2027 : «Tout le monde y va de ses mesures les plus démagogiques», s'indigne Robert Ménard
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:13OuverteRéponse directe
Le syndicat de police Alliance annonce déposer plainte contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui.
- 0:37OuverteRéponse directe
Vous comprenez cette démarche du syndicat de police ?
- 1:34OuverteRéponse directe
9700 blessés dans leur rang, il y a aussi 149 enseignants et proviseurs qui ont été agressés, 248 élèves.
- 2:24OuverteRéponse directe
On questionne souvent la réponse pénale. Là, elle est à la hauteur ?
- 2:48OuverteRéponse directe
Concernant les policiers, encore une question. Il y a des slogans anti-police insupportables qui sont scandés désormais dans toutes les manifestations.
- 2:58OuverteRéponse directe
Pourquoi la police est érigée par certains éléments et par certains partis politiques en ennemis de la jeunesse ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:41Invité politiqueFait
« Je pense qu'on n'imagine pas les situations dans lesquelles ils sont. »
- 0:56Invité politiqueFait
« les 2-3% de petits salopards qui leur jettent à la figure un certain nombre de choses, tu vas montrer de la sympathie. »
- 1:12Invité politiqueFait
« Moi, je suis maire. »
- 1:43Invité politiqueFait
« On est dans une violence, moi, qui me terrifie. »
- 2:33Invité politiqueFait
« Je vous le dis de fois, moi, ils peuvent s'accrocher avant que je leur donnerais un logement social. »
- 2:59Invité politiqueFait
« le fonds de commerce de la France insoumise. »
- 3:32Invité politiqueFait
« Premier, l'immigration. »
- 4:32Invité politiqueFait
« Ce que j'essaie de vous dire, c'est que la France Assoumise et Jean-Luc Mélenchon, ils prennent tous les gens dans le sens du poil. »
- 5:19Invité politiqueChiffre
« Vous les sortez d'où, les 10 milliards ? »
- 5:35Invité politiqueChiffre
« Mais enfin, on va les sortir d'où, les 10 milliards ? »
- 5:54Invité politiqueFait
« Donc, comme j'essaye de ne pas faire de démagogie, je ne dis pas, ouais, ils devront mettre encore plus d'argent. »
- 8:02Invité politiqueChiffre
« Sciences Po, il y a 20 000 demandes chaque année à Paris. »
- 8:22Invité politiqueFait
« il ne peut pas y avoir 80% d'une classe d'âge qui a le bac. »
- 9:51Invité politiqueFait
« Madame, c'est prendre des gens pour des crétins. »
- 10:43Invité politiqueFait
« Il faut évidemment les interdire. »
- 12:31Invité politiqueChiffre
« Si on te dit 3 500 milliards, honnêtement, que ça vous dit quelque chose à vous, 3 500 milliards, rien. »
- 12:43Invité politiqueChiffre
« les 3 500 milliards en question, et la dette, je sais pas, le remboursement d'emprunts, c'est plus le remboursement des intérêts. »
- 14:04Invité politiqueChiffre
« 140 milliards d'économies sur 5 ans, dit-elle, règle d'or budgétaire. »
- 14:40Invité politiqueFait
« quand vous dites, madame, que la retraite, vous allez la ramener à 60 ou 62 ans, vous vous foutez du monde. »
- 15:35Invité politiqueChiffre
« entre 400 et 500 000 personnes chaque année, c'est trop. »
- 16:40Invité politiqueFait
« le maire de Perpignan, Louis Aliot, qui est mon copain. »
- 17:00Invité politiqueFait
« Elle se dit, il ne faut plus aider l'Ukraine. »
- 18:11Invité politiqueFait
« que le président du Conseil constitutionnel prenne comme ça, alors que la question ne lui est pas encore posée un choix, honnêtement, il se croit où ? »
Temps de parole
- Robert Ménard77 %
- Présentateur19 %
- ?3 %
≈ 18,1 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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La grande interview Europe 1 CNews, Laurence Ferrari.
