EDWIGE DIAZ fait face au socialiste FRANÇOIS KALFON sur BFMTV !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:01OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est votre adversaire le plus redoutable à ce stade ?
- 0:44RelanceÉludée
Mais en matière d'immigration, il va dans votre sens !
- 1:35RelanceÉludée
Mais il a évolué, puisqu'il dit qu'il veut plus de fermeté.
- 2:31OuverteRéponse directe
En matière d'immigration, François Kalfon, il y a quand même des attentes.
- 3:03OuverteRéponse directe
Vous dites quoi alors sur l'immigration et le travail ?
- 4:15FerméeÉludée
Qu'est-ce que vous répondez à cela ? Vous faites comment ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:24Invité politiqueFait
« je rentre juste de mon département, la Gironde, et je rencontre des citoyens qui nous disent ça suffit, il faut que ça change »
- 1:03Invité politiqueFait
« j'étais partie manifester aux côtés de Marine Le Pen, devant l'Assemblée nationale, parce que c'était une loi qui prévoyait l'extension de la réunification familiale »
- 1:17Invité politiqueFait
« si un afghan, avant la loi, un afghan de 16 ans pouvait être rejoint en France par ses parents, à cause d'Edouard Philippe, ce même afghan de moins de 16 ans, peut maintenant être rejoint par ses parents, et par les frères et sœurs »
- 4:24Invité politiqueChiffre
« sur les 500 000 étrangers qui arrivent de manière légale sur le territoire national, il y en a seulement un dixième, en fait, qui arrive avec un contrat de travail »
- 5:04Invité politiqueChiffre
« dans ma région, en Nouvelle-Aquitaine, c'est environ 500 000 demandeurs d'emploi »
- 9:55Invité politiquePromesse
« la double peine serait rétablie »
- 15:08Invité politiquePromesse
« nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales »
- 17:13Invité politiquePromesse
« nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales »
- 17:30Invité politiquePromesse
« si quelqu'un rentre de manière illégale en France, il n'a aucune chance d'être d'abord régularisé et ensuite, bien évidemment, d'obtenir la nationalité française »
- 20:06Invité politiquePromesse
« nous souhaitons les réserver aux personnes de la nationalité française »
- 21:05Invité politiquePromesse
« nous souhaitons soutenir la natalité française »
- 23:54Invité politiqueFait
« Les Français sont majoritairement opposés à l'immigration qu'on nous impose aujourd'hui »
- 28:25Invité politiqueFait
« Nous sommes des gens sérieux »
- 28:34Invité politiquePromesse
« Nous proposons ce projet de référendum constitutionnel aux Français. »
- 28:36Invité politiqueFait
« Nous sommes dans les clous. Nous sommes dans la légalité. »
- 30:43InvitéFait
« C'est exactement ce que propose le rassemblement national avec sa priorité nationale. »
- 33:01Locuteur non identifiéChiffre
« L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est interdit et soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français. »
- 34:00Locuteur non identifiéChiffre
« La dernière enquête INSEE qui avait à peu près 2 millions de femmes musulmanes en France dont 25% portent le voile. »
- 36:09Invité politiqueFait
« Je pense même qu'il y en a beaucoup qui seront ravis de l'enlever parce qu'elles le mettent parfois parce qu'elles sont obligées de le porter dans cet interquartier par leur mari. »
- 49:48Invité politiqueChiffre
« 30 000 arrêts de travail prescrits chaque année par l'assurance maladie pour un coût de 18 milliards d'euros. »
- 50:04Invité politiqueFait
« Voilà ce que veut faire Edouard Philippe. »
- 51:19Invité politiquePromesse
« Nous avons présenté un livret qui vise à lutter contre la fraude. »
- 50:56Invité politiqueFait
« ne sont pas des fraudeurs »
- 50:58Invité politiqueFait
« il y a peut-être une augmentation des arrêts maladie »
- 51:18Invité politiquePromesse
« c'était dans notre programme en 2022 »
- 51:25Invité politiqueFait
« Edouard Philippe ne s'en est pas saisi »
- 53:41Locuteur non identifiéChiffre
« selon l'acception qu'on a de l'arrêt maladie, c'est entre 12 et 18 milliards d'euros »
- 53:50Locuteur non identifiéChiffre
« les abus existent, ce dont on parle c'est de quelques dizaines de millions d'euros »
- 55:46InvitéChiffre
« tous les emplois détruits par l'intelligence artificielle ne cotisent pas en Europe, c'est 250 milliards d'euros qui partent chaque année à la Silicon Valley »
- 1:00:06InvitéChiffre
« il y a 211 milliards d'aides aux entreprises dont beaucoup ne sont pas justifiées »
Temps de parole
- Invité33 %
- Marine Le Pen25 %
- François Kalfon12 %
- ?11 %
- Invité 28 %
- Locuteur non identifié5 %
- Locuteur non identifié 24 %
≈ 34,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Cédé
Elvige, est-ce que c'est
votre
adversaire le plus redoutable
à
ce stade
? Non,
vous savez, nous avec Marine et Jordan, nous l'avons indiqué, nous allons faire campagne avec les qualités qui nous caractérisent,
c
'est-à-dire cette proximité, cette empathie, ce sérieux et surtout nous mesurons la charge qui pèse sur nos épaules,
c
'est-à-dire qu'aujourd'hui nous incarnons réellement cette espérance, moi je le vois sur le terrain, vous voyez, je rentre juste de mon département, la Gironde, et je rencontre des citoyens qui nous disent ça suffit, il faut que ça change, et donc je ne pense pas que les Français feront confiance à Edouard Philippe, qu'ils connaissent trop bien, Edouard Philippe a été Premier ministre d'Emmanuel Macron, là il
nous dit... Mais en matière
d'immigration, il va dans votre sens !
Justement,
mais écoutez, qu'il rejoigne les positions du RN, je m'en réjouis, mais par contre, il ne peut pas être crédible en la matière, vous voyez, quand il était avec Emmanuel Macron, il avait présenté sa loi immigration de 2018, vous voyez, moi à
l
'époque, je n
'étais
pas encore députée, et j'étais partie manifester aux côtés de Marine Le Pen, devant l'Assemblée nationale, parce que c'était une loi qui prévoyait l'extension de la réunification familiale. En clair, par exemple, si un afghan, avant la loi, un afghan de 16 ans pouvait être rejoint en France par ses parents, à cause d'Edouard Philippe, ce même afghan de moins de 16 ans, peut maintenant être rejoint par ses parents, et par les frères et sœurs, vous voyez, donc en fait, il a contribué à la submersion migratoire de notre pays, donc il n'a aucune fermeté, aucune crédibilité.
Mais il a évolué, puisqu'il dit qu'il veut
plus de fermeté. Oui, non, mais en fait, ils veulent tous changer, ils disent tous qu'ils ont changé au moment des élections. Sauf que ces gens-là, ils ont un bilan, et courir après le Rassemblement national, je pense... Pardon, pour
ça qu
'il
n'y
a
pas
la
même chose.
C'est exactement pour ça qu'il ne
faut
pas faire la même chose, c'est-à-dire qu'il se met dans la main de Mme Diaz ce soir et d'autres, c
'est
-à
-dire
que le Canada Dry du Front National, ça ne marche pas, parce que les gens vont vouloir le Front National. Et en plus, que ce soit M. Attal ou M. Philippe, finalement, il est passé par ici, il repassera par là, il faut débusquer leur macronisme. Mais ceux qui ont mis le pays dans cet état, ce sont eux. Et c'est M. Macron qui est encore réalisé. Le budget impossible dont on parlera peut-être tout à l'heure, les 1 500 milliards de dettes supplémentaires,
ce sont eux. Oui, on va en parler, mais en matière d'immigration, François Calfon, il y a quand même
des attentes. On ne sait pas
pour rien si Marine Le Pen est
donnée gagnante dans toutes les configurations.
Et donc je vais répondre là-dessus, c'est pour ça qu'il ne faut pas copier le Front National, dans une logique d'ailleurs qui a conduit le meilleur allié du Front National, c'est-à-dire M. Orban à être chassé par les Hongrois au bout de 10 ans d'une expérience funeste. Il faut assumer, non pas comme le fait une partie de la gauche, de dire à chaque fois qu'on parle, l'immigration, j'épicine, ça ce
n
'est pas une réponse satisfaisante. Et je réponds par là même à votre interpellation. Il faut savoir dire les choses de manière claire et explicite.
Et vous
dites quoi alors
?
Je dis que nous avons besoin d'une immigration de travail, qu
'il
n
'y a
pas un restaurant dans Paris qui tournerait sans l'immigration régulière, même irrégulière, si ça peut faire mal aux oreilles de Mme Diaz, qu'il n
'y a
pas un hôpital qui fonctionnerait,
à
commencer par celui qui est à côté de vos antennes, l'hôpital européen Georges Pampilou,
mais
partout en France, sans l'immigration de travail, et que par ailleurs, ça ne veut pas dire qu'il faille dire no border. Moi, je ne suis pas un no border, je crois que la frontière existe, et qu'il faut pouvoir reconduire ceux qui n'ont pas vocation à
être ici. Et j'en termine par rapport, comme ça, ça fait
des interpellations.
Parce que
ça revient beaucoup, ce point-là.
Quand vous voyez que M. Rotaio, la seule chose qu'il ait su faire, c'est de rentrer en guerre contre tous les pays du Maghreb, à vexer M. Temoun, à vexer finalement les autorités marocaines, on a eu un exemple cet été, d'ailleurs assez marquant pour l'opinion, où en réalité, les migrants qui sont arrivés à ce tasse sont revenus. Et comment ils sont revenus ? Parce que les Espagnols et les Marocains ont discuté, pas en commençant le discours xénophobe comme une antienne qui ne règle absolument rien. Et c'est pour ça que nous proposons un autre chemin, y compris sur l'immigration.
