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Podcast / conversationUnion Populaire Républicaine· 25 décembre 2017 93 minContradictoireActualité / polémiqueEurope & internationalAgriculture & alimentationÉconomie & entreprisesImmigration & asile

Inédit : François Asselineau invité sur RVL en mars 2007, avant la création de l'UPR

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 25 %Attaque 59 %Défensif 15 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 87 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:13OuverteRéponse directe

    Mais qui gouverne la France ?

  • 1:25OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette question « Qui gouverne la France » ?

  • 3:04RelanceRéponse directe

    Enfin, juste pour vous arrêter deux secondes sur ça, nous avions sur Radio Vraiment Libre dernièrement Florence Autret qui nous disait « Oui, mais bon, ces 80%, c'est quand même essentiellement de la réglementation économique. Il n'y a pas grand-chose qui concerne le terrain plus social, plus politique. »

  • 3:55ComplaisanteRéponse directe

    Mais rappelez-vous que cette opposition à la guerre en Irak a été faite contre une très large majorité de nos partenaires européens.

  • 5:33RelanceRéponse directe

    Donc qu'est-ce qui fait qu'aujourd'hui, l'Europe véritablement intervient sur la politique intérieure ?

  • 7:19RelanceRéponse partielle

    Vous voulez dire qu'ils mentent effrontément ? Ils ne sont pas capables de tenir les mesures proposées ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:59Invité politiqueFait
    « le pouvoir n'est pas ou n'est plus là où les gens croient qu'il est. En réalité, la plupart des décisions qui sont prises le sont sous contrainte, et notamment viennent de Bruxelles et de la Commission européenne. »
  • 2:27Invité politiqueChiffre
    « Jacques Delors, qui était à l'époque président de la Commission européenne, avait fait la prédiction que, bientôt, aux alentours de l'année 2000, 80% des lois et des règlements seraient d'origine communautaire. »
  • 4:20Invité politiqueFait
    « le président de la République française a violé la lettre et l'esprit du traité de Maastricht dans ce que l'on appelle le deuxième pilier, la politique étrangère et de sécurité commune, puisque le traité de Maastricht prévoit que les pays, les États membres de l'Union européenne, qui sont également membres du Conseil de sécurité des Nations unies, et c'est une longue périphrase pour désigner la Grande-Bretagne et la France, que ces pays doivent s'abstenir d'avoir des positions différentes de la majorité des États membres. »
  • 10:14Invité politiqueChiffre
    « 600 000 euros sur l'argent des contribuables parisiens pour promouvoir le passage à l'euro. »
  • 10:50Invité politiqueFait
    « l'euro serait une catastrophe économique, ce qui d'ailleurs est le cas. On peut le mesurer maintenant, cinq ans après. »
  • 23:14Invité politiqueFait
    « la commission européenne a décidé de supprimer, d'accorder à la Chine la suppression de tous les quotas textiles. »
  • 23:37Invité politiqueFait
    « Si la France avait été présente à l'Organisation mondiale du commerce, elle aurait pu s'y opposer parce que les décisions ne sont pas prises au vote. C'est ce qu'on appelle le système du consensus. »
  • 23:49Invité politiqueFait
    « les Portugais, les Espagnols, les Italiens, mais aussi les Marocains ou les Tunisiens parce qu'on est en train actuellement non seulement de détruire l'industrie textile française, on est aussi en train de détruire l'industrie textile naissante qui existait dans les pays du Maghreb. »
  • 26:53Invité politiqueFait
    « les Anglais ou les Scandinaves ou les Allemands vont nous tailler des croupiers. »
  • 31:23Invité politiqueChiffre
    « 7 milliards d'euros, ça fait à peu près 3 fois le budget de toute la diplomatie française. »
  • 31:32Invité politiqueChiffre
    « 7 milliards d'euros, c'est peut-être, en gros, on peut dire l'équivalent peut-être de 70 ou 80 000 logements sociaux. »
  • 35:14Invité politiqueFait
    « de chasser la France de ces terres de prédilection de Mésopotamie où depuis les années 30, la compagnie française du pétrole était présente. »
  • 39:39Invité politiqueChiffre
    « nous donnons 200 fois plus par personne à chaque Polonais ou à chaque Léton qu'à chaque Marocain. »
  • 39:50Invité politiqueChiffre
    « On donne 95 fois plus à chaque Chypriote qu'à chaque Tunisien. »
  • 45:05Invité politiqueFait
    « en France, désormais, les agriculteurs vont avoir des revenus qui leur sont payés comme des fonctionnaires. »
  • 46:05Invité politiqueChiffre
    « En France, en 1962, on devait avoir encore plus de 2 millions d'agriculteurs. »
  • 46:11Invité politiqueChiffre
    « Actuellement, on est tombé à 400 000. »
  • 54:04Invité politiqueChiffre
    « plus de 90% des jouets vendus en Europe et en France viennent de Chine »
  • 1:00:50Invité politiqueChiffre
    « le gouvernement espagnol de M. Zapatero a régularisé 600 000 Marocains »
  • 1:07:50Invité politiqueFait
    « les États-Unis, et notamment la CIA, ont subventionné le mouvement européen »
  • 1:09:16Invité politiqueFait
    « la méthode Monnet n'est pas une méthode Monnet, c'est une méthode américaine qui a été mise au point par les États-Unis dès le début du XIXe siècle »
  • 1:14:33Invité politiqueFait
    « François Mitterrand, c'est quand même un type qui a été président de la République pendant 14 ans. »
  • 1:15:18Invité politiqueFait
    « Les Français sont en guerre, mais ils ne le savent pas. C'est une guerre sans mort, une guerre invisible, une guerre sans mort apparemment, mais une guerre à mort. »
  • 1:15:35Invité politiqueFait
    « Ça doit être en quelque chose comme 1996 ou 1997. »
  • 1:18:36Invité politiqueFait
    « Mme Royal, elle a été lancée par une agence de publicité qui s'appelle Ogilvy. »
  • 1:19:00Invité politiqueFait
    « Ogilvy est une grande agence de publicité qui appartient à un très grand groupe américain qui s'appelle le groupe WPP qui est présidé par la personne qui dirige le groupe WPP. »
  • 1:19:29Invité politiqueFait
    « WPP possède de très grandes entreprises dites de lobbying qui sont en fait des grandes agences de désinformation. J'ai nommé Hill and Nolton et Burson Marsteller. »
  • 1:20:18Invité politiqueFait
    « Certains pensent que WPP ayant à sa tête l'ancien chef adjoint du cabinet de Clinton, ça serait un peu le Parti démocrate. »
  • 1:20:25Invité politiqueFait
    « Nicolas Sarkozy serait le candidat officieux du Parti républicain américain. »
  • 1:20:31Invité politiqueFait
    « Mme Royal serait la candidate officieuse ou préférée du Parti démocrate. »
  • 1:29:41Invité politiqueFait
    « La France est la cinquième puissance économique mondiale. »
  • 1:31:38Invité politiqueFait
    « Le vrai clivage, il n'est plus le clivage droite-gauche. Il est le clivage entre les partisans de la vassalisation atlantiste qui s'appelle construction européenne, mais qui n'est en fait que de faire de la France une colonie américaine, et d'un autre côté, ceux qui sont fidèles à 2000 ans d'histoire de France. »

Temps de parole

  • François Asselineau78 %
  • Invité9 %
  • Présentateur6 %
  • ?6 %

≈ 34,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Bienvenue

0:01
Présentateur

sur RVL.

0:03
Locuteur

Aujourd

0:03
Présentateur

'hui, nous sommes au bar de l'Hôtel Ampère, en compagnie de François Asselineau. François Asselineau qui nous pose cette question aussi étrange que saugrenue à la veille des élections présidentielles, mais qui gouverne la France ? Du moins, c'est le titre des conférences qu'il donne depuis maintenant plusieurs mois à travers notre beau pays du nord au sud de l'est à l'ouest. Bref, si je vous dis que François Asselineau est né la même année que la communauté européenne, si je vous dis que François Asselineau est énarque, ancien élève d'HEC, inspecteur général des finances.

Cerise sur le gâteau, si je vous dis que François Asselineau a travaillé au plus haut niveau de l'État, dans les cabinets ministériels des gouvernements de Balladur, Juppé. Bref, si je vous dis tout ça, vous devriez vous dire, chers auditeurs, tiens, encore un technocrate, européiste, ouïouiste et sarkoziste.

0:49
Locuteur

Eh

0:49
Présentateur

bien patatras, François Asselineau n'est rien de tout ça.

0:52
Locuteur

Dans

0:53
Présentateur

les adjectifs qui se terminent par «iste », François Asselineau serait plutôt anti-sarkoziste, anti-européiste, et surtout gaulliste, tendance souverainiste. Alors, finalement, pourquoi cette question gouverne la France, quand l'actualité, justement, en France, c'est la course à la présidence

1:07
Locuteur

?

1:08
Présentateur

Très en forme, on retrouve le petit Nicolas, casac bleu, toque blanche, talonné de près par la souriante Ségolène, casac rose, toque bleu. Ségolène sur le point de se faire doubler, d'ailleurs, par le frisottant François, casac orange, toque, aux couleurs multicolores, disons. Bref, l'actu, c'est le PMU, le PMU électoral. Alors, François Asselineau, pourquoi cette question ? Pourquoi cette question « Qui gouverne la France »

1:29
Locuteur

? Ah,

1:31
François Asselineau

écoutez, merci d'abord de me donner la parole, et merci à vos auditeurs de bien vouloir m'écouter.

1:37
Locuteur

«

1:37
François Asselineau

Qui gouverne la France », c'est une question que je crois utile de poser. Pourquoi ? Parce que, comme vous venez de le rappeler, j'ai travaillé pendant plusieurs années au plus haut niveau de l'État, c'est-à-dire dans des cabinets ministériels,

1:51
Locuteur

et

1:52
François Asselineau

j'ai pu m'apercevoir qu'en réalité, le pouvoir n'est pas ou n'est plus là où les gens croient qu'il est.

1:59
Locuteur

En

1:59
François Asselineau

réalité, la plupart des décisions qui sont prises le sont sous contrainte, et notamment viennent de Bruxelles et de la Commission européenne. Ça n'est d'ailleurs pas

2:13
Locuteur

quelque

2:14
François Asselineau

chose de très original que je dis.

2:17
Locuteur

Je

2:17
François Asselineau

vous rappelle qu'en 1985, Jacques Delors, qui était à l'époque président de la Commission européenne, avait fait

2:24
Locuteur

la

2:25
François Asselineau

prédiction

2:26
Locuteur

que,

2:27
François Asselineau

bientôt, aux alentours de l'année 2000, 80% des lois et des règlements seraient d'origine communautaire.

2:34
Locuteur

Eh

2:35
François Asselineau

bien, on y est. Nous y sommes.

2:38
Locuteur

Voilà.

2:38
François Asselineau

On y est. La seule chose qui est nouvelle, c'est que moi, j'en tire des conclusions opérationnelles. Je tiens... C'est-à-dire ? C'est-à-dire que je tiens à avertir mes concitoyens

2:52
Locuteur

du

2:53
François Asselineau

fait que c'est important.

2:56
Locuteur

Si

2:56
François Asselineau

80% des lois et des règlements sont prises ailleurs, ça veut dire qu'il va falloir s'intéresser à qui

3:02
Présentateur

les prend. Ça, c'est vrai. Enfin, juste pour vous arrêter deux secondes sur ça, nous avions sur Radio Vraiment Libre dernièrement Florence Autret qui nous disait « Oui, mais bon, ces 80%, c'est quand même essentiellement de la réglementation économique.

3:15
Locuteur

Il

3:16
Présentateur

n

3:16
Locuteur

'y a

3:16
Présentateur

pas grand-chose qui concerne le terrain plus social, plus politique.

3:22
Locuteur

Je vous ai des exemples. » Écoutez, moi,

3:24
François Asselineau

j'entre tout à fait en contradiction avec ce qu'a dit cette personne. Quel que soit le domaine d'activité,

3:34
Locuteur

on

3:34
François Asselineau

retrouve les contraintes européennes. Parlons par exemple en matière de politique étrangère. Bon. Le président de la République, Jacques Chirac, qui a annoncé qu'il ne se représenterait plus, il a un bilan qui est assez mince. C'était hier soir.

3:50
Locuteur

Il

3:50
François Asselineau

a un bilan qui est assez mince pour ses 12 ans de pontificats. Mais une des choses que l'histoire retiendra, c'est son opposition à la guerre en Irak. Mais rappelez-vous que cette opposition à la guerre en Irak a été faite contre une très large majorité de nos partenaires européens.

4:11
Locuteur

Mais

4:11
François Asselineau

ce que l'on n'a pas suffisamment dit, c'est qu'en agissant comme il a agi, le président de la République française a violé la lettre et l'esprit

4:19
Locuteur

du

4:20
François Asselineau

traité de Maastricht

4:22
Locuteur

dans

4:22
François Asselineau

ce que l'on appelle le deuxième pilier, la politique étrangère et de sécurité commune, puisque le traité de Maastricht prévoit

4:28
Locuteur

que

4:28
François Asselineau

les pays,

4:29
Locuteur

les

4:30
François Asselineau

États membres de l'Union européenne, qui sont également membres du Conseil de sécurité des Nations unies, et c'est une longue périphrase pour désigner la Grande-Bretagne et la France, que ces pays doivent s'abstenir d'avoir des positions différentes de la majorité des États membres. Pourtant,

4:44
Locuteur

Jacques

4:45
François Asselineau

Chirac et Dominique de Villepin, ils ont d'ailleurs eu raison de le faire. Ils se sont complètement assis

4:50
Locuteur

sur

4:51
François Asselineau

ces dispositions. Ils ont violé le traité de Maastricht pour faire respecter, d'une certaine façon, l'image et l'audience de la France ainsi que le droit international. C'est pour ça qu'on ne peut pas du tout limiter, comme certains européistes voudraient nous le faire croire, les questions européennes à une espèce de sphère un petit peu compliquée auquel personne ne comprendrait rien qui serait éminemment technique. Et ce que je viens de dire là pour les questions internationales, je peux le dire également sur beaucoup d'autres sujets. Par exemple,

5:24
Locuteur

sur l'immigration...

5:25
Présentateur

Là, on s'aperçoit quand même que Jacques Chirac et De Villepin ont tenu tête, on va dire, sont allés à l'encontre du traité. Donc qu

5:33
Locuteur

'est

5:33
Présentateur

-ce qui fait qu'aujourd'hui, l'Europe véritablement intervient sur la politique intérieure

5:38
Locuteur

?

5:38
François Asselineau

Écoutez, d'abord, premièrement, reprenons cet exemple. Sur l'affaire de l'Irak, la preuve qu'ont administré Dominique De Villepin et Jacques Chirac, c'est au passage que un État mesure son influence pas uniquement en fonction du nombre de sa population et de son produit intérieur brut. C'est également l'audience de cette voix dans le concert des nations. Bon. Quand M. Chirac et M.

De Villepin ont pris la position qu'ils ont prise, il faut savoir que dans l'espace de 48 heures qui ont suivi, on a vu se précipiter dans toutes les alliances françaises de Rio de Janeiro jusqu'à Moscou et de Pékin à Mexico en passant par Johannesburg, on a vu se précipiter des étudiants qui voulaient apprendre le français. Pourquoi ? Parce que la voix de la France entrait en résonance avec ce que pensait une très grande partie de l'opinion publique mondiale. Bon. Donc ça, c'est pour ceux qui pensent que la voix de la France serait trop petite, que nous serions trop faibles.

Vous vous rappelez, c'est cette fameuse pensée qu'on attribuait à Staline qui pensait que le Vatican, combien de divisions ? Mais non. La voix du Vatican, en 1940, portait bien davantage que le nombre des divisions qu'il n'avait pas.

6:51
Locuteur

Alors

6:52
François Asselineau

maintenant, en matière de politique intérieure, mais dans tous les domaines de la politique intérieure,

6:58
Locuteur

nous

6:59
François Asselineau

avons des contraintes européennes que les grands candidats, d'ailleurs que tous les candidats pour être exact, tous les candidats à la présidence de la République, s'ingénie à cacher aux Français

7:11
Locuteur

qu

7:12
François Asselineau

'ils n'ont pas les pouvoirs

7:14
Locuteur

de

7:15
François Asselineau

prendre les mesures qu'ils proposent dans leur programme.

7:18
Locuteur

Donc

7:19
Présentateur

vous voulez dire qu'ils mentent effrontément ? Ils ne

7:21
Locuteur

sont

7:21
Présentateur

pas capables de tenir les mesures proposées ?

7:23
François Asselineau

Je ne

7:24
Locuteur

sais

7:24
François Asselineau

pas si on peut parler d'un mensonge effronté.

7:27
Locuteur

Je

7:28
François Asselineau

dirais qu'il y a une espèce de façon un peu schizophrénique de la classe politique française de tenir des discours.

7:35
Locuteur

On

7:36
François Asselineau

a des hommes et des femmes politiques. Lorsqu'il est question, par exemple, de l'Europe, au moment des questions européennes ou au moment du référendum, alors toute la classe politique parle de l'Europe comme si c'était la chose la plus importante qui soit.

7:49
Locuteur

Et

7:50
François Asselineau

puis, en dehors de ces périodes-là, on ne parle plus jamais de l'Europe comme si ça n'existait pas.