Et
notre invité ce matin dans la grande interview sur CNews et sur Europe 1, c'est Robert Ménard. Bonjour à vous.
Bonjour, merci. Le
syndicat de police Alliance annonce déposer plainte, Robert Ménard, contre l'État pour mise en danger de la vie d'autrui. Il dénonce des injonctions contradictoires faites aux policiers qui, selon lui, sont esselés, trahis, abandonnés, exposés à la violence et livrés à la vindicte. Il dit, entre les déclarations de Laurent Nunez à l'Assemblée nationale et la réalité des consignes qui sont susurrées à l'oreille des compagnies de CRS, il y a un fossé qui est absolument incroyable. Vous comprenez cette démarche du syndicat
de police ? Ce n'est
pas que je comprends, c'est que je les approuve. Je pense qu'on n'imagine pas les situations dans lesquelles ils sont. Vous vous rendez compte, les types ? Qu'est
-ce
qu'il avait dit ? Il fallait faire preuve d'empathie, le chef de l'État. D'empathie quand... Attendez, je ne mets pas tous les lycéens, mais les 2-3% de petits salopards
qui
leur jettent à la figure un certain nombre de choses, tu vas montrer de la sympathie. Vous, on vous fout une paire de gifles et vous dites, continuez tout ça. Mais ce n
'est
pas possible. En plus, c'est dégueulasse parce qu'on est content de les avoir. Moi, je suis maire. Heureusement, quand les compagnies de CRS arrivent chez moi, je me dis un truc tout bête, ça vous allez comprendre. Il va y avoir moins de casse,
c
'est-à
-dire
moins d'abribus. Il va falloir les payer les abribus, il va falloir payer les bancs, il va falloir payer les tags qui sont faits, il faut les effacer. Les types, ils sont là, t'es content d'eux, et dès qu'il
y a
un problème, c'est eux les boucs émissaires.
Mais c'est absolument incroyable.
9700 blessés dans leur rang, il y a aussi 149 enseignants et proviseurs qui ont été agressés, 248 élèves. On est dans le grand n'importe quoi aujourd'hui, Robert Ménard.
On est dans une violence, moi, qui me terrifie. Vous savez, les gens, ils vous disent, regarde, ce n
'est
pas compréhensible. Ils ont des casiers, j'ai des fiers, vierges. Et alors, c'est encore plus inquiétant. Le type, il n'a rien fait, d'un coup, il manie un cocktail mottoff. Chez moi, il y
a
un gamin, 13 ans et demi. Enfin, vous avez eu des enfants, vous avez des enfants. Vous savez ce que c'est, 13 ans et demi, t'es un bébé à 13 ans et demi. Il fait un cocktail mottoff et il le jette sur une voiture de police secours. Qu'est-ce que vous lui dites ? Vous allez discuter avec lui, faire preuve d'empathie, lui dire, ce n
'est
pas bien. Mais écoute, ce gamin, il est en prison, en l'occurrence, parce qu'il n'a plus de 13 ans. Mais c'est sa place. En prison ? Attendez,
vous le mettez où, vous
? On questionne souvent la réponse pénale. Là, elle est à
la hauteur. Est-ce
que je peux vous dire la vérité à vous ?
Je
peux vous dire, en plus, ses parents sont demandeurs d'un logement social. Je vous le dis de fois, moi, ils peuvent s'accrocher avant que je leur donnerais un logement social. Non, mais tu rigoles, quoi, tu vois. Tu vas les récompenser, vous en plus. Ton fils est très, très bien, il jette des cocktails Molotov. Et en plus, mais pourquoi on ne t'abriterait pas dans un logement social ? Ils se démerdent.
Concernant les policiers, encore une question. Il y
a
des slogans anti-police insupportables qui sont scandés désormais dans toutes les manifestations. Pourquoi la police est érigée par certains éléments et par certains partis politiques en ennemis de la jeunesse
? Parce que c'est
le fonds de commerce de la France insoumise. Pour citer les gens, la police tue, enfin, vous savez,
les
bavures, pas les bavures, la violence policière. Comme si, attendez, il y a des problèmes, il y a eu des problèmes. C'est le vocable de Jean-Luc Mélenchon.
