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interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 9 mars 2023 32 min

Retraites : vote du report de l'âge au Sénat

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

et un club spécial consacré évidemment à l'examen de la réforme des retraites au Sénat les sénateurs qui ont donc voté cette nuit l'article 7 sur le report de l'âge légal de départ à 64 ans pour en débattre avec nous deux sénateurs Guillaume Gontard bonjour bonjour merci d'être avec nous sénateurs de l'Isère ou président le groupe écologiste ici au Sénat et Xavier yaccovénie bonjour c'est Nathan des Hauts-de-Seine vice-président du groupe Renaissance RDPI Renaissance le groupe des sénateurs de la majorité présidentielle on va évidemment commencer en parlant de cet article 7 c'est la formation de la nuit Audrey il a été adopté par le Sénat oui l'article sent lequel la réforme n'existerait pas et qui n'avait pas été étudié en s'en souvient à l'Assemblée nationale article adopté donc après minuit 201 voies pour 115 voix contre et une trentaine d'abstention notamment chez les centristes et chez les LR l'avantage du scrutin public c'est qu'on a un vote très détaillé donc quand on regarde les voix contre 115 c'est plus que les 91 voies de la gauche Oriane les amis sont donc plus partagés que le simple clivage gauche-droite et puis ce qu'on est dans le détail du il faut souligner aussi qu'il y a eu deux abstentions dans votre groupe le groupe de la majorité présidentielle deux abstentions merci Audrey vous le vivez comme une défaite ce qui s'est passé cette nuit au cinéma certainement pas comme une certaine pas commune des fêtes par contre comme un jour triste grave pour les Françaises et les Français parce que c'est un recul c'est un recul sans précédent je crois que c'est Pierre Mauroy qui disait qu'on a pas le droit d'abolir l'histoire et c'est un petit peu ce qui vient de se faire c'est à dire des années et des années de lutte sociale sur la réduction du temps de travail on a eu la retraite à 60 ans 62 maintenant on passe à 64 ans jusqu'où on va aller voilà je dirais le seul objectif que nous propose ce gouvernement mais on voit bien que ça avance on a un vote qui est loin d'être unanime du côté de du côté de la droite pourtant on a un très bon ambassadeur d'Emmanuel Macron avec Bruno Retailleau on voit que même ne le suivent pas on voit que dans le majorités qu'on est deux abstentions d'ailleurs je sais pas Paris a priori on nous disait que ceux qui ne voteraient pas dans le sens serait exclu je ne sais pas comment du coup vous allez Admiral ici ah d'accord il y a des différences je pensais que c'était votre donc voilà moi je pense que ça avance et puis il y a la mobilisation une mobilisation sans précédent et qui ne faiblit pas qui continue parce que les Françaises et les Français tout simplement ne veulent pas de je dirais de ces solutions quelque part simpliste mais qui ont un impact sur la vie des gens terribles je vous laisse répondre mais juste pas d'exclusion des deux sénateurs qui ont voté contre il est pas question d'avoir d'exclusion aujourd'hui ils se sont abstenus il y a une dimension personnelle aussi qui joue dans dans cette position mais je pense que c'était important aujourd'hui de passer cette étape de l'article 7 je vous laisse répondre au contact qui dit que ce gouvernement aboli histoire non mais déjà répondre il y a pas de victoire ou pas de défaite sur cet article 7 déjà je pense que c'est une victoire pour le Sénat dans son ensemble et pour la démocratie parce qu'on a réussi à avoir un vote enfin c'est ce qui est quand même elle sait hallucinante d'être obligée de de le rappeler enfin le Parlement le Parlement est là pour voter on avait un petit peu oublié avec ce qui se passe à l'Assemblée nationale et avec peut-être des positions d'ailleurs qui sont les vôtres monsieur le président de groupe vous assumez clairement de ne pas vouloir voter ce qui est quand même particulier pour un parlementaire mais jamais avoir dit ça mais si vous retrouvez quelque chose vous vous avez clairement assumé dans l'hémicycle de ne pas vouloir aller jusqu'au bout du texte donc c'est à dire de