Sur l'immigration et le travail, et la part que les immigrés représentent dans les travailleurs français, qu'est-ce
que vous
répondez à
cela
? Vous faites comment ? Je dis que c'est un mythe,
en
fait. Ça fait 40 ans qu'on nous explique que la France a besoin des immigrés pour travailler. Moi, ce que je vois, c'est que sur les 500 000 étrangers qui arrivent de manière légale sur le territoire national, il y en a seulement un dixième, en fait, qui arrive avec un contrat de travail. Ça veut dire que 450 000 d'entre eux ne viennent pas pour travailler. Mais
ça ne veut pas dire qu'ils ne décrochent pas ensuite un emploi, Edwilias. En
fait, moi, ce que je vois, c'est qu'il y
a des millions... Mais vous êtes contre l'immigration ? Est-ce que je peux vous poser une question ? Non, non, mais parce que l'idée, c'est une débatte. Est-ce que vous êtes contre l'immigration de travail ? Monsieur
Calfon, je ne vous
suis pas interrompue. Je vous viens de vous poser une
question
pour qu'on
comprenne bien. Mais
la question est
concrète.
Vous pouvez le répondre.
Ce que je voulais dire, moi, c'est qu'il y a beaucoup de demandeurs d'emploi dans notre pays. Vous voyez, dans ma région, en Nouvelle-Aquitaine, c'est environ 500 000 demandeurs d'emploi. Et malheureusement, ce chiffre ne fait qu'augmenter. Donc, nous nous disons qu'il faut d'abord que les offres d'emploi bénéficient aux Français. Parce que l'arrivée
de cette main...
S'il vous plaît, non, mais monsieur Calfon,
je voudrais quand même répondre. Oui, oui, oui, je
voudrais quand même finir.
Il vous
a posé une question
très concrète. Non, mais d'accord, je
réponds à vous et je dois parler à vos téléspectateurs. Non,
c
'est vrai que vous ne préférez pas
répondre. Et ce que je veux vous dire aussi, c'est précisément qu'en fait, une fois qu'on aura donné du travail aux Français, s'il manque de la main d'offre, dans ce cas-là, on pourra se poser la question. Mais
pour l
'instant, ça n'est pas le cas. Il y a trop de demandeurs d'emploi dans notre pays qui n'ont pas de main
d'offre.
Et en plus,
je
le dis, cette main d'offre étrangère serait pesée à la baisse sur les salaires. Parce qu'à deux candidatures, un Français qui réclamera tant de salaires et un étranger qui réclamera tant de
salaires, et
bien le patron qui voudra faire du profit, parce qu'il y a des patrons qui
sont aussi professeurs, et bien le disir, je viens vers le candidat
à l'emploi qui lui coûtera moins cher.
Vous ne m'avez pas répondu, mais moi je vais dire la
vérité à nos téléspectateurs. Vous êtes député de Gironde, vous avez un collègue qui s'appelait M. De Fournasse, qui était vigneron et qui avait recours à l'immigration de travail chaque année pour
les vendanges. C'est comme, et bien c'est pas
honteux,
ça vous dérange, mais c'est pas honteux.
Tous les vignerons que ce soit dans le Gard, dans le Beaucluse, en Gironde, utilisent de la main d'offre étrangère, mais c'est tout à fait vrai, madame. Je vais défendre l'honneur de mon collègue de Fournasse.
Oui,
mais
tout à fait, mais est-ce que vous
êtes
contre l
'immigration du travail ? C'est la question qui vous
posez.
Mais moi je considère que d'abord, nous avons des Français qui sont en demande d'emploi, et que moi en tant que patriote, en tant que souverainiste, ce que je veux d'abord, c'est que mes compatriotes puissent, eux, bénéficier d'un emploi, et eux, vivre dégnement.
Alors on n'en est plus en restant, madame. Donc attendez, vous
ne serez pas servie.
Eve, allez-y. D'être à vie,
en
fait,
de
pointer au chômage à
vie.
Ce
qui peut paraître étonnant, c'est que quelqu'un comme François Ruffin, par exemple, qui est un homme de gauche, défend, comme vous, le fait que... Enfin, c'était opposé à l'immigration du travail, il avait fait un peu scandale sur les mêmes arguments, et d'ailleurs, c'est la position historique de la gauche. C'est-à-dire,
Marx,
quand il parlait de l'armée de réserve du capital, qui exerce effectivement une pression à la baisse sur les salaires, donc
c
'est quand même un débat qu'on peut avoir.
Sauf
que la
gauche, elle ne raconte plus vraiment ça, quand même, aujourd'hui, sur
le
travail. Mais c'est quoi le raisonnement ?
C'est en gros préférence
nationale sur les emplois, et ensuite, on dispatche en fonction
des filières ou manque de main-d'œuvre ? Préférence nationale, y compris sur des Français d
'origine étrangère. Ça n'est jamais été la ligne de la gauche, la préférence nationale. Non, pas la préférence nationale, mais c'est-à-dire de dire qu'effectivement...
Non, simplement, ce que je disais,
c
'était de façon un peu paradoxale, c'était aussi défendu par des gens de gauche. Vous êtes d'accord avec moi
que François Ruffin est quelqu'un de gauche ? Je crois
que vous tordez un peu ses propos.
Non, il
a dit qu'il était hostile, c'était son terme,
à
l'immigration de travail, précisément parce qu'effectivement, c'était une manière de ne pas résoudre les problèmes de chômage, de baisse des salaires,
etc. Vous savez, nous, à gauche,
on n'oppose pas les travailleurs
français et étrangers. C'est intéressant de
le signaler.
On n'oppose pas les... Après, il
y a
un débat à gauche, parce que nous,
on
n'est pas dans la langue de bois. Donc, vous ne nous avez pas répondu, plutôt, on a compris de votre non-réponse que vous étiez contre l'immigration de travail. Je vous invite à ne jamais avoir un
problème de santé... Mais les Français savent
très bien.
Je vous invite à ne
jamais
avoir un problème de santé dans un hôpital, parce que vous ne serez pas soignés. Je vous invite à ne plus jamais aller en restaurant, parce qu'il n
'y a
pas de plat qui arrivera jusqu'à votre assiette. Pardonnez-moi, mais j'ai l'impression quand même qu'on restreint la discussion de l'immigration, parce qu'il s'agit bien de l'immigration au sens-là. Je rappelle que la phrase d'Edouard Philippe, au départ, c'est « Il y a trop d'immigration illégale en France. » Pas certain que ça constitue
une
surenchère sur le sujet de l'immigration. Bon, maintenant, là, on est en train
de... Non, mais c
'est important ce que vous dites. Ce que dit aujourd'hui Edouard Philippe est tout à fait logique vis-à-vis d'un homme de droite. Il n'y
a
pas un virage à droite de la part d'Edouard
Philippe. Alors, je peux faire très rapidement...
Sur l'immigration. Et on va prendre
les thèmes les uns après
les autres. Et
donc là, je ne suis pas d'accord sur le fait qu'Edouard Philippe cible Marine Le Pen comme sa première adversaire. Je pense qu'au contraire, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est son premier adversaire. Et qu'Edouard Philippe se dit « Là, le problème, c'est pas qu'il faille que je batte Marine Le Pen ou que
je
la rattrape dans les sondages. »
C
'est que là, Jean-Luc Mélenchon me menace de me dépasser et de prendre la place au second tour. Donc, il faut que je grappille un maximum de voix à droite, on l'a expliqué, puisque de toute façon, s'il y avait un second tour Edouard Philippe-Marine Le Pen, mécaniquement, une partie de la gauche, je ne
dis
pas toute la gauche, mais une partie suffisante de la gauche, je dirais « Mieux vaut Edouard Philippe que Marine Le Pen, puisque c'est le fascisme, etc. » Bon, donc Edouard Philippe se dit « Ce qui compte, c'est le premier tour, c'est passer au premier tour, donc battre Jean-Luc Mélenchon, donc tenir un discours à droite.
» Et donc
essayer de grappiller
des voix, peut-être,
qui seraient plus libérales, qui voteraient RN aujourd'hui, mais qui se diraient « Ah, pourquoi pas Edouard Philippe ? » Je ne sais pas si ces gens existent, mais peut-être qu
'il
y a des gens qui se disent « Tiens, le discours d'Edouard Philippe, plus ferme sur l'immigration, ça me tente, pourquoi pas ? S'il va dans cette continuité-là, eh bien pourquoi pas, je pourrais voter sur lui.
» Il dit aussi,
par exemple, la double peine qui a été altérée au fil des années, c'est-à-dire, pour un étranger,
peine de
prison, peine d'expulsion. Il dit « Moi, je n'ai aucun problème à dire que si je suis élue à la tête de la France, la double peine serait rétablie.
»
« Je n
'ai jamais compris pourquoi elle a été supprimée, dit-il.
» Voilà, je n
'ai
jamais compris
pourquoi elle a été
supprimée. Et Edwige Diaz, vous diriez la même chose sur la double peine
? Et
vraiment, encore une fois, on va avoir le
temps de dérouler les thèmes sur la
double peine.
Moi,
je suis très étonnée, en fait, de voir M. Edouard Philippe avoir des idées maintenant qu'il est candidat, alors qu'il a quand même été Premier ministre de la France, qu'il appartient au soutien d'Emmanuel Macron, qu'il y
a
des députés horizon à l'Assemblée nationale, et qu'on ne les a jamais entendus parler de ce sujet. Donc c'est vrai que je comprends qu'il
y a
des Français, en fait, qui doutent de la sincérité de M. Edouard Philippe, parce qu'en fait, en campagne, il tient des propos,
et
quand il était au pouvoir...
Il
s'est émancipé,
maintenant il
est candidat à la présidentielle.
Il s
'est émancipé.
Non
mais je ne sais pas, j'essaie de comprendre, de répondre à votre raisonnance. Non mais du coup, si vous dites ça, vous évitez le débat sur les sujets et les mesures concrètes, double peine. Vous dites « oui, on l'a rétabli
ou pas ? » Enfin, nous, en fait, c
'est
dans notre programme, si vous voulez. OK. Donc il n
'y
a pas de modification de notre discours entre une campagne électorale et tout ce que l'on vote tout au long de l'année à l'Assemblée nationale. Et c'est d'ailleurs pour ça que je me permets de souligner la divergence de discours entre un Edouard Philippe candidat et un Edouard Philippe en fonction. – Ça ne
parle
pas peut-être qu
'aux électeurs du Rassemblement national, le fait de vouloir rétablir cette double
peine ? – Non, ça
ne
parle
pas, par contre, il
y
a des sujets qui sont réels.
