Aller au contenu
Tous les transcripts
DébatRassemblement National (sur YouTube)· 31 août 2026 62 minContradictoireActualité / polémiqueImmigration & asileSolidarités & familleEurope & internationalInstitutions & élections

EDWIGE DIAZ fait face au socialiste FRANÇOIS KALFON sur BFMTV !

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 32 %Attaque 48 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:01OuverteRéponse partielle

    Est-ce que c'est votre adversaire le plus redoutable à ce stade ?

  • 0:44RelanceÉludée

    Mais en matière d'immigration, il va dans votre sens !

  • 1:35RelanceÉludée

    Mais il a évolué, puisqu'il dit qu'il veut plus de fermeté.

  • 2:31OuverteRéponse directe

    En matière d'immigration, François Kalfon, il y a quand même des attentes.

  • 3:03OuverteRéponse directe

    Vous dites quoi alors sur l'immigration et le travail ?

  • 4:15FerméeÉludée

    Qu'est-ce que vous répondez à cela ? Vous faites comment ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:24Invité politiqueFait
    « je rentre juste de mon département, la Gironde, et je rencontre des citoyens qui nous disent ça suffit, il faut que ça change »
  • 1:03Invité politiqueFait
    « j'étais partie manifester aux côtés de Marine Le Pen, devant l'Assemblée nationale, parce que c'était une loi qui prévoyait l'extension de la réunification familiale »
  • 1:17Invité politiqueFait
    « si un afghan, avant la loi, un afghan de 16 ans pouvait être rejoint en France par ses parents, à cause d'Edouard Philippe, ce même afghan de moins de 16 ans, peut maintenant être rejoint par ses parents, et par les frères et sœurs »
  • 4:24Invité politiqueChiffre
    « sur les 500 000 étrangers qui arrivent de manière légale sur le territoire national, il y en a seulement un dixième, en fait, qui arrive avec un contrat de travail »
  • 5:04Invité politiqueChiffre
    « dans ma région, en Nouvelle-Aquitaine, c'est environ 500 000 demandeurs d'emploi »
  • 9:55Invité politiquePromesse
    « la double peine serait rétablie »
  • 15:08Invité politiquePromesse
    « nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales »
  • 17:13Invité politiquePromesse
    « nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales »
  • 17:30Invité politiquePromesse
    « si quelqu'un rentre de manière illégale en France, il n'a aucune chance d'être d'abord régularisé et ensuite, bien évidemment, d'obtenir la nationalité française »
  • 20:06Invité politiquePromesse
    « nous souhaitons les réserver aux personnes de la nationalité française »
  • 21:05Invité politiquePromesse
    « nous souhaitons soutenir la natalité française »
  • 23:54Invité politiqueFait
    « Les Français sont majoritairement opposés à l'immigration qu'on nous impose aujourd'hui »
  • 28:25Invité politiqueFait
    « Nous sommes des gens sérieux »
  • 28:34Invité politiquePromesse
    « Nous proposons ce projet de référendum constitutionnel aux Français. »
  • 28:36Invité politiqueFait
    « Nous sommes dans les clous. Nous sommes dans la légalité. »
  • 30:43InvitéFait
    « C'est exactement ce que propose le rassemblement national avec sa priorité nationale. »
  • 33:01Locuteur non identifiéChiffre
    « L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est interdit et soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français. »
  • 34:00Locuteur non identifiéChiffre
    « La dernière enquête INSEE qui avait à peu près 2 millions de femmes musulmanes en France dont 25% portent le voile. »
  • 36:09Invité politiqueFait
    « Je pense même qu'il y en a beaucoup qui seront ravis de l'enlever parce qu'elles le mettent parfois parce qu'elles sont obligées de le porter dans cet interquartier par leur mari. »
  • 49:48Invité politiqueChiffre
    « 30 000 arrêts de travail prescrits chaque année par l'assurance maladie pour un coût de 18 milliards d'euros. »
  • 50:04Invité politiqueFait
    « Voilà ce que veut faire Edouard Philippe. »
  • 51:19Invité politiquePromesse
    « Nous avons présenté un livret qui vise à lutter contre la fraude. »
  • 50:56Invité politiqueFait
    « ne sont pas des fraudeurs »
  • 50:58Invité politiqueFait
    « il y a peut-être une augmentation des arrêts maladie »
  • 51:18Invité politiquePromesse
    « c'était dans notre programme en 2022 »
  • 51:25Invité politiqueFait
    « Edouard Philippe ne s'en est pas saisi »
  • 53:41Locuteur non identifiéChiffre
    « selon l'acception qu'on a de l'arrêt maladie, c'est entre 12 et 18 milliards d'euros »
  • 53:50Locuteur non identifiéChiffre
    « les abus existent, ce dont on parle c'est de quelques dizaines de millions d'euros »
  • 55:46InvitéChiffre
    « tous les emplois détruits par l'intelligence artificielle ne cotisent pas en Europe, c'est 250 milliards d'euros qui partent chaque année à la Silicon Valley »
  • 1:00:06InvitéChiffre
    « il y a 211 milliards d'aides aux entreprises dont beaucoup ne sont pas justifiées »

Temps de parole

  • Invité33 %
  • Marine Le Pen25 %
  • François Kalfon12 %
  • ?11 %
  • Invité 28 %
  • Locuteur non identifié5 %
  • Locuteur non identifié 24 %

≈ 34,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Cédé

0:01
Marine Le Pen

Elvige, est-ce que c'est

0:02
Locuteur

votre

0:02
François Kalfon

adversaire le plus redoutable

0:03
Locuteur

à

0:03
Marine Le Pen

ce stade

0:04
Locuteur

? Non,

0:05
Marine Le Pen

vous savez, nous avec Marine et Jordan, nous l'avons indiqué, nous allons faire campagne avec les qualités qui nous caractérisent,

0:11
Locuteur

c

0:11
Marine Le Pen

'est-à-dire cette proximité, cette empathie, ce sérieux et surtout nous mesurons la charge qui pèse sur nos épaules,

0:18
Locuteur

c

0:18
Marine Le Pen

'est-à-dire qu'aujourd'hui nous incarnons réellement cette espérance, moi je le vois sur le terrain, vous voyez, je rentre juste de mon département, la Gironde, et je rencontre des citoyens qui nous disent ça suffit, il faut que ça change, et donc je ne pense pas que les Français feront confiance à Edouard Philippe, qu'ils connaissent trop bien, Edouard Philippe a été Premier ministre d'Emmanuel Macron, là il

0:42
Locuteur

nous dit... Mais en matière

0:42
Marine Le Pen

d'immigration, il va dans votre sens !

0:44
Locuteur

Justement,

0:44
Marine Le Pen

mais écoutez, qu'il rejoigne les positions du RN, je m'en réjouis, mais par contre, il ne peut pas être crédible en la matière, vous voyez, quand il était avec Emmanuel Macron, il avait présenté sa loi immigration de 2018, vous voyez, moi à

0:59
Locuteur

l

0:59
Marine Le Pen

'époque, je n

1:00
Locuteur

'étais

1:00
Marine Le Pen

pas encore députée, et j'étais partie manifester aux côtés de Marine Le Pen, devant l'Assemblée nationale, parce que c'était une loi qui prévoyait l'extension de la réunification familiale. En clair, par exemple, si un afghan, avant la loi, un afghan de 16 ans pouvait être rejoint en France par ses parents, à cause d'Edouard Philippe, ce même afghan de moins de 16 ans, peut maintenant être rejoint par ses parents, et par les frères et sœurs, vous voyez, donc en fait, il a contribué à la submersion migratoire de notre pays, donc il n'a aucune fermeté, aucune crédibilité.

1:35
Locuteur

Mais il a évolué, puisqu'il dit qu'il veut

1:39
Marine Le Pen

plus de fermeté. Oui, non, mais en fait, ils veulent tous changer, ils disent tous qu'ils ont changé au moment des élections. Sauf que ces gens-là, ils ont un bilan, et courir après le Rassemblement national, je pense... Pardon, pour

1:52
Locuteur

ça qu

1:52
Marine Le Pen

'il

1:53
Locuteur

n'y

1:53
Marine Le Pen

a

1:53
Locuteur

pas

1:53
Invité

la

1:53
Locuteur

même chose.

1:53
Invité

C'est exactement pour ça qu'il ne

1:54
Locuteur

faut

1:54
Invité

pas faire la même chose, c'est-à-dire qu'il se met dans la main de Mme Diaz ce soir et d'autres, c

1:58
Locuteur

'est

1:58
Invité

-à

1:58
Locuteur

-dire

1:58
Invité

que le Canada Dry du Front National, ça ne marche pas, parce que les gens vont vouloir le Front National. Et en plus, que ce soit M. Attal ou M. Philippe, finalement, il est passé par ici, il repassera par là, il faut débusquer leur macronisme. Mais ceux qui ont mis le pays dans cet état, ce sont eux. Et c'est M. Macron qui est encore réalisé. Le budget impossible dont on parlera peut-être tout à l'heure, les 1 500 milliards de dettes supplémentaires,

2:26
Locuteur

ce sont eux. Oui, on va en parler, mais en matière d'immigration, François Calfon, il y a quand même

2:31
François Kalfon

des attentes. On ne sait pas

2:31
Locuteur

pour rien si Marine Le Pen est

2:33
François Kalfon

donnée gagnante dans toutes les configurations.

2:35
Invité

Et donc je vais répondre là-dessus, c'est pour ça qu'il ne faut pas copier le Front National, dans une logique d'ailleurs qui a conduit le meilleur allié du Front National, c'est-à-dire M. Orban à être chassé par les Hongrois au bout de 10 ans d'une expérience funeste. Il faut assumer, non pas comme le fait une partie de la gauche, de dire à chaque fois qu'on parle, l'immigration, j'épicine, ça ce

2:56
Locuteur

n

2:56
Invité

'est pas une réponse satisfaisante. Et je réponds par là même à votre interpellation. Il faut savoir dire les choses de manière claire et explicite.

3:03
Locuteur

Et vous

3:03
François Kalfon

dites quoi alors

3:04
Locuteur

?

3:04
Invité

Je dis que nous avons besoin d'une immigration de travail, qu

3:07
Locuteur

'il

3:07
Invité

n

3:07
Locuteur

'y a

3:07
Invité

pas un restaurant dans Paris qui tournerait sans l'immigration régulière, même irrégulière, si ça peut faire mal aux oreilles de Mme Diaz, qu'il n

3:14
Locuteur

'y a

3:14
Invité

pas un hôpital qui fonctionnerait,

3:16
Locuteur

à

3:16
Invité

commencer par celui qui est à côté de vos antennes, l'hôpital européen Georges Pampilou,

3:21
Locuteur

mais

3:21
Invité

partout en France, sans l'immigration de travail, et que par ailleurs, ça ne veut pas dire qu'il faille dire no border. Moi, je ne suis pas un no border, je crois que la frontière existe, et qu'il faut pouvoir reconduire ceux qui n'ont pas vocation à

3:34
Locuteur

être ici. Et j'en termine par rapport, comme ça, ça fait

3:36
Invité

des interpellations.

3:37
Locuteur

Parce que

3:37
François Kalfon

ça revient beaucoup, ce point-là.

3:38
Invité

Quand vous voyez que M. Rotaio, la seule chose qu'il ait su faire, c'est de rentrer en guerre contre tous les pays du Maghreb, à vexer M. Temoun, à vexer finalement les autorités marocaines, on a eu un exemple cet été, d'ailleurs assez marquant pour l'opinion, où en réalité, les migrants qui sont arrivés à ce tasse sont revenus. Et comment ils sont revenus ? Parce que les Espagnols et les Marocains ont discuté, pas en commençant le discours xénophobe comme une antienne qui ne règle absolument rien. Et c'est pour ça que nous proposons un autre chemin, y compris sur l'immigration.

4:09
François Kalfon

Sur l'immigration et le travail, et la part que les immigrés représentent dans les travailleurs français, qu'est-ce

4:15
Locuteur

que vous

4:15
François Kalfon

répondez à

4:15
Locuteur

cela

4:15
Marine Le Pen

? Vous faites comment ? Je dis que c'est un mythe,

4:19
Locuteur

en

4:19
Marine Le Pen

fait. Ça fait 40 ans qu'on nous explique que la France a besoin des immigrés pour travailler. Moi, ce que je vois, c'est que sur les 500 000 étrangers qui arrivent de manière légale sur le territoire national, il y en a seulement un dixième, en fait, qui arrive avec un contrat de travail. Ça veut dire que 450 000 d'entre eux ne viennent pas pour travailler. Mais

4:40
Locuteur

ça ne veut pas dire qu'ils ne décrochent pas ensuite un emploi, Edwilias. En

4:43
Marine Le Pen

fait, moi, ce que je vois, c'est qu'il y

4:45
Locuteur

a des millions... Mais vous êtes contre l'immigration ? Est-ce que je peux vous poser une question ? Non, non, mais parce que l'idée, c'est une débatte. Est-ce que vous êtes contre l'immigration de travail ? Monsieur

4:51
Marine Le Pen

Calfon, je ne vous

4:51
Locuteur

suis pas interrompue. Je vous viens de vous poser une

4:53
Marine Le Pen

question

4:54
Locuteur

pour qu'on

4:55
Marine Le Pen

comprenne bien. Mais

4:55
Locuteur

la question est

4:56
Marine Le Pen

concrète.

4:57
Locuteur

Vous pouvez le répondre.

4:58
Marine Le Pen

Ce que je voulais dire, moi, c'est qu'il y a beaucoup de demandeurs d'emploi dans notre pays. Vous voyez, dans ma région, en Nouvelle-Aquitaine, c'est environ 500 000 demandeurs d'emploi. Et malheureusement, ce chiffre ne fait qu'augmenter. Donc, nous nous disons qu'il faut d'abord que les offres d'emploi bénéficient aux Français. Parce que l'arrivée

5:18
Locuteur

de cette main...

