Blocus des lycées : trois porte-paroles des lycéens sont sur notre plateau
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 35 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 97 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que la rencontre avec le ministre a servi à quelque chose ?
- 0:40RelanceRéponse directe
Vous n'êtes plus lycéens, comment justifiez-vous votre légitimité pour parler au nom des lycéens ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Vous avez été pris à partie par Jean-Luc Mélenchon, vous portez plainte ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Quelles sont les raisons profondes de votre colère ?
- 3:40RelanceRéponse directe
Quelles sont les raisons profondes de votre colère ?
- 5:38OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez vu votre lycée se dégrader pendant votre scolarité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:38Lydia AmadenChiffre
« depuis 2017 c'est environ 10000 postes d'enseignant qui a été supprimé. »
- 6:20Lydia AmadenChiffre
« pour le budget de 2026 on était à 4000 et pour celui qui arrive donc déposé par le PLF il y a projet de loi il y a pas longtemps. Oui. On est sur 1588 enseignants qui qui vont devoir être supprimés. »
- 9:23Chiffre
« le gouvernement prévoit de supprimer 5 à 6 milliards, je crois, sur les collectivités territoriales. »
- 11:16Louis le ToublonFait
« il faut il faut évidemment pouvoir on est conscient qu'il y a une séquence politique qui se joue bien après nous enfin bien après dans quelques mois finalement. »
- 11:53Lydia AmadenFait
« les lycéens ce qui souhaitent et en tout en toute honnêteté en fait j'ai limite l'impression en entendant ces discours là qui ne s'intéresse pas aux revendifications des lycéens »
- 13:44Louis le ToublonFait
« il y a clairement deux deux mouvements différents. Un mouvement lycéen et un mouvement de violence urbaine qui malheureusement desserre notre cause. »
- 14:46Lydia AmadenFait
« la grenade qui a explosé à lance et qui a arraché la main d'un lycéen. C'est absolument c'est tout à fait condamnable. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
On va voir les images. C'était vendredi, vous avez rencontré le ministre de l'éducation nationale, Édouard Jeffrey. Vous allez nous dire si ça a servi à quelque chose, si vous avez pensé que ça a fait avancer les choses. On va voir d'autres images aussi qui tournent en boucle sur les chaînes d'info depuis quelques jours. Ce sont des images de violence. Violence de certains jeunes, violence des forces de l'ordre. On a appris ce matin que la main d'un lycéen a été arrachée à lance. Salia, est-ce que tu peux faire les présentations ? J'y vais tout de suite. Lydia Amaden, euh bonsoir, vous avez 18 ans, vous êtes secrétaire général de l'Union syndicale lycéenne. À vos côté Nathalie Combari, vous avez 18 ans, vous êtes président de Renouveaux lycéens et Louis le Toublon.
