est qu'il faut garder une orthodoxie financière, sinon le système ne tiendra pas.

8:09
Auditeur

Mais si pour discuter, pour faire joli, il ne faut pas y aller. Lui, il dit clairement, on va rouvrir le débat. Il ne dit pas, on va revoir toute la réforme. Mais s'il remet le texte sur la table, c'est pour en discuter clairement.

8:19
Sylvain Maillard

Je vous le redis, il faut garder un équilibre financier pour assurer des pensions pour nos retraités. Sinon, tout le reste, c'est des discussions. Toutes les discussions fragiliseront le système. Je vous le dis, on a une démographie telle. Ce n'est pas qu'en France, dans tous les autres pays occidentaux, on a une démographie telle. Si nous n'assurons pas un financement, vous savez quoi, les pensions baisseront mécaniquement.

8:42
Présentateur

On comprend, c'est une manière que vous n'êtes pas particulièrement emballé par l'idée de remettre cette réforme sur l'ouvrage.

8:49
Sylvain Maillard

La réforme des retraites, de toute façon, il y a eu des réformes de retraite, il y en aura d'autres à l'avenir. Je le dis juste, nous avons eu le courage de faire cette réforme des retraites qui était impopulaire. Et pourquoi nous l'avons fait ? C'est pour garantir. Je crois que vraiment, il faut entendre. On ne l'a pas fait pour se faire plaisir, c'est pour garantir qu'il y ait des pensions payées dans les années qui viennent. Il faut de l'argent, il faut qu'il y ait des rentrées pour qu'il puisse y avoir des sorties. Et donc, on peut toujours la faire évoluer. On avait un index senior dans la réforme qui a été enlevé, qui a été censuré.

Il y a des choses sur lesquelles on voulait aller plus loin et nous n'avons pas trouvé de majorité. Je vous rappelle qu'on était en majorité relative. Le sub, pourquoi pas regarder, bien sûr. Par contre, il faut garder l'équilibre financier.

9:31
Présentateur

Un des autres thèmes que Michel Barnier met vraiment sur le haut de la pile, c'est celui de l'immigration. Il a redit hier soir, les Français ont les sentiments que les frontières sont des passoires. Il faut maîtriser l'immigration de manière rigoureuse et humaniste. Il a aussi laissé entendre qu'il se baserait pour cela plutôt sur les mesures proposées par LR. Qu'est-ce que vous en dites ?

9:51
Sylvain Maillard

D'abord, nous avons voté une loi immigration fin de l'année.

9:55
Présentateur

Ça n'a pas l'air de lui apparaître suffisant.

9:56
Sylvain Maillard

Et qui doit être pleinement mis en place. Les premières mesures, déjà, montrent que les reconduites à la frontière sont beaucoup plus efficaces. Mettons-la pleinement. Après, ce sera le choix du nouveau Premier ministre de faire évoluer. Les lois sont là aussi pour évoluer. En tout cas, ce qui est certain, c'est que les Français nous demandent plus de sécurité. Je l'ai pu le voir et le constater pendant la campagne. Plus de sécurité. De faire en sorte que, au fond, les lois de la République soient appliquées tout le temps, partout. Et donc, ce sera aussi le travail du nouveau gouvernement.

10:31
Auditeur

Mais vous l'avez entendu pendant sa campagne pour les primaires, il y a trois ans. Il allait très très loin sur ce sujet-là. Fin de l'AME sauf exception. Là, vous signez. Ça, c'était un texte qui était resté en suspens. qu'Elisabeth Borne avait laissé en suspens.

10:42
Sylvain Maillard

Non. Sur l'AME, on est très clair. Il voulait noire. Aide médicale d'urgence pour l'ensemble des auditeurs. Pour nous, c'est essentiel de la conserver. On peut regarder toujours le panier de soins. Discuter sur le panier de soins. Discuter sur l'opportunité de tel ou tel soin. Mais pour nous, c'est une politique essentielle.

11:00
Auditeur

Ça, c'est non, donc. S'il revient avec ça.

11:02
Sylvain Maillard

Je vous dis très clairement. On peut discuter sur le paquet de soins qu'on a modifié déjà. Sous le gouvernement d'Edouard Philippe, on l'a déjà modifié. On peut regarder les conditions d'accès. Il y a sûrement des choses qu'on peut améliorer. Mais pour nous, il est essentiel. Et en réalité, en ayant beaucoup travaillé sur l'AME, même en supprimant, de toute façon, le budget serait dépensé à travers l'hôpital public, à travers les médecins, parce que les médecins soignent de toute façon. Donc, il faut être efficace. Est-ce que c'est une pompe aspirante pour que des clandestins viennent en France ? Nous pensons que non.

Par contre, est-ce qu'il doit être plus efficace et revoir le panier de soins ? Pourquoi pas ? Regardons.

11:39
Auditeur

Pour établir les comptes publics, autre priorité de Michel Barnier, et la vôtre, on l'a compris, il dit hier soir, attention quand même, il dit son attachement aux services publics. Est-ce qu'il faut faire des coupes ? On sait que la France est sous le coup d'une procédure européenne pour des déficits excessifs, et que c'est même pire que ce qu'on pensait, sans doute 5,6% du PIB cette année. Mais si on garde les services publics, ça coûte.