7:57
Locuteur

De

7:57
François Asselineau

telle sorte que nous avons affaire... J'ai regardé assez précisément les programmes proposés par la plupart des candidats aux présidentielles. Mais de façon tout à fait étonnante, ils relèguent la question européenne dans le meilleur des cas comme un sujet parmi d'autres. Même parmi des gens qui sont classés comme souverainistes, je pense à Philippe de Villiers, il a fait 100 propositions. Les questions européennes, c'est la 92e et la 93e.

8:27
Locuteur

Et

8:28
François Asselineau

de la même façon, pour

8:30
Locuteur

Mme

8:31
François Asselineau

Royale ou pour Nicolas Sarkozy, la question européenne est traitée comme un sujet, par exemple, entre les questions économiques, les questions internationales.

8:42
Locuteur

Pour

8:42
Invité

mettre les choses au clair, il y a quand même des gens qui ont fait la campagne pour le non au dernier référendum et l'argument, c'était quand même de dire qu

8:50
Locuteur

'on

8:50
Invité

est pro-européen mais qu

8:51
Locuteur

'on

8:51
Invité

ne veut pas de cette Europe-là. Vous, vous ne voulez pas d'Europe du tout, j

8:54
Locuteur

'ai

8:54
Invité

l'impression.

8:56
Locuteur

Soyons clairs.

8:57
François Asselineau

Oui, soyons clairs, vous avez raison. Vous avez raison, ce dont souffre, moi, mon diagnostic. Vous savez, j'ai été, comme vous l'avez gentiment rappelé tout à l'heure, j'ai fait plusieurs années en cabinet ministère. Ensuite, j'ai été élu, je suis élu du peuple, je suis élu conseiller de Paris. J'ai également parcouru la France du nord au sud et de l'est à

9:16
Locuteur

l'ouest. Vous n'y allez plus au

9:17
Invité

conseil de Paris.

9:18
François Asselineau

Comme vous me l'avez dit tout à l'heure. Qu'est-ce que j'ai constaté ? J'ai constaté que les Français, en fait, ne comprennent pas la question européenne.

9:30
Invité

Excusez-moi, je viens de vous dire, il paraît que vous avez sanctionné le conseil de Paris en n'y allant plus parce que

9:34
Locuteur

vous

9:35
Invité

n'aviez pas assez de temps de parole. On m

9:37
Locuteur

'a

9:37
Invité

fait comprendre ça, moi, avec quelqu'un qui travaille à Paris.

9:39
François Asselineau

C'est vrai que j'y vais très peu, mais parce que je suis en non-inscrit.

9:43
Locuteur

D

9:43
François Asselineau

'abord, je vais quand même à toutes les réunions du conseil de Paris. Je suis en non-inscrit et je vais vous raconter une anecdote puisque vous m'entraînez sur ce sujet.

9:51
Locuteur

Non, mais

9:52
Invité

on ouvre la parenthèse, on la ferme très rapidement.

9:55
François Asselineau

Il y a au moment de l'introduction de l'euro, j'avais obtenu trois minutes pour m'opposer, enfin, j'avais demandé la parole pour m'opposer à une délibération proposée par la mairie, par la municipalité de dégager, je ne sais plus combien c'était, mais c'était une somme relativement importante, quand même, peut-être 600 000 euros sur l'argent des contribuables parisiens pour promouvoir le passage à l'euro.

10:20
Locuteur

Et

10:20
François Asselineau

j'avais donc demandé la parole pour faire valoir que c'était complètement, une dépense complètement superfétatoire puisqu'il n'était déjà question que de ça partout. Bon, comme disent les Chinois, ils ont un proverbe pour parler de ça, ils disent que

10:32
Locuteur

c

10:32
François Asselineau

'est faire une irrigation en période de crues. Bon, j'ai pensé que c'était une dépense complètement farfelue et j'en ai profité en l'espace de trois minutes pour dire ce que je pensais de l'euro. C'était en 2002 et je pensais, je développais des idées comme quoi l'euro serait une catastrophe économique, ce qui d'ailleurs est le cas. On peut le mesurer maintenant, cinq ans après. Eh bien, croyez-moi ou ne me croyez pas, mais il m'a été pratiquement impossible d'arriver jusqu'au bout de mon propos. Je

11:02
Locuteur

parlais trois minutes,

11:03
François Asselineau

sans arrêt, j'ai été coupé par tous ces grands démocrates qui se trouvaient à l'UMP, à l'UDF, au Parti Socialiste, sur toutes les travées. Il n

11:14
Locuteur

'y

11:14
François Asselineau

avait que, à la limite, que les communistes et puis les chevénementistes qui n'ont pas fait de tohu-bohu ont m'a empêché de parler. Voilà. La vraie question qui se pose, c'est qu'en France, on a l'impression, pour rebondir sur votre question préalable, on a l'impression qu'en France, il est interdit d'être contre la construction européenne. On est forcément pour...

11:34
Invité

Attendez, on vient de fermer la parenthèse sur le Conseil de Paris. J'ai posé la question clairement, j'aimerais bien que vous y répondiez aussi clairement. Vous êtes contre l'Europe, contre une construction européenne et contre n'importe quelle autre Europe. Oui, je

11:48
François Asselineau

suis absolument...

11:50
Locuteur

Vous êtes

11:50
Invité

nationaliste, vous êtes patriote, comment vous vous définissez ?

11:54
François Asselineau

Non, je ne suis... Charles de Gaulle, que j'aime à citer souvent, disait nous ne sommes pas des nationalistes, nous sommes des nationaux. Les nationalistes sont des gens qui utilisent leur nation contre les autres. Ce n'est pas du tout mon propos.

12:08
Locuteur

Je

12:08
François Asselineau

voudrais dire un certain nombre de choses que personne, semble-t-il, n'a le droit de dire en France. La première chose, c'est que la France est un pays extrêmement ouvert sur le monde.

12:20
Locuteur

Et

12:20
François Asselineau

il est très bien qu'il en soit ainsi.

12:22
Locuteur

La

12:22
François Asselineau

France, elle a des relations internationales avec 195 États dans le monde.

12:28
Locuteur

Nous

12:29
François Asselineau

sommes partie prenante à des dizaines, des centaines de traités internationaux. Nous sommes à l'ONU, nous sommes à l'Organisation mondiale de la santé, à l'Organisation internationale du travail, nous sommes aux traités de l'Antarctique, nous sommes aux traités sur le droit de la mer, etc. À l'UNESCO,

12:47
Locuteur

on

12:47
François Asselineau

est dans un très grand nombre de traités internationaux.

12:51
Locuteur

En matière

12:52
François Asselineau

européenne, nous sommes au Conseil de l'Europe qui réunit tous les pays du continent européen, y compris l'Islande, la Norvège ou la Turquie d'ailleurs. En d'autres termes, quand les gens veulent faire croire que si vous êtes contre la construction européenne, c'est que vous voudriez refermer la France sur elle-même, qu'elle devienne une espèce de royaume ermite comme la Corée du Nord, eh bien je dis que ces gens qui disent cela mentent. Parce que si nous quittions demain, comme je le propose, la construction européenne, si nous dénonçons les traités de Rome, Maastricht, Amsterdam et Nice, mais ma foi, tous les autres traités seront encore valables.

La France ne se refermera nullement sur elle-même. Qu

13:38
Locuteur

'est-ce qu

13:38
Présentateur

'on a et gagner ? Parce qu'on n'a toujours pas répondu à cette question et c'est d'ailleurs la question de votre conférence, c'est qui gouverne la France ? Donc qu

13:43
Locuteur

'est

13:43
Présentateur

-ce qu'on a finalement à gagner, à quitter l'Europe ? Je ne

13:46
Locuteur

suis

13:46
Présentateur

pas sûr que ce soit vraiment très clair. D'abord... Quel est votre propos ? Qui

13:51
François Asselineau

gouverne la France ? qui gouverne la France

13:52
Locuteur

?

13:53
François Asselineau

On a mis dans la tête des Français,

13:56
Locuteur

on

13:57
François Asselineau

a mis dans la tête des Français que la France était désormais devenue trop petite pour pouvoir décider de son propre destin.

14:06
Locuteur

On

14:06
François Asselineau

a mis dans la tête des Français que nous devions absolument fusionner avec, on ne sait plus très bien, maintenant nous sommes 27, donc avec 26 autres États, en attendant la suite, en attendant la Turquie, la Croatie, on nous a mis ça dans la tête en disant que c'était obligatoire, que c'était une loi de l'histoire.

14:24
Locuteur

Il

14:24
Invité

n'y avait pas le

14:25
François Asselineau

choix. Il n

14:25
Locuteur

'y

14:25
François Asselineau

avait pas le choix. Moi,

14:28
Locuteur

je

14:28
François Asselineau

suis comme Saint Thomas. Je regarde autour de moi. J'ai voyagé dans 85 pays du monde.

14:35
Locuteur

J

14:35
François Asselineau

'ai d'ailleurs une belle-sœur britannique et une autre belle-sœur qui est d'origine indienne. J'aime passionnément me rendre à l'étranger. Je regarde ce qui se passe ailleurs. Eh bien, je peux vous assurer de quelque chose. C'est que cette idée selon laquelle nous devons fusionner avec les 25 pays à l'entour, ça n'existe qu'en France et qu'en Europe occidentale.

14:58
Locuteur

Ça

14:58
François Asselineau

n'existe nulle part ailleurs au monde. Il y a peut-être des raisons aussi.

15:03
Locuteur

Mais

15:03
François Asselineau

quelles raisons ? On peut en parler tout à l'heure. Mais je voudrais terminer là-dessus. Si vous allez à l'île Maurice, 1

15:10
Locuteur

,8 millions d'habits.

15:11
Invité

Le

15:12
Locuteur

fait

15:12
Invité

d'être entre les États-Unis et la Chine et l'Inde, etc., c'est quand même en termes de population et en termes de secteur d'activité économique, vous ne pouvez pas dire qu'il n

15:24
Locuteur

'y a

15:24
Invité

pas de raison un tant soit peu objective à la construction européenne pour rester dans le marché.

15:28
François Asselineau

Mais écoutez, ça c'est vous qui le dites. Non, non, je répète bêtement ce que j'ai dit. Oui. C'est le contraire qui est vrai.

15:36
Locuteur

On

15:37
François Asselineau

veut faire croire encore une fois que si on sortait de l'Europe, on serait isolé. Mais c'est totalement faux. Prenons des exemples sur un certain nombre de sujets internationaux sur les sujets économiques. Bon. Renault.

15:53
Locuteur

L

15:54
François Asselineau

'entreprise française Renault.

15:55
Locuteur

Est

15:56
François Asselineau

-ce qu'elle a fusionné avec l'entreprise allemande d'automobiles Daimler-Benz ? La réponse est non. Renault a racheté le japonais Nissan pendant que Daimler-Benz se rapprochait de l'américain Chrysler et du japonais Toyota. Ce que je viens de dire là, on le retrouve dans tous les domaines. Sur l'Airbus, dont on dit volontiers que c'est une oeuvre européenne, on joue sur les mots. Vous savez que dans l'Airbus A380, par exemple, la part américaine est de 35% pour les appareils qui sont équipés de moteurs Pratt & Whitney.

16:29
Locuteur

On

16:29
Invité

ne

16:29
Locuteur

va

16:29
Invité

pas trop rentrer dans la technique parce que c'est compliqué.

16:33
Locuteur

C'est un peu

16:33
Invité

compliqué.

16:34
Locuteur

Mais

16:34
Invité

alors... 35%, moi, ça ne me dit rien.

16:37
François Asselineau

Prenons un exemple. Dans l'Airbus, les Britanniques viennent de quitter le consortium Airbus. En revanche, dans l'Airbus A380, les Américains sont extrêmement présents, mais aussi 10 entreprises japonaises, 2 entreprises australiennes, 1 entreprise canadienne, 1 entreprise malaisienne, etc. 0 entreprise slovéne, 0 entreprise

16:59
Locuteur

finlandaise.

17:00
Invité

Charlie Hebdo a titré dernièrement sur Airbus « Cash ou crash ?

17:03
Locuteur

»

17:03
Invité

Votre avis là-dessus ?

17:04
François Asselineau

Oui, ça, ce sont les jeux de mots de Charlie

17:09
Locuteur

Hebdo que je lui laisse.

17:10
François Asselineau

Le canard enchaîné, pardon. Ah, c'était le canard enchaîné. Bon, ça fait partie des jeux de mots, mais ce n

17:16
Locuteur

'est

17:16
François Asselineau

pas ça qui est important, à mon avis. Ce qui est important, c'est que Airbus, c'est une coopération internationale.

17:24
Locuteur

Qui dit la

17:25
François Asselineau

noyote

17:25
Locuteur

?

17:27
François Asselineau

Actuellement, Airbus a des soucis à se faire vis-à-vis des Américains. Une des raisons essentielles étant d'ailleurs le taux de change de l'euro qui... Parce que quand même, lorsqu'Airbus a dépassé Boeing,

17:38
Locuteur

c

17:38
François Asselineau

'est lorsque l'euro valait 0,80 $. Maintenant qu'un euro vaut 1,30 $, c'est quand même évidemment une perte de compétitivité, même si les dirigeants de ADS ont fait des couvertures de change, même s'ils essaient de répercuter le risque de change sur les sous-traitants à l'intérieur de l'Europe, ce qui est quand même un comble puisqu'ils payent leurs sous-traitants en Europe en dollars. Il n'en demeure pas moins que le taux de change de l'euro pénalise très gravement Airbus.

18:03
Invité

Je vous propose qu'on sorte d'Airbus parce que je pense qu'il faudrait une émission entière pour expliquer Airbus. Patrick,

18:09
Locuteur

je

18:09
Invité

te laisse reprendre.

18:09
Locuteur

Oui, parce qu

18:10
Présentateur

'on comprend à la limite qu'on ne perdrait pas, quand on vous écoute,

18:15
Locuteur

qu

18:15
Présentateur

'on ne perdrait pas grand-chose en France à sortir des traités européens. Moi, j'aimerais vraiment répondre à cette question. qu'est-ce qu'on a à y gagner finalement à en sortir ?

18:24
François Asselineau

Écoutez,

18:24
Présentateur

si par exemple nous sortons

18:25
Locuteur

des traités... Pourquoi l'Europe aujourd'hui n'a pas de problème ? Qu'est-ce

18:28
Présentateur

qu'elle cause comme problème en France ? Est-ce qu'on perd notre indépendance ?

18:32
Locuteur

Bien

18:32
François Asselineau

sûr. Par exemple, au moment de la Constitution européenne, un grand débat est né au milieu du peuple français qui était la directive Volkestein. Cette directive Volkestein qui prévoit la libre installation pour tous les métiers de service.

18:48
Locuteur

Bon,

18:48
François Asselineau

ça veut dire qu'à terme, non seulement des plombiers polonais comme on en a beaucoup parlé, mais aussi des avocats roumains, des notaires hongrois viennent s'installer en France et peuvent être payés aux tarifs de leur pays d'origine. Bon.

19:03
Locuteur

Les

19:03
François Asselineau

Français se sont mis vent debout contre cette directive. Ce qu'il faut savoir, c'est que cette directive n'est jamais que l'application au secteur des services du traité de Rome et que donc, il faut être cohérent.

19:17
Locuteur

Non,

19:17
François Asselineau

ça n'avait rien à voir avec la Constitution européenne, mais ça avait tout à voir avec le traité de Rome.

19:22
Locuteur

La

19:22
François Asselineau

question qui se pose, c'est que cette construction européenne nous vole. Dans tous les domaines de l'activité, notre droit a décidé souverainement des politiques que souhaitent les Français.

19:34
Locuteur

On

19:34
François Asselineau

parlait, on a abordé tout à l'heure l'OMC. Eh bien, la France n'est pas à l'OMC. Enfin, elle en est membre, bien entendu.

19:41
Locuteur

Pascal Lamy est

19:42
Invité

français, il me semble,

19:43
Locuteur

non

19:43
Invité

?

19:43
François Asselineau

Oui, Pascal Lamy a été, il est le directeur général actuel de l'OMC, mais il est dans des fonctions de fonctionnaire international.

19:51
Locuteur

Donc, il ne défend pas... C'est

19:51
Invité

vous qui dites à propos de Pascal Lamy qu'il serait proche de

19:54
Locuteur

services

19:56
Invité

secrets américains ou je confonds

19:57
Locuteur

?

19:58
François Asselineau

Non, moi, je n

19:59
Locuteur

'ai

19:59
François Asselineau

pas dit ça.

19:59
Locuteur

D'accord, bon,

20:00
Invité

on passe.

20:01
François Asselineau

Non, non, je n'ai pas dit ça, mais je dirais simplement qu'il fait partie de ces fonctionnaires internationaux qui ont une vision un petit peu, comment dirais-je, idéalistes, pour ne pas dire téléologiques, de leur action. Voilà, ils sont là pour promouvoir le monde qu'ils estiment devoir arriver. Moi, ce que je sais sur l'OMC, par exemple, c'est que la France n'est pas présente dans les négociations. La France, elle se fait représenter par un commissaire européen.

20:36
Locuteur

Alors,

20:36
François Asselineau

certains vont dire mais c'est normal, ça va permettre de peser davantage.

