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Podcast / conversationBOURDIN· 8 juillet 2026 68 minComplaisantPortrait personnelInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleJustice

Sa rencontre avec Epstein, l'érotisme, son plan pour la France : Bruno Le Maire se livre

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 63 %Attaque 19 %Défensif 18 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    Vous avez rencontré Jeffrey Epstein ? C'est vrai ?

  • 0:45RelanceRéponse directe

    Mais à quelle occasion ?

  • 1:29RelanceRéponse directe

    Vous avez vu quoi ?

  • 2:10FerméeRéponse directe

    Vous étiez là pour essayer de trouver de l'argent ?

  • 2:53RelanceÉludée

    Mais ce conseiller de Nicolas Sarkozy, vous avez tendu un piège quoi.

  • 3:28OuverteRéponse directe

    Un Lupanard, c'est-à-dire ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:45Fait
    « Je le rencontrais euh Oui. à mon corps défendant, on va dire. C'était en 2013. »
  • 2:53Fait
    « Je dis bon pourquoi pas rencontrer des financiers, ça peut être intéressant. »
  • 3:28Fait
    « Un Lupanard, c'est-à-dire vous saz regardez la série Netflix, je pense qu'elle est suffisamment euh révoltante pour que instinctivement vous sentiez que voilà, vous n'avez rien à faire là. »
  • 4:55Fait
    « D'innombrables demandes de soutien, d'aide, de problèmes fiscaux. Il y a beaucoup de gens qui ont des problèmes fiscaux. »
  • 5:36Fait
    « Jamais au peuple français hein, je préfère le dire tout de suite, mais dans une négociation euh il est parfois nécessaire de mentir. Ouais. Pour défendre les intérêts français, il peut être nécessaire à un moment donné de pas dire toute la vérité, de dissimuler certaines choses, de mentir. »
  • 6:19Fait
    « Non, je n'en suis jamais sorti. Jamais ? Non. Parce que la politi et vous n'en sortirez et vous n'en sortirez jamais. »
  • 6:57Fait
    « Le verbe intime qui revient le plus, c'est la France est foutue. »
  • 8:21Fait
    « Dominique de Villepin commence à s'exprimer. Puis je me dis bon Ouais, c'est vra on est au conseil de sécurité un tribune de conseil. »
  • 9:04Fait
    « Je ne pensais absolument pas oui que ça aurait l'impact que ça a eu. »
  • 10:29Fait
    « Trump est quelqu'un qui dans sa façon de s'exprimer, dans les mots qu'il emploi qui sont très simples à quelque chose de très séduisant. »
  • 11:13Fait
    « George Bouche Junior était infiniment plus sympathique que Barack Obama. Ouais. Obama n'est pas quelqu'un de très sympathique, quelqu'un assez froid, assez distant. »
  • 11:53Fait
    « J'ai combattu dès le départ et dénoncer dès le départ la guerre contre l'Iran. Je pense que c'était une erreur, que ça n'avait pas de sens et qu'on ne peut pas gagner contre l'Iran par la force. »
  • 12:37Fait
    « Lisez deux textes différents. lis le texte qu'a rédigé Musk pour son entrée, son introduction en bourse de SpaceX où il dit il y a pas de limite, il faut un monde multiplanétaire et il faut projeter la conscience humaine dans l'univers. Et lisez de l'autre côté l'encyclique de Léon X l'intelligence artificielle où il dit à l'inverse trouver la lumière de la conscience dans votre conscience. »
  • 13:22Fait
    « Pour moi, ces deux textes sont l'illustration de ce divorce entre les États-Unis et l'Europe. Et ce divorce, il tient en un mot, la limite. »
  • 14:02Fait
    « Nous européens, nous savons quand qu' il n'y a plus de limite, c'est un déversement de violence et c'est la loi de la jungle. »
  • 14:45Fait
    « Au fil du temps, j'ai vu un homme quand il était avec Jacques Chirac dont on se disait on peut faire quelque chose avec lui et je pense qu'on se trompait mais en le voyant on se disait il y a quelque chose à construire dans la relation entre la France et la Russie. »
  • 15:27Fait
    « Je n'ai eu que le tort d'avoir eu raison trop tôt sur ce sujet. Nous y sommes parce qu'une nation qui consacre tant de sa richesse uniquement à produire des missiles, des canons, des objets de destruction qui accepte de perdre 35000 de ces jeunes par mois pour conquérir quelques kilomètres carrés. »
  • 16:11Fait
    « Celui qui est à sa tête est une menace pour l'Europe. Est un homme qui intimide est un homme qui est intimidant quand vous le rencontrez et qui n'a pas d'autres objectif que de conserver son pouvoir. »
  • 16:55Promesse
    « Si l'Europe tient la même politique pendant 10 ans ou 15 ans de réarmement militaire, d'investissement technologique, de production énergétique décarboné notamment avec le nucléaire français, elle deviendra une des trois grandes puissances. »
  • 17:39Fait
    « Les chefs d'État gardent du pouvoir. Je pense que ce serait absurde de dire le contraire, mais il y a d'autres États et ces autres États s'appellent Google, SpaceX, Amazon, Open ce sont des États, ce sont eux qui ont le pouvoir. »
  • 18:23Chiffre
    « La l'introduction bourse dont je parlais tout à l'heure, des chiffres que l'on cite, c'est entre 1600 et 1800 milliards de dollars pour une entreprise. Ouais. C'est-à-dire un peu plus de la moitié de l'ensemble de la richesse nationale française. »
  • 19:06Promesse
    « On le fait aussi en livrant la bataille culturelle. Moi, je vais vous dire si demain j'avais une parcelle de pouvoir, une des premières décisions que je porterai Oui. C'est de faire de la lecture la grande cause nationale française. »
  • 20:32Fait
    « Pour effacer 2005. Mais je je prends toute ma part de responsabilité là-dedans. Moi, j'étais à l'époque avec Nicolas Sarkozy mais le choix qui a été fait, c'est on fait voter les Français. Oui. Ils disent non. »
  • 21:15Fait
    « Le soulèvement populaire n'est pas de droit. Ouais. Le peuple est de droit. H le peuple fait h de droit et le peuple mérite la protection du droit. »
  • 21:59Fait
    « Le soulèvement populaire est de droit. »
  • 22:44Fait
    « Le soulèvement populaire n'est pas de droit. C'est la sécurité qui est de droit. »
  • 23:25Promesse
    « Il est venu le temps d'une décision pour la France, pour l'Europe. »
  • 24:08Promesse
    « La décision, c'est ce qui change les choses. Ce qui fait que vous allez rentrer dans une nouvelle ère, mieux défendre vos concitoyens, garantir plus d'emploi, garantir une reconquête industrielle. »
  • 24:52Fait
    « Le président de la République, son rôle n'est pas de décider de tout. Il est chef de l'État. »
  • 25:35Promesse
    « Le Parlement, vous le dites très bien, il faut qu'il passe au mieux 50 % de son temps à légiférer et le reste de son temps à contrôler l'exécution de la décision. »
  • 26:12Promesse
    « Le premier ministre et il doit être à la tête d'un gouvernement réduit à 10 ministres dont le nom pourrait être fixé dans la Constitution. »
  • 26:52Promesse
    « Si on veut un budget qui soit voté, je suggère qu'il soit voté en 3 semaines au lieu de 3 mois, qu'on limite le pouvoir d'amendement des parlementaires qui de toute façon ne propose que des dépenses supplémentaires »
  • 27:36Promesse
    « Il est indispensable de donner l'autonomie fiscale et normative aux collectivités locales. »
  • 29:03Fait
    « L'État depuis des années et des années s'est dispersé, à déléguer ses responsabilités, à créer des autorités administratives indépendante. »
  • 29:45Promesse
    « Je propose qu'on en finisse avec ces agences, ces autorités administratives indépendantes, qu'on remette une chaîne de commandement. »
  • 30:29Fait
    « Vous avez un état qui ne faisant rien en particulier fait tout mal en général. »
  • 31:11Fait
    « Je suis ici pour vous parler franchement. Oui, j'ai quatre enfants. Oui, s'il était arrivé ce qui est arrivé aux parents de Liana, un de mes enfants, je suis pas sûr que je m'en relèverai »
  • 31:55Fait
    « C'est un cri du cœur de gens qui se disent ça peut nous arriver. »
  • 32:38Fait
    « Ai-je bien rempli ma mission ? Ai-je bien exercé ma responsabilité ? »
  • 33:17Fait
    « Nous avons un état providence qui ne correspond plus à notre démographie. »
  • 33:59Fait
    « Demain 30 ans, demain peut-être 35 ans et on va arriver assez rapidement une situation où vous passerez plus de temps à la retraite que vous aurez passé de temps au travail. »
  • 34:42Chiffre
    « 4 personnes sur 10 travaillent en France. 60 % des Français reçoivent plus de l'État qu'il n'y contribuent. »
  • 36:06Fait
    « Vous offrez comme perspective pas simplement un filet de sécurité qui lui est indispensable mais une indemnisation complète ou quasi complète pendant un temps assez long jusqu'à 18 mois où il suffit d'avoir cotisé 6 mois au cours des 24 derniers mois pour avoir droit au location de chômage »
  • 37:31Fait
    « Je vous dis pas que c'était Byzance, je vous dis que nous étions dans la bonne direction. »
  • 38:57Fait
    « La dissolution suivant la constitution est décidée par le président de la République, pas par le ministre des finances. »
  • 39:34Fait
    « J'ai dit au président de la République qui m'avait fait l'honneur de me proposer le poste pour ministre, nous avons eu un très bon entretien parce que les relations avec le président de la République ont toujours été très cordiales et très très bonnes. »
  • 40:10Fait
    « Je lui ai dit dans la situation où nous sommes, il faut que le premier ministre soit aussi ministre des finances. »
  • 40:53Fait
    « C'est une prérogative absolue du président de la République comme la dissolution. C'est lui qui nomme le premier ministre. »
  • 41:38Fait
    « Il ne vous a jamais expliqué pourquoi. Jamais. Il a il a dû perdre il vous a jamais dit il a dû perdre mon numéro de téléphone. »
  • 42:17Fait
    « J'ai démissionné de la haute fonction publique. Oui, c'est vrai comme devrait le faire tous les haut fonctionnaires qui font de la politique. »
  • 42:56Fait
    « Le président de la République me fait savoir qu'il souhaite me faire rentrer dans le gouvernement à nouveau. Je dis non et par tous les canaux possibles, les conseillers, je dis non voilà, j'ai refait ma vie ailleurs, il n'en est pas question. »
  • 44:23Fait
    « Quand le chef des armées vous propose de prendre la tête des armées, soit vous avez le sens du devoir et vous répondez oui, soit il vaut mieux faire un autre métier que la politique. »
  • 45:04Fait
    « Je n'en ai rien à faire. C'est c'est pas mon sujet. Moi ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment est-ce qu'on pour projeter de pays. »
  • 47:43Fait
    « Le rôle d'un responsable politique, c'est d'ouvrir les yeux aux français sur le chemin dans lequel nous nous engageons. »
  • 48:22Fait
    « Les taux c'est le prix de la dette. Ça veut dire quoi les conséquences pour les Français ? conséquence immédiate, c'est que les Français auront plus de mal à trouver des emprunts pour se loger et que vous allez avoir une part du budget français toujours plus importante qui va être consacré uniquement à rembourser les intérêts de la dette. »
  • 49:48Promesse
    « Voulons-nous rester maître de notre destin indépendant. Et c'est pour ça que souverain souverain indépendant. »
  • 50:29Fait
    « Nous avons une démographie plus faible, nous vivons plus longtemps, il faut évidemment travailler plus longtemps. »
  • 51:07Fait
    « Notre protection sociale Jean-Jacques Bourdin est payée par qui ? Elle est payée par ceux qui travaillent. »
  • 51:50Fait
    « Est-ce que j'ai une tête avoir des idées derrière la tête ? Oui, oui, oui, oui, oui. Totalement. »
  • 52:35Promesse
    « Le rôle que je veux jouer dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent et puis après adviennent que pour c'est d'ouvrir un chemin, de convaincre nos compatriotes que nous avons tout pour réussir »
  • 53:15Fait
    « La bonne préparation, c'est l'expérience. savoir ce que je déciderai dans les mois qui viennent. »
  • 54:00Fait
    « ça fait 30 ans que je fais de la politique. D'une certaine façon, je pourrais vous répondre que ça fait 30 ans que je me prépare à servir les Français. »
  • 1:06:04Fait
    « Il est temps que six États, France, Espagne, Italie, Allemagne, Pologne, Pays-Bas prennent leur destin en main. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Vous avez rencontré Jeffrey Epstein ? C'est vrai ? Oui, je le rencontré à mon corps défendant, on va dire. Les Français l'ont parfaitement compris. Il n'y a plus d'état. Vous avez mentielle ? Je pense que ça m'est arrivé. Oui. Aujourd'hui, dans notre podcast Bourda Média, nous recevons Bruno Lemire. Bruno Lemire, bonjour. Bonjour Jean-Jacques Bourdin. Merci d'être avec nous. Vous aimez écrire ? Vous êtes amateur de prou, hein ? J'ai écrit effectivement un mémoire sur Prou un mémoire sur Prou. Vous avez écrit plusieurs livres dont un aux éditions Harlequin. Ça je appris ça, je ne savais pas. Ah c'est mon côté fleur bleu. J'aime bien la romance. D'ailleurs, je suis très content de voir que les livres qui marchent mieux aujourd'hui. Oui, bien sûr. Je trouve que c'est

