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InterviewGabriel Attal (sur YouTube)· 6 novembre 2025 12 minAutoproduitActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleRetraitesInstitutions & élections

GABRIEL ATTAL SUR RTL | LE HARCÈLEMENT SCOLAIRE EST UN FLÉAU

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 65 %Attaque 5 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 95 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:15OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir créé une association sur le harcèlement scolaire alors que vous étiez ministre de l'Éducation ?

  • 0:45OuverteRéponse directe

    Est-ce que le changement de mentalité sur le harcèlement est en train de s'opérer ?

  • 3:00OuverteRéponse directe

    Les écoles privées sous contrat appliquent-elles les mesures contre le harcèlement ?

  • 4:30OuverteRéponse directe

    37 % des jeunes déclarent avoir été victimes de harcèlement, est-ce une hausse ou une libération de la parole ?

  • 5:30OuverteRéponse directe

    Faut-il interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans ?

  • 7:00OuverteRéponse directe

    Pourquoi votre groupe a voté contre la hausse de la CSG sur l'épargne ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 1:00Gabriel AttalFait
    « Le harcèlement c'est un poison dont l'antidote est en chacune et chacun d'entre nous. »
  • 3:30Gabriel AttalChiffre
    « 37 % des jeunes déclarent avoir été victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement. »
  • 11:00Gabriel AttalPromesse
    « Je propose un nouveau système de retraite sans âge légal de départ, uniquement la durée de cotisation. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Anne Sophie Lapix RTL Soir. Notre grand invité de RTL Soir est l'ancien premier ministre Gabriel Atal, patron du parti Renaissance et de ses députés. Mais c'est de lutte contre le harcèlement scolaire qu'il vient nous parler.

Bonsoir Gabriel Atal. Bonsoir Anophie Lapix. Il y a 1 an, vous lanciez votre association faire face au harcèlement, ce qui était une démarche un peu étonnante en tant qu'ancien ministre de l'éducation nationale comme s'il fallait que la société civile se substitue à une autorité qui serait défaillante.

Je pense que c'est complémentaire. Euh je dis souvent que le harcèlement c'est un poison dont l'antidote est en chacune et chacun d'entre nous. C'est un combat presque de civilisation qu'on doit mener.

C'est un combat qui m'anime depuis longtemps. J'ai beaucoup agi au gouvernement notamment en tant que ministre de l'éducation nationale et premier ministre sur le sujet. Puis j'ai quitté le gouvernement et j'ai envie de continuer à à m'engager sur ce combat.

Et donc j'ai créé cette association avec Éliant Potier, un jeune qui a été harcelé qui a décidé de s'engager et puis avec Béatrice Lebl'était suicidée après avoir été harcelée. J'étais ministre de l'éducation nationale à l'époque. On s'est rencontré avec Béatrice à ce moment-là.

C'est une femme d'un très grand courage, d'une très grande résilience et qui a décidé de créer cette association avec moi. Alors donc lorsque vous étiez ministre effectivement vous aviez porté ce combat avec des décrets puis avec un plan interministériel. Il avait notamment la possibilité de changer d'établissement les harceleurs et non plus seulement les harcelés.

Hier, Édouard Gefrein, le ministre de l'éducation nationale, a assuré que des centaines d'élèves auteurs de harcèlement ont connu ce sort. Est-ce que c'est le début d'un changement de mentalité ? Oui, je le crois profondément.

Il faut agir sur tous les leviers. Et quand j'ai été ministre de l'éducation nationale, j'avais pris un certain nombre de mesures. D'abord pour mieux prévenir, mieux prévenir avec plus de formation pour les enseignants, la communauté éducative.

On a déployé le programme phare dans les établissements scolaires pour mieux détecter. J'avais décidé que désormais chaque année tous les élèves du CE2 à la terminale remplirait une grille d'auto-évaluation du harcèlement. Ça a lieu chaque année et c'est en ce moment d'ailleurs dans les établissements scolaires, ça nous permet d'avoir des chiffres au niveau national, de savoir combien d'élèves sont harcelés et ça permet d'identifier des cas qu'on identifie pas forcément parce que ce qui est frappant avec le harcèlement, c'est que bien souvent, malheureusement, des élèves qui sont harcelés élèvent leur seuil de tolérance.

