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interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 2 septembre 2021 26 min

Rentrée scolaire, Emmanuel Macron à Marseille, trafic de drogue... Le "8h30 franceinfo" de Gabriel Attal

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

Bonjour Gabriel Attal, qu'est-ce que le porte-parole du gouvernement a à souhaiter à tous les élèves et à tous les enseignants qui se retrouvent aujourd'hui ?

0:10
Gabriel Attal

Une belle année scolaire, une année scolaire la plus normale possible, j'aurai l'occasion de leur dire directement, puisque juste après l'interview je me rendrai au Collège de la Paix, à ici les Moulineaux, sur ma circonscription, pour échanger avec des élèves qui rentrent en sixième et leurs parents. Et on va tout faire pour que cette année se déroule dans les meilleures conditions possibles, avec évidemment une situation sanitaire qui reste un point de vigilance, puisque le Covid continue à circuler dans notre pays, mais pour laquelle on a aussi connu des progrès, notamment avec la vaccination, y compris la vaccination chez les collégiens et les lycéens.

0:41
Présentateur

On ne sait pas, vous ne savez pas aujourd'hui, si la rentrée scolaire, le retour des vacanciers va relancer l'épidémie qui diminue depuis dix jours ?

0:47
Gabriel Attal

C'est un point d'interrogation sur les semaines qui viennent, je l'assume. Il y a effectivement la rentrée scolaire, la reprise du travail aussi pour beaucoup de Français, et on sait que ces activités, ces interactions, elles peuvent avoir un impact. et entraîner, ici ou là, une reprise de l'épidémie. Il y a eu des grands mouvements de population ces derniers jours, ces dernières semaines, avec des Français qui sont rentrés de vacances. On a vu qu'il y avait une circulation forte du virus dans les territoires les plus touristiques, les zones littorales, notamment dans le sud. Et donc ça peut avoir un impact.

1:13
Présentateur

Je suis désolé, ça devient une habitude, c'était arrivé la dernière fois avec Jean-Michel Blanquer. Puis-je vous demander d'éloigner votre téléphone ? Bien sûr ! Comme en classe, je fais la même blanque avec le ministre de l'Éducation. On l'éloigne parce qu'on me signale que ça grisille un peu dans le poste. D'accord.

1:24
Auditeur

Gabriel Attal, selon une étude de l'Institut Pasteur, les enfants pourraient représenter la moitié des contaminations à l'automne à cause du variant Delta. À ce sujet, écoutez, la maire de Lille, Martine Aubry, elle était à votre place hier. Et elle, elle est très inquiète car elle trouve que le protocole sanitaire mis en place dans les établissements scolaires, il est un peu léger. Moi, je serais allée un peu plus loin. Nous, nous avons toujours été un peu plus loin d'ailleurs que ce qu'ils nous demandaient.

Là, moi, je crois qu'il faut se poser la question de savoir, vraiment, les parents vont me dire, non, non, c'est pas bien, mais si les enfants ne doivent pas porter le masque, en élémentaire, j'entends, pendant les récréations. Et puis aussi, faire des tests. On a eu des tests dans quelques écoles une fois. Bon, il faut faire des tests permanents. Vous savez d'ailleurs combien de tests salivaires vous allez recevoir dans vos écoles ? Ah non. Non ? Déjà, on est très contents parce qu'on a eu la circulaire de rentrée scolaire deux jours avant, alors que d'habitude, on l'a dans la nuit, si vous voulez, de l'ouverture. Donc, merci, M. Blanquer.

Bon, là, elle relève plusieurs points qui ne vont pas. Le port du masque pendant la récréation dans les écoles élémentaires, c'est ce qu'elle propose. Est-ce que c'est envisagé par le gouvernement ?

2:25
Gabriel Attal

D'abord, je crois que dans cette interview hier, je n'ai pas tout écouté, mais j'ai vu des extraits. Il y a assez peu de points qui sont trouvés grâce à ses yeux dans la politique du gouvernement.

2:31
Présentateur

S'il ne peut pas être sanitaire.

2:32
Gabriel Attal

Oui, tout en disant que ce n'était pas courageux, etc. Bon, j'ai entendu ça. Sur la vaccination, elle a trouvé le moyen de dire que ce n'était pas génial, alors qu'objectivement, on a eu un été exceptionnel en termes de vaccination depuis l'allocution du président de la République. Quand part de la population vaccinable, éligible à la vaccination, on est nettement au-dessus de tous nos voisins.

2:50
Présentateur

On a rectifié les propos, je ne sais pas si vous étiez à l'écoute de France Info, 79% d'adultes vaccinés en France, 70% dans le reste de l'Europe.