0:45

important d'être romantique. Le romantisme et l'hérotisme aussi. Bien sûr. Ça fait partie de la vie. C'est des gens qui n'aiment Vous avez jamais regretté les phrases qu'on certains vous ont reproché dans certains de vos livres. Euh je me suis des phrases non pas des phrases, des situations mais ça me gêne pas du tout. Chacun mène la vie qu'il veut. Oui. Chacun du moment qu'il respecte évidemment l'autre. Mais tous ceux qui n'aiment ni la sensualité, ni le vin, euh ni les plaisirs de la vie, moi je me tiens de plus en plus à l'écart d'eux parce que la vie est trop courte pour s'ennuyer avec eux. Vous avez rencontré Jeffrey Epstein, c'est vrai ? Oui, je le rencontrais euh Oui. à mon corps défendant, on va dire. C'était en 2013. En 2013.

1:29

Mais à quelle occasion ? J'étais à New York pour rencontrer le secrétaire général des Nations- Unies, rencontrer Kissinger qui était à l'époque secrétaire d'État et j'avais euh un ancien conseiller de Nicolas Sarkozy qui me dit "Mais j'apprends que tu es à New York. Est-ce que tu vas rencontrer voilà ? Est-ce que tu vas rencontrer un certain nombre de financiers Et donc j'ai j'ai eu le tort de répondre oui. Il n'a évidemment pas cité le nom de Jeffrein. Euh je dis bon pourquoi pas rencontrer des financiers, ça peut être intéressant. Je me suis rendu dans cet hôtel en marge de la 5e avenue. J'ai monté l'escalier, j'ai vu et je suis reparti. Vous avez vu quoi ? J'ai vu que ma place n'était pas là. J'étais député d'opposition. C'estàdire. C'est-à-dire pourquoi ?

2:10

Parce que ça ne respirait pas la réunion de financier. Ah bon ? Voilà. C'est tout. Il n'était pas seul. lui les autres n'étaient pas seuls accompagnés de jeunes filles accompagn de jeter un s'appelle accompagné de jeune fille accompagné ça s'appelle se faire piéger et donc quand vous faites piéger il est bon de sortir le plus vite possible du piège. Voilà, ça a duré exactement quelques minutes et j'ai pris la seule bonne décision, c'est-à-dire partir. Partir. Oui. Vous étiez là pour essayer de de de trouver de l'argent. Non, c même pas pour trouver de l'argent. Jeendement quand vous travaillez, que vous êtes engagé en politique et que vous voulez comprendre comment fonctionne un pays notamment les États-Unis, il est pas mauvais de rencontrer les financiers. D'ailleurs,

2:53

je l'ai fait comme ministre des finances pendant des années. Mais ça veut dire que ce conseiller de Nicolas SarkoZi, vous avez tendu un piège quoi. Écoutez, vous lui poserez là aussi la question. Je dis simplement que je vous raconte l'histoire le plus simple. Pourquoi vous êtes parti ? Parce que vous avez vu des jeunes filles partout. Parce que vous avez parce que quand je vais une réunion de financier à New York, j'en ai fait des centaines puisque c'était mon métier de ministre des finances. Vous retrouvez dans un immeuble qui un temps général assez simple où il y a beaucoup de hommes en costume gris avec une cravatte autour d'une table en ver avec une grande ba vitrée qui donne sur Ludson. Euh ça ne ressemble pas à un Lupanard et que l'endroit où m'avait envoyé

3:28

ressemblait plutôt à un Lupanard. Et je n'ai jamais fait les Lupanards. Oui. Un Lupanard, c'est-à-dire vous saz regardez la série Netflix, je pense qu'elle est suffisamment euh révoltante pour que instinctivement vous sentiez que voilà, vous n'avez rien à faire là. Mais Donald Trump n'était pas là. Non, Donald Trump n'était évidemment pas là. Bon euh bon non mais je on sait pas on sait jamais. Et vous savez quand vous avez une vie politique, voilà, vous vous êtes invité, vous on vous tend des pièges ou pas des pièges d'ailleurs, mais il y a des lieux où il ne faut pas être et quand vous le réalisez, il faut partir. Euh et je dis d'ailleurs au passage que je trouve que cette histoire, je recommande la le visionnage de la série Netflix à quelque chose de de totalement

4:12

traumatisant. Je comprends le traumatisme planétaire que ça pu créer. Quand écrivez-vous ? Tôt le matin. C'est quand j'écris, je me lève à 5h très précisément. Oui. Je suis à ma table de travail vers 5h30. Je bois beaucoup de café et j'écris 2h 3h défilé. Donc toujours sur papier avec mon stylo. Après, je recopie sur ordinateur et ensuite je corrige jusqu'à ce que j'ai trouvé la musique parce que le plus important quand on écrit, c'est de trouver sa musique. Euh deux deux questions encore, Bruno Lemè. Bercy de nombreuses années. J'imagine toutes les demandes que vous avez reçu à Berill. Non, non. Ah non, vous n'imaginez Ah non, vous n'imaginez pas. Ah bon ? Ah non, vous n'imaginez pas.

4:55

Quelle sorte de demande ? D'innombrables demandes de soutien, d'aide, de problèmes fiscaux. Il y a beaucoup de gens qui ont des problèmes fiscaux. Je Et qui vous appelle et qui Bruno, est-ce que tu peux m'aider ? Bruno, est-ce que tu peux effacer ma dette fiscale ? Innombrable. Je ne suis jamais intervenu évidemment sur les sujets fiscaux. Il y a un principe d'indépendance des services fiscaux et d'autres demandes ? Bah du demand de de toutes sortes. C'est un lieu où il y a beaucoup de leviers, beaucoup de manettes. Donc vous faites l'objet de beaucoup de sollicitations et c'est pour ça qu'il faut avoir une ligne de conduite soit une ligne de conduite morale. Mais le ministre des finances a beaucoup de pouvoir. Oui, il a beaucoup de pouvoir en France. Ouais, beaucoup.

5:36

Vous avez menti dans votre vie professionnelle ? Je pense que ça m'est arrivé. Oui. Vous vous souvenez d'un mensonge ? Mensonge que vous regrettez par exemple ? Alors jamais au peuple français hein, je préfère le dire tout de suite, mais dans une négociation euh il est parfois nécessaire de mentir. Ouais. Pour défendre les intérêts français, il peut être nécessaire à un moment donné de pas dire toute la vérité, de dissimuler certaines choses, de mentir. Ouais. Donc si je vous dis non, j'ai jamais menti. Vous pourriez être inquiet parce que ça voudrait dire que je n'ai pas bien défendu les intérêts des Français. H vous pouvez être par moment dans une situation où face à des puissances rivales voire hostiles, il est bon de mentir. Vous êtes sorti de la politique ?