Vous êtes le plus jeune, vous avez 16 ans et vous êtes vice-président des lycéens. Et on va tout de suite purger certains sujets qui fâchent. Vous représentez des lycéens mais vous n'en êtes pas. Vous n'êtes pas des Vous nêtes plus en tout cas. Est-ce que l'id par exemple Oui. Le renouvellement déjà, merci pour l'invitation. Le renouvellement de notre bureau national se fait en septembre. Évidemment, au vu de la mobilisation qui a pris le jour, on a préféré laisser nos affaires internes, donc d'élection interne et nous concentrer collectivement à la mobilisation. C'est l'explication. Nous c'est vous êtes légitime pour parler. C'est ça la question. C'est-à-dire que même à l'échelle nationale, en fait, il y a pas eu de renouvellement encore des instances. Ça
va se faire vers novembre décembre. Donc voilà, la représentation lycéenne, elle a toujours pas été renouvelée. Donc pour le moment, c'est encore nous pour l'interim. Non, promis, après on est à la retraite. Alors Nathanel, vous avez été pris à partie par Jean-Luc Mélenchon. Vous seriez un agent caché de Gabriel Atal. Vous avez porté plainte contre qui et pourquoi. Vous savez, on demande aux jeunes de s'engager aujourd'hui, de pouvoir porter leur voix, d'être d'être d'être ouais de s'engager pour pour leurs actions, pour les causes qui tiennent à cœur, qui ce qu'on fait tous. Et moi, je trouve que c'est absolument désolant d'avoir ce genre de de commentaires, de réaction. Euh les jeunes aujourd'hui, il y en a des dizaines et des milliers qui sont engagés qui souhaitent porter des
revendications qui sont claires et ça brouille complètement notre notre message. Moi, je pense que c'est pas normal d'être Gabriel Latal, est-ce qu'il y a un lien ou pas du tout ? Comment ? Oui, je suis adéranché. Je suis adéranché Renaissance. Mais vous savez, moi je pense que c'est pas normal en fait d'être cyberharcelé, d'être harcelé, d'avoir peur de dormir euh de de sortir pardon de chez soi. Euh de j'ai je suis ça me désole moi de voir que ma mère, mon copain aujourd'hui ils ont ils ont peur pour moi, ils s'inquiètent pour moi. Donc c'est absolument abject et on peut être critiqué quand on prend la parole. Oui, évidemment. Bien sûr, c'est ça la démocratie. Mais le débat, ça doit rester le débat. Et en faisant ça, on perd complètement en force de parole sur
nos revendications et c'est absolument c'est absolument tout mais l'importance d'être transparent quand même quand il s'agit de parler au nom d'un collectif. Donc vous vous êtes vous êtes adhérange chez Renaissance. Riadrani qu'on a vu à la sortie de la rencontre avec le ministre de l'éducation nationale qui est juste dans là sur les images. C'est votre collègue he Lydia. Lui il est plus proche de la France insoumise. Est-ce que c'est votre cas aussi ? Est-ce que vous êtes engagé auprès de la France insoumise ? Alors écoutez, je ne dépends pas des ordres du président, c'est que chaque membre a indépendant et pu suivre les politiques. Est-ce que vous êtes engagé politiquement pour Riadrani qui en a pris plein la gueule aussi de Oui, voilà, c'est ça. Pour autant, je ne
suis pas engagé politiquement et il faut quand même rappeler que dans le contexte des élections municipales, la liste qui a été proposée à Waterlow, c'était une liste Union de la gauche par lequelle on retrouvait de la des personnes de la société civile, des représentants syndicaux et associatives, d'où la nécessité pour laadren de manière à faire face contre les pas engagé politiquement. Non, vous sa on a nos idées mais vous savez moi j'ai une pensée quand même pour Riad parce que je pense que c'est très important de le dire qui a reçu des dizaines et des dizaines de commentaires absolument abject sur sa personne et je pense que encore une fois aujourd'hui c'est pas le le sujet c'est pas nos personnalités c'est les revendications des lycéens donc focalisons-nous là-dessus c'est ça