5:19
Marine Le Pen

S'il vous plaît, non, mais monsieur Calfon,

5:20
Locuteur

je voudrais quand même répondre. Oui, oui, oui, je

5:22
Marine Le Pen

voudrais quand même finir.

5:24
Locuteur

Il vous

5:24
Marine Le Pen

a posé une question

5:25
Locuteur

très concrète. Non, mais d'accord, je

5:26
Marine Le Pen

réponds à vous et je dois parler à vos téléspectateurs. Non,

5:28
Locuteur

c

5:28
Locuteur non identifié

'est vrai que vous ne préférez pas

5:29
Marine Le Pen

répondre. Et ce que je veux vous dire aussi, c'est précisément qu'en fait, une fois qu'on aura donné du travail aux Français, s'il manque de la main d'offre, dans ce cas-là, on pourra se poser la question. Mais

5:40
Locuteur

pour l

5:40
Marine Le Pen

'instant, ça n'est pas le cas. Il y a trop de demandeurs d'emploi dans notre pays qui n'ont pas de main

5:44
Locuteur

d'offre.

5:44
Marine Le Pen

Et en plus,

5:45
Locuteur

je

5:45
Marine Le Pen

le dis, cette main d'offre étrangère serait pesée à la baisse sur les salaires. Parce qu'à deux candidatures, un Français qui réclamera tant de salaires et un étranger qui réclamera tant de

5:56
Locuteur

salaires, et

5:56
Marine Le Pen

bien le patron qui voudra faire du profit, parce qu'il y a des patrons qui

6:00
Locuteur

sont aussi professeurs, et bien le disir, je viens vers le candidat

6:05
Marine Le Pen

à l'emploi qui lui coûtera moins cher.

6:07
Locuteur

Vous ne m'avez pas répondu, mais moi je vais dire la

6:09
Invité

vérité à nos téléspectateurs. Vous êtes député de Gironde, vous avez un collègue qui s'appelait M. De Fournasse, qui était vigneron et qui avait recours à l'immigration de travail chaque année pour

6:18
Locuteur

les vendanges. C'est comme, et bien c'est pas

6:19
Marine Le Pen

honteux,

6:20
Invité

ça vous dérange, mais c'est pas honteux.

6:22
Locuteur

Tous les vignerons que ce soit dans le Gard, dans le Beaucluse, en Gironde, utilisent de la main d'offre étrangère, mais c'est tout à fait vrai, madame. Je vais défendre l'honneur de mon collègue de Fournasse.

6:33
Marine Le Pen

Oui,

6:34
Locuteur

mais

6:34
Marine Le Pen

tout à fait, mais est-ce que vous

6:35
Locuteur

êtes

6:35
Marine Le Pen

contre l

6:35
François Kalfon

'immigration du travail ? C'est la question qui vous

6:37
Locuteur

posez.

6:38
Marine Le Pen

Mais moi je considère que d'abord, nous avons des Français qui sont en demande d'emploi, et que moi en tant que patriote, en tant que souverainiste, ce que je veux d'abord, c'est que mes compatriotes puissent, eux, bénéficier d'un emploi, et eux, vivre dégnement.

6:52
Locuteur

Alors on n'en est plus en restant, madame. Donc attendez, vous

6:54
Invité

ne serez pas servie.

6:55
Marine Le Pen

Eve, allez-y. D'être à vie,

6:57
Locuteur

en

6:57
Marine Le Pen

fait,

6:57
Locuteur

de

6:57
Marine Le Pen

pointer au chômage à

6:58
Locuteur non identifié

vie.

6:58
Locuteur

Ce

6:59
Locuteur non identifié

qui peut paraître étonnant, c'est que quelqu'un comme François Ruffin, par exemple, qui est un homme de gauche, défend, comme vous, le fait que... Enfin, c'était opposé à l'immigration du travail, il avait fait un peu scandale sur les mêmes arguments, et d'ailleurs, c'est la position historique de la gauche. C'est-à-dire,

7:18
Locuteur

Marx,

7:19
Locuteur non identifié

quand il parlait de l'armée de réserve du capital, qui exerce effectivement une pression à la baisse sur les salaires, donc

7:23
Locuteur

c

7:24
Locuteur non identifié

'est quand même un débat qu'on peut avoir.

7:25
François Kalfon

Sauf

7:25
Locuteur non identifié

que la

7:25
François Kalfon

gauche, elle ne raconte plus vraiment ça, quand même, aujourd'hui, sur

7:28
Locuteur

le

7:28
François Kalfon

travail. Mais c'est quoi le raisonnement ?

7:30
Locuteur

C'est en gros préférence

7:31
François Kalfon

nationale sur les emplois, et ensuite, on dispatche en fonction

7:35
Locuteur non identifié

des filières ou manque de main-d'œuvre ? Préférence nationale, y compris sur des Français d

7:39
Locuteur

'origine étrangère. Ça n'est jamais été la ligne de la gauche, la préférence nationale. Non, pas la préférence nationale, mais c'est-à-dire de dire qu'effectivement...

7:46
Locuteur non identifié

Non, simplement, ce que je disais,

7:47
Locuteur

c

7:47
Locuteur non identifié

'était de façon un peu paradoxale, c'était aussi défendu par des gens de gauche. Vous êtes d'accord avec moi

7:51
Locuteur

que François Ruffin est quelqu'un de gauche ? Je crois

7:55
Invité

que vous tordez un peu ses propos.

7:57
Locuteur

Non, il

7:57
Locuteur non identifié

a dit qu'il était hostile, c'était son terme,

8:01
Locuteur

à

8:01
Locuteur non identifié

l'immigration de travail, précisément parce qu'effectivement, c'était une manière de ne pas résoudre les problèmes de chômage, de baisse des salaires,

8:10
Locuteur

etc. Vous savez, nous, à gauche,

8:12
Invité

on n'oppose pas les travailleurs

8:13
Locuteur

français et étrangers. C'est intéressant de

8:14
Locuteur non identifié

le signaler.

8:16
Invité

On n'oppose pas les... Après, il

8:17
Locuteur

y a

8:17
Invité

un débat à gauche, parce que nous,

8:18
Locuteur

on

8:18
Invité

n'est pas dans la langue de bois. Donc, vous ne nous avez pas répondu, plutôt, on a compris de votre non-réponse que vous étiez contre l'immigration de travail. Je vous invite à ne jamais avoir un

8:25
Locuteur

problème de santé... Mais les Français savent

8:26
Locuteur non identifié

très bien.

8:27
Invité

Je vous invite à ne

8:28
Locuteur

jamais

8:28
Invité

avoir un problème de santé dans un hôpital, parce que vous ne serez pas soignés. Je vous invite à ne plus jamais aller en restaurant, parce qu'il n

8:33
Locuteur

'y a

8:33
Invité

pas de plat qui arrivera jusqu'à votre assiette. Pardonnez-moi, mais j'ai l'impression quand même qu'on restreint la discussion de l'immigration, parce qu'il s'agit bien de l'immigration au sens-là. Je rappelle que la phrase d'Edouard Philippe, au départ, c'est « Il y a trop d'immigration illégale en France. » Pas certain que ça constitue

8:47
Locuteur

une

8:47
Invité

surenchère sur le sujet de l'immigration. Bon, maintenant, là, on est en train

8:51
Locuteur

de... Non, mais c

8:51
François Kalfon

'est important ce que vous dites. Ce que dit aujourd'hui Edouard Philippe est tout à fait logique vis-à-vis d'un homme de droite. Il n'y

8:57
Locuteur

a

8:57
François Kalfon

pas un virage à droite de la part d'Edouard

8:59
Invité

Philippe. Alors, je peux faire très rapidement...

9:01
Locuteur

Sur l'immigration. Et on va prendre

9:02
François Kalfon

les thèmes les uns après

9:03
Locuteur

les autres. Et

9:04
Invité

donc là, je ne suis pas d'accord sur le fait qu'Edouard Philippe cible Marine Le Pen comme sa première adversaire. Je pense qu'au contraire, c'est Jean-Luc Mélenchon qui est son premier adversaire. Et qu'Edouard Philippe se dit « Là, le problème, c'est pas qu'il faille que je batte Marine Le Pen ou que

9:15
Locuteur

je

9:15
Invité

la rattrape dans les sondages. »

9:16
Locuteur

C

9:16
Invité

'est que là, Jean-Luc Mélenchon me menace de me dépasser et de prendre la place au second tour. Donc, il faut que je grappille un maximum de voix à droite, on l'a expliqué, puisque de toute façon, s'il y avait un second tour Edouard Philippe-Marine Le Pen, mécaniquement, une partie de la gauche, je ne

9:27
Locuteur

dis

9:27
Invité

pas toute la gauche, mais une partie suffisante de la gauche, je dirais « Mieux vaut Edouard Philippe que Marine Le Pen, puisque c'est le fascisme, etc. » Bon, donc Edouard Philippe se dit « Ce qui compte, c'est le premier tour, c'est passer au premier tour, donc battre Jean-Luc Mélenchon, donc tenir un discours à droite.

9:38
Locuteur

» Et donc

9:38
Invité

essayer de grappiller

9:39
Locuteur

des voix, peut-être,

9:40
Invité

qui seraient plus libérales, qui voteraient RN aujourd'hui, mais qui se diraient « Ah, pourquoi pas Edouard Philippe ? » Je ne sais pas si ces gens existent, mais peut-être qu

9:46
Locuteur

'il

9:46
Invité

y a des gens qui se disent « Tiens, le discours d'Edouard Philippe, plus ferme sur l'immigration, ça me tente, pourquoi pas ? S'il va dans cette continuité-là, eh bien pourquoi pas, je pourrais voter sur lui.

9:54
Locuteur

» Il dit aussi,

9:55
François Kalfon

par exemple, la double peine qui a été altérée au fil des années, c'est-à-dire, pour un étranger,

10:01
Locuteur

peine de

10:01
François Kalfon

prison, peine d'expulsion. Il dit « Moi, je n'ai aucun problème à dire que si je suis élue à la tête de la France, la double peine serait rétablie.

10:10
Locuteur non identifié

»

10:10
Locuteur

« Je n

10:10
Locuteur non identifié

'ai jamais compris pourquoi elle a été supprimée, dit-il.

10:12
François Kalfon

» Voilà, je n

10:13
Locuteur

'ai

10:13
François Kalfon

jamais compris

10:13
Locuteur

pourquoi elle a été

10:14
François Kalfon

supprimée. Et Edwige Diaz, vous diriez la même chose sur la double peine

10:17
Locuteur

? Et

10:17
François Kalfon

vraiment, encore une fois, on va avoir le

10:18
Locuteur

temps de dérouler les thèmes sur la

10:20
François Kalfon

double peine.

10:21
Locuteur

Moi,

10:22
Marine Le Pen

je suis très étonnée, en fait, de voir M. Edouard Philippe avoir des idées maintenant qu'il est candidat, alors qu'il a quand même été Premier ministre de la France, qu'il appartient au soutien d'Emmanuel Macron, qu'il y

10:35
Locuteur

a

10:35
Marine Le Pen

des députés horizon à l'Assemblée nationale, et qu'on ne les a jamais entendus parler de ce sujet. Donc c'est vrai que je comprends qu'il

10:41
Locuteur

y a

10:41
Marine Le Pen

des Français, en fait, qui doutent de la sincérité de M. Edouard Philippe, parce qu'en fait, en campagne, il tient des propos,

10:48
Locuteur

et

10:48
Marine Le Pen

quand il était au pouvoir...

10:49
Locuteur

Il

10:49
Marine Le Pen

s'est émancipé,

10:50
Locuteur

maintenant il

10:51
François Kalfon

est candidat à la présidentielle.

10:52
Locuteur

Il s

10:52
François Kalfon

'est émancipé.

10:53
Locuteur

Non

10:53
François Kalfon

mais je ne sais pas, j'essaie de comprendre, de répondre à votre raisonnance. Non mais du coup, si vous dites ça, vous évitez le débat sur les sujets et les mesures concrètes, double peine. Vous dites « oui, on l'a rétabli

11:04
Marine Le Pen

ou pas ? » Enfin, nous, en fait, c

11:05
Locuteur

'est

11:05
Marine Le Pen

dans notre programme, si vous voulez. OK. Donc il n

11:08
Locuteur

'y

11:08
Marine Le Pen

a pas de modification de notre discours entre une campagne électorale et tout ce que l'on vote tout au long de l'année à l'Assemblée nationale. Et c'est d'ailleurs pour ça que je me permets de souligner la divergence de discours entre un Edouard Philippe candidat et un Edouard Philippe en fonction. – Ça ne

11:29
Locuteur

parle

11:29
Marine Le Pen

pas peut-être qu

11:30
François Kalfon

'aux électeurs du Rassemblement national, le fait de vouloir rétablir cette double

11:34
Locuteur

peine ? – Non, ça

11:34
Invité

ne

11:35
Locuteur

parle

11:35
Invité

pas, par contre, il

11:35
Locuteur

y

11:35
Invité

a des sujets qui sont réels.

11:37
Locuteur

Moi,

11:37
Invité

j'ai dit que je ne mettais jamais la vaisselle cassée sous le tapis. On n'est pas pour la préférence nationale, ça c'est très net. On la combat. Maintenant, il

11:44
Locuteur

y

11:44
Invité

a un sujet qui est en tête des préoccupations des Français qui

11:47
Locuteur

est

11:47
Invité

l'immigration. Il

11:48
Locuteur

y a

11:48
Invité

un premier sujet, c'est l'immigration illégale. J'ai dit ce que je pensais, l'immigration de travail. Mais je peux aussi suggérer…

11:54
Locuteur

– Edouard

11:54
Locuteur non identifié

Philippe soutient aussi d'ailleurs l'immigration

11:56
Locuteur

de travail. – Je voulais dire qu

11:57
Invité

'on a tort de restreindre le sujet migratoire et l'immigration de

12:00
Locuteur

travail, comme si les Français… – J'essaie d'être un homme honnête. – Allez-y. – Il y a trop d'étrangers

12:05
Invité

qui ont un travail aujourd'hui en

12:06
Locuteur

France. – Avec voix racontes.