Euh c'est un réflexe psychologique en fait, ils sont harcelés et ils finissent par accepter des choses qui sont totalement inacceptables et parfois même à ne pas se dire "Je suis harcelé". Et donc avec ce questionnaire qu'on avait fait avec le professeur Rufo, on peut détecter des cas supplémentaires et puis enfin mieux réagir. Et c'est là où j'ai effectivement changé la règle avec un décret.

Ça n'est plus à l'élève harcelé de quitter l'établissement, ça doit être l'élève harceleur. Effectivement, plusieurs centaines ont été concernés. Un détail près, c'est que les écoles privées sous contrat ne le font pas.

Ces règles ne s'appliquent pas dans ces écoles. Alors, ça dépend lesquelles. Il y en a beaucoup qui s'engagent heureusement.

Mais évidemment, moi, je l'ai toujours dit dans mes fonctions gouvernementales, dans les exigences qu'on a vis-à-vis des établissements privés. Évidemment que la lutte contre le harcèlement en fait partie et qu'il faut garantir que toutes ces mesures soient appliquées. 37 % des jeunes déclarent avoir été victimes de harcèlement ou de cyberharcèlement.

En 2022, ont relevé 530 signalements, l'an dernier 6100. C'est la parole qui se libère ou alors c'est un phénomène qui augmente ? Je pense que c'est un peu des deux.

Le harcèlement, il est aussi vieux que l'école. Il y a toujours eu ces phénomènes de meutes et cetera. Pendant très longtemps, on parlait pas de harcèlement.

Le mot c'était chamaillerie. brimade et cetera. Ça fait qu'une quinzaine d'années que le mot harcèlement est employé s'agissant de de l'école.

Mais la vraie bascule, c'est que le harcèlement n'a plus de frontière. Avant, quand un enfant était harcelé, il rentrait chez lui le soir ou il allait en weekend ou en vacances, c'était une respiration parce que le harcèlement s'arrêtait temporairement. Maintenant, avec les réseaux sociaux, c'est tout le temps.

Et quand vous êtes harcelé à l'école, ça continue sur les réseaux sociaux le soir, le weekend et pendant les vacances. Alors justement euh plus des 2/33 des enfants du primaire utilisent les réseaux sociaux pourtant interdit au moins de 13 ans. Ceci explique cela.

Oui, bien sûr. Et puis moi et donc on a la solution. Il faut il faut quoi ?

Interdire les réseaux sociaux aux enfants. Moi, je défends, vous savez, j'ai en début d'année, j'ai publié un texte avec le professeur Marcel Ruffau pour défendre l'interdiction des réseaux sociaux pour les moins de 15 ans, un couvre-feu numérique pour les 15 18 ans à partir de 22h, donc pas d'accès aux réseaux sociaux. euh et le passage en noir et blanc des vidéos à partir de 30 secondes euh de consultation euh pardon 30 minutes de consultation sur un même sur un même réseau social.

Euh voilà, maintenant il faut faire avancer ça. Par ailleurs, il faut aussi rappeler un certain nombre de choses. Un, on a changé la loi en mai 2024, j'étais premier ministre euh à l'époque et maintenant les juges peuvent prononcer une peine complémentaire de bannissement des réseaux sociaux.

Et ça c'est possible, ça existe. Il y en a qui ont été prononcés. et de le réflexe toujours à avoir quand on est cyber harcelé.

Le 318 c'est un numéro qui est devenu numéro national unique quand j'étais ministre de l'éducation nationale qui permet quand vous êtes cyberharcelé, vous leur envoyez les liens vers les les postes, le contenu qui vous cyberharcèle, ils peuvent faire retirer le contenu en moins de 20 minutes parce qu'on en a fait le signaleur de confiance pour les plateformes de réseaux sociaux. C'est-à-dire qu'ils ont un lien direct avec les réseaux sociaux et ils peuvent faire retirer des contenus très vite mais malheureusement tout le monde ne le sait pas. Mais vous savez que maintenant dans les écoles, dans les dans les lycée, on utilise des groupes WhatsApp pour communiquer au sein des classes.

Or dans ces groupes WhatsApp on c'est c'est là qu'on constate 41 % des des insultes, des moqueries. Il y a pas de moyen de modérer ces groupesl qui sont parfois initiés par des professeurs. Ouais.