Moi,
j'ai dit que je ne mettais jamais la vaisselle cassée sous le tapis. On n'est pas pour la préférence nationale, ça c'est très net. On la combat. Maintenant, il
y
a un sujet qui est en tête des préoccupations des Français qui
est
l'immigration. Il
y a
un premier sujet, c'est l'immigration illégale. J'ai dit ce que je pensais, l'immigration de travail. Mais je peux aussi suggérer…
– Edouard
Philippe soutient aussi d'ailleurs l'immigration
de travail. – Je voulais dire qu
'on a tort de restreindre le sujet migratoire et l'immigration de
travail, comme si les Français… – J'essaie d'être un homme honnête. – Allez-y. – Il y a trop d'étrangers
qui ont un travail aujourd'hui en
France. – Avec voix racontes.
–
Je vais
essayer de dire les choses. Je pense que la stratégie Rotaillot, on l
'a
vu, de conflictualisation à outrance
avec
l'Algérie a été totalement inefficace sur la reprise des OQTF, qui est un sujet, et qui peut dire que ça n'est pas un sujet. Et je pense, on l'a vu cet été, après il y
a
encore des problèmes à ce tas, bien évidemment, et je dis au passage que les migrants qui sont à ce tas ne sont pas inclus dans les accords de Schengen, il faut aussi rétablir des vérités. Mais 95% de ces migrants illégaux, après on peut revenir des heures et des heures sur les causes, sont rentrés, et sont rentrés accueillis par la police marocaine. Donc c'est le dialogue qui permet… Et là, on ne parle pas de 5 personnes, il
y avait des dizaines de miniers. – Avec l
'Algérie, c'est mieux la stratégie d'apaisement ?
–
D
'accord,
mais je pense qu'il n'y a pas d'autre… – On avait
un de nos compatriotes qui s'appelle Boilem Sansal,
c'était ça aussi le contexte qu'il faudrait rappeler. – D'accord, mais on discute, il faut savoir sur eux, la même politique. – Et enfin, c'est mieux, et enfin, je vous donne un mot de goût. – Pas tous en même temps. – Est-ce que
simplement, tous ces migrants qui sont arrivés à Ceuta, et que le gouvernement espagnol, par son dialogue avec le Maroc, a renvoyé au Maroc et est arrivé aux mains de la police marocaine, est-ce que ce n
'est
pas un peu xénophobe, ça, d'envoyer
des migrants au pays marocain et à la police ?
Non, mais vous nous dites depuis tout à l'heure qu'il
y a
une
pratique xénophobe, un discours xénophobe à vouloir refuser des étrangers. – Aucun pays européen,
je le dis très tranquillement, y compris l'Espagne, quelle que soit son obédience politique, il se trouve que c'est un gouvernement socialiste, ne peut, comme ça, accepter, finalement, une immigration à contrôler. Et vous avez vu que Pedro Sanchez ne l'a pas fait. Et puisque vous
m'allez l'ironie… – Et donc,
je n'ai toujours pas compris comment vous, vous contrôlez mieux l'immigration. –
Je
viens de vous expliquer, c'est-à-dire que, quand M. Rotaillot dit, point du doigt, les gouvernements du Maghreb, le Maroc, l'Algérie, est-ce que vous pensez une seule seconde que ces gouvernements, parce qu'à un moment, il faut bien qu'ils rentrent, parce que ces gouvernements vont en reprendre. Je constate, on l'a vu cet été à l'occasion d'une crise migratoire – Ah, donc vous
pensez que
le dialogue
peut être possible
?
– Et je soulève même un autre point, parce qu'autrement, les gens de gauche, ils ne parlent jamais d'immigration. Il y
a
un sujet d'intégration, ça, il faut pouvoir se le dire. C'est-à-dire que la France, n'importe quel pays, doit pouvoir fonctionner sur un creuset commun. Et je pense que l'instruction civique, et je pense que ça a
été
proposé par les uns les autres, le service national, différents éléments qui constituent les piliers de la République, l'école, – j'en ai une école misérable, ça, au moins tous les candidats s'entendent là-dessus, j'espère qu'il y
aura
vraiment de l'argent pour l'école. Eh bien, tous ces creusets-là doivent être établis. Ce sont finalement ceux qui construisent le creuset commun, où quand il faut, dysfonctionnent, c'est le cas actuellement, font qu'on ne fait plus nation ensemble. Il faut faire nation ensemble.
– Alors au sujet de faire… –
Et
moi, je n
'ai pas de xénophobie, on peut faire nation en étant exemplaire, en étant né au Sénégal, au Maroc, j'en passe, c
'est
les meilleurs. Vous savez, une promotion de polytechnique, il
y a
un tiers d'étudiants marocains, eh bien, ils viennent apporter à la France leur savoir-faire en
mathématiques. – Au sujet de faire
nation ensemble, et de ce fameux projet de loi que le Rassemblement national veut soumettre par référendum, si Marine Le Pen l'emporte en 2027, avec notamment la suppression du droit des sols, mais aussi la préférence nationale pour l'attribution des aides sociales. Jean-Philippe Tanguy a été interrogé à ce sujet. Marc Fauvel lui a demandé, par exemple, si un étranger arrivant sur le sol français n'avait aucune chance de devenir français. Eh bien, écoutez ce qu'il répond, Jean-Philippe Tanguy. Si, mais
avec
des conditions.
–
S'il fait les démarches, et si la démarche montre qu'il aime notre pays, qu'il a appris notre langue, qu'il s'est inclus dans la société française, qu'il en respecte les principes, l'égalité homme-femme, la tolérance pour les minorités sexuelles, le respect de notre histoire, l'amour du pays. Mais il faut prouver qu'on aime la France pour avoir la nationalité, sinon ça la galvaude.
– Ça
n'existe pas déjà, ça, Edwige Diaz ? – Non, je ne crois pas. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que l'immense majorité des Français souhaitent comme nous, c'est-à-dire qu'on leur demande leur avis. C'est pour ça que nous allons proposer un référendum sur l'immigration.
– Vous dites non, je ne crois
pas.
– Non, mais attendez, on peut
considérer que ce n
'est
peut-être pas assez, mais ça existe déjà. Si vous êtes étranger, que vous arrivez en France et que vous souhaitez acquérir la nationalité française, vous allez être soumis à un certain nombre de démarches, et pas seulement de démarches, vous allez passer des tests, on va vous interroger.
– De culture générale. –
De culture générale, enfin voilà, il va falloir passer des examens. Donc, on peut considérer, c'est l'idée que vous avez le droit de défendre, que ce n
'est
pas suffisant et qu
'il
faut que les examens soient beaucoup plus sévères.
– C'est juste à moi qu'on a posé la
question,
c
'est
vous qui
allez faire. – Oui, mais c'est vrai. – Non, je ne crois pas. Quelle est la nuance
? Quelle est la
version du Rassemblement national ? –
Vous
avez
factuellement rappelé qu
'aujourd
'hui, s'il y
a
un étranger arrivé en France et qu'il souhaite se faire naturaliser, il
y
a un certain nombre de démarches à accomplir et d'examens à passer. Voilà, c'est tout.
–
Du coup, je vais répondre.
– C'était un rappel factuel.
–
Oui, voilà,
je vais répondre. –
Nous,
nous souhaitons proposer aux Français un référendum sur l'immigration parce qu'on n'a jamais posé la question aux Français de manière directe. Donc, notre projet de loi, il est disponible. Nous l'avons déjà mis en avant au moment de
l
'élection présidentielle de 2022. Je rappelle, nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales. Et donc, nous disons de manière très claire, si quelqu'un rentre de manière illégale en France, il n'a aucune chance d'être d'abord régularisé et ensuite, bien évidemment, d'obtenir la nationalité
française. – Et c'est ce que dit M. Tanguy.
–
En
revanche, si quelqu'un arrive de manière légale sur le territoire national et qu
'il
fait la démonstration de son insertion, de son assimilation, s'il respecte les valeurs de la République, s'il paye ses impôts, s'il n'est pas un délinquant, si sa femme est à l'aise avec les valeurs de liberté à la française, et bien dans ce cas-là, oui, cette personne…
–
On renforce le dispositif
actuel,
c'est ça,
pour bien comprendre, François Calfon ?
–
Oui, enfin, je veux soulever sur le fond l'ineptie de la proposition. On voit bien le signal. Le signal, c'est un signal xénophobe, un peu généralisé,
sur la présence nationale. Mais je vais rentrer dans le détail. –
Vous ne
me laissez pas rentrer dans le détail. – Bon, ça va. – Le côté,
j'insulte des millions de personnes,
franchement,
c'est un débat politique.
– C'est réchauffé.
– Si vous voulez faire comme en Hongrie, interdire les médias
libres, et l'opposition, faites-le. – Xénophobe, caricatural. – Oui,
bien sûr. Moi, je vais vous poser une question, c'est simple. Vous dites, on va… –
On aimerait
bien savoir, vous, ce que vous pensez de
tout
ça.
– Oh là là, mais je
viens de dire largement… – Justement, allez-y.
– …
sur
la question de la priorité nationale, qui n'est autre que la préférence nationale, vous dites, on va exclure des prestations sociales les étrangers. Donc, quelqu'un qui travaille,
qui cotise… – Non
contributive. Vous n'êtes pas au courant.
– Je vais terminer mon exemple. Quelqu'un qui travaille, qui paye des cotisations sociales, avec ou sans papier, paye des cotisations sociales.
–
Non,
non, mais
pas de papier, ce n
'est
pas possible.
– Si, bien sûr
que
si. – Vous vous rendez
compte,
vous faites un appel d'air. – Rendez-vous compte qu
'il
y
a des tas de gens qui ont des fiches de paye. –
Vous faites un appel d'air.
– C
'est pas moi, c'est les employeurs. – Non, c'est pas moi, c'est les employeurs. – Moi, personnellement, j'emploie aucun sans papier, aucun
étranger.
– Et les Français n'en veulent pas. –
Poursuivez votre raisonnement, vous répondrez.
– Donc,
la préférence nationale que vous comptez appliquer, c'est-à
-dire
que des gens qui cotisent aux prestations sociales, n'y auraient donc pas le droit. C'est-à
-dire
qu
'on
est dans un système assurantiel.
– Non,
mais
c'est quoi ? – Vous n'avez pas compris.
– Mais vous savez, on a le droit de vous poser des questions, quand même.
– Non, mais en
fait, vous affirmez.
– D'accord.
– Vous ne posez
pas une question.
–
J'affirme,
oui. – Du coup, vous
affirmez quelque chose.