12:07
Invité

–

12:07
Locuteur

Je vais

12:07
Invité

essayer de dire les choses. Je pense que la stratégie Rotaillot, on l

12:11
Locuteur

'a

12:11
Invité

vu, de conflictualisation à outrance

12:14
Locuteur

avec

12:15
Invité

l'Algérie a été totalement inefficace sur la reprise des OQTF, qui est un sujet, et qui peut dire que ça n'est pas un sujet. Et je pense, on l'a vu cet été, après il y

12:26
Locuteur

a

12:26
Invité

encore des problèmes à ce tas, bien évidemment, et je dis au passage que les migrants qui sont à ce tas ne sont pas inclus dans les accords de Schengen, il faut aussi rétablir des vérités. Mais 95% de ces migrants illégaux, après on peut revenir des heures et des heures sur les causes, sont rentrés, et sont rentrés accueillis par la police marocaine. Donc c'est le dialogue qui permet… Et là, on ne parle pas de 5 personnes, il

12:49
Locuteur

y avait des dizaines de miniers. – Avec l

12:50
Locuteur non identifié

'Algérie, c'est mieux la stratégie d'apaisement ?

12:52
Locuteur

–

12:52
Locuteur non identifié

D

12:53
Invité

'accord,

12:53
Locuteur

mais je pense qu'il n'y a pas d'autre… – On avait

12:55
Locuteur non identifié

un de nos compatriotes qui s'appelle Boilem Sansal,

12:57
Locuteur

c'était ça aussi le contexte qu'il faudrait rappeler. – D'accord, mais on discute, il faut savoir sur eux, la même politique. – Et enfin, c'est mieux, et enfin, je vous donne un mot de goût. – Pas tous en même temps. – Est-ce que

13:06
Invité

simplement, tous ces migrants qui sont arrivés à Ceuta, et que le gouvernement espagnol, par son dialogue avec le Maroc, a renvoyé au Maroc et est arrivé aux mains de la police marocaine, est-ce que ce n

13:15
Locuteur

'est

13:15
Invité

pas un peu xénophobe, ça, d'envoyer

13:17
Locuteur

des migrants au pays marocain et à la police ?

13:19
Invité

Non, mais vous nous dites depuis tout à l'heure qu'il

13:21
Locuteur

y a

13:21
Invité

une

13:21
Locuteur

pratique xénophobe, un discours xénophobe à vouloir refuser des étrangers. – Aucun pays européen,

13:26
Invité

je le dis très tranquillement, y compris l'Espagne, quelle que soit son obédience politique, il se trouve que c'est un gouvernement socialiste, ne peut, comme ça, accepter, finalement, une immigration à contrôler. Et vous avez vu que Pedro Sanchez ne l'a pas fait. Et puisque vous

13:39
Locuteur

m'allez l'ironie… – Et donc,

13:40
François Kalfon

je n'ai toujours pas compris comment vous, vous contrôlez mieux l'immigration. –

13:43
Locuteur

Je

13:43
Invité

viens de vous expliquer, c'est-à-dire que, quand M. Rotaillot dit, point du doigt, les gouvernements du Maghreb, le Maroc, l'Algérie, est-ce que vous pensez une seule seconde que ces gouvernements, parce qu'à un moment, il faut bien qu'ils rentrent, parce que ces gouvernements vont en reprendre. Je constate, on l'a vu cet été à l'occasion d'une crise migratoire – Ah, donc vous

13:59
Locuteur

pensez que

14:00
François Kalfon

le dialogue

14:01
Locuteur

peut être possible

14:03
François Kalfon

?

14:03
Invité

– Et je soulève même un autre point, parce qu'autrement, les gens de gauche, ils ne parlent jamais d'immigration. Il y

14:08
Locuteur

a

14:08
Invité

un sujet d'intégration, ça, il faut pouvoir se le dire. C'est-à-dire que la France, n'importe quel pays, doit pouvoir fonctionner sur un creuset commun. Et je pense que l'instruction civique, et je pense que ça a

14:20
Locuteur

été

14:20
Invité

proposé par les uns les autres, le service national, différents éléments qui constituent les piliers de la République, l'école, – j'en ai une école misérable, ça, au moins tous les candidats s'entendent là-dessus, j'espère qu'il y

14:31
Locuteur

aura

14:31
Invité

vraiment de l'argent pour l'école. Eh bien, tous ces creusets-là doivent être établis. Ce sont finalement ceux qui construisent le creuset commun, où quand il faut, dysfonctionnent, c'est le cas actuellement, font qu'on ne fait plus nation ensemble. Il faut faire nation ensemble.

14:46
Locuteur

– Alors au sujet de faire… –

14:46
Invité

Et

14:46
Locuteur

moi, je n

14:47
Invité

'ai pas de xénophobie, on peut faire nation en étant exemplaire, en étant né au Sénégal, au Maroc, j'en passe, c

14:55
Locuteur

'est

14:55
Invité

les meilleurs. Vous savez, une promotion de polytechnique, il

14:57
Locuteur

y a

14:57
Invité

un tiers d'étudiants marocains, eh bien, ils viennent apporter à la France leur savoir-faire en

15:02
Locuteur

mathématiques. – Au sujet de faire

15:03
François Kalfon

nation ensemble, et de ce fameux projet de loi que le Rassemblement national veut soumettre par référendum, si Marine Le Pen l'emporte en 2027, avec notamment la suppression du droit des sols, mais aussi la préférence nationale pour l'attribution des aides sociales. Jean-Philippe Tanguy a été interrogé à ce sujet. Marc Fauvel lui a demandé, par exemple, si un étranger arrivant sur le sol français n'avait aucune chance de devenir français. Eh bien, écoutez ce qu'il répond, Jean-Philippe Tanguy. Si, mais

15:34
Locuteur

avec

15:35
François Kalfon

des conditions.

15:37
Locuteur

–

15:37
Locuteur non identifié

S'il fait les démarches, et si la démarche montre qu'il aime notre pays, qu'il a appris notre langue, qu'il s'est inclus dans la société française, qu'il en respecte les principes, l'égalité homme-femme, la tolérance pour les minorités sexuelles, le respect de notre histoire, l'amour du pays. Mais il faut prouver qu'on aime la France pour avoir la nationalité, sinon ça la galvaude.

15:54
Locuteur

– Ça

15:54
Marine Le Pen

n'existe pas déjà, ça, Edwige Diaz ? – Non, je ne crois pas. Et c'est d'ailleurs pour cette raison que l'immense majorité des Français souhaitent comme nous, c'est-à-dire qu'on leur demande leur avis. C'est pour ça que nous allons proposer un référendum sur l'immigration.

16:07
Locuteur

– Vous dites non, je ne crois

16:07
Marine Le Pen

pas.

16:07
Locuteur

– Non, mais attendez, on peut

16:10
Locuteur non identifié

considérer que ce n

16:11
Locuteur

'est

16:11
Locuteur non identifié

peut-être pas assez, mais ça existe déjà. Si vous êtes étranger, que vous arrivez en France et que vous souhaitez acquérir la nationalité française, vous allez être soumis à un certain nombre de démarches, et pas seulement de démarches, vous allez passer des tests, on va vous interroger.

16:25
Locuteur

– De culture générale. –

16:26
Locuteur non identifié

De culture générale, enfin voilà, il va falloir passer des examens. Donc, on peut considérer, c'est l'idée que vous avez le droit de défendre, que ce n

16:34
Locuteur

'est

16:34
Locuteur non identifié

pas suffisant et qu

16:35
Locuteur

'il

16:35
Locuteur non identifié

faut que les examens soient beaucoup plus sévères.

16:36
Locuteur

– C'est juste à moi qu'on a posé la

16:37
Marine Le Pen

question,

16:38
François Kalfon

c

16:38
Locuteur

'est

16:38
François Kalfon

vous qui

16:38
Locuteur

allez faire. – Oui, mais c'est vrai. – Non, je ne crois pas. Quelle est la nuance

16:42
François Kalfon

? Quelle est la

16:43
Locuteur

version du Rassemblement national ? –

16:46
Locuteur non identifié

Vous

16:46
Locuteur

avez

16:46
Locuteur non identifié

factuellement rappelé qu

16:48
Locuteur

'aujourd

16:49
Locuteur non identifié

'hui, s'il y

16:49
Locuteur

a

16:49
Locuteur non identifié

un étranger arrivé en France et qu'il souhaite se faire naturaliser, il

16:53
Locuteur

y

16:53
Locuteur non identifié

a un certain nombre de démarches à accomplir et d'examens à passer. Voilà, c'est tout.

16:57
Locuteur

–

16:57
Marine Le Pen

Du coup, je vais répondre.

16:58
Locuteur

– C'était un rappel factuel.

16:58
Marine Le Pen

–

16:59
Locuteur

Oui, voilà,

16:59
Marine Le Pen

je vais répondre. –

17:01
Locuteur

Nous,

17:01
Marine Le Pen

nous souhaitons proposer aux Français un référendum sur l'immigration parce qu'on n'a jamais posé la question aux Français de manière directe. Donc, notre projet de loi, il est disponible. Nous l'avons déjà mis en avant au moment de

17:12
Locuteur

l

17:12
Marine Le Pen

'élection présidentielle de 2022. Je rappelle, nous souhaitons en effet supprimer le droit du sol, expulser systématiquement les désincorment des étrangers et attribuer la priorité nationale pour les aides sociales. Et donc, nous disons de manière très claire, si quelqu'un rentre de manière illégale en France, il n'a aucune chance d'être d'abord régularisé et ensuite, bien évidemment, d'obtenir la nationalité

17:36
Locuteur

française. – Et c'est ce que dit M. Tanguy.

17:37
Marine Le Pen

–

17:37
Locuteur

En

17:37
Marine Le Pen

revanche, si quelqu'un arrive de manière légale sur le territoire national et qu

17:41
Locuteur

'il

17:41
Marine Le Pen

fait la démonstration de son insertion, de son assimilation, s'il respecte les valeurs de la République, s'il paye ses impôts, s'il n'est pas un délinquant, si sa femme est à l'aise avec les valeurs de liberté à la française, et bien dans ce cas-là, oui, cette personne…

17:56
Locuteur

–

17:56
Marine Le Pen

On renforce le dispositif

17:58
François Kalfon

actuel,

17:59
Marine Le Pen

c'est ça,

17:59
François Kalfon

pour bien comprendre, François Calfon ?

18:01
Locuteur

–

18:01
Invité

Oui, enfin, je veux soulever sur le fond l'ineptie de la proposition. On voit bien le signal. Le signal, c'est un signal xénophobe, un peu généralisé,

18:08
Locuteur

sur la présence nationale. Mais je vais rentrer dans le détail. –

18:10
Invité

Vous ne

18:11
Locuteur

me laissez pas rentrer dans le détail. – Bon, ça va. – Le côté,

18:15
Invité

j'insulte des millions de personnes,

18:16
Locuteur

franchement,

18:16
Invité

c'est un débat politique.

18:18
Locuteur

– C'est réchauffé.

18:19
Invité

– Si vous voulez faire comme en Hongrie, interdire les médias

18:22
Locuteur

libres, et l'opposition, faites-le. – Xénophobe, caricatural. – Oui,

18:25
Invité

bien sûr. Moi, je vais vous poser une question, c'est simple. Vous dites, on va… –

18:28
Locuteur

On aimerait

18:29
Marine Le Pen

bien savoir, vous, ce que vous pensez de

18:30
Invité

tout

18:30
Locuteur

ça.

18:30
Invité

– Oh là là, mais je

18:31
Locuteur

viens de dire largement… – Justement, allez-y.

18:33
Invité

– …

18:34
Locuteur

sur

18:34
Invité

la question de la priorité nationale, qui n'est autre que la préférence nationale, vous dites, on va exclure des prestations sociales les étrangers. Donc, quelqu'un qui travaille,

18:43
Locuteur

qui cotise… – Non

18:44
Marine Le Pen

contributive. Vous n'êtes pas au courant.

18:46
Invité

– Je vais terminer mon exemple. Quelqu'un qui travaille, qui paye des cotisations sociales, avec ou sans papier, paye des cotisations sociales.

18:54
Locuteur

–

18:54
Marine Le Pen

Non,

18:54
Locuteur

non, mais

18:54
Marine Le Pen

pas de papier, ce n

18:55
Locuteur

'est

18:55
Marine Le Pen

pas possible.

18:55
Locuteur

– Si, bien sûr

18:56
Invité

que

18:56
Locuteur

si. – Vous vous rendez

18:56
Marine Le Pen

compte,

18:56
Locuteur

vous faites un appel d'air. – Rendez-vous compte qu

18:57
Invité

'il

18:58
Locuteur

y

18:58
Invité

a des tas de gens qui ont des fiches de paye. –

18:59
Marine Le Pen

Vous faites un appel d'air.

19:00
Invité

– C

19:01
Locuteur

'est pas moi, c'est les employeurs. – Non, c'est pas moi, c'est les employeurs. – Moi, personnellement, j'emploie aucun sans papier, aucun

19:05
Invité

étranger.

19:05
Locuteur

– Et les Français n'en veulent pas. –

19:06
François Kalfon

Poursuivez votre raisonnement, vous répondrez.

19:07
Locuteur

– Donc,

19:08
Invité

la préférence nationale que vous comptez appliquer, c'est-à

19:11
Locuteur

-dire

19:11
Invité

que des gens qui cotisent aux prestations sociales, n'y auraient donc pas le droit. C'est-à

19:16
Locuteur

-dire

19:16
Invité

qu

19:16
Locuteur

'on

19:16
Invité

est dans un système assurantiel.

19:18
Locuteur

– Non,

19:18
Invité

mais

19:18
Locuteur

c'est quoi ? – Vous n'avez pas compris.

19:19
Invité

– Mais vous savez, on a le droit de vous poser des questions, quand même.

19:22
Locuteur

– Non, mais en

19:22
Marine Le Pen

fait, vous affirmez.

19:23
Invité

– D'accord.