20:40
Locuteur

Eh

20:41
François Asselineau

bien,

20:41
Locuteur

c

20:41
François Asselineau

'est le contraire qui est vrai.

20:42
Locuteur

Parce

20:43
François Asselineau

que le commissaire européen, en ce moment, c'est un britannique qui s'appelle Peter Mandelson. Il représente les intérêts de la France mais il représente également les intérêts des 26 autres États membres de l'Union européenne.

20:55
Locuteur

Or,

20:55
François Asselineau

nous avons des intérêts extraordinairement opposés.

20:59
Locuteur

Quand

20:59
François Asselineau

vous avez quelqu'un qui est chargé de négocier les intérêts de 26 États qui ont des intérêts totalement différents,

21:06
Locuteur

il

21:06
François Asselineau

a les mains complètement libres parce qu'il est sûr que quoi qu'il oppure,

21:10
Locuteur

s

21:10
François Asselineau

'obtienne, il fera des heureux et des malheureux.

21:14
Locuteur

Si

21:14
François Asselineau

nous étions présents nous-mêmes à l'Organisation mondiale du commerce, je suis désolé, c

21:18
Locuteur

'est

21:18
François Asselineau

un peu technique, mais si nous étions présents nous-mêmes, nous pourrions nous opposer à des mesures qui sont préconisées.

21:26
Locuteur

Et

21:26
François Asselineau

on pourrait d'autant plus que les...

21:27
Locuteur

Exemple ?

21:29
François Asselineau

Eh bien, par exemple, le secteur du textile ou le secteur des délocalisations dont on parle beaucoup parce qu'alors, vous voyez tous les candidats à la présidentielle qui sont tous contre les délocalisations, bien entendu.

21:41
Locuteur

C

21:41
François Asselineau

'est facile. Bon, c'est facile. Mais ils proposent quoi pour lutter contre à part des redomontades

21:46
Locuteur

?

21:47
François Asselineau

Moi, je vais entrer dans le détail parce que le

21:49
Locuteur

détail...

21:50
Invité

Le

21:51
François Asselineau

détail est fondamental. Vous savez, moi, ma femme est vaugienne. Je connais un peu la situation des Vosges et des filatures vaugiennes. On est en train de détruire ce qui restait d'industrie textile en France. Pourquoi ?

22:04
Locuteur

Pourquoi

22:04
François Asselineau

? Il faudrait que vous demandiez à tous les responsables politiques français pourquoi on en arrive là. La réponse, c'est que nous avions des quotas textiles pour nous protéger des importations chinoises torrentielles. Vous savez qu'il

22:20
Locuteur

y

22:20
François Asselineau

a deux façons de réguler le commerce international et les importations. Il y a sous les droits de douane, d'une part.

22:28
Locuteur

On

22:28
François Asselineau

monte les droits de douane ou on les baisse pour favoriser le protectionnisme ou pour, au contraire, favoriser le libre-échange.

22:36
Locuteur

Et

22:36
François Asselineau

puis, la deuxième chose, c'est les quotas. On autorise un quota jusqu'à temps, par exemple, de volume et après, c'est fini pour l'année.

22:44
Locuteur non identifié

Pas

22:45
François Asselineau

plus de 2 millions de pantalons par exemple. Voilà. Donc ça, ce sont les deux grands moyens de réglementation qui existent depuis des siècles à travers le monde. Bon.

22:54
Locuteur

Il

22:55
François Asselineau

faut savoir qu'à l'Organisation mondiale du commerce, ces décisions absolument fondamentales sont prises justement par le commissaire britannique.

23:04
Locuteur

Le

23:04
François Asselineau

commissaire britannique, il a décidé...

23:06
Invité

Peter Pan. Oui, Peter Pan. Peter Pan.

23:08
François Asselineau

Bon. La commission européenne... En fait, ça s'est étalé sur plusieurs commissaires. La commission européenne a décidé de supprimer, d'accorder à la Chine la suppression de tous les quotas textiles. C'est-à-dire que la commission européenne a décidé que les Chinois pourraient nous vendre autant qu'ils veulent. Bon.

23:28
Locuteur

Mais

23:29
François Asselineau

qu'est-ce qu'on a obtenu en échange ?

23:31
Locuteur

Et

23:32
François Asselineau

qui a pris cette décision ? Si la France avait été présente à l'Organisation mondiale du commerce, elle aurait pu s'y opposer parce que les décisions ne sont pas prises au vote. C'est ce qu'on appelle le système du consensus. La France aurait très bien pu s'y opposer. Elle aurait d'ailleurs trouvé des alliés pour s'y opposer. Par exemple, les Portugais, les Espagnols, les Italiens, mais aussi les Marocains ou les Tunisiens parce qu'on est en train actuellement non seulement de détruire l'industrie textile française, on est aussi en train de détruire l'industrie textile naissante qui existait dans les pays du Maghreb.

Alors même que nous avons une vraie responsabilité historique vis-à-vis de ces pays et que si on est en train de torpiller le début d'industrialisation qu'ils connaissent, il ne

24:13
Locuteur

faut

24:13
François Asselineau

pas s'étonner après qu'on voit de nouveaux flux d'immigration arriver en France. Donc la question qui se pose, c'est qui a pris cette décision et qu'est-ce qu'on a obtenu en échange ? Eh bien, vous savez ce qu'on a obtenu en échange ? Bon, ce n

24:25
Locuteur

'est

24:25
François Asselineau

pas dit clairement. Ce n

24:27
Locuteur

'est

24:27
François Asselineau

pas aussi simple que ça.

24:28
Locuteur

C'est l

24:28
Invité

'inspecteur général des finances qui va parler.

24:30
François Asselineau

Ce n

24:30
Locuteur

'est

24:30
François Asselineau

pas aussi simple que ça. ont autorisé l'ouverture du marché financier chinois aux Lloyds britanniques. Les Lloyds, vous savez, c'est cette compagnie d'assurance qui a été créée au XVIe siècle. Bon, si vous regardez maintenant toutes ces négociations

24:50
Locuteur

vues

24:51
François Asselineau

de Londres, c'est formidable puisque la suppression des quotas textiles permet aux Britanniques d'importer autant de textiles chinois qu'ils veulent, ils s'en fichent, ils n'ont plus d'industrie textile. Leur intérêt, c'est d'acheter au moins cher. Donc ça les favorise. Et ils sont deuxièmement favorisés avec l'ouverture du prodigieux marché des assurances chinoises aux fameuses Lloyds britanniques. Pour les Anglais, c'est gagnant-gagnant. Regardons maintenant les affaires du point de vue français ou espagnol, italien ou portugais. Bon, nous, on avait une industrie textile. Elle est en train d'être ruinée.

Allez parler dans les vallées vaugiennes à tous les salariés de ces petites entreprises dessous de ces PME.

25:34
Locuteur

Ils

25:34
François Asselineau

n'ont plus que leurs yeux pour pleurer. Les pouvoirs publics les ont laissés tomber sur l'hôtel de la construction européenne. Est-ce que pour autant, on a obtenu une ouverture des marchés financiers pour nos industries ? Beaucoup moins que les britanniques. Voilà ce qui ne va pas. C'est qu'au sein de l'Organisation mondiale du commerce, se prennent des décisions d'une apparence technique

25:56
Locuteur

qui

25:57
François Asselineau

n'est pas expliquée.

25:58
Locuteur

Avec la comparaison que

25:59
Invité

vous êtes en train de faire entre la France et l'Angleterre, est-ce qu'il n

26:01
Locuteur

'y a

26:01
Invité

pas une explication ou du moins une tentative d'expliquer la forte croissance que connaît l'Angleterre et aussi le chômage ? C'est-à-dire le chômage qui est en train de baisser alors que nous, on monte. C'est vrai, il y

26:13
Locuteur

a

26:13
Invité

des courbes. On a vu un peu des courbes.

26:15
François Asselineau

D'abord, ce que je voudrais dire...

26:18
Locuteur

C

26:18
François Asselineau

'est une question. Ce que je voudrais dire, c'est que moi j'en ai assez de l'hypocrisie et des faux semblants. Ce que je dis là au micro, nos élites politiques et administratives le savent. Ils savent très bien... Comment vous le savez qu

26:35
Locuteur

'ils

26:35
François Asselineau

le savent ? Parce que j'ai fait du cabinet et j'ai suffisamment vu du

26:38
Locuteur

cabinet ministère... Alors, on lance là maintenant.

26:40
François Asselineau

Non, j'ai vu suffisamment...

26:42
Invité

Qui vous a dit en privé, on est d'accord, mais on ne

26:44
Locuteur

peut

26:44
Invité

pas le dire.

26:44
François Asselineau

J'ai vu suffisamment de ministres,

26:47
Locuteur

j

26:47
François Asselineau

'ai vu suffisamment de hauts fonctionnaires

26:49
Locuteur

qui

26:49
François Asselineau

savent qu'on veut... Tiens,

26:50
Locuteur

les

26:50
François Asselineau

Anglais ou les Scandinaves ou les Allemands vont nous tailler des croupiers.

26:54
Locuteur

Ok, ok. Il faut absolument qu'on se bat. Je veux bien vous croire, je

26:56
Invité

veux bien vous croire, mais qui...

26:58
Locuteur

Vous ne voulez pas dire

26:59
Invité

des

26:59
Locuteur

noms

26:59
Présentateur

dans ce qu'elle a

26:59
Locuteur

dit... Non, mais ça n'a

27:00
François Asselineau

pas... De toute façon, ce n

27:02
Locuteur

'est

27:02
François Asselineau

pas lui, on veut travailler dans... Non,

27:03
Locuteur

mais

27:03
François Asselineau

ça n'a pas une très grande importance.

27:05
Locuteur

Les noms.

27:06
François Asselineau

Les noms n

27:07
Locuteur

'ont

27:07
François Asselineau

pas une très grande importance. Croyez-moi, en tout cas, quand je vous dis cela. Je voudrais aussi vous dire autre chose parce que vous parliez de la situation britannique. On ne

27:14
Locuteur

cesse... Attention,

27:15
Invité

si vous mentez, vous êtes catholique, non ?

27:17
Locuteur

Oui. Si

27:18
Invité

vous mentez, vous irez en enferme. Parce que là, c

27:20
Locuteur

'est grave,

27:20
Invité

quand même, ce que vous dites. C'est très grave. Mais non,

27:22
François Asselineau

ça n'a rien de

27:22
Invité

grave.

27:23
Locuteur

Mais écoutez... Les

27:25
Invité

représentants politiques qui représentent le peuple et qui leur ment et qui disent il ne

27:28
Locuteur

faut

27:28
Invité

pas faire ça dans le privé et ils font autre chose dans le public, je suis désolé, si ça, ce n

27:32
Locuteur

'est

27:32
Invité

pas grave, on n'a pas la même

27:33
Locuteur

notion de gravité.

27:34
François Asselineau

Mais parce qu'ils sont pris dans un engrenage. C'est l'engrenage de la construction européenne. C'est ce qu'on me disait, d'ailleurs, autour de cette question depuis le début. En France, on considère qu'on n'a pas le droit d'être contre. On est donc forcément pour. Et donc on a affaire à des hommes politiques et des femmes politiques ou des responsables administratifs qui sont obligés d'avaler coulœuvre sur coulœuvre.

27:59
Locuteur

Tout

28:00
François Asselineau

le monde sait bien que ce n

28:01
Locuteur

'est

28:01
François Asselineau

quand même pas une grande... quelque chose de sensationnel que je vous dis quand je vous dis qu'il y a des conflits intra-européens. Le moindre marathon budgétaire, ça se termine dans des affres terrifiantes parce que tous les pays sont obligés de lâcher des choses qui sont importantes. La question qui se pose, c'est finalement est-ce que tout ceci a du sens ? Est-ce que ça a du sens de lâcher des choses absolument stratégiques en poursuivant une chimère depuis un demi-siècle

28:31
Locuteur

? Je vais vous en

28:31
Invité

donner du sens. Moi, tous mes amis qui ont voté oui au dernier référendum, il y a toujours un argument sur lesquels j'ai un petit peu de mal quand même à les remettre en cause sur leur vote oui. C'est quand même les pays de l'Est, c'est-à-dire la Pologne, la Slovaquie, tous ces pays qu'on a un peu bavés au cours de l'histoire,

28:48
Locuteur

qui

28:48
Invité

ont toujours changé de passer d'un régime à un autre avec une économie qui est toujours tombée, etc. Là, j'aimerais bien avoir votre sentiment là-dessus. l'Europe qui se construit et qui aide les pays de l'Est, je crois qu'on n'est pas loin de

29:03
Locuteur

l

29:03
Invité

'objectivité.

29:04
Locuteur

Non

29:05
Invité

mais...

29:05
Locuteur

Ah

29:06
Invité

non, mais moi, je veux votre sentiment

29:07
Locuteur

là-dessus. Ah

29:07
François Asselineau

bien,

29:08
Locuteur

alors,

29:08
François Asselineau

vous allez l'avoir et je ne vais pas vous céder ça parce que je vais tenir des propos qui sont sans doute iconoclastes. Je considère personnellement qu'il faut développer la coopération internationale. D'ailleurs, comme je le rappelais préalablement, la France est l'un des pays les plus ouverts sur le monde. Il ne

29:27
Locuteur

faut

29:27
François Asselineau

pas exagérer, on est infiniment plus ouverts sur le monde que les États-Unis ou que le Japon, par exemple. Ça, c'est le premier point.

29:34
Locuteur

Le

29:34
François Asselineau

deuxième point, je suis désolé de devoir le dire, mais il semble que par moments ça serait nécessaire, c'est que les dirigeants français, à commencer par le chef de l'État, leur première mission,

29:48
Locuteur

leur

29:49
François Asselineau

mission numéro un, ça doit être d'abord

29:53
Locuteur

de

29:54
François Asselineau

défendre les Français, de promouvoir les Français leur niveau de vie.

29:58
Locuteur

Alors,

29:59
François Asselineau

je ne dis pas pour autant qu'il faut entrer en guerre, bien entendu, avec les pays alentours. Vous ne voulez pas renvoyer à la Pologne, rassurez-moi. Mais pas du tout. Mais la priorité des priorités, c'est déjà de protéger les Français, d'avoir une vision stratégique pour la France. bon, il faut savoir par exemple qu'actuellement, personne n'en parle non plus. Ce sont les aspects budgétaires. Cette année,

30:25
Locuteur

tout

30:25
François Asselineau

est fait d'ailleurs par Bruxelles pour entretenir un grand nuage sur cette affaire et qu'on n'y comprenne rien.

30:33
Locuteur

Mais

30:33
François Asselineau

je peux vous dire que d'après les calculs de la direction de la comptabilité publique du ministère des Finances, qui sont rendus d'ailleurs publics, cette année, la France va verser

30:44
Locuteur

à

30:45
François Asselineau

peu près,

30:47
Locuteur

en

30:47
François Asselineau

gros, 7 milliards d'euros,

30:50
Locuteur

je

30:50
François Asselineau

dis bien 7 milliards d'euros, de plus à la construction européenne qu'elle ne va en recevoir.

30:59
Locuteur

Ça

30:59
François Asselineau

veut dire qu'on va donner 7 milliards d'euros en plus pour faire fonctionner la Commission européenne, les parlements européens, mais pour donner de l'argent aux pays de l'Est. Est-ce que c

31:11
Locuteur

'est

31:11
François Asselineau

pas parce qu'on est tout simplement plus riches ? Oui, mais attendez, monsieur. 7 milliards d'euros,

31:15
Locuteur

il

31:16
François Asselineau

faut savoir ce que ça représente.

31:18
Invité

Moi, ça ne me parle pas. C

31:18
Locuteur

'est

31:19
François Asselineau

un

31:19
Invité

gros chiffre.

31:19
François Asselineau

7 milliards d'euros, ça fait à peu près 3 fois le budget de toute la diplomatie française. Ça ne vous parle peut-être pas encore, alors je vais vous donner un autre chiffre. 7 milliards d'euros, c'est peut-être, en gros, on peut dire l'équivalent peut-être de 70 ou 80 000 logements sociaux.

31:38
Locuteur

On

31:39
François Asselineau

préfère donc donner de l'argent aux Polonais, aux Hongrois, aux Slovènes, aux Lituaniens, aux Lettons, plutôt que de construire des logements sociaux en France, alors qu'il y

31:51
Locuteur

a

31:51
François Asselineau

une pénurie effroyable, effroyable de logements sociaux. Donc voici quand même quelque chose que les Français devraient se poser comme question. Les Français devraient se poser ce genre de question. Et ça n'est pas être raciste ou être xénophobe que de le dire. J'ajouterais deux choses encore. C'est que moi, je veux bien contribuer à donner de l'argent. Mais la France, est-ce qu'elle est encore assez riche ? Parce qu'on ne cesse de dire aux Français que nous sommes les derniers des derniers, que nous sommes surendettés, etc. Par ailleurs, les mêmes considèrent qu'il est tout à fait normal qu'on donne tout cet argent. C'est

32:25
Locuteur

vrai

32:25
François Asselineau

que c'est un peu contradictoire. C'est un peu contradictoire. Alors, j'ai quand même deux choses encore à dire. C'est qu'on est quand même dans un univers, me semble-t-il, d'ultralibéralisme, qui n'est d'ailleurs pas personnellement celui que je préfère, parce qu'il n'est pas conforme au génie français. Les Français, ils aiment bien l'économie

32:41
Locuteur

mixte,

32:43
François Asselineau

où il y a de l'État. Comme disait De Gaulle, il faut toujours mettre un peu de l'État, sinon ça merdoit en France. Vous

32:49
Locuteur

le citez

32:49
Invité

beaucoup, De Gaulle. Juste une petite parenthèse, c'est la première personnalité politique qui vous a marqué. Vous êtes resté fidèle ?

