UR 2026 : Discours d'ouverture de François Bayrou
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:01Invité politiqueFait
« les événements que nous avons le devoir de comprendre, d'analyser, de corriger, de façonner si nous pouvons, ces événements sont d'une gravité comme aucun d'entre nous n'en a connu et aucun de nos prédécesseurs depuis la fin de la guerre. »
- 4:14Invité politiqueFait
« Un risque systémique planétaire déclenché par l'entrée de la planète dans le siècle de la loi par la violence. Il y a eu un temps où l'affirmation c'était la force de la loi et aujourd'hui c'est la loi de la force, de la force la plus brutale, la plus militaire, celle qu'on croyait disparue de notre Europe en particulier. »
- 7:08Invité politiqueChiffre
« Quand les deux des trois sont conjointement visés, et bien ça veut dire que les hydrocarbures ne passent plus et il suffit d'une variation à la marge pour que les prix explosent chez nous. Et tout le monde se souvient du temps où l'augmentation du prix du carburant avait provoquer le mouvement des gilets jaunes et à l'époque le carburant était à 1, il est aujourd'hui en moyenne à 230. »
- 8:37Invité politiqueFait
« notre pays, notre état, notre démocratie est menacé par deux risques qui sont de l'ordre de la vie et de la mort. »
- 10:02Invité politiqueFait
« il s'aggrave chaque jour un peu plus sans que personne ne donne le sentiment de le mesurer. »
- 11:31Invité politiqueFait
« nous risquons de nous retrouver dans le cas précis dans lequel nous sommes. On dit en calminé pour les marins, ça s'arrête, il y a plus de vent et on bouge plus. »
- 12:14Invité politiquePromesse
« comment créer autant que possible une garantie d'empêcher le pire de l'emporter ? la forceoris si c'est le pire contre le pire ce que j'ai appelé la tenaille des pires comment trouver une garantie et surtout comment après bâtir le l'organisation la structure l'entente l'alliance qui permettra de gouverner le pays »
Temps de parole
- François Bayrou100 %
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Je suis très content que vous soyez là. Alors, ça n'est que l'avant-garde de la corte plus nombreuse qui va arriver à partir de cette heure-ci jusqu'à demain matin. Mais je suis très content qu'on se retrouve là et je salue nos invités qui ont accepté parlementaires, parlementaires européens déjà deux, vous serez tous à l'heure. Je suis très content que les membres du gouvernement soient là. Je suis très content que Gatel est orchestrer tout ça d'une main de maîtresse. Je suis très content que Marc Fenot est gouverné la troupe nombreuse de parlementaires qui sont déjà arrivés. Faut noter que c'est un exploit. Et je suis très heureux que Bernard Cassneu soit là.
Alors, je voudrais vous dire que ça n'est pas J'ai un très mauvais son. Je sais pas si quelqu'un s'occupe des des retours sur la scène là parce que j'ai deux sources de son qui se contredisent l'une l'autre. Alors, ça n'est pas grave, j'espère. Euh ça n'est pas comme nos autres universités de rentrée. Bernard Casneu est déjà venu à l'une de nos universités de rentrée, mais cette année, c'est profondément différent parce que les événements que nous avons le devoir de comprendre, d'analyser, de corriger, de façonner si nous pouvons, ces événements sont d'une gravité comme aucun d'entre nous n'en a connu et aucun de nos prédécesseurs depuis la fin de la guerre.
Et je dis ça en ayant parfaitement conscience de ce qu'était la situation du pays à la fin de la guerre, de la gravité, de la profondeur des contraintes ou du poids des contraintes que la France devait affronter. Mais nous avions des instruments de contrôle de la situation que nous n'avons pas aujourd'hui. Ce qui donne à l'élection présidentielle qui vient euh toute le tout son enjeu, toute sa gravité et qui décrit tout son risque. Et c'est pour ça que nous sommes là. Je dis c'est pas comme les autres années parce que quand des très grands leaders politiques nationaux venaient les autres années, c'était un geste de sympathie. C'était un signe que nous avions à faire ensemble.