19:23
Locuteur

– Vous ne posez

19:24
Marine Le Pen

pas une question.

19:24
Locuteur

–

19:24
Invité

J'affirme,

19:25
Locuteur

oui. – Du coup, vous

19:25
Marine Le Pen

affirmez quelque chose.

19:25
Locuteur

– J

19:26
Invité

'affirme qu'il y a énormément de travailleurs sans papier qui ont des fiches de paye qui cotisent.

19:29
Locuteur

Ça, c'est une

19:30
Invité

réalité. C'est une réalité. Donc, ceux-là, ils n'ont pas le droit aux prestations sociales, bien qu'ils aient cotisé. Vous les renvoyez, on est bien d

19:36
Locuteur

'accord ? – Alors,

19:37
Marine Le Pen

oui ou non. Donc, je répète, toute personne en situation de clandestinité en France n'a qu'une seule vocation, c'est repartir dans son pays. Pour les étrangers qui sont rentrés légalement en France, qui travaillent, ils ont le droit, si par exemple ils perdent leur emploi, ils ont le droit de toucher le chômage pendant une durée déterminée. En revanche, les aides sociales non contributives, comme par exemple le

20:01
Locuteur

RSA,

20:02
Marine Le Pen

les APL, les allocations familiales,

20:04
Locuteur

nous

20:05
Marine Le Pen

souhaitons les réserver aux personnes

20:06
Locuteur

de la nationalité française. – Alors, ça, c'est formidable. Constitutionnellement, c'est impossible.

20:09
Invité

Parce que, attendez, ce que

20:10
Locuteur

vous venez de dire… – Non, mais c'est très intéressant.

20:13
Marine Le Pen

–

20:13
Locuteur

Allez-y, on cherche l'économie.

20:15
Marine Le Pen

Je pense que les Français

20:15
Locuteur

sont d'accord avec nous. – Les Français sont peut-être d'accord avec nous. – Vous vous dites que c'est entre les constitutionnelles en France, c'est le peuple qui

20:22
Marine Le Pen

décide. – Ce

20:22
Invité

que vous venez de dire, c'est que quelque part, quelqu'un qui a travaillé, un étranger, il a le droit au chômage. Ça, d'accord ? Mais ce que vous appelez les prestations sociales

20:31
Locuteur

non contributives,

20:31
Invité

il

20:32
Locuteur

n'y

20:32
Invité

aurait pas le droit. Mais vous savez ce que… Mais les prestations… Madame, je crois qu'il y a des petites erreurs dans votre raisonnement. Les prestations sociales dites non contributives, elles sont payées par l'impôt. Donc, les personnes qui travaillent, elles

20:41
Locuteur

payent l'impôt. – D'accord, mais on cherche. – Ah d'accord,

20:42
Invité

donc ils payent l'impôt,

20:43
Locuteur

mais

20:43
Invité

ils

20:43
Locuteur

n'ont

20:43
Invité

pas le droit.

20:44
Locuteur

–

20:44
Marine Le Pen

Eh bien oui,

20:44
Locuteur

monsieur, parce que moi, j

20:45
Invité

'assume.

20:45
Locuteur

– Donc, vous

20:45
Invité

rompez

20:46
Locuteur

l

20:47
Invité

'égalité de droit entre ceux qui travaillent, qui

20:49
Locuteur

ont

20:49
Invité

le droit à un certain panier social, et ceux qui travaillent, qui n'y auraient pas

20:52
Locuteur

le droit. – Victor Héros,

20:53
François Kalfon

vous…

21:01
Marine Le Pen

de pouvoir dire que nous nous souhaitons soutenir la natalité française. Voilà. Et que donc, les allocations familiales doivent être réservées aux familles, dont au moins un des parents est français. – Et

21:09
Locuteur

en droit, je

21:10
Invité

ne sais pas comment vous faites pour que les gens qui cotisent…

21:13
Locuteur

–

21:13
Marine Le Pen

Référendum,

21:13
Locuteur

monsieur. – Parce que par contre, c'est la caisse d'assurance

21:14
Invité

familiale, la CAF,

21:16
Locuteur

pardon, c

21:16
Invité

'est des prestations sociales et c'est des contributions

21:19
Locuteur

sociales. – Victor Héros, pas en même temps si vous voulez. – Victor Héros.

21:23
Invité

– Je pense, il y a quand même un angle intéressant sur ce sujet, c'est de dire, est-ce que c'est à l'employeur qui emploie une personne en situation irrégulière de donc transmettre une espèce de forme de régularité parce que…

21:35
Locuteur

– Mais Mme Diaz, elle a été

21:36
Invité

tendue aux personnes en situation

21:38
Locuteur

irrégulière. – Non mais, j'essaie de voir… – Oui, oui, la jurée

21:40
Invité

sur

21:40
Locuteur

la

21:40
Invité

personne irrégulière.

21:41
Locuteur

– C'est ce

21:41
Invité

que vous avez dit. – Est-ce que par son irrégularité,

21:43
Locuteur

en

21:43
Invité

payant l'impôt, la personne devient donc une sorte de citoyenne irrégulière parce qu'elle paie l'impôt, parce qu'elle contribue ? Donc à notre État au pot commun, si vous voulez dire. Là, c'est vrai qu'il

21:52
Locuteur

y a

21:52
Invité

une situation assez compliquée où c'est l'employeur qui… comment dire ? L'État a dit non, cette personne n

21:57
Locuteur

'a

21:57
Invité

pas le droit d'être là puisqu'elle est entrée en situation irrégulière mais parce que l'employeur l'a trouvée… – Non mais

22:01
Locuteur

j'ai compris votre

22:01
Invité

point. – Et c'est vrai, alors sur un

22:03
Locuteur

point social… – Mais est-ce que c'est

22:04
François Kalfon

faisable, Vittorio ? Et est-ce que le fait de le soumettre

22:06
Locuteur

par référendum de celle dont on vient

22:09
François Kalfon

de parler… –

22:10
Locuteur

Non

22:10
François Kalfon

mais

22:11
Locuteur

est-ce que… – C'est l'AME,

22:12
François Kalfon

non ? C'est pas l'aide médicale d'État

22:13
Locuteur

? – Attendez,

22:14
François Kalfon

non, ne mélangeons pas tout, je pense que c'est pas l'aide médicale d'État en l'occurrence. –

22:25
Locuteur

C'est un random

22:25
François Kalfon

qui rendrait ça faisable.

22:26
Locuteur

– C'est anti

22:26
Invité

-constitutionnel,

22:27
François Kalfon

mais… – Alors, juste sur ce point, est-ce que c'est constitutionnel ou pas, Edwige Dias ? J'imagine que vous avez

22:31
Marine Le Pen

travaillé sur la question. – Mais oui, madame, et depuis cinq ans. En fait, c'est pour ça que

22:35
Locuteur

nous étions déjà

22:36
Marine Le Pen

dans notre programme en 2022. Et moi, je suis quand même assez étonnée de voir qu'on a un certain nombre de personnes qui se disent attachées à la démocratie, qui nous disent non, non, non, non. Mais là, du coup, le peuple n'aura pas le dernier mot, le peuple

22:47
Locuteur

n'aura pas le droit… – Ça s'appelle la loi

22:48
Invité

fondamentale, la

22:49
Locuteur

constitution,

22:50
Invité

madame.

22:50
Locuteur

– Je peux

22:51
Invité

finir ?

22:51
Locuteur

–

22:51
Invité

Oui, mais non, mais c

22:52
Locuteur

'est un dialogue, c'est pas un meeting, c'est un dialogue.

22:54
Marine Le Pen

– Allez-y.

22:55
Locuteur

–

22:55
Marine Le Pen

Non, en fait, vous me coupez.

22:56
Locuteur

–

22:56
Marine Le Pen

Allez

22:56
Locuteur

-y, allez

22:56
Marine Le Pen

-y.

22:57
Locuteur

– Allez

22:57
Marine Le Pen

-y.

22:57
Locuteur

– Donc, je vais

22:57
Marine Le Pen

reprendre depuis le début, parce que je suis sûre que ceux qui nous ont écoutés n'ont rien compris. Donc, moi, je dis que depuis 2022, nous défendons ce projet de loi référendaire, parce qu'il faut que les Français puissent décider de l'avenir en matière

23:12
Locuteur

d

23:12
Marine Le Pen

'immigration de leur pays. Vous voyez, ça, c'est important. Et

23:16
Locuteur

donc,

23:17
Marine Le Pen

ceux qui disent qu'ils sont attachés à la démocratie, et qui, en revanche, contestent la parole au peuple et qui nous disent « Non, mais ça, vous ne pourrez pas le faire parce que c'est inconstitutionnel, ce n

23:26
Locuteur

'est

23:26
Marine Le Pen

pas dans notre droit, etc. » Nous nous

23:28
Locuteur

disons, nous sommes

23:28
Marine Le Pen

attachés à la démocratie, à la souveraineté, et dans un pays comme la France, c

23:33
Locuteur

'est le peuple qui a le dernier mot. – Mais

23:34
Marine Le Pen

pourquoi en passer par le

23:35
Locuteur

référendum,

23:36
Locuteur non identifié

alors que si vous êtes

23:37
Locuteur

élu, vous aurez une majorité à l'Assemblée

23:40
Locuteur non identifié

pour présenter un projet de loi ?

23:42
Locuteur

– Parce

23:43
Marine Le Pen

que nous souhaitons, en fait, que les lois françaises soient au-dessus des traités

23:46
Locuteur

européens, etc. – Nous

23:48
Marine Le Pen

souhaitons, en

23:48
Locuteur

fait,

23:49
Marine Le Pen

sacraliser cette question-là. Je vous dis, c'est un sujet éminemment important, la question de l'immigration. Les Français sont majoritairement opposés à l'immigration qu'on nous impose aujourd'hui. Et donc, il faut pouvoir protéger les Français et leur donner la parole par voie de référendum, un référendum constitutionnel. C'est vraiment ce qui protégera les Français face aux dérives,

24:09
Locuteur

que ce soit des traités internationaux ou alors des

24:12
Marine Le Pen

personnes qui ne sont pas d'accord avec nous.

24:13
Locuteur

–

24:14
Marine Le Pen

Puisque

24:17
Invité

Madame a bien fait de préciser sa pensée, on n'est pas là pour l'entraver. Chacun est libre. Moi, je n

24:22
Locuteur

'ai

24:22
Invité

jamais été pour censurer les opinions, même quand je les combats, mais je les combats en l'occurrence. Donc, ce que vous avez dit, dans l'application de votre priorité nationale, j'ai donné l'exemple des travailleurs sans papier qui cotisent. On peut tout à fait prendre l'argument. Je ne

24:35
Locuteur

suis

24:35
Invité

pas d'accord, mais on peut le prendre. Par contre, ce qui est dit ce soir, c'est

24:38
Locuteur

que les

24:38
Invité

personnes qui sont avec un titre de séjour qui cotisent auront le droit à l'assurance chômage, mais n'auront pas le droit, en particulier à la politique familiale.

24:47
Locuteur non identifié

Mais

24:48
Invité

ça, c'est la rupture du principe d'égalité, puisque les personnes en question, je ne

24:53
Locuteur

sais

24:53
Invité

pas si vous vous rendez compte de ce que vous dites, qui sont en situation régulière, qui n'ont pas fait de faute, a priori, parce que jusqu'à preuve du contraire, toutes les personnes qui travaillent en situation régulière ne

25:02
Locuteur

font

25:02
Invité

pas de faute, ces gens-là, ils n'ont pas le droit, par exemple, à la politique familiale, alors qu'ils cotisent. Madame, c'est anticonstitutionnel, et ce sera censuré par le Conseil constitutionnel. Vous pouvez vous asseoir dessus, et c'est là où on rentre dans la démocratie dite illibérale, c'est-à

25:18
Locuteur

-dire

25:18
Invité

les régimes autoritaires. Vous le

25:23
Marine Le Pen

recours au récit, c'est pour

25:31
Locuteur

cette

25:31
Marine Le Pen

raison que nous voulons proposer un référendum aux Français. Alors, peut-être que ça vous chagrine, mais les Français décideront. Le

25:38
Locuteur

combat très

25:39
Marine Le Pen

bien. Voilà, mais très bien, et certainement que vous perdrez, mais ça, on verra quand on sera au pouvoir. Mais, voilà,

25:44
Invité

oui.

25:45
Locuteur

Vous

25:45
Invité

n'arrivez pas trop vite en besogne, Madame Diaz, il y a beaucoup d'élections, ceux qui ont prévu d'arriver en tête, n

25:49
Locuteur

'y arrivent pas vraiment.

25:50
Marine Le Pen

Mais je peux vous dire qu'on va travailler.

25:52
Locuteur

Mais le fait de donner

25:53
François Kalfon

la parole aux Français, Thierry Arnaud, cette voix référendaire, donner la parole aux Français sur ces sujets d'immigration,

26:01
Locuteur

ça, pour

26:01
François Kalfon

le coup, non, mais ça n'efface pas la Constitution, ça, c'est vous qui le dites, mais c'est une idée qui séduit pas seulement du côté du Rassemblement national, et après tout, pourquoi pas ? C'est vrai que les Français ont envie d'être entendus sur ces sujets, sur ces questions.

26:15
Locuteur non identifié

Oui, bien sûr. Et effectivement, alors après, la difficulté, c'est qu'on leur proposera un projet de loi, un peu à la manière dont on leur propose un traité, c'est-à-dire qu'on leur demandera pas de dire oui ou non à une mesure sur l'octroi des allocations familiales, ou sur...