ne pas voter pardonnez-moi alors moi j'ai dit que je voulais j'ai toujours voulu aller au bout et faire le débat bah vous m'interpeller donc oui pour le coup je vous ai pas répondu et donc oui donc c'est ce que vous avez aussi mais aussi en réunion des présidents de groupe et c'est tout à fait votre point de vue moi je pense que c'est aujourd'hui une attaque effectivement contre la démocratie et contre notre Parlement de ne pas donner la possibilité aux chambres respectives de pouvoir s'exprimer on a vu à l'Assemblée nationale qu'on avait pas pu aller jusqu'au bout même pas aller plus loin que l'article 2 aujourd'hui nous sommes à l'article 7 voté au Sénat on va pouvoir désormais maintenant regarder les autres articles qui sont sur la question de la pénibilité les départs anticipés sur l'usure professionnelle les mesures de retraite progressive les mesures d'Alpha on a un certain nombre de mesures sociales et d'accompagnement qui sont très importantes pour les Français et qu'on va pouvoir enfin maintenant travailler après le passage de cet article on va y venir et sur l'ambiance mais sur cette article 7 qui a donc été voté premier vote à au Parlement du coup sur cet article 7 il y a une forme de soulagement quand même chez vous c'est pas une question de soulagement encore une fois c'est une étape qui était indispensable pour l'équilibre financier de cette réforme et surtout pour la pérennisation de notre système de retraite par répartition encore une fois on n'est pas là pour se faire plaisir et pour dire qu'on a une victoire ou on est heureux de faire travailler deux ans de plus les Français et encore une fois ce n'est pas deux ans de plus pour tout le monde il y a 40 % des Français qui n'auront pas à aller jusqu'à l'âge légal parce qu'il y a des mesures d'accompagnement il y a des mesures de pénibilité d'usure professionnelle de départ anticipé de trimestre supplémentaire pour les aidants qui vont permettre à un certain nombre de Français 40% de français de partir par anticipation grâce à cette réforme je voulais déjà revenir parce que ce petit discours blocage ou en empêcherait le débat franchement on a démarré un texte avec 3000 amendements 3000 amendements pour un texte comme ça global sur l'ensemble comme ça me paraît 3500 effectivement c'était pas des amendements RDP en tout cas en marche parce que voilà mais par contre on avait à peu près sur ces 3000 à peu près plus de 1000 amendements qui sont issus des rangs de la droite ce qui est une très bonne chose voilà nous on a déposé l'ensemble de la gauche à peu près 2000 amendements donc on est quand même très loin du blocus on a des amendements sur l'ensemble des articles on en a encore beaucoup donc au contraire évidemment qu'on veut le débat évidemment qu'on veut le dépasser vous qui depuis le début esquiver ce débat c'est vous qui on a vu la séquence qui a pu se passer alors on a ce véhicule législatif parce qu'on veut réduire le temps pourquoi réduire le temps on a le temps de débattre je pense que les Français doivent entendre ce qu'on a à dire on doit pouvoir porter la parole des Français je pense que vous prenez une responsabilité très forte je vois ces images de gens qui sont qui sont dans la rue qu'est-ce qu'on est nous parlementaire on est le relais de ces gens ceux qui sont dans la rue pour vous ce qui ne le sont pas mais on est le relais et si on coupe ce relais si on coupe ce débat parlementaire je pense que c'est très grave pour notre démocratie et pour l'image de la politique donc ce que vous êtes en train de faire avec Bruno Retailleau avec Gérard Larcher pour moi et très grave parce que non le Parlement c'est là où on discute c'est là où on échange et c'est là où on construit et c'est là où on construit la loi hier soir hier soir on a déposé un certain nombre d'amendements il y a eu quatre ou cinq amendements qui sont passés parce que oui quand on regarde de près on se dit ah bah oui pour les sportifs c'est vrai que ça va être compliqué de de passer à 64 ans hop pour les pompiers ah bah oui aussi donc on voit que quand on regarde de près c'est une réforme ne tient pas et donc heureusement qu'on fait ce travail parlementaire et moi je suis fier de le