– J
'affirme qu'il y a énormément de travailleurs sans papier qui ont des fiches de paye qui cotisent.
Ça, c'est une
réalité. C'est une réalité. Donc, ceux-là, ils n'ont pas le droit aux prestations sociales, bien qu'ils aient cotisé. Vous les renvoyez, on est bien d
'accord ? – Alors,
oui ou non. Donc, je répète, toute personne en situation de clandestinité en France n'a qu'une seule vocation, c'est repartir dans son pays. Pour les étrangers qui sont rentrés légalement en France, qui travaillent, ils ont le droit, si par exemple ils perdent leur emploi, ils ont le droit de toucher le chômage pendant une durée déterminée. En revanche, les aides sociales non contributives, comme par exemple le
RSA,
les APL, les allocations familiales,
nous
souhaitons les réserver aux personnes
de la nationalité française. – Alors, ça, c'est formidable. Constitutionnellement, c'est impossible.
Parce que, attendez, ce que
vous venez de dire… – Non, mais c'est très intéressant.
–
Allez-y, on cherche l'économie.
Je pense que les Français
sont d'accord avec nous. – Les Français sont peut-être d'accord avec nous. – Vous vous dites que c'est entre les constitutionnelles en France, c'est le peuple qui
décide. – Ce
que vous venez de dire, c'est que quelque part, quelqu'un qui a travaillé, un étranger, il a le droit au chômage. Ça, d'accord ? Mais ce que vous appelez les prestations sociales
non contributives,
il
n'y
aurait pas le droit. Mais vous savez ce que… Mais les prestations… Madame, je crois qu'il y a des petites erreurs dans votre raisonnement. Les prestations sociales dites non contributives, elles sont payées par l'impôt. Donc, les personnes qui travaillent, elles
payent l'impôt. – D'accord, mais on cherche. – Ah d'accord,
donc ils payent l'impôt,
mais
ils
n'ont
pas le droit.
–
Eh bien oui,
monsieur, parce que moi, j
'assume.
– Donc, vous
rompez
l
'égalité de droit entre ceux qui travaillent, qui
ont
le droit à un certain panier social, et ceux qui travaillent, qui n'y auraient pas
le droit. – Victor Héros,
vous…
de pouvoir dire que nous nous souhaitons soutenir la natalité française. Voilà. Et que donc, les allocations familiales doivent être réservées aux familles, dont au moins un des parents est français. – Et
en droit, je
ne sais pas comment vous faites pour que les gens qui cotisent…
–
Référendum,
monsieur. – Parce que par contre, c'est la caisse d'assurance
familiale, la CAF,
pardon, c
'est des prestations sociales et c'est des contributions
sociales. – Victor Héros, pas en même temps si vous voulez. – Victor Héros.
– Je pense, il y a quand même un angle intéressant sur ce sujet, c'est de dire, est-ce que c'est à l'employeur qui emploie une personne en situation irrégulière de donc transmettre une espèce de forme de régularité parce que…
– Mais Mme Diaz, elle a été
tendue aux personnes en situation
irrégulière. – Non mais, j'essaie de voir… – Oui, oui, la jurée
sur
la
personne irrégulière.
– C'est ce
que vous avez dit. – Est-ce que par son irrégularité,
en
payant l'impôt, la personne devient donc une sorte de citoyenne irrégulière parce qu'elle paie l'impôt, parce qu'elle contribue ? Donc à notre État au pot commun, si vous voulez dire. Là, c'est vrai qu'il
y a
une situation assez compliquée où c'est l'employeur qui… comment dire ? L'État a dit non, cette personne n
'a
pas le droit d'être là puisqu'elle est entrée en situation irrégulière mais parce que l'employeur l'a trouvée… – Non mais
j'ai compris votre
point. – Et c'est vrai, alors sur un
point social… – Mais est-ce que c'est
faisable, Vittorio ? Et est-ce que le fait de le soumettre
par référendum de celle dont on vient
de parler… –
Non
mais
est-ce que… – C'est l'AME,
non ? C'est pas l'aide médicale d'État
? – Attendez,
non, ne mélangeons pas tout, je pense que c'est pas l'aide médicale d'État en l'occurrence. –
C'est un random
qui rendrait ça faisable.
– C'est anti
-constitutionnel,
mais… – Alors, juste sur ce point, est-ce que c'est constitutionnel ou pas, Edwige Dias ? J'imagine que vous avez
travaillé sur la question. – Mais oui, madame, et depuis cinq ans. En fait, c'est pour ça que
nous étions déjà
dans notre programme en 2022. Et moi, je suis quand même assez étonnée de voir qu'on a un certain nombre de personnes qui se disent attachées à la démocratie, qui nous disent non, non, non, non. Mais là, du coup, le peuple n'aura pas le dernier mot, le peuple
n'aura pas le droit… – Ça s'appelle la loi
fondamentale, la
constitution,
madame.
– Je peux
finir ?
–
Oui, mais non, mais c
'est un dialogue, c'est pas un meeting, c'est un dialogue.
– Allez-y.
–
Non, en fait, vous me coupez.
–
Allez
-y, allez
-y.
– Allez
-y.
– Donc, je vais
reprendre depuis le début, parce que je suis sûre que ceux qui nous ont écoutés n'ont rien compris. Donc, moi, je dis que depuis 2022, nous défendons ce projet de loi référendaire, parce qu'il faut que les Français puissent décider de l'avenir en matière
d
'immigration de leur pays. Vous voyez, ça, c'est important. Et
donc,
ceux qui disent qu'ils sont attachés à la démocratie, et qui, en revanche, contestent la parole au peuple et qui nous disent « Non, mais ça, vous ne pourrez pas le faire parce que c'est inconstitutionnel, ce n
'est
pas dans notre droit, etc. » Nous nous
disons, nous sommes
attachés à la démocratie, à la souveraineté, et dans un pays comme la France, c
'est le peuple qui a le dernier mot. – Mais
pourquoi en passer par le
référendum,
alors que si vous êtes
élu, vous aurez une majorité à l'Assemblée
pour présenter un projet de loi ?
– Parce
que nous souhaitons, en fait, que les lois françaises soient au-dessus des traités
européens, etc. – Nous
souhaitons, en
fait,
sacraliser cette question-là. Je vous dis, c'est un sujet éminemment important, la question de l'immigration. Les Français sont majoritairement opposés à l'immigration qu'on nous impose aujourd'hui. Et donc, il faut pouvoir protéger les Français et leur donner la parole par voie de référendum, un référendum constitutionnel. C'est vraiment ce qui protégera les Français face aux dérives,
que ce soit des traités internationaux ou alors des
personnes qui ne sont pas d'accord avec nous.
–
Puisque
Madame a bien fait de préciser sa pensée, on n'est pas là pour l'entraver. Chacun est libre. Moi, je n
'ai
jamais été pour censurer les opinions, même quand je les combats, mais je les combats en l'occurrence. Donc, ce que vous avez dit, dans l'application de votre priorité nationale, j'ai donné l'exemple des travailleurs sans papier qui cotisent. On peut tout à fait prendre l'argument. Je ne
suis
pas d'accord, mais on peut le prendre. Par contre, ce qui est dit ce soir, c'est
que les
personnes qui sont avec un titre de séjour qui cotisent auront le droit à l'assurance chômage, mais n'auront pas le droit, en particulier à la politique familiale.
Mais
ça, c'est la rupture du principe d'égalité, puisque les personnes en question, je ne
sais
pas si vous vous rendez compte de ce que vous dites, qui sont en situation régulière, qui n'ont pas fait de faute, a priori, parce que jusqu'à preuve du contraire, toutes les personnes qui travaillent en situation régulière ne
font
pas de faute, ces gens-là, ils n'ont pas le droit, par exemple, à la politique familiale, alors qu'ils cotisent. Madame, c'est anticonstitutionnel, et ce sera censuré par le Conseil constitutionnel. Vous pouvez vous asseoir dessus, et c'est là où on rentre dans la démocratie dite illibérale, c'est-à
-dire
les régimes autoritaires. Vous le
recours au récit, c'est pour
cette
raison que nous voulons proposer un référendum aux Français. Alors, peut-être que ça vous chagrine, mais les Français décideront. Le
combat très
bien. Voilà, mais très bien, et certainement que vous perdrez, mais ça, on verra quand on sera au pouvoir. Mais, voilà,
oui.
Vous
n'arrivez pas trop vite en besogne, Madame Diaz, il y a beaucoup d'élections, ceux qui ont prévu d'arriver en tête, n
'y arrivent pas vraiment.
Mais je peux vous dire qu'on va travailler.
Mais le fait de donner
la parole aux Français, Thierry Arnaud, cette voix référendaire, donner la parole aux Français sur ces sujets d'immigration,
ça, pour
le coup, non, mais ça n'efface pas la Constitution, ça, c'est vous qui le dites, mais c'est une idée qui séduit pas seulement du côté du Rassemblement national, et après tout, pourquoi pas ? C'est vrai que les Français ont envie d'être entendus sur ces sujets, sur ces questions.
Oui, bien sûr. Et effectivement, alors après, la difficulté, c'est qu'on leur proposera un projet de loi, un peu à la manière dont on leur propose un traité, c'est-à-dire qu'on leur demandera pas de dire oui ou non à une mesure sur l'octroi des allocations familiales, ou sur...
C'est pas une grande question. Voilà,
c'est un projet de loi. Donc il y aura effectivement dans ce projet de loi des articles, des chapitres. On parlera de droit du sol, on parlera de l'expulsion des immigrés en situation irrégulière, on parlera effectivement de l'accès aux prestations sociales et d'autres sujets. Et c'est sur ce paquet complet, dans l'hypothèse qui était évoquée par Jordan Bardella à notre micro, que effectivement, ce référendum serait proposé aux Français en même temps qu'ils voteraient pour le premier tour des élections législatives, puisque l'Assemblée aurait été dissoute dans la
coulée des élections présidentielles. Sachant que ça
nous met en contradiction, parce qu'il faut aussi que... Il y a des gens comme M. Philippot qui était chez vous, il
a
une certaine forme d'honnêteté, il est pour le Frexit. Mais là, ça nous met en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme. Ça nous met en contradiction avec nos engagements internationaux, en particulier vis-à-vis de
l
'Union européenne. Donc est-ce que vous assumez, avec ce référendum, et la mise en œuvre de votre préférence nationale, de sortir de la légalité européenne ? Il faut que les Français le sachent. Le Brexit, ça n
'a
pas été à somme nulle quand même pour les Anglais qui s'y sont engagés. Plus de 70% des Anglais le regrettent. Donc vous nous proposez un Frexit rampant, au moins M. Philippot a eu l'honnêteté de dire qu'il est pour le Frexit. Est-ce que vous assumez de dire qu'on va rentrer en contradiction avec nos engagements en matière de droits de l'homme vis-à
-vis de l'Union européenne, par
exemple ? M. Calfon, vous êtes caricatural. Depuis que nous sommes rentrés sur ce plateau, vous nous avez dit que nous étions des xénophobes. Vous avez taxé nos mesures d'un constitutionnel. Maintenant, vous nous dites de vouloir déguiser un Frexit. Bon. Écoutez, vous êtes dans votre rôle.