26:32
Locuteur

C'est pas une grande question. Voilà,

26:33
Locuteur non identifié

c'est un projet de loi. Donc il y aura effectivement dans ce projet de loi des articles, des chapitres. On parlera de droit du sol, on parlera de l'expulsion des immigrés en situation irrégulière, on parlera effectivement de l'accès aux prestations sociales et d'autres sujets. Et c'est sur ce paquet complet, dans l'hypothèse qui était évoquée par Jordan Bardella à notre micro, que effectivement, ce référendum serait proposé aux Français en même temps qu'ils voteraient pour le premier tour des élections législatives, puisque l'Assemblée aurait été dissoute dans la

27:05
Locuteur

coulée des élections présidentielles. Sachant que ça

27:06
Invité

nous met en contradiction, parce qu'il faut aussi que... Il y a des gens comme M. Philippot qui était chez vous, il

27:11
Locuteur

a

27:11
Invité

une certaine forme d'honnêteté, il est pour le Frexit. Mais là, ça nous met en contradiction avec la Convention européenne des droits de l'homme. Ça nous met en contradiction avec nos engagements internationaux, en particulier vis-à-vis de

27:22
Locuteur

l

27:22
Invité

'Union européenne. Donc est-ce que vous assumez, avec ce référendum, et la mise en œuvre de votre préférence nationale, de sortir de la légalité européenne ? Il faut que les Français le sachent. Le Brexit, ça n

27:32
Locuteur

'a

27:32
Invité

pas été à somme nulle quand même pour les Anglais qui s'y sont engagés. Plus de 70% des Anglais le regrettent. Donc vous nous proposez un Frexit rampant, au moins M. Philippot a eu l'honnêteté de dire qu'il est pour le Frexit. Est-ce que vous assumez de dire qu'on va rentrer en contradiction avec nos engagements en matière de droits de l'homme vis-à

27:50
Locuteur

-vis de l'Union européenne, par

27:52
Marine Le Pen

exemple ? M. Calfon, vous êtes caricatural. Depuis que nous sommes rentrés sur ce plateau, vous nous avez dit que nous étions des xénophobes. Vous avez taxé nos mesures d'un constitutionnel. Maintenant, vous nous dites de vouloir déguiser un Frexit. Bon. Écoutez, vous êtes dans votre rôle.

28:05
Locuteur

Mais répondez sur le

28:06
Marine Le Pen

fond. Je comprends qu'au Parti Socialiste, vous soyez à la peine. Mais je pense que vous donnez ce soir une mauvaise image de votre parti politique. Donc je ne

28:14
Locuteur

vais

28:14
Marine Le Pen

pas vous faire des conseils

28:16
Locuteur

en communication. Mais

28:17
Marine Le Pen

répondez

28:18
Locuteur

sur le fond quand même. En

28:18
Marine Le Pen

effet.

28:19
Locuteur

Mais je

28:20
Marine Le Pen

pense que tout le monde aura bien vu. En aucun cas, ça ne vous

28:22
Locuteur

fait

28:22
François Kalfon

sortir

28:22
Marine Le Pen

du cadre européen,

28:24
Locuteur

Église?

28:24
Marine Le Pen

Non,

28:24
Locuteur

en

28:24
Marine Le Pen

fait, madame, c'est ce que je dis. Nous avons travaillé. Nous sommes des gens sérieux. Nous proposons ce projet de référendum constitutionnel aux Français. Et donc, non, nous sommes dans les clous. Nous sommes dans la légalité. Et ce n

28:37
Locuteur

'est

28:37
Marine Le Pen

pas parce qu'on se fait traiter de gens irresponsables. Parce que quand vous dites qu'on est xénophobe, inconstitutionnel,

28:43
Locuteur

et

28:43
Marine Le Pen

qu

28:43
Locuteur

'on

28:43
Marine Le Pen

déguise un Brexit, je pense que personne ne vous croit, mais j'ai envie de vous dire, continuez comme ça. C

28:48
Locuteur

'est comme si deux

28:50
Invité

personnes... Ça veut

28:51
Locuteur non identifié

quand même dire que vous allez désobéir au traité européen. Et vous savez que Victor Orban a été sanctionné pour cela. Oui, après, il y

28:59
Locuteur

a

28:59
Locuteur non identifié

des règles du jeu. Après, on peut choisir d'en sortir, effectivement, de l'Union européenne. Mais à partir du moment où on est dans l'Union européenne, et vous avez de nombreux députés européens, donc vous savez de quoi il en retourne. À partir du moment où on est dans l'Union, on respecte les règles de l'Union. Ils

29:13
Locuteur

peuvent vous dire aussi

29:14
François Kalfon

qu'on va faire railler, on va discuter, comme Raphaël Glucksmann le dit sur d'autres sujets.

29:19
Locuteur

Non, mais pas sur ce sujet-là.

29:23
François Kalfon

Ils ne seront pas les premiers à dire qu'on va aller discuter,

29:26
Locuteur

on va

29:26
François Kalfon

aller au débat.

29:27
Invité

C'est un débat présidentiel. Moi, je respecte toutes les idées, y compris les vôtres. Je les combats, mais je les respecte. Il faut que les gens comprennent les conséquences. Quand M. Farage, en Grande-Bretagne, a dit qu'on n'aura plus d'immigration, ça va être formidable, la croissance, il y aura des emplois pour les Britanniques, qu'on va virer tous les immigrés. Ils ne savaient pas qu'ils se retrouvaient dans cette situation d'isolement, au point que, finalement, les Britanniques se sont morts les doigts tous les jours. Donc, la vérité, effectivement, il y a deux versions, vous avez raison de le mentionner.

Il y a une version dure qui est plus cohérente qui est celle de votre ancien vice-président M. Philippot, c'est-à-dire de dire le Frexit, et vous le disiez il y a quelques années, vous ne le dites plus. Et puis, il

30:06
Locuteur

y a

30:06
Invité

la version effectivement urbaine. C'est-à-dire que vous, vous allez vous proposer de rentrer en conflit avec des attaques à l'État de droit qui, je l'espère, entraîneront des trains de sanctions parce que c'est tout à fait inexplicable et inexcusable. Autre

30:21
Locuteur

mesure de jeu qu'on

30:23
François Kalfon

avance.

30:23
Locuteur

Sur

30:23
Invité

cette affaire de préférence nationale,

30:25
Locuteur

je

30:25
Invité

vais vous donner un exemple pour les Français. Vous avez deux personnes qui payent la même police d'assurance, contrat d'assurance pour leur voiture.

30:31
Locuteur

D

30:31
Invité

'accord ? Il y en a un qui est français, l'autre qui est, par exemple, allez, marocain, mais ils payent.

30:36
Locuteur

Ce

30:37
Invité

ne

30:37
Locuteur

sont

30:37
Invité

pas des gens sans assurance.

30:38
Locuteur

Eh

30:38
Invité

bien, la compagnie d'assurance va leur répondre sur un même dommage. À toi, tu es marocain, tu n'y as pas droit. C'est exactement ce que propose le rassemblement national avec sa priorité nationale.

30:49
Marine Le Pen

Non,

30:50
Locuteur

là, pour le coup, s'il vous plaît.

30:51
Marine Le Pen

Vous

30:51
Locuteur

pouvez

30:51
Marine Le Pen

répondre, oui.

30:53
Locuteur

En

30:53
Marine Le Pen

fait, moi, je considère que quand on fait de la politique, quand on se fait élire par des électeurs et quand, comme nous, on porte une vision politique, je le dis, les règles qui nous sont imposées en ce moment ne sont pas le résultat d'une fatalité. Elles sont le résultat de choix politiques qui ont été faits. Comme nous, on se bat chaque jour pour défendre notre souveraineté nationale,

31:16
Locuteur

ça

31:16
Marine Le Pen

veut dire que, oui, on ira mener ce bras de fer. Oui, on va combattre avec détermination. Et moi, je le dis chaque matin quand je me lève,

31:23
Locuteur

je me lève pour

31:24
Marine Le Pen

améliorer la situation de nos compatriotes. Donc, d'un coup, en fait, vous avez deux camps. Vous avez le camp de la résignation, celui que vous incarnez, celui qui nous dit, ce qui nous dit matin, midi et soir que rien n'est possible. Et il y a le camp du rassemblement national qui est le camp de l'ambition et c'est celui-là que nous nous incarnais. Pendant

31:40
Locuteur

que vous

31:40
Marine Le Pen

parlez, il y

31:40
Locuteur

a

31:40
Marine Le Pen

un débat

31:42
François Kalfon

parallèle sur l'assurance auto.

31:43
Locuteur

Victor Vérault, qu

31:45
François Kalfon

'est-ce que vous étiez en train

31:46
Locuteur

de dire surprenant ? Alors, ce n'est

31:47
Invité

pas pour défendre

31:48
Locuteur

cette mesure. Et après, on va avancer sur vous.

31:50
Invité

J'essaie de réfléchir. Je me dis, la comparaison de François Calfont avec la France, avec le pays de la France, je la trouve assez injuste dans le sens où la France n'est pas simplement une assurance où quelqu'un débarque et paye pour un service et

32:01
Locuteur

les gens t

32:01
Invité

'appellent

32:02
Locuteur

pour un service. Alors, quand on te donne ça,

32:03
Invité

ce n

32:03
Locuteur

'est

32:03
Invité

pas le fonctionnement. La France n'est pas simplement un guichet d'assurance auto comme on vient de le dire. Il y a aussi toute la considération qu'elle soit

32:10
Locuteur

culturelle et dédicationlle. Parmi tant d'autres.

32:14
François Kalfon

Parlons du voile à présent parce que ça fait aussi pardon, mais des déclarations du jour. Jean-Philippe Tanguy était l'invité de BFM TV et voilà ce qu'il a dit sur le port du voile en cas d'élection de Marine Le Pen. Il le dit, ça y est, c'est tranché au sein du parti parce que ça avait fait l'objet d'un débat. Les femmes portent le voile. On ne parle pas du niqab.

32:35
Locuteur

On parle

32:35
François Kalfon

bien du voile. Serait sanctionnée, serait verbalisée si elles portaient leur voile. Non, l'espace public. Écoutez.

32:45
Locuteur non identifié

Nous sanctionnerons le port du voile aussi en solidarité avec toutes les femmes à travers le monde qui sont forcées à le porter et qui meurent pour avoir cette liberté. Vous avez des gens qui ne mettent pas leur ceinture de sécurité. Quand ils ne mettent pas leur ceinture de sécurité, ils ont une amende. S'il

32:58
Locuteur

y a

32:58
Locuteur non identifié

des femmes qui portent le voile alors qu'il est interdit, elles auront une amende. L'interdiction du voile dans l'espace public, du voile islamiste, est interdit et soutenue par 60 à 70% de Françaises et de Français.

33:10
Locuteur

Il

33:11
François Kalfon

faut bien rappeler la nuance, Sèv, entre ce qui est déjà en vigueur et ce que veut le Rassemblement national.

33:16
Locuteur non identifié

Déjà, pour moi, ils n'ont rien compris en proposant cette mesure. Ce qu'est la laïcité, c'est-à-dire qu'on confond l'espace public où effectivement, c'est-à-dire la rue, le bar, le café, le parc, etc., où on a le droit d'afficher des signes religieux

33:33
Locuteur

et

33:34
Locuteur non identifié

les services publics en revanche, l'école où effectivement le voile est interdit, tout signes religieux est interdit, l'hôpital, la fonction publique de façon générale, où cette interdiction devrait déjà être appliquée avant même d'aller envisager de prendre une telle mesure. Et moi,

33:51
Locuteur

je

33:51
Locuteur non identifié

trouve ça complètement fou d'imaginer, complètement irréaliste et même dangereux, d'aller imaginer qu

33:57
Locuteur

'on

33:57
Locuteur non identifié

va sanctionner, on estime, j'ai regardé les chiffres, la dernière enquête INSEE qui avait à peu près

34:03
Locuteur

2

34:03
Locuteur non identifié

millions de femmes musulmanes en France dont 25% portent le voile. Donc ça serait 500 000 à peu près. Vous imaginez qu'on va aller sanctionner, enfin, verbaliser 500 000 femmes, tous les troubles à l'ordre public que ça pourrait engendrer.

34:19
Locuteur

Surtout que la loi sur le volet est... Voilà, vous savez avec qui vous êtes d'accord ? Une

34:22
Locuteur non identifié

conception erronée de la laïcité.

34:25
Locuteur

Je vais vous surprendre,

34:26
François Kalfon

vous savez avec qui vous êtes d'accord ? Robert Ménard. Il disait, Peu ou prou, la même chose que vous tout à l'heure sur ce plateau et c'est un maire qui parle.

34:34
Locuteur

C

34:34
François Kalfon

'est le maire de Béziers. Écoutez.

34:36
Locuteur

On

34:37
Locuteur non identifié

va demain demander à toutes les femmes dans l'espace public de se dévoiler. Vous le croyez ?

34:43
Locuteur

C'est la

34:43
François Kalfon

proposition d'interdire le voile qui a été porté

34:45
Locuteur

par le Rassemblement National. Vous croyez

34:46
Locuteur non identifié

réellement que c'est faisable ? Peut-être que j'ai appris ça comme maire. Peut-être que comme maire... Vous

34:51
François Kalfon

l'imaginez dans votre ville

34:53
Locuteur

de Béziers ?

34:53
François Kalfon

Mais bien sûr que

34:53
Locuteur non identifié

non, madame. Mais qui va aller le faire ? Mais vous ne croyez pas que ça va se faire.

34:58
Locuteur

Vous

34:58
Marine Le Pen

répondez quoi ? Moi, je considère que le voile, c'est vraiment l'illustration de la soumission de la femme à l'idéologie islamiste. Moi aussi. Et donc, je suis attachée à la liberté des femmes, aux droits des femmes parce que je suis féministe. Et donc, il faut que les femmes puissent vivre librement sans avoir besoin de se cacher les cheveux par un voile. Et donc, nous avons, il y a quelques années déjà avec Marine Le Pen, déposé une proposition de loi visant à sanctionner, interdire tout ce qui pouvait contribuer à la propagation de l'idéologie islamiste.

35:33
Locuteur

Et

35:33
Marine Le Pen

donc, oui, nous le disons, le voile avec nous, eh bien...

35:37
François Kalfon

Vous avez entendu ce qu'il vous dit, par exemple, Robert Ménard ?