faire et oui j'irai jusqu'à dimanche minuit donc vous vous acceptez de vouloir aller jusqu'au vote final de dimanche minuit mais j'accepte rien du tout mais à dimanche qui justifie pardonnez-moi mais en fait vous avez assumé le fait que le Parlement était là effectivement pour débattre je l'affirme améliorer et ça on est d'accord là dessus j'affirme aussi que le gouvernement donc je vous laisse voilà j'affirme que le gouvernement a limité à dimanche minuit donc si je peux me permettre si je peux me permettre pardonnez-moi mais donc le Parlement est là pour débattre pour améliorer un texte pour amender et infiner pour voter c'est le principe même du Parlement sinon on ne sert à rien pardonnez-moi on ne vote pas des lois je ne veux pas on peut pas nous vous rappeler monsieur le Président parce que j'avais cru comprendre que encore une fois le groupe écologiste et une partie de grande la grande majorité des députés enfin des sénateurs pardon de la nuque oui je m'en je m'y perds puisque Jean-Luc Mélenchon a même salué les sénateurs de la nuque qui faisait obstruction au texte donc on voit bien que il y a effectivement ça vous pose problème enfin je veux dire ah bah oui moi j'ai pas j'ai pas besoin d'avoir un mentor Emmanuel Macron qui d'ailleurs on entend pas trop au dessus vous devez suivre le train c'est de s'écouter et de pouvoir répondre à des interpellations donc la prochaine fois vous serez invité au Matinal tout seul comme ça vous aurez pas de question à répondre moi ce que je pensais effectivement c'est important d'aller jusqu'au bout du texte pour nous exprimer moi je suis d'accord il y a hier il y a eu des amendements de fond où on a pu trouver une lunanimité sur des amendements mais moi quand je vois effectivement le début du texte les parce que moi j'ai fait les 7 jours quand on voit effectivement le début du texte où on a des renvois d'émotions de renvoi en commission parce qu'on estime que le travail n'a pas été fait pardon en commission il y a pas de souci motion de renvoi mais les mêmes qui déposent l'émotions de renvoi en commission en commission refuse de débattre en disant ça se jouera dans l'hémicycle donc si c'est pas de l'obstruction le fait de multiplier les prises de parole les amendements identiques du même groupe de la même personne c'est clairement de l'instruction c'est le premier texte où au fur et à mesure de l'examen des amendements et des articles on a plus d'amendements que ce que quand on a commencé c'est quand même particulier parce qu'il y a des sous un œuf qui arrive au fur et à mesure donc vous assumé une obstruction c'est pas mais après assumez je n'assume pas d'obstructions et une obstruction silencieuse de la droite il y a plus ensuite une autre solution de départ ensuite si vous voulez le Président si vous voulez qu'on débattre sur les amendements de fond retirez vos amendements d'obstruction et on pourra avoir un vrai débat de qualité comme c'est le cas l'article 48 la sagesse 42 et là laissez-nous débattre comme on a toujours on arrive justement à débattre d'habitude correctement sur le fond vous avez raison de vraiment si vous êtes contre la réforme et si vous êtes contre les mesures sociales qui vont arriver à partir d'aujourd'hui vous pourrez assumer vous voit par un vote mais c'est possible de la démocratie et vous verrez et c'est pour ça tu m'as parlementaire et c'est pour ça qu'on a besoin de temps pour se débat par le commentaire nous on a aucun problème pour défendre nos idées on n'a pas peur de nos idées on n'a pas besoin de contraintes par multiple artifices et la première fois qu'on utilise un article 42 au Sénat l'article 38 je crois a été utilisé une fois pourquoi sur ce texte pourquoi sur ce texte quoi sur ce texte où il y a pourquoi sur ce texte où il y a 3000 amendements et où est l'obstruction on a on a débattu la moitié du temps on est à l'article 7 qui est la moitié du texte où est l'obstruction oui on avance on avance à un rythme on a des amendements on les débats vous reprochez d'avoir eu un certain nombre d'abandonnements effectivement qu'il se ressemblent et d'avoir sénateur sénatrice qui ont pris la parole sur cet article 7 mais heureusement moi je trouve que je