Le parquet veut faire taire Marine Le Pen ! - Yoann Gillet (LCI)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 5 %Attaque 70 %Défensif 25 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 63 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:44OuverteRéponse partielle
Est-ce que c'est un acharnement, une atteinte à la démocratie, une justice politique qui a requis contre Marine Le Pen ?
- 3:39OuverteRéponse directe
Est-ce un prononcé politique ? Est-ce qu'on a voulu atteindre Marine Le Pen hier ?
- 4:50OuverteRéponse partielle
Cette exécution provisoire, est-ce qu'elle vous a surpris ? Est-ce que c'était nécessaire ?
- 9:44OuverteRéponse partielle
Si le tribunal ne l'applique pas, mais qu'il y a cette épée de Damoclès, ça va peser sur Marine Le Pen ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 3:49Invité politiqueFait
« Le parquet veut priver les Français du droit de voter pour Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. »
- 4:00Invité politiqueFait
« Les réquisitions, elles sont juste hallucinantes. »
- 4:26Invité politiqueFait
« Ce réquisitoire, ça ne vaut pas condamnation, évidemment. »
- 15:18Invité politiqueFait
« François Bayrou, lui, a été relaxé. Et dans une affaire totalement identique, le parquet demande à ce que Marine Le Pen soit condamnée et lourdement condamnée. »
- 15:30Invité politiqueFait
« La vérité, c'est qu'il n'y a aucun emploi fictif dans cette affaire et que ça a été largement démontré lors de ce procès. »
- 5:27InvitéChiffre
« 3,5 millions d'euros à la clé, quand même, au préjudice du contribuable. »
- 13:25InvitéFait
« Il s'agit de cela. C'est de l'argent public. »
Temps de parole
- Présentateur30 %
- Invité25 %
- Invité 217 %
- Yoann Gillet16 %
- Invité 38 %
- Invité 42 %
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On accueille d'ailleurs Yohann Gillet. Bonjour, merci d'être avec nous. Député du Rassemblement National du Gard, porte-parole du Rassemblement National. Nos téléspectateurs l'ont compris, vous êtes avec nous en direct depuis l'Assemblée Nationale. Vous aurez un petit face-à-face d'ailleurs avec Evelyne Siermarin, bien connue du monde de la justice, magistrate, et également Elisabeth Martichoux, fine lame des questions politiques, et Damien Fleureau, qu'on ne présente plus, l'un des chefs du service politique de TF1 et d'LCI. Pourquoi nous sommes tous là ?
Eh bien parce qu'hier, on a vécu un acharnement, une atteinte à la démocratie, une justice politique, du moins si l'on en croit les défenseurs de Marine Le Pen.
Les réquisitions du parquet dans le procès des assistants parlementaires ont provoqué, vous allez le voir, une vague de protestations à droite sur l'échiquier politique, jusqu'à une surprenante déclaration de l'ex-ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, sur X, on y reviendra, et avec un point d'orgue, hier réservé le sort de Marine Le Pen, 5 ans de prison dans deux fermes, 300 000 euros d'amende, 5 ans d'inéligibilité, mais surtout assortie d'une exécution provisoire qui aurait un effet immédiat sur la présidente du RN, peu importe son éventuel appel d'une condamnation et les autres procédures possibles. On écoute Marine Le Pen.
L
'objectif c'est ça, on sent bien que tout ça avait peu d'intérêt pour le parquet, la seule chose qui intéressait le parquet c'était Marine Le Pen. Marine Le Pen, pour pouvoir demander encore une fois son exclusion de la vie politique,
avec
exécution provisoire, et puis le RN pour pouvoir ruiner le parti.
Alors
j'ai deux questions, enfin une plus exactement à poser à deux personnes. D'abord à vous, Évelyne Sirmarin. Est-ce que c'est un acharnement, est-ce que c'est une atteinte à la démocratie, est-ce que c'est une justice politique qui a requis, attention, requis hier contre Marine Le Pen ?