2:57
Gabriel Attal

C'est important de le dire. Sur ce qu'elle propose. Vous savez, je vais vous dire, vous avez des personnes qui disent que le protocole sanitaire n'est pas assez strict et puis d'autres qui disent qu'il est trop strict. C'est ce que j'entends dans le débat public. On essaye de faire au mieux, c'est-à-dire qu'on fait en sorte de garantir que les élèves puissent retourner à l'école. C'est notre choix depuis le début de cette crise. On a fait le choix de l'école. Les écoles en France ont été ouvertes deux fois plus qu'en Allemagne, trois fois plus qu'en Italie, quatre fois plus qu'aux États-Unis. On se donne les moyens d'y arriver.

Si on avait écouté les plus alarmistes, les écoles seraient fermées depuis un an et demi.

3:24
Auditeur

Mais précisément, Gabriel Attal, le port du masque pendant les récréations dans les écoles élémentaires, vous dites non aujourd'hui ?

3:29
Gabriel Attal

Ce que je dis, c'est qu'il peut toujours y avoir des évolutions du protocole sanitaire selon les risques. Selon les risques. Moi, j'entends aussi ce que disent certains sur l'impact du port du masque pour les plus jeunes, pour les plus petits. Voilà. Et d'ailleurs, Martine Aubry le dit elle-même, au niveau local, il peut y avoir des initiatives pour renforcer un protocole sanitaire. Évidemment. Et ça se fait en discussion entre les collectivités locales, les rectorats et les équipes scolaires. Sur les tests aussi.

3:52
Présentateur

Pourquoi est-ce qu'il n'y a sur les tests que 600 000 tests salivaires proposés chaque semaine dans les écoles primaires pour 6 millions d'enfants ? Jean-Michel Blancard... Pourquoi ce chiffre ? C'est parce que les enfants ou leurs parents n'en veulent pas ou parce qu'on ne les a pas ?

4:04
Gabriel Attal

Jean-Michel Blancard a eu l'occasion de le dire. D'abord, 600 000, c'est un nombre important de tests. Ensuite...

4:11
Présentateur

Comparé au nombre d'enfants, c'est relativement peu. On le rappelait hier, ici même à Martine Aubry, c'est un enfant sur dix. Ça veut dire que si on teste tout le monde, chaque enfant sera testé au mieux une fois d'ici aux prochaines vacances scolaires. Celle de la Toussaint.

4:23
Gabriel Attal

Ensuite, il a indiqué, Jean-Michel Blancard, que la Société française de pédiatrie ne recommande pas spécialement qu'on fasse des tests systématiques, permanents, et qu'on place les enfants dans cette ambiance-là. Le conseil scientifique, si. Pour reprendre ces termes. Et je sais que, pour lui, les avis de la Société française de pédiatrie, des pédiatres qui accompagnent les enfants au quotidien, sont extrêmement importants.

Et puis enfin, je vais vous dire, ce qui est très important, c'est qu'on soit en capacité, dès lors qu'un cas positif est détecté, ou qu'un élève est cas contact, d'avoir immédiatement une politique de test ciblé sur la classe, voire sur l'établissement, avec des tests, pour le coup, systématiques, qui peuvent être pratiqués sur les élèves, pour pouvoir identifier des chaînes de contamination. Mais pas obligatoire. Non, il y a un accord parental qui est toujours demandé. C'est vrai que c'était un sujet, quand on a déployé les tests salivaires, à partir du printemps dernier, il fallait aller recueillir, il faudra toujours aller recueillir le consentement des parents.

C'est très important qu'il y ait ce consentement, pour pouvoir dépister des cas, évidemment.

5:14
Auditeur

En primaire, Gabriel Attal, une classe sera fermée dès l'apparition d'un cas positif. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est le retour de la galère pour les parents ? Est-ce qu'il y a quelque chose qui est prévu ? Le chômage partiel, par exemple, pour les parents est prévu ?

5:29
Gabriel Attal

Oui, bien sûr. L'objectif, c'est que ce soit le moins possible une galère pour les parents, même si, évidemment, c'est quand même une contrainte. Et c'est pour ça que des parents dont la classe de l'enfant a fermé, s'il n'y a pas un des deux parents qui peut le garder, et si le télétravail d'un des parents n'est pas compatible avec la garde de l'enfant, ce qui est le cas quand même assez souvent, évidemment qu'ils auront accès au chômage partiel et donc à la prise en charge de leur rémunération. S'ils sont fonctionnaires, c'est l'autorisation spéciale d'absence. Et s'ils sont indépendants, c'est les indemnités journalières.

6:00
Présentateur

Dans les collèges, en tout cas, à partir de la classe de 5e et dans les lycées, seuls les élèves qui sont vaccinés pourront rester en classe si un cas positif est détecté au sein de leur classe. Est-ce que le chef d'établissement connaîtra la liste des élèves vaccinés ou non vaccinés ?