32:56
François Asselineau

Disons que non. Je dirais plutôt que je l'ai découvert avec la maturité venant et que je considère que c'était quand même un de nos très, très grands responsables politiques français. Vous vous considérez comme son fils spirituel ? Ce serait un peu audacieux de me présenter comme ça. Mais en tout cas, ce qui est certain, c'est que je m'inscris tout à fait dans sa véritable pensée. Au passage d'ailleurs, puisque vous me parlez de De Gaulle, le gaullisme, ça n'est jamais que la grande pensée stratégique française. De Gaulle,

33:20
Locuteur

c

33:20
François Asselineau

'est également Jeanne d'Arc,

33:21
Locuteur

c

33:21
François Asselineau

'est également François Ier faisant alliance avec Soliman le Magnifique,

33:23
Locuteur

c

33:23
François Asselineau

'est également Gambetta, c'est également Clémenceau, c'est également les soldats de l'an II. De Gaulle,

33:30
Locuteur

c

33:30
François Asselineau

'est toute une pensée, une stratégie française.

33:33
Locuteur

J

33:33
François Asselineau

'aurai d'ailleurs l'occasion de développer ceci lors d'une prochaine conférence sur l'histoire de France. Mais j'en reviens à ce que je disais tout à l'heure. On donne donc de l'argent, on donne beaucoup d'argent au pays de l'Est.

33:48
Locuteur

Mais

33:48
François Asselineau

qu'est-ce que l'on en obtient en échange

33:50
Locuteur

? Vous

33:52
Invité

savez, le don quand on est catholique, on n'attend pas un

33:54
Locuteur

retour. Non mais attendez,

33:55
François Asselineau

on n'est pas dans une sacristie, on est sur la scène internationale.

33:59
Locuteur

Quand

34:00
François Asselineau

on donne de tels montants, la moindre des choses, c'est qu'on aurait dû négocier un certain nombre de retours.

34:07
Présentateur

Quelque chose de gagnant-gagnant.

34:08
Locuteur

Voilà. Alors

34:10
François Asselineau

par exemple, comment se fait-il que l'on accepte que la Pologne se soit rangée, comme d'ailleurs tous les pays de l'Est, derrière les Etats-Unis sur l'affaire de la guerre en Irak ?

34:20
Locuteur

Alors

34:20
François Asselineau

même que l'un des objectifs...

34:22
Invité

Jacques Chirac avait dit d'ailleurs des enfants mal élevés.

34:24
François Asselineau

Oui, il a dit qu'ils auraient mieux fait de... Mais ils avaient perdu une bonne occasion de se taire. On a beaucoup reproché ce propos à Jacques Chirac qui avait dit en parlant des nouveaux pays de l'Est qu'ils ont perdu une occasion de se taire parce qu'ils s'étaient rangés tous derrière les Etats

34:37
Locuteur

-Unis. Ce sont des

34:38
François Asselineau

enfants mal élevés. Mais tout le monde a reproché ça à Jacques Chirac. Mais moi, je trouve que quand vous donnez 7 milliards d'euros à des pays que ça représente des sommes aussi fantastiques,

34:49
Locuteur

il

34:50
François Asselineau

est quand même assez normal que l'on en attende quelque chose en retour. Or, les pays de l'Est, en se rangeant derrière les Etats-Unis sur l'affaire irakienne, participent de la stratégie guerrière américaine. Vous savez que cette guerre, je ne

35:03
Locuteur

vous

35:03
François Asselineau

l'apprends pas, a été déclarée en violation du droit international public. et que parmi les nombreux objectifs qu'elle poursuit, il y en a un dont on parle relativement peu. C'est quand même de chasser la France de ces terres de prédilection de Mésopotamie où depuis les années 30, la compagnie française du pétrole était présente. Il s'agit d'une mise pour les Américains et les grandes compagnies américaines de mettre la main sur des gisements où nous étions présents. Je

35:30
Présentateur

crois que ça n'avait pas échappé à grand monde.

35:31
François Asselineau

Bon, eh bien,

35:33
Locuteur

est

35:33
François Asselineau

-il normal que la Pologne et que les pays de l'Est se soient rangés derrière cette coalition qui, objectivement, nuit très profondément à nos intérêts

35:42
Locuteur

? Ce

35:43
François Asselineau

n

35:43
Locuteur

'est

35:43
François Asselineau

pas la seule chose. Vous savez très bien comme moi que, par exemple, les Polonais... Je ne parle pas d'ailleurs spécialement des Polonais. J'aime beaucoup les Polonais. Je suis allé en Pologne.

35:52
Locuteur

C

35:52
François Asselineau

'est un pays magnifique. Je ne suis pas contre les Polonais. Les Polonais, ils ont leurs propres contraintes et je les respecte. Parce que si j'étais Polonais, je pense que je réfléchirais et que je réagirais comme eux. Mais il est un fait que...

36:03
Locuteur

Attendez, attendez.

36:04
Invité

Vous êtes en train de dire que si vous étiez Polonais, vous seriez pour la construction européenne.

36:08
François Asselineau

Je suis... Non. Mais attendez, les Polonais, ils ne sont pas vraiment pour la construction européenne. Les Polonais sont pour que les pays d'Europe de l'Ouest leur donnent de l'argent.

36:15
Locuteur

Oui, alors ça, c'est une chose.

36:16
Invité

Mais je peux vous dire que la communauté polonaise qui est en France vote oui à l'Europe.

36:19
François Asselineau

Évidemment, parce qu'ils savent très bien que l'Europe apporte beaucoup d'argent à la Pologne. Mais vous savez comment réagissent les Polonais et les Polonais de Pologne, comme les Létons de Lettonie ou les Lituaniens de Lituanie.

36:29
Locuteur

Eh

36:29
François Asselineau

bien...

36:30
Locuteur

Non, je ne sais

36:30
Invité

pas parce que des fois, je ne

36:31
Locuteur

sais

36:31
Invité

même pas comment réagissent les Français de France.

36:33
François Asselineau

Moi, je peux vous le dire parce que si nous étions à leur place, nous réagirions comme eux. Leur problème numéro un à toutes ces populations, leur hantise,

36:42
Locuteur

c

36:43
François Asselineau

'est le retour des Russes. Ils ne veulent pas repasser sous la botte des Russes. Ils les détestent.

36:49
Locuteur

Ils ont

36:50
François Asselineau

également une deuxième chose.

36:53
Locuteur

Ils

36:53
François Asselineau

n'ont pas très envie non plus du retour des Allemands. Bon.

36:58
Locuteur

Pour

36:58
François Asselineau

eux, l'Europe, ça leur permet d'avoir de l'argent. Je viens d'en parler. Mais il n'en demeure pas moins que dès qu'il s'agit de sujets géostratégiques, ils se placent immédiatement sous le bouclier américain.

37:13
Locuteur

Parce

37:13
François Asselineau

qu'ils ont le sentiment

37:15
Locuteur

que

37:15
François Asselineau

l'on peut comprendre que seuls les États-Unis peuvent les protéger du retour des Russes. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle ils se sont tous précipités pour entrer à l'OTAN avant d'entrer même dans l'Union européenne. Ça veut dire que tous ces peuples n'ont pas du tout la même vision que certains peuvent avoir en France. En France, certains croient encore que l'Europe a vocation à être un pays, une espèce d'entité politique continentale tout à fait indépendante pour damer le pion aux États-Unis. Mais c'est pas du tout ça.

Au contraire, tous les pays de l'Est se sont entrés dans l'Union européenne parce que pour eux, ils sont entrés dans une espèce de, comment dirais-je, de glacis américains et ils en sont satisfaits. Le problème donc que nous avons, c'est que nous nous marions de force avec des pays qui ont des contraintes géopolitiques totalement différentes des nôtres.

38:00
Invité

Excusez-moi d'insister, si vous étiez polonais, vous seriez donc comme eux.

38:05
Locuteur

C

38:05
Invité

'est ce que...

38:05
Locuteur

Mais

38:05
François Asselineau

vous savez comment ils sont les polonais en ce moment.

38:07
Locuteur

Ils sont beaucoup plus

38:09
François Asselineau

nationalistes que les français.

38:10
Invité

Mais attendez, tout le monde n

38:12
Locuteur

'est

38:12
Invité

pas sous la bannière des deux frères jumeaux. Déjà, premièrement, toute la jeunesse qui n

38:15
Locuteur

'est

38:15
Invité

pas très politisée, qui s'en fout un peu, m'est dit c'est quand même l'extrême droite de notre pays. Mais bon, ils parlent quand même plus de musique, de littérature et de peinture que de politique. Mais cela dit,

38:26
Locuteur

pour

38:27
Invité

répondre clairement à la question, vous seriez polonais, vous seriez pour la construction européenne. Je serais... Et

38:33
François Asselineau

pour celle-là ? Écoutez, je ne suis pas sûr qu'ils soient pour la construction européenne parce que les résultats...

38:38
Locuteur

Ils sont

38:38
Invité

pour leur intérêt,

38:38
Locuteur

je recommande.

38:39
François Asselineau

Les résultats...

38:41
Locuteur

Tout le monde est pour son intérêt dans la vie.

38:42
François Asselineau

Oui,

38:42
Locuteur

oui,

38:42
François Asselineau

bien sûr. Mais le résultat aux élections, le résultat aux élections, le résultat aux élections européennes, par exemple, en Pologne, où l'évolution de la scène politique intérieure polonaise montre qu'il y a une faible attirance pour la construction européenne stricte au sein de ce parce qu'ils ont bien compris aussi toutes ces populations

39:01
Locuteur

que

39:01
François Asselineau

c'est la souveraineté de leur État qui est en train d'y passer aussi. Donc ils trouvent, évidemment, ils trouvent des intérêts à la construction européenne actuelle puisque ça leur apporte beaucoup d'argent. Accessoirement, ça leur apporte aussi beaucoup d'emplois et de délocalisation. Mais aussi, ils découvrent que petit à petit, on leur vole leur souveraineté. Et là, de ce point de vue-là, ça marche mal. Je n'ai pas terminé. Si vous me le permettez, il y

39:26
Locuteur

a

39:26
François Asselineau

un deuxième point fondamental très important

39:29
Locuteur

dont

39:30
François Asselineau

personne ne parle sur les questions financières. actuellement, par l'intermédiaire de la construction européenne, nous donnons

39:39
Locuteur

200

39:40
François Asselineau

fois plus

39:41
Locuteur

par

39:42
François Asselineau

personne

39:42
Locuteur

à

39:43
François Asselineau

chaque Polonais ou à chaque Léton qu'à chaque Marocain.

39:49
Locuteur

On

39:50
François Asselineau

donne 95 fois plus à chaque Chypriote qu'à chaque Tunisien.

39:56
Locuteur

Ça,

39:56
François Asselineau

c'est la construction européenne par l'intermédiaire des fonds structurels.

40:00
Locuteur

En

40:01
François Asselineau

d'autres termes,

40:02
Locuteur

je

40:03
François Asselineau

voudrais poser une question que jamais je n'ai entendue. Qui que ce soit posé,

40:07
Locuteur

c

40:08
François Asselineau

'est que vu des pays du Sud, la France donne des tombeaux d'argent aux pays de l'Est avec qui nous avons des liens historiques pour la Pologne, c'est vrai, mais pour la Lettonie, la Lituanie ou le Chypre, nous n'avons pas de liens particuliers.

40:25
Locuteur

Je

40:26
Invité

crois que De Gaulle, il a un peu laissé tomber.

40:28
François Asselineau

En revanche, cet argent, nous donnons beaucoup, beaucoup moins

40:34
Locuteur

aux

40:35
François Asselineau

pays du Maghreb ou aux pays d'Afrique noire, alors même

40:39
Locuteur

que

40:40
François Asselineau

le niveau de vie au Mali

40:42
Locuteur

ou

40:43
François Asselineau

au Niger ou au Sénégal est sans comme une mesure beaucoup plus faible que celui qu'il y a en Hongrie, en Slovénie, en Pologne ou à Chypre.

40:53
Locuteur

Il

40:54
François Asselineau

ne

40:54
Locuteur

faut

40:54
François Asselineau

pas s'étonner dans ces conditions

40:56
Locuteur

du

40:57
François Asselineau

fait que la construction européenne vue du Maghreb soit perçue comme une construction raciale et religieuse.

41:07
Locuteur

Parce

41:07
François Asselineau

que c'est comme ça que ça se passe. Il faut savoir par

41:09
Présentateur

exemple que lorsqu'il

41:11
Locuteur

y

41:11
Présentateur

a

41:11
Locuteur

eu...

41:11
Présentateur

Excusez-moi, ce que vous êtes en train de dire, c'est que la construction européenne,

41:13
Locuteur

c

41:13
Présentateur

'est finalement quelque chose d'assez raciste.

41:15
Locuteur

C

41:16
Présentateur

'est sous cet angle-là en tout cas.

41:17
François Asselineau

Écoute, c'est assez difficile de dire les choses de cette façon. Oui,

41:20
Locuteur

mais moi, j'aime bien... Oui, mais il

41:22
François Asselineau

y a quand même... Ça peut être perçu comme cela. Parce que d'ailleurs, de fait, pourquoi la France doit-elle fusionner avec les laitons ou les lapons du nord-finlandais

41:35
Locuteur

ou

41:36
François Asselineau

avec les chypriotes plutôt qu'avec les pays du Maghreb

41:40
Locuteur

?

41:40
François Asselineau

Vu des pays du Maghreb, ils ont le sentiment qu'on les rejette parce qu'ils sont africains et musulmans. Alors, vous pouvez considérer que c'est faux, etc. C'est le sentiment qu'ils éprouvent. Et je le dis d'autant plus

41:54
Locuteur

que

41:54
François Asselineau

lorsqu'il a été question de fêter les 10 ans du processus dit de Barcelone, c'est-à-dire parce

41:59
Locuteur

que...

42:00
François Asselineau

On va rappeler ce que c'est. Le processus de Barcelone, il y

42:02
Locuteur

a

42:02
François Asselineau

eu la déclaration de Barcelone en 1995, je crois, ou 96, je crois que c'était en 1995, qui consistait à dire qu'il fallait quand même que l'Europe s'occupe des pays du Sud parce que nous avons au Sud une bombe démographique en puissance. Tout le monde le sait. Nous savons que c'est des pays du Sud que viennent l'immigration essentiellement qui déferle sur la France. Donc, il est vital à de nombreux égards de favoriser le développement économique des pays du Sud. Bon.

Eh bien, pour fêter les 10 ans de ce processus de Barcelone, ça a eu lieu à Barcelone ou à Madrid il y a donc quelques mois, eh bien, aucun chef d'État ni de gouvernement des pays du Sud n'a fait le déplacement parce qu'il considère et il faut le reconnaître, ils ont des éléments objectifs pour penser de la sorte, ils considèrent que la France a fait son choix

42:55
Locuteur

et

42:55
François Asselineau

les pays d'Europe occidentale ont fait leur choix et qu'ils préfèrent donner plein d'argent à l'Est qu'au Sud. Et c'est le cas. Donc, il y a une véritable question que je pose, c'est que certes, la construction européenne ne se veut pas raciste ni religieuse, encore que religieuse, vous savez que le drapeau de l'Europe est quand même le drapeau de la Vierge de l'Apocalypse. Mais, il n'en demeure pas moins

43:18
Locuteur

que

43:19
François Asselineau

cette construction fonctionne quand même dans cette direction et qu'elle est perçue comme telle par les pays du Sud.

43:28
Présentateur

Justement, revenons sur cette Europe qui est donc en train de se construire, sur le fait qu'effectivement, sur un certain nombre de sujets, nos politiques ont les mains liées. Ça aurait été pas mal justement qu'on aborde un ou deux de ces sujets et qu

43:41
Locuteur

'on

43:41
Présentateur

voit finalement qui décide de quoi en Europe.

43:44
Locuteur

Écoutez, je vais

43:45
François Asselineau

prendre... Allez, je vais prendre quoi ?

43:47
Locuteur

J'ai plus...

43:48
Invité

L'agriculture, on en a parlé dernière fois.

43:50
Locuteur

On va parler,

43:50
François Asselineau

je vous propose, on va parler de l'agriculture, on va parler peut-être des... Vous

43:55
Locuteur

parlez d'immigration. D'immigration,

43:56
François Asselineau

on va parler peut-être de la protection aux échanges. Agriculture. La gerbeule. Agriculture. L'agriculture, les Français sont convaincus que finalement,

44:08
Locuteur

on

44:08
François Asselineau

a quand même intérêt à

44:09
Locuteur

se

44:10
François Asselineau

taire parce qu'on serait des énormes bénéficiaires européens en matière agricole. C'est ce qu'on a mis dans la tête des Français. Il est vrai que Charles de Gaulle avait obtenu dans les années 60, en échange des accords avec l'Allemagne, que la construction européenne se focalise sur la politique agricole commune. Bien.