6:19

Non, je n'en suis jamais sorti. Jamais ? Non. Parce que la politi et vous n'en sortirez et vous n'en sortirez jamais. Et je suis j'ai pas de fonction. J'ai pas de mandat. Mais la politique est une vocation. Ouais. J'ai j'ai deux vocations dans la vie. Une vocation littéraire. J'écris et je lis. Oui. Oui. Et une vocation politique. Et la vocation politique a quelque chose de spirituel. Donc même quand vous arrêtez pendant 2 ans, peut-être que j'arrêterai 3 ans, peut-être que j'arrêterai 10 ans, la politique continue à me passionner parce que c'est l'avenir d'un pays que j'aime plus que tout et de gens que j'aime plus que tout. Je veux dire, je pas quand quand je vais vendre mon livre et que je vais comme il y a quelques jours à Strasbourg à Mulouse et que je rencontre

6:57

les Français, j'adore ça. Voà, c'est tout. J'adore ça. C'est qu'est-ce qu' vous disent d'ailleurs ? Qu'est-ce qu'ils vous disent ? en dehors de ceux qui sont très contents de rencontrer vous disent les français là dans vos rencontres. Je trouve que le le verbe intime qui revient le plus, c'est la France est foutue. Et comme je crois exactement l'inverse, j'ai envie de leur répondre par une phrase d'un livre absolument magnifique qui est un livre sur un général allemand qui s'est opposé à Hitler entre les années 30 et le début des années 40 qui s'appelait Hammerstein et un grand écrivain allemand qui s'appelle Hensberger a écrit un des plus beaux livres de littérature allemande récente qui s'appelle Hammerstein ou l'intransigence et Hammerstein qui s'est donc opposé à

7:38

Hitler dont la famille a beaucoup souffert de cette opposition y compris physiquement avait cette ligne de conduite. La peur n'est pas une vision du monde. C'est exactement ce que je crois. Beaucoup des extrêmes mènent le peuple français par la peur. Moi, je voudrais les mener par l'espoir et par la conscience de ce que c'est qu'être français. Un truc immense. Alors Bruno Lemè, vous avez de grands moments dans votre vie politique important. Il y a ce temps passé auprès de Dominique de Villepin, cette décision de 2003 dont tout le monde se souvient évidemment le nom de la France à l'entrée en guerre

8:21

au côté des États-Unis en en Irak. Vous vous souvenez de ce moment euh ce moment ce discours de Dominique de Villepin auquel vous avez contribué dans l'écriture, je crois c'est le discours de Dominique de Villepin. Un discours appartient uniquement à celui qui le prononce et à celui qui l'imagine. Enf vous l'avez coécrit. C'est le discours de Dominique de Villepin. Oui, mais vous l'avez coécrit et d'une certaine façon, c'est même le discours de la France. 2003, ce grand moment. Racontez-moi d'ailleurs ce grand moment, vous l'avez vécu où ? Comment ? Ah ben j'étais juste derrière Dominique de Villepin au conseil de sécurité. Vous saviez ce qu'il allait dire ? Vous saviez les faits que ça allait avoir ? parfaitement ce qu'il allait dire à la virgule près, mais je ne pensais absolument pas

9:04

oui que ça aurait l'impact que ça a eu. Et j'en ai un souvenir, c'est comme ces souvenirs politiques extrêmement forts où Dominique de Villepin commence à s'exprimer. Puis je me dis bon Ouais, c'est vra on est au conseil de sécurité un tribune de conseil. Un demi-cercle avec les membres permanents, les cinq membres permanents Chine, Russie, États-Unis, France plus les membres provisoires. Vous avez les conseillers qui sont derrière et puis vous avez un peu en retrait euh quelques visiteurs qui sont là. centaines et vous avez le secrétaire général des Nations- Unies qui à l'époque était Kofian très grand monsieur très grand secrétaire général des Nations unies à l'époque ça comptait et il commence son discours, il trouve

9:46

le rythme, il trouve la voix et là je vois un silence qui s'épaissit au fur et à mesure qu'il prend la parole. On entend le silence autant qu'on entend la voix de la France. Je vois Coline Powell, grand monsieur par ailleurs qui s'est fait flouer par la CIA sur la réalité des armes de destruction massive en Irak mais qui était un grand monsieur. Je le vois tout d'un coup qui regarde de biais qui se dit là il se passe un truc et c'est pas bon. Je vois Kofian toujours très raide, très majestueux qui joue avec sa bague. Il une bague en argent commence à la faire tourner sur son doigt. Là, je me dis il se passe quelque chose. Dom Villepin

10:29

poursuit son discours. Chacun se tait. Il y a 10 secondes, 20 secondes de silence à la fin de son discours et les gens qui assistent dans les tribunes partent dans un tonner d'applaudissement qui tombe comme une pluie d'été. Vous avez rencontré Donald Trump à plusieurs reprises. À plusieurs reprises. Oui. Oui. Et vous racontez dans votre livre notamment Biaritz. Oui, c'est Biaritz. C'est Biarit. où les deux chefs d'état sont en train de discuter et puis vous allez les rejoindre. Comment a été Trump ? Comment est-il d'ailleurs ? Trump, je je vais vous surprendre, il est très séduisant. Trump est quelqu'un qui dans sa façon de s'exprimer, dans les mots qu'il emploi qui sont très

11:13

simples à quelque chose de très séduisant. Mais de la même façon, je vais peut-être vous surprendre que George Bouche Junior était infiniment plus sympathique que Barack Obama. Ouais. Obama n'est pas quelqu'un de très sympathique, quelqu'un assez froid, assez distant. George Bouche, celui qui a décidé la guerre en Irak, celui à qui on a tout reproché, était probablement le président américain le plus sympathique que j'ai eu le l'occasion de rencontrer. Il était drôle, il était détaché, il était il avait un côté très humain. C'est surprenant mais c'est comme ça. Trump ça peut vous paraître surprenant mais la première impression qu'il vous fait quand il vous parle et tout ça, c'est qu'il est séduisant. Il joue, il est drôle. Après, je suis un opposant farouche de ces États-Unis là et de

11:53

cette administration américaine. J'ai combattu dès le départ et dénoncer dès le départ la guerre contre l'Iran. Je pense que c'était une erreur, que ça n'avait pas de sens et qu'on ne peut pas gagner contre l'Iran par la force. ça ne peut pas marcher. Et la preuve, je crois en est faite et je l'ai dit très tôt, j'ai dit il y a maintenant près de 2 ans qu'il y avait désormais un chisme de valeur entre les États-Unis et l'Europe et donc il n'y avait plus d'intérêt occidental commun qu'en réalité nous étions sur deux planètes différentes et on le voit, je vais vous surprendre là aussi mais oui, lisez deux textes différents. lis le texte qu'a rédigé Musk pour son entrée, son introduction en bourse de SpaceX où il dit il y a pas de limite, il faut un monde multiplanétaire et il faut

12:37

projeter la conscience humaine dans l'univers. Et lisez de l'autre côté l'encyclique de Léon X l'intelligence artificielle où il dit à l'inverse trouver la lumière de la conscience dans votre conscience. Et bien pour moi, ces deux textes sont l'illustration de ce divorce entre les États-Unis et l'Europe. Et ce divorce, il tient en un mot, la limite. Y a-t-il des limites ? Les États-Unis de Trump sont les États-Unis des gens de la tech, sont les États-Unis d'Altman et de Musk et pour eux il y a pas de limite. Il faut s'affranchir de toute ce sont des préur, ce sont des prédateurs. Mais il n'y a pas de limite morale. Il n'y a pas de limite haute que celle que peut fixer la technologie. Et la technologie n'a pas

13:22

de limite. Il y a pas de limite à la liberté d'expression. Si vous voulez tenir des propos racistes, tenez des propos racistes. Si vous voulez insulter votre voisin, insultez votre voisin. Si vous voulez tenir des propos antisémites, tenez des propos antisémites. No limites. Voilà la religion américaine aujourd'hui. Nous européens, nous savons quand qu' il n'y a plus de limite, c'est un déversement de violence et c'est la loi de la jungle. C'est l'honneur de l'Europe de comprendre quel sera le continent de la limite. Ça veut pas dire qu'on a'ura pas de conquête technologique. Ça veut pas dire qu'on ne réussira pas sur l'intelligence artificielle. Ça veut dire que l'intelligence artificielle que nous mettrons en place, nous lui mettrons les limites. Et le vrai chisme

14:02

entre l'Europe et les États-Unis tient à la conscience de la limite humaine. L'encyclique. J'invite d'ailleurs toutes celles et ceux qui nous regardent à lire l'encyclique du pape Léon X parce que c'est formidable. C'est un texte formidable. C'est un texte formidable et qui fixe les limites don dont vous parliez. Un autre homme dont on parle beaucoup, c'est Vladimir Poutine que vous avez rencontré. Alors vous dites Vladimir Poutine c'est un caï en quelque sorte. Oui, c'est un c'est un homme qui vous intimide physiquement. Je l'ai rencontré à de multiples reprises depuis Jacques Chirac jusqu'à Nicolas Sarkozy en passant évidemment parel Macron. D'abord, je l'ai vu changer au fil du temps.

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Au fil du temps, j'ai vu un homme quand il était avec Jacques Chirac dont on se disait on peut faire quelque chose avec lui et je pense qu'on se trompait mais en le voyant on se disait il y a quelque chose à construire dans la relation entre la France et la Russie. Jacques Chirac était très proche de Vladimir Poutine. À l'enterrement de Jacques Chirac, l'un des seuls chefs d'état qui est venu, c'est Vladimir Poutine. Oui, je me souviens. Ce Vladimir Poutine là, c'était le représentant d'une Russie avec laquelle on se disait l'Europe peut construire un espace de sécurité et de prospérité. Et puis il a évolué petit à petit vers un antilibéralisme absolu, vers une contestation totale des démocraties, du principe démocratique et vers le pillage de son pays puisqu'il a rien fait

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d'autre lui et son entourage que de piller la Russie qui n'a jamais été en si mauvais état. On m'a beaucoup reproché ma déclaration sur l'effondrement de l'économie russe. J'allais vous en parler mais nous y sommes. Je n'ai eu que le tort d'avoir eu raison trop tôt sur ce sujet. Nous y sommes parce qu'une nation qui consacre tant de sa richesse uniquement à produire des missiles, des canons, des objets de destruction qui accepte de perdre 35000 de ces jeunes par mois pour conquérir quelques kilomètres carrés. C'est une nation qui tragiquement s'effondre et je le dis tragiquement parce que j'aime la Russie et que j'aime profondément la culture russe. Mais celui qui est à sa tête est une menace pour l'Europe. Est un homme

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qui intimide est un homme qui est intimidant quand vous le rencontrez et qui n'a pas d'autres objectif que de conserver son pouvoir. Xin ping euh le silence l'art du silence. L'art du silence. Oui. Et surtout la leçon que nous devons tirer au-delà de Kishingping, la leçon que nous devons tirer de la Chine, c'est que ce qui donne des résultats, c'est la constance. Si l'Europe tient la même politique pendant 10 ans ou 15 ans de réarmement militaire, d'investissement technologique, de production énergétique décarboné notamment avec le nucléaire français, elle deviendra une des trois grandes puissances. Je n'ai aucun doute là-dessus. Aucun. On a tout pour

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réussir. On est riche, on est intelligent, on a des jeunes qui sont exceptionnels, on a des laboratoires de l'industrie, on a un patrimoine qui est formidable. Mais nous devons tenir sur 10 ans, 15 ans ou 20 ans la même ligne de conduite. L'émergence stupéfiante de la Chine qui n'a pas d'équivalent dans l'histoire de l'humanité. Elle est liée à une politique constante de réarmement industriel et technologique conduit depuis Dengja jusqu'à Shishing Ping sans varier. Je voudrais vous poser une question toute simple. Qui détient le pouvoir aujourd'hui ? Vous en parlez dans votre livre, qui détient le pouvoir ? Est-ce que ce sont ces grands autocrates qui ont pris le pouvoir et contre lesquels la démocratie ne peut plus grand-chose ?