6:16
Gabriel Attal

Non. Qui connaîtra cette liste ? L'assurance maladie a la liste des personnes qui sont vaccinées, donc très concrètement ce qui va se passer. S'il y a un cas positif dans une classe au collège, donc à partir de la 5e ou au lycée, à ce moment-là, les élèves qui ne sont pas vaccinés sont considérés comme cas contact à risque et donc doivent effectivement observer un isolement chez eux. C'est une question de bonne foi des parents. Et donc, il y aura, de la part des parents dont les élèves sont vaccinés, dont les enfants sont vaccinés, une attestation sur l'honneur qui devra être transmise à l'établissement pour dire « mon enfant est vacciné ».

6:50
Présentateur

Donc le chef d'établissement connaîtra la liste des enfants vaccinés.

6:53
Gabriel Attal

Il connaîtra la déclaration des parents.

6:55
Présentateur

Oui.

6:55
Gabriel Attal

Il y aura la déclaration des parents qui lui dira « mon enfant est vacciné, il peut retourner à l'école ». Et c'est l'assurance maladie qui fera le contrôle. Mais concrètement, comment ça va se passer pour les professeurs ?

7:03
Auditeur

Parce qu'ils vont devoir à la fois faire cours pour ceux qui sont toujours là en classe, en présentiel, et pour ceux qui ne sont pas là, qui sont en distanciel.

7:09
Gabriel Attal

Oui, là aussi, c'est une contrainte. Alors, on a demandé à chaque établissement de mettre en place un plan de continuité pédagogique pour cette année, c'est-à-dire d'anticiper les scénarios où effectivement des classes devraient fermer et de prévoir dès maintenant la manière dont la continuité pédagogique pourra se faire. Ça dépend des situations. Je pense que les cas où les enseignants pourraient faire cours en simultané aux élèves qui sont dans la classe et à ceux qui sont chez eux sont quand même assez limités. Ce n'est pas la majorité des cas où vous avez des classes qui sont équipées en moyens numériques qui permettent de le faire.

Et donc, ça pourra passer par la transmission de devoirs, à distance. Et moi, je veux vraiment saluer tous les efforts que font les enseignants qui font depuis le début de cette crise pour maintenir cette continuité pédagogique. On fait tout pour que les élèves puissent continuer à aller à l'école en présentiel le plus possible. Malheureusement, il y a des cas pour des raisons sanitaires où ce n'est pas possible. Jean-Michel Blanquer citait des chiffres intéressants, ceux de la Réunion. La rentrée a eu lieu il y a un peu plus de deux semaines.

Il y avait aussi ces inquiétudes sur un nombre de classes importants qui fermeraient et il indiquait que 0,2% des classes deux semaines après avaient dû fermer du fait du Covid. Donc voilà, on voit qu'à ce stade, en tout cas, les choses se déroulent quand même le plus normalement possible.

8:13
Présentateur

C'est le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, qui est ce matin l'invité de France Info. Une toute petite pause pour le fil Info à 8h41. Voici Solène Cresson.

8:20
Invité

Les consommateurs de drogue sont des complices des trafiquants, assure depuis Marseille Emmanuel Macron. Mais sur France Info, le syndicat de police unité SGP assure que le problème des stupéfiants à Marseille ne se réglera pas en sanctionnant les consommateurs. Deuxième jour de déplacement du chef de l'État qui doit dévoiler son plan d'urgence pour la ville. Le président attendu dans une école des quartiers nord pour la rentrée en France. 12 millions d'élèves retrouvent leur classe à partir d'aujourd'hui. Et face au Covid, le ministère de l'Éducation prévoit 600 000 tests salivaires par semaine pour les primaires, port du masque obligatoire partout, sauf en maternelle.

En Polynésie française, les écoles restent fermées, confinement général prolongé. Une centaine de soignants arrivent en renfort dans les prochains jours. Un match de l'US Open de tennis interrompu à New York à cause des pluies torrentielles, états d'urgence décrétés à New York. Ce sont les restes de l'ouragan Ida qui touche le nord-est des États-Unis avec un mort dans le Maryland et des tornades dans le New Jersey. Et puis Cristiano Ronaldo bat un nouveau record mondial. Il a marqué son 110e but en 180 matchs hier avec le Portugal.

9:29
Présentateur

Toujours avec le porte-parole du gouvernement, Gabriel Attal, dans un peu moins d'un mois et demi, à la mi-octobre, les tests de dépistage, qu'ils soient antigéniques ou PCR, vont devenir payants pour tout le monde. Quelles seront les exceptions ?