Oui, parce que réquisition ne veut pas dire condamnation du tout, c'est le tribunal qui va décider d'abord. Après le procureur, les procureurs n'ont fait qu'appliquer la loi, ils ont demandé des peines tout à fait légales. Le législateur a décidé en 2016 que lorsqu'une personne était condamnée pour des détournements de fonds
publics... C'est la fameuse loi Sapin. C'est
la loi Sapin 2. Bon, souvent évidemment des condamnations de personnes politiques. À ce moment-là, ça devenait automatique qu'il soit inéligible en raison de cette condamnation. C
'était
quand
il y avait des détournements de fonds publics.
Voilà, c'est en gros corruption, détournement de fonds publics, toutes ces infractions financières. Et avant, cette automaticité n'existe pas. Les juges pouvaient décider oui ou non, il sera inéligible. Mais il ne
faut
pas confondre cette automaticité avec le fait que ça s'exécute tout de suite. Par exemple, dans cette affaire-là, s'ils sont coupables, s'ils sont condamnés, ils peuvent très bien être condamnés à une peine d'emprisonnement, une peine d'amende, cette peine d'inéligibilité parce qu'elle est automatique, mais que ça ne s'applique pas tout de suite parce qu'il y a un délai d'appel.
Qu'il y ait l'appel, la cassation, l'ensemble des recours. Tout ça est, comme on dit, suspensif. D'ailleurs, je crois qu'on avait fait le calcul il
y
a quelques temps ensemble et que si on prenait tous les recours et qu'il n'y avait pas cette sanction immédiate, eh bien, le recours de Marine Le Pen tomberait après les élections présidentielles. Alors, il y a ce recours. On va en parler, justement, bien évidemment. Mais, Yohann Gillet, même question pour vous. Est-ce
un
prononcé politique ? Est-ce qu'on a voulu atteindre Marine Le Pen hier
?
Évidemment. Le parquet veut priver les Français du droit de voter pour Marine Le Pen à la prochaine élection présidentielle. Les réquisitions, elles sont juste hallucinantes. Et d'ailleurs, elles ne prennent pas en compte le vide sidéral de ce dossier, les énormes lacunes de ce dossier. Et le fait qu'il n'y ait eu, et ça a été prouvé très largement lors de ce procès, aucun emploi fictif et aucun acharnement politique dans une affaire, il faut le rappeler également à ceux qui nous regardent et qui nous écoutent, qui a été initiée par des opposants politiques. Ça aussi, il faut le rappeler. Ce réquisitoire, ça ne vaut pas condamnation, évidemment. Donc, Marine Le Pen est à ce jour innocente.
Eh bien, ce réquisitoire, il vise à entraver la démocratie et à empêcher les Français de voter pour la candidate Marine Le Pen à l'élection présidentielle. Donc, c'est là où c'est grave. Il y
a
une véritable atteinte à la démocratie. Et je me félicite que des politiques de tous bords dénoncent ce réquisitoire.
Alors, on va y revenir sur ces réactions politiques, mais peut-être le distinguo tous les deux, parce que j'ai cru comprendre, Evelyne Siermarin, que
cette
exécution provisoire, est-ce qu'elle vous a surpris ? Est-ce que c'était nécessaire ? Et puis, on va essayer de tout se dire sur ce plateau, est-ce qu'à votre avis, le tribunal en tiendra compte ?
D'abord, ce qui ne me surprend pas du tout, c'est que pour le Rassemblement national, évidemment, c'est plus intéressant de dénoncer les juges, le gouvernement des juges, bon, encore une fois, c
'est
le procureur, que de laisser l'attention se concentrer sur ce qu'on leur reproche,
c
'est-à-dire un délit de détournement de fonds publics, avec 3,5
millions
d'euros à la clé, quand même, au préjudice du contribuable. Je comprends tout à fait, politiquement, leur stratégie. Maintenant, que vont faire les juges ? Je n'en sais absolument rien. Ce qu'on peut dire, c'est
qu'en matière... Non, mais ils ont cette possibilité.
