Guerres, démission de Macron, présidentielle anticipée : tout comprendre sur le moment politique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 60 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Locuteur 2Fait
« Le changement climatique a commencé à déclencher sa catastrophe et l'échec total de la COP 29 nous met au pied du mur de savoir que nous allons rencontrer la crise climatique dans une société absolument pas préparée à lui faire face. »
- 6:00Locuteur 2Fait
« La guerre est revenue si vite dans notre actualité que c'est tout juste si les esprits sont préparés. »
- 8:00Locuteur 2Fait
« La Russie a envahi l'Ukraine et nous avons dit, sans revenir sur les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ce point-là, une seule chose est sûre, c'est que nous français ne sommes pas d'accord pour qu'en Europe, on règle les problèmes en passant les frontières. »
- 10:00Locuteur 2Fait
« Tous ceux qui se sont risqués à s'affronter avec les Russes pour des raisons qui tiennent à des rapports de force de population de niveau technique détendu du territoire. Est-ce que vous imaginez ce que c'est qu'un pays qui vit sur 11 fuseaux horaires ? »
- 12:00Locuteur 2Fait
« La situation en Ukraine est devenue plus dangereuse parce que monsieur Trump a été élu et parce que monsieur Trump veut mettre fin à cette guerre là. »
- 14:00Locuteur 2Fait
« Le président Macron qui parle beaucoup à tort et à travers s'était cru bien inspiré d'aller raconter au Québec qu'il faudrait des garanties mutuelles. »
- 16:00Locuteur 2Fait
« Il n'y a pas de défense commune quand il n'y a pas un état commun. Il n'y a pas d'état commun s'il n'y a pas un parlement commun. »
- 18:00Locuteur 2Fait
« Nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait un commissaire européen à la défense, que pour donner un signal particulièrement violent, on a été choisi en Lituanie et qui à peine nommé a commencé à tenir des propos béliqueux contre la Russie. »
- 20:00Locuteur 2Fait
« La France ne peut pas accepter compte tenu de ce qui lui est arrivé que la question de sa défense soit déléguée à d'autres sans qu'on sache ni pourquoi, ni comment, ni au nom de quoi. »
- 22:00Locuteur 2Chiffre
« Nous avons perdu 54 militaires. Ces gens étaient les soldats de l'armée française. Ils ont été là parce qu'ils ont obéi aux ordres qu'on leur a donné. »
- 30:00Locuteur 2Fait
« Nous avons des coopérations où les Africains et les Français ont des intérêts commun dans les grands domaines du 21e siècle qui sera le siècle des océans et de la mer et le siècle de l'espace. »
- 5:00Locuteur 1Chiffre
« 63 % des gens sont pour qu'il s'en aille. »
- 7:00Locuteur 1Chiffre
« Il y a 150000 emplois qui sont en danger. »
- 13:00Locuteur 1Promesse
« Nous avons prévu que on remettrait un document sans doute dès la prochaine assemblée représentative du mouvement et le programme sera présenté en janvier. »
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[applaudissements] Merci. Merci. [applaudissements] [acclamation] Merci.
Merci. Merci. J'ose pas vous dire que je comptais arriver discrètement parce que ça m'a l'air foiré.
Bon, c'est un bonheur de vous retrouver. Je suis sûr que [grognement] vous êtes ici plein de cette curieuse sensation qu'on a dans ce genre de circonstan génération privilégiée que vous êtes. Nous sommes dans un moment de l'histoire de France où il se passe des choses comme il ne s'en est jamais passé.
Et à l'intérieur de cette situation sans précédent, il nous faut imaginer les points de passage pour la cause que nous défendons et atteindre les objectifs qui font partie de notre histoire profonde et de notre motivation. Alors, ce sont des moments à la fois exaltants dont on ressent nous les militants, le caractère, on dit exceptionnel mais aussi exceptionnellement motivant. Nous avons des décisions à prendre, nous avons des actes à poser et selon ce que seront ces actes et la façon avec laquelle elles rencontreront les circonstances, nous nous rapprocherons du but historique qui est le nôtre ou bien nous en serons éloignés.
Dans les crises, si l'on rate la marche, on dévale l'escalier. Et c'est pourquoi il faut agir avec la retenue et en faisant appel à toute l'expérience qu'on est capable de rassembler pour comparer, évaluer, que faire précisément. Voilà notre moment.
Évidemment, je vais bien sûr parler de la situation de notre pays. Déjà, si j'avais mis ça dans l'ordre correct, je serais pas là maintenant. Non, mais je rêve he à chaque fois c'est pareil. 1 2 3 Voilà.
Après, c'est 4, ça sort tout frais là de l'imprimante. 5 Voilà. Donc, disait, je vais parler de la situation dans notre pays.
Je vais essayer de pas être trop long. Si je le suis. Cependant, je compte sur votre bienveillance pour comprendre que quand on fait un discours avec vous devant vous, euh le problème c'est pas ce qu'on va dire, c'est ce qu'on va pas dire parce que il y en aurait pour des heures à expliquer et nous sommes tous très frants d'explication et de compréhension approfondies.
Nous ne pouvons passer à compter des conditions générales qui nous entourent et je veux les évoquer très rapidement d'abord sur un point. Je laisse de côté le reste, mais je pense que c'est présent à votre esprit. Le changement climatique a commencé à déclencher sa catastrophe et l'échec total de la COP 29 nous met au pied du mur de savoir que nous allons rencontrer la crise climatique dans une société absolument pas préparée à lui faire face et que donc cela fera partie de notre responsabilité si nous gouvernons ce pays et le mieux serait qu'on le gouverne et le plus tôt sera là aussi le mieux.
Ensuite, parce que il y a des événements dont nous avons dit attention attention attention pas parce qu'on est géniaux mais juste parce qu'on fait attention nous-même. Nous avons dit que la COVID19 devait faire prendre au sérieux les risques de zonos chaque fois qu'il se présente. C'est-à-dire lorsque des épidémies atteignent une catégorie d'animaux, il faut en tenir compte parce que compte tenu de ce qu'est une humanité à 8 milliards avec des élevages hyper massifs, nous sommes certains qu'à un moment ou à un autre le virus qui les provoque mute et passe aux êtres humains.
Quand on en était déjà à la 2è grippe avière de ce pays, il y en a sommes actuellement à la 6e, nous avons mis en garde en disant attention nous pas faire être les prophètes de mauvais augure mais préparez-vous. On a d'abord tué quelques centaines d'animaux, puis plusieurs millions et la dernière fois 20 millions au total en Europe. Et maintenant, voici qu'il est apparu aux États-Unis d'Amérique un virus qui est passé des volatiles aux êtres humains et la personne qui a été repérée comme atteinte n'avait pas eu de contact avec les oiseaux.
Vous quand je dis les oiseaux, vous savez que 80 % des oiseaux de réén sur la planète sont des poulets ou des canards d'élevage. Par conséquent, cette zonose est commencée là-bas et évidemment elle traversera l'Atlantique et naturellement, heureusement le Mercosur ne s'appliquera pas mais ça ne ferait qu'amplifier les dégâts. Tout ça, ça participe de notre environnement mais il faut bien concentrer l'attention sur un point pour pouvoir peser là où l'on peut peser pour changer le cours général des événements.
L'autre sujet, c'est évidemment la guerre. La guerre est revenue si vite dans notre actualité que c'est tout juste si les esprits sont préparés. Car la majorité des gens pensent que la guerre, c'est un sujet exotique et lointain qui au fond bien sûr nous impacte.
Il faut des fois venir au secours de ce qu'on a laissé assassiner ou bien donner des armes pour que les gens s'entretuent avec plus de vigueur en pensant que par ce chemin on se rapproche de la paix. Blabla blabla blabla. Si tu veux la paix, prépare la guerre.
Vous connaissez cet absurde dicton, cet adage qui nous vient de l'antiquité. Naturellement, si tu prépares la guerre, tu l'auras. Voilà pourquoi il ne faut pas qu'il y ait la guerre et pourquoi il faut faire attention et se demander nous qui ne sommes pas au point de départ des spécialistes mais à la fin les militants sont des spécialistes de tout puisqu'ils s'intéressent à tout et qu'ils cherchent des réponses à tout ce qui est un problème.
Donc elle s'est rapprochée de nous. Elle est arrivée en Europe parce que la Russie a envahi l'Ukraine et nous avons dit, sans revenir sur les raisons pour lesquelles on en est arrivé à ce point-là, une seule chose est sûre, c'est que nous français ne sommes pas d'accord pour qu'en Europe, on règle les problèmes en passant les frontières, vu que notre voisin l'a fait quatre fois et qu'on s'en est pas trouvé bien, mais on s'en est trouvé assez instruit pour pas vouloir qu'il recommence une 5è, ni que qui que ce soit le fasse sur le continent. La guerre n'est pas la solution à quelque problème que ce soit.
L'invasion du voisin n'est pas la solution à quelque problème que ce soit et que chacun vive avec un livre d'histoire dans ce domaine dans la tête. La paix n'est pas un état de nature. La paix est le résultat d'une construction politique, d'une volonté politique.
Elle ne surgit pas spontanément parce que toutes les sociétés sont composées de catégories sociales en lutte les unes contre les autres. et les nations se trouvent être le cadre de l'organisation d'une compétition générale. Elle n'existe pas autrement que par cette compétition à leur origine, même si bien sûr le temps passant, les peuples se constituent et sont porteurs d'une histoire collective qui les institue comme tel, nous le savons tous.
Mais nous voici donc revenus après cette invasion à une guerre sur le continent. Donc quand on dit "Ah, c'est la première depuis la deuxième guerre mondiale." Non, c'est faux.
Ils ont oublié celle que nous avons déclenché en Yugoslavie dans les années 90. Mais la guerre est là et elle nous met directement en conflit frontal avec la Russie une puissance nucléaire, une extraordinaire puissance que seuls les imbéciles peuvent sous-estimer ou croire qu'ils l'ont apporté demain parce que ils croient à la propagande de leur pays. Tous ceux qui se sont risqués à s'affronter avec les Russes pour des raisons qui tiennent à des rapports de force de population de niveau technique détendu du territoire.
Est-ce que vous imaginez ce que c'est qu'un pays qui vit sur 11 fuseaux horaires ? Les distances, les populations, les moyens technique que tout ça suppose, tous ceux qui se sont hasardés à les affronter ont tous immanquablement perdu leur conflit avec même quand ils avaient d'abord cru gagner. Et puisqu'on approche du 2 décembre qui est l'anniversaire de la victoire d'Osterlid où les Français ont vaincu, les Russes, les Allemands, je ne sais plus qui encore.
Et bien en attendant, tout malin qu'on se croyait, nous avons bien été défaits quelques années plus tard en envahissant le sol de la Russie. Je le dis pour mémoire, pour pas qu'on soit comme des petits enfants qui débarquent devant l'actualité et ne croi que ce que leur raconte cette machine à mentir qui est le média officiel, que sont les médias d'une manière générale et les fameux plateaux d'experts peuplés d'ignorants qui se trompent 9 fois sur 10 sur tout ce qu'il raconte ou qui racontent des bobars auquels pour finir personne ne peut vraiment croire. La situation en Ukraine est devenue plus dangereuse parce que monsieur Trump a été élu et parce que monsieur Trump veut mettre fin à cette guerre là.
Pourquoi ? Parce que du point de vue américain, du point de vue nord-américain, le centre de la guerre mondiale n'est pas en Europe et face à la Russie. Là, ils ont ramassé le maximum de ce qu'ils pouvaient, c'est-à-dire des dégâts considérables pour l'Europe, l'Union européenne, des profits considérables pour les États-Unis d'Amérique qui ont obligé et qui ont trouvé avec l'Europe un lieu où vendre le maximum de ce qu'ils avaient à vendre et notamment du pétrole, notamment du pétrole et des gaz par fractionnement.
Vous savez, ces gaz de chiste comme on dit maintenant, n'est-ce pas ? et que ils les ont écoulé massivement en Europe après que quelqu'un ne sait qui a fait sauter le gazau du Norstream qui était dans leur collimateur depuis je ne sais combien d'années, je ne sais plus combien moi j'ai pu voter de motion au Parlement européen et ailleurs pour dire affichez-nous la paix, fichez-nous la paix, nous prendrons du gaz là où il y en a et cetera et cetera à l'époque où on tenait ce genre de discours. La situation est instable et donc dans ce moment chacun rajoute et en rajoute en se disant nous sommes en train de vivre les dernière semaines.
Le président Trump arrive au pouvoir en janvier. À partir du mois de janvier, il va mettre en route le processus que lui et lui seul estime positif pour arriver à la guerre. Alors un jour, il dit nous y mettrons fin.
Le lendemain il dit nous y mettrons fin par la force. Rien de tout ça n'est de bonne augure. En attendant, tout le monde en rajoute.
Les Ukrainiens, c'est les envahis, c'est bien normal. C'est à eux qu'on ne peut pas faire de reproche. Ils se défendent.
Supposez que nous le soyons, est-ce qu'on accepterait qu'on nous donne des leçons sur la manière de chasser l'envahisseur ? Alors, quoi qu'on pense de cette situation ? On a rien à dire contre les Ukrainiens, mais tous les autres.
Tous les autres peuvent raison garder. Le président Biden dans un geste inconsidéré comme un homme qui aurait pour Maxime après moi le déluge, a décidé qu'on pouvait faire de tir des longues portées en profondeur sur le territoire de la Russie. Je ne ferai pas à cet instant une conférence sur ce sujet, mais la question de la portée des missiles est depuis des décennies un sujet de discussion entre autrefois le camp socialiste et l'OTAN.