De
Jean-Luc Mélenchon. Attendez, qu'il y ait des policiers qui se comportent mal, la police des polices, la GIGN, attendez, ils font leur boulot. S'il y a des gens
qui sont surveillés... Il y a 36
enquête au aide par l'IPJ.
Qui sont surveillés,
ils sont surveillés dès qu'il y
a
un problème. Dès qu'il
y a
un problème. Mais c'est un fonds de commerce. Il a deux fonds de commerce, la France insoumise, deux fonds de commerce. Premier, l'immigration. Il se dit que plus il sera anti-israélien, un peu anti-sioniste, et pour ce genre de choses, il se ramène à lui cet électorat. Belle saloperie de penser dans ta tête que tous les gens, tous nos collègues, tous les autres habitants qui sont musulmans
seraient
tous antisémites. Mais enfin,
tu
vois, deuxième saloperie de la part de Jean-Luc Mélenchon.
La
jeunesse, il se dit, là je peux aller plus... En plus comme il ne vote pas beaucoup, si je vais dans leur sens, si je dis n'importe quoi... Si
il leur donne
le droit de vote à 16 ans
comme il l'a fait... Vous avez
vu,
le
droit de vote à 16 ans...
Ça
changera quelque chose ou pas, Robert Ménard, le droit de vote à 16 ans ?
Attendez, vous croyez ça sérieux de vous donner le droit de vote à 16 ans ?
Certains disent qu'on a le droit d'aller en prison à 16 ans, pourquoi est
-ce
qu
'on
n'aurait pas le droit de voter ?
Quoi ? Oui, mais moi je crois que non, l'avenir, ça demande un peu de temps, l'avenir de ce pays, de réflexion. Et je pense que 18 ans,
c
'est déjà bien. Moi, quand j'étais petit, c'était 21 ans.
Et on
disait, ah là là, 18 ans, c'est
la
catastrophe, et
on n'est pas
revenu... Ce que j'essaie de vous dire, c'est que la France Assoumise et Jean-Luc Mélenchon, ils prennent tous les gens dans le sens du poil, en se disant, je gagne, il me faut quoi ? Quelques centaines, il a en tête, à quelques centaines de milliers de voix près, je n
'ai
pas été au deuxième tour la dernière fois, je vais les gagner, je vais les gagner sur l'immigration et les quartiers, je vais les gagner sur la jeunesse. C'est juste, juste ça. Rien, je pense que sur le fond, il s'en fout.
Robert Ménard, on est dans notre grande interview sur CNews et Europe 1. Quel est
l
'avenir pour ce mouvement lycéen ? On sait qu'il y a une manifestation à l'année samedi, on ne sait pas trop ce qu'elle va recouvrir. Il
y a
désormais des revendications chiffrées. Il y
a
eu un chiffre, 10 milliards d'euros, qui est désormais réclamé au gouvernement, qui n'arrête absolument pas à boucler le budget 2027. Est-ce que ce sont des revendications audibles et crédibles ?
Vous les sortez d'où, les 10 milliards ? C'est comme ça.
Pour
rénover le bâti scolaire,
recruter davantage d'enseignants. C'est les
organisations lycéennes ? Oui. 10 milliards pour lutter contre les violences aux femmes et aux enfants, ils ont dû se dire, allez, 10 milliards. Mais enfin, on va les sortir d'où, les 10 milliards
?