35:39
Locuteur

Il

35:39
François Kalfon

vous dit c'est

35:40
Locuteur

infaisable. Non, mais c

35:41
François Kalfon

'est toujours pareil. On nous dit que c'est infaisable. Écoutez, comment vous faites ? Ce sont les policiers qui mettront ces amendes

35:51
Locuteur

?

35:52
Marine Le Pen

Ben oui, notamment, mais en fait, par

35:53
Locuteur

exemple... Ils n'ont pas suffisamment de boulot, les policiers, en ce moment ? mais on

35:56
Marine Le Pen

va en recruter, vous savez bien. Aujourd'hui, il y a autant de femmes qui sont voilées parce que le voile ne leur est pas interdit. Demain, vous changez la loi. Vous dites, le voile est interdit, eh bien déjà, vous en aurez un certain nombre qui ôteront le voile. Et je pense même qu'il

36:10
Locuteur

y

36:10
Marine Le Pen

en a beaucoup qui seront ravis de l'enlever parce qu'elles le mettent parfois parce qu'elles sont obligées de le porter dans cet interquartier par leur mari qui ont un rapport à la liberté des femmes peut-être un peu différent que le nôtre. Mais donc,

36:23
Locuteur

je le dis, ce seront des amendes de voir à l'échec.

36:27
Marine Le Pen

Oui. Oui ? Et l'amende, ce sera combien ? Ça, c'est à déterminer. Mais vous voyez, nous, c'est cette philosophie-là que nous voulons imposer, en fait. Je vous ai entendu.

36:37
Locuteur

La liberté de la femme,

36:37
Marine Le Pen

c'est n'importe quoi.

36:39
Invité

Je vais donner des exemples concrets parce que là,

36:41
Locuteur

on n'en a même pas. On n'a pas fixé

36:42
Invité

l'amende. C'est juste de très grands délire. Déjà, c'est une xénophobie crasse.

36:48
Locuteur

Ça revient.

36:49
Marine Le Pen

Et puis, ça ne sera pas faisable. Et puis, c'est le Brexit.

36:51
Locuteur

Je suis française.

36:53
Invité

Vous avez tellement peur de mes arguments que vous ne laissez même pas

36:55
Locuteur

dévouer. Non, mais parce qu'en fait, vous êtes tellement prévisible. Vous êtes tellement prévisible.

36:58
Invité

Non, je ne

36:59
Locuteur

suis

36:59
Invité

pas prévisible parce que je vais vous poser des questions très précises.

37:01
Locuteur

Oui,

37:01
Marine Le Pen

d'accord.

37:02
Invité

Donc, le voile, une femme qui se couvre les cheveux...

37:08
Locuteur

c'est

37:08
Invité

un peu

37:09
Locuteur

avec les

37:09
Invité

Français, public. Donc, les policiers, comment ils vont distinguer quand ils vont trouver une religieuse qui a les cheveux couverts ?

37:15
Locuteur

Non,

37:15
Marine Le Pen

mais...

37:16
Locuteur

Comment ça ? La loi, ce n'est pas le

37:19
Invité

fait du prince. Ce

37:20
Locuteur

n'est

37:20
Invité

pas de vérifier si cette femme croit en Jésus ou

37:23
Locuteur

croit en Mahomet.

37:25
Invité

Non,

37:25
Locuteur

mais d'accord. Vous allez m'expliquer. Vous allez m'expliquer. La

37:28
Invité

religieuse est un membre

37:29
Locuteur

vous allez pas couper la parole si vous allez où

37:30
Invité

? Ce

37:31
Locuteur

n'est

37:31
François Kalfon

pas

37:32
Locuteur

votre argument le plus

37:33
François Kalfon

convaincant,

37:33
Locuteur

François. C'est

37:34
Invité

un argument extrêmement convaincant. Il y a d'autres religions

37:37
Locuteur

où

37:37
Invité

les femmes se couvrent les cheveux. Donc, celles-là aussi seront finalement

37:41
Locuteur

sanctionnées. Là, en l'occurrence,

37:42
François Kalfon

Jean

37:42
Invité

-Philippe...

37:43
Locuteur

Parce

37:43
Invité

qu

37:43
Locuteur

'elle

37:43
Invité

ne veut pas venir dire la même

37:44
Locuteur

chose sur ce voile. Mais

37:45
Invité

dans la loi, ce sera marqué le voile islamique. Comment vous allez décider

37:49
Locuteur

qu'il est islamique

37:50
François Kalfon

? Comment

37:51
Locuteur

vous

37:52
Invité

allez décider qu'il est islamique, qu'il est catholique, qu'il est juif ou qu'il est celui d'une femme qui a un cancer ? Comment vous allez le décider

38:00
Locuteur

? Donc,

38:02
Invité

ça veut dire que vous ne sanctionnerez... Non, mais je vais être très précis. Ça veut dire que vous ne sanctionnerez les femmes qui portent, qui se couvrent les cheveux en fonction de leurs origines ou en fonction de leur faciès. Parce qu'autrement, vous sanctionnerez toutes les femmes qui se couvrent les cheveux. Expliquez-moi même comment vous pouvez rédiger cette voie. Et pardon de vous le dire, et là, vous m'attaquerez devant les tribunaux,

38:21
Locuteur

à

38:22
Invité

part la notion d'essentialisation et de racisme, je ne vois pas sur quelle définition vous baserez pour distinguer celles que vous sanctionnez par une amende et celles que vous laissez passer. Alors, je suis assez d'accord. C'est l'avocat du Rassemblement National ? Parce

38:36
Locuteur

que

38:36
Invité

je t

38:37
Locuteur

'appelle Madame Diaz. Je vais

38:37
Invité

dire que je suis d'accord avec vous.

38:39
Locuteur

Mais, mais, mais...

38:41
Invité

Je suis assez d'accord avec vous. Non, mais il faut être honnête. Sur la faisabilité, je ne parle pas de on ne

38:45
Locuteur

va

38:45
Invité

pas réussir à enlever le voile à toutes les femmes qui le portent, c'est jamais la loi. Bon, à ce moment-là, la loi sur l'interdiction de fumer

38:50
Locuteur

des cigarettes sur le fond. Sur le fond, on ne la sait pas non plus. Sur le voile.

38:53
Invité

Parce que bon, là-dessus, en revanche, vous avez... Moi, je pense qu'il ne faut pas combattre cela par la loi, par l'interdiction, par la sanction, par l'amende. Je pense que la France est plus intelligente que ça. Je pense qu'il faut combattre

39:03
Locuteur

le voile. On va passer du Rassemblement National,

39:04
Invité

manifestement. Et je ne comparerai pas tous les voiles parce qu'il faut en France... Mais quand,

39:09
Locuteur

mais

39:09
Invité

en

39:09
Locuteur

droit, comment on fait ? Attendez, attendez. Je dis justement, ça

39:11
Invité

n'est pas par le droit. Je dis la France est

39:13
Locuteur

une nation intelligente. C'est une nation

39:15
Invité

intelligente mais qui a été suffisamment stupide pour ne jamais, jamais se pencher sur une chose qui devrait être évidente dans cette discussion, c'est qu'est-ce que l'islam, quels sont ses rites, quelles sont les

39:24
Locuteur

raisons d'être... C'est une loi raciste. Non, pardonnez-moi. Les femmes qui ont les cheveux couverts, musulmans sont sanctionnées. Je vous

39:30
Invité

dis que vous avez raison sur ce point. Je vous dis que vous avez raison sur

39:33
Locuteur

ce point. Moi, j'aimerais qu'on reste sur la

39:34
François Kalfon

faisabilité.

39:35
Invité

Alors, la faisabilité, à mon sens, pour cette question précise, je ne

39:38
Locuteur

vois

39:38
Invité

pas

39:39
Locuteur

comment

39:39
Invité

faire. Ça n'est pas possible parce qu'effectivement,

39:40
Locuteur

vous

39:40
Invité

ne pourrez pas, à moins de marquer voile islamique, il suffirait...

39:44
Locuteur

Alors, être

39:44
Invité

vigilière.

39:47
Locuteur

J'aimerais qu'on

39:48
François Kalfon

entende être vigilière justement sur

39:50
Locuteur

la

39:50
François Kalfon

manière dont ce serait mis en application.

39:53
Marine Le Pen

Ce serait bien dans une loi. On est d'accord. Oui, mais en

39:55
Locuteur

fait, elle a déjà

39:55
Marine Le Pen

été déposée

39:56
Locuteur

qui

39:56
Marine Le Pen

s'appelle loi de lutte contre les idéologies islamistes. Donc ça, ce n

40:01
Locuteur

'est

40:01
Marine Le Pen

pas nouveau.

40:01
Locuteur

En

40:01
Marine Le Pen

fait, ça fait déjà quelques années que nous l'avons rédigée, cette loi. Elle est disponible

40:05
Locuteur

sur le site

40:06
Marine Le Pen

internet de l'Assemblée nationale et donc que tous les Français pourront aller la consulter. Et moi, je le crois. Une fois de plus, nous sommes rejoints par l'immense majorité des Français sur cette position et bien naïfs sont ceux qui nous disent que le voile, ça n'est pas le symbole de soumission de

40:24
Locuteur

la femme. Donc Robert Ménard, c

40:26
François Kalfon

'est un

40:27
Marine Le Pen

naïf

40:27
Locuteur

? C

40:28
Marine Le Pen

'est ça ? Et nous sommes

40:28
Locuteur

en opposition idéologique avec des gens de gauche. C'est un maire à Béziers, il est confronté à ce sujet. Il n'est pas

40:34
François Kalfon

au Rassemblement national. Non, mais il n'en a pas été si loin à un moment donné. Et lui, il dit surtout concrètement, au niveau pratique, c'est pas faisable. Oui, mais c'est ça en fait. Alors, d

40:45
Invité

'accord.

40:45
Locuteur

Ça, je ne suis pas... Non, c'est faisable.

40:47
Invité

Mais

40:47
Locuteur

ça, c'est l'artement dans les

40:49
Invité

parcs. Je veux dire, à ce moment-là, on ne fait pas cette loi non plus parce que les policiers ne

40:54
Locuteur

vont

40:54
Invité

pas s'amuser à courir derrière tous les fumeurs dans tous les parcs. On peut annuler quasiment toutes les lois de ce pays avec ce raisonnement-là. Il y aura toujours quelqu'un qui échappera. Maintenant, encore une fois,

41:02
Locuteur

je

41:02
Invité

répète, la question du voile n'a jamais été traitée sérieusement dans ce pays. Ce n

41:06
Locuteur

'est

41:06
Invité

pas par une loi qu'on va y répondre. Le voile, ce

41:09
Locuteur

n

41:09
Invité

'est pas simplement une histoire de soumission de la femme à l'homme. C'est que la femme doit rester pudique pour ne pas tenter l'homme qui, lui, ne peut pas maîtriser ses pulsions sexuelles.

41:19
Locuteur

Vous attendez les défendre et ça, c'est par l'école qu'on l'apprend.

41:22
Invité

Ça n'est pas par la loi. Moi, je plains les fonctionnaires de police et de gendarmerie qui seront confrontés à des contrôles où il va falloir expliquer puisque, si j'ai bien compris, le foulard pas islamique

41:32
Locuteur

est autorisé mais

41:34
Invité

le foulard islamique interdit à ne

41:36
Locuteur

pas

41:36
Invité

marquer la religion des gens sur le passeport. Je ne sais pas comment on fait et en plus, je ne le souhaite pas. Ce n

41:40
Locuteur

'est

41:40
Invité

pas notre tradition. Ça existe dans d'autres pays. Je ne le souhaite pas. Sur ce

41:43
Locuteur

point-là, est-ce

41:44
Invité

qu

41:45
Locuteur

'effectivement, ça ne va pas être compliqué de

41:46
François Kalfon

faire

41:47
Locuteur

la distinction ?

41:49
Marine Le Pen

Écoutez, non.

41:51
Locuteur

Ça paraît

41:51
Marine Le Pen

tellement simple quand on vous écoute.

41:54
Locuteur

Oui,

41:54
Marine Le Pen

en fait. Mais vous faites des nœuds au cerveau juste pour éviter le problème. Vous dites oui,

42:00
Locuteur

ça ne va pas être grave. Parce que juste, vous

42:01
Marine Le Pen

n'avez pas envie que les femmes soient dévoilées. Parce que vous n'avez pas envie que les femmes soient les égales de l'homme. Parce que vous n'avez pas envie de vous mettre en opposition avec peut-être

42:11
Locuteur

une partie de

42:12
Marine Le Pen

votre électorat qui

42:14
Locuteur

est communautarisé. On veut juste savoir comment ça va se passer. Non,

42:17
Marine Le Pen

vous ne voulez pas savoir comment ça va se passer.

42:18
Locuteur

Vous voulez

42:19
Marine Le Pen

juste essayer de faire croire que notre mesure n'est pas applicable. Parce qu'en fait, vous la contestez. Parce que vous n'êtes pas d'accord avec cela. C'est votre droit.

42:26
Locuteur

Mais je la

42:26
Marine Le Pen

conteste. Mais je dis que les Français sont en accord avec nous et tant mieux. Et j'espère vraiment qu'ils le prouveront, qu'ils se rendront massivement dans les urnes pour élire Marine Le Pen, présidente de la République. Parce qu'avec des gens comme vous, pas vous personnellement, mais des gens de votre parti politique, je pense que les femmes ont du souci à se faire en ce qui concerne leur liberté.

42:44
Locuteur

Moi, je prétends que ce sera un chaos généralisé. Pour choisir,

42:46
Marine Le Pen

il faut avoir

42:47
François Kalfon

toutes les données. Pardon, mais j'y reviens. On parle d'une amende de 30 euros ou de 150 euros

42:53
Locuteur

? Parce que ça joue. Non, mais parce que ça joue aussi.

42:55
Marine Le Pen

Vous me dites qu'on travaille depuis des années. Non, mais absolument. Mais nous sommes le 30 août, en fait.

43:01
Locuteur

Un mélange de l'amateurisme et de dogmatisme.