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Où est-ce que ce sont les géants de la tech qui les accompagnent ? Les chefs d'État gardent du pouvoir. Je pense que ce serait absurde de dire le contraire, mais il y a d'autres États et ces autres États s'appellent Google, SpaceX, Amazon, Open ce sont des États, ce sont eux qui ont le pouvoir. Il ils ont une grande partie du pouvoir sils ont le pouvoir sur nos cerveaux, sur le cerveau de nos enfants, sur nos mécanismes cognitifs, sur nos choix, sur nos décisions, sur nos décisions d'achat, de transport, de voyage, de lecture quand on lit encore. Donc, ce sont les vrais rivaux des États, les vrais rivaux des États des chefs d'État, ce sont les géants de la tech. Comment

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est-ce qu'on leur résiste ? Regardez d'ailleurs les chiffres. Les chiffres sont tout à fait comparables. La l'introduction bourse dont je parlais tout à l'heure, des chiffres que l'on cite, c'est entre 1600 et 1800 milliards de dollars pour une entreprise. Ouais. C'est-à-dire un peu plus de la moitié de l'ensemble de la richesse nationale française. Vous imaginez pour une introduction pour une introduction en bourse pas de deux entreprises, pas de trois entreprises, d'une seule entreprise. La conséquence étant d'ailleurs que ça assèche complètement le capital dont nous aurions besoin nous européens pour développer nos propres entreprises. Comment est-ce qu'on résiste à ça ? On résiste en construisant notre propre Google européen, notre propre intelligence

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artificielle européenne avec nos propres données, nos propres centres de données et nos propres semi-conducteurs pour faire fonctionner ces centres de données. On le fait aussi en livrant la bataille culturelle. Moi, je vais vous dire si demain j'avais une parcelle de pouvoir, une des premières décisions que je porterai Oui. C'est de faire de la lecture la grande cause nationale française. Si on ne veut pas demain que la violence se répande partout et que nous ayons des enfants qui soient totalement décérébrés et capturés mentalement par les réseaux sociaux, les portables et les gens de la tech, il faut livrer depuis le primaire la bataille de la lecture, s'assurer que les gamins ont leur bagage de 200, 300, 500 mots, puis

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1000 mots, puis 1500 mots qui leur permettent de se repérer dans un texte, leur donner accès à des textes qui soient beaucoup plus vivants. Aujourd'hui, on leur fait dire des textes qui sont malheureusement trop compliqués. Peut-être des nouvelles, peut-être des textes plus courts privés au lycée, au collège, dans le primaire évidemment les enfants du portable pour qu'il ne soit pas distrait et qu'il retrouve le goût de la connaissance et du temps long. Alors, on me dit c'est des batailles derrièregarde. Non, c'est des batailles d'avant-garde. Parce que les États qui auront su capitaliser et préserver cette capacité de lecture, de découverte des textes auront des enfants et des citoyens qui seront ouverts aux autres. Si vous ne livrez pas ces batailles, vous aurez une nation dans

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laquelle les citoyens ne s'occuperont que d'eux-même au lieu de s'occuper des autres et de la collectivité. Alors, vous dites aussi euh il faut organiser un référendum sur l'Europe. Oui, bien sûr. Pourquoi ? Pour effacer 2005. Mais je je prends toute ma part de responsabilité là-dedans. Moi, j'étais à l'époque avec Nicolas Sarkozy mais le choix qui a été fait, c'est on fait voter les Français. Oui. Ils disent non. On veut pas de cette Europe. Attendez, vous déconnez là. Vous avez voté non mais c'est pas possible. Donc on va passer par le parlement pour contourner le vote du peuple. C'est ce qui a été fait. Donc cette blessure-là, c'est une conviction tripale chez moi, ne peut se refermer

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que si à un moment donné vous redonnez la parole au peuple sur cette nouvelle Europe dont je vous parle. Est-ce que vous voulez d'une Europe à 6 ? Est-ce que vous voulez fusionner le président de la commission, le président du conseil pour avoir une seule présidence qui soit plus lisible ? poser des questions sur cette nouvelle Europe que nous construisons. Êt-vous d'accord ? Oui ou non ? C'est le peuple qui doit décider. C'est pas les coulisses, c'est pas les parlements sur des sujets aussi importants. Quand il s'engage l'avenir du continent, ce sont les peuples et les peuples seuls qui doivent décider. Bruno Lomet, une question aussi. J'ai lu j'ai lu les propos tenus par le nouveau maire de Saint-Denis Bali Bagayoko qui dit "Le

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soulèvement populaire est de droit." Vous avez vu ça ? Soulèvement populaire est de droit. Ça veut dire quoi selon vous ? Pour moi rien. Rien ? Non. Le soulèvement populaire n'est pas de droit. Ouais. Le peuple est de droit. H le peuple fait h de droit et le peuple mérite la protection du droit. Mais le soufflement populaire est de droit. C'est une jolie formule. Oui. Pour dire le désordre est de droit. Et non, le désordre n'est pas de droit. C'est la sécurité qui est de droit. Quand je vois ce qui s'est passé après le match du PSG qui est une honte pour la France, c'est terrible d'avoir une telle gloire d'un côté, une telle honte de l'autre. Mais c'est pas le soulèvement populaire qui est de

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droit. C'est la sécurité des gens et c'est la sécurité des biens. Et quand je parle d'état implacable, ça veut dire se donner les moyens de mettre un terme à ce désordre insupportable qui humilie la France, qui touche nos concitoyens, qu'ils aient leur voiture dans la rue ou qu'ils soient commerçants dont les vitrines ont été fracassés. C'est j'étais à Marseille au lendemain de ce qui s'était passé de ces émeutes de rue où il y avait eu tant de magasins qui avaient été détruits. Mais c'est la vie des gens qui ont détruit. Donc non, le soulèvement populaire n'est pas de droit. C'est la sécurité qui est de droit. C'est l'ordre qui est de droit. C'est la paix civile. Votre dernier livre, nouveau livre, le temps d'une décision chez Galimar. Le temps d'une décision. Est-il venu le

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temps d'une décision ? Bruno Lemire et de quelle décision s'agit-il ? Alors, il est venu le temps d'une décision pour la France, pour l'Europe. Oui, pour moi, je ne sais pas, on verra un autre moment. Mais pour la France et pour l'Europe, oui, on a la Chine qui accélère, les États-Unis qui se ferment et qui agressent. Il est temps que nous prenions les décisions nécessaires pour nous protéger et pour garantir plus de prospérité pour les Français, pour les Européens. Tout le livre est une réflexion sur l'absence de décisions politiques. Pourquoi est-ce que la France, pourquoi est-ce que les Européens ont perdu ce sens de la décision ? La décision, c'est ce qui change les choses. Ce qui fait que vous allez rentrer dans une nouvelle ère, mieux défendre vos concitoyens, garantir

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plus d'emploi, garantir une reconquête industrielle. Ces décisions aujourd'hui, elles ne sont pas prises et je le dis autant comme responsable politique, ancien responsable politique que comme conseiller d'une grande boîte de la tech à SML où je vois que nous ramons pour obtenir des décisions indispensables pour gagner la bataille technologique du 21e siècle. Mais dites-moi là, vous êtes très inquiétant. Le pouvoir politique ne prend pas de décision. Le pouvoir politique est empétré. C'est Gulliver. C'est Gullivert avec Gul Guliv, c'est-à-dire un géant impressionnant politique, le président, les ministres, le gouvernement. Mais en réalité, ce pouvoir est ligoté. Il est ligoté d'abord par sa propre complexité. On ne sait plus qui fait quoi. La

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question politique centrale, Jean-Jacques Bourdin, c'est la responsabilité. Qui est responsable de quoi ? Il est ligoté par l'accumulation de couches de décision. la commune, la communauté de commune, le département, la région, l'État, l'Europe, il faut au moins supprimer un échelon de décision. Moi, je propose que ce soit le département qui fusionne avec la région, mais on peut peut-être aller encore beaucoup plus loin. Et il est ligoté enfin par ces problèmes financiers parce que nous avons un état qui est d'abord un état providence qui dépense toujours plus, toujours plus d'aide, toujours plus de prestation sociale alors que nous ne produisons pas suffisamment de richesse. Ça aussi ça doit changer. Tout est affaire de décision, c'est ce que vous dites Bruno Lemire. Mais ça

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veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il y a trop de ministres, trop de gouvernement, trop d'élus, trop de lois. Trop de lois. Oui. Trop d'administration. J'ai rien à retirer ce que vous dites, mais je vais peut-être aller encore un poil pour aller encore un peu plus loin. Le président de la République, son rôle n'est pas de décider de tout. Il est chef de l'État. Donc lui, doit protéger les Français et c'est justement ce qu'il faut éviter parce que si le président de la République décide de tout, plus personne n'est responsable de rien. H donc il faut pas que le président de la République décide de tout sinon les ministres ne sont plus responsables de rien. Celui qui doit engager l'action gouvernementale, c'est le premier ministre et il doit être à la tête d'un

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gouvernement réduit à 10 ministres dont le nom pourrait être fixé dans la Constitution. Et chacun des ministres aurait pleine autorité sur son administration, aurait la liberté de changer ses directeurs, sous directeur, chef de service sans passer par le conseil des ministres, sans passer par l'autorisation du président de la République ou du Premier ministre pour être véritablement mettre chez lui et maître de son administration. Le Parlement, vous le dites très bien, il faut qu'il passe au mieux 50 % de son temps à légiférer et le reste de son temps à contrôler l'exécution de la décision. Parce qu'on vote des lois en vetueu en voilà. On sait même pas si les décrets d'application sont pris. On sait même pas si les lois sont appliquées. Prenez l'exemple de la loi de finance qui est

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tellement importante. Moi, je suggère qu'on on limite le budget. C'est c'est plus simple à comprendre. Si on veut un budget qui soit voté, je suggère qu'il soit voté en 3 semaines au lieu de 3 mois, qu'on limite le pouvoir d'amendement des parlementaires qui de toute façon ne propose que des dépenses supplémentaires et vous verrez que ce sera beaucoup plus simple et beaucoup plus rapide. Enfin, il est indispensable de donner l'autonomie fiscale et normative aux collectivités locales. Vous êtes responsable de vos impôts, vous êtes responsable de la taille de vos passages piétons, par exemple. pas obligé d'avoir la même taille de passage piéton entre Lille euh Nant euh Strasbourg ou Bayonne. Ton nom de la liberté donc de la responsabilité à chacun de l'autonomie

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de l'autonomie. De l'autonomie et surtout je le redis la question clé c'est qui est responsable de quoi ? Sur chaque politique vous avez 15 clampins qui sont responsables que ça ne marche plus. Ça veut dire que aujourd'hui tout notre système qu'il soit politique, qu'il soit législatif qu' ne marche administratif ne marche plus, ne fonctionne plus. Les Français l'ont parfaitement compris. Oui, il n'y a plus d'état et je le dis à tous ceux non, il n'y a plus d'État qui fonctionne comme il devrait fonctionner. Je pense que nos compatriotes l'ont parfaitement compris. Ils l'ont vu de manière tragique qui nous a tous bouleversé avec l'affaire Liana. Oui, avec l'affaire Liana. Avec

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l'affaire Liana justement. Oui. Bah la FA Liana, qu'est-ce qu'ils ont vu ? Ils ont vu que l'État qui doit protéger et protéger en particulier les plus faibles et protéger les plus fragiles d'entre nous qui sont nos enfants n'est pas capable de le faire. Vous dites que l'État doit rendre des comptes. Mais évidemment que l'État doit rendre des comptes sur une affaire pareille. L'État doit rendre des comptes. Gérald Armadin Garde des SAAU a parfaitement fait en demandant que dans des délais très brefs, il y ait une enquête qui soit menée, que les responsables soient désignés et que les responsables soient sanctionnés. C'est ça l'État. L'État, c'est une chaîne de commandement où on sait qui est responsable de quoi. Et quand il y a eu une erreur ou qu'il y a eu une faute, elle est sanctionnée.