suis étonné qui est pas eu l'ensemble des sénatrices et des sénateurs qui n'est pas pris la parole sur ce texte représentants des territoires on est sur le territoire et pour la première fois il y a eu des manifestations il y a des gens qui sont allés dans la rue on n'avait jamais vu ça vous rendez compte je je comprendrais pas que un sénatrice ou un sénateur ne prennent pas la parole et ne porte pas la parole de ces gens heureusement et c'est pour ça qu'il y a un parlement et vous êtes en train de dévoyer ça mais non justement le dévoiement du Parlement c'est ne pas voter et de ne pas amender on a fait que [Musique] [Musique] pétrole et qui ont donné la position du groupe sur des différents amendements et les différents articles entre l'article 1 de l'article luminaire et l'article 7 il y a des effectivement des éléments on a des discussions à l'intérieur des groupes il y a des positions qui peuvent différer d'ailleurs entre certains groupes on l'a vu d'ailleurs dans le dans les différents votes qui se sont succédés il y a des vrais amendements de fonds qui ont été maintenus recevable et qui ont pu être défendus et pas quasiment même voté à l'unanimité sur un certain nombre de mesures et c'est dans ça va donc on est là où est le problème mais le problème maintenant mais moi j'ai moi il y a pas de souci si on se dit collectivement qu'à partir de maintenant à partir de l'article 8 on va enfin travailler sur des éléments de fonds pour qu'on peu importe mais moi je travaillais sur des éléments ici l'article 7 n'est pas un élément de fondation de 62 à 64 ans n'est pas bon monsieur le Président on n'est pas travailler sur le fonds liminaire il y a pas de souci on ira jusqu'au bout un amendement on assumera des positions qui seront certainement différentes mais qui sont le propre de la démocratie vous allez reprendre la parole et vous allez un petit peu expliquer ce que vous ce que vous pensez de ce texte et vos arguments je pense que je pense qu'on le dit régulièrement ah ben en fait jusqu'à présent parce que vous êtes pas souvent en séance c'est peut-être pour ça monsieur le président on a on a assumé à chaque fois nos positions sur tous les textes sur tous les amendements et surtout les articles mais de toute façon vous êtes libre il y a aucun souci donc chacun aborde le débat parlementaire comme il le souhaite voilà un problème je n'assume absolument pas l'obstruction parlementaire elle est de votre côté c'est Gérard Larcher qui a déclenché ses différents dispositifs et justement c'est la première ministre qui a décidé de de ce véhicule législatif qui a débloqué le temps c'est la première ministre qui a décidé le 47 ans donc l'obstruction elle est certainement pas de l'autre côté on va y venir justement puisque la droite justifie elle l'utilisation de cet article 38 Audrey que vous allez un petit peu nous expliquer alors je vous explique très rapidement on a un peu stratégie qui s'affrontent d'un côté la majorité sénatoriale de droite qui veut étudier le texte dans son intégralité pour arriver à un vote final et être en position de force parce qu'après deux droites et c'est vrai qu'ils l'ont beaucoup beaucoup rappelé majorité sénatoriale qui voudrait bien que ce soit le texte du Sénat qui arrive en commission mixte paritaire c'est après l'examen au Sénat vous savez c'est cette réunion qui doit plancher sur le texte final et puis d'un côté de l'autre côté on a la gauche opposé à la réforme qui utilise finalement les armes qu'elle a pour ralentir le débat car le texte vous savez s'il n'a pas été voté à l'Assemblée nationale s'il n'est pas voté non plus par le Sénat il est de fait affaibli paroxysme donc ces derniers jours on va peut-être en reparler pour accélérer les débats à la droite a fait une sorte de coupe politique à la réécrit dans la nuit du 7 au 8 l'article 7 qui a eu pour conséquence de faire tomber un millier de vos amendements les amendements de la gauche la gauche qui a sans tenté de sous-amender le texte mais qui s'est heurté un refus de la commission des affaires sociales autre coup d'accélérateur la droite et la majorité présidentielle ont utilisé à plusieurs reprises l'article 38 du Règlement du Sénat une arme