44:29
Locuteur

Il

44:29
François Asselineau

faut savoir quel est le bilan de la politique agricole commune.

44:33
Locuteur

Le

44:33
François Asselineau

bilan de la politique agricole commune est assez catastrophique, notamment depuis 1992, parce que depuis 1992, toutes les décisions qui ont été prises par Bruxelles n'ont eu de cesse que progressivement de brancher l'agriculture européenne sur le schéma sur les marchés mondiaux, c'est-à-dire progressivement de supprimer les subventions, de supprimer les marchés protégés et de transformer petit à petit, c'est les toutes dernières décisions qui ont été prises, les agriculteurs en fonctionnaires. Vous savez... Est-ce que vous savez...

En tout cas, peut-être que vos auditeurs ne le savent pas suffisamment qu'en France, désormais, les agriculteurs vont avoir des revenus qui leur sont payés comme des fonctionnaires. Que les récoltes soient bonnes ou mauvaises, qu'ils cultivent ou qu

45:20
Locuteur

'ils

45:20
François Asselineau

ne cultivent pas, ils sont payés comme des fonctionnaires. Bon. D'abord, ça n'est sans doute pas favorable à une agriculture bien comprise. c'est d'une certaine façon très méprisant pour le métier d'agriculteur. Et vous savez, beaucoup de jeunes agriculteurs sont extrêmement tristes de voir ces évolutions. Autre évolution très importante de la PAC. Comme on a voulu progressivement brancher les prix de l'agriculture sur les marchés mondiaux, le rendement à l'hectare n'a cessé de diminuer. En d'autres termes, pour que une exploitation soit viable, il a fallu qu'elle soit de plus en plus grande.

45:55
Locuteur

Tout

45:55
François Asselineau

ceci a mené à quoi ? À une accélération de l'exode rural. À une accélération de

46:01
Locuteur

l

46:01
François Asselineau

'exode rural. En France, en 1962, on devait avoir encore plus de 2 millions d'agriculteurs. Actuellement, on est tombé à 400 000. C

46:13
Locuteur

'est des chiffres officiels ? Oui,

46:15
François Asselineau

enfin, ce sont des chiffres, c'est peut-être pas à l'unité près, mais l'ordre de grandeur,

46:19
Locuteur

il

46:19
François Asselineau

y

46:19
Locuteur

a,

46:19
François Asselineau

oui, vous les trouverez absolument partout.

46:21
Locuteur

Vous avez été

46:21
Invité

divisé par 4,5.

46:23
Locuteur

Alors,

46:23
François Asselineau

ne me faites pas dire ce que je n

46:25
Locuteur

'ai

46:25
François Asselineau

pas dit. C'est vrai qu'on peut concevoir, bien entendu, que l'agriculture, ça s'est passé dans tous les pays développés, que le nombre d'agriculteurs diminue. Oui, mais, parce qu'il

46:37
Locuteur

y a

46:37
François Asselineau

un mais, c'est que les projections maintenant faites par Bruxelles, eh bien, c'est d'aboutir à ce qui est peut-être dans 20 ans, il n

46:43
Locuteur

'y

46:43
François Asselineau

aura peut-être plus que 200 000 agriculteurs. et Mme Fischer-Beul, qui est la grande prêtresse de tout ça, qui est une danoise. On

46:50
Locuteur

va y arriver à expliquer de qui c'est. C'est la

46:52
François Asselineau

commissaire danoise chargée de l'agriculture. Bon, cette dame, d'ailleurs, n

46:57
Locuteur

'a

46:57
François Asselineau

absolument pas... C'est l'équivalent d'un ministre européen

47:00
Locuteur

de

47:00
François Asselineau

l'agriculture. Eh bien, elle a fait des déclarations ahurissantes à l'Organisation mondiale du commerce à Hong Kong lors de la réunion qui devait conclure le cycle de Doha il y a un an et demi. Elle a fait des déclarations en disant qu'elle était prête à supprimer toutes les subventions

47:17
Locuteur

à

47:18
François Asselineau

l'agriculture, à l'exportation des produits agricoles. Bon, je n'entre pas dans les

47:21
Locuteur

détails techniques.

47:22
Présentateur

Est-ce qu'elle en a le pouvoir

47:23
François Asselineau

? En tout cas, elle a outrepassé ses pouvoirs. Il a fallu que la France, pour une fois, table du poing sur la table en disant que c'était scandaleux. Mais Mme Beul, elle était comme tous les commissaires. Il faut bien comprendre que la France veut défendre une agriculture parce que la France est un grand pays agricole. Mais vous comprenez bien que les Suédois, les Finlandais, les Danois, les Anglais, tous ces peuples nordiques qui n'ont pratiquement plus d'agriculture, eux, ils préfèrent acheter leur blé aux Argentins que l'acheter aux Français. Voilà la réalité. C'est toujours la même situation. Nous n'avons pas les mêmes intérêts. La toute dernière de Mme Fischer est au vœu de cette année.

Elle a annoncé, bille en tête, que les agriculteurs français, enfin les agriculteurs européens,

48:07
Locuteur

dont

48:08
François Asselineau

les Français, à partir de 2013, à la fin des accords actuels sur la politique agricole commune, ils devront se préparer à ne plus travailler qu'à mi-temps.

48:22
Locuteur

Il

48:23
François Asselineau

faut donc voir que cette dame et les services de la Commission européenne

48:27
Locuteur

prennent

48:28
François Asselineau

sur eux la décision

48:30
Locuteur

énorme de

48:33
François Asselineau

supprimer

48:34
Locuteur

encore

48:35
François Asselineau

des centaines de milliers d'agriculteurs

48:37
Locuteur

et

48:37
François Asselineau

de transformer ce qui reste d'agriculture française en une agriculture fonctionnarisée de gens travaillant à mi-temps.

48:45
Locuteur

Alors

48:46
François Asselineau

moi, ce que je dis, c'est que ça, ça ne va plus

48:48
Locuteur

parce

48:49
François Asselineau

que se cachent derrière des véritables choix de société et de civilisation. L'objectif de Bruxelles, c'est de transformer les agriculteurs français, de transformer les exploitations françaises dans des exploitations de type Oklahoma

49:06
Locuteur

ou

49:07
François Asselineau

des vignobles comme actuellement, nous sommes en train de boire un très bon Pouilly. Vous savez qu'à Pouilly, les agriculteurs... Attendez,

49:14
Invité

je ne

49:14
Locuteur

vois

49:14
Invité

pas qu'on a le droit de faire de la pub...

49:16
Locuteur

On va consommer avec

49:17
Invité

modération.

49:17
François Asselineau

Ah oui, alors c'est à consommer avec... Mais les agriculteurs français ont des exploitations, les petites exploitations que je connais bien. Je suis originaire de cette région à Sancerre ou à Pouilly. Les exploitations moyennes sont aux alentours de 8 à 10 hectares. Évidemment, ça n'a rien à voir avec les exploitations californiennes qui font 500 hectares, 1500 hectares, 4000 hectares. Voilà. Il s'agit donc d'un véritable choix de civilisation et de société. Il s'agit de transformer même le goût des aliments pour avoir des produits complètement industrialisés.

49:50
Locuteur

L

49:50
Invité

'américaine, on en voit de plus en plus qu'elle vieillit en fût de chaînes...

49:53
Locuteur

Voilà, avec Robert Parker qui est le gourou.

49:55
François Asselineau

Mais on a peut-être nous le

49:58
Locuteur

droit... Vous

49:58
Invité

n'aimez pas ça où le goût vanillé l'américaine qui fait un effet boeuf dès le

50:02
François Asselineau

début. Oui, je connais bien. Oui, je vois bien d'ailleurs effectivement dans le vignoble de Sancerre. J'ai vu aussi de plus en plus de vins sont

50:10
Locuteur

en futur. On va très

50:11
Invité

bientôt pour une émission spéciale. Mais on va... On va terminer sur l'agriculture.

50:15
Locuteur

Alors sur

50:15
François Asselineau

l'agriculture, c'est quand même un point très important. Est-ce que les Français, oui ou non, ont le droit de déterminer quelle va être leur agriculture ? C'est quand même incroyable que l'on en soit réduit à dépendre des idératas de Mme Beul qui en fait n'est elle-même que la porte-parole des grandes industries agroalimentaires qui font du lobbying à Bruxelles. Voilà la réalité des choses.

50:38
Locuteur

Il

50:39
François Asselineau

n'y a plus de contre-pouvoir face à...

50:40
Locuteur

Au pouvoir de l'argent. D

50:41
Invité

'accord. On a fait réagir Florence Autré sur quelque chose de bien précis par rapport à Mme Fischer-Beul. J'aimerais bien avoir votre sentiment. Apparemment, vous avez un autre point de vue. Mme Fischer-Beul,

50:54
Locuteur

donc...

50:54
Invité

Pardon, ce n

50:55
Locuteur

'est

50:55
Invité

pas ce que je voulais dire.

50:56
Locuteur

C

50:56
Invité

'est qu'aujourd'hui, il y a une problématique concernant

51:01
Locuteur

les

51:01
Invité

grandes chaînes de distribution qui font

51:03
Locuteur

que

51:04
Invité

les agriculteurs démarchent, démarchent, démarchent leurs produits, leurs tomates, leurs pommes de terre, etc. Passons. Et moi, je suis un petit peu étonné qu'aujourd'hui, concernant les partis politiques qui donc s'occupent de la France et accessoirement des Français, je suis un peu étonné qu'aujourd'hui, il n'y ait que le Front National qui lance en ce moment toute une campagne un peu pour dénoncer une espèce de mainmise de la grande distribution sur les agriculteurs. Et je suis... Bon, voilà, je suis un peu de gauche à la base. Je trouve ça étonnant, on va dire, qu'il n'y

51:36
Locuteur

ait

51:36
Invité

pas un parti de gauche à attaquer la grande distribution.

51:40
François Asselineau

Alors là, je ne sais pas très bien quoi vous répondre. Allez interroger les grands partis de gauche. Moi, vous avez compris...

51:46
Locuteur

Il n'y aurait

51:46
François Asselineau

pas de raison. Mais écoutez, de toute façon, il faudrait... il faudrait s'indigner de tous les sujets. Moi,

51:54
Locuteur

je ne veux pas m'assurer. Il faudrait s'indigner. Il faudrait s'indigner. Vous avez...

51:57
François Asselineau

Sur la grande distribution, il est exact

52:00
Locuteur

que

52:00
François Asselineau

les produits agricoles,

52:03
Locuteur

je

52:03
François Asselineau

crois, en prix courant, en prix constant, pardon, ont baissé de 60% depuis 1960, d'où la nécessité d

52:12
Locuteur

'avoir des... C'est beaucoup, on est là.

52:12
François Asselineau

Oui, d'avoir des exploitations de plus en plus importantes, d'où un exode rural, d'où d'ailleurs également des exploitations de plus en plus qui est poussée vers la rentabilité, d'où l'accroissement, vous savez, de... Comment dirais-je ? De la consommation des engrais, d'où l'accroissement des eaux de ruissellement, etc., etc. Tous les sujets que les écologistes aussi pourraient s'en préoccuper. José

52:36
Invité

Bové aussi pourrait

52:37
Locuteur

parler

52:37
François Asselineau

plus à

52:38
Locuteur

la télé. On

52:38
François Asselineau

pourrait parler des problèmes agricoles parce que les agriculteurs se retrouvent dans la situation d'être obligés d'avoir l'attitude qu'ils ont parce qu'on les met dans cette contrainte.

52:47
Locuteur

Non, mais on parlait

52:47
Invité

sur ton fichage. Paul qui a quand même

52:48
Locuteur

fait

52:48
Invité

du baroufle avec une phrase en disant que les agriculteurs vont bientôt devoir prendre un deuxième travail car celui-là ne suffira plus.

52:54
François Asselineau

Oui, parce que progressivement, on est en train de brancher l'agriculture sur les prix de

53:00
Locuteur

l

53:00
François Asselineau

'agriculture mondiale. Au passage, il

53:02
Locuteur

y

53:02
François Asselineau

a un autre élément tout à fait important qu'on retrouve en matière agricole mais qu'on retrouve également dans tous les domaines de l'industrie et des services.

53:10
Locuteur

C

53:10
François Asselineau

'est que dans la pensée ultralibérale de Bruxelles et dans la pensée européiste, il n'y a jamais l'idée de la nécessité d'une prudence et d'une autosuffisance nationale.

53:26
Locuteur

Alors

53:27
François Asselineau

ça, j'insiste là-dessus. Est-il raisonnable pour un État de dépendre pour son approvisionnement alimentaire de l'étranger

53:36
Locuteur

? Tous

53:37
François Asselineau

les spécialistes de la guerre vous diront que non.

53:41
Locuteur

De

53:41
François Asselineau

la même façon, j'explique dans mes conférences qu'actuellement et en France, il n'y a plus qu'une seule entreprise qui fabrique des pantalons.

53:48
Locuteur

Et

53:49
François Asselineau

je dis en faisant rire les auditoires que lorsqu'elle aura à son tour fermé, nous serons redevenus un peuple de sans-culottes. Est-il normal que pour tout ce qui concerne notre approvisionnement en vêtements, en chaussures,

54:02
Locuteur

en

54:03
François Asselineau

jouets, vous savez que plus de 90% des jouets vendus en Europe et en France viennent de Chine, est-il normal ?

54:10
Invité

Est

54:11
Locuteur

-il

54:11
François Asselineau

normal, est-il raisonnable que tous ces produits viennent de 15 000 km ?

54:17
Locuteur

Que

54:17
François Asselineau

se passerait-il s'il y avait une guerre mondiale limitée dans le Moyen-Orient ? Que se passerait-il s'il y avait une révolution en Chine ? Que se passerait-il s'il y avait un blocage des détroits de Malacca et de Singapour ? Que se passerait-il s'il y avait un embargo sur le transport maritime et aérien ?

54:37
Invité

Il n

54:37
Locuteur

'y

54:37
Invité

aurait plus de jour à Noël et on serait tous sans pantalon.

54:39
Locuteur

Eh

54:39
François Asselineau

bien voilà. Est-ce que c'est raisonnable ? Non mais à ce niveau-là

54:43
Locuteur

Attendez, je n'y crois pas,

54:44
Invité

je n

54:45
Locuteur

'y

54:45
Invité

crois pas.

54:45
François Asselineau

À ce niveau-là de démantèlement, à ce niveau-là de démantèlement, on est en train de faire de la France Venise.

54:54
Locuteur

C

54:55
François Asselineau

'est-à-dire on est en train de nous transformer en gardien de musée et dépendant uniquement de l'étranger. Est-ce que c'est le devenir que souhaitent les Français

55:04
Locuteur

? La

55:06
Invité

question est posée Patrick ?

55:07
Présentateur

La question est posée là,

55:09
Locuteur

c

55:09
Présentateur

'est un des sujets, c'est l'agriculture. On a parlé de la commissaire qui a fait jaser et qui a fait réagir vivement. Il y a d'autres sujets. L'immigration, par exemple. L'immigration, c'est quand même la France qui dicte sa politique immigratoire.

55:23
Locuteur

Alors

55:23
François Asselineau

là aussi, je vais être obligé d'être un peu iconoclaste. Rien ne me laisse plus songeur que lorsque j'entends

55:36
Locuteur

les

55:37
François Asselineau

candidats à la présidence de la République formuler des propos définitifs sur les questions d'immigration.

55:44
Locuteur

Le

55:44
François Asselineau

dernier truc en date, c'est que M. Nicolas Sarkozy, qui doit avoir peur de ne pas franchir la barre du premier tour... Votre ancien

55:52
Locuteur

ami,

55:52
Présentateur

Nicolas Sarkozy. Comment ? L'ancien chef du parti dans lequel vous étiez avant de démissionner.

55:56
François Asselineau

Oui, j'ai été très brièvement membre

55:58
Locuteur

de... Vous avez été un

55:59
François Asselineau

peu en

55:59
Invité

contact intimement avec lui ?

56:01
Locuteur

Non, non, je n'ai jamais été en contact intimement. Intimement, je vais en

56:04
Invité

formuler, mais est-ce que vous avez mangé avec lui ? Jamais. Jamais. C'est un point d'honneur, apparemment.

56:09
François Asselineau

Non, ce n

56:10
Locuteur

'est

56:10
François Asselineau

pas un

56:10
Locuteur

point d'honneur. De toute façon,

56:11
Invité

vous l'avez dit, jamais.

56:12
François Asselineau

Mais non, il m'est arrivé de rencontrer Nicolas Sarkozy pour une raison très simple.

56:17
Locuteur

C

56:17
François Asselineau

'est que j'étais au conseil général des Hauts-de-Seine, le directeur de cabinet de Charles Pasquois. Et le 1er avril 2004, Nicolas Sarkozy a succédé à Charles Pasquois. Et donc, il m'a trouvé, si j'ose dire, dans les murs, dans les bureaux. Et donc, il m'a convoqué. Il était venu lui-même avec son

56:33
Locuteur

propre... Vous avez été

56:33
Invité

convoqué par Nicolas Sarkozy ?