43:02
Marine Le Pen

Nous, on a déjà notre

43:04
Locuteur

candidat à la

43:04
Marine Le Pen

présidence de la République. On a déjà notre candidat pour Matignon. Nous avons notre directeur de

43:11
Locuteur

campagne. Ça, vous avez où ?

43:11
Marine Le Pen

Et nos opposants politiques ne sont même pas à désigner leur candidat.

43:15
Locuteur

Ils

43:15
Marine Le Pen

sont dans des prêts.

43:16
Locuteur

Mais là, vous voyez quand même que ça m'intéresse beaucoup. Il y a quand même

43:18
Marine Le Pen

un grand décalage entre le montant de l'amende que vous me demandez quand on arrivera au pouvoir et le

43:25
Locuteur

degré

43:26
Marine Le Pen

de retard de tous nos opposants politiques. Oui,

43:28
Locuteur

mais

43:28
Marine Le Pen

sauf

43:28
Locuteur

que,

43:29
François Kalfon

pardon,

43:29
Locuteur

l

43:29
Invité

'amateurisme crasse

43:30
Locuteur

du Rassemblement national. Moi, je

43:32
François Kalfon

ne suis pas votre adversaire. Je suis dans mon rôle et donc j'essaie d'avoir des dents. Je vous réponds que les informations arriveraient. Sur ce que vous se

43:38
Locuteur

levez, effectivement,

43:41
François Kalfon

sur les candidatures qui ne cessent, la difficulté à s'accorder sur un candidat,

43:45
Locuteur

les

43:45
François Kalfon

sondages touchent et coulent. Vous savez,

43:47
Invité

en fait, ce qui a réglé la question du candidat au Front national, c'est la justice. Ce ne

43:52
Locuteur

sont

43:52
Invité

pas les électeurs du Front national. Nous, c'est la différence entre un parti autocratique et autoritaire. D'ailleurs, je vois que les purges à l'endroit des amis

44:00
Locuteur

de M. Bardella ont

44:02
Invité

commencé. Vous n'êtes même pas au pouvoir, vous commencez les purges dans

44:04
Locuteur

votre propre temps. Et

44:05
Marine Le Pen

un

44:06
Locuteur

parti démocratique et je vais vous répondre sur le droit. Ne l'en

44:09
Marine Le Pen

gardez

44:09
Locuteur

pas

44:10
Marine Le Pen

avec envie.

44:11
Invité

Franchement, moi, je n

44:12
Locuteur

'ai

44:12
Invité

pas envie de faire des purges. Vous, ça vous fait sourire, pas moi.

44:16
Locuteur

L'un ou l'autre... L'un ou l'autre... Attendez... Je réponds sur le fond.

44:20
François Kalfon

Mais l'un ou l'autre est favori dans les sondages. Vous pouvez parler de purges ou ce que vous

44:24
Locuteur

voulez. D'accord, mais enfin, c'est des principes. Je dois quand même vous le rappeler.

44:28
Invité

Il y a plein de gens qui sont arrivés par la voie démocratique et je les combats. C'est le cas de M. Trump. Donc, on a le droit de ne

44:33
Locuteur

pas

44:33
Invité

être d'accord avec les principes. Deuxième chose, nous avons une procédure démocratique avec deux tours tout à fait claires et je vous le dis au passage pour envoyer au premier débat qui a été évoqué ici. Oui, pour éviter le rassemblement national, mélange de dogmatisme et d'amateurisme, d'autocratie, c'est beaucoup mieux de prendre une formation politique qui souhaite gouverner, qui a des principes démocratiques et qui a un autre agenda proposé aux Français, non pas celui de mettre le plaid sur l'aisselle des haines, mais au contraire de réunir. Eh bien, je vous le dis que c'est avec la gauche et au terme de ce processus-là que nous aurons un candidat qui battra Marine

45:10
Locuteur

Le Pen.

45:10
François Kalfon

Olivier Faure, candidat à la primaire du PS, ça y est, c'est officiel ce soir. C'était vraiment nécessaire

45:14
Locuteur

?

45:15
Invité

Et chacun, je ne peux pas vous dire une chose et le contraire juste après. Chacun est tout à fait légitime à se présenter. Je vais vous dire ce qui est intéressant dans ce débat, il est à livre ouvert. Nous, il

45:24
Locuteur

n

45:24
Invité

'y a pas les conflits de couloirs sur la ligne idéologique, Raphaël Guzman et d'autres qui disent, nous ne voulons pas, et ça fait longtemps que nous le disons, Carole Delga le dit aussi, Nicolas Maillard-Rossignol le dit aussi, nous ne voulons pas d'accord législatif avec la France insoumise. Et il

45:40
Locuteur

y a

45:40
Invité

ceux qui à chaque fois veulent nous faire le NFP, le NFP carré, le NFP cube. Eh bien, vous voyez, moi je n

45:45
Locuteur

'ai

45:45
Invité

pas de différence de principe. Je refuse finalement la violence en politique et le fait que ce pays, les choix à faire soient entre des formations qui accroissent les tensions au sein du pays. Je refuse l'essentialisation. Je refuse qu'on pointe du doigt une partie de la population. Donc je refuse l'accord avec la France insoumise et c'est pour ça que je soutiens Raphaël Guzman.

46:06
François Kalfon

En cas de second tour, Marine Le Pen, Edouard Philippe, vous votez Edouard Philippe

46:11
Locuteur

?

46:11
Invité

Bon ça, il n

46:12
Locuteur

'y

46:12
Invité

a aucune difficulté. Moi je suis pour l'application du Front républicain mais je ne me situe pas dans cette hypothèse. Après, à voir, puisqu'on a discuté dans les positions que prennent les uns les autres, jusqu'où ils se diront. Si c'est pour avoir une photocopie, on n

46:26
Locuteur

'en

46:26
Invité

est pas là bien sûr parce que j'ai entendu médicale d'État également. Si c'est pour avoir une photocopie ou un tract mal reproduit du Front national, là on n

46:35
Locuteur

'aurait

46:35
Invité

une difficulté.

46:36
François Kalfon

Et en cas de second tour, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon,

46:38
Locuteur

aucun doute

46:39
François Kalfon

non plus

46:39
Locuteur

?

46:39
Invité

Mais il n

46:39
Locuteur

'y en

46:39
Invité

aura pas. Jean-Luc Mélenchon ne sera

46:41
Locuteur

pas au second tour.

46:43
Invité

là pour l'instant.

46:44
Locuteur

Oui, mais vous savez la

46:45
Invité

différence entre vous

46:46
Locuteur

et madame. Pourquoi vous dites qu'il n'y en aura pas ?

46:47
Invité

Moi je ne

46:47
Locuteur

suis

46:47
Invité

pas un commentateur, je suis un militant politique. Donc je sais que militant politique...

46:51
Locuteur

Vous allez

46:51
Locuteur non identifié

faire en sorte que ça n'arrive pas.

46:53
Invité

Vous savez, j'ai été élu sur une liste aux élections européennes. Les représentants de M. Mélenchon ont fait 9%. Raphaël Glucksmann a fait 14%. On nous a fait la même chose, l'imposition de sens par ceux qui parlent le plus fort pour nous dire que la France insoumise avec 6 mairies a gagné les élections municipales. On en a même 600. Et le

47:10
Locuteur

sondage de ce week-end

47:11
Locuteur non identifié

montre plutôt que les modérés remontent. Oui.

47:15
Locuteur

Mais ça pour le coup

47:16
Locuteur non identifié

c'est plus nouveau.

47:17
Invité

On retiendra que vous répondez pour Édouard Philippe face à Marine Le Pen mais pas pour Mélenchon face à

47:21
Locuteur

Marine Le Pen. Vous retenez ce que vous voulez. Vous préférez voter pour une

47:22
Invité

personnalité de

47:23
Locuteur

droite que pour une personnalité de gauche.

47:24
Invité

Moi je souhaite et ardemment je dis que la gauche sociale-démocrate sera au second tour de

47:29
Locuteur

l'élection présidentielle. C'est exactement

47:30
François Kalfon

pour ça qu'Alain Mung disait tout à l'heure sur ce plateau qu'Édouard Philippe serait le seul à pouvoir battre Marine Le Pen parce que pour des gens comme vous il est plus susceptible de représenter à un moment donné un recours à un vote utile.

47:43
Locuteur

Enfin

47:43
Invité

en même temps

47:44
Locuteur

je

47:45
Invité

me fais commentateur j'ai dit que je ne l'étais pas je me fais commentateur sur le bloc central. En même temps si d'ailleurs ce soir ça a été dit par l'ensemble d'entre vous si M. Édouard Philippe se présente comme un candidat de la droite et dans les analyses que vous avez faites vous avez oublié de dire qu'en fait il voulait surtout supprimer débrancher finalement la candidature de M. Retailleau et bien je pense que dans le bloc central ce qu'on appelle le bloc central et je le vois au Parlement européen sur la question migratoire il y

48:11
Locuteur

a

48:11
Invité

un certain nombre de gens qui seront plus confortables à une candidature issue de la gauche que d'une candidature qui court après un certain nombre de thèses développées je vous rends hommage depuis des années par l'Assemblée nationale. Exemple concret la question du tri des migrants ça c'était au Parlement européen la question du tri des migrants dans des pays tiers ça a été voté au Parlement européen et bien le groupe du bloc central s'est divisé s'est coupé en deux Horizon a voté avec la droite et l'extrême droite

48:37
Locuteur

et

48:38
Invité

le Modem et le parti de M. Attal ont voté pour refuser cette orientation de la même façon que nous l'avons fait.

48:45
François Kalfon

En parlant d'Edouard Philippe je voudrais justement qu'on revienne à son interview parce que c'est important aussi qu'elle alimente nos discussions c'était quand même une interview événement ce soir sur BFM TV il est revenu sur un sujet qui lui tient à cœur les arrêts maladie on va l'entendre là-dessus il avait parlé lui qui avait dit vouloir mettre fin je le cite à l'open bar des arrêts de travail peut-être qu'on peut expliquer en quelques mots Thierry ou Victor celui qui est le plus à l'aise sur le sujet pourquoi c'est un sujet pas seulement pour Edouard Philippe les arrêts maladie ils sont aussi dans le viseur du gouvernement elle est le premier qui répond

49:17
Locuteur non identifié

parce qu'ils considèrent que le système est manipulé et qu'on déguise des arrêts du travail on déguise en arrêt du travail ce qui sont en réalité des façons de gérer des délais pendant lesquels on négocie une rupture conventionnelle et que donc ce système est manipulé et il faut donc en changer les règles pour raccourcir les arrêts du travail autorisés les échéances auxquelles on met en place un certain nombre de renouvellements précisément pour lutter contre ce type d'abus

49:48
Locuteur

30

49:48
François Kalfon

000 arrêts de travail prescrits chaque année par l'assurance maladie pour un coût de 18 milliards d'euros non le coût est pour l'assurance maladie pardon 18 milliards d'euros pour l'assurance maladie et il y en a 30 000 arrêts prescrits chaque année par les médecins voilà ce que veut faire Edouard Philippe alors il y est allé un peu moins franco sur ce sujet aujourd'hui

50:10
Locuteur

beaucoup

50:11
Locuteur non identifié

d'administrations ont constaté un développement de l'arrêt de travail limite de l'arrêt de travail de confort parfois et que ces arrêts de travail ils déstabilisent l'organisation de l'entreprise ou de l'administration ou du service public ils coûtent cher à la collectivité voyez-vous on perd au fond le sens

50:35
Locuteur

de

50:36
Locuteur non identifié

l'utilité fondamentale de cette sécurité sociale

50:38
Locuteur

est

50:39
François Kalfon

-ce que vous considérez aussi au rassemblement national qu'il y

50:41
Locuteur

a

50:41
François Kalfon

un sujet sur les arrêts malais et est-ce que vous prévoyez c'est un chantier qui fait partie de vos

50:46
Marine Le Pen

priorités il y a un sujet sur la fraude sociale évidemment mais sur la question des arrêts maladie moi je considère que tous les malades évidemment ne sont pas des fraudeurs et s'il y a peut-être une augmentation des arrêts maladie c'est aussi peut-être parce que il y a un mal-être au travail et en ce qui concerne la délivrance des arrêts maladie moi je suis très respectueuse du secret professionnel pour les médecins donc en fait qu'on donne les moyens à l'état en fait d'engager des contrôleurs pour qu'ils aillent en fait traquer la fraude et ça aussi c'était dans notre programme en 2022 nous avons présenté un livret qui vise à lutter contre la fraude et donc malheureusement Edouard Philippe ne s'en est pas saisi vous voyez j'aurais bien aimé qu'il fasse un petit peu avant plutôt qu'une fois de plus avoir une idée qui m'apparaît en plus être une mauvaise idée et assez stigmatisante quand il est candidat François Calfon

51:37
Locuteur

on doit

51:37
Marine Le Pen

limiter

51:38
Invité

ces arrêts maladie l'assurance retraite comme l'assurance maladie c'est notre bien commun donc si on veut que ce système perdure qu'il reste solidaire il faut bien sûr faire en sorte qu'il reste sur le fond des prestations et non pas

51:50
Locuteur

qu

51:51
Invité

'on distingue entre les uns et les autres mais aussi qu

51:53
Locuteur

'on

51:53
Invité

le protège de la fraude et la première fraude vous savez quelle est-elle parce que finalement M. Edouard Philippe jette en pâture un certain nombre de choses donc c'est l'antième du salarié feignant la première fraude sociale c'est celle du non-plément par des employeurs des cotisations ursaf qui alimentent les caisses de retraite et d'assurance chômage et puis la deuxième chose que j'ai envie de dire parce que je suis assez d'accord pour une fois avec ce que