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L'État, c'est la protection de nos compatriotes et je le redis, la protection des plus faibles. C'est ça un état. L'État depuis des années et des années s'est dispersé, à déléguer ses responsabilités, à créer des autorités administratives indépendante. Est-ce que vous entendez la contradiction Jacques Bourdin qui a entre dire une administration mais elle indépendante, elle rend de compte à personne. Nous avons créé des commissions en vetue en voilà des agences qui du coup là aussi déresponsabilisent tout le monde. Miss des sports mais vous avez une agence des sports et imaginez-vous que l'agence des sport a plus de moyens financiers que le ministre des sports. Enfin, tout ça est indigne d'un état qui fonctionne bien, ne correspond pas à ce que nos compatriotes sont en droit

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d'attendre de l'État. Donc, je propose qu'on en finisse avec ces agences, ces autorités administratives indépendantes, qu'on remette une chaîne de commandement. Je propose en 2è lieu que dans tous les ministères vous rétablissiez une vraie chaîne de commandement entre le ministre et ses subordonnées y compris dans le ministère de la justice où j'ai proposé que le garde des sauts est une vraie autorité sur les procureurs. Je propose qu'on réduise l'état social pour renforcer l'État qui protège parce que tous les moyens que vous mettez sur l'état social depuis pas des années, depuis des décennies, c'est ce qui aboutit à affaiblir la sécurité, la gendarmerie, la police, les armées, la justice qui a besoin elle aussi de moyens dans les tribunaux. Et c'est ce qui fait que vous

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avez un état qui ne faisant rien en particulier fait tout mal en général. dans l'affaire Liana. Euh, avez-vous compris la réaction du président de la République ? Qu'il penser que les Français n'ont pas à crier, que les Français finalement n'ont pas à s'émouvoir ? Les Français ont poussé un cri, mais ils ont poussé un cri. Et et ce cri ? Mais ça veut dire quoi ? Que le président de la République n'a pas compris, n'a pas entendu ce cri. Moi, je vais vous dire, Jacques Bourdin, je vais pas vous parler du président de Je vais vous parler mais je vais vous parler franchement, je suis ici pour vous parler franchement. Oui, j'ai quatre enfants. Oui, s'il était arrivé ce qui est arrivé aux parents de Liana, un de mes enfants,

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je suis pas sûr que je m'en relèverai et je serais dans une situation de colère et de rage intérieur et de désespoir insondable. Et c'est l'état dans lequel sont les Français et les parents. Jean-Jacques Bour c'est l'état dans lequel regarde ce qui s'est passé qui pense ça aurait pu m'arriver. C'est l'état dans lequel sont tous les Français. Ils ont poussé un cri. Et ce cri, je vais vous dire pourquoi il doit être entendu. C'est parce que c'est un cri du cœur. C'est pas un cri de révolte. C'est pas un cri de colère qui serait totalement désinhibé ou violente. C'est un cri du cœur de gens qui se disent ça peut nous arriver.

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Ça veut dire que de la République est maladroite au moins maladroite. Ça veut dire que quand les Français poussent un cri, il faut l'entendre. Il faut l'entendre. Il ne l'a pas entendu. Surtout surtout quand c'est un cri du cœur. Il n'a pas entendu. Surtout quand c'est un cri du cœur. Il ne l'a pas entendu. Vous lui poserez la question. Invitez-le. Non non. Oui. Oui. J'ai pas à juger. Il a invité quand tu veux. Je m'adresse quand il veut. Je n'ai pas à juger. Je vous parle en père de famille qui comme des centaines de milliers de parents aujourd'hui en France se disent notre justice, notre police, notre gendarmerie, notre état ne protège plus ce que nous avons de plus précieux. Et donc ça doit être pour nous tous qui avons une parcelle de

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pouvoir à quelque niveau que ce soit c'est pas uniquement le président de la République, c'est pas uniquement le garde des sauts, c'est le gendarme, c'est le policier, c'est le magistrat, c'est le greffier, c'est la personne qui aurait dû envoyer le courrier ou qui peut-être ne l'a pas envoyé, c'est la secrétaire qui peut-être n'a pas passé le coup de fil, je ne sais pas, c'est pas moi qui mène l'enquête. Mais tous nous devons nous interroger. Ai-je bien rempli ma mission ? Ai-je bien exercé ma responsabilité ? J'entends dire la France te bord du précipice. Est-ce que la France te bord du précipice aujourd'hui ? Elle est face à des choix et face à des décisions qu'il est temps de prendre. Je vais vous donner un exemple très simple. Allez, allez-y. Sur ce fameux état providence. Oui,

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nous avons un état providence qui ne correspond plus à notre démographie. Nous avons une démographie qui est beaucoup plus faible qu'en 1946, mais nous avons plus de prestations et nous n'avons à peine bougé le système de retraite. Donc tout le monde a compris que ça ne tenait pas. Donc nous sommes à un moment où il faut se dire le vieux système ne marche plus, il est complètement à bout de souffle. Donc on essaie de faire tenir un système avec des paramètres qui ont complètement changé comme la démographie alors même que l'on sait bien qu'il y a plus assez de gens pour cotiser pour ceux qui partent à la retraite et que ceux qui partent à la retraite tant mieux vont rester non pas 7 à 10 ans à la retraite comme c'était le cas en 1945 mais 25 ans. Demain 30 ans, demain peut-être 35

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ans et on va arriver assez rapidement une situation où vous passerez plus de temps à la retraite que vous aurez passé de temps au travail. Donc dire on va rien changer, on va continuer comme avant, c'est pas possible. Ça ça nous mènera dans le précipice les yeux bandés. Si vous avez les yeux bandés et que vous ne voulez pas regarder la réalité en face, effectivement vous courez dans le précipice. Mais si vous avez le courage et c'est le rôle d'un homme d'état de regarder la réalité en face démographie nouvelle, moins de gens pour cotiser, un taux de chômage qui reste très élevé, bah vous vous dites on va engager le pays dans la voie du plein emploi, dans la réforme des retraites qui est indispensable, dans un recalibrage de l'État social pour qu'il soit plus modeste de façon à renforcer

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l'État qui protège et avec ça la France réussira mieux que n'importe quel pays européen. Il y a des réalités que je voudrais rappeler, vous allez les commenter. 4 personnes sur 10 travaillent en France. 60 % des Français reçoivent plus de l'État qu'il n'y contribuent. Ça c'est intéressant. 60 % des Français reçoivent plus de l'État qu' peut ce qui explique qu'il était la réticence à changer le modèle tel qu'il est. Mais pensons à ceux qui vont venir. Pensons à ceux qui ont 18 ou 20 ans qui rentrent dans la vie active. Pensons aux enfants qui sont à être et qui vont arriver. On veut leur laisser quelle France. Moi, je veux qu'il puisse être dans une France prospère où il trouve un emploi facilement, où il rentre facilement dans le marché du travail. Qu'est-ce que ça

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suppose à prendre comme décision ? transformer radicalement notre modèle éducatif pour changer ce modèle éducatif où c'est le bac d'abord et les études les plus longues possible pour un modèle éducatif où on dit je reconnais votre talent vous pouvez faire des études courtes vous pouvez ne pas avoir le bac vous pouvez être en apprentissage et faire un bac professionnel et vous allez super bien réussir c'est un changement complet de modèle dans lequel on reconnaît une autre forme d'intelligence que l'intelligence de l'esprit qui est l'intelligence de la main qui est aussi une forme d'intelligence de l'esprit mais différente et qu'on devrait valoriser davantage surtout au moment où l'A va probablement affecter un certain nombre de formations qui aujourd'hui

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sont beaucoup trop ouvertes. Deuxième décision qu'il faut prendre sur la location chômage. vous offrez comme perspective pas simplement un filet de sécurité qui lui est indispensable mais une indemnisation complète ou quasi complète pendant un temps assez long jusqu'à 18 mois où il suffit d'avoir cotisé 6 mois au cours des 24 derniers mois pour avoir droit au location de chômage bah c'est pas une très grosse insistation à aller bosser donc il faut aussi revoir le modèle d'ation les indemnités raccourcir plus important je pense que le plus important c'est d'abord d'exiger d'avoir cotiser 6 mois au cours des 12 derniers mois, pas des 24 derniers mois, un jour sur de au lieu d'un jour sur 4. Ensuite,

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réduire la durée d'indemnisation en fonction de la situation du marché du travail. Si le marché du travail est bon, bah c'est pas 18 mois, peut réduire à 16 mois, on peut réduire à 14 mois. Et enfin, en 3è lieu, peut-être proposer un deal dans lequel on dirait on va plafonner vos indemnités chômage mais dans le même temps, on va réduire vos cotisations. Donc vous perz moins de cotisation, vous aurez plus de salaire pour vous, de salaire net. Mais si jamais vous avez un passage par la case chômage, il y aura un plafonnement de l'animisation. Regardez dans les systèmes d'assurance, c'est pas à chaque fois le le vous impose pas à chaque fois quand vous louez une voiture de prendre l'assurance la plus coûteuse et la plus élevée possible. Vous choisissez entre

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avoir une franchise, pas de franchise, assurance touriste, pas assurance touriste. Moi, je voudrais redonner cette liberté là aux Français. fidè de sécurité et au-delà c'est vous qui choisissez et vous aurez plus de salaire pour vous et plus de capacité à décider par vous-même. Pourquoi n'avez-vous pas défendu ces idées lorsque vous étiez ministre ? Vous étiez ministre des finances à la tête de Bercy parce que parce que quand vous bon on a fait des choses sur sur un chômage oui vous avez fait des choses mais bon la conclusion que je fait des choses mais enfin pardon depuis quelques années beaucoup de français s'appauvrissent ils le disent et ils le savent le vin du mois bourdin depuis 2024 j'ai le regret de constater qu'on a tourné le dos à la politique que j'ai mené pendant 7 ans.