56:35
François Asselineau

Eh bien, c'est normal. Il venait d'être élu président. Il est venu avec son propre directeur des services et son propre directeur de cabinet qui, en l'occurrence, c'était d'ailleurs une jeune femme. Et donc, il m'a dit « Monsieur, je suis venu avec mon équipe donc vous n'avez plus de place ici. » Donc, on a discuté.

56:54
Locuteur

Il

56:54
François Asselineau

m'a reçu d'ailleurs de façon très chaleureuse, enfin, sympathique. Mais il était venu ce qui est normal. Enfin, je ne lui reproche rien du tout. Il est normal que lorsqu'il

57:03
Locuteur

y

57:03
François Asselineau

a une nouvelle équipe qui arrive, il vient avec son directeur. Donc, non, non. Moi, je ne fais pas une fixation contre Nicolas Sarkozy. Je dis simplement que comme il a probablement peur de ne pas franchir la barre du premier tour parce qu'il se voit concurrencé sur la droite par Jean-Marie Le Pen et sur sa gauche par François Bayrou. Bon, et que moi, de ce que j'ai pu voir en circulant à travers la France, beaucoup de Français en ont plus que par-dessus la tête du choix imposé entre Nicolas Sarkozy et Ségolène Royal.

Et comme les Français sont un peuple indiscipliné, je n'exclus pas qu'il y ait de grosses surprises au premier tour de l'élection présidentielle et que les Français prennent un malin plaisir à voter pour les candidats qui n'avaient pas été présélectionnés par les médias.

57:49
Locuteur

Alors,

57:50
François Asselineau

une fois que j'ai dit ça, je vois que M. Sarkozy a lancé une polémique en disant qu'il allait créer un ministère de l'immigration et de l'identité nationale. Bon. Alors,

58:00
Locuteur

on

58:01
François Asselineau

jase là-dessus. La gauche prend des allures, prend des pouces des cris d'orfraie comme s'il s'agissait quasiment d'un lepénisme rampant, etc. Bien. Moi, je dis que tout ça, c'est de la comédie. C'est de la comédia dell'arte, comme on dit en Italie. Parce qu'il faut... Comédie, comédia dell

58:22
Locuteur

'arte.

58:22
François Asselineau

Oui, mais oui. C'est assez cohérent. Oui,

58:25
Locuteur

oui.

58:25
François Asselineau

Eh bien, parce qu'il faut savoir que les grandes décisions en matière d'immigration sont déjà prises et elles ont été prises par Bruxelles. Premièrement. Pardon

58:37
Locuteur

?

58:37
François Asselineau

Par Bruxelles. Par... Bruxelles

58:39
Locuteur

qui

58:39
Présentateur

décide de...

58:40
Locuteur

Mais bien entendu.

58:41
François Asselineau

Premièrement. Premièrement, nous avons... Nous sommes dans les accords de Schengen.

58:45
Locuteur

M.

58:46
François Asselineau

Nicolas Sarkozy, il est quand même ministre de l'Intérieur depuis des mois et des mois et des mois. Il l'a été deux fois, d'ailleurs. Bon.

58:54
Locuteur

En

58:54
François Asselineau

quoi son passage Place Beauvau a-t-il

58:57
Locuteur

spécialement

58:58
François Asselineau

changé la situation en matière d'immigration clandestine

59:02
Locuteur

?

59:02
François Asselineau

La réponse, tous les Français le savent. Ça n'a rien changé à rien.

59:06
Locuteur

Eh

59:06
François Asselineau

bien, moi, je n'attaque pas Nicolas Sarkozy là-dessus. Je dis que c'est logique puisque nous sommes dans les accords de Schengen, d'une part, et dans le traité de Rome, d'autre part, qui prévoient la libre circulation des personnes. Bon. Nous sommes dans un système où nous avons démantelé nos surveillances aux frontières. Est-ce que vous êtes allé... Je suis allé très récemment. à Andaille.

59:27
Locuteur

Eh

59:28
François Asselineau

bien, entre Andaille, du côté français et du côté espagnol, on est en train de démolir les toutes dernières cahutes qui existaient. Non seulement, il n

59:35
Locuteur

'y

59:35
François Asselineau

a plus de douane, il n

59:37
Locuteur

'y

59:37
François Asselineau

a plus de police de l'air et des frontières, mais il n

59:39
Locuteur

'y a

59:39
François Asselineau

même plus maintenant de rien. Il n

59:41
Locuteur

'y a

59:41
François Asselineau

même plus de baraquement pour éventuellement recréer une frontière. Il n

59:45
Locuteur

'y a

59:45
François Asselineau

plus rien.

59:46
Locuteur

c

59:46
François Asselineau

'est comme si on était en race campagne. On passe totalement librement. Pareil avec l'Italie à 20h30. Pareil avec sur le pont qu'est là avec l'Allemagne. Pareil avec la Belgique. Ça,

59:57
Locuteur

c'est l'Europe. C

59:57
François Asselineau

'est l

59:57
Locuteur

'Europe. La question de l'immigration

59:59
Présentateur

choisie, c

1:00:01
Locuteur

'est

1:00:01
Présentateur

en dehors de l'Europe.

1:00:01
Locuteur

Attendez.

1:00:03
François Asselineau

J'essaie de faire un discours construit. Donc déjà, vous ne pouvez pas dire que vous allez limiter ou légiférer, réglementer l'immigration dans la mesure où des dizaines de millions de personnes franchissent les frontières terrestres de la France sans que nous puissions le surveiller. Donc déjà, quiconque préconise de réglementer l'immigration sans toucher aux accords de Schengen se paye la tête du monde. Ce

1:00:31
Locuteur

que vous voulez dire,

1:00:31
Présentateur

c'est que si jamais il y a une immigration clandestine dans un autre pays d'Europe, quoi qu'il arrive, on ne peut pas le contrôler, cette immigration. Ce pays-là fait ce qu'il veut et donc ensuite, les gens peuvent

1:00:42
Locuteur

arriver en France librement. Bien entendu.

1:00:44
François Asselineau

Bien entendu. Lorsque tout le monde sait très bien que lorsque le gouvernement espagnol de M. Zapatero a régularisé 600 000 Marocains, tout le monde sait très bien qu'au bout de quelques années, ces centaines de milliers de Marocains pourront venir, s'ils le souhaitent, s'installer librement en France au nom de la libre circulation.

1:01:01
Locuteur

Donc

1:01:01
François Asselineau

nous dépendons pour ces questions essentielles des décisions qui sont prises par d'autres gouvernements.

1:01:09
Locuteur

Je

1:01:10
François Asselineau

crois savoir qu'en Italie, lorsque l'on découvre des immigrés clandestins qui sont en Italie et qui sont par exemple du côté de San Remo, où est-ce que vous allez ? Vous allez en France ? On leur facilite le passage. Donc nous ne sommes plus maîtres

1:01:29
Locuteur

des

1:01:29
François Asselineau

frontières de la France. Ça, c'est quand même un fait.

1:01:33
Locuteur

Bon. Ça,

1:01:34
François Asselineau

c'est un premier point. Et un deuxième point,

1:01:36
Locuteur

c

1:01:37
François Asselineau

'est que les grandes politiques en matière migratoire sont décidées par la commission, en particulier par le commissaire italien

1:01:43
Locuteur

qui

1:01:44
François Asselineau

s'appelle Franco Frattini, qui est le commissaire chargé Il a un portefeuille assez vague qui s'appelle la justice, etc. Bien.

1:01:55
Locuteur

En

1:01:56
François Asselineau

décembre 2005,

1:01:58
Locuteur

il

1:01:59
François Asselineau

a

1:01:59
Locuteur

publié

1:02:01
François Asselineau

les grandes orientations en matière migratoire fixées par la commission européenne.

1:02:07
Locuteur

Et

1:02:07
François Asselineau

qu'est-ce qu'elle prévoit à ces grandes décisions ? Elle prévoit qu'il faut favoriser l'immigration.

1:02:13
Locuteur

L

1:02:13
François Asselineau

'immigration est une chance, il le dit. Et pourquoi la commission réagit-elle ainsi et propose-t-elle ceci ? Parce qu'elle part du principe que nous aurons des difficultés à financer nos retraites à partir de 2030.

1:02:27
Locuteur

Et

1:02:28
François Asselineau

donc, la politique officielle de la commission européenne, c'est de faciliter, de favoriser une immigration afin de payer nos retraites. Et accessoirement, ils ont mis à jour le concept, qui d'ailleurs est d'importation américaine, d'immigration choisie.

1:02:43
Locuteur

C

1:02:44
François Asselineau

'est eux qui disent que les pays européens doivent appliquer ces orientations d'immigration choisie.

1:02:50
Locuteur

En

1:02:50
François Asselineau

d'autres termes, lorsque M. Nicolas Sarkozy a lancé dans le débat public son projet de loi et qu'il a été question d'immigration choisie, nous avons encore eu le bal des tartuffes. M. Sarkozy a présenté ça comme si ça sortait de son chapeau alors que ça n'était finalement que la simple transposition des directives européennes, d'une part. Quant à la gauche qui a poussé des cris d'orfraie sur le thème, on n'a pas le droit à l'immigration choisie, ce n'est pas le marché aux esclaves. Mais si elle était aux affaires, elle serait obligée de faire pareil puisque c'est décidé par Bruxelles. Voilà.

La véritable question, c'est donc, si les Français entendent décider eux-mêmes de la politique migratoire, eh bien, ils doivent sortir de ces traités européens qui confient la définition stratégique de la politique migratoire à la Commission européenne. ça, c'est depuis le traité d'Amsterdam.

1:03:38
Présentateur

D'accord. Donc, imaginons, moi, je n'aime pas le principe d'immigration choisie, je n

1:03:42
Locuteur

'ai

1:03:42
Présentateur

pas le choix. Quel que soit le gouvernement élu, il sera obligé de l'appliquer.

1:03:45
François Asselineau

Bien sûr, puisque ça a été décidé par M. Fratini.

1:03:54
Locuteur

Alors,

1:03:54
Présentateur

un mot rapidement parce qu'au cours de votre conférence à laquelle nous avons assisté et c'est comme ça que nous sommes venus à vous inviter, on parlait beaucoup des commissaires européens et de leurs liens avec les États-Unis. Il y

1:04:05
Locuteur

a

1:04:05
Présentateur

quand même une sorte de moule commun. On dirait qu

1:04:08
Locuteur

'ils

1:04:08
Présentateur

sont tous faits dans le même moule. 25 qui ont des liens très étroits avec les États-Unis. Pour le moment, on n'en a pas parlé. Comment est-ce que vous pourriez en quelques mots, justement, évoquer ce problème

1:04:19
Locuteur

? Alors,

1:04:20
François Asselineau

il va falloir que vous me réinvitiez pour que je vous en reparle. Mais je voudrais quand même vous dire deux, trois choses. Là, on touche un continent obscur qui est dont personne jamais ne veut parler. Je veux parler, moi, des liens qu'il y a entre les États-Unis et la construction européenne.

1:04:39
Locuteur

Voilà.

1:04:39
François Asselineau

Ça, c'est un des tabous de notre époque. C'est un des tabous du débat politique français. On ne cesse de vouloir faire croire aux Français que la construction européenne serait une idée française, comme l'a écrit Alain Duhamel. C'est faux.

1:04:52
Invité

Schumann, il était de Metz, non

1:04:54
Locuteur

?

1:04:54
François Asselineau

Oui, Robert Schumann, il était de Metz. Oui, il était d'ailleurs né en Allemagne. Il était d'origine allemande. Mais Robert Schumann, il a... Vous savez, d'ailleurs, au passage, une petite anecdote sur Robert Schumann. C'est qu'il avait quand même été ministre du premier gouvernement Pétain en 1940. Ce qui fait qu'en 1944, il a été menacé d'indignité nationale. Et il a fallu que De Gaulle lui

1:05:14
Locuteur

sauve... Quel ministère

1:05:14
Invité

il avait ?

1:05:15
François Asselineau

Oh, du rapatriement ou de l'approvisionnement.

1:05:18
Locuteur

Enfin,

1:05:18
François Asselineau

c'était un truc un peu accessoire.

1:05:20
Locuteur

Et

1:05:20
Invité

vous dites que c'était un collabo

1:05:22
Locuteur

? Je

1:05:23
François Asselineau

n

1:05:23
Locuteur

'ai

1:05:23
François Asselineau

pas dit ça.

1:05:23
Locuteur

J

1:05:23
François Asselineau

'ai dit... Prenez ce que

1:05:25
Locuteur

je viens de dire. Non, mais je pose la question plus facilement. J'ai dit qu'il a été

1:05:28
François Asselineau

ministre dans le premier gouvernement Pétain en 1940. Voilà. Il est vrai qu'il a quitté le gouvernement Pétain, je crois, à l'automne 1940. Mais enfin,

1:05:37
Locuteur

ça lui a quand même... Il

1:05:37
Invité

avait quand même un choix de sa part.

1:05:39
Locuteur

Oui,

1:05:39
François Asselineau

mais

1:05:39
Locuteur

après, il a fait des... Idéologique. Il a fait

1:05:41
François Asselineau

des... Oui.

1:05:42
Invité

Alors,

1:05:42
Locuteur

au

1:05:42
Invité

bout... Non, mais soyons honnêtes. Vous dites... Attendez, c'est jeter l'opprobre, quand même.

1:05:45
Locuteur

Non,

1:05:46
François Asselineau

je ne jette pas l'opprobre. Je rappelle des faits historiques. Les faits historiques, c'est qu'il a été menacé d'être frappé d'indignité nationale à la libération. Ça, c'est un fait. Et c'est De Gaulle qui s'y est opposé. Enfin

1:05:56
Locuteur

bon, ce sont des vieilles histoires. Mais pourquoi De

1:05:57
Invité

Gaulle s'est opposé à sa invasion ? On parle quand même de quelqu'un...

1:06:00
François Asselineau

Parce qu'il ne faut pas oublier que De Gaulle, contrairement à l'image que certains ont voulu faire de lui, il a quand même... C'était un homme d'État. Et en tant qu'homme d'État, il s'est rendu compte qu'il fallait savoir passer l'éponge.

1:06:11
Invité

Oui, il a passé l'éponge, je crois, pour Papon.

1:06:13
François Asselineau

Il a passé l'éponge sur beaucoup de gens.

1:06:15
Locuteur

Mais De Gaulle,

1:06:16
Invité

il n'a pas passé.

1:06:17
Locuteur

Oui, mais attendez, il a passé l'éponge... C'était deux balles dans la tête. Il a passé... Deux balles dans la

1:06:20
François Asselineau

peau. Attendez, il a passé l'éponge sur beaucoup de choses parce que, pour une raison simple, c'est que s'il avait fallu renvoyer tous les hauts fonctionnaires qui avaient collaboré avec le régime de Vichy, on aurait plus eu grand monde. Voilà. Et puis parce qu'un homme d'État doit savoir passer à autre chose. Il ne faut pas entretenir des guerres civiles. Il y a quelque chose qui est délétère en France, c'est qu'on ne peut pas parler de politique sans que, assez souvent, on vienne nous reparler, d'ailleurs, de la période de la Seconde Guerre mondiale. Je pense que ça n'est pas quelque chose de sain.

1:06:55
Locuteur

Ça

1:06:55
Invité

vous énerve, ce débat qui est en...

1:06:57
Locuteur

Les

1:06:57
Invité

commémorations, tout ça, c'est ce que

1:06:58
Locuteur

vous êtes en train de dire ? Je

1:06:59
François Asselineau

trouve qu'on en fait un petit peu beaucoup sur les commémorations. Moi, je préférerais qu'on parle de l'avenir. Alors, je voudrais quand même parler, moi, des États-Unis et de la construction européenne. On sait de sources sûres,

1:07:11
Locuteur

ce

1:07:12
François Asselineau

ne sont pas des ragots, il suffit de lire le Daily Telegraph du 17 septembre 2000, l'article d'un journaliste qui s'appelle Ambrose Evans Pritchard.

1:07:22
Locuteur

On

1:07:22
François Asselineau

sait de sources sûres, depuis que l'administration Clinton, à l'été 2000, a déclassifié des documents secrets du ministère des Affaires étrangères et du ministère de la Défense, des documents confidentiels défense, des années 40, 50 et 60. On sait désormais de sources sûres

1:07:43
Locuteur

que

1:07:44
François Asselineau

les États-Unis, et notamment la CIA, ont subventionné

1:07:49
Locuteur

le

1:07:50
François Asselineau

mouvement européen.

1:07:51
Locuteur

Et

1:07:52
François Asselineau

on sait de sources sûres que des gens comme Robert Schumann, que vous évoquiez, mais également Rétinger ou Paul-Henri Spack, étaient des employés considérés comme tels par les services de l'enseignement américain.

1:08:05
Présentateur

C'est-à

1:08:05
Locuteur

-dire

1:08:05
Présentateur

que les pères fondateurs, c'est des copains de la CIA.

1:08:09
Locuteur

Plus

1:08:09
Présentateur

que des copains, là, vous dites. Même

1:08:11
Locuteur

des employés. Mais écoutez,

1:08:13
François Asselineau

je ne fais que dire, je cite mes sources.