Et c'est très compliqué parce que là c'est pas officiellement un réseau social, c'est une messagerie et donc là il y a des questions de données privées et cetera. Et donc là, c'est vrai qu'il faut à la fois que les associations de parents d'élèves, les parents d'élèves et les établissements scolaires puissent encadrer et modérer les choses. Ce qu'on constate quand même, c'est que quand il y a du harcèlement sur des boucles WhatsApp, il y a souvent des il faut qu'il y en ait plus d'ailleurs des signalements qui sont faits et par l'intervention de l'établissement scolaire, on peut arriver à les faire supprimer ou à minima à exiger qu'il y a un adulte présent sur la boucle WhatsApp.

Vous prenez la parole en ce jour spécial he en cette journée de sur le de lutte contre le harcèlement scolaire mais vous vous faites un peu oublier dans les médias en ce moment pourquoi cette discrétion. Non mais d'abord vous savez moi je pense qu'il faut s'exprimer quand on a des choses importantes à dire. Ouais bien sûr.

Je suis par ailleurs député donc je suis à l'Assemblée nationale. Je m'exprime je m'exprimais encore dans l'hémicycle en fin de de semaine dernière. Voilà on est dans un moment qui a un moment d'instabilité.

Euh je pense que il y a beaucoup à la fois de d'inquiétude et de colère chez les Français qui attendent de nous qu'on ne rajoute pas de la petite phrase à la petite phrase, qu'ils attendent qu'on soit dans nos fonctions. Je le suis en tant que député, président de groupe pour permettre au pays d'avoir un budget. Alors justement, sans aller dans sans aller dans la petite phrase, justement, euh votre groupe a voté hier pour une hausse de la CSG sur l'Épargne, notamment proposé par euh enfin l'épargne en partie, pas seulement, mais proposé par le socialiste Jérôme Gedge.

C'est une hausse d'impôts de 2 milliards 8. Vous ne l'avez pas voté ? Alors, moi je l'ai pas voté et la plupart de mes députés l'ont pas voté.

C'était une demande du gouvernement, mais le gouvernement qui a dit "On souhaite que cette mesure soit adoptée, non pas pour qu'elle s'applique, mais c'est un peu technique parlementaire, mais pour qu'elle puisse faire l'objet d'un débat au Sénat et ensuite quand le texte reviendra à l'Assemblée nationale." Et donc dans ces conditions-là, moi évidemment je suis pas pour les augmentations d'impôts, mon groupe non plus, on l'a pas voté. Euh certains l'ont voté entendant euh l'argument euh du euh gouvernement, mais vous savez que le texte, il va revenir euh à l'Assemblée nationale et donc rien de voter en ce moment, c'est pas une mesure définitive.

Euh voilà. Et vous voterez mercredi prochain euh la suspension de la réforme des retraites. Alors, elle est passée en en commission, euh notre groupe s'est abstenu.

Moi, je vais vous dire, l'important euh c'est plutôt de proposer un nouveau système de retraite. Il faut se dire les choses. Notre système, il est à bout de souffle.

Mais vous allez la voter cette suspension de la proposé. Je vais proposer un autre système de retraite mais à l'assemblée parce que vous êtes à l'assemblée quand même. Je vous ai dit notre groupe s'est abstenu.

Oui mais là là mer probablement qu'on qu'on fera aussi une position d'abstention. On va en discuter entre nous d'ici vous vous appellerez votre groupe à vous àir. On va acter les choses ensemble d'ici à mercredi.

On va se réunir pour acter les choses. Donc rien n'est acté. Mais surtout, nous on propose un autre système de retraite parce que de réforme en réforme tous les 2 ans, tous les 5 ans, on explique que c'est la dernière réforme qui va sauver le système.

Et c'est jamais le cas parce qu'il faut changer de système. Et moi je propose un nouveau système de retraite sans âge légal de départ, uniquement la durée de cotisation. Vous partez très tôt, vous avez très peu.

Vous partez plus tard, vous avez plus. Puis une retraite à point comme c'était déjà le projet universel. Bah oui, bien sûr.

Le même régime pour tout le monde avec les mêmes règles et puis un vrai pilier de capitalisation. et j'aurai l'occasion mercredi de présenter les détails de ce nouveau système. Je pense que c'est ça le plus important à la fin. mettre ou retirer un pensement sur le système actuel euh ça peut faire peut-être faire gagner quelques quelques mois ou quelques années, mais l'important c'est d'en changer.