pour les téléspectateurs qui permet de limiter je résume drastiquement les prises de parole sur un amendement alors évidemment la droite qu'il a utilisé ce justifie on va écouter les explications de Bruno Retailleau le président du groupe les républicains [Applaudissements] avant qu'hier soir dans la nuit cet article 38 qui est sorti par Bruno retaillod après des manifestations sans précédent historique dans un hémicycle qui a été en train de débattre alors je le note d'ailleurs en pleine nuit bah voilà on a décidé que maintenant c'était fini qu'on allait réduire le temps de parole de l'opposition ben non c'est pas acceptable donc oui effectivement on a des moyens qu'on a on nous explique que les moyens qui sont utilisés sont des moyens démocratiques on utilise aussi des moyens démocratiques pour essayer de faire entendre nos voix mais l'inverse ne serait pas ne serait pas entendu et je et je dirais que les trois présidents de groupe Eliane assassy Patrick Kanner moi-même on a interpellé quand on est parti de l'hémicycle on a interpellé solennellement l'ensemble je dirais de la majorité parce que effectivement vous avez raison de le rappeler et de le dire il y a plus qu'une seule majorité on a un représentant d'Emmanuel Macron avec Bruno retaillod on a interpellé cette majorité et le président Larcher pour leur dire toute responsabilité qui vous avez et qu'ils avaient encore la possibilité de faire en sorte qu'on ait un débat qui se déroule comme il s'est déroulé jusqu'à l'article 7 voilà où est nous la responsabilité elle est dans leur camp parce que le temps n'est pas compté maintenant qui est ce que c'est la gauche qui a voulu attendre la manifestation du 7 mars pour examiner l'article 7 comment ça attendre moi il me semble qu'on a débattu trouvez-moi un élément dans le débat jusqu'à l'article 7 qui n'était pas nécessaire au contraire moi j'ai même enfin on a tous appris des choses et d'ailleurs j'ai noté que je crois que c'était le ministre hier soir qu'il le disait que ce débat était riche qu'on apprenait des choses qu'on pouvait échanger évidemment donc il y a pas eu on attend l'article on attend on attend les manifestations on a débattu sur un texte et d'ailleurs je me demande pourquoi vous vous faites du souci vous tout le monde nous dit on arrivera toute façon dimanche voilà il y a pas de problème alors des bâtons et on a pas besoin de de l'ensemble de ces artifices et puis le gouvernement a la possibilité si il nous manque une journée si nous manque de journée on est disponible on est disponible on peut aller plus loin pour étudier l'ensemble de ce texte donc voilà nous on est parlementaires on est à disposition du Parlement oui je pense qu'il faut qu'on arrête de d'être dans l'hypocrisie monsieur le Président vous le savez très bien il y a eu un accord de principe avec les différents groupes qui composent le Sénat pour le principe à votre à votre demande d'ailleurs pour que nous puissions aborder l'article 7 c'est-à-dire le prolongement de deux ans de l'âge de la retraite comment on fait pour expliquer de ne pas justement utiliser les éléments du règlement intérieur et ceux de la Constitution pour accélérer les débats et de nous laisser le débat jusqu'au 7 jusqu'aux manifestations et voilà c'était un accord avec les différents groupes de je sais pas ce que vous avez pas passé d'accord vous êtes vous êtes précisé possible de placer une phrase en fait non mais c'est parce que le respect entre les parlementaires c'est de s'écouter aussi de ne pas être d'accord forcément mais de s'écouter arrêter de dire ce que je dois faire vous pouvez parler effectivement avec entre la majorité sénatoriale le gouverne enfin pas le gouvernement c'est grave c'est grave ce que vous dites parce que un accord ça veut dire qu'il y a un papier il y a des choses signées il y a des réalités tout le monde le dit parce que moi il y a pas eu d'accord qui a pas eu d'accord donc peut-être que vous étiez le seul moi opposé qu'un accord avec son occurrence il y avait un accord de principe de pouvoir avoir ces débats maintenant mais je je dis depuis tout à l'heure un accord de principe en fait un accord de principe effectivement aborder l'article 