52:20
Marine Le Pen

vous dites ah vous me vendre pour

52:22
Locuteur

3h42 je ne vais pas dire

52:25
Invité

que ça va rester rouge je

52:26
Locuteur

ne vais pas me réjouer vous soyez

52:27
Marine Le Pen

d'accord je m'en fiche moi je dis ce que j'avais à dire

52:29
Invité

non mais d'accord très bien ne craignez pas que pour une fois j'exprime

52:33
Locuteur

il

52:34
Marine Le Pen

essaie de faire

52:34
François Kalfon

un

52:35
Locuteur

pas vers vous la

52:36
Invité

deuxième chose la deuxième chose que j'ai à dire c'est qu'on doit se soucier de la santé au travail des travailleurs parce que on parle des maladies mais aussi des burn-out on parle de cela mais aussi de transport médical il faut absolument que nous nous soucions en amont par des politiques de santé publique de RH

52:54
Locuteur

parce

52:55
Invité

que souvent le burn-out l'arrêt de travail c'est quand ça se passe mal dans l'entreprise puisse finalement on puisse les éviter et nous sommes très en retard notre pays est très en retard sur le plan de la santé publique je donne un seul exemple les seniors en emploi vous allez en Finlande dans toutes les entreprises vous

53:12
Locuteur

avez

53:12
Invité

une salle de sport peut-être qu'il

53:13
Locuteur

y a

53:13
Invité

BFM il y

53:14
Locuteur

en

53:14
Invité

a une où il

53:15
Locuteur

y

53:15
Invité

a des rameurs je ne

53:15
Locuteur

crois

53:15
Invité

pas il n'y en a pas je

53:17
Locuteur

ne suis pas au courant en tout cas

53:18
Invité

d'accord payés par l'employeur et qui permettent sur la santé physique des travailleurs qui sont âgés alors âgés c'est moi c'est beaucoup de gens plus de 50 ans on est âgés en entreprise de les maintenir en emploi plutôt que finalement les user jusqu'à la corde et à ce moment là user jusqu'à la corde ben oui ils peuvent aller voir leur médecin en disant j'en peux plus par

53:37
Locuteur

ailleurs il y a une autre

53:38
Invité

souffrance qui est en jeu

53:40
François Kalfon

je

53:40
Locuteur

voulais juste dire

53:41
Locuteur non identifié

simplement par rapport à la masse que vous citiez selon l'acception qu'on a de l'arrêt maladie c'est entre 12 et 18 milliards d'euros à chaque fois qu'on a fait des enquêtes sur les abus et les abus existent ce dont on parle c'est de quelques dizaines de millions d'euros c'est ce qu'on a réussi à montrer sur la masse totale qui dépasse les 10-15 milliards d'euros donc vous voyez que en termes de masse ça ne

54:06
Locuteur

veut

54:06
Locuteur non identifié

pas dire qu'il ne

54:06
Locuteur

faut

54:06
Locuteur non identifié

pas lutter contre les abus mais si on compte là-dessus pour réduire de manière spectaculaire le défi de la sécurité sociale il va falloir trouver

54:13
Locuteur

autre chose c

54:13
François Kalfon

'est ça plus

54:13
Locuteur non identifié

ça plus ça c'est ça oui mais

54:15
Locuteur

je ne trouve pas d'accord je trouve

54:18
Locuteur non identifié

ça un peu inquiétant qu'on commence déjà à s'étriper autour d'une mesure on va dire de bon sens alors après on peut dire voilà on peut la discuter mais enfin je veux dire on est quand même dans une situation le déficit

54:29
Locuteur

de la maladie c'est 25 milliards

54:31
Locuteur non identifié

je suis d'accord l'économie toute économie est bonne à prendre il n

54:34
Locuteur

'y a aucun problème simplement il ne faut pas promettre que ça va résoudre le problème c'est ça le sens de Maromba dans une situation

54:39
Locuteur non identifié

assez dramatique

54:39
Locuteur

à l

54:40
Locuteur non identifié

'orée d'un budget ça s'annonce très mal si on commence à ergoter sur voilà et il y a quelqu'un qui propose voilà un candidat on va dire modéré qui propose une mesure d'économie de bon sens

54:52
Locuteur

je veux dire on commence déjà à agir le bon sens n

54:54
Invité

'est pas forcément là où on croit moi je vous

54:56
Locuteur

demande vous dites tout c'est anecdotique

54:58
François Kalfon

mais finalement c'est comme quand le rassemblement national nous annonce 125 milliards d'euros d'économie il nous

55:03
Locuteur

dit

55:03
François Kalfon

on va commencer par supprimer 120 taxes notamment la taxe ce qu'ils font alors beaucoup vont vous dire oui mais ça c'est rien c'est anecdotique mais en fait ça commence aussi par

55:12
Locuteur

là

55:13
Invité

peut-être sur l'assurance maladie pour y en revenir une seconde moi j'ai dit ce que j'en pensais et je pense qu'il ne faut pas faire preuve de démagogie je trouve qu'il n'y

55:20
Locuteur

en

55:20
Invité

a pas eu sur ce plateau c'est très bien donc

55:22
Locuteur

on limite et on

55:23
François Kalfon

encadre vous

55:23
Locuteur

êtes d'accord

55:24
Invité

l'éméchant dans la pièce de l'assurance maladie c'est à

55:26
Locuteur

dire

55:26
Invité

des cotisations sociales basées sur le travail qui finance le système de protection sociale c'est la destruction des emplois par l'intelligence artificielle parce que quand c'est Google qui remplace le travailleur quand c'est le robot fabriqué en Chine qui remplace le travailleur il y a zéro euro de cotisation sociale donc tous les emplois détruits par l'intelligence artificielle ne cotisent pas en Europe c'est 250 milliards d'euros qui partent chaque année à la Silicon Valley

55:50
Locuteur

donc si on

55:50
Invité

veut

55:51
Locuteur

parce qu'il y a une question de recettes il y a la question des défenses ah

55:54
Invité

non

55:55
Locuteur

c'est pas un

55:55
Invité

autre sujet on ne s'en sortira pas si on ne met pas à contribution le transfert du travail qui passe des travailleurs aux machines et qui elles-mêmes ne sont pas taxées parce qu'il y

56:05
Locuteur

a

56:05
Invité

un sujet de dépenses on vient d'en parler mais il y

56:06
Locuteur

a

56:06
Invité

aussi un sujet de recettes plus vous détruisez l'emploi plus vous avez une difficulté à financer votre protection sociale

56:12
Locuteur

sur

56:12
François Kalfon

les recettes sur les dépenses j'aurais qu'on parle un peu quand même du budget du débat budgétaire qui s'annonce hier Sébastien Le Cordus s'est exprimé dans les colonnes du Parisien et il propose d'une certaine manière Victor Hérault un deal en fait aux oppositions ce qu'il appelle une quatrième voie ce serait quoi exactement pas de grandes mesures quelques petites mesurettes

56:35
Locuteur

c

56:35
Invité

'est ce que réversible tous les premiers ministres qui ont survécu ont essayé de faire jusqu'ici

56:40
Locuteur

c'est-à-dire déjà

56:40
François Kalfon

vu prioriser

56:41
Locuteur

certaines

56:42
François Kalfon

dépenses je lis juste sa déclaration en 50 petites décisions efficaces intelligentes contrairement à 3 ou 4 grandes qui seraient spectaculaires mais impossibles à voter

56:51
Locuteur

en

56:52
Invité

gros ça veut dire ne froisser personne essayer de parce qu'on n'arrête pas de nous expliquer notamment depuis François Bayrou il y a un an que la France est fait face à une dette qui est un mur infranchissable et qu'il n'y a plus un seul sou dans la caisse et qu'il faut impérativement réduire les défenses coûte que coûte le problème

57:10
Locuteur

le

57:10
Invité

problème c'est que la composition de l'Assemblée nationale pardonnez-moi fait que Sébastien Lecornu est bien au courant puisqu'il a réussi à surmonter cette épreuve plus d'une fois et bien fait qu'on ne peut rien laisser passer de massif il faut essayer de s'accommoder de petites mesurettes alors on va augmenter un petit impôt par-ci tant qu'il ne se voit pas trop on va baisser une petite dépense par là mais il faut faire en sorte qu'il n'y ait surtout pas plus d'une moitié de l'Assemblée nationale qui vous censure en retour or il y a deux tiers de l'Assemblée nationale qui ne sont pas du camp de Sébastien Lecornu or les deux tiers sont fragmentés en deux c'est-à-dire le Rassemblement national d'un côté la gauche de l'autre le bloc de gauche de l'autre donc on ne peut bouger ni à droite ni à gauche et on n'a pas assez pour bouger au centre

57:50
François Kalfon

et aussi l'absence de budget représenterait un des ordres national mais aussi international les marchés financiers

57:59
Locuteur

nous

57:59
François Kalfon

regardent

58:00
Locuteur

est

58:00
François Kalfon

-ce que vous entendez ce que dit Sébastien Lecornu est-ce que du côté du Rassemblement national c'est d'ores et déjà la

58:07
Marine Le Pen

censure assurée ? Non, non ça n'a pas été indiqué et on en parlera avec Marine Le Pen en temps voulu mais là les propos de M. Lecornu incarnent parfaitement l'absence de vision politique de ce macronisme crépusculaire ils nous disent surtout ne faisons rien ne bougeons rien donc en fait pendant que le gouvernement gagne du temps en étant en poste et bien finalement c'est les Français qui perdent du temps parce que le pays ne va pas avancer parce qu'en fait c'est pas

58:34
Locuteur

de l'ambulisme politique

58:35
François Kalfon

il lui reste

58:37
Marine Le Pen

quelques mois cet immobilisme politique surtout va engendrer une dégradation de la situation de notre pays donc je trouve que c'est assez malhonnête de sa part de dire bon s'il vous plaît mettons-nous d'accord alors que ça fait des années qu'il nous méprise nous lui avons proposé chaque année un contre-budget je le précise pour les téléspectateurs jamais ils n'ont inclus une de nos mesures dans leur contre-budget donc là aujourd'hui quand il nous appelle à faire preuve de responsabilité j'ai juste envie de lui dire qu'il avait des années pour faire preuve de responsabilité et que heureusement que nous nous avons fait preuve de responsabilité quand nous avons censuré les budgets sinon ça aurait engendré une perte supplémentaire de pouvoir d'achat pour

59:17
Locuteur

les Français pour autant la censure

59:20
François Kalfon

automatique c'est ce que vous dites ce soir ça doit faire l'objet de discussion contrairement à ce que dit Olivier Faure ça représente d'ailleurs tous les membres du parti socialiste parce qu'Olivier Faure il a dit

59:30
Locuteur

ce sera la censure Olivier

59:31
Invité

Faure croit peu que nous arrivions à un compromis et certainement pas par la méthode des tout petits pas parce que c'est ce que M.

Lecornu veut faire passer par un trou de souris la dernière fois on a obtenu la suspension de la réforme des retraites c'est pas un trou de souris et moi je le dis et je pose la question aux Français aux téléspectateurs qui nous regardent est-ce qu'on peut accepter des mesurettes alors que la planète brûle alors que nous sommes déjà dans les catastrophes annoncées par le GIEC parce que nous ne respectons pas les accords de Paris et je dis l'argent il y en a il faut le prendre là où il en est il y a 211 milliards d'aides aux entreprises dont beaucoup ne sont pas justifiées donc ça c'est des mesures et d'économie parce que j'ai dit que quand j'entends que le Rassemblement National veut supprimer l'ADEME une agence gouvernementale qui assure l'accompagnement du changement climatique vous vous rendez compte comme il vote pour le maintien du véhicule thermique à Bruxelles et bien nous nous proposons au contraire d'accompagner de changer de braquet les pompiers vont être finalement en grève j'ai vu ça sur vos antennes de changer de braquet sur la transition écologique mais avec quelle

1:00:38
Locuteur

majorité

1:00:39
Invité

monsieur Calfon

1:00:39
Locuteur

je viens de le dire mais c'est vrai que

1:00:41
Invité

je

1:00:42
Locuteur

peux

1:00:42
Invité

comprendre je peux comprendre que dans

1:00:44
Locuteur

le cas vous ne

1:00:44
Invité

l'avez pas forcément entendu je pense que

1:00:47
Locuteur

vous l'avez mis en mur il y en a dans les fonds je veux dire avec

1:00:50
Invité

quelle majorité vous faites passer ces mesures là qui sont des

1:00:52
Locuteur

mesures de gauche vous n'êtes qu'un tiers

1:00:53
Invité

vous savez je crois qu'on a obtenu la dernière fois la suspension de la réforme des retraites au gouvernement

1:00:58
Locuteur

de

1:00:58
Invité

savoir si sa stratégie c'est pour que tout change il faut que rien ne change ou s'il a envie finalement d'accompagner les changements que nous proposons

1:01:08
Locuteur non identifié

je me demandais pourquoi brandir la censure a priori et qui parle en fait est-ce que c'est le candidat Olivier Faure depuis ce soir il

1:01:15
Locuteur

est

1:01:15
Locuteur non identifié

candidat

1:01:15
Invité

je crois

1:01:15
Locuteur non identifié

voilà

1:01:16
Locuteur

vous avez la réponse

1:01:18
Locuteur non identifié

par

1:01:18
Locuteur

ailleurs

1:01:19
Locuteur non identifié

on

1:01:20
Invité

a

1:01:20
Locuteur

du mal à croire en sa bonne foi en tout cas vous êtes en adéquation c'est le groupe socialiste

1:01:24
Invité

et c

1:01:24
Locuteur

'est

1:01:24
Invité

le bureau national là j'ai parlé en mon nom personnel qui donnera la position le groupe comme vous l'avez dit sur votre groupe le groupe se prononcera Olivier

1:01:33
Locuteur

Faure il a quand même

1:01:34
François Kalfon

été

1:01:34
Locuteur

assez clair la

1:01:35
Invité

philosophie c'est qu'on ne croit pas au petit pas que l'option qui tient la corde par l'absence de clairvoyance du premier ministre c'est la censure mais vous savez nous on veut toujours arracher ce qu'on a déjà fait lors du budget précédent des gains pour les français pas des petites bataillettes des gains

1:01:52
François Kalfon

merci on va s'arrêter sur ces mots merci à tous les quatre d'avoir été avec nous