Puis à la fin de cette période avec les suivants jusqu'à ce que les États-Unis d'Amérique décident de ne plus respecter l'accord qui limitait les missiles que l'on pouvait déployer. Il ne pouvait tirer à plus de 500 km. C'est déjà beaucoup car si vous prenez un compas et que vous comptez ce que ça donne 500 km depuis Paris, vous avez une idée du nombre de gens que ça implique.
C'est déjà beaucoup. Cet accord n'existe plus. Et bien sûr les v en guerre, ceux qui trouvent que c'est une bonne idée et à cet instant, j'aurais pas la cruauté de trop citer de nom et même de l'enciter au camp, mais il se trouve que nous sommes en Europe le seul continent où les écologistes sont pour la guerre.
Partout ailleurs, ils sont pour la paix. Il y a fallu que ce soit chez nous que ça tombe qu'on est ceux qui sont pour la guerre. Donc ils sont pour la guerre et toute la guerre, mes amis parce que quand on est pour la guerre, il faut l'être pour de bon.
Je veux dire en pensant qu'on peut la gagner. Personne ne peut gagner une guerre nucléaire. Personne.
À la fin, il ne reste que des ruines et des morts. Personne ne peut gagner. Vouloir la guerre, c'est vouloir sa propre destruction et rien d'autre.
Et bien et bien on a monsieur Biden l'a décidé, autoriser les Ukrainiens à tirer en profondeur sur le sol russe. Ils sont pris à la gorge. Ils subissent des revers militaires.
Que voulez-vous qu'il fasse d'autre que de tirer en profondeur ? Ce n'est pas à eux que je m'en prends. Je m'en prends à ceux qui disent voilà comment il faut faire.
Alors et le pire est le Parlement européen. Cette institution peuplée de rénavant de droite et d'extrême droite près à tout qui vote que oui, c'est une très bonne idée et qui incite tout le monde à équiper les Ukrainiens de missile qui tirent en profondeur et comble du ridicule. Il y a même la marque du missile qu'il faut acheter aux Allemands, ça tombe bien.
La présidente de la commission est elle-même allemande et ancienne ministre de la défense. C'est tantôt on est partagé entre l'envie de rire et d'autrefois une rage absolue de voir des gens préparer de cette manière les conditions de la guerre. Ouvrez vos livres d'histoire, mes camarades.
Regardez comment ça s'est passé les autres fois. Rappelez-vous que la première guerre démarre avec l'assassinat d'un archiduc. Rappelez-vous que la guerre commence toujours par une circonstante totalement fortuite et on explique qu'il y a des causes profondes après, mais sur le moment, c'est des causes immédiates qui la déclenchent et elles paraissent totalement disproportionnées par rapport au massacre qui s'en suit.
Je donne à dessin l'exemple de la Première Guerre mondiale parce que ça a été la première tuie de masse qui a ouvert un cycle, on pourrait dire après les guerres napoléoniennes. Mais ça n'a rien à voir, vous le savez aussi bien que moi. La Première Guerre mondiale est la première guerre où la guerre ne se fait plus seulement entre militaires, elle se fait avec des civils.
Un/ers du territoire de notre pays a été saccagé par cette guerre. Mais tout ça, ce sont presque des répétitions générales quand on voit les quantités de bombes qui sont tombées ensuite à la deuxième guerre mondiale, puis lorsque la guerre a été déclenchée au Vietnam pour protéger le Vietnam du communisme et on leur a balancé plus de bombes qui n'en était tombé pendant la deuxème guerre mondiale, plus l'agent orange, plus le napalme en quelque sorte en dépit de la bienveillance absolue du peuple vietnamien qui par la force des choses ayant battu tour à tour les Chinois, les Français, les Américains savent que si on ne tourne pas la page, on vit dans les mauvais souvenirs. Mais enfin quand même, cette guerre n'est pas finie puisqu'on continue à avoir des enfants mal formés du fait de l'agent orange, parce qu'on continue à avoir des zones entières où le napalme n'a épargné personne et cetera et cetera.
J'y mets toute la solennité que je peux. Car voyez-vous ce qui me surprend ? le nombre de fois où j'ai fait des discours pour expliquer non pas à des militants comme vous qui connectez très vite les choses avec votre propre savoir, mais à des personnes qui venaient pour se renseigner et de voir à quel point ils ont du mal à croire que ces choses-là existent, qu'elles sont réelles et que si quelqu'un prend la mauvaise décision au mauvais moment et que peut-on attendre de plus quand on dit que monsieur Poutine est un fou, pourquoi ne pas comprendre qu'il va se comporter comme un fou ? ou bien alors c'est qu'il ne l'est pas et s'il ne l'est pas alors une autre voix est possible.
Ça s'appelle la diplomatie. La diplomatie aura le dernier mot. Il faut qu'il y ait des garanties mutuelles de sécurité entre les Ukrainiens et les Russes.
J'ai bien dit des garanties mutuelles. Le président Macron qui parle beaucoup à tort et à travers s'était cru bien inspiré d'aller raconter au Québec qu'il faudrait des garanties mutuelles. Ça tombait mal, elles étaient en train de se discuter.
Si bien que le fait qu'il en ait parlé a tout arrêté et tout précipité dans le vide. Bref, il faut qu'il y ait cette pause. Ce n'est pas le chemin qui est pris.
Et quand vous vous demanderez pourquoi nous nous comportons avec tel ou tel de telle ou telle manière à propos du programme ici en France, mettez-vous un instant à ma place ou à celle des autres dirigeants du mouvement insoumis. Croyez-vous qu'on peut discuter simplement du niveau de l'attaque sur l'électricité quand vous avez à côté de vous quelqu'un qui dit "Oui, c'est une très bonne idée de tirer en profondeur en Russie." Est-ce que dans la préparation du programme la question de la paix est pas la question numéro 1 ?
Parce que sinon tout ce dont on parle n'a aucun sens. Aucun sens. Aucune portée, aucune signification. [applaudissements] Merci.
Voilà camarade pourquoi il est insupportable que la France et n'entendez pas dans mes propos quelque chose qui serait une forme de chauvinisme. Cela m'est totalement étranger. Mais compter sur les appuis de ce que représente l'histoire de mon pays, oui, ça c'est sûr et je compte bien le faire à chaque occasion que cette histoire a été plutôt façonnée par l'un ou plutôt façonné par l'autre. toute son histoire.
La France ne peut pas accepter compte tenu de ce qui lui est arrivé que la question de sa défense soit déléguée à d'autres sans qu'on sache ni pourquoi, ni comment, ni au nom de quoi. Il n'y a pas de défense commune quand il n'y a pas un état commun. Il n'y a pas d'état commun s'il n'y a pas un parlement commun.
Et il n'y a pas de parlement commun qui soit autre chose qu'un parlement souverain sur tous les points, pas sur certains et pas sur d'autres. Tout ça est très abstrait, je le sais bien, mais c'est la condition pour penser les événements et savoir comment y répondre. Nous ne pouvons pas accepter qu'il y ait un commissaire européen à la défense, que pour donner un signal particulièrement violent, on a été choisi en Lituanie et qui à peine nommé a commencé à tenir des propos béliqueux contre la Russie.
Nous n'avons pas besoin de quelqu'un qui parle de notre défense en désignant à notre place un adversaire parce que c'est nous qui allons devoir assumer les conséquences de cette décision et nous savons très bien comment nous devrons le faire. J'ai participé à une réunion avec François Hollande lorsque j'étais socialiste. En pleine réunion, il dit "Je propose d'étendre la protection nucléaire des Français au pays européens." Macron a dit la même bêtise.
Vous comptez donc mettre l'arme atomique sous 28 doigts qui peut être assez stupide pour croire qu'une chose pareille soit possible. Et bien, il va de soi que c'est une seule personne si cette arme doit servir. Ce que pour ma part, plus j'y réfléchi et plus je trouve absurde l'usage d'une arme qui est forcément une arme postume.
C'est-à-dire à partir du moment où vous décidez d'y avoir recours, c'est que vous êtes déjà mort ou que vous allez mourir dans les jours qui vont suivre et avec vous des centaines de milliers de personnes. Parce que telle est la capacité de destruction. Ce ne sont pas des choses où l'on s'amuse à dire ceci ou cela comme si c'était un jeu un jeu vidéo.
Non, nous ne pouvons pas accepter un commissaire européen qui se figure une seule seconde que les Français obéiraient à l'un quelconque de ces ordres. Nous n'obéirons pas si c'est nous qui gouvernons. Parce que nous nous faisons la diplomatie et la paix.
La diplomatie et la paix seulement pas la guerre. Et donc nous n'irons dans aucune aventure qui nous serait comme ça inventé par je ne sais qui. Entendez bien ce que je suis en train de dire à cet instant.
Que les circonstances fassent que je me trompe totalement et que tout ce que je suis en train de dire n'ait jamais l'occasion de devoir s'appliquer. Mais si cela devait s'appliquer, vous devez savoir ce que ferait un gouvernement insoumis s'il avait la responsabilité de représenter notre pays. Vous ne direz pas à ce moment-là on avait on nous avait pas dit.
Si on l'a dit, la paix, la diplomatie, pas la guerre nucléaire. Point final. Pour la guerre nucléaire.
Allez en voir d'autres. Pas nous. [applaudissements] Madame Vander Lyon, présidente de la Commission européenne, monsieur Costa, un socialiste portugais et le commissaire européen.
Les trois multiplient les déclarations absurdes. En Allemagne, on invite les gens, paraît-il, à prendre leur disposition en cas de guerre nucléaire. J'espère qu'ils ne prennent pas eux-mêmes leur propre disposition au sérieux parce qu'aller se mettre dans un garage ou dans une cave n'est pas une protection contre une guerre nucléaire.
Mais néanmoins, ils le disent et vous voyez qu'on crée une ambiance de même qu'on crée une ambiance dans la zone Asie-Pacifique. Je m'en tiens à cela. Il y aura je l'espère et le plus vite sera le mieux pour que cesse la tuerie qui fait que 20000 personnes chaque mois meurent côté russe ou côté ukrainien.
C'est beaucoup. Il y a déjà beaucoup beaucoup de morts, beaucoup de destructions accumulées, beaucoup de situations irréversibles créées du fait de ce que l'on a balancé. Et ce sera pire demain puisque paraît-il, monsieur Biden a dit qu'il donnerait des mines antipersonnelles aux Ukrainiens.
Et ça vous permet au passage de vous rappeler que les Nord-Américains n'ont jamais signé la convention internationale contre les mines antipersonnelles et que dans cette convention, il est interdit de s'en servir et il est interdit d'en fabriquer. Mais va se poser une question de fond. Est-ce que les interdictions prévues dans les dans les conventions internationales signées par une très large majorité d'États dans le monde s'applique à ceux qui ne les signent pas ?
Ah, c'est une question de droit qui a tout d'un coup une certaine importance. Ni les États-Unis d'Amérique, ni Israël, ni la Russie, ni la Chine n'ont signé la validation du tribunal pénal international. Mais nous français, nous l'avons signé.
Est-ce que ça ne s'applique pas à ceux qui ne signent pas ? Mais alors pourquoi ça s'appliquerait qu'à ceux qui signent ? Car ceux qui signeux, ils signent pour dire qu'ils vont pas le faire.
Et donc ça ne s'appliquerait pas aux gens qui se préparent à faire le contraire de ce qu'il y a dans la convention. C'est pour dire que les questions de droit international qui nous sont posées actuellement et qui sont, comme vous le savez, la base sur laquelle le mouvement a soumis a décidé de redéployer sa vision de l'action politique internationale et comme il a eu raison parce que le tribunal pénal international a fini par désigner des criminels et exiger qu'on les arrête. Alors voici ce que nous avons à dire.
S'il y a un gouvernement insoumis dans ce pays, les criminels, criminels de guerre, criminels de génocide seront arrêtés à l'instant où mettront le pied sur notre sol. [applaudissements] Il n'y a pas d'immunité, cela n'existe pas. Et je mets tout le monde en garde.
Ce peuple a été capable de dire qu'il n'acceptait pas la présence de monsieur Smotriche sur notre sol. Ce monsieur est un génocideur fier de l'être et qui propose d'étendre la guerre à quasiment la moitié du Moyen-Orient. Alors, nous sommes capables, s'il le faut, physiquement, d'en empêcher d'autres de venir ici car nous ne sommes pas un refuge pour les criminels. [applaudissements] [applaudissements] Le secours que nous pouvons apporter à la malheureuse population de Gaza, c'est de tenir bon si nous donnons si peu que ce soit le sentiment que nous avons moins de courage que et que nous faisons partie de ces gens comme l'a dit une télé de suprématiste en Israël qui dit c'est la chaîne c'est I24 je bois les larmes des gauchis dit Ce crétin Netania à faire du shopping à Paris.
La France s'est couché aujourd'hui. Non monsieur, la France ne se couche pas et Netaniaou n'ira pas à faire du shopping mais aller en prison. Voilà ce qui lui arrive s'il vient à Paris. [applaudissements] Il n'y a pas d'immunité.
La guerre est une chose trop sérieuse pour qu'on laisse les affaires se dérouler comme ça. Il y a paraît-il 4000 de nos compatriotes qui ayant une double nationalité serait sur le front aujourd'hui. Cela veut dire des jeunes gens et je ne déprécie pas les personnes en disant qu'elles sont jeunes.