9:45
Gabriel Attal

Ce sera précisé par le ministère de la Santé, évidemment, en amont. Ce qu'on a dit... Si je suis cas contact ? Ce qu'on a indiqué, c'est qu'ils resteront pris en charge par la Sécurité sociale en cas de prescription médicale.

9:56
Présentateur

Donc ça veut dire que si je suis cas contact, si vous êtes malade, ce que je ne vous souhaite pas, que je suis votre cas contact, je dois d'abord aller voir mon médecin, prendre rendez-vous avant d'aller me faire dépister.

10:04
Gabriel Attal

C'est là, Marc Fauvel, où il y a un modus operandi qui va être précisé par le ministère de la Santé. Voilà, on peut imaginer qu'il y ait une forme... Ce n'est pas une annonce ici que je fais, mais on peut imaginer qu'il y ait une forme d'automatisme quand vous êtes déclaré cas contact par l'assurance maladie pour que vous puissiez avoir un test pris en charge. Mais il faut bien comprendre la logique de ça. Ce qui est visé, c'est les tests... Je n'aime pas trop employer le terme de test de confort, parce que ce n'est jamais très confortable de se faire tester, mais en tout cas, des tests qui sont un peu utilisés comme un vaccin de substitution.

C'est-à-dire des personnes qui ne veulent pas se faire vacciner, qui veulent continuer à accéder à un certain nombre d'activités et qui donc multiplient les tests. D'abord, c'est moins protecteur, le test. Ce n'est même pas protecteur du tout que le vaccin. Puis ensuite, ça coûte la sécurité sociale et donc c'est l'argent des Français. Et donc, c'est pour ça qu'on va mettre en place une prise en charge contrôlée. Ça coûtera combien ?

10:53
Présentateur

Ce sera le même tarif que pour les touristes qui se faisaient dépister cet été ? 29 et 49 euros, on ne sait pas encore.

10:58
Gabriel Attal

Ça doit être précisé. C'est vrai qu'on a mis en place les tests payants pour les étrangers au début de l'été et que c'est 29 euros le test antigénie, 49 euros le test PCR. Je ne sais pas vous dire si ce sera exactement la même chose, mais a priori, ce ne sera pas très éloigné.

11:11
Auditeur

Gabriel Attal, à partir du 30 septembre, le pass sanitaire sera aussi obligatoire pour les 12-17 ans qui veulent se rendre au cinéma, au restaurant ou dans les centres commerciaux. Pour ceux qui ne sont pas vaccinés, parce qu'il en reste encore, est-ce qu'ils devront eux aussi payer leurs tests

11:24
Gabriel Attal

dès la mi-octobre, les 12-17 ans ? Je vous ai dit, le principe des tests payants, c'est à partir de la mi-octobre. Après, il y a la manière dont les choses vont se mettre en place qui va être précisée. Ce qui est certain, c'est que d'abord, les tests sur prescription médicale, il faut voir comment est-ce qu'elle se fera, seront pris en charge par la sécurité sociale et que, évidemment, les tests qui sont faits pour les élèves dans un cadre scolaire resteront gratuits. On ne va pas faire des tests... Les tests pratiqués à l'école ne seront évidemment pas...

11:49
Auditeur

Mais un ado qui veut aller au cinéma avec ses copains et qui n'est pas vacciné devra aller se faire tester et donc, dans ces cas-là, on ne sait pas encore s'il devra payer.

11:56
Gabriel Attal

Le principe, c'est que les tests deviennent payants à partir de la mi-octobre. Voilà. Et notamment pour accéder à certaines activités. Moi, je veux quand même signaler qu'aujourd'hui, pour les 12-17 ans, on est, je crois, à deux tiers des jeunes qui ont reçu au moins une première injection. C'est beaucoup. Et je vais vous dire, c'est beaucoup plus que ce à quoi on s'attendait pour la rentrée. Quand on a ouvert la vaccination aux mineurs, on ne s'attendait pas à arriver à ce niveau-là de vaccination à la rentrée. Et donc, il faut le saluer. Voilà. C'est des jeunes, des familles qui ont fait ce choix-là en responsabilité.

Et je suis absolument persuadé que ça va se poursuivre, notamment parce qu'on met en place des dispositifs de vaccination dans les établissements scolaires ou aux abords des établissements scolaires.

12:29
Présentateur

La France vient de lancer la campagne de rappel pour la troisième dose de vaccin. Alors même que l'OMS, l'Organisation Mondiale de la Santé, nous dit réserver les doses aux pays les plus pauvres. Une troisième dose aujourd'hui, c'est comme donner un nouveau gilet de sauvetage à quelqu'un qui en a déjà un. C'est ce qu'a dit l'un des responsables de l'OMS. Est-ce qu'on est en train de faire quelque chose d'égoïste ?