D'où ? Les bâtiments ? Écoutez, regardez, ma grandeur d'esprit, j'ai une région socialiste, et je ne dis même pas du mal de l'entretien des lycées, mais je sais ce que ça coûte. Il n
'y
a pas plus d'argent, le maximum d'argent est fait. Oui, les régions font
ce qu'elles
peuvent avec l'argent, elles se dépatouillent avec l'argent. Donc, comme j'essaye de ne pas faire de démagogie, je ne dis pas, ouais,
ils
devront mettre encore plus d'argent. Je sais, moi, pour les écoles, les difficultés qu'on a à trouver l'argent. Donc, je veux dire, il y a ça. Qu'est-ce qu'ils vous disent en plus ? Les enseignants,
on
les a trouvés. Vous avez vu, on a trouvé 3
000. Ils
étaient sans affectation, là, on les a affectés assez rapidement,
en une semaine. On
ne va pas y revenir dessus, mais quand même, c'est miraculeux, l'intelligence artificielle. D'un coup, grâce à l'intelligence artificielle, on découvre qu'on a 3 000 personnes qui sont devant... 3 000 profs qui
sont devant 4 personnes. Les miracles de la
bureaucratie française. Attendez, vous vous rendez compte ? Moi, c'est à la mairie, je disais, même il y
en
a 50, je ne sais pas où ils sont. Mais du jour au lendemain, je vais les trouver. Non, ce n
'est
pas sérieux. Sur les effectifs dans les classes et les emplois du temps, mais c'est le produit des mesures. Pourquoi il y a tant de problèmes d'emplois du temps ? C'est-à-dire qu'ils commencent à 8 heures, ils finissent à 18 heures.
C
'est qu'avant... Alors, je ne dis pas que c'était mieux. Je fais attention à ce que je dis. Ce n'était pas mieux. Mais là, maintenant, tu as tellement... Moi, je discute avec le proviseur. Les proviseurs, je discute avec eux. Ils me disent, il y a tellement d'options que maintenant, vous savez, c'est à la carte, le bac. Vous n
'avez
pas remarqué. Moi, je ne comprends même pas les intitulés du bac de temps en temps. Tellement,
c
'est compliqué. Parce que vous comprenez
tout ?
Non, non,
je n'en ai pas d'âge qui passe. Je n'en ai pas qui
passe le bac
cette
année. Non, non plus,
c'est passé. Mais je les vois avec les gosses des copains et tout ça. Je ne comprends pas ce qu'il veut dire. Alors, il y a tellement d'options que maintenant, ils jonglent avec un certain nombre de choses. Et puis, le dernier truc de faux cul, Parcoursup.
Le chef de l'État qui a mis en place Parcoursup, on s'en rappelle, dit désormais que ce n'est pas un totem et qu'une réflexion devrait être portée.
Non, mais attendez. Il devrait peut-être faire une réflexion sur pourquoi on est arrivé à Parcoursup. Qu'il y
ait
des choses à changer. Sûrement,
je
n
'y
connais pas assez pour le dire. Mais enfin, ce n
'est
pas le problème. C'est le bouc émissaire, Parcoursup. Comment, attendez, comment aujourd'hui, vous pouvez offrir à autant de gens qui réussissent le bac chaque année des débouchés ? Je le disais, je ne
sais
plus à qui. Vous avez fait Sciences Po, non, vous ? Non. Je croyais que vous aviez fait Sciences Po. Alors, je retire cette parole. Sciences Po, il y a 20 000 demandes chaque année à Paris. À Paris. Vous allez dire oui à tout le monde
?
Enfin, qui peut... On supprime toujours, mais on supprime Sciences Po. Ça veut dire qu'on supprime la sélection ? Mais non, le problème, c'est qu'on fait croire à nos gosses que d'avoir le bac, ça va leur ouvrir un certain nombre de choses. Et ce n'est pas vrai. Oui, aujourd'hui, la sélection, elle n'est plus au bac, elle est en licence. Mais on se moque des gens. Ce qu'il faut dire aux gens, c'est que non, il ne peut pas y avoir 80% d'une classe d'âge qui a le bac. C'est comme ça. On n'est pas 10 fois meilleurs qu'on l'était il y a 20 ans ou 30 ans. Mais ça, dire ça, c'est quand même plus difficile que de dire « Ah, il y a cette saloperie de parcoursup, on va le changer. »
« Ah,
on va l'enlever. »
Il y en a qui veulent le
supprimer, qui
veulent le modifier,
l'améliorer. Et tout
le monde va faire ce qu'il veut. Mais vous connaissez une société où tout le monde fait ce qu'il veut. Mais moi, je vais être milliardaire. Tiens, je vais être milliardaire. Je me suis réveillé ce matin. Pourquoi je ne serais pas ? C'est Finkielkraut qui dit « C'est un droit de l'homme. »
Le
bac, il a raison. C'est une connerie de dire comme ça. Non, aujourd'hui,
tu
as des gens, tu n'as pas 80% d'une classe d'âge qui peut avoir le bac. Et non, tous nos enfants ne sont pas des surdoués, madame. Ce n
'est
pas vrai.
