Le Bélarus de Loukachenko prêt à entrer en guerre contre l'Ukraine?
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Sébastien GobertFait
« le Belarus a prêté son territoire, ses routes, ses bases pour que l'armée russe puisse descendre sur Kief »
- 2:00Sébastien GobertFait
« l'armée russe avait pris la centrale de Tchernobyl »
- 4:00Sébastien GobertFait
« l'espace aérien de Belarus a toujours été utilisé pour que les drones et les missiles russes viennent frapper l'Ukraine »
- 6:00Sébastien GobertChiffre
« l'armée belarusse, c'est entre 50000 et 70000 hommes avec une réserve potentielle de 250000 »
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Est-ce que le BRUS d'Alexander Lukashenko pourrait rejoindre la Russie de Vladimir Poutine dans son invasion de l'Ukraine ? Dis comme ça, ça paraît un peu contreintuitif parce que on sait tous depuis 2022 le Belarusse est complice de cette agression de l'Ukraine. Mais la question se pose quand même étant donné qu'Alexander Lukashenko a réussi à se tenir soigneusement à l'écart depuis 2022, donc sans intervenir directement dans l'agression de l'Ukraine, que ce soit par prudence politique ou tout simplement par manque de moyens.
Mais ces derniers jours, le ton entre Minsk et Kiev est en train de monter et on s'interroge vraiment sur la possibilité que le Belarusse prenne un rôle plus actif au côté de la Russie dans l'agression de l'Ukraine. Alors, parlons-en. Bonjour à tous, c'est Sébastien et bienvenue dans cette nouvelle vidéo pour aborder quelque chose qui ressemble encore aujourd'hui à de la politique fiction, hein, que le Béarusse entre directement en guerre contre l'Ukraine.
C'est quelque chose dont Vladimir Zelenski parle depuis la mi-avril. Moi au début, je l'ai vraiment pas pris au sérieux, mais comme je l'ai dit, le ton monte ces derniers jours et dans les circonstances actuelles, il ne faut écarter aucun scénario. Alors, juste pour rappeler donc en 2022, le Belarus a été un complice là pour le coup très actif de l'acte d'agression de l'Ukraine par la Russie étant donné que le Belarus a prêté son territoire, ses routes, ses bases pour que l'armée russe puisse descendre sur Kief.
Euh, on se rappelle évidemment que l'armée russe avait pris la centrale de Tchernobyl et on se rappelle évidemment des noms de Boucha et d'Irpin. Ça, ce sont des localités qui sont sur la rive droite du fleuve de Nipro, donc à l'ouest de Kief. Et c'est par le Béarus que les Russes sont arrivés dans ces localités.
Mais dès le début, Alexander Lukachenko avait fait mine de mettre en avant une certaine neutralité et on se rappelle que les premières négociation entre des parties ukrainiennes et russes, ça s'est fait justement à la frontière avec le Béarus. à partir de l'échec du siège de Kief. Euh là pour le coup, Alexander Lukashenko a vraiment insisté sur cette neutralité ou en tout cas sur cette nonimplication dans le conflit mené par Vladimir Poutine, mais il n'empêche que l'espace aérien de Belarus a toujours été utilisé pour que les drones et les missiles russes viennent frapper l'Ukraine à quelques exceptions près.
Et le Belarus d'Alexander Lukachenko est aussi soupçonné donc par la Cour pénale internationale de complicité dans ce phénomène d'enlèvement d'enfants pour lequel Vladimir Poutine est sous le coup d'un mandat d'arrêt international. Et en plus de ça, on connaît très bien la guerre hybride que le Béarus mène contre les État Baltes et contre la Pologne, notamment à travers des envois de migrants ou encore à travers des envois de ballons qui transportent des produits de contrebande. Et dernièrement, les pressions politiques qui montent à l'encontre des étabaltes tout particulièrement et bien ça passe en grande partie par le Belarus.