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De 2017 à 2024, on a eu une politique stable, cohérente, baisse des impôts, allocation chômage qui ont été réduite pour inciter les gens à revenir à l'emploi, valorisation du travail, défense de l'industrie avec avec des résultats, on pourra revenir évidemment sur la lettre, mais avec des résultats économiques, quasiment 2,6 millions d'emplois créés, des usines qui ouvrent, on était dans la bonne direction. Je vous dis pas que c'était Byzance, je vous dis que nous étions dans la bonne direction. Mais si j'ai un seul regret, on aurait dû aller encore beaucoup plus loin pour pas simplement modifier le modèle, mais proposer un autre modèle. Pourquoi êtes-vous parti ? Pourquoi suis-je parti ? B parce que les Français ont décidé en 2024 que ils ne faisaient plus confiance au

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gouvernement. Je rappelle qu'il y a eu, vous avez oublié Jean-Jacques Vourda, une dissolution. Donc dissolution et la dissolution suivant la constitution est décidée par le président de la République, pas par le ministre des finances. Donc le président de la République a décidion, c'est son choix, c'est le choix du président de la République. La seule chose que je peux dire, c'est qu'on était en train de rétablir les comptes publics et qu'il me semble que la dissolution n'a pas vraiment arrangé les choses de ce point de vue-là. Oui. Vous avez failli devenir premier ministre. Ça m'a été proposé. Je le raconte dans le livre. Oui, vous le racontez dans votre livre. Mais j'ai vu que en proposant, parce que c'était déjà un moment où il me semblait indispensable.

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Alors là, vous avez posé des conditions. Oui, tout à fait. Et les conditions n'étant pas remplies ? Bah, ça a été non. Quelles conditions ? Dites-nous. J'ai dit au président de la République qui m'avait fait l'honneur de me proposer le poste pour ministre, nous avons eu un très bon entretien parce que les relations avec le président de la République ont toujours été très cordiales et très très bonnes. Je lui ai dit dans la situation où nous sommes, il faut que le premier ministre soit aussi ministre des finances. Et donc je veux garder le poste de ministre des finances, c'est déjà arrivé dans l'histoire de la 5e République, en même temps que le poste de premier ministre pour avoir les leviers pour prendre des décisions qui vont être très difficiles pour sortir des boucliers tarifaires,

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sortir des aides exceptionnelles sur le Covid et rétablir le plus vite possible les finances publiques. Et là, j'ai vu que je demandais trop. Comment l'avez-vous vu dans son regard ? même façon que je vois parfois de la malice dans votre regard. Oui, il y en a. J'ai vu dans le regard du président de la République un refus. Il nous a rien dit tout de suite. Mais c'est des choses qui il a fait une petite réflexion. Il a Je je crois à la parole du silence et j'ai compris que c'était fini que c'était fini. Et je vais vous dire c'est une prérogative absolue du président de la République comme la dissolution. C'est lui qui nomme le premier ministre. J'ai posé des conditions, elle me paraissait nécessaire pour réussir comme

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prémise. Je préfère que les conditions n'ayant pas été réuni, il est décidé de refuser. Bruno Lemè, ensuite, on vous a proposé de devenir ministre des armées. Ça a duré 12 he ? Oui, que moi je ne fais jamais je ne fais jamais les choses à boîtier Jean-Jacques Bourdain. Donc soit je reste le plus longtemps de l'histoire de la 5e comme mise de l'économie des finances, soit la durée de vie la plus courte comme ministre des armées 12h. Je suis jusqu'au moment je ne suis même pas allé au minist Bruno Rota s'est élevé contre cette nomination. Mais pourquoi il vous en veut ? Pourquoi vous ça vous fait un deuxième invité tout trouvé après le président de la République Brono Rota ? Il ne vous a jamais expliqué pourquoi. Jamais. Il a il a dû perdre il vous a jamais dit

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il a dû perdre mon numéro de téléphone. Vous l'avez appelé j'imagine ce dimanche soir vous avez été nommé je me souviens très bien un dimanche ce dimanche soir je suis ce dimanche soir vous essayez de l'appeler j'imagine pour vous raconter toute l'histoire j'ai j'ai repris mes activités en 2024 des activités privées. Je rappelle que j'ai démissionné de la haute fonction publique. Oui c'est vrai comme devrait le faire tous les haut fonctionnaires qui font de la politique. Enfin, là aussi, qu'est-ce que c'est que ce bordel où en France, vous pouvez à la fois faire de la politique, donc être engagé politiquement et garder un poste dans la haute fonction publique, c'est-à-dire être garant de l'indépendance de l'État. Oui, les deux me paraissent totalement incohérents. Donc, j'en ai tiré la

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conclusion. J'ai démissionné dans votre fonction publique. Résultat, quand il y a une dissolution, que vous perdez votre poste de ministre, bah, il faut retrouver un emploi. Je l'ai retrouvé en enseignant à Lausanne et je l'ai retrouvé en étant conseiller de cette magnifique entreprise ASML. Au bout d'un an, le président de la République me fait savoir qu'il souhaite me faire rentrer dans le gouvernement à nouveau. Je dis non et par tous les canaux possibles, les conseillers, je dis non voilà, j'ai refait ma vie ailleurs, il n'en est pas question. Et puis pendant un mois et jusqu'à la veille de la nomination du gouvernement, on insiste. Le secrétaire général de l'Élysée m'appelle, me dit "Voilà le président tient absolument à ce que tu prennes le ministère de la défense. Il y

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a un gros enjeu, c'est le scaf." Oui. Le futur avion de combat. On va en parler francoallemand. Oui, évidemment ça ça me touche parce que je crois beaucoup au franco-allemand. Le premier ministre est un peu que vous parlez allemand et que vous êtes très important pour mo pour y revenir. C'est vital que nous arrivions à relancer la relation franco-allemande. Le premier ministre m'appelle également insiste donc je donne mon accord par sens de la mission. Hm. Quand le chef des armées vous propose de prendre la tête des armées, soit vous avez le sens du devoir et vous répondez oui, soit il vaut mieux faire un autre métier que la politique. Je dis oui et je pense que tout ça on gagne mieux sa vie d'ailleurs. Infiniment mieux mais vous faites pas de la politique pour gagner votre vie. Vous

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la faites pour servir votre pays et servir les Français. Donc peu importe. Et c'est un grand honneur d'être nommé ministre des armées. Et le dimanche soir, je le raconte dans le livre, après la nomination qui est annoncé vers 18h30 par le secrétaire général de l'Élysée, je reçois un appel du premier ministre Sébastien Lecnu dont je suis très proche puisqu'il a été mon conseiller et qui me dit "Bruno, vous devriez appeler Bruno Retaillot." Il chouine un peu. J'ai bien aimé son expression d'ailleurs. Il chouine un peu. Si il chouine foin de chouinerie, appelons-le. Donc je prends mon téléphone, je regarde Retaillo, j'appelle une fois, deux fois, trois fois, il ne répond pas. Je me dis c'est quand même bizarre un soir où n'importe quel responsable politique qui a eu

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changement gouvernemental et scotché devant sa télévision et avec ses équipes, il doit quand même être joignable. Donc n'y arrivant pas, j'appelle le standard du ministère de l'intérieur où je tombe sur un policier très sympathique et qui se dit voilà bonjour, je suis Bonot le maire, j'aurais voulu parler à monsieur le ministre de l'intérieur Bon Retaillot et le policier me répondez il est beaucoup trop tard pour faire des blagues cher monsieur donc rappelez demain matin et me raccroche au nez. Donc je n'ai jamais eu Bruno Rotaillot au téléphone. Il ne vous a jamais rappelé ? Jamais. Ni le dimanche soir, ni le lendemain matin. Non. ni le dimanche soir, ni le lendemain matin, ni pendant des semaines, ni desprès, ni aujourd'hui, ni après. Vous êtes expliqué. Il y a des

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gens qui n'aiment pas le téléphone. Donc peut-être que soit il a égaré mon numéro, soit il est devenu phobique du téléphone. Vous n'en avez jamais parlé avec lui après. Non et je vais vous dire très sincèrement, je n'en ai rien à faire. C'est c'est pas mon sujet. Moi ce qui m'intéresse, c'est de savoir comment est-ce qu'on pour projeter de pays. Là, vous me demandez beaucoup. Beaucoup déjà beaucoup trop. J'ai compris. Euh Bruno Lemer, j'ai compris. On va parler de la présidentielle, on va en parler mais je voudrais quand même revenir. C'est très intéressant tout ça parce que vous nous racontez et dans ce livre les coulisses du pouvoir. Mais est-ce que c'est humain le pouvoir ? Ce que je vais faire comprendre avec ce livre c'est que la politique c'est humain. C'est d'abord

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une affaire d'humanité de rencontrre d'aventures qu'on vit avec les uns ou avec les autres. Commencez d'ailleurs votre livre à Charmonie vous tombez sur tombez voilà et vous tombez sur quelqu'un qui vous dit je ne vous sers pas la main voilà vous devriez avoir la tête dans un trou de golf ouais avec la dette que vous nous avez laissé mais j'ai réussi à le convaincre au bout vous l'avez convaincu au bout d'une heure. Mon fils m'en veut toujours parce qu'on devait aller se promener ensemble et on a perdu une heure à à essayer de convaincre une personne que je salue au passage. Oui monsieur 1000 milliards de dettes et les surnoms se sont accumulés. Puis qu'est-ce que j'ai eu monsieur quoi qu'il en coûte c'est c'est toujours bon signe quand on commence à vous accoller des surnoms

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qu'il soient favorable ou défavorable monsieur 1000 milliards de dettes. Oui mais ce que je c'est vrai ça vous avez doublé la dette. Bah ce qui est vrai, c'est que la dette augmente mécaniquement. C'est pas c'est pas un problème de personne. Regardez, depuis que je suis parti, elle a augmenté de 250 milliards. On nappelle pas le nouveau ministre des finances, monsieur 250 milliards. Parce que de toute façon, c'est pas un problème de Bruno Lemè ou de trucmûche ou de Tartampion. C'est un problème de système et de modèle. Notre modèle, je le redis, est un modèle qui dépense trop par rapport à la richesse que nous créons. Donc si vous voulez réduire la dette, il faut faire deux choses qui sont très simples. Il faut réduire la dépense sociale, hm hm. Les allocations, les versements qui sont

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aujourd'hui trop généreux par rapport à ce que nous pouvons faire et ce qui risque de menacer ceux qui en ont réellement besoin, ceux qui sont malades, ceux qui sont à l'hôpital, ceux qui sont vraiment en souffrance. Et il faut évidemment engager une réforme des retraites pour inciter tout le monde à travailler plus longtemps. Là, vous réglerez le problème de la dette, sinon elle continuera à augmenter comme un petit train à crémaillère. Et oui, parce que euh finalement euh euh nous dépensons plus d'argent que nous gagnons, que nous que nous en produisons la France et que nous en produisons tout simplement. C'est le budget d'ance, c'est la libéralité française. C'est-à-dire qu'on pense qu'on peut continuer et on va comme vous le disiez parfaitement tout à l'heure, le rôle