Et puis ça c'est un crève cœur pour beaucoup de députés de voter la suspension de cette réforme des retraites. Ouais, mais même si vous savez, nous on s'est engagé en 2017 pour le changement du système, pour le système par point à l'époque. Cette réforme, elle a été votée en 2023 évidemment par responsabilité parce qu'on doit avoir un système quand même qui tend vers l'équilibre.

Mais notre ambition, je le dis, c'est de changer le système pour un système universel libre, sans âge légal de départ et avec un pilier de capitalisation. Vous dirigez le parti présidentiel, même si vous ne comprenez plus trop euh ce que décide le président, vous l'avez dit et d'ailleurs, ça vous a fait un petit peu de mal dans les sondages, ça a fait chuter votre popularité. Ça vous a étonné ?

B vous savez je je je prends ça avec beaucoup de distance quand on vous dit les sondages sont bons, les sondages sont moins bons. Moi, j'ai jamais avoir une réaction de se dire tiens pourquoi j'ai Non mais moi je pense que l'essentiel c'est de dire les choses telles que je les pense c'est ce que je crois. Voilà et je pense que l'important encore une fois c'est qu'on se donne les moyens de réussir à avoir un budget d'ici à la fin de l'année et évidemment que notre pays puisse être gouverné.

Votre partie a décidé de soutenir un autre candidat que Rashid Adati pour les municipales à Paris. Elle a dit ici même "Je m'en fous. Euh pourquoi ce n'est plus la candidate de votre parti ?

D'abord, on avait pas pris de décision auparavant, donc il y a pas de changement. Un peu pressentie, elle avait rallé le gouvernement. Il y a beaucoup de gens qui sont pressenti.

Euh là, c'est une décision collective. On a réuni les cadres de notre parti renaissance à Paris, nos élus à Paris et très majoritairement ils ont souhaité qu'on rejoigne euh la campagne de Pierre Bournazel, non pas contre qui que ce soit mais pour un projet parce qu'il a un vrai projet qui va présenter dans les semaines qui viennent proche des préoccupations des Parisiennes et des Parisiens et aussi je pense pour une une façon de faire de la politique. Moi je crois plutôt à l'apaisement qu'à la brutalité.

Je crois plutôt au rassemblement qu'à la division. Rachidati, c'est la division et la brutalité. Moi je parle pas des autres, je parle d'abord du candidat qu'on parle de vous.

C'est pour ça je demande Ouais, je sais mais [rires] je veux dire voilà, ça c'est la vie politique mais moi je parle avant tout du candidat qu'on soutient et pourquoi est-ce qu'on le soutient parce que moi je crois à cette manière de faire de la politique. Je crois à la bienveillance en politique. Je crois à l'apaisement et je pense que les Parisiens bah ils en ont un peu marre depuis des années du vacarme politique au conseil de Paris qui vient en plus s'ajouter au vacarme politique national.

Et je crois qu'on a besoin un peu de de souffler et et d'apaisement. Et encore un mot sur une autre élection, la présidentielle puisque Gérald Arrmanin dit euh qu'on a pas le choix hein, qu'il faudra faire une primaire du socle commun ou LFI. Est-ce que vous êtes d'accord avec ça ?

Moi, j'ai toujours dit qu'il fallait jamais rien exclure, qu'il faut rien exclure, mais que chaque chose vient en son temps euh et que je pense que c'est important. Ouais, c'est dans 18 mois l'élection présidentielle. Donc on a le on a le temps et puis j'ai entendu que le gouvernement Gérald d'Armanin lui-même disait qu'il fallait se concentrer sur l'action au service du pays et pas sur les questions politiques et je pense qu'ils ont raison.

C'est ce que les Français attendent et que je pense qu'il faut qu'on s'y tienne. Merci beaucoup Gabriel Atal d'être venu sur notre plateau parler notamment de la lutte contre le harcèlement scolaire et d'autres choses parce que évidemment vous êtes chef de parti et oui c'est tout naturel. Merci beaucoup.

Dans un instant, on retrouve Florian Gazan qui repêchera l'info qu'on a failli manquer. Et puis dans la tentation du soir, un documentaire Michel raconte Sardou, Augustin Trapnard l'a vu et il viendra nous en parler à tout de suite. Suivez [musique] RTL en vidéo sur l'appli RTL.

Lidl. Yeah.