Mais cela étant dit, malgré cette politique hybride, comme je l'ai dit, Alexander Lukachenko a été suffisamment prudent pour ne pas s'impliquer directement contre l'Ukraine et ce qui fait que euh sur les environ 500 km de frontière qui vont de Kief jusqu'à la frontière polonaise et qui donc sépare l'Ukraine du Belarusse, il n'y a pas de combat et ça donc depuis 2022. Ce qu'il faut voir, ce que je mentionnais, c'est que de toutes les manières, le Béarusse a des moyens très limités. C'est une population d'à peine 100 millions d'habitants.
On estime que l'armée belarusse, c'est entre 50000 et 70000 hommes avec une réserve potentielle de 250000. Ce qui quand on rapporte au volume des troupes qui sont déployées sur les fronts euh ukrainaux russes, et bien on voit que c'est particulièrement limité. En plus de ça, c'est une armée qui n'a aucune expérience de combat.
C'est une armée qui a un équipement vieillissant et qui a été probablement pillée par l'armée russe ces quatre dernières années. Et c'est aussi une armée dont on aime bien se moquer étant donné que elle s'est rendue célèbre pour des exercices ou pour des célébrations officielles qui sont pour le moins atypiques. Là pour le coup, je vous laisse avec cette petite vidéo pendant quelques secondes parce que ça vaut le détour.
Conjugué à cette absence de moyens, il y a aussi le facteur géopolitique. Ça, j'en ai déjà beaucoup parlé dans mes dernières vidéos sur le BRus que évidemment je vous encourage à aller revoir. La position géopolitique d'Alexander Lukashenko s'est amélioré grandement ces derniers temps, notamment grâce à son retour en grâce auprès de l'administration Trump et à la levée de plusieurs sanctions qui non seulement font un peu respirer l'économie belarusse, mais aussi redonne un certain intérêt politique d'Alexander Lukachenko auprès de Vladimir Poutine.
Ça, j'y reviendrai en fin de vidéo. Et donc une fois que tout ça est dit, il faut voir que ces derniers jours, ces dernières semaines, il y a effectivement ce scénario d'une intervention directe depuis le Béarus, voire par le BRUS lui-même qui est en train de monter. Comme j'ai dit, Volodimir Zelenski en parle depuis la mi-avril.
Lui, il a commencé par dénoncer la construction de route ou de position d'artillerie près de la frontière qui témoigneraiit de préparation d'invasion. Le ton est monté entre Alexander Lukashenko qui a intimé l'ordre à Vladimir Zelenski de se calmer et Alexander Lukashenko d'assaîner que son pays se prépare pour la guerre, même si évidemment il ne la veut pas et il ne ferait que répondre à une agression de la part de l'Ukraine. Bon ça c'est de la rhtorique classique hein, c'est vraiment selon le modèle russe.
Cette semaine, il y a vraiment eu une montée dans les aigues puisque le BRUS et la Russie ont mené des exercices nucléaires conjoints. On sait que plusieurs têtes nucléaires ont déjà été déployées sur le territoire belarusse. D'ailleurs, Alexander Lukosenko en semble très heureux.
Et de son côté, Vladimir Zelenski a annoncé une opération de sécurité spéciale dans le nord de l'Ukraine qui depuis 48 heures maintenant et bien implique des contrôles renforcés des habitants de cette région, des opérations de renseignement, antisabotage et aussi d'hermétisation de la frontière. La frontière, elle est fortifiée depuis 2022, hein. Il y a des travaux de fortification qui sont assez réguliers, mais là, visiblement, il y a encore un coup de tournevis qui est donné à cet édifice.
Et du coup, ça nous amène à prendre ce scénario au sérieux puisque comme je disais dans les circonstances actuelles et bien il ne faut vraiment rien écarter. Et là, comme on voit que Vladimir Poutine est quand même dans une position bien plus difficile et bien plus précaire qu'il y a quelques mois, et bien on est en droit de se dire que Vladimir Poutine est en train de faire pression sur Alexander Lukachenko pour créer un nouveau front et pour soulager un peu son armée russe. Parce que Alexander Lukashenko, lui, ça je vais y revenir après, il n'a fondamentalement aucun intérêt à lancer quelque chose contre l'Ukraine.