Ils ont cette possibilité. Ce que je peux dire, c'est que, notamment la 11e chambre, qui est vraiment spécialisée, la chambre qui la juge, en matière de toute façon économique et financière, très rarement, on met l'exécution proviseure. J'ai présidé une chambre économique et financière, la juridiction d'à côté, et on ne la mettait jamais, l'exécution proviseure. Pourquoi ? Parce qu'il n'y a pas d'agression contre les personnes. Ce sont des atteintes aux biens, très graves, mais des atteintes aux biens. Il y a quand même la personnalité des prévenus. Aucun son feu 2 ou 3 n'a été jamais condamné. Donc c'est important, quelqu'un qui n'a jamais été condamné.
C'est ça les critères, si vous voulez, de jugement. Et puis, c'est aussi de voir le fait... Les juges ont en tête, bien sûr, le fait qu'elle va se présenter à une élection présidentielle. Le but d'une peine, d'une condamnation, n'est pas de briser une carrière, briser la vie. Ça serait quelqu'un qui cherchera un emploi, ça serait pareil. Vous voyez, ils vont prendre en compte tous ces éléments pour décider ou pas de l'exécution provisoire.
Yoann Gillet, ça valait le coup d'être dans LCI Midi. Vous voulez la rassurer, ou presque
? Non,
mais moi, ce que je veux ajouter, c'est que le fait que le parquet demande une exécution provisoire montre à quel point ces réquisitions sont orientées. Et on veut, à travers l'exécution provisoire, priver Marine Le Pen des recours qui s'offrent pourtant normalement à tout justifiable. Donc c'est pas normal ce qui se passe. On le sait très bien. Et les Français, d'ailleurs, en sont largement conscients qu'ils aient voté pour le Rassemblement National ou non.
Vous savez, on reçoit tous énormément de messages de soutien de Français qui ont fait des choix très différents lors des dernières élections, mais qui ne comprennent pas cette situation et qui estiment à juste titre que ces réquisitions sont politiques et sont une atteinte à la démocratie.
Alors, vous restez avec nous, bien évidemment. Yoann Gillet, vous intervenez quand vous voulez. Elisabeth Martichoux, ça a beaucoup brussé. On écoutera quelques réactions dans un instant. Peut-être d'ailleurs... Allez, on va regarder celle, je voudrais vous entendre, de Gérald Darman, ex-ministre de l'Intérieur. Voilà ce qu'il dit hier sur Twitter. Eh bien, pour lui, c'est surprenant ce qui s'est passé hier au palais de justice de Paris. Il y a une surprise de sa part. Il dit qu'il serait profondément choquant que la patronne du Rassemblement National soit jugée inéligible, estimant que la combattre se faisait dans les urnes et pas ailleurs.
Alors,
d'abord, contrairement à ce qui a été dit, toute la classe politique n'a pas contesté le jugement. Alors, Gérald Darmanin, il a le droit. D'abord, tout le monde a le droit de critiquer la justice. C'est plus compliqué quand on est ministre. En général, on essaye, surtout, garde des sceaux. Quand on est ministre, quand on
est
député. Voilà, quand on est revenu à la vie politique, on va dire, normale, comme Gérald Darmanin, qui est aujourd'hui député, on a le droit de critiquer une décision de justice. Il
n
'y
a
rien de réimpréhensible là-dessus. Maintenant, pourquoi il le fait ? Vous savez, on dit beaucoup, Gérald Darmanin, souvent que c'est un animal politique. Toute la journée, toutes les minutes qui passent... Et de fait, il fait de la politique. Voilà, il fait de la politique parce que Gérald Darmanin, il a des ambitions tout à fait intactes. Et il voit bien les électeurs du Rassemblement national qu'il serait bon de récupérer. Donc, il leur parle. Il leur parle en leur disant qu'effectivement, ce serait dommage.