Mais répondez sur le
fond. Je comprends qu'au Parti Socialiste, vous soyez à la peine. Mais je pense que vous donnez ce soir une mauvaise image de votre parti politique. Donc je ne
vais
pas vous faire des conseils
en communication. Mais
répondez
sur le fond quand même. En
effet.
Mais je
pense que tout le monde aura bien vu. En aucun cas, ça ne vous
fait
sortir
du cadre européen,
Église?
Non,
en
fait, madame, c'est ce que je dis. Nous avons travaillé. Nous sommes des gens sérieux. Nous proposons ce projet de référendum constitutionnel aux Français. Et donc, non, nous sommes dans les clous. Nous sommes dans la légalité. Et ce n
'est
pas parce qu'on se fait traiter de gens irresponsables. Parce que quand vous dites qu'on est xénophobe, inconstitutionnel,
et
qu
'on
déguise un Brexit, je pense que personne ne vous croit, mais j'ai envie de vous dire, continuez comme ça. C
'est comme si deux
personnes... Ça veut
quand même dire que vous allez désobéir au traité européen. Et vous savez que Victor Orban a été sanctionné pour cela. Oui, après, il y
a
des règles du jeu. Après, on peut choisir d'en sortir, effectivement, de l'Union européenne. Mais à partir du moment où on est dans l'Union européenne, et vous avez de nombreux députés européens, donc vous savez de quoi il en retourne. À partir du moment où on est dans l'Union, on respecte les règles de l'Union. Ils
peuvent vous dire aussi
qu'on va faire railler, on va discuter, comme Raphaël Glucksmann le dit sur d'autres sujets.
Non, mais pas sur ce sujet-là.
Ils ne seront pas les premiers à dire qu'on va aller discuter,
on va
aller au débat.
C'est un débat présidentiel. Moi, je respecte toutes les idées, y compris les vôtres. Je les combats, mais je les respecte. Il faut que les gens comprennent les conséquences. Quand M. Farage, en Grande-Bretagne, a dit qu'on n'aura plus d'immigration, ça va être formidable, la croissance, il y aura des emplois pour les Britanniques, qu'on va virer tous les immigrés. Ils ne savaient pas qu'ils se retrouvaient dans cette situation d'isolement, au point que, finalement, les Britanniques se sont morts les doigts tous les jours. Donc, la vérité, effectivement, il y a deux versions, vous avez raison de le mentionner.
Il y a une version dure qui est plus cohérente qui est celle de votre ancien vice-président M. Philippot, c'est-à-dire de dire le Frexit, et vous le disiez il y a quelques années, vous ne le dites plus. Et puis, il
y a
la version effectivement urbaine. C'est-à-dire que vous, vous allez vous proposer de rentrer en conflit avec des attaques à l'État de droit qui, je l'espère, entraîneront des trains de sanctions parce que c'est tout à fait inexplicable et inexcusable. Autre
mesure de jeu qu'on
avance.
Sur
cette affaire de préférence nationale,
je
vais vous donner un exemple pour les Français. Vous avez deux personnes qui payent la même police d'assurance, contrat d'assurance pour leur voiture.
D
'accord ? Il y en a un qui est français, l'autre qui est, par exemple, allez, marocain, mais ils payent.
Ce
ne
sont
pas des gens sans assurance.
Eh
bien, la compagnie d'assurance va leur répondre sur un même dommage. À toi, tu es marocain, tu n'y as pas droit. C'est exactement ce que propose le rassemblement national avec sa priorité nationale.
Non,
là, pour le coup, s'il vous plaît.
Vous
pouvez
répondre, oui.
En
fait, moi, je considère que quand on fait de la politique, quand on se fait élire par des électeurs et quand, comme nous, on porte une vision politique, je le dis, les règles qui nous sont imposées en ce moment ne sont pas le résultat d'une fatalité. Elles sont le résultat de choix politiques qui ont été faits. Comme nous, on se bat chaque jour pour défendre notre souveraineté nationale,
ça
veut dire que, oui, on ira mener ce bras de fer. Oui, on va combattre avec détermination. Et moi, je le dis chaque matin quand je me lève,
je me lève pour
améliorer la situation de nos compatriotes. Donc, d'un coup, en fait, vous avez deux camps. Vous avez le camp de la résignation, celui que vous incarnez, celui qui nous dit, ce qui nous dit matin, midi et soir que rien n'est possible. Et il y a le camp du rassemblement national qui est le camp de l'ambition et c'est celui-là que nous nous incarnais. Pendant
que vous
parlez, il y
a
un débat
parallèle sur l'assurance auto.
Victor Vérault, qu
'est-ce que vous étiez en train
de dire surprenant ? Alors, ce n'est
pas pour défendre
cette mesure. Et après, on va avancer sur vous.
J'essaie de réfléchir. Je me dis, la comparaison de François Calfont avec la France, avec le pays de la France, je la trouve assez injuste dans le sens où la France n'est pas simplement une assurance où quelqu'un débarque et paye pour un service et
les gens t
'appellent
pour un service. Alors, quand on te donne ça,
ce n
'est
pas le fonctionnement. La France n'est pas simplement un guichet d'assurance auto comme on vient de le dire. Il y a aussi toute la considération qu'elle soit
culturelle et dédicationlle. Parmi tant d'autres.
Parlons du voile à présent parce que ça fait aussi pardon, mais des déclarations du jour. Jean-Philippe Tanguy était l'invité de BFM TV et voilà ce qu'il a dit sur le port du voile en cas d'élection de Marine Le Pen. Il le dit, ça y est, c'est tranché au sein du parti parce que ça avait fait l'objet d'un débat. Les femmes portent le voile. On ne parle pas du niqab.
On parle
bien du voile. Serait sanctionnée, serait verbalisée si elles portaient leur voile. Non, l'espace public. Écoutez.
Nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté. Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité. Quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité, ils ont une amende. S'il
y a
des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende. L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est interdit et soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français.
Il
faut bien rappeler la nuance, Sèv, entre ce qui est déjà en vigueur et ce que veut le Rassemblement national.
Déjà, pour moi, ils n'ont rien compris en proposant cette mesure. Ce qu'est la laïcité, c'est-à-dire qu'on confond l'espace public où effectivement, c'est-à-dire la rue, le bar, le café, le parc, etc., où on a le droit d'afficher des signes religieux
et
les services publics en revanche, l'école où effectivement le voile est interdit, tout signes religieux est interdit, l'hôpital, la fonction publique de façon générale, où cette interdiction devrait déjà être appliquée avant même d'aller envisager de prendre une telle mesure. Et moi,
je
trouve ça complètement fou d'imaginer, complètement irréaliste et même dangereux, d'aller imaginer qu
'on
va sanctionner, on estime, j'ai regardé les chiffres, la dernière enquête INSEE qui avait à peu près
2
millions de femmes musulmanes en France dont 25% portent le voile. Donc ça serait 500 000 à peu près. Vous imaginez qu'on va aller sanctionner, enfin, verbaliser 500 000 femmes, tous les troubles à l'ordre public que ça pourrait engendrer.
Surtout que la loi sur le volet est... Voilà, vous savez avec qui vous êtes d'accord ? Une
conception erronée de la laïcité.
Je vais vous surprendre,
vous savez avec qui vous êtes d'accord ? Robert Ménard. Il disait, Peu ou prou, la même chose que vous tout à l'heure sur ce plateau et c'est un maire qui parle.
C
'est le maire de Béziers. Écoutez.
On
va demain demander à toutes les femmes dans l'espace public de se dévoiler. Vous le croyez ?
C'est la
proposition d'interdire le voile qui a été porté
par le Rassemblement National. Vous croyez
réellement que c'est faisable ? Peut-être que j'ai appris ça comme maire. Peut-être que comme maire... Vous
l'imaginez dans votre ville
de Béziers ?
Mais bien sûr que
non, madame. Mais qui va aller le faire ? Mais vous ne croyez pas que ça va se faire.
Vous
répondez quoi ? Moi, je considère que le voile, c'est vraiment l'illustration de la soumission de la femme à l'idéologie islamiste. Moi aussi. Et donc, je suis attachée à la liberté des femmes, aux droits des femmes parce que je suis féministe. Et donc, il faut que les femmes puissent vivre librement sans avoir besoin de se cacher les cheveux par un voile. Et donc, nous avons, il y a quelques années déjà avec Marine Le Pen, déposé une proposition de loi visant à sanctionner, interdire tout ce qui pouvait contribuer à la propagation de l'idéologie islamiste.
Et
donc, oui, nous le disons, le voile avec nous, eh bien...
Vous avez entendu ce qu'il vous dit, par exemple, Robert Ménard ?
Il
vous dit c'est
infaisable. Non, mais c
'est toujours pareil. On nous dit que c'est infaisable. Écoutez, comment vous faites ? Ce sont les policiers qui mettront ces amendes
?
Ben oui, notamment, mais en fait, par
exemple... Ils n'ont pas suffisamment de boulot, les policiers, en ce moment ? mais on
va en recruter, vous savez bien. Aujourd'hui, il y a autant de femmes qui sont voilées parce que le voile ne leur est pas interdit. Demain, vous changez la loi. Vous dites, le voile est interdit, eh bien déjà, vous en aurez un certain nombre qui ôteront le voile. Et je pense même qu'il
y
en a beaucoup qui seront ravis de l'enlever parce qu'elles le mettent parfois parce qu'elles sont obligées de le porter dans cet interquartier par leur mari qui ont un rapport à la liberté des femmes peut-être un peu différent que le nôtre. Mais donc,
je le dis, ce seront des amendes de voir à l'échec.