Je dis au contraire que dans ce type de circonstan quand on est jeune on tâche de faire aussi bien qu'on peut. Et ce sont les plus âgés qui donnent les ordres le plus souvent et on tâche de les accomplir avec le plus d'efficacité possible. Tu es semblable.
Assassiner des femmes et des enfants, tirer sur des hôpitaux, tirer sur des hommes, détruire des écoles. Tous ces gestes n'ont rien de naturel. Les êtres humains ont dans leur programme à la fois la violence et la non violence.
Et bien, il faudra d'abord soigner et guérir ceux de nos compatriotes qui ont été mis dans la situation d'accomplir ces actes. dans ce pays-là comme dans tous les autres pays du monde comme ce fut le cas aux États-Unis d'Amérique après la guerre du Vietnam comme ce fut le cas ici en France après la guerre d'Algérie. Tous ceux qui participent à des actions de cette nature sont profondément perturbés, rendu abominablement malheureux par le remord de ce qu'ils ont fait et aussi sont détruits psychologiquement au point souvent d'être dangereux.
Si bien que ce qui a été mis en route va concerner très directement la France, on avait raison de se demander ce qu'on allait faire de ceux qui à un moment donné partaient combattre je ne sais où en Afghanistan ou bien qui trouvaient intelligent d'aller aider Daesh ici ou là. On avait raison de se poser la question. Et bien là aussi on doit se la poser.
Il faut pas fuir. Il faut pas contourner les difficultés. Il faut bien les regarder en face et dire ce qu'on va faire.
Parce que un gouvernement démocratique, c'est comme ça qu'il doit agir. On peut avoir tort. Peut-être que je me trompe beaucoup en ce moment en parlant comme je suis en train de le faire.
Et bien, le peuple souverain dira si ça lui convient ou si ça lui convient pas. Nous n'avons pas d'autres juges. Nous n'avons pas d'autre recours que celui de notre intelligence collective.
Je vais donc aller plus vite pour dire que notre patrie estant engagée. Elle est aussi puisqu'elle fait partie du comité de suivi du CC le feu au Liban. Ce cesser le feu est un bienfait car on a cessé le feu.
Les dégâts sont déjà immenses. Le nombre de morts considérables, les destructions d'infrastructures considérables. Et ce n'est pas en faisant la manche à la messe du dimanche qu'on va rattraper la catastrophe qui est arrivée aux chrétiens libanais et aux autres.
Par conséquent, ne pas croire à leur fameux programme de reconstruction, ce n'est pas vrai. Oh, bien sûr, les Libanais auraient pu s'y prendre autrement, mais c'est pas à nous d'aller donner un avis sur cette question au moment où ils sont plongés dans le malheur. Nous, ça vaut la peine qu'on y réfléchisse.
Si on n'est pas capable d'établir un gouvernement, c'est le cas des Libanais. Si on n'est pas capable d'avoir une présidence de la République parce qu'on s'accorde sur rien et que le peuple ne vote pas, alors la conséquence c'est ça. Les groupes humains sont assiés.
Ça peut pas être l'assemblée générale permanente par la par là même la démocratie est représentative comme l'a dit un jacobin babouviste. Ben oui, le premier maire d'Arl Antonel, c'est lui qui invente l'expression. On a besoin de ces instances.
Et bien voilà, nous sommes membres du comité de suivi. Nous sommes donc coresponsables de la suite. La suite c'est que l'armée libanaise doit pouvoir se déployer sur la frontière sud du pays.
Et pour qu'elle le puisse, il faut qu'on l'arme de manière à ce que d'autres ne s'en chargent pas à sa place. Et si l'on veut que le combat cesse et que l'ordre de faire feu revienne à la nation libanaise et non pas à l'une quelconque de ces factions, sans porter de jugement sur elle, ni vouloir la rendre responsable de quoi que ce soit. Si l'on veut que ce soit comme ça, il faut permettre à l'armée libanaise d'intégrer dans ses rangs tous les Libanais.
Tous les Libanais sans exception de manière à ce qu'ensemble comme dans les pays démocratiques qu'il soit soumis à l'autorité civile. Quand vous vous demandez pourquoi en balade générale quand arrive la présidence de l'Assemblée nationale ou la vice-présidente ou les vice-présidentes surtout insoumise, c'est un signe. [applaudissements] On bat la générale comme marque de la soumission des militaires aux civils mandatés par le peuple.
D'accord ? Donc nous français à chaque fois qu'on en voit rentrer un, ça nous rappelle qui c'est qui commande dans ce pays. Voilà.
Alors voilà pour le pour le Liban et évidemment il y a un embryon d'armée libanaise. Mais quelle honte de voir qu'on a laissé l'armée libanaise sans aucun moyen de faire les tâches qu'on fait dans tous les pays garder sa frontière. Le général Joseph Faoun que j'ai rencontré à l'occasion de notre voyage au Liban quand il était opportun et dans la forme opportune, c'est-à-dire sans aller donner des conseils à tout le monde sur ce qu'il y a lieu de faire ou tenir des paroles arrogantes mais manifester de l'intérêt et de l'amitié.
Est un homme sérieux. Ce n'est pas un vat en guerre, ce n'est pas un illuminé. Il mérite qu'on lui fasse confiance et qu'on lui donne les moyens de sa mission.
J'achève la tournée que je suis en train d'entreprendre. J'ai vu en vidéo de nouveau des rebelles en Syrie s'avancé armé de piét dans des camions tout neufs qui ont surgi sans doute à la boutique du coin où ils sont allés acheter leur bazooka, leurs fusils, leurs mitraillettes, leurs camions et des Toyota flamban neuf. pas aussi neuf que la dernière fois mais presque.
Et nous voyons une fois de plus un américain vendre la mèche, un sénateur en disant bah oui, de toute façon, Al-Qaïda a toujours été notre agent d'intervention. J'ai lu ça tout à l'heure sur le fil d'information ouvrière, je suis resté les bras tombés d'une telle franchise. Mais pourquoi se gênerait-il ?
Il n'y a plus de moral. Il n'y a plus les convenances, ils s'en foutent. Il s'agit de faire la démonstration de qui est fort et qui commande.
Bref, cette zone va à nouveau entrer en tourment. Tout ça va nous revenir dessus. Chers amis et camarades, il faut vraiment être très jeune pour pas avoir vu la dernière fois ce que ça donnait.
Maintenant, tout le monde a vu ce que ça donne. Une guerre au Proche-Orient quant aux conséquences sur l'Europe. Enfin, pour nous, on termine tellement mal.
Nous voici chassés de partout en Afrique. Mais on a du mal, nous voici [raclement de gorge] chassé. Qui est chassé ?
Les pays ne veulent plus de notre armée soit mais nous français même [grognement] nous étions disposés à en discuter. Encore faut-il être poli et quand on est chez quelqu'un pas lui dire ce qu'il doit faire mais éventuellement solliciter de temps à autre son approbation pour qu'on y reste. Nous sommes entrés au Mali pour sauver les Maliens et tout de suite nous qui avons été traités de défétiste et d'clamochiste et que sais-je encore puisque nous pensions par une logique je le reconnais assez rudimentaire que le Mali étant au malien il fallait en même temps qu'on les sauvait leur demander à quel moment il considérait qu'on pouvait partir puisqu'il nous avait appelé au nom d'accord de défense.
Quand je dis il, ça m'étonnerait qui que ce soit d'autre nous a appelé à part le président de la République bidon qui avait été élu dans une élection bidon dénoncée par les Maliens eux-mêmes pour venir. Nous avons voté une fois au Parlement français parce que c'est écrit en toute lettre que 4 mois après être intervenu, il faut voter une fois en 9 ans et ensuite terminé. et votre serviteur et quelques autres comme Bastien Lachot, le GAL maintenant et combien d'autres ?
Nous faisions des tribunes et autres pour dire "Écoutez, ça va mal tourner si on ne dit pas à quel moment on s'en va et pourquoi et si on reste pourquoi on reste ? Pourquoi faire ? et bien nous avons perdu 54 militaires.
Ces gens étaient les soldats de l'armée française. Ils ont été là parce qu'ils ont obéi aux ordres qu'on leur a donné. Si bien que nous en sommes tous responsables.
C'est pas la faute à Pathance ou à eux qui ont été, c'est la faute à la citoyenneté française qui a été insuffisante pour obliger le pouvoir de monsieur Hollande puis de monsieur Macron à rendre des comptes sur qu'est-ce qu'on faisait là-bas et pour combien de temps jusqu'à ce qu'avec 5000 hommes et femmes présents militaire nous ayons assisté comme des ballots à trois pouches. passe encore. Mais les deux autres, qu'est-ce que c'est que ces services de sécurité ?
À 5000, il y en a pas un qui est capable de se pencher au-dessus de la fenêtre pour voir que c'est en train de mal tourner à la caserne du coin. Qu'est-ce que c'est que cette histoire ? Est-ce que c'était les mêmes qui nous ont dit "Non, non, non, la seule fois de ma vie où je les ai cru." Non, non, non, non, non.
Il y a pas de danger d'invasion en Ukraine. Et madame Parlie très sérieuse, nous avons les moyens de voir et ce que nous voyons ne nous conduit pas aux mêmes conclusions que les Américains. 3 jours après, pouf, invasion.
Et nous, pour une fois, on les a cru. Vous croyez ? Et ben c'est à nous qui le reproche.
J'ai déjà été dans une émission. Vous vous êtes totalement trompé, monsieur Mélenchon, vous avez dit qu'il y aurait pas d'invasion. Non, je ne me suis pas trompé.
Vous vous êtes trompé et vous nous avez trompé. Vous nous avez menti et vous nous avez mis hors d'état d'intervenir dans cette situation. Vous nous avez menti et vous nous avez mis hors d'état d'intervenir politiquement là où il fallait intervenir politiquement.
Et nous voici maintenant chassés dans l'enthousiasme général de partout. Mais c'est notre armée qui est chassée. Alors je veux dire les choses d'un mot parlant en quelque sorte comme s'il m'avait interrogé.
à monsieur Bastiou Faille qui est le président actuel du Sénégal. Je le fais d'autant plus facilement que j'ai eu le temps de réfléchir. Car voyez-vous avant qu'il nous demande de nous en aller, il avait déjà dit avant.
Il avait tellement dit avant que nous l'avons eu dans nos conversations lorsque nous sommes allés. la délégation du mouvement insoumis à la rencontre des nouveaux dirigeants du Sénégal et que nous avons été longuement reçus d'abord par Ousman Sanko et puis par le bureau politique du Pastef et donc on a pu parler autant qu'il y avait à parler avec des gens qui arrivent au pouvoir qui en découvrent toutes les difficultés et il nous avait dit ça peut pas aller les Français faut pas que vous pensiez que vous allez pouvoir rester là dans les conditions dans lesquelles tout ça ça se fait donc nous étions prévenus alors Alors, je ne me suis pas senti autorisé à courir aussitôt au bureau des légendes pour aller dire j'ai un truc à vous dire qu'on m'a dit que je dois pas le dire hein. Ni même nouvelle fois essayer d'alerter des dirigeants qui s'en foutent parce que quand vous les prévenez, il croi que vous êtes un exagéré ou que vous êtes les complices des gens avec qui vous parlez.
Là, j'aurais aucun déshonneur à être le complice de ces personnes mais ce n'est pas le cas. Moi quand je fais ça, je le fais en pensant d'où je sors et d'où je viens et ce que je représente. D'ailleurs, il y a des fois je me tais à cause de ça parce que quand vous avez été l'ancienne puissance coloniale, ben même si vous êtes de gauche, même si vous êtes anti-impérialiste, qu'une chose à faire, fermez la bouche parce que quoi que vous disiez, les autres disent "Ouais ouais, il dit ça mais on en a vu des malins comme lui pour essayer de nous vendre le truc." Donc puisque monsieur Bassiroufaille dit ça peut pas continuer, vous devez partir.
Et bien je lui dis d'accord parce que nous le gouvernement insoumis s'il s'il existe, nous sommes pour établir des relations dans tout autre type avec le Sénégal que d'avoir une base dans laquelle il y a un certain nombre de militaires qui sont là qui sont là. qui sont là de temps en autre passe un officiel français, on fait une revue et va la vie. Mais s'il y a un problème, nous sommes en état de déplacer aussitôt 2800 militaires qu'on y déploirait.
On nous annonce qu'il en aura plus besoin. C'est parfait. Et je ne passerai pas ma vie à me faire peur en me disant les Russes vont venir.
Les Sénégalais sont parfaitement capables de comprendre qu'il y a des gens quand on les fait venir, c'est dur après de les faire partir. La preuve nous et là personne nous a fait venir nous. On y a été tout seul.
Je dis ces choses pour vous faire sourire mais aussi pour que vous compreniez l'ordre du raisonnement. Mettons sur la table d'autres choses. Lesquelles ?
J'ai déjà eu l'occasion de le dire. Nous avons des coopérations où les Africains et les Français ont des intérêts commun dans les grands domaines du 21e siècle qui sera le siècle des océans et de la mer et le siècle de l'espace. Ça c'est déjà commencé.
La première fois que j'en ai parlé, beaucoup de gens ont rigolé, ils ont eu tort. La France est la première puissance spatiale d'Europe. Par conséquent, elle a quelque chose à mettre sur la table, des savoir-faire et elle a des échanges qui peuvent se construire car des peuples comme les Sénégalais, comme les Congolais, comme comme ont des intérêts qui ne sont pas ceux de monsieur Elon Musk, qui ne sont pas ceux du président des États-Unis d'Amérique.