serait important c'est ça il faut quand même rappeler qu'en réalité ce mouvement il n'est pas né en fait des institutions du moins d'organisation précise avant tout lycéen il vient du local en général et on ne peut pas limiter ce mouvement là à de s représent J'entends ou Alors, quelles sont les raisons profondes de votre colère ? On a le sentiment qu'elles sont nombreuses. La pénurie des profs, l'état de délabrement des établissements, les journées surchargées de cours. Est-ce que je vous pouvez prendre la parole ? Vous pouvez pas parler. Je crois que c'est une colère qui s'exprime dans les lycées et tu l'as dit, c'est une colère qui est spontanée. Euh et je pense qu'elle découle aussi du fait que les lycéens n'ont pas le sentiment d'être écoutés depuis en fait assez longtemps euh que
le système de représentation lycéenne est dysfonctionnel et qu'en plus de ça euh on a des conditions d'étude euh et des conditions d'apprentissage qui sont pas normales. Euh quand on voit certains lycées, je pense au lycée Paul et Luard, au lycée Saint-Exupéri de Créteil, d'où est parti le mouvement, euh on se dit qu'en fait c'est pas possible. et que euh quand on voit de la même façon des profs qui moi l'an dernier, j'ai pas eu de prof de SOS pendant 2 mois et pourtant je suis dans un lycée qui allait bien. Alors euh j'imagine pas commencer dans des lycées qui euh euh connaissent des situations pire que pire que la mienne mais en fait enfin c'est partout et c'est absolument insupportable. Nathanel et Lydia pareil sur les raisons de la colère. Je pense que oui euh
l'immobilisation lycéenne qui est qui a été en cours, ça a été l'illustration d'un dialogue qui a été rompu et et l'administration, le gouvernement, le ministère, les régions aussi qui gèrent le bâtisolaire comme lui il l'a rappelé. Euh typiquement la mobilisation, elle a commencé à Créteille au lycée Saintxupéri et on avait un gros problème vis-à-vis du manque de personnel du pôle social dans ce lycée. Aujourd'hui, la solicitud la la situation pardon a a évolué mais par exemple au lycée Paulard qui a beaucoup à Saint-Denis qui a beaucoup été mis en avant notamment notamment dans les médias. Euh voilà, le bâtis scolaire depuis 2023, ça fait très longtemps qu'on a que que les les lycéens et et le et les et les professeurs pardon euh ont alerté sur la situation. Donc euh on a eu certaines
avancées mais aujourd'hui je pense que globalement le bâtis scolaire il est plus il est plus du tout adapté, il est vieillissant, il est plus adapté aux conditions climatiques et euh et météorologique actuell donc il y a une nécessité d'agir. Et Lydia, il y a d'autres raisons effectivement qui appelle à la mobilisation ? J'irais pas jusqu'à dire qu'on a eu des avancées sous cette mobilisation et en réalité cette mobilisation lycéenne c'est le résultat d'une décennie de 10 ans pardon de politique macroniste. Je rappelle que depuis 2017 c'est environ 10000 postes d'enseignant qui a été supprimé. Juste pour le budget de 2026 on était à 4000 et pour celui qui arrive donc déposé par le PLF il y a projet de loi il y a pas longtemps. Oui. On est sur 1588 enseignants qui qui vont devoir être
supprimés. Cependant, les revendications n'ont pas changé. La situation, on va pas se mentir, elle est pas nouvelle. Ça fait des années qu'on alerte à ce sujet. Il y a ctu par exemple un plan de rénovation dans ce lycée-là. Mais évidemment, c'est toujours pas concret. Non, mais il y a pas que bâti effectivement, il y a les profs qui sont pas suffisants. Il y a h ministres de l'éducation nationale qui se sont succédés depuis 2022. Est-ce que ça ça participe au problème ? Bien sûr, on parlait du dialogue justement qui a été rompu aujourd'hui. Enfin voilà, on a eu h8 ministres en 9 ans. Comment voulez-vous que on puisse on puisse suivre tous ces sujets là ? Enfin, que chaque ministre puisse garder un dialogue concret avec son administration et puis ensuite les lycéens qui sont