Et comment ça va se terminer alors ce mouvement lycéen ? Il y a des revendications qui sont évidemment légitimes.
Il n'y a
pas d'argent en face. Il y a de la manipulation politique. Vous l'avez très clairement énoncé, Robert Ménat. Ça va se terminer comment ?
Ça va se terminer si on a enfin le courage. Par exemple, on va dire on va augmenter les salaires des profs. Mais moi, je trouve ça merveilleux. Mais tout le temps, avec quel argent ? Quand moi, je suis maire. Si ça, ça vaut 10 euros. Je dépense ces 10 euros.
J
'ai deux solutions. Ou j'augmente les impôts. Personne ne veut les augmenter. Et à juste titre, je le comprends encore qu'on verra
ce
qui se passera réellement.
Et
sinon, je me dis où je fais les 10 euros d'économie ? Aujourd'hui, vous avez vu, c'est le concours, l'épine de la dépense. Tout le temps.
Il
faut mettre... Alors, allez, c'est quoi ? Vous m'avez dit 10 milliards. 10 milliards,
oui.
Et tu dépends où les 10 milliards ? Tu les enlèves où ? Tu les enlèves où ? Ou tu t'endettes et les mêmes qui te disent ça. Ah, il ne faut pas s'endetter. Madame, c'est prendre des gens pour des crétins. Vous savez, la comptabilité publique, c'est pas très... Moi, j'ai cru... J'étais journaliste comme vous, j'arrive, je croyais que
j
'avais... En 6 mois, j'ai compris. En 6 mois, j'ai compris. Si tu dépenses, ou tu t'endettes, ou tu t'endettes, ou tu augmentes les impôts. Sinon, tu fais des économies. Voilà.
C
'est ça. Et
en
France, c'est exactement pareil.
Un dernier mot concernant la jeunesse. On a eu ce cas de ce collégial de 14 ans à Aubagne, qui a été mis en examen et croué après avoir ouvert le feu dans son collège contre le principal et l'une enseignante. Il a reconnu avoir suivi des publications d'une communauté virtuelle fan des tueries de masse. C'est un signal inquiétant que, désormais, les armes à feu soient utilisées dans nos enseignes scolaires. Robert Ménard.
Oui,
et puis, moi, je ne connaissais pas ces groupes-là qui font l'apologie des tueries de masse. Vous vous rendez compte ? Il faut évidemment
les interdire.
Ben oui, mais enfin, ce qui m'inquiète le plus, je ne crois pas être moins informé que quelqu'un d'autre. Enfin, je ne
sais
pas, est-ce que dans votre rédaction, les gens, ils savaient que ça existait ? Moi, je n'imaginais même pas qu'il y avait des gens qui étaient fascinés par ça. Vous imaginez, vous, que ça arrive ? Moi, je ne savais pas.
Quel
âge il a ? Alors, on me
dit...