Ce
serait dommage. Il est privé de leur leader. Mais il est content, en fait, dans la perspective qu'elle puisse être disqualifiée. Parce qu'on aura peut-être le temps d'en venir. On parlera de
l'après, bien
évidemment.
Le socle
du Rassemblement national, bien sûr, va soutenir Marine Le Pen. Mais ce qui va devenir compliqué, maintenant, pour Marine Le Pen, qui est potentiellement inélégie, puisqu'il est considérable pour une femme qui a été deux fois qualifiée à la présidentielle, ce qui est sûr, c'est que ça va être lourd pour elle. Il va être lourd et qu'il y a un avant et un après cette réquisition avant même de connaître peut-être la condamnation.
Juste un tout petit point de droit. Normalement, on a une décision ferme et définitive.
En 2025, peut-être au printemps 2025, parce que vous savez, c'est une juridiction qui est extrêmement chargée, avec d'autres procès, etc. Il va falloir que les juges, ils sont trois, et cette formation-là, elle rédige vraiment collectivement, etc. Bon, je ne
peux
pas vous dire, bien sûr. Oh, pas tout de suite. Dans l'année... Début 2025, mais peut-être au
printemps.
Début
2025. Alors, si on suit votre raisonnement, en tout cas les informations que vous pouvez nous donner sur ce qui, aujourd'hui, le fait le plus mal, Damien Marine Le Pen, sur ses exécutions provisoires, imaginons que le tribunal ne l'applique pas. Mais il y a quand même cette épée de Damoclès. Et ça va... Elisabeth l'esquissait. Ça va peser sur la tête de Marine Le Pen. Ça va peut-être aiguiser, on parlera tout à l'heure des prochaines élections, mais les envies, les appétits de certains autour d'elle, et peut-être même, d'ailleurs, de ses adversaires politiques.
Oui,
oui.
Bien entendu, la judiciarisation de la vie politique, ce n'est pas nouveau. Ce n'est pas nouveau avec le Rassemblement national. François Fillon, d'ailleurs, ancien candidat à
l
'élection présidentielle, en a fait les frais. Il en avait fait un argument de campagne pour s'opposer à quelques candidats dans sa famille politique qui imagineraient un président de la République mis en examen. Et puis ensuite, il a été rattrapé lui-même par des affaires avec une campagne sur le terrain très compliquée, des casseroles d'opposants qui venaient de taper pour manifester leur opposition à François Fillon. Donc, voilà, c'était pendant le temps d'une campagne présidentielle. On dénonçait déjà, dans certaines familles politiques, la République des juges, la
politisation de la vie politique.
On était en campagne présidentielle avec des candidats déclarés. Nous sommes en 2024, que je sache, la présidentielle est en 2027. Donc, là, on anticipe encore un peu plus, même si Marine Le Pen, on le sait, est candidate probable, ou désignée ou souhaitée par sa famille politique. Mais, voilà, il reste du temps. Et c'est ce que disait d'ailleurs Xavier Bertrand ce matin, Jordan Bardella notamment. Vous avez au Rassemblement National d'autres talents qui peuvent se préparer potentiellement à être candidats. On parlera de ces talents. Elisabeth ?
Oui, juste un mot, parce que c'est très intéressant ce qui se passe parce que ça concerne le Rassemblement National qui est arrivé en tête aux Européennes et qui a 140 députés avec ses alliés siotistes.
Mais
c'est quand même extrêmement lourd
ce
qui est reproché par la justice à Marine Le Pen pour un parti qui a toujours dit qu'il faisait autrement que les autres, pour un parti qui s'est toujours présenté comme plus probe, plus honnête que les autres, que le système. Ce n
'est
pas quelques centaines de milliers d'euros qui auraient été détournés, comme le Modem par exemple. Ce sont plusieurs millions d'euros. Et en plus, Marine Le Pen, curieusement...
2004-2016, les faits reprochés.