Oui. Oui ? Et l'amende, ce sera combien ? Ça, c'est à déterminer. Mais vous voyez, nous, c'est cette philosophie-là que nous voulons imposer, en fait. Je vous ai entendu.
La liberté de la femme,
c'est n'importe quoi.
Je vais donner des exemples concrets parce que là,
on n'en a même pas. On n'a pas fixé
l'amende. C'est juste de très grands délire. Déjà, c'est une xénophobie crasse.
Ça revient.
Et puis, ça ne sera pas faisable. Et puis, c'est le Brexit.
Je suis française.
Vous avez tellement peur de mes arguments que vous ne laissez même pas
dévouer. Non, mais parce qu'en fait, vous êtes tellement prévisible. Vous êtes tellement prévisible.
Non, je ne
suis
pas prévisible parce que je vais vous poser des questions très précises.
Oui,
d'accord.
Donc, le voile, une femme qui se couvre les cheveux...
c'est
un peu
avec les
Français, public. Donc, les policiers, comment ils vont distinguer quand ils vont trouver une religieuse qui a les cheveux couverts ?
Non,
mais...
Comment ça ? La loi, ce n'est pas le
fait du prince. Ce
n'est
pas de vérifier si cette femme croit en Jésus ou
croit en Mahomet.
Non,
mais d'accord. Vous allez m'expliquer. Vous allez m'expliquer. La
religieuse est un membre
vous allez pas couper la parole si vous allez où
? Ce
n'est
pas
votre argument le plus
convaincant,
François. C'est
un argument extrêmement convaincant. Il y a d'autres religions
où
les femmes se couvrent les cheveux. Donc, celles-là aussi seront finalement
sanctionnées. Là, en l'occurrence,
Jean
-Philippe...
Parce
qu
'elle
ne veut pas venir dire la même
chose sur ce voile. Mais
dans la loi, ce sera marqué le voile islamique. Comment vous allez décider
qu'il est islamique
? Comment
vous
allez décider qu'il est islamique, qu'il est catholique, qu'il est juif ou qu'il est celui d'une femme qui a un cancer ? Comment vous allez le décider
? Donc,
ça veut dire que vous ne sanctionnerez... Non, mais je vais être très précis. Ça veut dire que vous ne sanctionnerez les femmes qui portent, qui se couvrent les cheveux en fonction de leurs origines ou en fonction de leur faciès. Parce qu'autrement, vous sanctionnerez toutes les femmes qui se couvrent les cheveux. Expliquez-moi même comment vous pouvez rédiger cette voie. Et pardon de vous le dire, et là, vous m'attaquerez devant les tribunaux,
à
part la notion d'essentialisation et de racisme, je ne vois pas sur quelle définition vous baserez pour distinguer celles que vous sanctionnez par une amende et celles que vous laissez passer. Alors, je suis assez d'accord. C'est l'avocat du Rassemblement National ? Parce
que
je t
'appelle Madame Diaz. Je vais
dire que je suis d'accord avec vous.
Mais, mais, mais...
Je suis assez d'accord avec vous. Non, mais il faut être honnête. Sur la faisabilité, je ne parle pas de on ne
va
pas réussir à enlever le voile à toutes les femmes qui le portent, c'est jamais la loi. Bon, à ce moment-là, la loi sur l'interdiction de fumer
des cigarettes sur le fond. Sur le fond, on ne la sait pas non plus. Sur le voile.
Parce que bon, là-dessus, en revanche, vous avez... Moi, je pense qu'il ne faut pas combattre cela par la loi, par l'interdiction, par la sanction, par l'amende. Je pense que la France est plus intelligente que ça. Je pense qu'il faut combattre
le voile. On va passer du Rassemblement National,
manifestement. Et je ne comparerai pas tous les voiles parce qu'il faut en France... Mais quand,
mais
en
droit, comment on fait ? Attendez, attendez. Je dis justement, ça
n'est pas par le droit. Je dis la France est
une nation intelligente. C'est une nation
intelligente mais qui a été suffisamment stupide pour ne jamais, jamais se pencher sur une chose qui devrait être évidente dans cette discussion, c'est qu'est-ce que l'islam, quels sont ses rites, quelles sont les
raisons d'être... C'est une loi raciste. Non, pardonnez-moi. Les femmes qui ont les cheveux couverts, musulmans sont sanctionnées. Je vous
dis que vous avez raison sur ce point. Je vous dis que vous avez raison sur
ce point. Moi, j'aimerais qu'on reste sur la
faisabilité.
Alors, la faisabilité, à mon sens, pour cette question précise, je ne
vois
pas
comment
faire. Ça n'est pas possible parce qu'effectivement,
vous
ne pourrez pas, à moins de marquer voile islamique, il suffirait...
Alors, être
vigilière.
J'aimerais qu'on
entende être vigilière justement sur
la
manière dont ce serait mis en application.
Ce serait bien dans une loi. On est d'accord. Oui, mais en
fait, elle a déjà
été déposée
qui
s'appelle loi de lutte contre les idéologies islamistes. Donc ça, ce n
'est
pas nouveau.
En
fait, ça fait déjà quelques années que nous l'avons rédigée, cette loi. Elle est disponible
sur le site
internet de l'Assemblée nationale et donc que tous les Français pourront aller la consulter. Et moi, je le crois. Une fois de plus, nous sommes rejoints par l'immense majorité des Français sur cette position et bien naïfs sont ceux qui nous disent que le voile, ça n'est pas le symbole de soumission de
la femme. Donc Robert Ménard, c
'est un
naïf
? C
'est ça ? Et nous sommes
en opposition idéologique avec des gens de gauche. C'est un maire à Béziers, il est confronté à ce sujet. Il n'est pas
au Rassemblement national. Non, mais il n'en a pas été si loin à un moment donné. Et lui, il dit surtout concrètement, au niveau pratique, c'est pas faisable. Oui, mais c'est ça en fait. Alors, d
'accord.
Ça, je ne suis pas... Non, c'est faisable.
Mais
ça, c'est l'artement dans les
parcs. Je veux dire, à ce moment-là, on ne fait pas cette loi non plus parce que les policiers ne
vont
pas s'amuser à courir derrière tous les fumeurs dans tous les parcs. On peut annuler quasiment toutes les lois de ce pays avec ce raisonnement-là. Il y aura toujours quelqu'un qui échappera. Maintenant, encore une fois,
je
répète, la question du voile n'a jamais été traitée sérieusement dans ce pays. Ce n
'est
pas par une loi qu'on va y répondre. Le voile, ce
n
'est pas simplement une histoire de soumission de la femme à l'homme. C'est que la femme doit rester pudique pour ne pas tenter l'homme qui, lui, ne peut pas maîtriser ses pulsions sexuelles.
Vous attendez les défendre et ça, c'est par l'école qu'on l'apprend.
Ça n'est pas par la loi. Moi, je plains les fonctionnaires de police et de gendarmerie qui seront confrontés à des contrôles où il va falloir expliquer puisque, si j'ai bien compris, le foulard pas islamique
est autorisé mais
le foulard islamique interdit à ne
pas
marquer la religion des gens sur le passeport. Je ne sais pas comment on fait et en plus, je ne le souhaite pas. Ce n
'est
pas notre tradition. Ça existe dans d'autres pays. Je ne le souhaite pas. Sur ce
point-là, est-ce
qu
'effectivement, ça ne va pas être compliqué de
faire
la distinction ?
Écoutez, non.
Ça paraît
tellement simple quand on vous écoute.
Oui,
en fait. Mais vous faites des nœuds au cerveau juste pour éviter le problème. Vous dites oui,
ça ne va pas être grave. Parce que juste, vous
n'avez pas envie que les femmes soient dévoilées. Parce que vous n'avez pas envie que les femmes soient les égales de l'homme. Parce que vous n'avez pas envie de vous mettre en opposition avec peut-être
une partie de
votre électorat qui
est communautarisé. On veut juste savoir comment ça va se passer. Non,
vous ne voulez pas savoir comment ça va se passer.
Vous voulez
juste essayer de faire croire que notre mesure n'est pas applicable. Parce qu'en fait, vous la contestez. Parce que vous n'êtes pas d'accord avec cela. C'est votre droit.
Mais je la
conteste. Mais je dis que les Français sont en accord avec nous et tant mieux. Et j'espère vraiment qu'ils le prouveront, qu'ils se rendront massivement dans les urnes pour élire Marine Le Pen, présidente de la République. Parce qu'avec des gens comme vous, pas vous personnellement, mais des gens de votre parti politique, je pense que les femmes ont du souci à se faire en ce qui concerne leur liberté.
Moi, je prétends que ce sera un chaos généralisé. Pour choisir,
il faut avoir
toutes les données. Pardon, mais j'y reviens. On parle d'une amende de 30 euros ou de 150 euros
? Parce que ça joue. Non, mais parce que ça joue aussi.
Vous me dites qu'on travaille depuis des années. Non, mais absolument. Mais nous sommes le 30 août, en fait.
Un mélange de l'amateurisme et de dogmatisme.
Nous, on a déjà notre
candidat à la
présidence de la République. On a déjà notre candidat pour Matignon. Nous avons notre directeur de
campagne. Ça, vous avez où ?
Et nos opposants politiques ne sont même pas à désigner leur candidat.
Ils
sont dans des prêts.
Mais là, vous voyez quand même que ça m'intéresse beaucoup. Il y a quand même
un grand décalage entre le montant de l'amende que vous me demandez quand on arrivera au pouvoir et le
degré
de retard de tous nos opposants politiques. Oui,
mais
sauf
que,
pardon,
l
'amateurisme crasse
du Rassemblement national. Moi, je
ne suis pas votre adversaire. Je suis dans mon rôle et donc j'essaie d'avoir des dents. Je vous réponds que les informations arriveraient. Sur ce que vous se
levez, effectivement,
sur les candidatures qui ne cessent, la difficulté à s'accorder sur un candidat,
les
sondages touchent et coulent. Vous savez,
en fait, ce qui a réglé la question du candidat au Front national, c'est la justice. Ce ne
sont
pas les électeurs du Front national. Nous, c'est la différence entre un parti autocratique et autoritaire. D'ailleurs, je vois que les purges à l'endroit des amis
de M. Bardella ont
commencé. Vous n'êtes même pas au pouvoir, vous commencez les purges dans
votre propre temps. Et
un
parti démocratique et je vais vous répondre sur le droit. Ne l'en
gardez
pas
avec envie.