Oui, 14 ans. Oui, je crois qu'il y
a
un certain nombre. Alors, c'est vrai, là aussi, les gens, il y a des sites qu'il faut ou interdire, ou il faut que les parents, ils jouent un contrôle. Je veux dire, les parents, les premiers responsables, c'est les parents. L'école, il y en a marre. Vous savez, je marie des gens régulièrement, et à mon avis, moi, je fais des... D'autres pas. Oui, il y en
a
d'autres que je marie pas. Je suis d'accord, mais normalement, je marie quand même beaucoup de gens. Et je leur dis aux parents, parce que vous savez, vous lisez les articles du Code civil et tout, et je leur dis, mais l'éducation de vos enfants, c'est vous, c'est pas l'école. L'école, elle l'instruit, on espère qu'elle l'instruit, nos enfants, l'école. Et ça, c'est une part de responsabilité. Mais il faut dire aux gens, il faut dire aux gens, il faut faire des efforts
pour
réussir des études. Il faut travailler. Il faut dire non. Dire non. Mais dire non à ses propres gosses. On n'est même pas capable de dire non à qui que ce soit.
On va parler de pouvoir d'achat, parce que c'est la préoccupation principale des Français. Est-ce que, avec une inflation qui ne cède d'augmenter, Michel-Edouard Leclerc, qui était à votre place hier matin, nous l'annonce à 4% pour la fin de l'année, on peut envisager sereinement de se dire, voilà, l'échéance électorale à venir, je vais voter en toute liberté. Est-ce que ça, c'est pas, au fond,
ce
qui obscurcit complètement l'avenir des Français ? Les questions de pouvoir d'achat, les questions de budget, les questions de dette
? Je
pense que c'est des choses différentes. Je pense que les gens ont enfin compris, moi-même, je suis comme tout le monde, à quel point la dette, vous savez qu'il peut paraître loin. Si on te dit 3 500 milliards, honnêtement, que ça vous dit quelque chose à vous, 3 500 milliards, rien, tu ramènes à ta vie, tu vois pas ce que c'est. Ce qu'on mesure aujourd'hui, ça, c'est ce qui change tout, c'est que les 3 500 milliards en question, et la dette, je sais pas, le remboursement d'emprunts, c'est plus le remboursement des intérêts. Des intérêts. Pas de la dette. Les intérêts, ça va être plus que le budget de l'éducation nationale. Tu commences à te dire que ça, ce débat un peu loin, il est sur toi.
Il revient sur toi. Et oui, les gens, mais madame, moi je les vois tous les jours, les gens chez moi.
Vous
savez, je pense que nous tous, je vous mets dans le même temps que moi et tout ça, je pense qu'on mesure pas
les
problèmes des gens. Les problèmes des gens, moi j'essaye, souvent je me repose les pieds sur terre, je me fais attention, il y a le débat, tu discutes avec des gens, comment on le fait et tout, mais les gens, ils ont même pas le temps de discuter de ça. Les discuter de ça,
c
'est, moi, le plein d'essence, pardon, je le dis chaque fois, mais moi, il augmente un peu, honnêtement, ça va pas changer ma vie. Je suppose que ça change pas votre vie.
Il y a
des gens que ça empêche d'aller travailler. Et puis,
il
y a des gens où c'est vraiment 20 euros près, 20 euros près de difficultés. Et je pense que le problème, c'est qu'il faut être attentif à ces gens-là, madame. Attentif, mais pas leur faire croire qu'au mois de mai, si c'est moi, toi, chacun...
Vous pensez
à qui, Robert Ménard ? Mais à tout le monde. À Marine Le Pen,
à Jean-Luc Mélenchon ? Mais bien
sûr, attendez, quand je lis le programme de Marine Le Pen, enfin, attendez... 140
milliards d'économies sur 5 ans,
dit-elle,
règle d'or budgétaire.
Attends,
mais
c'est une bonne idée. Chaque économie
prévue,
chaque économie prévue, elle est surévaluée, surévaluée. Vous savez ce qui se passera, mais pareil, une partie de la droite, elle fait pareil. Quand à la gauche, je t'en parle même pas. Qu'est-ce qui va se passer ? C
'est
qu'ils le savent. Ils savent. Moi, j'en connais Marine Le Pen depuis...
Elle est notre invitée ce soir. Voilà.