7 à partir du 7 après les manifestations et donc de laisser le débat à partir du moment où effectivement il y a eu tous ces débats c'est ces éléments d'obstruction et qui ont été assumés par les garçons de la gauche c'est multiplication de sous amendements amendement effectivement on a souhaité maintenant arriver sur un débat de fond et donc nous permettre d'avancer sur ce texte sur des mesures qui sont importantes pour les Français d'accompagnement social c'est 6 milliards d'accompagnement et de mesures sociales supplémentaires pour pour ce texte et donc oui on a utilisé un certain nombre d'articles que nous confère la constitution et le règlement du Sénat l'article 38 en fait partie et donc ce sont des éléments qui nous permettent maintenant d'avancer et de travailler sur le fond je pense que c'est ça aussi que les Français attendent de nous c'est qu'on se positionne pour ou contre ça c'est une c'est le choix de chaque parti politique et de chaque groupe politique mais responsable des représentants de la nation qui puissent se positionner et aujourd'hui ce n'est pas seulement dans les paroles qu'on se positionne c'est aussi dans les votes est-ce que ce vote de cette nuit risque de radicaliser la contestation sociale je ne sais pas je ne mesure pas forcément comme dit Olivier du socle la météo sociale il y a le temps du mouvement social il y a le temps et il y a le temps parlementaire le temps parlementaire où nous sommes en plein dedans nous avons effectivement jusqu'à dimanche minuit pour élaborer ce texte pour l'améliorer moi je souhaite qu'il y ait un certain nombre de mesures et nous portons un certain nombre d'amendements avec le groupe RDPI majorité présidentielle un certain nombre d'amendements d'amélioration de ce texte il y aura ensuite le débat et le travail avec l'Assemblée nationale en commission mixte paritaire et nous nous aurons nous continuons ce travail parlementaire c'est notre rôle en tout cas de représentants de la nation non mais je confirme c'est quand même en matière de de climat de prévision et de météo vous n'êtes pas très fort parce que ça soit sur effectivement le climat social sur l'urgence je rappelle les mots d'Olivier Véran on a des sujets beaucoup plus importants à traiter et ça pour le coup je suis d'accord avec lui sur la question climatique sur la question énergétique sur la question du pouvoir d'achat qu'est-ce qu'on est en train de faire vos amis allemands alors du coup vous me coupez aussi la parole ah bah ok c'est pour savoir je prends l'habitude mais moi ça me dérange pas parce que je sais je sais répondre et j'aime bien le dialogue en tout cas sur sur ces sujets si importants là on est en train de débattre d'un texte dont on sait qu'il n'y avait aucune urgence qui est une lubie du président de la République on peut refaire le débat sur sur ce que peut dire le Conseil d'orientation des des retraites oui oui on peut on peut le refaire tout le monde le dit tout le monde le sait qu'il n'y a aucune urgence on sait pourquoi ce texte là que c'est aussi une manière de faire ce grand rassemblement avec les républicains donc voilà où on en est moi j'attends du gouvernement qu'il s'occupe des vrais problèmes je vois pas déranger quand ce grand rassemblement se faisait de la majorité présidentielle avec d'ailleurs une grande partie décentrices et jusqu'à la gauche quand il a fallu voter la constitution de l'IVG il y a ce grand rassemblement nous vous a pas dérangé quand il a fallu un cheval quand il a fallu contrer effectivement des propositions de Bruno Retailleau sur la question de du RSA ça ne vous a pas dérangé qu'on se retrouve tous dans le même camp pour protéger les acquis donc vous voyez moi j'ai tout à fait la capacité de ce président liberté les majorités elles se font sur ces des idées elles se font sur des projets elles ne se sont pas sur des postures et ben là pour le coup à la majorité à la majorité présidentielle et c'est la raison pour laquelle inventé l'histoire il n'y a pas de majorité présidentielle avec la majorité présidentielle avec la majorité sénatoriale il y a une majorité sénatoriale et il y a la majorité présidentielle qui est minoritaire et qui est dans l'opposition