Franchement, moi, je n
'ai
pas envie de faire des purges. Vous, ça vous fait sourire, pas moi.
L'un ou l'autre... L'un ou l'autre... Attendez... Je réponds sur le fond.
Mais l'un ou l'autre est favori dans les sondages. Vous pouvez parler de purges ou ce que vous
voulez. D'accord, mais enfin, c'est des principes. Je dois quand même vous le rappeler.
Il y a plein de gens qui sont arrivés par la voie démocratique et je les combats. C'est le cas de M. Trump. Donc, on a le droit de ne
pas
être d'accord avec les principes. Deuxième chose, nous avons une procédure démocratique avec deux tours tout à fait claires et je vous le dis au passage pour envoyer au premier débat qui a été évoqué ici. Oui, pour éviter le rassemblement national, mélange de dogmatisme et d'amateurisme, d'autocratie, c'est beaucoup mieux de prendre une formation politique qui souhaite gouverner, qui a des principes démocratiques et qui a un autre agenda proposé aux Français, non pas celui de mettre le plaid sur l'aisselle des haines, mais au contraire de réunir. Eh bien, je vous le dis que c'est avec la gauche et au terme de ce processus-là que nous aurons un candidat qui battra Marine
Le Pen.
Olivier Faure, candidat à la primaire du PS, ça y est, c'est officiel ce soir. C'était vraiment nécessaire
?
Et chacun, je ne peux pas vous dire une chose et le contraire juste après. Chacun est tout à fait légitime à se présenter. Je vais vous dire ce qui est intéressant dans ce débat, il est à livre ouvert. Nous, il
n
'y a pas les conflits de couloirs sur la ligne idéologique, Raphaël Guzman et d'autres qui disent, nous ne voulons pas, et ça fait longtemps que nous le disons, Carole Delga le dit aussi, Nicolas Maillard-Rossignol le dit aussi, nous ne voulons pas d'accord législatif avec la France insoumise. Et il
y a
ceux qui à chaque fois veulent nous faire le NFP, le NFP carré, le NFP cube. Eh bien, vous voyez, moi je n
'ai
pas de différence de principe. Je refuse finalement la violence en politique et le fait que ce pays, les choix à faire soient entre des formations qui accroissent les tensions au sein du pays. Je refuse l'essentialisation. Je refuse qu'on pointe du doigt une partie de la population. Donc je refuse l'accord avec la France insoumise et c'est pour ça que je soutiens Raphaël Guzman.
En cas de second tour, Marine Le Pen, Edouard Philippe, vous votez Edouard Philippe
?
Bon ça, il n
'y
a aucune difficulté. Moi je suis pour l'application du Front républicain mais je ne me situe pas dans cette hypothèse. Après, à voir, puisqu'on a discuté dans les positions que prennent les uns les autres, jusqu'où ils se diront. Si c'est pour avoir une photocopie, on n
'en
est pas là bien sûr parce que j'ai entendu médicale d'État également. Si c'est pour avoir une photocopie ou un tract mal reproduit du Front national, là on n
'aurait
une difficulté.
Et en cas de second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,
aucun doute
non plus
?
Mais il n
'y en
aura pas. Jean-Luc Mélenchon ne sera
pas au second tour.
là pour l'instant.
Oui, mais vous savez la
différence entre vous
et madame. Pourquoi vous dites qu'il n'y en aura pas ?
Moi je ne
suis
pas un commentateur, je suis un militant politique. Donc je sais que militant politique...
Vous allez
faire en sorte que ça n'arrive pas.
Vous savez, j'ai été élu sur une liste aux élections européennes. Les représentants de M. Mélenchon ont fait 9%. Raphaël Glucksmann a fait 14%. On nous a fait la même chose, l'imposition de sens par ceux qui parlent le plus fort pour nous dire que la France insoumise avec 6 mairies a gagné les élections municipales. On en a même 600. Et le
sondage de ce week-end
montre plutôt que les modérés remontent. Oui.
Mais ça pour le coup
c'est plus nouveau.
On retiendra que vous répondez pour Édouard Philippe face à Marine Le Pen mais pas pour Mélenchon face à
Marine Le Pen. Vous retenez ce que vous voulez. Vous préférez voter pour une
personnalité de
droite que pour une personnalité de gauche.
Moi je souhaite et ardemment je dis que la gauche sociale-démocrate sera au second tour de
l'élection présidentielle. C'est exactement
pour ça qu'Alain Mung disait tout à l'heure sur ce plateau qu'Édouard Philippe serait le seul à pouvoir battre Marine Le Pen parce que pour des gens comme vous il est plus susceptible de représenter à un moment donné un recours à un vote utile.
Enfin
en même temps
je
me fais commentateur j'ai dit que je ne l'étais pas je me fais commentateur sur le bloc central. En même temps si d'ailleurs ce soir ça a été dit par l'ensemble d'entre vous si M. Édouard Philippe se présente comme un candidat de la droite et dans les analyses que vous avez faites vous avez oublié de dire qu'en fait il voulait surtout supprimer débrancher finalement la candidature de M. Retailleau et bien je pense que dans le bloc central ce qu'on appelle le bloc central et je le vois au Parlement européen sur la question migratoire il y
a
un certain nombre de gens qui seront plus confortables à une candidature issue de la gauche que d'une candidature qui court après un certain nombre de thèses développées je vous rends hommage depuis des années par l'Assemblée nationale. Exemple concret la question du tri des migrants ça c'était au Parlement européen la question du tri des migrants dans des pays tiers ça a été voté au Parlement européen et bien le groupe du bloc central s'est divisé s'est coupé en deux Horizon a voté avec la droite et l'extrême droite
et
le Modem et le parti de M. Attal ont voté pour refuser cette orientation de la même façon que nous l'avons fait.
En parlant d'Edouard Philippe je voudrais justement qu'on revienne à son interview parce que c'est important aussi qu'elle alimente nos discussions c'était quand même une interview événement ce soir sur BFM TV il est revenu sur un sujet qui lui tient à cœur les arrêts maladie on va l'entendre là-dessus il avait parlé lui qui avait dit vouloir mettre fin je le cite à l'open bar des arrêts de travail peut-être qu'on peut expliquer en quelques mots Thierry ou Victor celui qui est le plus à l'aise sur le sujet pourquoi c'est un sujet pas seulement pour Edouard Philippe les arrêts maladie ils sont aussi dans le viseur du gouvernement elle est le premier qui répond
parce qu'ils considèrent que le système est manipulé et qu'on déguise des arrêts du travail on déguise en arrêt du travail ce qui sont en réalité des façons de gérer des délais pendant lesquels on négocie une rupture conventionnelle et que donc ce système est manipulé et il faut donc en changer les règles pour raccourcir les arrêts du travail autorisés les échéances auxquelles on met en place un certain nombre de renouvellements précisément pour lutter contre ce type d'abus
30
000 arrêts de travail prescrits chaque année par l'assurance maladie pour un coût de 18 milliards d'euros non le coût est pour l'assurance maladie pardon 18 milliards d'euros pour l'assurance maladie et il y en a 30 000 arrêts prescrits chaque année par les médecins voilà ce que veut faire Edouard Philippe alors il y est allé un peu moins franco sur ce sujet aujourd'hui
beaucoup
d'administrations ont constaté un développement de l'arrêt de travail limite de l'arrêt de travail de confort parfois et que ces arrêts de travail ils déstabilisent l'organisation de l'entreprise ou de l'administration ou du service public ils coûtent cher à la collectivité voyez-vous on perd au fond le sens
de
l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale
est
-ce que vous considérez aussi au rassemblement national qu'il y
a
un sujet sur les arrêts malais et est-ce que vous prévoyez c'est un chantier qui fait partie de vos
priorités il y a un sujet sur la fraude sociale évidemment mais sur la question des arrêts maladie moi je considère que tous les malades évidemment ne sont pas des fraudeurs et s'il y a peut-être une augmentation des arrêts maladie c'est aussi peut-être parce que il y a un mal-être au travail et en ce qui concerne la délivrance des arrêts maladie moi je suis très respectueuse du secret professionnel pour les médecins donc en fait qu'on donne les moyens à l'état en fait d'engager des contrôleurs pour qu'ils aillent en fait traquer la fraude et ça aussi c'était dans notre programme en 2022 nous avons présenté un livret qui vise à lutter contre la fraude et donc malheureusement Edouard Philippe ne s'en est pas saisi vous voyez j'aurais bien aimé qu'il fasse un petit peu avant plutôt qu'une fois de plus avoir une idée qui m'apparaît en plus être une mauvaise idée et assez stigmatisante quand il est candidat François Calfon
on doit
limiter
ces arrêts maladie l'assurance retraite comme l'assurance maladie c'est notre bien commun donc si on veut que ce système perdure qu'il reste solidaire il faut bien sûr faire en sorte qu'il reste sur le fond des prestations et non pas
qu
'on distingue entre les uns et les autres mais aussi qu
'on
le protège de la fraude et la première fraude vous savez quelle est-elle parce que finalement M. Edouard Philippe jette en pâture un certain nombre de choses donc c'est l'antième du salarié feignant la première fraude sociale c'est celle du non-plément par des employeurs des cotisations ursaf qui alimentent les caisses de retraite et d'assurance chômage et puis la deuxième chose que j'ai envie de dire parce que je suis assez d'accord pour une fois avec ce que
vous dites ah vous me vendre pour
3h42 je ne vais pas dire
que ça va rester rouge je
ne vais pas me réjouer vous soyez
d'accord je m'en fiche moi je dis ce que j'avais à dire
non mais d'accord très bien ne craignez pas que pour une fois j'exprime
il
essaie de faire
un
pas vers vous la
deuxième chose la deuxième chose que j'ai à dire c'est qu'on doit se soucier de la santé au travail des travailleurs parce que on parle des maladies mais aussi des burn-out on parle de cela mais aussi de transport médical il faut absolument que nous nous soucions en amont par des politiques de santé publique de RH
parce
que souvent le burn-out l'arrêt de travail c'est quand ça se passe mal dans l'entreprise puisse finalement on puisse les éviter et nous sommes très en retard notre pays est très en retard sur le plan de la santé publique je donne un seul exemple les seniors en emploi vous allez en Finlande dans toutes les entreprises vous