Il leur faut placer des satellites pour avoir une meilleure qualité de prévision des événements climatiques. Il leur faut placer des satellites pour pouvoir observer dans de meilleures conditions le résultat de ce qui s'entreprend au sol et qui ne se contrôle jamais si bien que depuis l'espace. Il leur faut des satellites pour pouvoir accéder à des données et les mélanger avec celles que nous avons déjà qui permettent de faire de la prévision.
Nous sommes à l'air de l'incertitude. Tout ce que l'on connaissait avant ne fonctionne plus. Donc, il faut savoir ce qui se passait pour qu'on arrive à évaluer dans quel espace en quelque sorte espace-temps les événements vont bouger, de quel côté ils peuvent se déplacer.
Nous avons donc des intérêts intellectuels communs et cela suffit à fonder une relation. Seps d'Afrique ont une politique spatiale. Il commence, j'appelle à ce qu'on ne recommence pas les mêmes bêtises tout le temps, c'est-à-dire d'attendre que tout soit parti de tous les côtés pour tout d'un coup se réveiller avec des grands airs et envoyer quelqu'un là-bas tiens, il est parti réparer la clim et toutes ces bêtises qui nous ont fâché avec tout le monde parce que les propos ont été humiliants et on parle pas comme ça quand on est l'invité d'un pays.
Quel que soit l'idée qu'on puisse se faire de ceci ou de cela. Et le président du Congo a bien répliqué à monsieur Macron qui lui avait dit "Ah, vous avez fait un arrangement à l'africaine ?" Et lui, il a répondu "Non, mais chez nous, les morts votent pas comme chez vous.
Allez, circule, roule bouboule." [applaudissements] J'en viens donc sinon je m'étendrai et c'est pas sûr que ce soit profitable à la situation dans notre pays. Il y a des gens qui sont dans le sentiment de la toute puissance qui est le propre des jeunes enfants.
Ils pensent que tout va se plier. leurs intentions. Et c'est souvent vrai pour les jeunes enfants puisque nous les adultes, nous faisons toujours la même chose.
C'est-à-dire que nous leur passons ceci ou cela parce que nous les trouvons mignons, encore heureux. Mais le monde dont je parle n'est hélas pas peuplé de minion. Et voici une partie des gens qui interviennent.
Et puis il y a ceux qui n'y comprennent rien. Ça ne les intéresse pas vraiment. Ce qui les intéresse, c'est leur prochain congrès.
C'est la prochaine réunion de quartier dans laquelle ils vont essayer de faire admettre aux gens des choses dont ils n'ont pas envie. Cela pulle de tous les côtés. Il y a qu'un faucon d'à côté.
Quoi ? Qu'est-ce que tu dis ? Non, j'ai pas suivi.
Voilà. Nous, on connaît de quelle matière est faite la réalité. La première matière, c'est les circonstances des conflits.
On n'aime pas les conflits, paraît-il. Il y a dans le pays le conflit pour le partage de la richesse. Conflit caché, conflit qui ne se présent pas comme tel.
Les uns ont accumulé des fortunes gigantesques et ne voi pas pourquoi ils arrêteraient d'accumuler et les autres se sont fait faire les poches. Les uns vivent dans l'irréalité d'une situation dont ils pensent qu'elle pourrait durer toujours et les autres ne savent comment sortir de l'impasse dans laquelle on les a fouré. Si bien qu'il passe d'une crise à une autre d'exaspération.
Tout ça dans un moment où l'État ne peut plus jouer le rôle qu'il a joué pendant tant et tant et tant d'années parce qu'on l'a volontairement ruiné et rendu incapable d'intervenir au nom d'une idéologie absolument folle d'après laquelle si les uns s'enrichissent beaucoup les autres finiront par en voir revenir le retour par ruissellement. Ceux qui ont l'habitude d'avoir de l'argent savent quoi en faire et donc ils vont acheter les machines, les usines et entreprendre les productions qui feront à la fin le bien de tout le monde. Voilà maintenant 20 ans 30 ans qu'on nous applique cette doctrine, tout le monde a vu le résultat.
Il y a rien qui ruisselle parce que l'argent va directement dans la spéculation dans la bulle financière mondiale. Et pour que cette bulle continue à se remplir, il faut qu'on continue à vider les pays. Et plus le fruit est gros et juteux, plus c'est à lui qu'on s'attaque.
La France fait partie de ces catégories de fruits intéressants à cuillir. Si bien que morceau par morceau, on l'a bradé, vendu, laissé détruire en se disant "Vous verrez, vous verrez ça reviendra." Oui, nous laissons Alstom être acheté.
Oui, nous laissons Nokia acheter. Alcatel Lucant. Bien sûr, ils nous prennent l'entreprise qui pose des câbles, ce qui est tout de même une activité stratégique dans le monde du 21e siècle.
Et après vous connaissez la suite. Un jour quelqu'un dit catastrophe que faire et on doit racheter le câble à Nokia qu'on leur avait d'abord vendu. Ensuite on doit racheter Alstom à Ji et cetera et cetera.
On gorge ces gens d'argent et à la fin il licencie. C'est ce qui se passe à Michelin. Michelin.
Michelin quand même. François Michelin. Non non, il y a plus de François Michelin.
C'est fini où ? Où ? On est dans un autre monde là.
Vous êtes resté scotché dans le milieu du 20e siècle. Aujourd'hui, qui possède Mich Michelin ? Black Rock, un fond de pension.
C'est des mecs qui mettent du fric dans Michelin et dans des armées privées. Des gens sérieux. Voilà qui c'est qui possède tout.
Il continue à faire des phrases. Il faut pas être anti-entreprise, on les a remplis de pognon. Et voilà le résultat.
Tout ça, vous le savez. Ces conditions sont celles qui fournissent l'arrière-plan. L'État était ruiné et il continue à vouloir le vider.
C'est là que ce qui s'est passé là pendant ce mois-là a une telle importance parce qu'une démonstration a été faite. Bien le prince constatant sa déroute aux élections européennes dans un état qu'on veut croire normal décide de dissoudre. Personne n'est au courant.
Il ne consulte personne. Il paraît qu'il a eu une minute et demi Gérard Larch, le président du Sénato, c'est le monsieur qui m'a dit de fermer ma gueule. Lui, il a pas eu le temps de l'ouvrir parce que l'autre avait déjà raccroché. [applaudissements] Au revoir.
Le président du Sénat est informé, [applaudissements] il a pas eu le temps de donner son avis mais franchement quelle importance. Madame Bron Pivet, elle a pas bien compris que le truc avec un fil c'était un téléphone parce qu'elle a l'habitude de l'autre qu'elle regarde toute la journée en président et cetera et cetera. Il n'a pas consulté, il n'a suivi aucune règle.
Il a décidé de dissoudre. Il nous a dit c'est un acte de confiance dans la démocratie pour faire une clarification. Parfait, ça a été clarifié.
On a gagné, ils ont perdu. Voilà le résultat. [applaudissements] Mais regardez, regardez le moment. [applaudissements] On a gagné, personne s'y attendait.
Alors, il paraît que c'est grâce à Olivier Fort. Ben, j'ai lu j'ai lu ça dans le le canard là, je sais plus si c'est Sud-Ouest ou le le la dépêche du midi. C'est lequel ?
C'est Sud-Ouest, hein. Alors, il dit "Si je n'avais pas pris la responsabilité d'appeler au franc républicain." Ah ah ah ah ah.
Tu peux pas dire ça vu que tu gueules parce que c'est moi qui a parlé le premier. Donc c'est pas toi, c'est moi. Mais moi je dis pas ça, je parle pas comme ça.
Lui si si, il est très important de nous hein. Bon donc à partir de là on gagne. Le président perd, l'extrême droite perd alors que tout le monde avait annoncé qu'elle allait gagner et il y a un parti qui perd encore plus que tous les autres.
Et le président de la République décide que c'est à ce parti qui confie le gouvernement du pays. Bien. Alors, on peut rire, on peut ils peuvent penser oui bon allez de toute façon tout ça les Français vont ils vont s'habituer et puis pas de bol pour eux ils tombent sur des gens sérieux nous et nous on n'accepte pas de vivre dans une République bananière où Angus tout seul décide que il déclenche des élections et qu'il se fout du résultat.
Nous n'acceptons pas d'être traité comme ça. [applaudissements] Nous sommes les héritiers de ceux qui ont fondé la liberté républicaine. Et il faut l'assumer tous autant qu'on est, un par un.
Vous êtes des insoumis pour beaucoup d'entre vous dans cette salle. Je pense. Vous n'obéissez pas à un pouvoir illégitime et quand il donne des ordres déraisonnables, vous passez à l'insoumission active.
Dans le passé, on nous a fusillé pour ça. Ça s'appelait les insoumis. Vous n'obéissez pas.
C'est donc une faveur. Non, c'est une tactique. Et depuis la première minute, nous savions qu'il fallait régler nos affaires au mieux pour être capable d'exercer le pouvoir.
Donc d'abord, fallait désigner quelqu'un pour être premier ministre. Monsieur Fort à qui personne ne demandait rien décide que ça sera pas Jean-Luc Mélenchon. Pourquoi ?
La dernière fois ça avait l'air de leur aller et là ça leur va plus. On sait pas pourquoi. Parfait.
Jean-Luc Mélenchant ne va pas être à lui tout seul un problème, il se met du côté de la solution. On amène donc cinq autres noms. Mathilde, Éric, Manu, Clémence.
Qui j'ai oublié là-dedans ? Je vais avoir un problème. Bon, j'ai oublié quelqu'un.
Il y en a 5 ou six. Non, attendez, ça c'était après. Vous allez trop vite.
Parce que monsieur Fort avait d'abord dit celui qui a le plus grand groupe, c'est lui qui a le premier ministre. Très bien, c'est nous. Donc vous voulez pas de Mélenchon, c'est dommage.
Lui alors on vous en propose d'autres. Là, j'ai arrêté la liste mais j'aurais pu continuer à 7 8 9 Non, pas des gens qui passent comme ça dans les couloirs, des gens capables de tenir un cap et qui l'ont montré. Bon alors non plus.
Mais pourquoi ? On sait pas. Et monsieur nous a cassé les pieds pendant 5 jours parce qu'il voulait être premier ministre.
Lui pourquoi toi ? Non mais sans déconner. Alors comme on est poli, on lui a pas tout de suite dit.
D'ailleurs les camarades, moi je suis pas dans les discussions parce que bon dit ça pourrait mal tourner. Alors donc j'y suis allé une fois, ils avaient pas l'air d'être enchanté de me voir et évidemment j'étais un peu disons rugueux mais les choses ont été dites. On a été obligé en soir de leur dire "Écoutez maintenant ce cinéma ça suffit.
On prépare la tenue de l'assemblée et notre candidature à la présidence de l'Assemblée." Je vous raconte tout ça pour que vous remettiez les épisodes dans votre tête. Si vous menez une bataille, vous la menez pas à pas comme c'est difficile.
Vous faites pas le galop flamboyant, pas à pas parce que vous tombez sur des gens qui ne parlent pas la même langue que vous, qui n'ont pas les mêmes préoccupations que vous. Nous, nous sommes avec des gens dont la préoccupation est le prochain congrès. Et nous, on se dit comment on va faire si on gouverne le pays après-demain ?
Faut savoir quoi faire. On sait parce qu'on a un programme, mais nous on n'est pas gouvernementaux. Nous sommes dans la posture, la déclaration.
Qui sa qui est gouvernemental ? C'est le monsieur avec son petit chapeau et son lourd côtelet rouge en tenue de chasse. Monsieur Casneuve.
Voilà un gouvernemental. [applaudissements] Ah sinon, il y a aussi monsieur Hollande alors il passe des émissions entières à dire du bien de moi. J'allais dire je sais pas ce que je lui ai fait.
Si je sais ce que je lui ai fait et j'ai pas de regret. Et [applaudissements] pardon, ça va me coûter hein. Ça va me coûter je le sais parce que dès qu'on fait une critique nous il tire à boulet rouge.
La division est à son comble. Eux ils peuvent nous insulter du matin au soir comme l'a fait l'abjecte monsieur Rémi Ferot encore aujourd'hui en disant qu'il ne fera pas d'alliance avec des gens qui sont des antisémites et cetera et cetera. Monsieur Ferot, maintenant ce soir, vous savez une chose, vous pouvez pas être le maire de Paris parce que vous nous aurez avec vous ni au premier ni au 2è tour.
Ni au 2è tour. [applaudissements] Je le fais exprès. [applaudissements] Je sais que je suis filmé.
Je le fais pour qu'on sache que maintenant nous sommes dans une saison sérieuse de notre histoire. et que nous n'accepterons plus ce genre de comportement à notre égard. Deux personnes, [applaudissements] nous n'avons pas peur.
Nous sommes capables d'aller aller aller toujours sans baisser les yeux. Le moment nous en avons tracé le câble. Je vous dis quels sont les constituants d'une situation.
La situation numéro 1, c'est la tension du pays et sa tension sociale. La situation numéro 2, à n'importe quel moment va nous arriver une catastrophe climatique. La situation numéro 3, c'est l'État n'est plus en état d'intervenir.
La situation numéro 4, c'est une décision démocratique a été prise par le peuple français et le prince a décidé qu'elle ne s'appliquerait pas. Voilà les données. À partir de là, quel est le contenu résumé au minimum de mots ?