directement sur le terrain et qui eux peuvent alerter sur la situation qui va mal. Donc oui, en effet, c'est un problème de depuis là, vous êtes plus au lycée, mais depuis que vous pendant que vous y étiez, est-ce que vous avez vu votre lycée se dégrader ? Les conditions de votre scolarité se dégrader ? Euh moi, je dirais que euh ça dépend vraiment des lycées, mais que de façon générale, euh la situation que connaissent les lycéens aussi du point de vue du système scolaire, c'est-à-dire de l'organisation des cours, du rythme scolaire, euh elle est problématique euh que parcours sub qui fait peser une pression sur les lycéennes et les lycéens. Euh c'est un système qui est anormal euh que euh la réduction qui qui se profile euh et qui d'ailleurs a déjà commencé euh déplace
dans les universités euh et qui du coup bah augmente la pression sur les lycéens et les lycéens. Euh c'est pas acceptable pour nous. Et donc euh je dirais que n'importe quel lycéen euh français aujourd'hui connaît des situations des conditions d'étude qui dans tous les cas sont défavorables. Parcours sub, c'est important parce que vous êtes nombreux à en parler. Lydia en particulier vous vous dites il faut l'abrogation. Totalement. il fait l'abrigéation de parcours sup et qu'on puisse avoir un passe droit lorsqu'on a le baccalauréat pour arriver aux études supérieurs parce qu'en réalité ce qui manque et le gros problème des parcours supé c'est qu'on a une offre qui est inférieure à la demande et ce qu'on demande c'est d'une part l'abrogation de parcours sup mais aussi l'augmentation
des places dans le supérieur mais c'est intéressant ce que vous dites parce qu'il y a Nathanaël qui est juste à côté et qui soutient Gabriel Atal le parti Renaissance qui est mis en place aussi par Coursup vous assumez ce cet héritage du Gabriel Atalm aujourd'hui. Je porte ma voix et celle des lycéens. Je suis pas porte-parole de Gabriel Atal. Mais s'il y a une seule chose que que je pense, c'est que je nuancerai un petit peu plus mes propos aujourd'hui parcours suplètement à refonder. J'irais pas jusqu'à dire qu'il faut la broger. Avant c'éit un système qui s'appelait APB. C'était c'était du tri enfin c'était pardon pas du tri du un tirage au sort. Et juste avant, fallait faire la queue devant la fac pour déposer son dossier. C'était premier arrivé, premier service. Je
pense qu'aujourd'hui, il y a plusieurs sujets sur parcours sup, sur la transparence, sur en effet une offre qui est inférieure à la demande qu'il faudrait réadapter pour justement tirer des conclusions de chaque année en année. Et puis évidemment, je pense que le calendrier de Parcours Sup, il est plus adapté aux problématiques lycéennes. Il est calqué sur celui du baccalauréat. Voilà, c'est l'année terminale qui reste quand même une grosse année où on passe le baccalauréat, plusieurs épreuves, un oral, il faut faire évoluer tout ça. Je je me permets de compléter ce que tu dis. Euh sur parc pour sub, je crois effectivement que ça catalyse un certain nombre de questions mais que la première question c'est la question des moyens de la de savoir si oui ou non va ouvrir des
place ou non en université. Et donc tu en as parlé tout à l'heure, le budget de 2027 il va pas du tout là-dessus. Et d'ailleurs, si on reprend la question du bâtis scolaire, quand on regarde les budgets qui vont être associés au qui vont être donnés aux régions, le gouvernement prévoit de supprimer 5 à 6 milliards, je crois, sur les collectivités territoriales. C'est pas avec cette suppression là qu'on va pouvoir rénover les lycées qui sont en mauvais état. Alors, voici une déclaration du député LR Philippe Juvain à l'Assemblée nationale. Aux lycéens, je leur dis de retourner travailler, de travailler dur parce que les petits copains en Chine, il travaillent dur. Et un candidat important à l'élection présidentielle s'est aussi exprimé. Il m'est arrivé de passer devant des
lycées notamment ce matin, j'ai vu 8h30 17h, c'est trop au lycée. Bah je crois pas. J'ai vu la cantine, c'est pas bon. Je ne suis pas sûr, je vous le dis franchement que des revendications de cette nature justifient qu'on brûle un lycée. Ça fait un petit dernier pour la route. Bruno Raillot. L'effondrement de l'école, c'est pas un problème moyen, on le voit bien. C'est un autre problème. C'est une idéologie qui a gangrainé l'éducation nationale depuis des années, des années et qui a été importé par le gauchisme. [rires] Est-ce que vous est-ce que vous voulez leur répondre ? Bah non, mais enfin franchement c'est vous voyez quand on expliquait tout à l'heure que aujourd'hui on était pas prêt au sérieux. C'est typiquement ce qu'on est en train de voir. Monsieur