12:03
Sylvain Maillard

Moi, je pense qu'il faudra faire des choix, surtout. Et probablement pas des coups de rabot, mais des choix. Il faudra faire des choix dans la politique. On en discutera, notre groupe en discutera avec, évidemment, le gouvernement, mais il faudra faire des choix, parce qu'il nous faudra trouver des... D'abord, il faut que nous dépensions moins. Nous dépensons trop. Nous avons un pays qui dépense probablement trop dans son organisation. Est-ce que vous identifiez des postes sur lesquels on peut dépenser moins ? Et je n'en sens que des Français qui me disent qu'on a un sentiment qu'on n'en a pas pour l'argent, pour notre argent.

Donc, à un moment, c'est aussi, très concrètement, comment on est plus efficace sur la santé, sur la justice, sur la police, sur les services régaliens, sur l'école, comment on est plus efficace. Il va falloir faire des choix.

12:44
Auditeur

Il manque des profs dans 56% des collèges et des lycées.

12:46
Sylvain Maillard

Il va falloir faire des choix politiques sur des dépenses que nous faisons, des dépenses habituelles que nous faisons et qui ne sont pas suffisamment efficaces.

12:51
Auditeur

Mais sur quoi ? Vous parlez de l'éducation. Il manque des profs dans 56% des collèges et des lycées. C'est une étude du SNES-FSU publiée hier. On ne peut pas couper, là.

13:00
Sylvain Maillard

Il en manque. Et par exemple, quand vous regardez, il y a probablement un redéploiement à faire, parce qu'on a dans les écoles, écoles primaires, probablement beaucoup des enseignants qu'il va falloir redéployer, réorganiser l'éducation. Nous avons beaucoup moins d'élèves en primaire que ce que nous avions dans les précédentes des CENI. On voit qu'il n'y a pas suffisamment d'évolution. Il va falloir faire évoluer. On a fait le dédoublement des classes. Je pense que ça a été très efficace. Mais il va falloir trouver... Sur les profs, on a plein de postes ouverts. Moi-même, ici, à l'Académie de Paris, j'ai des postes ouverts. Là, à CENI, on a des postes ouverts.

On a du mal à trouver des enseignants. C'est-à-dire que les budgets sont là. Nous avons du mal à recruter. Donc, l'objectif que nous devons, c'est de redonner un peu plus d'attractivité aux métiers d'enseignants. On a déjà commencé. On a déjà revalorisé. Il faudra continuer sur cette voie.

13:48
Présentateur

Une question d'actualité, si vous le voulez bien, Sylvain Maillard. La fondation Abbé Pierre révèle 17 nouvelles accusations de violences sexuelles contre le fondateur d'Emmaüs et va même retirer son nom de son intitulé. Quelle réflexion ça vous inspire ?

14:04
Sylvain Maillard

Je crois, comme tous les Français, l'abbé Pierre est une icône. Et d'apprendre ce que nous apprenons, au fur et à mesure, depuis quelques mois, pour nous, il est tombé de son piédestal et que c'est extrêmement dur. D'abord, il faut entendre la parole des victimes. Ce qu'elles disent, et en grand nombre, est profondément choquant. Et donc, au fond, ce qu'a décidé, je crois, la fondation d'Abbé Pierre d'enlever leur nom, de changer de nom, d'Emmaüs aussi, je crois que c'est le minimum qu'on puisse leur demander. Mais je crois que pour la France entière, c'est un choc.

14:40
Auditeur

Comment n'a-t-on pu ne rien voir, ne rien entendre pendant 50 ans ?

14:44
Sylvain Maillard

Je n'en sais rien.

14:45
Auditeur

À quel endroit ?

14:46
Sylvain Maillard

Je n'en sais rien, mais je suis très heureux que la parole se libère. Partout. Y compris autour de l'Abbé Pierre. C'est une très bonne nouvelle pour ça. Mais ça veut dire l'effroyable vérité qui a été pendant des décennies, peut-être qui continue d'ailleurs dans tel ou tel secteur à l'heure actuelle. Et donc, il faut libérer la parole. Il faut que les paroles se libèrent pour que ces comportements n'existent plus

15:11
Présentateur

dans notre société. Quel peut être le rôle d'un parlementaire, justement, pour éviter que ça puisse encore arriver ? C'est encore récent concernant l'Abbé Pierre.

15:18
Sylvain Maillard

J'avais, il y a quelques semaines, reçu Judith Godrèche, entre autres, sur les violences sur les mineurs dans le milieu du cinéma. Donc, nous avions lancé, juste avant la dissolution, une commission d'enquête sur le cinéma et le théâtre, de façon plus générale, sur les enfants et le comportement. Je crois qu'il faut vite reprendre cette commission d'enquête, par exemple. Voilà ce que peut faire un parlementaire.

15:45
Présentateur

Merci, Sylvain Maillard, député. Ensemble pour la République de Paris, d'avoir été l'invité du 8.30 France Info ce matin. Sous-titrage ST' 501