Objectif. Elle
est
intelligente. Elle a les pieds sur terre. Mais je pense qu'elle dit sur le terrain économique des choses qui ne sont pas... Donc elle ment, vous pensez ? Attendez, quand vous dites, madame, que la retraite, vous allez la ramener à 60 ou 62 ans, vous vous foutez du monde. Parce que ça représente quoi ? Et qu'elle dit, oui, mais si on fait ça, ça va nous coûter que je ne
sais
pas combien, quelques petits milliards, ça va coûter une blinde. C'est impossible à faire sans mettre nos comptes dans le rouge. Mais c'est tellement plus facile de dire aux gens, en cas, tu vas partir plus tôt. Mais madame, enfin, moi, je ne suis pas un spécialiste de l'économie. Vous, plus que moi. Enfin, en Europe, citez-moi un pays, un pays...
Ils sont plus
à 67 ans, effectivement.
Et ils en rajoutent. Et nous, on dit le contraire.
Et
elle, elle dit, c'est un mensonge éhonté. Et moi, ce que je lui reproche, moi, je la trouve courageuse.
Elle
a toujours, sur les questions d'économie, d'immigration, elle a dit des choses avant tout le monde. Quand chaque fois, tu te faisais traiter, encore aujourd'hui d'ailleurs, de fachos quand tu disais que peut-être une immigration, je ne
sais
pas, entre 400 et 500 000 personnes chaque année, c'est trop. Elle a raison de dire ça. Mais elle ne peut pas faire des promesses. C'est ce que je vous disais tout à l'heure. Tu ne peux pas faire des promesses aux gens. Aujourd'hui, tu ne peux pas
dire...
C'est électoraliste ? Mais bien sûr, c'est électoraliste. Madame, aujourd'hui, le gouvernement, je ne vote pas pour eux, donc ce n
'est
même pas mon histoire. Mais tu ne peux pas dire, je vais baisser l'esprit de l'essence pour tout le monde. D'où tu sors l'argent ? Déjà, si on le baissait pour les gens qui en ont le plus besoin. Mais oui, maintenant, on est à la veille des élections. Tout le monde y va de ces mesures plus démagogiques. Tu n'en peux
plus. Donc, si vous aviez une question à poser à Marine Le Pen ce soir, ce serait laquelle, Robert Ménard
?
Ah, moi,
c
'est sur l'Europe. L'Europe. Sur l'Europe, attendez. Les déclarations qu'elle fait, là. C'est loin déjà. Et je vais lui poser une question qui ne me vaut que des emmerdes. Allez-y. C'est sur l'Ukraine. Attendez. Je vais vous dire un truc. Pourquoi ça me touche personnellement ? Quand la guerre débute en Ukraine, en février, qui envoie
les
premiers bus pour aller chercher les gosses à la frontière polonaise et les mamans
? Qui ? Le
maire de Perpignan.
Louis
Aliot, qui est mon copain.
Qui
va le faire ? Et je l'applaudis, je trouve marquant. Maintenant, aujourd'hui, quatre ans plus tard, parce que c'est moins populaire, parce que ça dure, parce que c'est tellement démago de dire plutôt que de donner de l'argent aux Ukrainiens, on va le donner aux Français. Mais c'est des trucs minables, madame, minables. Elle se dit, il ne faut plus aider l'Ukraine. Mais je te la prendrai par la peau des fesses. Je la mènerai sur la zone de front. Et je lui
ai
dit, va dire aux soldats qui se font tuer. Et il y a quatre ans, toi-même, tu disais, ils se battent pour l'Europe. Ils se battent pour nos libertés. Ils se battent pour ce qu'on aime et tout. Tu leur dis maintenant, démerdez-vous. Mais comment tu fais ça ? Je finis là-dessus. Mais c'est tellement dans l'air du temps. Aujourd'hui, tout le monde dit, quand même, cette guerre, elle dure trop. Mais Coco, il meurt pour toi. Parce que demain, s'il perd de l'art, vous croyez que M. Poutine va s'arrêter ? C'est ça, la démagogie. Ça, c'est de la démagogie. Mais c'est plus facile à dire, gardons l'argent, donnons-le aux Français qu'à ces Ukrainiens. Mais c'est
admirable. Encore
une question qui concerne le président du Conseil constitutionnel, Richard Ferrand, qui avait été nommé, évidemment, par Emmanuel Macron. Lui, il estime que Marine Le Pen ne pourra pas faire sa grande révision constitutionnelle pour avoir un référendum sur la politique migratoire. Parce que, dit-il, il faut passer par l'article 89 plutôt que par l'article 11, qui demande, évidemment, l'aval des trois cinquièmes du Parlement réunis en congrès. La réponse de Marine Le Pen hier,
c
'était Richard Ferrand devrait quitter la présidence du Conseil constitutionnel.