Premièrement, nous sommes dans l'air des coups de force, c'est-à-dire que le président de la République, à l'image d'autres dans le monde, considère que la démocratie n'est pas son premier souci parce qu'il n'y a qu'une seule solution possible et qu'il doit l'appliquer pour notre bien à tous comme bien même nous serions tous morts en cours de route. Premier élément qui dicte une conduite, la résistance acharnée au coup de force. quotidien, sociaux, économique et autres.
La résistance tout le temps partout chaque fois qu'on peut de toutes les façons possibles résister. Deuxièmement, il faut revenir aux urnes. Si vous êtes républicain et vous êtes forcément républicain dès lors que vous êtes démocrate jusqu'au bout, vous ne connaissez pas d'autres maîtres que le suffrage universel. pas pour faire joli à la fin des banquers et faire des discours émouvants, il en faut, mais parce que c'est une réalité à laquelle nous sommes attachés profondément parce qu'il n'existe pas d'autres solutions que celle-là au 21e siècle.
Le peuple est la solution, il n'est pas le problème. C'était un slogan en 2016, ça le reste encore aujourd'hui. Par conséquent, la solution, c'est le retour à la démocratie.
Dès lors, il n'y a qu'une manière d'y revenir puisqu'on ne peut pas dans le cadre de la Constitution faire une nouvelle dissolution. C'est la destitution du président de la République parce que [applaudissements] parce qu'il n'a pas fait son devoir, parce qu'il continue à ne pas le faire et parce qu'il utilise tous les moyens dont il dispose pour continuer à brutaliser la démocratie. Hier, c'était le cas.
Vous avez vu la classe bourgeoise en déroute glapir et venir au micro dire à 64 ans, on pète la forme et donc on peut continuer à conduire un bus, à porter des cagexot, à s'user au travail. Il y a que peuvent croire ça et [applaudissements] surtout quand c'est une ancienne employée des sommet de la banque de France, ils n'ont même pas la pudeur de penser aux autres. Ils ne savent même pas que les autres existent et ce qu'ils vivent et ce qu'ils endurent.
Combien dans l'assemblée même sont venus dire à Mathilde et aux autres camarades, on nen peut plus des ouvriers qui sont là, qui portent des saut, qui tirent sur des cordes pour réhabiliter l'Assemblée nationale française. Et vous en connaissez tous cette classe arrogante qui est là avec ses grands airs et qui picole trop à la buvette si bien qu'il viennent se rebattre dans l'hémicycle parce que c'est ça qui s'est passé hier soir. Et vous avez vu comment toute la matinée insidieusement ils essayaient de dire c'est la faute à Léoman parce que Léoman lui a dit qu'est-ce qu'il vous a dit ?
Oh je me rappelle pas dit l'autre. Tu parles, il bien arrangé pour plus s'en rappeler. Léom lui dit c'est à cause de ce que vous êtes en train de faire qu'il y a des gens qui vont mourir parce que il y a 17000 20000 personnes qui vont mourir du fait de la retraite à 64 ans.
Et c'est la vérité. Ce sont des chiffres connus. Voilà ce qu'il lui a dit.
Il a pris ça pour une injure. Il fait ce qu'il veut mais c'est pas permis de se battre ni de picoler à mort comme ça dans les hémicycles. Voilà.
Point. Donc honte honte à ceux qui essayent de faire un lien entre nous et l'incident parce que l'incident, il avait lieu entre ce modem et un socialiste. Nous, on était là et on voulait pas que les gens se battent.
On a le droit. C'est pas notre réputation. On aurait dû laisser faire.
Jérôme, vous aviez qu'à laisser faire. Bon, vous avez compris. Donc voilà le chemin tracé, la destitution.
On ne peut pas revenir aux élections tant qu'il n'y a pas la destitution. Supposons que ils vont tous arquebouter pour qu'il y ait pas d'élection et pour qu'on trouve une combine. Je vous pose la question, laquelle ?
Quelle combine croyez-vous possible d'appliquer ? Le gouvernement de gauche qui fait des compromis avec qui ? Qu'est-ce qu'on a fait nous pendant toute la bataille du budget ?
On est venu avec tout le programme, rien que le programme et nous avons construit des majorités sur les points qui nous paraissaient essentiels. Si le gouvernement voulait vraiment revenir dans les clous de ce qu'il a signé lui et pas nous avec la Commission européenne, il appliquerait notre partie recette parce que elle amène le budget de l'État en dessous de 3 % de déficit. qui a fait cette démonstration ?
Nous et vous allez voir pourquoi elle était très importante. [applaudissements] Elle est importante parce que nous savons très bien que plus nous marchons vers l'idée qu'il n'y a pas d'alternative à la destitution, plus les gens naturellement se disent "Mais qui est capable de gouverner ce pays ? Est-ce que ces gens savent le faire ?
Ce monsieur Mélenchon a l'air bien nerveux. Est-ce que Est-ce que Est-ce que hein ? Bon et les autres, n'en parlons pas, ils nous trouvent tous nerveux.
Mathise nerveuse, Clémence nerveux, tout le monde est nerveux là-dedans. Bah oui, comprenez pourquoi. On n'est pas les seuls.
Bref, à mesure qu'on avance, on doit faire la démonstration qu'on sait où on va et comment on peut s'y prendre. On a le programme pour ça. Vous comprenez ce qui lit les deux choses.
Vous avancez d'autant plus sûrement que la démonstration est faite que ceux qui sont en place en sont incapables et que deux vous en êtes capable. C'est ces éléments-l qu'il faut rassembler pour créer une culture de masse. Et c'est ce qu'on fait.
Notre magnifique groupe à l'Assemblée nationale, ils ont fait la démonstration que nous en étions capables. Nous dirigeons doren avant deux commissions essentielles de la vie de l'Assemblée nationale, la commission des finances et la commission de l'économie. La commission de l'économie, on démarre et elle va elle aussi à son tour faire la preuve que non, la solution c'est pas on va réindustrialiser le pays.
Vous allez réindustrialiser pour faire quoi s'il vous plaît ? Des castagnettes, des boulons, des vis, des tournevis ? Quoi ?
Qu'est-ce que vous voulez faire ? Ah ben ils savent pas. Ils pensent que l'argent étant là dans la poche de gens intelligents, cet argent va aller au bon endroit.
Non non pas du tout. On pense pas ça du tout. On pense que il faut que dans certains secteurs on crée on empêche de détruire et on fasse.
Prenons un exemple parmi 1000 autres. Vous voulez mettre des hydroliennes partout, parfait, il vous faut des assets spéciaux. Donc vous ne pouvez pas laisser harceleur mital fermer toutes les fonderies.
Vous ne pouvez pas faire qu'il n'y ait plus un seul acier produit dans ce pays. Alors dans d'autres conditions. Donc il faut s'équiper autrement.
Donc faut produire d'autres machines et cetera et cetera. Et nous devons le faire avec la préoccupation des besoins des gens. Et les besoins des gens sont souvent des besoins de service à la personne, sont des besoins d'une nouvelle alimentation et cetera et cetera.
Je vais pas vous repasser toute la logique du programme, vous comprenez ? dans la commission économie Aurélie et la fille qu'il fallait pour faire ce travail là parce qu'elle y est préparée parce qu'elle ingénieure agronome pour ceux qui ne le savent pas et que donc sur toute la question de l'articulation entre l'agroindustrie et la production agricole, nous avons affaire à quelqu'un qui sait de quoi on parle et qui le sait très bien et cetera et cetera. Donc nous faisons cette démonstration.
Plus cette démonstration est faite, plus on comprend qu'on est capable. Et deuxièmement, tout le monde comprend qu'on est capable de changer la vie si on fait payer ceux qui sont en état de payer. Et il apparaît aux yeux de tout le monde que la seule logique du gouvernement, c'est de pas les faire payer.
Parce que s'il faisait comme on leur a dit, le déficit retombe en tout de 3 %. Ils le maintiennent à 5 et demi. Pas au profit du grand nombre, mais au profit de ceux qu'il régalent à nouveau de nouvelles réductions d'impôts.
D'accord ? C'est une leçon immense. Il faut la répéter tous les jours autour de soi pour que les gens comprennent qu'on peut faire autrement, qu'on doit faire autrement.
Et que voulez-vous ? C'est pas nouveau dans une situation prèrévolutionnaire. En haut, on ne peut plus, en bas, on ne veut plus.
Lui 16 avait le même problème. Mais exactement, il était en train de se pouiller avec la moitié de sa famille qui était pas d'accord avec ce qu'il faisait. Il y avait un déficit monstrueux et ceux qui pouvaient payer voulit pas payer.
La même chose, même motif, même peine. [applaudissements] Sarah, elle me dit attention attention. Bon d'accord.
En plus, il s'est barré en sortant par là-bas derrière à la retonde là. Alors voilà la trajectoire générale qu'on veut donner aux événements. Il y a une étape, la censure.
La censure c'est ceux qui restent à une opposition quand ceux qui sont au pouvoir veulent passer en force avec un 493. Il y a rien là-dedans. Si il y a quelque chose.
Une fois, la dernière fois, on a fait 17 fois la censure. Et qu'est-ce qu'on nous disait ? Vous ne craignez pas de banaliser la censure et vous vous craignez pas de banaliser le 493.
Non, ça vous dérange pas ? Mais c'est nous qui banalisons la censure. Mais là, c'est pareil.
Écoutez les camarades, il y a je sais pas combien d'hypothèses qui sont sur la table, on va pas les passer en vue toutes. Ni est-ce que le Front National va voter la censure ici là-bas ? Si le Front National veut une fois de plus sauver monsieur Macron, il le fera et ça aura des conséquences pour le Front National.
Et le Front National le sait, le Rassemblement national, tout ça, même bête, même poil, c'est tout du pareil au même. Mais bon, voilà. Donc ça sert à rien d'être là comme un commentateur d'une chaîne d'info en continu à se dire est-ce que et est-ce que et est-ce que il y a ce que l'on veut, on s'organise pour ça et puis le futur est probabiliste.
Ça a lieu ou ça a pas lieu ? Et bien nous organisons, oui politiquement depuis le premier jour pour faire tomber un gouvernement illégitime et pour faire partir celui qui a créé cette situation. Et nous le faisons en toute responsabilité.
Ce qui est irresponsable, c'est de vouloir faire durer le bazar. Il y a des choses à décider dans ce pays, il faut les appliquer. Voilà pourquoi tel qu''est construite la Constitution que nous n'avons pas écrit et qui donne des pouvoirs considérables à un personnage, nous avons intérêt à ce que cette personne soit remplacée et qu'une majorité stable et forte se mette en place pour régler radicalement les problèmes radicaux qui sont payés, qui sont portés à ce pays.
Ce qui est radical, ce n'est pas nous, c'est la situation. Ce qui est radical, ce sont les problèmes. Ce qui est radical, c'est les solutions.
C'est comme ça. Ça arrive dans la vie des individus comme dans la vie des familles, comme dans la vie des collectifs que sont une nation, un peuple. Et c'est notre cas.
Voilà comment tout ça s'articule. Depuis le début quand on était enfin en vacances après avoir passé le sketch, Lucy Casté a décidé 5 jours, pourquoi pas fort en le lui disant poliment jusqu'à mon arrivée. Bon, on a quelqu'un s'il y a la censure, nous disions, on en a pour 15 jours à faire comprendre aux gens que derrière la censure, il y a pas d'autres solution que le départ de Macron.
Ça s'est fait tout seul. En 48 he, on a trouvé, je sais pas qui a décidé ça, un sondage qui dit 63 % des gens sont pour qu'il s'en ailleent. Je pense que ce sondage comme tous les autres se trompent parce que à mon avis ça doit être au moins 80 %.
Je vais vous dire pourquoi. Parce que le panel des labes est très droitier. C'est un panel qui à nous nous donne toujours 6 7 points de moins que ce qu'on fait.
Ça les dérange pas. Reommence le coup d'après. Bon, il se trompe 27 fois sur 27 pour les élections législatives.
Mais qu'est-ce que vous voulez ? Ça coûte moins cher que d'aller faire une enquête sur le terrain. On est sur le plateau, on discute entre gens qui se connaissent, on va au resto ensemble en vacances, en machin.
Bref, alors les mêmes reviennent. Vous avez vu aux États-Unis pareil hein, plantage général, tout ce qu'ils ont raconté était faux. Et ben, ça dérange personne, on continue à parler comme avant.
J'en reviens à mon affaire. La destitution et la démission, c'est quelque chose qui relève de la conscience individuelle de celui qui est le titulaire de la fonction. C'est arrivé à d'autres he de décider de démissionner pour l'intérêt général ou parce qu'ils estimaient que leur situation et ce qu'il comptait faire était tout simplement infaisable dans les conditions dans lesquelles ils se trouvent.
Monsieur Macron ne peut rien faire d'ici 2027 avec cette assemblée. Tout le monde sait ça. Mais si c'était que monsieur Macron, on s'en fout.
Mais on parle de notre pays là. Alors donc pendant 2 ans et des trucs, abandonner à un gars qui décide un truc le matin, fait le contraire le soir et ainsi de suite, ça c'est pas possible. Il y a 150000 emplois qui sont en danger.
L'hôpital public est en partie effondrée maintenant. L'éducation nationale va très mal. Pardon mais il faut faire quelque chose quoi.
On va pas attendre en croyant que tout ce qui est détruit va être remplacé miraculeusement par le marché. C'est ça leur idée. Ça n'existe pas ça.