Cette année, c'est un message et je voudrais dire ce qu'est pour moi ce message. Je disais une situation de crise comme la France n'en a pas connu depuis la guerre. Une situation de risque tous azimut. toutes les sources de risque additionn les unes aux autres sans que nous apercevions bien la voix pour les réduire. Et ces risques, on va les décrire en en une seconde. Un risque systémique planétaire déclenché par l'entrée de la planète dans le siècle de la loi par la violence. Il y a eu un temps où l'affirmation c'était la force de la loi et aujourd'hui c'est la loi de la force, de la force la plus brutale, la plus militaire, celle qu'on croyait disparue de notre Europe en particulier.
Et tout d'un coup, on découvre que c'est à nos portes, c'est chez nous que la Pologne elle-même se sent menacé. L'Estonie, enfin tout ce que vous allez nous décrire, Marc, ce qui nos parlementaires qui avec toi étaient en Ukraine pour 8 ou 10 jours de de séjour très approfondis. Je crois vous avez été très bouleversé. Et tout le monde voit bien que la contagion est une perspective qu'on ne peut pas écarter. Et tout le monde voit bien, on a le sentiment que le leader de la Russie envisage toutes les éventualités. Il le fait dire, il le dit s'il en lit ses discours attentivement. Et évidemment, les cibles sont chez nous.
Le renseignement allemand a caractérisé que l'attaque ratée par chance par drone à l'aéroport de Laisich était fait pour détruire des avions. Et tout le monde voit bien que les attaques hybrides, comme on dit sont évidemment présentes et évidemment suspecte et éminemment suspecte. Ça c'est l'Europe, il y a le Moyen-Orient et ce matin à l'invitation du président de la République, les responsables de partis politiques ont été conviés pour découvrir quelles étaient les conséquences.
C'était pas pour tous une surprise, mais quelles étaient les conséquences systémiques sur notre organisation sociale, nationale, internationale et pour chaque foyer de de l'explosion avérée et encore davantage probable du prix de l'énergie. Quand les deux des trois sont conjointement visés, et bien ça veut dire que les hydrocarbures ne passent plus et il suffit d'une variation à la marge pour que les prix explosent chez nous. Et tout le monde se souvient du temps où l'augmentation du prix du carburant avait provoquer le mouvement des gilets jaunes et à l'époque le carburant était à 1, il est aujourd'hui en moyenne à 230.
Et évidemment tout le monde voit les menaces de tout cela, y compris sur les relations entre États. passer pour ce qui est planétaire et puis il y a ce qui est européen où Valérie on et Christophe on n' pas le sentiment que la volonté de l'Union européenne soit précisément formée. On n pas le sentiment que un bloc soudé soit en train de se constituer et on voit plutôt des risque de fissure, en tout cas des risques d'incompréhension. Et puis on a la situation nationale qui est, je pèse mes mots, plus dangereuse, plus inquiétante et plus ingérable qu'elle ne l'a jamais été.
Parce que pour la première fois de l'histoire, notre pays, notre état, notre démocratie est menacé par deux risques qui sont de l'ordre de la vie et de la mort. Et je vous assure que en disant cela, je ne force en rien mon expression. Je pense que le risque est, comme disent les médecins, l'étal, c'est-à-dire que la vie même de notre pays est engagée. Et ce risque c'est celui de la prééminence électorale et de la présence au deuxème tour de deux forces qui sont chacune pour leur compte et conjointement mortelle dans leurs conséquences pour le pays. Et est-ce que ce risque se réduit ? À mon sens, il s'aggrave chaque jour un peu plus sans que personne ne donne le sentiment de le mesurer.
Et nous sommes précisément là, cher Bernard, pour ça et ceux qui vont venir avec nous tout au long de ces de jours, tous les responsables politiques de grandes expériences, de premier plan, de grand enthousiasme qui tous essaient de traduire une vision différente de l'avenir et qui pour l'instant ne parviennent pas à se faire entendre. Et nous avons avec cela une différence. Je suis très heureux que Bernard Casneu soit le premier à s'exprimer devant nous parce que il a dit avec les mots les plus précis ce que nous pensons, en tout cas ce que je pense de plus de plus essentiel sur cette affaire là.