On peut aussi se dire et je le mentionne vraiment par ce souci d'équilibre que Volodimir Zelenski fait aussi monter la sauce de son côté. D'une part pour conserver la tension des Européens si ce n'est des Américains. Mais les Américains ils se désintéressent de toutes les manières.
D'autre part, peut-être pour détourner l'attention de son opinion publique de cette affaire Midas, de cette affaire de corruption qui implique l'entourage proche de Volodimir Zelenski avec tout récemment la mise en examen de André Yermac, son ancien chef de cabinet. Moi personnellement, je crois pas vraiment à ce scénario d'une diversion par Vladimir Zelenski. Ce qu'il faut voir, c'est que la guerre, elle est bien réelle.
L'agression, elle est bien réelle et donc il y a des enjeux stratégiques vraiment très sérieux qui implique que on ne va pas déplacer des unités de l'armée ukrainienne vers la frontière de Belarus si jamais il ne s'y passe rien. Si on part de cette hypothèse que il pourrait y avoir une attaque depuis le Belarus, donc sur le nord de l'Ukraine. Dans ce cas-là, on s'orienterait sur deux scénarios.
D'une part qu'il y ait un mouvement de troupe qui foncerait sur Kief comme ça a été le cas en 2022 avec l'ambition soit de prendre la capitale ukrainienne soit d'en faire le siège. Et le deuxième scénario ce serait et bien des forces venues du Belarus, des forces BRU russes en tout cas venues du Béarus qui tenteraient d'isoler la frontière entre l'Ukraine et la Pologne afin de couper les flux d'approvisionnement. Donc évidemment marchand énergétique mais surtout militaire qui alimentent l'Ukraine depuis l'Union européenne.
Pour que l'une ou l'autre de ces opérations aboutisse à quelque chose, il faudrait un déploiement de troupes qui serait assez massif. Et comme j'ai dit, l'armée Belarusse a des réserves assez limitées. Et les Russes aussi, on sait que les Russes ont aussi des problèmes de main d'œuvre, des problèmes de recrutement.
Mais par contre, si jamais une opération est lancée depuis le Béarus, et bien même si elle ne va pas très loin, ça serait suffisant pour forcer des unités de l'armée ukrainienne à dégarnir d'autres zones du front pour protéger ces zones d'un front élargi, sachant que le front actuel fait 1400 km de long. Et donc c'est effectivement quelque chose que l'on regarde d'assez près et qui est en passe de dépasser le stade des spéculations, même si pour l'instant il n'y a pas encore de troupe qui s'amassent à la frontière Belarusse, mais comme j'ai dit, le ton est tellement monté que j'ai décidé d'en faire une vidéo. Ce que je n'avais pas décidé depuis la mi-avril parce que pour moi c'était des spéculations, mais là visiblement on est passé à un stade un peu plus élevé.
Cela étant dit, donc on comprend la motivation de Vladimir Poutine. Par contre, on aurait du mal à comprendre la motivation d'Alexander Lukachenko parce que comme j'ai dit, Alexander Lukashenko, il est revenu en grâce sur la scène internationale grâce à l'administration Trump, grâce à la levée de certaines sanctions notamment sur la compagnie aérienne Belavia ou encore sur des engrais notamment la Potas. Alexander Lukachenko a été officiellement invité à rejoindre le Board of Peace, le Conseil de la paix de Donald Trump.