1:08:16
Locuteur

Donc c'est une source qui a dit

1:08:17
François Asselineau

ça. Oui. Et c'est une source, c'est pas une source aberrante. Puisqu'il s'agit des documents déclassifiés de l'administration américaine eux-mêmes. Ça a été d'ailleurs rendu public. Il est quand même extraordinaire. C'est extraordinaire qu'en

1:08:30
Locuteur

France. C'est vrai que

1:08:30
François Asselineau

personne

1:08:30
Locuteur

n'en a parlé.

1:08:31
François Asselineau

Personne,

1:08:31
Locuteur

jamais,

1:08:32
Invité

n'en parle.

1:08:32
Locuteur

J

1:08:32
Invité

'allais vous poser la question. Attendez, c'est quand même rocambolesque ce que vous êtes en train de nous dire.

1:08:36
François Asselineau

Non, ça n'est pas rocambolesque. Nous avons face à nous une véritable conspiration du silence. En France, il est impossible d'évoquer les grandes puissances qui ont été derrière la construction européenne. Il y

1:08:52
Locuteur

en

1:08:52
François Asselineau

avait deux. Il y avait les États-Unis qui ont... Vous savez que d'ailleurs Jean Monnet a passé toute la Seconde Guerre mondiale aux États-Unis. Et puis, je ne

1:09:02
Locuteur

vais

1:09:02
François Asselineau

pas vous faire un cours d'histoire, mais je vous assure que je pourrais passionner vos auditoires si je vous rappelais qu'elle était l'histoire des États-Unis. La méthode Monnet n'est pas une méthode Monnet. C'est une méthode américaine qui a été mise au point par les États-Unis dès le début du XIXe siècle pour essayer de mettre la main sur le Canada, sur Porto Rico, etc. C'est-à-dire le libre-échange conçu comme un moyen de vassalisation politique. Mais ça, vous me réinviterez peut-être pour que je vous parle de ça. Ça fait déjà deux invitations.

1:09:30
Locuteur

Oui, j'y prends goût.

1:09:31
Invité

On comprend bien que vous commencez à vouloir faire de la politique sérieusement.

1:09:33
Locuteur

Alors,

1:09:34
François Asselineau

je reviens à ce que je disais.

1:09:36
Locuteur

Nous

1:09:36
François Asselineau

avons donc affaire à une construction qui a été portée

1:09:42
Locuteur

par

1:09:43
François Asselineau

les États-Unis et également portée par le Vatican.

1:09:47
Locuteur

Le

1:09:47
François Asselineau

Vatican ? Mais oui, d'ailleurs, vous avez parlé à vos parents.

1:09:52
Locuteur

Moi,

1:09:53
François Asselineau

je n'étais pas né. Oui, mais à l'époque, dans les années 50, eh bien, le Parti communiste français,

1:10:00
Locuteur

qui,

1:10:01
François Asselineau

lui, était proche de Moscou, c'est le moins que l'on puisse dire, eh bien, il partait en guerre contre la construction européenne en disant que c'était... Il partait en guerre contre à la fois l'Europe américaine et l'Europe vaticane. Et ça n'est pas moi. C'est un fait objectif. Pi XII a été largement derrière les projets de construction européenne, notamment par ces relais politiques qui étaient à l'époque le MRP en France, la CDU-CSU en Allemagne.

1:10:29
Locuteur

On

1:10:29
François Asselineau

a donc eu ces deux grandes puissances de l'époque.

1:10:32
Locuteur

L

1:10:32
François Asselineau

'une puissance politique et militaire et économique, les États-Unis. L'autre, une puissance morale et spirituelle, le Vatican, qui ont œuvré de concert pendant plusieurs décennies. Elles avaient des objectifs qui étaient proches mais qui n'étaient pas identiques. Le Vatican voulait essayer de reconstituer une espèce de Saint-Empire romain germanique ou en tout cas d'Empire chrétien

1:10:54
Locuteur

pour

1:10:55
François Asselineau

lutter contre ce que l'Osservatore Romano du 1954 disait le tourbillon du communisme niveleur. Voilà. Pi XII avait fait extrêmement campagne contre notamment pour la CED. Bon. Les États-Unis, eux, poursuivaient une stratégie qui est toujours la leur qui est de vassaliser l'Europe occidentale et d'en faire un glacis américain. Et puis, tant que l'Union soviétique existait, les deux conceptions allaient de pair. Depuis que l'Union soviétique s'est désintégrée, les deux constructions se sont séparées. On, si j'ose dire, parlant du Vatican, elles ont divorcé.

Et puis, il n'est un secret pour personne que le Vatican et l'Église catholique ont perdu beaucoup de son audience en Europe occidentale et donc pèsent beaucoup moins. L'affaire Rocco Boutiglione, vous savez, qui a été remerciée, qui était un homme très proche de Jean-Paul II, témoigne de l'affaiblissement de la pensée vaticane sur l'Europe. Quelque chose qui est très important, c'est par exemple le fait que l'Europe se soit battue avec les Kosovars musulmans contre les Serbes. Bon, là, on voit que c'est le triomphe de l'Europe américaine contre l'Europe vaticane. Mais dans tout ça, où est la France ? Où est la France ? Parce que, si vous voulez, on retrouve en fait un schéma classique

1:12:13
Locuteur

que

1:12:14
François Asselineau

l'on a connu au cours des siècles.

1:12:16
Invité

D'accord, d'accord. Excusez-moi, je vous coupe. Je reviens sur cette information que vous donnez par rapport au père fondateur qui était des employés de la CIA. On va faire une petite parenthèse média parce que ça nous intéresse quand même. on a fait une radio parce qu'on n'était pas forcément satisfait de ce qu'on entendait. Bon, on grappille toujours des bonnes choses à droite à gauche. Mais bon, quelle est votre réflexion sur le fait... Est-ce que vous voyez... Alors, je vais orienter un peu ma question. Est-ce que vous voyez un lien entre tous ces gens qui tiennent les médias,

1:12:49
Locuteur

c

1:12:49
Invité

'est-à-dire qui sont des industriels, qui sont des gens de pouvoir, etc., qui peuvent peut-être même avoir des relations avec les États-Unis, accessoirement ? Je ne crois pas trahir aucun secret si je dis qu'Alain Minc, par exemple, est plutôt un pro-libéral à l'américaine. Bon, comment se fait-il que le Daily Telegraph, on pourrait dire, c'est un peu l'équivalent du monde,

1:13:12
Locuteur

un

1:13:12
Invité

peu de droite, un peu conservateur, un peu... C

1:13:17
Locuteur

'est le grand

1:13:18
François Asselineau

journal conservateur britannique.

1:13:19
Invité

Voilà, bon. Comment se fait-il, à votre avis, que le monde qui aurait pu faire ça une, un jour ou l'autre, dans les 50 dernières années, avec l'information que vous avez... que vous avez là... Enfin, que vous nous donnez, tout simplement, comment se fait... Quelle est votre explication

1:13:34
Locuteur

?

1:13:35
François Asselineau

Écoutez, c'est un petit traquenard que vous me tendez. Moi, je crois que nous avons affaire à des auditeurs qui sont

1:13:42
Locuteur

des

1:13:43
François Asselineau

adultes et qui sont intelligents.

1:13:45
Locuteur

Ils doivent

1:13:45
François Asselineau

donc réfléchir...

1:13:46
Locuteur

Les

1:13:47
Invité

auditeurs sont les meilleurs.

1:13:48
Locuteur

Ils

1:13:48
François Asselineau

doivent donc réfléchir par eux-mêmes. Moi, je leur donne des pistes de réflexion. C'est un fait que le monde n'a jamais glosé là-dessus. Ou alors,

1:13:55
Locuteur

il

1:13:55
François Asselineau

en a peut-être... Non, je crois qu

1:13:56
Locuteur

'il

1:13:56
François Asselineau

n'en a jamais parlé. En revanche, le monde, vous l'avez remarqué, le journal Le Monde, tous les samedis, il a un supplément qui est en anglais, du New York Times. Voilà. Ça, c'est un fait. Ça ne vous a pas

1:14:09
Locuteur

échappé.

1:14:09
François Asselineau

Ça ne vous a pas échappé. Ça, c'est comme ça. Ça fait partie de ce genre d'éléments d'information qu'il faut avoir. Il y a beaucoup d'autres choses dont on ne parle pas et qui sont des faits.

1:14:22
Locuteur

Il

1:14:23
François Asselineau

y a eu cette déclaration extraordinaire de François Mitterrand. François Mitterrand, c'est quand même un type qui a été président de la République pendant 14 ans. Avant de mourir,

1:14:38
Locuteur

à

1:14:38
François Asselineau

la fin de son deuxième septennat, il reçoit, je crois que c'était à l'Élysée, Georges-Marc Benhamou, journaliste du Nouvel Observateur, qui veut faire un livre sur lui, qu'il a d'ailleurs fait, qui est sorti chez Plon et qui s'appelle Le Dernier Mitterrand.

1:14:55
Locuteur

Et

1:14:55
François Asselineau

François Mitterrand, qui a passé 14 ans à l'Élysée, au pouvoir suprême,

1:15:00
Locuteur

qui

1:15:01
François Asselineau

est à quelques semaines de mourir, donc il n

1:15:04
Locuteur

'a

1:15:04
François Asselineau

vraiment plus rien à perdre, eh bien il a dit à Georges-Marc Benhamou ce que l'on appellerait son testament politique, comme on parle du testament politique de Colbert ou de Richelieu.

1:15:14
Locuteur

Qu

1:15:14
François Asselineau

'est-ce qu'il a dit ? Il a dit « Les Français

1:15:17
Locuteur

sont

1:15:18
François Asselineau

en guerre,

1:15:19
Locuteur

mais

1:15:19
François Asselineau

ils ne le savent pas. C'est une guerre sans mort, une guerre invisible, une guerre sans mort apparemment, mais une guerre à mort.

1:15:30
Locuteur

Ils

1:15:30
François Asselineau

sont voraces, les Américains.

1:15:33
Locuteur

»

1:15:34
François Asselineau

Trois petits points de suspension. Et ça, c'est écrit noir sur blanc dans le dernier Mitterrand paru chez Plon. Ça doit être en quelque chose comme 1996 ou 1997. Voilà. Comment se fait-il

1:15:50
Locuteur

que

1:15:51
François Asselineau

la classe politique française, que les médias, ne se soient pas emparés de ce testament politique en essayant de se comprendre ce qui se passe ? Est-ce que François Mitterrand avait perdu la tête ? Quand un président de la République dit que les Français sont en guerre, mais ils ne le savent pas, eh bien, moi, je dis que nous devrions s'interroger sur ce que voulait dire le président de la République française, quel qu'il soit. Je n

1:16:17
Locuteur

'ai

1:16:17
François Asselineau

pas de goût particulier pour François Mitterrand, mais c'était un homme d'État.

1:16:20
Locuteur

Bon,

1:16:21
Présentateur

excusez-moi,

1:16:21
Locuteur

oui,

1:16:22
Présentateur

justement, quand on parle du fait que les États-Unis, finalement, noyotent l'Europe, c'est un sujet qu'on a déjà abordé, quand on voit qu'à côté de ça, par exemple, les grands candidats, ceux qui nous sont imposés, comme vous dites, Nicolas Sarkozy, Ségolène Royal, pour Nicolas Sarkozy, c'est très clair, on l'a vu, il est allé voir George Bush, il s'est excusé de l'arrogance française par rapport à la guerre en Irak, il a eu des signes très forts pour montrer qu'il était, a priori, quelqu'un d'Atlantis, c'est-à-dire du côté des États-Unis, on pourrait se dire, tiens,

1:16:52
Locuteur

finalement,

1:16:52
Présentateur

même si Ségolène Royal est pour le oui à l'Europe, elle est moins atlantis que Nicolas Sarkozy.

1:16:56
Locuteur

Est

1:16:56
Présentateur

-ce que c'est le sentiment que vous avez ?

1:16:58
François Asselineau

Malheureusement, je vais vous détromper. Oh, qu'est-ce qu'il est iconoclaste, cet invité ! Je voudrais quand même rappeler ou informer, tout simplement, nos auditeurs.

1:17:11
Locuteur

Il

1:17:11
François Asselineau

y a quelque chose qui est très étonnant dans la politique française. En janvier 2006, personne ne parlait de Ségolène Royal.

1:17:20
Locuteur

C

1:17:21
Invité

'est-à-dire, il y

1:17:21
Locuteur

a

1:17:21
Invité

un an, enfin, un an, un mois. Voilà.

1:17:23
François Asselineau

Il y a un an et trois mois, personne ne parlait de Mme Royal. Enfin,

1:17:27
Locuteur

personne.

1:17:27
François Asselineau

On en parlait plutôt moins que de Mme Aubry. Bon. Mme Royal avait quand même montré patte blanche, si j'ose dire, puisqu'au moment du référendum sur la Constitution européenne, elle est apparue comme une des égéries du oui.

1:17:44
Locuteur

Bon.

1:17:44
François Asselineau

Puis après, elle était retombée dans une espèce

1:17:46
Locuteur

d

1:17:47
François Asselineau

'anonymat médiatique.

1:17:49
Locuteur

Et

1:17:49
François Asselineau

puis, d'un seul coup, à partir de février 2006, et moi, j'ai mis de côté toute une série de couvertures de journaux, Mme Royal a eu droit

1:17:58
Locuteur

aux

1:17:59
François Asselineau

couvertures de journaux, de news magazines, d'émissions de télé, d'émissions de radio d'une façon extraordinaire.

1:18:07
Locuteur

Moi,

1:18:08
François Asselineau

j'ai d'ailleurs une question à poser. J'aimerais bien que Mme Royal, elle me donne son truc.

1:18:12
Locuteur

On

1:18:12
Invité

va lui demander

1:18:13
François Asselineau

comment fait-on pour avoir d'un seul coup d'un seul accès à toutes les couvertures de journaux. Et on a vu le Nouvel Observateur, l'Express, le Point, le Parisien,

1:18:25
Locuteur

etc. Tous, tous, tous, on l'a vu, tous.

1:18:28
François Asselineau

Plusieurs semaines de suite, parfois. Est-ce que c'est elle, etc.

1:18:32
Locuteur

Alors, en

1:18:32
François Asselineau

fait, le truc, je le sais, donc je vais le révéler à vos auditeurs. Mme Royal, elle a été lancée par une agence de publicité qui s'appelle Ogilvy.

1:18:42
Locuteur

puisqu

1:18:42
François Asselineau

'une des amies de Mme Royal s'appelle Nathalie Rastoin. Ce n

1:18:45
Locuteur

'est

1:18:45
François Asselineau

d'ailleurs pas des grands secrets, il suffit de lire, là pour le coup,

1:18:48
Locuteur

c

1:18:48
François Asselineau

'était dans quelques journaux, on l'a vu en petite note en bas de page, que la conseillère communication de Mme Royal,

1:18:56
Locuteur

c

1:18:56
François Asselineau

'était Nathalie Rastoin, directrice générale de Ogilvy, France.

1:19:00
Locuteur

Mais

1:19:00
François Asselineau

ce qu'il faut savoir, c'est que Ogilvy est une grande agence de publicité qui appartient à un très grand groupe américain

1:19:06
Locuteur

qui

1:19:07
François Asselineau

s'appelle le groupe WPP qui est présidé

1:19:10
Locuteur

par

1:19:11
François Asselineau

la personne qui dirige le groupe WPP.

1:19:15
Locuteur

C

1:19:15
François Asselineau

'est un Américain

1:19:16
Locuteur

qui

1:19:17
François Asselineau

a été chef adjoint du cabinet du président Clinton à la Maison Blanche.

1:19:21
Locuteur

Et

1:19:21
François Asselineau

ce groupe WPP possède de très grandes entreprises dites de lobbying qui sont en fait des grandes agences de désinformation. J'ai nommé Hill and Nolton et Burson Marsteller. Tout ça sont évidemment des informations qui ne sont pas sur la place publique dont personne jamais ne vous parlera.

1:19:39
Locuteur

Mais

1:19:39
François Asselineau

d'un seul coup, on comprend mieux que Mme Royal, elle a été lancée avec une campagne de marketing et de publicité extrêmement professionnelle. On l'a pu le mesurer. Elle a donc été lancée par des intérêts

1:19:53
Locuteur

qui

1:19:54
François Asselineau

étaient au moins en partie venus d'outre-Atlantique.

1:20:00
Présentateur

Le Parti démocrate

1:20:01
Locuteur

? Écoutez,

1:20:03
François Asselineau

certains pensent que M.

1:20:04
Locuteur

Dans ce corps ?

1:20:05
François Asselineau

Certains pensent que WPP ayant à sa tête l'ancien chef adjoint du cabinet de Clinton, ça serait un peu le Parti démocrate. Certains peuvent penser qu'à la limite, Nicolas Sarkozy serait le candidat officieux du Parti républicain américain. Vous vous rappeliez d'ailleurs un juste titre qu'il a été reçu par le président George W. Bush. Tandis que Mme Royal serait la candidate officieuse ou préférée du Parti démocrate. C'est possible. Moi, là-dedans, je laisse les gens réfléchir en fonction de leurs propres

1:20:40
Locuteur

hypothèses.

1:20:41
Présentateur

Sachant qu'on n'a pas de preuves définitives de

1:20:42
Locuteur

ça. Non, bien entendu. Il y a des liens qui

1:20:44
François Asselineau

soulignent existent. Oui, oui, il y a des liens. Et d'ailleurs, vous savez, les Français, vous le rappelez en début d'émission, moi, j'ai pu le mesurer.