12:50
Gabriel Attal

J'entends ce que dit l'un des responsables de l'OMS. On écoute aussi ce que nous disent nos agences sanitaires, notamment la Haute Autorité de Santé et les études scientifiques qui montrent qu'au bout d'un certain nombre de mois, l'immunité conférée par le vaccin semble diminuer. Et que l'enjeu, c'est évidemment de continuer à protéger au maximum ceux qui sont les plus fragiles, c'est-à-dire les plus âgés, qui sont les plus fragiles vis-à-vis de l'épidémie. Est-ce que ça veut dire que, dans le même temps, on ne met pas en place une politique précisément pour les pays en développement, les pays pauvres, leur fournir des vaccins ? Évidemment non, puisque c'est ce qu'on fait.

13:21
Présentateur

On leur donne tous nos vaccins AstraZeneca en ce moment, c'est ça ? Il n'y a plus un seul vaccin AstraZeneca qui est injecté en France.

13:29
Gabriel Attal

Mais pas uniquement, il n'y a pas que des vaccins AstraZeneca, vous avez d'autres types de vaccins aussi. Et le président de la République s'est engagé, je crois, d'ici à la fin de l'année, à avoir livré, je n'ai plus le chiffre exact, mais plusieurs dizaines de millions de vaccins aux pays en développement. On a commencé à le faire. En Tunisie, par exemple, j'ai le souvenir qu'au début de l'été, on a livré sur quelques jours un million de vaccins pour accompagner ces pays. C'est un enjeu, évidemment, de solidarité, mais c'est aussi un enjeu sanitaire.

Parce que la réalité, c'est que tant que l'épidémie et que le virus continuera à circuler, y compris dans des pays très éloignés de nous, il y aura le risque que le virus mute et que potentiellement, il y a un variant plus agressif, peut-être qui résiste aux vaccins, qui ensuite reviennent chez nous. Donc c'est aussi dans l'intérêt sanitaire des Français que de permettre à tous les pays du monde de s'équiper en vaccins.

14:11
Auditeur

Gabriel Attal, depuis hier, le président de la République, Emmanuel Macron, est à Marseille pendant trois jours. Il va égrener des annonces pour les écoles, les logements, les transports et la sécurité aussi. Il l'a fait hier. Hier, le président a donc dit on ne lâchera rien contre la drogue. Les consommateurs sont complices de faits. Il parle de qui ? Il parle de celui qui fume un joint occasionnellement ou alors il parle de la personne qui est dépendante à l'héroïne, à la cocaïne ?

14:35
Gabriel Attal

Ce qu'a dit le président de la République d'abord, c'est qu'on a fait ce choix-là, un choix politique et on s'en donne les moyens de pilonner les trafics dans notre pays et notamment à Marseille. Parce que ça occasionne des drames absolus avec des règlements de comptes. Parce que les trafics de drogue, c'est aussi ce qui finance toute une criminalité. et que l'enjeu, c'est donc de lutter contre ces trafics.

Donc on a déployé beaucoup de moyens avec des débuts de résultats à Marseille, plus 56% de saisies de drogue, une augmentation des saisies d'armes à feu à Marseille, plus 30% depuis le début de l'année, des interpellations, des verbalisations qui ont augmenté aussi et qu'il faut continuer. Et ce qu'il a dit ensuite, c'est qu'il ne faut pas avoir de naïveté. La drogue, c'est une chaîne. Et donc un consommateur, y compris dans un beau quartier où il n'y a pas d'enjeu de sécurité, où il n'y a pas de règlement de compte à cause des trafics, quand il achète de la drogue, il finance par définition, et de fait, pour reprendre ces termes, un trafic.

Et au bout de l'autre côté de la chaîne, il y a malheureusement ces situations dramatiques et très graves qu'on voit, notamment dans les quartiers d'énormes de Marseille.

15:33
Auditeur

Est-ce que ça veut dire que vous allez être beaucoup plus sévère ? Est-ce que vous allez augmenter cette amende qui est infligée aux consommateurs lorsqu'ils sont attrapés par la police ?

15:42
Gabriel Attal

Il n'est pas prévu, à ma connaissance, à ce stade, d'augmenter l'amende forfaitaire qui a été mise en place l'an dernier, il me semble. Mais ce qui est certain, c'est que ça veut dire qu'il faut continuer à agir. Il y a une campagne de communication qui a été lancée aussi sur le cannabis ces derniers jours dans les médias. Et évidemment, continuer à agir sur la question des trafics.

15:59
Auditeur

Tu peux y aller. Merci.