Juvin, monsieur Retaillot, monsieur Philippe, ils ont un discours qui est complètement simpliste qui vise à résumer deux de nos propositions. D'ailleurs, ce qu'on ne revendique absolument pas. Aujourd'hui, on en a parlé. Il y a le bâtisolaire qui va pas. On a besoin justement que l'État donne plus de moyens aux collectivité territoriale pour l'adapter. On a besoin en effet d'avoir plus de professeurs. Faut arrêter de dire que nous sommes juste là pour pas bosser. Notre objectif c'est de pouvoir faire avancer la cause lycéenne, avoir un lycée qui demain nous représente davantage et des conditions d'enseignement qui sont à quelques mois de de la présidentielle. Est-ce que vous pensez que vous allez être entendu ou les candidats enfin les les gouvernants vont mettre la poussière
sous le tapis ? On verra ça l'année prochaine. Bah bien sûr, il faut il faut évidemment pouvoir on est conscient qu'il y a une séquence politique qui se joue bien après nous enfin bien après dans quelques mois finalement. Euh donc en effet le débat aussi se concentre sur nos revendications. Mais moi ce que j'invite c'est tout justement tous ces candidats à l'élection présidentielle et tous ces hommes politiques. Au-delà des l'élection présidentielle pardon demain grande une grande grande mobilisation prévue. Qu'est-ce que doit dire le Premier ministre ce soir pour vous calmer et dire les trois trucs concrets ? trois trucs concrets Lydia mais je le résumerai même en une seule même chose qui réévoque tout plein de points c'est que les lycéens ce qui souhaitent et en tout en toute honnêteté
en fait j'ai limite l'impression en entendant ces discours là qui ne s'intéresse pas aux revendifications des lycéens les lycéens s'il se mobilisent avant tout c'est pour des conditions d'apprentissage dignes et en cela et je suis vu l'abrogation de parcours sup et j'ai vu un plan de rénovation nationale pour le bâtis scolaire et j'ai vu tout un processus de recrutement d'ASH de professeur d'infirmier scolaire et de PSI et j'en passe du moins, c'est celle qui me viennent à l'esprit mais on ne peut pas résumer nos revendications à ce qu'on dit cette non c'est pour ça on sait très bien je voudrais compléter sur quelque chose. Je crois que les candidats qu'on vient de voir il ils disent ça et d'ailleurs tu l'as dit parce qu'ils écoutent pas les revendications des
lycéens et des lycéens et je crois qu'il y a un petit peu d'électoralisme là-dedans. Quand on réfléchit un tout petit peu. Quel est l'électorat de monsieur Philippe ? Quel est l'électorat de monsieur Rota ? Qu'est-ce qu'il vise ? C'est je sais pas. Et d'ailleurs, le paris qu'ils font, moi je crois qu'il est il est dangereux parce que c'est parié que les personnes âgées que euh les les personnes qui apparemment sont pas lycéenes et lycéens puisqu'ils disent ça euh vont euh ne pas aller dans le sens des lycéennes et des lycéens. Je crois que c'est très dangereux pour le PC générationnel ce qu'ils font. Mais ils disent aussi que vos revendications sont justes. Eux ils le disent pas là, pas dans les sons qu'on a passé mais assez souvent dans les prises de parole les
revendications sont réputées justes. Entre les condescendances, tu veux dire ? Entre les moments de condescendance. Ben, il y a de tout. Oui, il y a peut-être des moments de condescendance, mais il y a aussi la reconnaissance d'un mauvais état du bâti par exemple. Après, il y a pas l'argent pour le rénover. C'est bien le problème. Oui, c'est ça. Un mot sur les images de violence à l'encontre des professeurs, des policiers, des personnels. J'imagine que vous le les condamnez tous. Est-ce que vous avez le sentiment qu'une partie du mouvement vous échappe aussi ? Je pense qu'en ce moment en tout cas nous notre point de vue sur le sujet c'est qu'il y a clairement deux deux mouvements différents. Un mouvement lycéen et un mouvement de violence urbaine qui malheureusement desserre notre cause.