avez
une salle de sport peut-être qu'il
y a
BFM il y
en
a une où il
y
a des rameurs je ne
crois
pas il n'y en a pas je
ne suis pas au courant en tout cas
d'accord payés par l'employeur et qui permettent sur la santé physique des travailleurs qui sont âgés alors âgés c'est moi c'est beaucoup de gens plus de 50 ans on est âgés en entreprise de les maintenir en emploi plutôt que finalement les user jusqu'à la corde et à ce moment là user jusqu'à la corde ben oui ils peuvent aller voir leur médecin en disant j'en peux plus par
ailleurs il y a une autre
souffrance qui est en jeu
je
voulais juste dire
simplement par rapport à la masse que vous citiez selon l'acception qu'on a de l'arrêt maladie c'est entre 12 et 18 milliards d'euros à chaque fois qu'on a fait des enquêtes sur les abus et les abus existent ce dont on parle c'est de quelques dizaines de millions d'euros c'est ce qu'on a réussi à montrer sur la masse totale qui dépasse les 10-15 milliards d'euros donc vous voyez que en termes de masse ça ne
veut
pas dire qu'il ne
faut
pas lutter contre les abus mais si on compte là-dessus pour réduire de manière spectaculaire le défi de la sécurité sociale il va falloir trouver
autre chose c
'est ça plus
ça plus ça c'est ça oui mais
je ne trouve pas d'accord je trouve
ça un peu inquiétant qu'on commence déjà à s'étriper autour d'une mesure on va dire de bon sens alors après on peut dire voilà on peut la discuter mais enfin je veux dire on est quand même dans une situation le déficit
de la maladie c'est 25 milliards
je suis d'accord l'économie toute économie est bonne à prendre il n
'y a aucun problème simplement il ne faut pas promettre que ça va résoudre le problème c'est ça le sens de Maromba dans une situation
assez dramatique
à l
'orée d'un budget ça s'annonce très mal si on commence à ergoter sur voilà et il y a quelqu'un qui propose voilà un candidat on va dire modéré qui propose une mesure d'économie de bon sens
je veux dire on commence déjà à agir le bon sens n
'est pas forcément là où on croit moi je vous
demande vous dites tout c'est anecdotique
mais finalement c'est comme quand le rassemblement national nous annonce 125 milliards d'euros d'économie il nous
dit
on va commencer par supprimer 120 taxes notamment la taxe ce qu'ils font alors beaucoup vont vous dire oui mais ça c'est rien c'est anecdotique mais en fait ça commence aussi par
là
peut-être sur l'assurance maladie pour y en revenir une seconde moi j'ai dit ce que j'en pensais et je pense qu'il ne faut pas faire preuve de démagogie je trouve qu'il n'y
en
a pas eu sur ce plateau c'est très bien donc
on limite et on
encadre vous
êtes d'accord
l'éméchant dans la pièce de l'assurance maladie c'est à
dire
des cotisations sociales basées sur le travail qui finance le système de protection sociale c'est la destruction des emplois par l'intelligence artificielle parce que quand c'est Google qui remplace le travailleur quand c'est le robot fabriqué en Chine qui remplace le travailleur il y a zéro euro de cotisation sociale donc tous les emplois détruits par l'intelligence artificielle ne cotisent pas en Europe c'est 250 milliards d'euros qui partent chaque année à la Silicon Valley
donc si on
veut
parce qu'il y a une question de recettes il y a la question des défenses ah
non
c'est pas un
autre sujet on ne s'en sortira pas si on ne met pas à contribution le transfert du travail qui passe des travailleurs aux machines et qui elles-mêmes ne sont pas taxées parce qu'il y
a
un sujet de dépenses on vient d'en parler mais il y
a
aussi un sujet de recettes plus vous détruisez l'emploi plus vous avez une difficulté à financer votre protection sociale
sur
les recettes sur les dépenses j'aurais qu'on parle un peu quand même du budget du débat budgétaire qui s'annonce hier Sébastien Le Cordus s'est exprimé dans les colonnes du Parisien et il propose d'une certaine manière Victor Hérault un deal en fait aux oppositions ce qu'il appelle une quatrième voie ce serait quoi exactement pas de grandes mesures quelques petites mesurettes
c
'est ce que réversible tous les premiers ministres qui ont survécu ont essayé de faire jusqu'ici
c'est-à-dire déjà
vu prioriser
certaines
dépenses je lis juste sa déclaration en 50 petites décisions efficaces intelligentes contrairement à 3 ou 4 grandes qui seraient spectaculaires mais impossibles à voter
en
gros ça veut dire ne froisser personne essayer de parce qu'on n'arrête pas de nous expliquer notamment depuis François Bayrou il y a un an que la France est fait face à une dette qui est un mur infranchissable et qu'il n'y a plus un seul sou dans la caisse et qu'il faut impérativement réduire les défenses coûte que coûte le problème
le
problème c'est que la composition de l'Assemblée nationale pardonnez-moi fait que Sébastien Lecornu est bien au courant puisqu'il a réussi à surmonter cette épreuve plus d'une fois et bien fait qu'on ne peut rien laisser passer de massif il faut essayer de s'accommoder de petites mesurettes alors on va augmenter un petit impôt par-ci tant qu'il ne se voit pas trop on va baisser une petite dépense par là mais il faut faire en sorte qu'il n'y ait surtout pas plus d'une moitié de l'Assemblée nationale qui vous censure en retour or il y a deux tiers de l'Assemblée nationale qui ne sont pas du camp de Sébastien Lecornu or les deux tiers sont fragmentés en deux c'est-à-dire le Rassemblement national d'un côté la gauche de l'autre le bloc de gauche de l'autre donc on ne peut bouger ni à droite ni à gauche et on n'a pas assez pour bouger au centre
et aussi l'absence de budget représenterait un des ordres national mais aussi international les marchés financiers
nous
regardent
est
-ce que vous entendez ce que dit Sébastien Lecornu est-ce que du côté du Rassemblement national c'est d'ores et déjà la
censure assurée ? Non, non ça n'a pas été indiqué et on en parlera avec Marine Le Pen en temps voulu mais là les propos de M. Lecornu incarnent parfaitement l'absence de vision politique de ce macronisme crépusculaire ils nous disent surtout ne faisons rien ne bougeons rien donc en fait pendant que le gouvernement gagne du temps en étant en poste et bien finalement c'est les Français qui perdent du temps parce que le pays ne va pas avancer parce qu'en fait c'est pas
de l'ambulisme politique
il lui reste
quelques mois cet immobilisme politique surtout va engendrer une dégradation de la situation de notre pays donc je trouve que c'est assez malhonnête de sa part de dire bon s'il vous plaît mettons-nous d'accord alors que ça fait des années qu'il nous méprise nous lui avons proposé chaque année un contre-budget je le précise pour les téléspectateurs jamais ils n'ont inclus une de nos mesures dans leur contre-budget donc là aujourd'hui quand il nous appelle à faire preuve de responsabilité j'ai juste envie de lui dire qu'il avait des années pour faire preuve de responsabilité et que heureusement que nous nous avons fait preuve de responsabilité quand nous avons censuré les budgets sinon ça aurait engendré une perte supplémentaire de pouvoir d'achat pour
les Français pour autant la censure
automatique c'est ce que vous dites ce soir ça doit faire l'objet de discussion contrairement à ce que dit Olivier Faure ça représente d'ailleurs tous les membres du parti socialiste parce qu'Olivier Faure il a dit
ce sera la censure Olivier
Faure croit peu que nous arrivions à un compromis et certainement pas par la méthode des tout petits pas parce que c'est ce que M.
Lecornu veut faire passer par un trou de souris la dernière fois on a obtenu la suspension de la réforme des retraites c'est pas un trou de souris et moi je le dis et je pose la question aux Français aux téléspectateurs qui nous regardent est-ce qu'on peut accepter des mesurettes alors que la planète brûle alors que nous sommes déjà dans les catastrophes annoncées par le GIEC parce que nous ne respectons pas les accords de Paris et je dis l'argent il y en a il faut le prendre là où il en est il y a 211 milliards d'aides aux entreprises dont beaucoup ne sont pas justifiées donc ça c'est des mesures et d'économie parce que j'ai dit que quand j'entends que le Rassemblement National veut supprimer l'ADEME une agence gouvernementale qui assure l'accompagnement du changement climatique vous vous rendez compte comme il vote pour le maintien du véhicule thermique à Bruxelles et bien nous nous proposons au contraire d'accompagner de changer de braquet les pompiers vont être finalement en grève j'ai vu ça sur vos antennes de changer de braquet sur la transition écologique mais avec quelle
majorité
monsieur Calfon
je viens de le dire mais c'est vrai que
je
peux
comprendre je peux comprendre que dans
le cas vous ne
l'avez pas forcément entendu je pense que
vous l'avez mis en mur il y en a dans les fonds je veux dire avec
quelle majorité vous faites passer ces mesures là qui sont des
mesures de gauche vous n'êtes qu'un tiers
vous savez je crois qu'on a obtenu la dernière fois la suspension de la réforme des retraites au gouvernement
de
savoir si sa stratégie c'est pour que tout change il faut que rien ne change ou s'il a envie finalement d'accompagner les changements que nous proposons
je me demandais pourquoi brandir la censure a priori et qui parle en fait est-ce que c'est le candidat Olivier Faure depuis ce soir il
est
candidat
je crois
voilà
vous avez la réponse
par
ailleurs
on
a
du mal à croire en sa bonne foi en tout cas vous êtes en adéquation c'est le groupe socialiste
et c
'est
le bureau national là j'ai parlé en mon nom personnel qui donnera la position le groupe comme vous l'avez dit sur votre groupe le groupe se prononcera Olivier
Faure il a quand même
été
assez clair la
philosophie c'est qu'on ne croit pas au petit pas que l'option qui tient la corde par l'absence de clairvoyance du premier ministre c'est la censure mais vous savez nous on veut toujours arracher ce qu'on a déjà fait lors du budget précédent des gains pour les français pas des petites bataillettes des gains
merci on va s'arrêter sur ces mots merci à tous les quatre d'avoir été avec nous
Marine Le Pen