Autrefois on pensait que l'élection présidentielle c'était la victoire d'un camp sur les autres. Euh et aujourd'hui, ça ne peut pas être ça parce que ceux qu'ils appellent les camps, ceux qui disent "Je suis de droite, ceux qui disent "Je suis de gauche" et même ceux qui disent "Je suis du centre" peuvent pas imaginer que à l'issue de cette élection présidentielle, si elle est heureuse et des élections législatives qui suivront, nous ayons la possibilité de conduire ce pays, faute d'une majorité suffisamment large, reconnu et légitime. Et nous allons nous retrouver dans le cas où nous risquons de nous retrouver dans le cas précis dans lequel nous sommes.
On dit en calminé pour les marins, ça s'arrête, il y a plus de vent et on bouge plus. Nous croyons et Bernard l'a dit, Bernard Casneu l'a dit de la manière la plus explicite. Nous croyons que la situation électorale, comment créer autant que possible une garantie d'empêcher le pire de l'emporter ?
la forceoris si c'est le pire contre le pire ce que j'ai appelé la tenaille des pires comment trouver une garantie et surtout comment après bâtir le l'organisation la structure l'entente l'alliance qui permettra de gouverner le pays de prendre les décisions qui s'imposent dans les temps les plus difficiles qu'on a jamais rencontré notre conviction Bernard Cazzenv a trouvé une expression qui me qui me plaît Je dis pas que c'est celle qu'on doit prendre. Il a dit il faut bâtir la coalition des engagés. Alors ça nous plaît beaucoup parce que notre parti frère en Belgique s'appelle les engagés. Euh notre parti adhér au Parti démocrate européen.
Je sais pas si les responsables du Parti démocrate européen sont arrivés. pas tous encore. Euh mais c'est une expression qui cherche à traduire quelque chose les camps d'autrefois dressés les uns contre les autres qui étaient là pour triompher les uns des autres pour prendre le pouvoir et négliger après l'expression de ceux qui ne l'ont pas emporté. Cette formule là est une formule du passé, des passés et du passé parce que il c'est seulement si nous sommes capables de construire ce grand ensemble, cette grande coalition que nous avons une petite chance petite chance et de remporter l'élection et de conduire le pays à affronter les extrêmes difficultés qui sont devant lui.
Et vous voyez ce que ça veut dire ? Ça veut dire qu'on laisse derrière nous les habitudes qui s'étaient constitué au travers du temps. On était d'un bord ou de l'autre, d'un camp ou de l'autre, d'un parti ou de l'autre. Et quand on organiser une sélection, on appelle ça une primaire, c'était à l'intérieur du camp. Et nous, notre vision est pas du tout celle-là. c'est que dans un moment aussi grave de l'histoire du pays, cette rassemblement union sacrée engagé, nous choisirons le terme mais nous devons choisir ensemble la démarche.
Je sais très bien à quel point le scepticisme habituel du monde politique fait que c'est une telle démarche qui est une démarche de reconnaissance de la légitimité du pluralisme mais de la capacité à rassembler et à former une volonté pour que le pays échappe au pire. C'est ça notre volonté et derrière cela, il y a un optimisme fondamental. qui a disparu à peu près de la scène politique. Cet optimisme fondamental, c'est que le chemin existe, c'est que les clés existent, c'est que nous apercevons dans les forces de notre pays, dans sa capacité, nous apercevons de une possibilité de reconstruire.
Nous savons que la tâche est immense, mais nous ne savons que cette tâche, nous ne pouvons l'affronter qu'ensemble, en écartant les deux extrêmes et en réunissant tous ceux qui croient que la démocratie et la République ont encore quelque chose à dire. Merci beaucoup.
François Bayrou