Il
a rompu avec son obligation déontologique. Est-ce qu'elle a raison, sur le fond, Marine Le Pen ?
Attendez, que le président du Conseil constitutionnel prenne comme ça, alors que la question ne lui est pas encore posée un choix, honnêtement, il se croit où ? Ce n
'est
pas le premier. Fabius l'avait fait avant. Enfin, ce n
'est
pas parce qu'un mec a fait un truc pas bien que tu vas dire, ce n
'est
pas grave, celui-là refait la même chose. Bien sûr que ce n
'est
pas bien. Je ne
vais
pas trancher les problèmes de droit, honnêtement, moi, entre l'article 89 et 11, je ne connais rien, donc je ne vais pas essayer d'aller...
Le
général de Gaulle avait réglé le sujet en
disant que
le peuple souverain. Oui, d'accord. Je ne
suis
pas sûr qu'on
ait... Il n'est pas de Gaulle qui veut. De Gaulle, tout ça.
Je ne
suis
pas sûr qu'aujourd'hui... Et en plus, maintenant, vous avez vu que le Conseil constitutionnel peut se prononcer sur les questions qui sont posées. Ça, petite pique, petite pique. grâce à qui il est président du Conseil constitutionnel
grâce au
Rassemblement national. Petite défaite, les mecs ne sont pas reconnaissants. Est-ce qu
'il faut donner la parole aux Français sur ce sujet-là ? Sur la
régulation
de la politique migratoire
? Donner la parole aux Français, bien sûr. Que le référendum, bien sûr. Mais attention que le référendum, ça ne se transforme pas en...
Ça
me servira de prétexte pour ne pas faire les choses. Vous savez, moi, ce que je crains le plus... Le truc,
c
'est qu'on va faire un référendum pour faire ça. Et si le référendum ne veut pas l'organiser, on ne fait pas ça. Pour les questions migratoires, on est à peu près sûr de la réponse. C'est pour ça. Et si on essaie de se demander qu'est-ce qu'on peut faire d'ores et déjà, même s'il
n
'y
a
pas le référendum... Je suis maire de Béziers. Un des problèmes de sécurité... On parlait des problèmes de sécurité. Et on veut que les policiers aient plus de pouvoir. Et plus de pouvoir. Mais il n
'y a
pas besoin d'une loi. Il y a un certain nombre de choix réglementaires. Il faut les faire. Moi, j'ai juste envie de ça. J'ai envie qu'on nous dise voilà ce qu'on va pouvoir faire comme ça. Si on peut aller déjà plus loin parce qu'il n
'y a
rien fait un autre... Attendez, le Conseil constitutionnel, ça va être le barrage contre tout ça. Vous croyez qu'ils vont faire des cadeaux à quelqu'un de droite ? Non, mais vous plaisantez.
Robert Ménard a été notre invité ce matin. Merci beaucoup d'être venu dans la matinale de CNews et Europe 1. Bonne journée à vous. À ce soir, 21h pour Objectif Édition 2027 avec Marine Le Pen. Merci Robert Ménard. Merci Laurence Ferrari à ce soir. Dans un instant, vos signatures du jeudi. Julia De Funès, Eugénie Bastier et bien sûr Nicolas Carreau.
À
tout de suite.
Robert Ménard