1:20:53
Locuteur

J

1:20:53
François Asselineau

'ai parcouru la France du nord au sud et de l'est à l'ouest. Les Français,

1:20:58
Locuteur

d

1:20:58
François Asselineau

'une certaine façon, ils le sentent. Oh, ils ne sont pas capables de mettre des mots parce que personne ne leur a jamais expliqué. Mais les Français, ils sentent qu'il y a quand même beaucoup de manipulations derrière tout ça. Et ils sentent, les Français, ils ont compris que ça fait des mois et des mois et des mois et des mois qu'on a voulu leur faire croire qu'ils n'avaient le choix qu'entre deux candidats seulement. Et comme les Français ne sont pas des Anglo-Saxons ni des Américains, eh bien, je pense qu'ils vont faire un bras d'honneur à cette classe politico-médiatique et que nous allons rigoler au mois d'avril prochain.

1:21:38
Invité

Justement, on parle du mois d'avril prochain. On va parler des candidats très rapidement. On est en train de dire, en gros, pour résumer que la bipolarisation qui nous est imposée sont deux candidats pro-atlantistes. Pour aller vite. Qu'est-ce qu'il reste ? Il reste le souverainisme dont vous vous honorez, je pourrais dire. Mais pourtant,

1:22:01
Locuteur

il

1:22:01
Invité

y en a d'autres des souverainistes. Il y a Nicolas Dupont-Aignan qui est, je crois, très gaulliste. Il y a M. Devilliers qui est quand même... qui se pose là. Et qu'en pensez-vous ? Et pourquoi n'êtes-vous pas avec eux ? Alors, je vais vous... Moi, je comprends qu

1:22:16
Locuteur

'on

1:22:16
Invité

ne soit pas avec Devilliers, déjà. Enfin bon, c'est mon petit sentiment

1:22:19
Locuteur

parce que...

1:22:20
Invité

Bon, bref.

1:22:20
François Asselineau

Je ne... Je ne... Je...

1:22:24
Locuteur

Je

1:22:25
François Asselineau

ne voudrais pas que vous m'entraîniez trop dans une analyse politicienne.

1:22:30
Locuteur

C

1:22:30
François Asselineau

'est la fin de l'émission.

1:22:31
Locuteur

Il

1:22:31
François Asselineau

nous reste 12 minutes maximum. Bon, je ne voudrais pas que vous m'entraîniez dans une analyse trop politicienne.

1:22:35
Locuteur

Je ne vais pas faire

1:22:35
Présentateur

d'analyse politicienne, mais je parle à Nicolas Dupont-Aignan. J'ai quand même... Je vous entends parler depuis tout à

1:22:41
Locuteur

l

1:22:41
Présentateur

'heure. Vous tenez un discours qui va à l'encontre du mot d'ordre de l'UMP. Et une petite information qui ne nous a pas échappé, c'est que Nicolas Dupont-Aignan, quand même, il a beau raconter qu'il a quitté l'UMP, il n'empêche qu'il est toujours sur les listes de l'UMP. En particulier,

1:22:58
Locuteur

il

1:22:58
Présentateur

va se présenter dans la 8e circonscription de l'Essonne sur les listes de l'UMP. Donc Nicolas Dupont-Aignan, il est à l'UMP ? Pas à l'UMP ? Ce n

1:23:04
Locuteur

'est

1:23:04
Présentateur

pas très clair. On sent qu

1:23:06
Locuteur

'il

1:23:06
Présentateur

y

1:23:06
Locuteur

a

1:23:06
Présentateur

comme une magouille politique là-dessous. Donc ma question, c'est est-ce que vous vous mettez à part parce que c'est des choses que vous constatez ?

1:23:13
François Asselineau

Oui, moi je suis à part. Je suis à part parce que ce que vous dites du Nicolas Dupont-Aignan, effectivement, M. Doveggian, le ministre à la télévision, a révélé aux Français que le DLR, le mouvement de M. Dupont-Aignan, était financé par l'UMP, notamment par des députés UMP qui lui faisaient les virements nécessaires. De la même façon, si vous regardez...

1:23:34
Locuteur

C'est une arnaque. Arnaque, je vous laisse le mot, il est un peu

1:23:37
François Asselineau

excessif. Il

1:23:39
Locuteur

y a un

1:23:41
François Asselineau

problème en France qui est le problème du souverainisme.

1:23:45
Locuteur

Le

1:23:45
François Asselineau

problème du souverainisme, et je le sais d'autant plus que j'ai été au RPF de Charles Pasqua, le problème du souverainisme, ce sont des mouvements qui se prétendent gaullistes,

1:23:55
Locuteur

mais

1:23:55
François Asselineau

qui, au moment fatidique, il n'y

1:23:58
Locuteur

a

1:23:58
François Asselineau

plus personne. Et au moment fatidique, ils se rangent du côté de l'USOA, de l'UMP, quand ils sont de droite. Je pense notamment à DLR, au RIF, au RPF, au MPF. Et s'agissant de la gauche, vous avez vu que M. Chavènement, il est allé à quatre pattes chez Mme Royal. Moi, ce que je dis de tout ceci, c'est que ces mouvements devraient d'abord se poser des vraies questions. C'est ce que j'essaye de faire. N'attendez pas de moi que je donne des conseils de vote, parce que d'abord, tout le monde s'en ficherait. Les gens, ils vont voter... C'était pas le

1:24:31
Locuteur

but de la question. Les gens vont

1:24:33
François Asselineau

voter en leur propre âme et conscience. Moi, ce que je dis, c'est que la classe politique française, la scène politique française, a besoin d'un nouveau mouvement politique. Un mouvement politique qui appelle les choses par leur nom. Vous savez, Confucius vivait en 500 avant J.-C., à peu près à la même époque que Socrate, que Lao Tzu et que le Bouddha. Vous êtes taoïste aussi ? Non, je ne suis pas taoïste, mais je connais assez bien la culture chinoise. J'ai vécu au Japon également. Mais vous êtes plus taoïste que Mao, je crois. En tout cas, je peux vous dire une chose.

C'est que dans les entretiens de Confucius avec ses disciples, notamment dans l'entretien numéro 13, l'un des disciples dit à Confucius, c'est en moins de 500 avant J.-C. que ça se passe. Il lui dit, Maître, quel est là le secret de bien gouverner

1:25:20
Locuteur

? Et

1:25:21
François Asselineau

Confucius, Maître Kong, Kong Tzu, comme on dit en chinois,

1:25:26
Locuteur

On

1:25:26
Invité

le connaît bien, Kong Tzu.

1:25:28
François Asselineau

Confucius répond,

1:25:30
Locuteur

Il

1:25:30
François Asselineau

faut d'abord donner

1:25:32
Locuteur

aux

1:25:33
François Asselineau

choses, rendre aux choses leur véritable nom. Rendre aux choses leur véritable nom. C'est-à-dire que pour Confucius, qui est à la base de la pensée chinoise, il faut d'abord bien nommer les choses.

1:25:50
Locuteur

Le

1:25:50
François Asselineau

problème que nous avons en France, c'est que les partis politiques français ne nomment pas les choses. Sur

1:25:56
Invité

ce terrain, il

1:25:56
Locuteur

y a

1:25:56
Invité

un poète qui a dit Mal nommer les choses est ajouté du désordre au monde. Ça doit vous plaire.

1:26:01
François Asselineau

Oui, exactement. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il faut que l'on soit clair sur la construction européenne. Les mouvements souverainistes dont vous parlez, ils sont tous champions pour critiquer la construction européenne.

1:26:17
Locuteur

Mais

1:26:18
François Asselineau

quand il s'agit de passer aux propositions, il n'y a plus personne. Ils vous font tous des propositions. C'est d'ailleurs vrai de tout le monde. C'est même vrai du Front National, c'est même vrai de l'extrême-gauche, c'est vrai également de Sarkozy, de Beyrou. Toute la classe politique française est pour l'Europe. Et le Parti des travailleurs, alors ? Oui, il

1:26:36
Locuteur

y

1:26:36
François Asselineau

a peut-être le Parti des travailleurs de Daniel Gluckstein, effectivement, qui est celui peut-être sous certains aspects dont je suis le plus proche.

1:26:42
Locuteur

Ah, vous êtes

1:26:42
François Asselineau

trotskiste ? Non, je ne suis pas trotskiste. Mais ils font des analyses qui sont intéressantes. Ils font des analyses qui sont intéressantes. Vous n

1:26:48
Locuteur

'êtes

1:26:48
François Asselineau

pas pour la dictature du prolétariat ? Non,

1:26:50
Locuteur

non,

1:26:50
François Asselineau

non, pas du tout. Mais justement, si vous voulez, c'est un des problèmes. Ce n

1:26:53
Locuteur

'est

1:26:53
François Asselineau

pas parce que le Parti de Daniel Gluckstein dit des choses qui sont exactes que malheureusement, il les pollue par le reste, par son appartement

1:27:00
Locuteur

trotskiste. Mais

1:27:01
Invité

pour être clair, sur la question européenne, Daniel Gluckstein est selon vous celui qui est le plus dans le

1:27:08
Locuteur

vrai

1:27:09
Invité

?

1:27:10
François Asselineau

Il dit des choses très importantes et très intéressantes.

1:27:12
Locuteur

C

1:27:12
François Asselineau

'est d'ailleurs ce que va dire Gérard Skivardi, qui est le candidat, vous savez, c'est un maire qui a d'ailleurs eu les 500 signatures, mais qui représente les petits maires locaux. Il dit des choses très sensées. Mais vous savez, au Front National, il y

1:27:24
Locuteur

a

1:27:24
François Asselineau

des choses qui sont sensées qui sont dites également, même si...

1:27:27
Locuteur

Non, mais vous n'êtes

1:27:27
Invité

ni du Front National, ni

1:27:28
François Asselineau

du Parti des travailleurs.

1:27:31
Locuteur

D'ailleurs,

1:27:32
Invité

vous allez monter un parti ?

1:27:33
François Asselineau

Oui, je vais créer

1:27:34
Locuteur

mon propre mouvement. Alors attendez, il

1:27:36
Invité

reste 7 minutes. Allez, on

1:27:38
Locuteur

va faire un peu

1:27:39
Invité

de propagande pour vous.

1:27:40
Locuteur

D'accord. Je

1:27:41
François Asselineau

vais créer mon propre mouvement parce que je veux créer un mouvement

1:27:45
Locuteur

qui

1:27:45
François Asselineau

dise, comme disait Confucius, qui disent les choses par leur nom. Moi, je ne suis pas pour une autre Europe

1:27:52
Locuteur

parce

1:27:53
François Asselineau

que dire qu'on est pour une autre Europe, ça ne sert à rien. Si l'Europe est comme elle est, c'est parce qu'elle ne peut pas être autrement. C'est parce que la France, elle pèse maintenant 3,7% des commissaires. Nous en avons un sur 27. Nous pesons 6 ou 7% de la population. Arlette Laguier, c'est mieux au président. Voilà. Donc nous sommes complètement marginalisés. Nous sommes marginalisés. Les gens qui vous disent, comme Dupont-Aignan, comme Bérou, comme Mme Royal, comme M. De Villiers, comme M. Sarkozy, comme Mme Buffet, qui sont pour une autre Europe. Lorsque M. Sarkozy dit je vais lutter contre l'eurofort, mais il n'en a pas le pouvoir, c'est la Banque Centrale Européenne.

Lorsque Mme Royal dit je vais améliorer l'Europe sociale, elle n'en a pas le pouvoir. Là donc, la réalité qu'il faut regarder en face, en tout cas que je propose aux Français de regarder en face,

1:28:45
Locuteur

c

1:28:45
François Asselineau

'est que nous devons désormais finir avec cette utopie au pouvoir qui nous promet des lendemains qui chantent depuis un demi-siècle.

1:28:57
Locuteur

Alors

1:28:57
François Asselineau

le 25 mars prochain,

1:28:59
Invité

le

1:29:00
Locuteur

25

1:29:01
François Asselineau

mars prochain, c'est une allitération, le 25 mars prochain,

1:29:06
Locuteur

nous

1:29:07
François Asselineau

fêterons justement un demi-siècle de construction européenne puisque ça sera le 50e anniversaire du traité de Rome.

1:29:16
Locuteur

Eh

1:29:16
François Asselineau

bien moi, je propose

1:29:18
Locuteur

que

1:29:19
François Asselineau

nous en sortions.

1:29:21
Locuteur

Et

1:29:21
François Asselineau

il ne

1:29:21
Locuteur

s

1:29:21
François Asselineau

'agit pas de nationalisme, il s'agit simplement que les Français reprennent leur liberté pour tendre la main à tous les États et toutes les nations du monde, pour qu'on défende nos intérêts comme le font tous les États du monde, y compris les plus petits comme Singapour, l'île Maurice ou bien Antiguaï, Barbouda ou le Paraguay. La France est la cinquième puissance économique mondiale. Si nous ne sommes plus à la hauteur des événements, alors comment font les 190 pays plus petits que nous sur la scène mondiale ? Non, nous devons récupérer notre indépendance, ce qui veut dire justement une ouverture sur le monde et

1:29:58
Locuteur

non pas une fermeture. François

1:29:58
Invité

Asselineau, vous aimez la France

1:30:00
Locuteur

?

1:30:00
Invité

Oui, j'aime la France. Si vous deviez la quitter, vous iriez où ?

1:30:03
Locuteur

Si

1:30:04
Invité

vous étiez obligé, je ne sais pas, quelqu'un, il peut arriver n'importe quoi, quel est le pays où vous iriez en premier ?

1:30:09
François Asselineau

Mais je ne pense pas que je quitterais mon pays, je pense que j'y

1:30:12
Locuteur

resterais.

1:30:14
François Asselineau

non, si vous voulez me faire dire que je suis allé, je le disais, je crois tout à l'heure, dans 85 pays du monde, eh bien, j'aime beaucoup les civilisations étrangères, je suis d'ailleurs inquiet de voir l'effacement des différences de culture et de civilisation parce que c'est la saveur de la planète qui est en train de disparaître, mais j'ai quelques pays que j

1:30:35
Invité

'adore en particulier, j'adore le Japon où je n

1:30:38
Locuteur

'ai

1:30:38
Invité

vécu, j'adore l'Italie qui est un des pays, un des plus beaux pays du monde, j'aime également beaucoup l'Espagne, l'Angleterre.

1:30:49
Locuteur

Bon, très bien,

1:30:50
Invité

pour se quitter pour se quitter l'émission que vous avez des accents dans la tonalité et aussi physique de Ardien Mombard. Écoutez, je ne

1:31:04
Locuteur

sais

1:31:04
Invité

pas si on vous l'a déjà dit.

1:31:05
Locuteur

Non, on ne me l'a pas dit. Alors, en

1:31:06
Invité

parlant de l'UDF, est-ce que vous pensez pour vraiment se quitter que François Béroux va créer la surprise ? Oui, je crois qu'il va créer la surprise. Et si je devrais prendre un pari, c'est audacieux. Et si je devrais prendre un pari, je pense qu'aujourd'hui, c'est lui qui a le plus de chance d'être élu. Si

1:31:21
Locuteur

tout se

1:31:21
Présentateur

passe bien, on porte tout au deuxième tour en 2012, ça s'est élu.

1:31:25
Invité

En tout cas, s'il est élu, et le mouvement qu'il est en train de créer est d'une très grande importance politique. Pourquoi ? Parce qu'il est en train de montrer que le clivage droite-gauche est dépassé. Et ça, c'est

1:31:35
Locuteur

vrai.

1:31:36
Invité

Le vrai clivage,

1:31:37
François Asselineau

il n'est plus le clivage droite-gauche. Il est le clivage entre les partisans de la vassalisation atlantiste qui s'appelle construction européenne, mais qui n'est en fait que de faire de la France une colonie américaine, et d'un autre côté, ceux qui sont fidèles à 2000 ans d'histoire de France, c'est-à-dire la France indépendante. Et les idées que je défends, elles peuvent rallier des gens qui viennent de la droite de la droite jusqu'à la gauche de la gauche.

1:32:04
Locuteur

Non,

1:32:05
François Asselineau

c'est la vérité. C'est exactement ce qui va se

1:32:08
Locuteur

passer. La vérité peut-être révolutionnaire. La vérité peut-être

1:32:10
Invité

révolutionnaire.

1:32:10
Locuteur

Un

1:32:10
Invité

petit et l'autre. Si vous me laissez peut-être terminer, simplement, j'organise un congrès fondateur pour ce mouvement. Toutes les personnes sont bienvenues pour s'y rendre. Ça sera le dimanche 25 mars.

1:32:22
Locuteur

On

1:32:23
Invité

fera une annonce sur le site. Bon,

1:32:26
Locuteur

je vous laisse faire l'annonce. Ça sera à Paris dimanche 25 mars après

1:32:29
François Asselineau

-mix.

1:32:30
Invité

On pourra passer l'info. On vous remercie en tout cas d'être venu. Et merci pour tous ces éclairages qui restent à discuter par la suite.

1:32:38
François Asselineau

Eh bien, merci à vous.

1:32:44
Locuteur

Je

1:32:44
Invité

n'habite pas sous un Tipeee, mais vous pouvez mettre un pouce bleu ou vous abonner. Salut

1:32:49
Locuteur

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