sénatoriale nous nous positionnons effectivement texte sur des éléments qui disparaît être important et aujourd'hui effectivement nous avons trouvé un accord et qui n'est pas encore abouti avec la majorité sénatoriale pour travailler sur ce point d'accord c'est vrai que en fait c'était pour ça un accord oui sur le principe on est d'accord sur le principe d'allongement de la durée et des mesures sociales avec vous d'accord avec vous sur la question du RSA nous nous pensons que les projets primes sur les projets d'accord avec nous survivés j'ai quand même enfin je veux dire ça serait l'inverse aurait été quand même assez exceptionnel quand même mais donc ce qui prouve que on peut dire que c'était dans le programme d'Emmanuel Macron donc nous ce qu'on attend maintenant sur des projets dans l'avant ce qui fasse réellement ce projet monsieur le Président on est d'accord sur les projets et nous c'est ce qui nous importe c'est ce qui nous apporte c'est les projets et pas les postures on va revenir sur ce qui va se passer aujourd'hui à priori vous allez débuter l'examen de l'article 8 Audrey qu'est-ce qu'il y a dans cet article 8 alors il concerne le renforcement des départs anticipés autorise la modification du dispositif par voie réglementaire notamment mais pas uniquement pour les carrières longues on se souvient que c'est sur la question des carrières longues que la droite s'est divisée à l'Assemblée nationale entre Aurélien Pradier et ses soutiens et le reste des LR ça aussi donné lieu à des concessions de la première ministre à l'Assemblée la dernière je la rappelle les salariés du dispositif des carrières longues n'auront pas à cotisé plus de 43 ans pour partir à la retraite dès lors qu'ils auront atteint l'âge de départ anticipé requis et justement dans cet article tu as également la question de la surcotte pour les maires de famille que vous allez voter vous avez la comédie nous pensons effectivement que nous allons voter cette proposition de surcotte à partir de 63 ans pour les femmes qui ont 43 années les invités nécessaires pour arriver et donc ne pas leur les obliger à aller jusqu'à 64 ans mais enfin de leur permettre de partir jusqu'à 64 ans mais avec une surcoche justement à partir de 63 et notamment de Bruno retaillod c'est à dire que le problème des retraites ça serait quelque part les femmes parce que on ne fait pas assez d'enfants et donc il faudrait faire plus d'enfants et le problème de retraite serait réglé cher c'est pas comme ça qu'on règle qu'on règle ces problèmes les femmes font des enfants si elles le souhaitent et donc il faut revenir à cette liberté moi je fais pas de différence entre des femmes qui font des enfants qui n'en sont pas et donc on voit bien toutes je dirais l'absurdité de de ce texte et que effectivement quand on le prend par le petit bout de la lorgnette on arrive à ce type de dispositif non on a non non et on a on a on a on le on le sait d'autres moyens de financer parce que c'est quand même ça le fond c'est qu'on essaie de nous emmener sur comme s'il y avait qu'une seule ligne hein c'était la réforme ou la faillite il y a pas d'autres solutions il faut faire comme ça c'est passé de 62 à 64 ans c'est de faire plus d'enfants voilà c'est il y a pas d'autres possibilités il y a pas d'autre solution on sait très bien qu'on peut financer d'une autre manière sur la question de la participation du du capital ça paraît important on a fait le fond de réserve des retraites comment on alimente ce fond de réserve des retraites qui a été siphonné et qui signale pas siphonner pas monsieur Fillon par Monsieur verte aujourd'hui on n'aurait pas de problème de financement des retraites donc oui il y a des solutions oui effectivement il y a des solutions mais que nous nous souhaitons pas emprunter et on l'assume depuis c'est-à-dire de ne pas augmenter les impôts sur les Français et au contraire moi depuis 2017 on baisse cette pression une sur les milliardaires c'est super pression fiscales sur les Français et donc oui vous assumez aujourd'hui de vouloir faire des taxes et des impôts supplémentaires sur les français pour financer un système mais il y a pas de souci c'est un modèle de société qui n'est