16:01
Présentateur

Emmanuel Macron a fait déjà plusieurs annonces hier. Création d'un nouveau commissariat à Marseille, 500 caméras de vidéosurveillance en plus, des policiers qui devaient arriver l'an prochain et l'année suivante vont finalement tous arriver l'an prochain. Mais à Marseille, on en a vu passer des ministres, des présidents, des premiers ministres annoncer ces dernières années des plans en disant cette fois, on a pris conscience de la situation ici. Pourquoi cette fois, ça devrait marcher ? D'abord, si on se dit ça et qu'on a une forme de fatalité, on ne fait plus rien. Parce que dans le même temps, il a eu un message un peu paradoxal. Emmanuel Macron, il a dit hier, l'argent ne fait pas tout.

Oui, c'est certain. Et c'est pour ça que sa visite qui se déroule sur plusieurs jours... Les caméras non plus, ça ne fait pas tout. 200 policiers en plus, ça ne fait pas tout.

16:42
Gabriel Attal

Évidemment, c'est une multitude d'enjeux à Marseille qu'il y a, vous savez. Vous avez dans certains quartiers un enclavement total avec une absence de mobilité, avec pas de tramway, pas de métro pour pouvoir se déplacer. Vous avez un habitat insalubre. On a vu le drame de la vie de la rue d'Aubagne. Vous avez des écoles qui sont parfois dans un état... Les tramways, les métros, l'habitat, il faut de l'argent. Oui, il faut de l'argent. Il faut aussi, et c'est le sens du propos du président de la République, que tout le monde travaille ensemble. Parce que la réalité, c'est que depuis des années, on a vu des élus des collectivités locales qui se renvoyaient la balle.

Le président de la République, il va droit au but pour les faire travailler ensemble et pour faire en sorte qu'on arrive à avancer en plus. Et pour les faire travailler ensemble et faire aboutir ces projets. Voilà, c'est un enjeu extrêmement fort. On a, depuis le début de ce quinquennat, une volonté sur tous ces sujets, la politique de la ville, la sécurité, les mobilités, d'avancer avec des investissements majeurs. On a aussi identifié des territoires où il y a des situations beaucoup plus difficiles. Marseille, vous avez certains quartiers qui sont parmi les plus pauvres d'Europe. Voilà, et donc ça nécessite, ça justifie un plan spécifique. Mais ce n'est pas nouveau, Gabriel Attal.

17:39
Auditeur

Vous entendez bien la critique de l'opposition, notamment Jean-Luc Mélenchon hier qui faisait partie des élus qui accueillaient le président. Il disait, voilà, on est bien conscients du calendrier du président de la République. On a huit mois d'une élection présidentielle. Il arrive avec ses millions. Il arrose tout le monde. Et en fin de compte, on sait que pas un euro va être versé d'ici deux, trois ans.

17:58
Gabriel Attal

Bon, est-ce que vous avez déjà entendu Jean-Luc Mélenchon tenir des propos constructifs sur l'action qui est menée par le gouvernement ? Et si j'en crois ce qu'il dit, si j'écoute ce qu'il dit, ça veut dire que si Jean-Luc Mélenchon était président de la République, il considérait qu'un an avant l'élection présidentielle, il faut s'arrêter d'agir, il ne faut plus rien faire. Bah écoutez, nous, ce n'est pas notre conception des choses, surtout dans un moment de crise comme on le connaît.

Ce que j'ai entendu aussi, c'est le maire de Marseille, Benoît Payan, qui n'est pas de la majorité, qui appartient à un parti de l'opposition, qui a dit, il faut une vision pour Marseille et le président de la République avec qui j'ai échangé, il a cette vision pour Marseille. Il a dit aussi, je reprends ces termes, c'est la première fois depuis 15 ans que des engagements sont tenus par un gouvernement en matière de sécurité et en matière de renforcement des effectifs, puisque les effectifs qu'on nous avait promis en plus sont arrivés. J'ai entendu la présidente de la métropole...

18:39
Présentateur

Il dit aussi qu'il demande 800 policiers et qu'au total, il y en aura 300.

18:41
Gabriel Attal

Oui, mais il a dit que sur les chiffres sur lesquels on s'est engagés...

18:44
Présentateur

C'est-à-dire après la fin de ce quinquennat-là. Donc il faudra que la promesse soit aussi tenue par celui ou celle qui sera à l'Élysée en mai prochain.

18:50
Gabriel Attal

Il a dit que sur les chiffres sur lesquels on s'était engagés depuis le début de ce quinquennat, on les avait tenus. J'ai entendu la présidente de la métropole, Mme Vassal, qui elle aussi est dans l'opposition, qui n'est pas du tout du même bord que M. Payan, qui est de droite, qui elle aussi a eu un discours très constructif. Donc moi, je veux bien que M. Mélenchon explique que ça ne sert à rien, etc. En même temps, je ne crois pas qu'il soit très présent à Marseille où il est élu. Il s'est rendu là parce qu'il y a le déplacement du président de la République. Ce qui est important, c'est de faire avec ceux qui ont envie de faire avec nous. Et c'est le cas de beaucoup d'élus sur place.