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d'un responsable politique, c'est d'ouvrir les yeux aux français sur le chemin dans lequel nous nous engageons. En leur disant le chemin dans lequel nous nous engageons nous mène tout droit au précipice. Pourquoi ? Parce que qu'est-ce qui va se passer dans les mois qui vont venir où je vais vous en parler parce que vous en parlez, vous allez avoir une augmentation des taux d'intérêt. La BCE, Banque centrale européenne vient de le décider. L'inflation reste à un niveau relativement élevé. Donc les taux vont augmenter. Les taux c'est le prix de la dette. Ça veut dire quoi les conséquences pour les Français ? conséquence immédiate, c'est que les Français auront plus de mal à trouver des emprunts pour se loger et que vous allez avoir une part du budget français toujours plus importante

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qui va être consacré uniquement à rembourser les intérêts de la dette. Oui, ça va être 10 milliards de plus, 20 milliards de plus. On va assez rapidement arriver à 80 évidemment que c'est plus tenable. Donc la France va se retrouver dans la situation de la Grèce euh paiement un moment donné Jean-Jacques Bourdin, je ne sais pas s'il aura défaut de paiement ou pas, mais à un moment donnéance créancier, la France est menacée qu'à un moment, dans les mois qui viennent, oui, si les taux d'intérêt continuent d'augmenter, oui, que vous continuez à avoir des difficultés financières importantes, que tous ceux qui financent notre dette et qu'il financent régulièrement se retirent à un moment donné en disant "Attendez, c'est trop dangereux. Donc on ninvestit plus sur la dette française.

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C'est pas une certitude, c'est une possibilité. Or, la responsabilité politique, c'est d'envisager tous les cas de figure et d'éviter ce scénario. Et que se passe-t-il si c'est le cas ? Mais si c'est le cas, c'est la Banque centrale européenne qui reprend la main et vous n'êtes plus maître de votre destin. Et ça, c'est-à-dire que la France est sous tutelle. C'est-à-dire que la Banque centrale européenne dira "Vos créanciers ne vous prêtent plus l'argent dont vous avez besoin pour rembourser les intérêts de votre dette." Oui, je le fais mais à mes conditions h en vous imposant telle mesure sur les retraites, telle mesure sur questions, telle mesure d'austérité comme ça a été imposé à l'adresse. Bien sûr. La vraie question par conséquent qui se pose aujourd'hui. Oui.

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Donc je voudrais vraiment que chacun comprenne à quel point elle est importante. Voulons-nous rester maître de notre destin indépendant. Et c'est pour ça que souverain souverain indépendant. Et je veux vraiment arriver à convaincre au compatriotes que ce qui doit être fait, c'est pas du sang et des larmes, c'est pas une purge, c'est simplement des décisions de bon sens. Nous avons une démographie plus faible, nous vivons plus longtemps, il faut évidemment travailler plus longtemps. Nous avons un taux d'emploi qui reste inférieur à ce qu'il pourrait être parce qu'on vous fait faire des études trop longues qui ne correspondent pas forcément au besoins de l'économie. Donc il faut transformer le modèle éducatif pour répondre au talent de chaque jeune et les faire rentrer le plus vite

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possible dans la vie active. Nous protégeons trop avec trop d'allocation, trop de subvention, trop d'aide, parfois des gens qui n'en ont pas nécessairement besoin. Il faut avoir le courage de tailler là-dedans. Nous consommons trop de médicaments, c'est documenté depuis des années et des années. Il faut augmenter la franchise sur les médicaments pour pouvoir rembourser ceux qui ont un cancer. C'est populaire tout cela comme mesure. Si si c'est populaire parce que c'est c'est responsable mais est-ce populaire hein ? C'est impopulaire pardon. C'est surtout juste. Hm parce qu'aujourd'hui notre protection sociale Jean-Jacques Bourdin est payée par qui ? Elle est payée par ceux qui travaillent. Et ceux qui travaillent, ils en peuvent plus de voir la masse de

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charge qui leur tombe dessus, la masse de cotisation qui leur tombe dessus, l'obligation qu'on leur fait de cotiser plein pot et qui se retrouve à la fin du mois avec un salaire net qui est pas suffisant. Donc si je fais ces propositions là, c'est pas du tout pour dire il est impératif de rétablir les comptes publics. Je suis pas un vieux monsieur Scroieux. Je dis juste qu'on va libérer la capacité des Français à travailler, à gagner de l'argent, avoir un salaire digne et à vivre de leur travail. Le travailleur, celui qui travaille, celui qui a un salaire, celui qui est entrepreneur, celui qui est indépendant, commerçant, artisan, doit pouvoir vivre dignement de son travail et ça doit devenir la priorité absolue de toute politique publique. Alors, pourquoi faites-vous ces

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propositions ? Il y a une idée derrière la tête. Est-ce que j'ai une tête avoir des idées derrière la tête ? Oui, oui, oui, oui, oui. Totalement. Oui, oui, oui, oui. Totalement. Vous avez une idée derrière la tête. Alors que lisez-vous derrière la tête 2027 Bruno Lem candidat je regarde ce qui se passe aujourd'hui. Qu'est-ce que je vois comme n'importe quel français ? Je vois beaucoup de candidats, il y en a et je vois très peu d'idées. Je vois beaucoup de barrages contre le Rassemblant national, contre la France insoumise et je vois pas de chemin. Donc le rôle que je veux jouer dans les semaines qui viennent, dans les mois qui viennent et puis après adviennent que pour c'est d'ouvrir un chemin, de

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convaincre nos compatriotes que nous avons tout pour réussir et que si aujourd'hui ça ne marche pas, c'est pas parce que les Français sont pas bons, c'est pas parce que nos entreprises sont mauvaises, c'est pas parce que les jeunes ne veulent pas bosser, ces discours-là sont insupportables, c'est tout simplement parce que tous nos talents sont gâchés par un modèle qui est usé jusqu'à la corde et qu'il faut changer de A à Z, du sol jusqu'au plafond. Après, à quoi est-ce que ça me conduit moi personnellement ? On verra bien. Et c'est pas le sujet. Est-ce que pour paraphraser un ancien président de la République, vous vous préparez ? Vous savez, ça fait 30 ans que je fais de la politique. D'une certaine façon, je pourrais vous répondre que ça fait 30 ans que je me

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prépare à servir les Français. On se prépare en ayant occupé des fonctions. J'ai été ministre de l'agriculture, ministre de l'économie et des finances. Je veux dire que mais vous y pensez à la candidature Bruno Lemire, vous y pensez. La vraie préparation Jean-Jacques Bourdin ? Oui. C'est l'expérience. Vous avez l'expérience donc vous vous préparez donc vous y pensez. Vous y pensez ? Est-ce que vous y pensez ? Mais je je vais vous répondre avec beaucoup de sincérité. Mais soyez Oui. Oui. Je vous répondre avec beaucoup de sincérité. La bonne préparation, c'est l'expérience. savoir ce que je déciderai dans les mois qui viennent. réinvitez-moi à l'automne, je vous le dirai à l'automne, mais pour le moment, ce qui je déciderai à l'automne quel est le rôle le plus utile que je peux jouer

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à un moment où notre pays est confronté à des changements radicaux et il a besoin que un chemin. Alors, on va s'amuser puisqu'il y a beaucoup de candidats. Bruno le on va les regarder. Bruno tiens, on retrouve Bruno nous dit il ne faut plus subir et il propose une radicalité raisonnable. radicalité raisonnable, ça vous va ? Ça c'est vous savez pas trop ce que ça veut dire. Non non, je je pense vous voyez c'est bien le travail différent que je fais de suite des candidats et c'est pour ça que je ne suis pas candidat pour l'instant. c'est que euh rajouter tous les adjectifs subifs ou adverbes que que vous voulez, c'est que euh on est dans l'aire des euh

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dans le fond c'est la Starac, c'est des visages, c'est un casting et c'est des slogans. Vous ne conduisez pas un pays avec un slogan. Faut savoir ce qu'on propose aux Français et quels sont les sujets prioritaires qui se posent au chefs de l'État. pour moi, je je vais juste vous vous dire ce qui me paraît absolument prioritaire aujourd'hui pour un chef de l'État en 2027, il y a pas cinq priorités, il y en a pas 6, il y en a pas 15 qu'aujourd'hui chacun se perd dans une multiplicité de propositions. On a plein de programmes de premier ministre, on n pas de vision de chef de l'État. Pour moi, il y a trois priorités. On peut les appeler le triple A si vous voulez. Le premier A, c'est l'appauvrissement des Français. Il faut répondre à l'appauvrissement des Français par le travail, par la

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formation. par éducation, par l'allègement de la pression fiscale pour que chacun se dise cette fois-ci mes enfants vont vivre mieux que moi. Le deuxème a l'autorité. L'autorité de l'État, on en a parlé longuement, doit être implacable partout sur le territoire. Elle doit protéger les plus faibles. Elle doit lutter contre les narcotrafiques. Elle doit lutter contre l'islam politique qui fait du tort à tout le monde en premier lieu à nos compatriotes de confession musulmane. Et le 3è A, c'est l'Allemagne. Nous sommes en train de divorcer des Allemands. Oui. Et si nous divorçons des Allemands, il n'y aura pas de construction européenne. Ce qui s'est passé avec l'avion de combat qui se sans doute passé pour de

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bonnes raisons est grave parce que ça montre que nous ne sommes plus capables passé. Pourquoi ça s'est passé ? Et je pense que les tors sont partagés, mais je comprends qu'un constructeur français d'assaut qui a d'excellentes technologies veuille être le leader de cet avion de combat. Je regrette que les Allemands n'aient pas accepté que d'assaut celui qui a les meilleures technologies ne soit pas le leader qui emmène ce programme jusqu'au bout. Pour vous dire mais quel échec pour l'amitié franco-allemande, quel échec pour l'Europe ? Cet échec de l'amitié franco-allemande et cet échec de la coopération franco-allemande conduira tout droit à l'échec de l'Europe. Donc je le redis, le prochain chef de l'État, il a pas vocation à traiter des sujets secondaires. Il doit s'occuper de

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l'appauvrissement des Français, de l'autorité partout sur le territoire qui nous protégera aussi face aux menaces russes et au risques d'agression russe imminente sur le territoire européen. et il doit rétablir les relations avec l'Allemagne parce que c'est indispensable pour intégrer mieux l'Europe et donc nous permettre d'exister face à la Chine et face aux États-Unis. Pas quatre priorités, pas 5. 3 autorité appauvrissement des Français. Allemagne Allemagne Bruno Leire il y a deux candidats, deux familles politiques où tout est clair à gauche Jean-Luc Mélenchon qui a préampté