Même si pour l'instant pour des questions de visa et de sanction personnelles qui restent actives, et bien il n'a pas encore pu se rendre en personne à une des réunions de ce Bor of Peace. Mais là, il est effectivement dans une bonne passe, donc en soi, mais aussi par rapport à Vladimir Poutin, étant donné que cela lui redonne un certain intérêt. On a vu ces dernières années, j'en avais parlé dans mes précédentes vidéos, que cette amitié indéfectible entre Alexander Lukachenko et Vladimir Poutine, ben ça avait conduit tout simplement au fait que Alexander Lukachenko avait été minoré par Vladimir Poutine qui avait préféré et bien les Iraniens ou encore les Nord-Coréens et évidemment les Chinois pour l'accompagner dans son entreprise de destruction de l'Ukraine.
Ce qui fait que Alexander Lukashenko se retrouvait un peu comme le dindon de la farce puisqueil était complice de cette invasion mais il n'y jouait pas un rôle déterminant. Alors que là, avec la levée de certaines sanctions, ça lui permet d'avoir des choses à offrir à Vladimir Poutine. Donc c'est vrai pour Belavia dont les appareils doivent de toutes les manières transiter par la Russie pour ensuite voler dans le reste du monde.
Et donc ça c'est quelque chose dont peuvent bénéficier euh les appareils russes, notamment euh en terme d'acheminement de pièces détachées. Et c'est aussi vrai quand on parle des sanctions qui ont été levées par exemple sur la potace puisque de toutes les manières la potase belarusse doit aussi transiter par la Russie pour ensuite être exporté dans le reste du monde. Et donc qu'est-ce qui empêche les Russes d'ajouter leur propre potace à la potace Busse et ainsi de vendre sur les marchés internationaux un produit qui n'est plus sous sanction ?
Et ça c'est d'autant plus vrai que on voit depuis déjà plusieurs semaines l'administration Trump tenter de démarcher à la fois les Européens mais aussi les Ukrainiens pour que ils lèvent leurs sanctions sur l'exportation de la potasse belarusse. Et ça, ça aurait un impact concret, c'est-à-dire que le Belarusse retrouverait l'accès au port lituanien de Claipeda ou faute de mieux au port ukrainien d'Odessa ce qui évidemment réduirait les coûts d'exportation et augmenterait les marges. Et la Russie par le truchement que je viens d'expliquer et bien elle pourrait profiter de ça.
Et donc Alexander Lukachenko, si jamais il prêtait son pays ou si jamais il mettait son pays dans une position proactive pour continuer à envahir l'Ukraine, il risquerait de perdre tous ses avantages. Même si évidemment on ne sait pas quelle serait la réaction de Donald Trump. Si ça se trouve, il n'y trouverait rien à redire.
Mais ça serait quand même très risqué pour un Alexander Lukashenko qui a passé de nombreux mois à tenter de se réhabiliter sur la scène internationale. Donc voilà, moi j'ai encore un peu de mal à y croire mais comme j'ai dit c'est un scénario qu'il faut prendre en considération. Pour l'instant, on est vraiment au stade de la rhtorique.
Dernièrement, Alexander Lukashenko a encore répété qu'il fallait que Vladimir Zelenski se calme. Vladimir Zelenski a encore répé que le Belarus est un état ennemi et complice de la Russie et il a invité là pour le coup comme un pied de neé Alexander Lukosenko la leader de l'opposition belarusse donc depuis les élections frauduleuses de 2020 Sitlana Tiranovskaya qui devrait arriver à Kief dans les jours qui viennent parce que selon le communiqué du ministère des étrangères ukrainien et bien Kief veut entretenir un dialogue avec le peuple belarusse donc pas avec le BRus d'Alexandre Lukasenko mais avec le peuple belarus. Et donc ça ça dit bien que la reprise de contact direct entre Volodimir Zelenski et Alexander Lukashenko, ça n'est visiblement pas pour demain et encore moins si Alexander Lukashenko met son pays au service de l'invasion russe de l'Ukraine de manière encore plus directe que jusqu'à présent.
Merci d'avoir regardé cette vidéo jusqu'au bout. file et je vous retrouve très vite.