19:16
Présentateur

Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement. Il est 8h52. Le fil info avec Solène Cresson et on vous retrouve dans un instant.

19:23
Invité

La rentrée des classes débute aujourd'hui pour 12 millions d'élèves avec un protocole sanitaire jugé totalement insuffisant par la FCPE sur France Info. La fédération de parents d'élèves aurait préféré des ajustements en fonction des départements où le virus circule le plus. Au deuxième jour de sa visite à Marseille, Emmanuel Macron ira à l'hôpital de la Timone cet après-midi accompagné du ministre de la Santé, Olivier Véran. Le chef de l'État qui veut aussi faire de la sécurité à Marseille une priorité. Il prévoit 150 millions d'euros pour la construction d'un hôtel de police, 500 caméras de surveillance et l'arrivée en avance de policiers en renfort.

Les salariés de l'usine Stellantis de Poissy, ex-PSA, n'iront pas travailler aujourd'hui ni demain. Pénurie de semi-conducteurs. Elles continuent de faire tourner les usines françaises au ralenti. Renault, Toyota connaissent les mêmes difficultés. L'avortement devient quasiment interdit au Texas. Et même si Joe Biden a lui-même parlé d'une loi radicale, la Cour suprême, saisie en urgence, ne suspend pas la loi. Et puis deux mois après leur élimination à l'euro, l'équipe de France de foot n'a pas brillé face à la Bosnie. Match nul un partout pour les qualifications mondiales 2022. Ils affrontent l'Ukraine samedi à Kiev.

20:37
Présentateur

France Info. Le 8.30 France Info, Salia Brakia, Marc Fauvel.

20:44
Auditeur

Toujours avec Gabriel Attal, le porte-parole du gouvernement, Jean Castex, le Premier ministre, reçoit les partenaires sociaux cette semaine au menu la reprise économique, la réforme des retraites qui est toujours en suspens. Et cette question du pouvoir d'achat des Français avec la hausse de certains prix auxquels les Français, ils ne peuvent pas y échapper, échapper comme celle du gaz. Plus 8,7% depuis hier, plus 55% sur un an. Que peut faire le gouvernement ?

21:08
Gabriel Attal

D'abord, on a dit depuis le début de ce quinquennat que pour nous, le point central du pouvoir d'achat des Français, c'est le travail. C'est de faire en sorte que le plus de Français possible puissent trouver un emploi et vivre de leur travail et que travailler paye mieux. Un salarié au SMIC, aujourd'hui, il gagne 170 euros en net de plus par mois qu'au début du quinquennat parce qu'on a baissé les cotisations salariales, parce qu'on a augmenté la prime d'activité. Il ne paye plus de taxes d'habitation s'il payait la taxe d'habitation. Il a pu bénéficier de la prime Macron défiscalisée et donc là aussi d'un investissement de l'État pour qu'il puisse recevoir cette prime.

Je ne dis pas évidemment que tout est parfait et que tout a été fait, qu'on ne peut pas faire plus. Je dis qu'on a fait beaucoup, y compris pour ceux d'ailleurs qui ne peuvent pas travailler. La location adulte handicapé, le minimum vieillesse augmenté de 100 euros. C'est aussi un investissement massif. Ensuite, il y a ce qu'on peut faire face au prix de l'énergie qui effectivement peuvent augmenter. C'est un mouvement européen par ailleurs. Je crois que les autres pays autour de nous sont aussi confrontés. Qu'est-ce qu'on peut faire ? D'abord, on peut atténuer pour ceux qui ont le moins de moyens, les plus modestes, les plus précaires, la facture.

C'est ce qu'on fait notamment avec le chèque énergie qu'on a renforcé.

22:11
Présentateur

Est-ce qu'il est possible que vous augmentiez son montant ou le nombre de personnes à qui il est distribué ? Je crois que c'est 3 millions de personnes en France aujourd'hui. Il me semble qu'il a été augmenté cette année

22:18
Gabriel Attal

de 50 euros. Je crois que ça fait plus de 25%.

22:21
Présentateur

Là, la hausse du gaz elle est spectaculaire. On a augmenté

22:31
Gabriel Attal

le chèque énergie cette année, il me semble, de 50 euros. Je crois que ça correspond à 25% d'augmentation. C'est le premier point. Et le deuxième point, c'est qu'il faut aussi agir contre les problèmes structurels. Il faut aussi réduire la facture énergétique des Français de manière structurelle. Qu'est-ce qu'on fait ? Avec ma prime Rénov' qu'on développe dans le cadre du plan de relance, l'État prend en charge jusqu'à 20 000 euros pour les travaux de rénovation thermique des Français. Si vous avez un appartement, une maison, un pavillon qui est mal isolé, jusqu'à 20 000 euros de prise en charge par l'État de vos travaux. On interdit l'allocation des passoires thermiques dans 7 ans.