Moi vous savez j'ai v se grève sur le mouvement lycéen. C'est ça il se greffe je sais pas mais en tout cas qui a lieu en même temps on le voit par exemple là sur le sur cette image. C'est absolument désolant de voir que même sur le terrain vous faites la différence. Bah oui, clairement aujourd'hui, on voit des jeunes qui sont absolument pas là pour euh pour porter les revendications des lycéens et c'est c'est absolument triste. Enfin, quand on voit des jeunes face à des policiers qui aujourd'hui se battent, c'est franchement désolant. Lydia. Mais écoutez, je trouve que le gros problème justement avec ces valences évidemment qu'on condamne, c'est qu'on décentralise le problème. Le souci avant tout, c'est euh qu'on pas revendication et franchement pour tout mouvement de cette
taille-là, évidemment qu'il y a des momentations et tension et d'affrontement, mais il y en aura d'autant moins. Si les pouvoirs publics avaient à mieux gérer la situation et à envoyer des réponses politiques avant des réponses. Ça vous agaz vous quand vous voyez les policiers devant vous quand vous manifestez ? Ça vous énerve ? C'est pas le sujet. Enfin, le sujet c'est pas que ça nous agace ou pas. Le sujet c'est queen fait tout simplement il serait peut-être temps de prendre en compte ce qu'on dit depuis une dizaine d'années pour nous pas depuis 10 ans puisquon était pas du tout au lycée, on était au collège mais enfin faudrait peut-être prendre en compte au bout d'un moment l'avis des lycéens sur ce qui les concerne au lieu d'écouter tiers sous tiers personne comme on a pu le voir
dans les extraits précédents. Je crois que faut aussi clarifier que actuellement la police peut enfin la police fait des choses qui sont absolument pas acceptables. On prend ce qui s'est passé ce matin. la grenade qui a explosé à lance et qui a arraché la main d'un lycéen. C'est absolument c'est tout à fait condamnable. De la même façon, il y a un lycéen qui s'est retrouvé ébornier euh je sais plus où c'est qui a perdu la vue d'un œil, je crois, je sais plus. Mais enfin, dans tous les cas, un ou deux yeux, c'est absolument horrible et et actuellement, il y a des violences policières qui doivent être condamnées. Vous serez où demain, Lidia ? Écoutez, nous demain avant tout on sera présent sur les blocus pour me soutenir nos lycéens et lycéennes et ensuite on te
rendra au niveau de la place de la République à 14h. Loui. Euh actuellement, je sais pas moi si je vais aller en manifestation parce que j'ai aussi un peu peur pour ma sécurité étant donné que moi comme Nathanel et et d'autres, on a été exposé récemment sur les réseaux sociaux. Mais si on si on a eu des garanties sur notre sécurité, enfin moi c'est évident que je dirais. Et Nathanael, est-ce que vous avez des garanties sur votre sécurité ou ? Bah aujourd'hui, je sais pas. Je pense qu'il y a une belle séquence médiatique qui a quand même beaucoup fait parler ce weekend autour de ma personne. Donc je pense que ma sécurité, elle joue avant tout. Maintenant moi s'il y a un message que j'ai à passer aujourd'hui au lycéen, c'est d'être responsable, de pas tomber
dans de la violence et justement de pas donner raison à tous ceux qui cherchent à nous décrédibiliser comme on a pu le voir juste avant. Et faites gaffe à vous si vous êtes demain dans les rues à tous les lycéens. Merci à tous les trois d'être venus. [applaudissements] C'est le cul dans un accent. Valérie le Mar à tout. Yeah.