C'est détruit, c'est perdu. Vous n'enseignez pas les jeunes, vous n'avez plus le savoir-faire. Vous mettez 800000 jeunes gens plein de bonnes volontés dans l'apprentissage.
Vous ne les avez plus dans les lycées professionnels. Vous ne les avez plus dans un enseignement où on met 4 ans à obtenir une vraie qualification. Le retour en masse de l'apprentissage un marché en Allemagne au siècle précédent.
Là, ça les arrange parce que quand il les foutent en apprentissage, il les compte comme un emploi créé et il donne des sous à celui qui les prend et un petit peu à celui qui fait le boulot. Et maintenant, il y en a 800000 dans cette situation. Écoutez-moi bien.
Si on dresse pas la situation, dans 4 ou 5 ans ou 6 ans ou 7 ans maximum, vous aurez plus un gars ou une fille pour savoir comment on vous tire un fil électrique dans une maison droit et qui aille bien du compteur à la prise et quand vous mettez quelque chose dans la prise que ça saute pas et cetera. Le savoir-faire humain, ça se reproduit pas comme ça hein. Et ne croyez pas que c'est l'intelligence artificielle qui va vous dire comment il faut faire.
Chat GPT, je l'ai battu trois fois déjà sur la réflexion. Alors si je vais lui demander, si je vais aller lui demander comment on fait pour installer l'électricité dans la maison, ça va être joyeux le résultat. Vous voyez ce que je veux vous dire ?
Ces gens-là ont mis en danger ce que nous savons faire dans ce pays. L'autre jour, on avait une réunion à Toulouse, il y avait là des syndicalistes, des gens du CNRS et cetera. On parlait de fusée et les gars disent "Avec avec ce qu'on a, on va perdre le savoir-faire." Exactement comme c'est arrivé aux Américains qui ne sont plus capables d'envoyer un objet sur la Lune aujourd'hui comme ils l'ont fait dans les années 60.
Il faut qu'il récupère tout le savoir-faire. Ça s'improvise pas. Il y a urgence à un changement dans les choix fondamentaux.
Si ça plaît aux Français de vivre dans une nation délabrée avec des masses d'ignorants et de gens qu'on abandonne à leur triste destin, c'est eux qui l'auront décidé. Mais nous, notre devoir c'est d'être tout le temps en train d'essayer que l'issue ce soit autre chose que ça. Nous sommes un peuple qui a la capacité de faire autre chose.
Ce n'est pas possible partout. Des fois, le retard qui a été pris est terrible pour rattraper. Il faut courir deux fois plus vite.
Bref, donc nous avons ça. Que se passera-t-il puisque nous avons commencé en août quand on avait fini avec tout ça, on a la réflexion à quelques-uns. Dans le groupe parlementaire, les camarades réagissent bien dans les deux groupes et puis les responsables ici là plus les copains dans les syndicats qui disent "Mais on va pas rester comme ça." C'est c'est tout simplement impossible parce que dans ce pays des républicains, il y en a qui disent "Mais moi je moi j'obéis pas des gens qui je sais pas je sais pas qui c'est qui l'a envoyé là.
Il a aucune légitimité. J'obéis s'il est légitime, je suis pas content mais j'obéis." C'est ça le consentement à l'autorité dans une démocratie.
Ça repose sur le fait que vous consentez à la règle. Mais s'il y a une règle et que le gars qui est censé l'appliquer fait le contraire, vous consentez plus à rien. C'est normal.
Mais vous êtes pas du tout anormal. C'est très normal. Donc dès le départ, on dit il y aura pas de retour aux urnes possibles, sauf si ce type s'en va.
Donc on s'organise première tribune en août, en plein mois d'août s'il vous plaît au téléphone pour mettre tout ça au point. Le journal Le Monde ne l'a pas prise notre tribune parce que il a dit que ça pourrait ça posait des problèmes et notamment que ça pourrait donner l'impression qu'il nous cautionne. Donc quand vous ouvrez les pages idées du monde, c'est tous des trucs qui cautionnent hein.
Voilà pour la suite pour vous sachez enfin vous les ouvrez pas parce que vous achetez pas le journal quand même. Il faut acheter des journaux pour s'informer, pas pour se faire bourrer le crâne. Alors donc c'est ça la cible.
On sait aussitôt que le budget va arriver. On sait aussitôt que le budget ne sera pas voté. On sait donc aussitôt qu'il y aura un 493, donc il y aura une motion de censure.
Tout ça, on le sait en août parce que mes amis, il y en a là qui sont en science pour marquez-le dans vos papiers. Le calendrier, c'est la géographie du militant politique. Le calendrier dicte en rythme.
Bien sûr, des fois on peut se rendre maître du rythme. Monsieur le président a cru qu'il allait se rendre maître des horloges. Vous avez vu sur sa photo officielle, il y a une petite un petit réveil.
Moi, je peux mettre un réveil, pas lui. C'est pas de quoi on parle. Je veux dire, nous nous sommes inscrits dans ces réalités.
Nous réfléchissons à partir des temps qui existent. Voilà, le temps c'est notre géographie. On sait que ça va se passer comme ça.
On sait quelle est l'issue. Par conséquent, si l'issue est ça, il n'y a qu'une contre issue. Soutenir un gouvernement désigné par monsieur Macron.
Vous suivez ? Si l'issue numéro 1, celle qu'on vis, c'est il s'en va. L'autre voix c'est il reste et pour qu'il reste, faut tous s'y mettre.
C'est ce qu'ils font. Et c'est pourquoi vous voyez les gens multiplier les inventions baroques. Un gouvernement technique dit un socialiste.
Voilà. Qu'est-ce qu'ils apprennent ? Comment on peut dire un truc pareil ?
Ça existe pas un gouvernement technique, ça n'a jamais existé. Par la force des choses, vous appliquez une ligne, vous faites des choix politiques. Un gouvernement technique, les dictateurs disent ça.
Alors, moi je fais pas de politique, d'abord taisez-vous. Et je vous mets un gouvernement. J'ai dit on se tait.
Je vous mets un gouvernement technique et vous annoncé une bonne nouvelle. Les impôts sont augmentés pour vous et diminuer pour l'autre là-bas. Silence.
Voilà, ça c'est un gouvernement technique. Une seule solution toujours. Bref, ça n'existe pas.
Un gouvernement qui fait des compromis dans l'assemblée. Très bien, on a montré ce que ça pouvait être. Qu'est-ce que vous voulez faire d'autre ?
C'est ça qui explique aujourd'hui. Cette fois-ci, c'est encore mieux que tout à l'heure. On vient de me l'amener, j'ai déjà perdu le papier.
Bon, dans Sud-Ouest, il dit et bien monsieur Mélenchon devrait réfléchir. Franchement, ils peuvent pas me lâcher et s'occuper de leur truc. Alors, il dit, il faut s'il y avait un gouvernement qui ferait des compromis et appliquerait quelques-unes de nos solutions, monsieur Mélenchon, vous seriez contre.
C'est à moi que vous posez la question, pardon, moi j'en ai une à vous poser. Lesquels de compromis ? Par exemple l'ISF, qui c'est qui va le voter ?
Personne. Nous, on pense qu'on en a besoin pour financer ce qu'on a à faire. La retraite a à pas comme maintenant.
Ils en veulent pas. Ils viennent de passer une journée entière à se ridiculiser. Alors, de quoi vous parlez ?
De quel compromis ? Vous voulez augmenter les sous pour l'école ? Vous allez les trouver où ?
C'est des choses à trancher. C'est de la politique. Donc ce que raconte Olivier Fort n'a pas de sens.
Et je n'ai pas besoin de réfléchir à ces bêtises. J'ai besoin seulement de réfléchir parce que c'est ça qu'on m'a confié comme tâche à la stratégie appliquée pour qu'on fasse autre chose. Et voilà comment on va mettre les choses en place.
Nous pensons que le départ du président de la République est capable de s'imposer assez fort pour qu'il y réfléchisse. Qu'est-ce que nous faisons ? Nous regardons la géographie, le calendrier, quel moment il pourrait s'en aller pour que ça lui paraisse fun à un moment où il pense qu'il pourrait se représenter.
Le comeback en ce moment, c'est le grand rêve. Hollande se voit Trump. L'autre, ils reviennent tous.
Bon, faut pas dire "Moi aussi parce que moi, j'ai jamais été donc je reviens pas. J'arrive hein, c'est pas pareil." Et encore, on verra.
Enfin voilà comment il voit les choses. Le changement a lieu la dernière semaine du mois de février. C'est là que vont être nommés les trois membres du Conseil constitutionnel qu'il faut renouveler dont la présidence.
À ce moment-là, il y aura cinq macronistes dans ce conseil. Ils seront donc majoritaires. Comme vous savez, il doit y avoir des étudiants en droit et des juristes dans la salle.
Le droit, c'est le droit. Et parfois, il entre dans des zones communes avec la poésie, c'est-à-dire la création. Mais et chaque fois que vous devez interpréter, qu'est-ce que vous voulez ?
Euh, bon, alors c'est dit, on peut pas faire plus de deux mandats consécutifs. Vous vous êtes des ballots, mais les gens très intelligents, ils posent des questions très intelligentes. Deux mandats, qu'est-ce que ça veut dire ?
élu deux fois ou j'ai fait 2 x 5 ans ? Si j'ai pas fait 2 x 5 ans, c'est pas de mandats parce que un mandat c'est 5 ans. Bon, donc il faut interpréter.
Chacun interprétera d'après ses convictions juridiques. C'est bien connu. Est-ce qu'il y a des précédents ?
Oui, il y a un précédent. Le gouvernement de la Polynésie française interdit qu'on soit candidat à la présidence plus de deux fois. Un gouvernement est tombé, le suivant a été nommé au bout d'un an, il a fait son mandat, il a gagné le suivant, le revoilà et après il arrive et il dit "Je suis candidat." Les autres ont dit les opposants, "Non, pas question, deux mandats seulement." Conseil d'État, conseil d'État dit "Ah bah non, ça fait pas deux mandats, ça en fait un 3/4." 1 3/4, c'est pas deux.
Donc monsieur, vous pouvez y aller. Alors on va me dire tout ce qu'on veut sur la Polynésie française que c'est pas la même chose qu'une élection suffrage universel direct et tout ce que vous voulez. Mais enfin la Polynésie étant française, on a des raisons de penser que le droit qui s'applique là-bas s'applique ailleurs sur le territoire national.
Donc à partir du changement du Conseil constitutionnel, la possibilité existe que il conclut étant interpellé sur le fait que deux mandats qui sont pas complets et ben c'est pas de mandats, c'est un mandat 3/4. C'est possible. Donc on part, je vous ai dit, on part de la la géographie.
Donc il y a une montagne, il y a un col. Bah c'est là qu'on va voir. Il va pas passer en grimpant avec ses mains par les rochers.
Il va donc passer à l'endroit où c'est possible. Là c'est possible. Si ça a lieu, vous allez voir pourquoi c'est fun et très disruptif.
Donc il dit bah voilà démissionné et je suis candidat. Ou bien si je suis candidat, est-ce que je peux démissionner ? version plus prudente.
Mais il peut aussi en avoir marre de diriger un boxon pas possible comme celui qu'il a déjà sur les bras et dire "Bon, c'est l'intérêt de mon pays. OK, OK, je plie." Bon, il y en a d'autres qui l'ont fait he de Gaulle, il est parti dans la nuit hein.
Le lendemain matin, il y a plus de général de Gaulle et c'était un un référendum à la noix de coco là sur le Sénat, je sais plus quoi. Bon bref, donc il pourrait décider ça à ce moment-là. Qu'est-ce qui se passe ?
Mais vous suivez rien. Ça fait des jours et des jours je vous dis que ça va se passer. Donc qu'est-ce qui se passe ?
La constitution article 7 prévoit que vous devez avoir tout réglé en 20 ou 30 jours. 20 ou 30 jours. En 20 ou 30 jours, [grognement] vous trouvez votre candidat.
Donc faut pas fréquenter fort parce que sinon dans un siècle vous y êtes encore, les élections sont passées. Deuxièmement, vous avez ramassé 500 signatures. Troisièmement, vous avez trouvé un banquier qui vous prête des ronds parce que les ronds, on les a pas.
Voilà, faut faire tout ça en 20 ou 30 jours. Clairement, il faudra que le Conseil constitutionnel élargisse ses capacités créatives pour que il nous explique comment dans un pays où la poste marche plus, on arrive à faire monter et redescendre des avis dans les mairies et les renvoyer au centre et vérifier en moins de 20 jours parce queil y aura moins de 20 jours le temps que ça arrive et qu'on décide. D'accord ?
Donc c'est une course de vitesse. Voilà pourquoi je vous ai dit redit et redit vous avez affaire à des responsable politique sérieux à partir du moment où nous pensons qu'il peut y avoir des élections. Nous sommes prêts.
Nous sommes prêts matériellement et nous nous préparons matériellement. Manuel Bonpard vient d'envoyer une lettre au ministre de l'intérieur pour lui demander comment il comptait organiser des élections présidentielles si le cas se présente. Ça a créé une certaine émotion.
Je ne vous cache pas que c'était un peu voulu. [applaudissements] Gayem Series et Gabriel Amar ont remis en route la machine à ramasser les signatures. La lettre est prête, elle part et cetera et cetera.