Ça, c'est dans la loi Climat et Résilience. C'est issu de la Convention citoyenne pour le climat. C'est dans 7 ans. Mais ça envoie aussi un signal dès maintenant pour que les propriétaires, les bailleurs, puissent faire les travaux nécessaires dans leur logement. C'est un sujet difficile. On va continuer à agir pour le pouvoir d'achat des Français. Il n'y aura pas de gestes

23:22
Présentateur

supplémentaires avant la fin du quinquennat sur le pouvoir d'achat des plus modestes ? Ce que je vous dis, c'est que je n'ai pas moi

23:25
Gabriel Attal

d'annonce supplémentaire à vous faire aujourd'hui. Maintenant, vous l'avez dit, le Premier ministre échange avec les partenaires sociaux et l'objectif, c'est de continuer à agir jusqu'au bout.

23:32
Présentateur

Un mot sur l'Afghanistan, Gabriel Attal. Est-ce qu'en ce moment, la France discute d'une façon ou d'une autre par un intermédiaire ou par un autre avec le régime des talibans ?

23:39
Gabriel Attal

On discute avec des talibans, bien sûr. Notamment à Doha, sous l'égide du Qatar qui permet ces discussions. Mais comme les États-Unis discutent avec eux, comme un certain nombre d'autres alliés... Mais ce n'est pas des légitimés que ce n'est pas

23:50
Auditeur

reconnaître le gouvernement en faisant ça ?

23:52
Gabriel Attal

Je pense qu'une discussion aujourd'hui, dans un contexte où vous avez encore des personnes que nous souhaitons évacuer et protéger qui sont en Afghanistan, c'est une nécessité. Ça ne veut évidemment pas dire une reconnaissance demain. Il n'y aura pas de bénéfice du doute pour les talibans. C'est une négociation

24:05
Présentateur

qui se fait au niveau des diplomates aujourd'hui à Doha, au Qatar, le Qatar qui est la base arrière des talibans, où il est question qu'un membre du gouvernement éventuellement aille discuter et serrer la main à ces personnes.

24:17
Gabriel Attal

Non, vous avez aujourd'hui des émissaires, des diplomates qui discutent. Et vous avez surtout un travail qui se fait au niveau international. Vous savez que sur notre initiative avec les Britanniques, le Conseil de sécurité des Nations Unies a adopté une résolution précisément pour permettre l'évacuation, la protection...

24:34
Présentateur

Mais qui ne reprend pas la proposition française de créer des safe zones, des zones sécurisées à Kaboul et ailleurs pour que les candidats à l'exil puissent se retrouver.

24:43
Gabriel Attal

Oui, mais qui dit qu'il faut sécuriser la zone aéroportuaire et il faut permettre l'évacuation de ceux qui veulent partir et qui doivent être protégés, y compris en travaillant avec les pays voisins, là aussi avec le Qatar. C'est un sujet très difficile, on continue à y travailler, il y a une mobilisation par le président de la République au niveau international. Encore ces derniers jours, il a pu en parler avec ses homologues en Irlande ou avec son homologue des Pays-Bas et on va continuer à avancer sur ce sujet-là.

25:03
Présentateur

D'un mot, le procès des attentats du 13 novembre débute la semaine prochaine, procès exceptionnel, évidemment, au vu de ce qui s'était passé à l'époque. Est-ce que la France va, dans les jours qui viennent, prendre des mesures de sécurité renforcées contre une éventuelle attaque terroriste pendant cette audience ?

25:18
Gabriel Attal

Ce que je vous dis, c'est qu'on a une vigilance absolue et permanente et que dès qu'on considère et dès que nos services qui font un travail remarquable et malheureusement, ça c'est le sujet par excellence sur lequel on ne peut pas tout dire pour des raisons de sécurité.

Mais je peux vous dire qu'il y a un travail remarquable qui est fait, que vous avez eu depuis le début de ce quinquennat une trentaine de projets d'attentats relativement aboutis qui ont été identifiés et qui ont été empêchés par nos services qui continuent à avoir ce travail et que dès lors qu'on considère que c'est nécessaire, on relève quand c'est nécessaire notre niveau vigipirate et on prend les mesures qui sont nécessaires. Évidemment qu'autour du procès des attentats, il peut y avoir des risques mais je peux vous dire que nos services sont totalement mobilisés pour les prévenir.

25:56
Présentateur

Merci Gabriel Attal, porte-parole du gouvernement et bonne journée à vous. Merci beaucoup.