Et elle a dit
au départ, mais nous on assume. Parce que dans le fond, les assistants parlementaires, ils font de la politique qu'ils soient à Bruxelles ou à Paris. C'était curieux cette défense. Parce qu'une fois qu'on a apporté les preuves qu'effectivement c'est Bruxelles qui payait les assistants parlementaires qui travaillaient pour le FN, et bien là, c'est un peu piégé elle-même.
Et
là
vous tombez dans le droit et le droit dit...
Et bien voilà. Mais encore une fois, c'est pas de la... Pardon, pour le dire comme ça, c'est pas la gnognote qui lui a reproché.
C
'est de
l
'argent public dont elle est accusée avec d'autres pour le parti de l'avoir détournée. Donc voilà. Il faut se rappeler quand même qu'il s'agit de cela. C'est de l'argent public. D'où
les 5 ans d'inéligibilité, d'où cette loi Sapin 2 qui était à l'époque, ou qui avait été... C'était sous François Hollande, on est d'accord. Qui avait été instaurée tout simplement pour moraliser la vie politique. Et
aussi, dans son titre, avoir confiance. Confiance. C'est-à-dire que c'était aussi sans doute l'idée du législateur de dire que les gens n
'ont
plus trop confiance dans les hommes politiques.
Vous
avez raison. Pardon, c'était la loi. Je vous laisse finir. Pardonnez-moi. la loi sur la moralisation et la confiance en la vie politique. C'était l'intitulé de cette loi.
Parce que vous savez bien, beaucoup de personnes se disent qu
'ils
sont tous corrompus, c'est tous les mêmes. Et ça,
c
'est absolument terrible parce que ça veut dire abstention, ça veut dire qu'on ne va pas voter. Et c'est l'idée, il faut avoir confiance dans ceux qui vous représentent parce qu'il y a beaucoup de gens tout à fait valeureux, des maires, etc. Et donc, ceux qui commettent des délits et surtout des délits financiers, c'est vraiment un contre-exemple total et ça démotive tout le monde. Je voulais dire que, par rapport à ce que vous disiez, c'est sûr, il n'y a pas de détournement personnel, il faut bien le comprendre. Il
n
'y a
pas d'enrichissement personnel.
Pas du tout. RN ou pas RN, mais c'est un enrichissement partidaire. C'est-à-dire que le parti n'avait plus d'argent. A l'époque, ils avaient, je crois, à peu près 9 millions d'euros de dettes et il fallait effectivement payer ses assistants, etc. Alors ça, c'est un mobile, mais ce n
'est
pas du tout une excuse.
Yohann Gillet, on voit que vous faites nom de la tête. C'est qu'a priori, vous n'êtes pas d'accord avec ce qui se dit sur ce plateau.
Effectivement, parce qu'en réalité, cette affaire, c'est une ingérence totale dans la vie parlementaire. Mais je voudrais prendre un exemple très concret dans une affaire totalement identique. François Bayrou, lui,
a
été relaxé.
Et
dans une affaire totalement identique, le parquet demande à ce que Marine Le Pen soit condamnée et lourdement condamnée. Il y a deux poids,
deux
mesures. La vérité, c'est qu'il n'y a aucun emploi fictif dans cette affaire et que ça a été largement démontré lors de ce procès, qu'il n'y a aucun enrichissement personnel, vous venez de le dire et de le confirmer, et que ce réquisitoire est totalement hallucinant et ne vise qu'à une chose. Le seul objectif du parquet, c'est de priver les Français de la candidature à l'élection de Marine Le Pen. Je le rappelle, Marine Le Pen qui, depuis 30 ans, se bat pour défendre la France et les Français, qui vous avis aux autres à la défense de notre pays. Et je peux vous dire qu'on ne le fera pas taire et on ne nous fera pas taire.
Merci
beaucoup, Yoran Gillet, d'avoir été avec nous depuis l'Assemblée nationale.
et je ne vous
rappelle
pas à la fin de
l
'année. Merci beaucoup, Yoran
Gillet, et
merci beaucoup,
Yoann Gillet