Ça c'est le début des conditions matérielles. Troisièmement, les circonstances étant bien faites, ça arrive. Il se trouve que le groupe parlementaire insoumis à l'Assemblée nationale ayant eu des émotions après les dernières élections ayant observé à quel point elles étaient mal organisées, pourquoi les professions de foi arrivaient pas chez les gens, en pile chez les uns en rien du tout chez les autres, dans la bonne boîte aux lettres chez les uns et nul par ailleurs chez les autres et cetera et cetera.
Les bureaux de vote où il manque des bulletins de vote, les bureaux de vote où on vote électroniquement, mais ah patata, ça marche plus. Donc on recommande avec la même boîte 15 mois 15 jours après et cetera et cetera. Nous avons donc ils ont donc décidé de utiliser leur droits de tirage sur une commission d'enquête sur les conditions dans lesquelles se sont déroulées les dernières élections présidentielles.
Ça met de l'ambiance. Et si les élections ont lieu cette fois-ci, et bien la commission d'enquête pourra faire son travail avec une situation matérielle directe puisque ça aura lieu en même temps qu'elle fera son travail puisqu'ils ont 6 mois pour le faire. Ça, ce sont les conditions matérielles.
Deuxièmement, les conditions politiques pour nous insoumis, ce qui fait la valeur suprême, c'est le programme. Tout le reste vira après. Donc, nous travaillons continuellement et la personne qui s'occupe de ça, c'est Clémence Geté assorti d'Adrien Clou. [applaudissements] Nous travaillons sur un cycle d'un an et demi.
Tous les ans et demi, on recommence à zéro. Mais évidemment, il y a moins de travail chaque fois. Nous sommes partis du programme l'humain d'abord en 2012, nous l'avons transformé en 2016.
Nous l'avons retransformé en 2022 et là nous avons relancé la machine à transformer le programme le 29 mars dernier 2024. Depuis cette date, le programme a été, on dit enrichi, enfin bon, augmenté, on va dire, du travail des deux groupes parlementaires, au Parlement européen et au Parlement français. Il y a aux alentours de 40 travaux parlementaires qui sont intégrés.
On a utilisé les contributions qui n'étaient pas faites pour le programme mais qui sont des considérations d'analyse plus large. De l'Institut Labéie, il y en a 28. Nous avons utilisé les contributions des groupes thématiques, tout le monde ayant été mis en mouvement entre mars et mai dernier.
Il y a 200 contributions qui sont arrivées. Nous sommes dans la phase de rédaction harmonisation, c'est-à-dire où on met tout ça en rapport avec un projet de budget. Maintenant, on sait faire et et Éric est un très bon maître d'œuvre et les autres camarades de la commission parce que je ne cite que lui mais il y a les autres.
Donc nous avons prévu que on remettrait un document sans doute dès la prochaine assemblée représentative du mouvement et le programme sera présenté en janvier. Est-ce que ce sera dans la première quinzaine ou dans la deuxème ? C'est pas très grave compte tenu des distances dont on a besoin, y compris pour les camarades qui n'ont pas reçu le mail et qui l'ont pas vu et qui viennent la cou queiner pleurnicher pour leur dire quand même oui ben vas-y donne-nous ton précieux avis puisque tu vois jamais quand les annonces passent et tu es juste là pour raller et démoraliser les gens qui bossent.
Bon alors mais on a l'habitude, on gère un groupe humain très vaste, très ample, qu'est-ce que vous voulez ? C'est comme ça. Alors il y aura les derniers arrivés.
En général, on on sait faire ça. Donc on aura le programme, il sera prêt à temps. Et ben, une fois qu'on a fait ça, les amis, on a presque tout fait.
Tout y est. Calendrier synthétique. Mars 24, envoie d'un courrier.
Mai 24, lancement de l'appel à contribution. novembre-décembre traitement des remontées en ce moment présentation du programme préparation technico politique la nouvelle commission électorale du mouvement assoumis va être constituée avec l'Assemblée représentative et donc elle sera mise en place pour que nous ayons des candidats aux élections législatives puisque de toute façon s'il y a des présidentiels, il y a des législatives dans la foulée. On n'ura pas fait tout ça pour rien et par conséquent, il faut être prêt.
C'est parti. La méthode sera avalisée définitivement à l'Assemblée représentative du 13. Il y aura des candidats prêts partout dans toutes les circonscriptions [applaudissements] du pays.
On a mis les sortants de côté parce que c'est pas bon en cours de mandat. qu'il y a pas d'élection hein de donner l'impression qu'on se prépare à remplacer tout le monde. Alors là, qu'est-ce que j'entendrai ?
Bon, non, c'est pas le cas. Donc là, il y aura d'abord, je vous explique, je devrais pas mais je le fais quand même. Le comment dire la compétence acquise, ça compte, c'est on est plus malin maintenant qu'on était au premier groupe quand on était 17, les camarades sont plus formés, plus préparés, ils connaissent mieux leurs dossiers, les répartitions se sont faites.
Bref, on peut pas dire "On s'en fout, à chaque fois, on commence tout à zéro." Non, c'est pas possible. Mais en même temps, personne n'est candidat à vie.
Donc faut savoir bah faire les deux. Voilà. Alors on a mis un peu nos sortants à l'abri mais à la fin on votera partout comme on l'a fait.
La dernière fois n pas pu le faire. C'est la catastrophe tout faire à toute vitesse. Voilà donc tout ça sera prêt.
Et évidemment évidemment comment on s'y prend. Donc je ne veux laisser planer aucun doute sur le sujet fondamental, le programme. Il y aura un programme et nous nous battons pour le programme.
Et je préviens tout le monde d'avance. La comédie qui consiste à venir à chaque élection, prendre des circonscriptions et grignoter le programme est terminé. [applaudissements] [applaudissements] Alors, on passe de 600, on passe de je sais pas combien presque 1000 mesures qui sont dans notre programme à 600 après c'est tiré les cheveux en 2022.
La dernière fois, il considérait comme un triomphe de n'avoir que 195 points d'accord ou 200. Mais ça c'est pas un triomphe hein. Moins vous en mettez plus ça devient incohérent.
Vous mettez 4 c mesures puis après on verra. Non, on verra pas après, on va voir avant. Et on va décider avant parce qu'on est des gens sérieux et que si on décide de faire ceci, alors ça a telle conséquence, on entraîne tel autre et si on ne fait pas ça alors ça aura telle conséquence.
La dernière fois, nous avions non seulement un programme, mais nous avions sans mesure d'urgence, mais nous avions des plans par domaine et on a encore amélioré tout ça. Il faut, si on arrive à gouverner, qu'on soit immédiatement capable de passer à l'action, pas se tirer les cheveux pendant des heures à se demander ce qu'on va faire. On a entre nous, un certain nombre d'entre nous ont l'expérience d'une élection que ce soit au niveau local dans une grande commune.
Moi, j'ai été ministre, je sais comment ça se passe. Des projets, il y en a plein les bureaux, ils sont tout près d'avance. Vous arrivez, on vous dit "Ah, comment on est content de vous voir vous ?
Au moins, vous êtes intelligent, l'autre c'était en con et cetera." Et d'ailleurs, on vous a amené ça. Tenez, c'est prêt, il y a plus qu'à signer en bas.
C'est comme ça que c'est humain. Il faut en vouloir à personne. Le gars ou la fille qui a fait le boulot avant, il pense qu'il a fait quelque chose de bien et il essaie de le transformer en réalité.
Mais nous sommes pas leurs potes. Nous sommes des dirigeants politiques qui ont en vue une orientation pour le pays. Voilà pourquoi le programme sera une nouvelle fois le cœur de tout et nous aurons une candidature qui correspondra au programme. [applaudissements] Et là on parle les copains d'une élection anticipée hein. il y a 20 ou 30 jours, on n'en passe pas six à se demander si ça va être Olivier Fort.
Voilà, déjà ça comme ça c'est clair. [applaudissements] Nous sommes donc en effet partisan candidature commune, on se l' dit 10 fois sur la base du programme et comme nous irons avec le programme et ben viens qui veut il est bienvenu. Voilà comment nous abordons la question de la candidature commune.
Tout le reste c'est du barattin. En 20 à 30 jours. Vous ne faites pas l'assemblée générale permanente qui vous permet d'aller chercher quelqu'un dont tout d'un coup vous vous dites puisqu'il emmerde personne ça sera un parfait président de la République.
Ça ça peut pas être la logique. [applaudissements] Nous choisirons notre candidature parmi les gens qui sont en situation de la faire vivre comme une réalité politique qui permet de transformer ce pays et de faire face aux innombrables questions qui lui tomberont sur le dos. Alors mes camarades, de toute façon, nous ferons comme on a dit à la coordination de notre mouvement une offre fédérative.
On va pas dire voilà on fait comme ça et puis c'est tout. Non, on va dire voilà on va faire comme ça. Qu'est-ce que vous en pensez ?
Qui est prêt à venir faire ça avec nous ? Voilà, c'est vrai qu'on sait avec qui on a le plus d'atomes crochus et avec qui on en a pas beaucoup. C'est pas nous qui avons choisi le divorce avec le Parti communiste, c'est son dirigeant qui l'a choisi.
C'est lui qui a fini par dire "Si je dois à nouveau être candidat, ça sera pas avec les filles." Très bien, on a compris. On a envoyé une lettre pour dire "On a bien compris ?" Pas de réponse.
Je vais à la télé, je dis "Ouais, on a compris au municipal aussi." Une lettre le lendemain. Vous nous menacez ?
Non, non, pas du tout. On vous pose une question. Si vous vous sentez menacé, s'il y a il y a que vous que ça regarde.
En tout cas, il y a pas de réponse. Mais c'est pas nous qui avons choisi cette situation. D'accord ?
Nous, on était allié avec eux depuis 2012. En 2017, c'est pas nous qui leur avons dit "Ne venez pas. Oui, on vient non, on vient pas.
Oui, on vient non, on vient pas." Et en 2022, on leur a dit "Bah, venez, c'est mieux qu'on le fasse ensemble. Même si on a plein de différences, on n pas attendu de vous voir pour le savoir qu'on avait des différences sur le nucléaire et j'en passe.
Mais ça vaut le coup quand même. Ce qu'il y a de plus proche en insoumis, c'est des gens qui pensent qu'ils vont faire le socialisme. Non, ils veulent pas faire le socialisme.
Bah si quand même, un peu au moins, hein. Bon, c'est pas nous qui avons choisi ça. C'est pas nous qui insultons chaque semaine comme le font les dirigeants, de ce qu'on appelle la droite du PS.
Et après, quand on a les chefs de ce qui reste, c'est-à-dire ça doit être la gauche du PS, ils nous disent "Ah non, mais là on peut pas vous dire oui parce que on a notre congrès." Et là, on peut vous dire parce que notre opposition parce c'est bon mais allez occupez-vous de votre truc. Occupez-vous de votre truc, nous on fait autre chose.
C'est pas possible de continuer comme ça, camarade. [applaudissements] Pas parce que parce que j'ai pas bon caractère, que Mathilde Pan a pas bon caractère, que Sar qui est là non plus, ni que Saintou. D'ailleurs, il y en a pas un qui a bon caractère si vous voulez le savoir parce que s'il l'avait, il serait pas insoumis.
C'est forcément des rebelles. Donc ne leur demandez pas d'être mignon, gentil et de faire comme si ça ne les passionnait pas ce qu'ils sont en train de faire et dans quoi ils sont en train de brûler leur vie. Vous pouvez le comprendre ça, d'accord ?
C'est pas une carrière. Bon, donc je dis candidature commune sur un programme de rupture. On est prêt à discuter mais plus sur ce ton là.
Chaque fois, regardez bien les camarades, il y en a ici des paquets qui ont des cheveux blancs. Ils ont connu un certain nombre de batailles politiques. Les autres qui les ont pas aussi blancs, c'est parce qu'il seignent.
Alors, mais vous êtes démasqué. Et bien camarade, où as-ton vu que tu fais une alliance qui rapporte rien à l'alliance ? Tu fais alliance pour que ça rapporte à l'alliance.
On est plusieurs, on est différent et on rame dans le même sens. Et on dit "Ah bah oui, ah bah oui. Moi, vous croyez quoi ?
Que c'est une promenade de santé d'aller expliquer vous êtes allié avec le Parti socialiste de François Hollande ? Vous croyez vraiment que ça fait pétar d'enthousiasme les gens autour de nous ? Et ben non, [applaudissements] mais on est allié.
De temps à autre, faut un peu élever la voix pour dire ça passe les bornes. C'est le moment où je dis ça passe les bornes. Parce que si toutes les campagnes que lance l'extrême droite parce que c'est l'extrême droite qui les lance comme par exemple celle sur apologie du terrorisme qui est une campagne d'extrême droite pour aboutir au résultat de faire croire que nous sommes partisans du terrorisme et même surtout du terrorisme antisémite.
C'est une honte de parler comme ça. J'en diraiis pas plus parce que des fois il se régale comme dit l'autre crétin là, je bois les larmes des gauchistes. Ça leur plaît de voir des gens souffrir d'être insultés.
Eux-mêmes ne souffrent de rien. Ils n'ont aucune morale. Alors ne leur donnons pas cette satisfaction.
Mais ce sont des campagnes d'extrême droite et elles sont relayées. Elles ne marcherait pas si elle n'était pas relayée de l'intérieur de la coalition. Et tous les jours si vous lisez les journaux, moi j'hédite à trop haut dose mais je le fais quand même à interval régulier.
Tous les jours, quand est-ce que vous allez cesser d'être soumis à Mélenchon ? On n'est pas d'accord avec Mélenchon, on est soumis à Mélenchon. Faut bien comprendre le vocabulaire tout le temps sans arrêt sans arrêt sans arrêt sans arrêt.