pas qui n'est pas le nôtre nous nous estimons effectivement que c'est super profit j'assume effectivement de faire participer le président pardonnez-moi mais en fait on a voté une taxe sur les super profits sur les énergéticiens qui rapportent 11 milliards 11 milliards c'est ce que nous avons fait avec Gabriel attend du coup on a pas de souci parce que en fait nous on part du principe que le système va répartition en fait c'est notre système vous savez c'est ce qu'on a hérité un système de répartition un dernier mot juste le système de retraite par répartition ce sont les actifs qui financent les retraites les pensions de retraite et donc à partir du moment où on crée un impôt dire indirect sur pour financer un système qui est foncièrement et structurellement déficitaire nous sortons de ce système par répartition et là vous faites le jeu de la droite vous faites le jeu de la droite parce que justement là vous permettez à la droite de partir sur la capitalisation et je crois que ça ne passe que nous voulons la majorité présidentielle de la droite quand même ça serait dommage et ce sera le mot de la fin merci messieurs vous restez avec nous on va continuer à parler de cette réforme des retraites challenge de nos quotidien régional [Musique] et Audrey réforme des retraites mouvements syndical à la une de nos quotidiens régionaux oui blocage grève manif c'est parti pour durer nous prévient le progrès le succès de la mobilisation de mardi à donner de l'élan aux actions qui devraient se multiplier dans les prochains jours le Courrier Picard nous raconte et souligne que les syndicats se heurtent toujours à un silence d'Emmanuel Macron la porte de l'Elysée reste fermée titre le quotidien alors certains déploient les grands moyens s'étant une de l'art de lait à Charleville-Mézières la Fédération CGT de l'énergie à procéder lundi à des coupures de gaz et l'électricité plus de 8000 foyers ont été touchés les remises en service sont en cours c'est dans ce contexte que Laurent Berger le patron de la CFDT a répondu aux questions de Presse Océan dans son fief à Saint-Nazaire lui aussi attend des signes de l'exécutif il évoque une crise démocratique les mots sont forts et dénoncent un silence face à un mouvement social inédit depuis les années 90 au lendemain de la journée des droits des femmes de nombreux quotidiens consacrent leur une aux violences dont elles sont victimes et j'ai choisi celle du Républicain Lorrain qui évoque l'histoire d'une femme poignardée à Metz en pleine rue hier au moment de la journée internationale pour la lutte pour les droits des femmes par son ex-compagnant elle a été hospitalisée dans un état grave un fait divers qui nous rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes est un combat de chaque instant Oriane le quotidien rappelle d'ailleurs le numéro pour le numéro de soutien et d'orientation des femmes le 39 19 que je relai ici Jean Castex réfute la vengeance d'État dans l'affaire d'humeur colonne Corse-Matin nous apprend que l'ancien Premier ministre était auditionné hier par la commission d'enquête parlementaire qui doit faire à la lumière sur les dysfonctionnements qui ont conduit au meurtre du militant indépendantiste Jean cassette qui a réputé toute idée de manœuvre de la part de l'État dans l'instruction du dossier Colonna et notamment en ce qui concerne le rejet de levée de statut de détenus particulièrement signalé pardon on s'en souvient divan Colonna et puis je termine par un grand bol d'air frais je vous en mettre chez moi Oriane du Dauphiné Libéré un bol d'air frais mais sans neige notamment à saint-pierre-en-chartreuse la station qui se réinvente station à peu près 2000 mètres d'altitude qui doit se réinventer le ski l'hiver dans ces stations ça devient compliqué un dossier à lire en ligne du Dauphiné Libéré voilà terminé avec une image de chez vous deux parce que vous êtes du même endroit merci beaucoup Audrey on se retrouve évidemment demain et puis vous suivrez toute la journée l'examen de cette réforme des retraites au Sénat éditeurs vous avez enlevé Thomas public très bonne journée à demain [Musique]

Retraites : vote du report de l'âge au Sénat — Guillaume Gontard · Pourquijevote