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une certaine France, une France et à droite le candidat du Rassemblement national ou la candidate du Rassemblement national. Et au milieu, on ne voit rien, ni chez les socialistes, ni dans ce fameux groupe central dont je ne sais pas trop ce qu'il représente ce groupe central là, ce ce bloc central. Vous non plus d'ailleurs. Vous non plus non parce que si si on regarde les mots, ce n'est ni un bloc ni central. Je voudrais juste peut-être dire un mot sur sur Lfi et sur sur le Rassemblement national parce que vous dites que la France insoumise a à préampter une certaine France mais pour moi ça n'existe pas une certaine France. Mais c'est Non mais Jean-Jacques Bourdin, il y a la

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France et quels que soient les Français Oui. qu'il est 2000 ans de présence sur notre territoire ou qu'il soit issu de l'immigration récente, quelle que soit la couleur de leur peau, quel que soit la religion qu'ils pratiquent ou la religion qu'ils ne pratiquent pas, s'ils aiment notre pays, s'ils respectent ses valeurs, son histoire, s'il pratiquent sa langue, ils sont français. Or, ce que veut faire Jean-Luc Mélenchon, c'est monter nos compatriotes les uns contre les autres et substituer à une nation une somme de communauté. Je combats avec beaucoup de détermination cette vision communautariste de la nation française dont toute la force a été de pouvoir intégrer des personnes venues d'horizon nouveau pour faire une seule nation avec une grande

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ambition. Et je combat tout autant un rassemblement national qui a le nez dans le rétroviseur et surtout dont on comprend qu'en fait il n'a pas de projet. Il a deux projets qui sont complètement antagoniste, qui ne sont pas réconciliables et qui a une histoire qui ne me paraît pas conforme à ce qu'il y a de meilleur et de plus beau dans notre histoire de France. Ça nous donne à nous tous, tous ceux qui ne se reconnaissent ni dans ces extrêmes, ni RN ni le LFI, une responsabilité particulière. Oui, responsabilité. Élection présidentielle est dans moins d'un an. Et en dehors de ces deux bords, c'est c'est c'est long. Oui. Oui. Mais en dehors de ces deux bords, le vide le vide. Édouard Philippe Édouard Philippe, il est persuadé qu'il sera président. Non. Vous vous ne

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trouvez pas ? Un peu coincé, non ? Un peu coincé, non ? Non. Écoutez, moi je trouve que il a été un un bon pour le raller vous pourz le raller. Le ralliment est un mot qui n'appartient pas beaucoup à mon vocabulaire. D'accord. D'accord. Vous pourriez le soutenir alors ? Mais nous verrons quels seront les projets des uns et des autres. Vous aurez compris que ma détermination à défendre un projet pour la France du 21e siècle à répondre à ces questions que j'ai posé sur le travail pour lutter contre l'apprissement sur l'autorité de l'État sur l'Allemagne sur l'intégration européenne sur les enjeux technologiques enfin on a personne ne vous parle d'intelligence artificielle. C'est vrai aucun problè quand Philippe en parle, il n'y connait rien. Mais je je sais pas s'il y connait rien.

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Je dis juste que l'IA va bouleverser nos vies quotidiennes que personne ne n'en parle et que si vous ne voulez pas être demain une colonie des États-Unis ou un comptoir de la Chine, il y a une urgence absolue, c'est de construire un géant de l'IA européen qui soit capable de rivaliser avec Google ou avec Facebook. Et la bonne nouvelle, c'est que c'est possible. Et la bonne nouvelle, c'est que la seule possibilité qu'on est en Europe, elle est française, elle s'appelle Mistral et c'est grâce à Arthur Men chez ses équipes. Donc tout ça devrait nous remplir d'enthousiasme en se disant il y a des beaux combats à livrer mais on va inventer le modèle nouveau qui va nous permettre d'exister dans ce monde. Pendant ce Bruno Lem, pendant ce temps-là, les Français sourient quand

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ils regardent la compétition entre Édouard Philippe et Gabriel Atal. Je sais pas. Est-ce qu'elle n'est pas Est-ce que si sourit, est-ce que ce n'est pas un peu ridicule ? Vous savez, j'ai connu beaucoup de compétitions électorales dans la vie politique. Donc ça fait partie de la vie politique. Euh laissons chacun défendre ses idées, sa candidature, c'est normal, c'est légitime. Gabriel Atal comme Édouard Philippe sont parfaitement légitimes à présenter leur candidature mais les Français ne jugeront qu'une chose. Où nous emmenez-vous ? Donc une candidature unique entre Bardella d'un côté ou Marine Le Pen et Jean-Luc Mélenchon. Il faut une candidature unique. Je je vois bien c'est Non mais c'est un point très important. J'entends beaucoup de gens autour de moi

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me dire faut une candidature unique, faut une candidature unique. Je dis soyons sereins, gardons notre sang froid. Rien n'est joué. Pas c'est pas d'une candidature unique dont on a besoin. C'est leader qui sait où il va. H et vous verrez que s'il y a un leader, la question ne se posera même pas. Ce leader rallera à lui tout le monde parce qu'on se dira c'est le chef. C'est ça qu'il faut arriver à construire dans les mois qui viennent. Emmanuel Macron, parlons d'Emmanuel Macron, il est à la fin de ses deux mandats. Certains disent "C'est un grand réformateur qui finalement n'a pas réformé grand-chose." C'est vrai ou c'est faux ? Le bilan ? Quand vous faites un bilan, je ne trouve pas très digne d'aller

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l'accabler quand on lui doit tout. Donc je suis reconnaissant président de la République de ce que j'ai fait avec lui. On a eu un différent que tout le monde connaît sur les comptes publics mais pour le reste j'estime qu'on a fait du bon boulot. Un homme sans projet disiez-vous avant son élection. Est-ce que nous avons fait assez ? Non. Ah c'est c'est simple. Oui. Là nous aurions dû faire basculer la France dans un nouveau modèle parce que le nôtre est à bout de souffle. Nous avons fait des transformations utiles, efficaces pour le pays qui sont à notre honneur. On l'a fait dans le domaine économique, on a le fait dans le domaine industriel, nous l'avons fait dans le domaine européen. On a réussi à faire de la dette en commun, ça a sauvé l'économie pendant la crise du Covid.

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Donc il y a des choses très positives qui ont été faites. Mais vous voyez bien qu'au bout du compte, la France n'a pas basculé encore du bon côté du 21e siècle. Basculer du bon côté du 21e siècle, c'est quoi ? C'est garantir d'abord à la France une protection absolue, des armées puissantes, une autorité de l'État implacable. C'est garantir que celui qui travaille va pouvoir vivre bien de son travail. Donc ça veut dire réduire les cotisations, réduire les charges et accepter que nous réduisions la taille des allocations, des subventions de l'État social pour qu'il soit plus mesuré dans ces prestations. basculer du bon côté, c'est se dire la France va prendre la tête en Europe de la révolution technologique et

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le hub technologique, le centre technologique névralgique de l'Europe, ça va être avec les centres de données, avec l'intelligence artificielle, avec les supercalculateurs, avec les laboratoires de recherche, avec la production de semiconducteur, la France. Oui, ça ça fait basculer le pays du bon côté de l'histoire. Mais quand je lis avec attention votre livre, je sens les doutes sur l'Europe. Sur l'Europe, vous êtes vous êtes pas pessimiste, mais vous posez 1000 questions. Les les doutes sont immenses. Oui, immenses. Et ce sont ce sont les doutes d'un homme politique qui a pendant 30 ans h participé à des conseils européens, des conseils des ministres, conseil des ministres des finances, les écopines et qui a vu

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à quel point nous bavardions. Ouais. quand les autres décidaient. La conclusion que j'en tire est très simple. Qu'en Europe, on bavare. Trump, Poutine, Xiginping décide. Ben, je vais vous donner un exemple. C'est l'inflation Reduction Act, le programme qui avait été mis en place par Joe Biden à la fin de son mandat. alors que nous étions en pleine crise ukrainienne, que les prix du gaz flambaient, que la situation économique était très difficile, nos alliés américains n'ont rien trouver de mieux à faire que de mettre en place un programme de crédit d'impôts pour faire venir les usines et les entreprises européennes aux États-Unis. Ça c'est le comportement hostile de la part d'un allié. Je suis revenu en Europe, chacun était au courant de cela et nous avons dit il

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faut faire la même chose en Europe, que nous puissions alléger les charges qui pèse sur les industriels, simplifier des procédures, relancer l'industrie verte, celle des éoliennes, celle des semi-conducteurs, celle des du nucléaire. Et il faut le faire très très vite parce que sinon les États-Unis vont nous écraser. Alors, on a bavardé, on a fait des commissions, on a échangé et rien ne s'est produit, c'est plus possible. Je le vois comme représentant de cette entreprise ASML à nouveau 2 ans que je travaille chez ce géant de la TECA. Mais nous nous battons contre des moulins avant. Vous avez devant vous des gens qui ont l'éternité devant eux pour prendre une décision à Bruxelles. À Bruxelles, nous n'avons pas l'éternité. La conclusion opérationnelle que j'en tire Jacques Bourdin, nous

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n'avancerons pas à 27. Il est temps que six États, France, Espagne, Italie, Allemagne, Pologne, Pays-Bas prennent leur destin en main. pos une Europe à 6 pose un certain nombre de politiques publiques sur la table. Exemple les semiconducteurs et disent nous on se donne 10 ans. Dans 10 ans, on veut avoir nos propres semi-conducteurs pour une partie de notre marché. On veut avoir l'équivalent d'un Google européen. On veut faire de la préférence européenne et on veut favoriser la production de ces semi-conducteurs pour nos objets connectés européens en imposant une part de produits européens dans ces objets. Le jour où vous direz que les iPhones, vous pouvez plus les vendre en Europe, s'il y a pas dedans 30 % de composants européens, vous verrez que

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tout d'un coup, on sera obligé. Mais bien sûr qu'il faut dire ça parce que le jour où vous dites ça, tous ceux qui produisent des composant sera interdit à la vente en Europe s'il n'y a pas 30 % de composant européen. L'Europe 460 millions de consommateurs. Tout le monde a un iPhone. Oui. Dans cet iPhone, il y a pas de composant européen ou très peu. Vous dites "Désolé, moi vous allez pas avoir accès à mon marché gratos, c'est pas possible. Vous voulez mon marché ? Très bien, je veux des composants européens dans vos iPhones." C'est une question de détermination, c'est une question de volonté. Et le jour où vous imposez cela, vous verrez que les producteurs de semi-onducteurs qui se trouvent en Corée du Sud, à Taïwan ou ailleurs, ils diront "Ouh là, il faut absolument qu'on vienne

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s'installer en Europe puisqu'il y a désormais cette obligation de contenu européen." Merci euh Bruno Lemire d'être venu nous voir. Vous évidemment vous abonner et puis vous likez. Nous regardons toutes vos réactions bien évidemment. M.