Et des fois ils font les questions et les réponses. Madame machin l'autre matin sur BFM qui c'était qu'elle avait en face ? Je crois bien que c'est François qui était bien embêté.
Elle lui dit "Alors, est-ce que vous dites au socialistes "Faites comme moi, quittez-les ?" Alors il répond que c'est pas le sujet. Enfin bon, il répond en sa manière à lui ce qu'il a à dire.
Mais l'autre, elle fait les questions et les réponses. Mais à quoi on sert ? On vient, on s'assoit puis elle fait tout quoi.
Mais tout le temps, tous les jours sans arrêt, sans arrêt, sans arrêt. La dépêche du midi les soumis à Mélenchon. Évidemment, c'est Mélenchon la cible, hein.
Il ferait bien de réfléchir à savoir s'ils me nuisent autant qu'il le croi qu'est-ce qui leur permet de croire qu'on les aime tellement qu'on peut suivre leurs conseils hein ? On a déjà vu le contraire, hein, ici là. Quand on a fait 2005 hein aussi, ils étaient tranquilles, il y avait tout le monde avec eux.
Résultat 55 de notre côté, 45 pour eux. La vie quoi. [applaudissements] Donc camarades, vous autres ce que vous devez maintenant, je pense que vous savez tous le faire.
Quand tu arrives comme ça un grand coup de ça passe et [raclement de gorge] après tout d'un coup, les gens disent "Mais de quoi on parle en ce moment-là ?" Et les gens intelligents, les gens qui se renseignent, les gens qui réfléchent, ceux qui nous aiment pas nous aiment pas plus après. Ceux qui nous aiment bien, ils disent "Ah, pourquoi ils ont dit ça ?
C'était pas le bon moment." Mais c'est pas nous qui avons choisi le moment, c'est l'Assemblée nationale. C'est elle qui a décidé le jour et publié ce texte.
Et vous connaissez maintenant toute l'histoire, tous vous êtes renseignés. Regardez comment vous avez fait. Vous êtes renseigné parce que c'est vrai que c'est c'est pas évident tout de suite mais on est toujours cueilli comme ça hein à l'improviste.
Voilà et les gens se sont renseignés c'est comme pour la manif avec les flics là avant 2022 d'accord. Ah comment ça se fait vous y allez pas avec des gens qui sont si sympas si ceci cela. Comment ça se fait ?
Vous ne demandez pas vous ne lancez pas d'appel au calme ? Non. appelle à la justice le calme.
Monsieur Mélenchon, appelle à la justice. Je crois que c'est plus efficace pour le calme de faire la justice que de pas faire la justice parce que ça crée le désordre. C'est d'ailleurs à cause de ça qu'il y a du désordre parce que c'est la justice.
Est-ce que vous arrivez à comprendre dans vos petits crânes cette pensée sophistiqué que quand il y a un effet faut chercher la cause et c'est la cause qu'il faut traiter si on veut que elle n'it pas le même effet le coup d'après. Où est passé celui qui a tiré de sang frroid sur le jeune garçon ? Et ben, elle est pas en prison.
Où est passé celui qui a tiré sur la jeune fille ? Pareil et cetera et cetera. Je ne veux pas jeter de l'huile sur le feu, mais je veux dire que la revendication de la justice, elle était urgente parce que il n'y a pas de retour à la normale quand la normale est insupportable et il devrait le comprendre et il faut pas compter sur nous [applaudissements] pour aller faire la salle besogne de dire aux parents indignés, à ceux qui ont peur parce que leur gosse est en gosse.
Point final. Et quand c'est un ados, personne n'a envie d'aller expliquer à son garçon ou à sa fille. Toi, si ça parle mal, tu te tais.
Pourquoi moi je me tais ? Parce que tu es pas comme les autres. Qu'est-ce que j'ai de pas comme les autres ?
Mes cheveux frisés, la couleur de ma peau. Vous savez que c'est ça la vie des parents dans le monde que vous avez créé, vous autres, les puissants, les importants, qui avez toujours raison. Vous maniez la trique comme vos ancêtres avec la même sauvagerie, la même bêtise.
Et c'est nous qui avons créé les droits qui nous sommes battus pour qu'il s'applique à tout le monde de la même manière. Il a fallu se battre pied à pied. Et ben nous, on continue, on se bat pied à pied et on cera jamais.
Collez-vous-le dans le trân. [applaudissements] [applaudissements] Je termine à tous ceux qui nous entendent ce soir et je sais que vous êtes nombreux notamment de l'autre côté de la caméra pour terminer sur ce sujet de la bataille que nous menons pour le retour aux urnes, c'est pour le retour à la démocratie. Ce n'est pas, comme l'ont dit certains qui devraient avoir honte de parler comme ça parce que je serais obsédé par le plaisir de retourner me faire écharper dans une élection présidentielle.
Qui vous a dit que je le ferai une fois de plus ? Personne. Occupez-vous de vos affaires.
On s'occupe des nôtres. Premièrement. Deuxièmement, vous avez vu cette journaliste qui dit l'air très pénétré à Mathil Panu.
Mais c'est parce que vous avez été interpellé pour apologie du terrorisme que vous présentez cette loi dans votre intérêt personnel. Et vous, madame, dans votre intérêt personnel de journaliste qui veut continuer à faire son métier, vous pourriez pas défendre de temps à autre la liberté de la presse et l'idée d'indépendance quand on écrit est-ce que vous êtes obligé de faire les larbins ? Mais alors, dites que c'est votre métier, mais prétendez pas que vous êtes là pour éclairer l'opinion du public, vous empêcher de penser.
Nous allons, [applaudissements] il y a un programme, il y a une organisation, il y a un calendrier, il y a une volonté politique implacable d'aller au bout de ce que nous voulons faire et nous en remettons à la décision du seul souverain de ce pays, le peuple lui-même. Et quand il aura décidé, nous nous inclinerons comme nous l'avons toujours fait parce que nous sommes des démocrates. S'il nous confie les responsabilités, nous les assumerons pour faire ce que ils nous auront mandaté pour faire.
N'oubliez jamais, jeunes gens comment ils m'ont traité quand ils étaient dans leurs journaux en train d'expliquer que j'allais faire 100 milliards de déficit. Et rappelez-vous que ces gens en ont fait 1000 sans s'expliquer comment ils ont réussi à faire une connerie pareille et mettre le pays dans cet état et ils vont me donner des leçons. Bref, [applaudissements] à tous ceux qui nous entendent, les insoumis ne sont pas des secteurs qui insultent leurs partenaires.
Nous ne traitons personne des choses affreuses dont on nous traite. Nous faisons une offre fédérative. Nous avons compris que les communistes ne veulent plus.
Nous a le parti communiste, nous avons compris que la droite du Parti socialiste ne veut plus et nous refusons de faire chemin avec des gens qui nous insultent en cours de route. Nous proposons à ceux qui veulent de venir avec nous porter une candidature commune à l'élection présidentielle et de porter un programme ensemble. Nous proposons de faire tomber ce gouvernement et nous allons y arriver et de faire l'élection. [applaudissements] Bon, le 8 on inaugure Notre Dame.
Al comme on s'est fait pas ricer quoi il a fallu 150 ans pour la construire et à l'époque c'était une explosion de savoir-faire. Les chrétiens qui étaient des barbares étaient allés casser la tête à tout le monde là-bas en Orient. Et en Orient, c'était pas des barbares, c'était des gens très cultivés, [raclement de gorge] très éduqués qui ont appris dans cette circonstan aux autres comment on faisait pour construire des bâtiments très haut sans qu'il vous tombent sur la tête, comment on faisait des vitreux, c'està-dire de la chimie, hein, pour qu'il y ait des couleurs différentes, comment on s'orientait pour construire quoi encore ?
Des maths, de la physique, de la chimie. Et alors, ils sont revenus et ils ont commencé à faire des plans, commencer à construire, bon à construire avec un truc terrible dans la tête. Comment c'est possible qu'il y ait deux vérités ?
Une qui est dans le livre et une autre que je trouve avec ma tête tout seul en faisant des maths. C'est terrible comme question. Il y a un penseur musulman qui avait trouvé la solution à Vir, il dit "La vérité est une mais par différents chemins.
Allez, pas cours de philo, mais ça a occupé tous les autres et ça a permis de décoincer les esprits." Bon, nouv la partie à construire. Il a fallu 150 ans pour construire Notre Dame qui est un chef-d'œuvre d'architecture, de raffin et cetera.
Elle allait mal hein parce que pendant la révolution ça a abardé. Alors les nôtres ils arrachaient les statues, les autres ils passaient derrière, ils faisaient mines d'être révolutionnaire, il prenait les pierres gratis. Enfin bon bref, le truc habituel.
Et bon, au 19e siècle quand même elle payait pas de mine. Donc quand même le pouvoir a décidé qu'il a retapé. Et donc notre bon violet le duc s'est pointé avec tous ses ouvriers.
On les a amené et tout le monde s'est mis au boulot. et vous avez la flèche qu'il a construit qui était pas là au début hein et ainsi de suite. Mais là, il a fallu quand même 10 20 ans, hein, là en 5 ans.
Alors moi, je suis content qu'elle soit réouverte. Quand elle a brûlé, ça m'a fait pleurer parce que c'est une construction humaine. C'est un des symboles de l'intelligence humaine.
Construire ça comme tant d'autres choses, mais construire ça. Et on est tous des nins sur les épaules d'un géant. Le savoir accumulé avant nous, les choses faites avant nous qui nous enseignent, qui nous éduquent.
Bon, si le pape était venu, ça transformait le truc, hein. Bon, il y en a pas mal parmi nous qui ont le pape à la bonne et on est assez content qu'ils aient élu un chrétien en ce coup-là. Et c'est une blague, hein.
Bon ben il y a que Sarah qui que ça fait marrer. Bon, donc on s'est trouvé des points communs, quoi. Des choses qui dit comme nous tout ça, mais pour autant bon, il est pas là.
Alors donc qu'est-ce que ça fait ? que c'est une cérémonie entièrement laïque. Je vous signale que le bâtiment est à nous depuis la loi de 1905.
Et quand vous la regarder la chose à vous dire, vous regarderez pas tous ceux qui s'agitent autour. Ceux n'ont qu'un temps. Cela passeront et il restera le bâtiment.
Et il restera des Français de tel ou tel bled qui travaillent dans telle coopérative qui pose des charpentes, dans tel truc qui a ciselé les pierres, dans tel autre qui a construit ceci. Ce cette réparation en 5 ans, il faut la vivre comme la gloire de la classe ouvrière, de son savoir, de ce qu'elle sait faire, de ses vertus héroïques, [applaudissements] des architectes, des ingénieurs. Je me fous de savoir de quelle partie ils sont parce qu'à ce moment-là, nous sommes de toutes les couleurs à faire.
Si vous regardez le documentaire, vous verrez le moment où on enlève la partie métallique de cette foutue charpente à moitié fondue. Si jamais elle prend un coup, tout dégringole. Et alors, ils sont là, ils vont poser des machins en bois au milieu entre les deux.
Vous avez un homme qui est là, il doit avoir 30 ans tout mouillé, il est livide. Et alors, on avance le truc, ça avance, ça avance, il regarde, on le pose. Ça y est, c'est posé.
Et tu as un mec qui gueule. Ouais Mohamed. [applaudissements] [applaudissements] Tout le monde était là.
Tout le monde était là pour réussir une belle et grande chose. Et ben nous oh, on n'arrivera pas à faire aussi beau et aussi grand, on le sait bien. Mais il faut tout le temps qu'on essaye d'être sur ce cheminlà.
On va faire plus beau, on va faire plus grand, on va faire mieux. On a raté une fois, deux fois, trois fois. La 4e, on va y arriver.
C'est ça qu'il faut se dire. [applaudissements][acclamation] Je me marre en regardant Jérôme parce que Jérôme qui est notre hôte, lui, c'est un sacré bouffeur de curé. Je sais pas s'il va il va me pardonner ce que je viens de dire mais il il est d'accord avec moi, je le sais parce qu'on ressent tous parce que je suis pas le premier à avoir dit ça comme ça hein.
Je suis pas le premier à avoir dit ça comme ça. Et c'est toujours comme ça qu'il faut y penser. Chaque fois vous voyez un de ces grands monuments penser aux gens qui étaient là et là cette fois-ci waouh beaucoup sont morts.
Il a raison les gens qui sont morts au travail les accidents du travail ceux qui n'ont pas vu l'œuvre terminée et cetera et cetera. Mais il a raison. ça les gens.
Tu meurs au travail. Bon, c'est pas acceptable de mourir au travail. Pour ça que Anthony a raison.
Anthony Smith qui fait la campagne là contre les morts au travail. Mais enfin voilà, faut aussi être capable de savourer la part que nous avons dans notre similitude d'être humain, combien même on se bat entre nous, d'être capable d'entreprendre des grandes choses et d'avoir d'apporter les uns aux autres cette culture accumulée, hein. Rappelez-vous bien de ça.
La culture cumulative, c'est un concept très important parce qu'au fond, c'est la définition du fait qu'on est des êtres socioculturels et pas juste des êtres sociaux à un moment donné. Nous sommes des êtres à l'intérieur de rit, à l'intérieur de coutume, à l'intérieur de savoir et de savoir technique. Bon, assez parlé.
Merci pour votre attention les camarades. [applaudissements]
Jean-Luc Mélenchon