Tirs au collège à Aubagne : "Même si un collège refuse la sécurisation, le Département la fera quand même"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 75 %Attaque 5 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 83 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:33OuverteRéponse partielle
Et est-ce qu'on sait pourquoi il a fait ça ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? Qu'est-ce qui bloque ?
- 2:27OuverteRéponse directe
La sécurisation, c'est quoi ?
- 2:46OuverteRéponse directe
C'est obsessionnel à ce point-là ?
- 3:01OuverteRéponse directe
Est-ce que ça veut dire que vous allez vraiment équiper tous les collèges, même ceux qui ne veulent pas ?
- 3:50OuverteRéponse partielle
Est-ce que ces problèmes ont été réglés depuis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:13PrésentateurChiffre
« elle a monté un plan Charlemagne qui est inédit de par son ampleur et de par son montant de milliards et demi d'euros en 10 ans. »
- 3:19PrésentateurFait
« La Canal, en l'occurrence, en faisait partie. »
- 3:54PrésentateurChiffre
« Il y a toujours des problèmes techniques, bien évidemment. Tout n'est pas parfait, on ne va pas dire que ça marche tout le temps, mais ça marche dans 99% des cas, 99% du temps. »
- 6:34PrésentateurChiffre
« 28% des collégiens disent être victimes de violences en ligne. »
- 6:48PrésentateurFait
« Les ordinateurs, ils sont mis à disposition de nos jeunes pour travailler pendant les cours, pour travailler à la maison. »
- 7:04PrésentateurFait
« on coupe les ordinateurs de 21h à 7h le matin. Et ces ordinateurs n'ont pas accès aux réseaux sociaux. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Présentateur 227 %
- Présentateur 37 %
- Locuteur 12 %
- ?2 %
≈ 11,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
D'ici Provence. Ici Matin. 7h45, David Dussiou, l'invité d'ici Provence, c'est le jour d'après au collège Lacanale à Aubagne. Là où l 'impensable est arrivé hier matin, un élève de 14 ans a ouvert le feu à plusieurs reprises avec un fusil de chasse introduit dans l'établissement dans un étude de guitare. Il a blessé le principal et une enseignante, il a tiré dans une classe, et vous avez entendu depuis tôt ce matin les témoignages des élèves, certains se sont vus mourir. Le carnage a été évité grâce au CPE qui a réussi à désarmer l'adolescent. Et un garçon de 14 ans est ce matin toujours en garde à vue. Et est-ce qu'on sait pourquoi il a fait ça ?
C'est beaucoup trop tôt, c'est un acte prémédité, ça c'est une certitude. Il avait préparé ce que le ministre de l'Intérieur a appelé un périple meurtrier. Visiblement, l'élève supportait mal les remarques à répétition des enseignants sur son comportement. La police a hier perquisitionné l'appartement de la famille. Les parents étaient en garde à vue encore hier soir. Des armes de chasse ont été retrouvées chez eux. Bonjour Béatrice Bonfignon-Kiavassa. Bonjour. Et bienvenue sur Ici Provence, la radio. Vous allez répondre aux questions de David Doucy. Vous êtes conseillère départementale des Bouches
-du
-Rhône, déléguée au collège. Vous êtes aussi maire de Fuvot. On n'est pas très loin à Voile d'oiseau, d'Aix-en-Provence. Les parents d'élèves qui nous écoutent ce matin, ils doivent aussi se dire que ça aurait pu arriver chez nous, chez eux, dans le collège, celui de leur enfant. Absolument, absolument, on le voit. Ça peut arriver partout
? Alors, ça
peut arriver partout. On essaye que ça n'arrive pas. On essaye de mettre en œuvre des solutions pour que ça n'arrive pas. En tout cas, en tout premier lieu, permettez-moi d'avoir une pensée très émue et très affectueuse aux différents blessés, mais aussi aux parents, aux parents d'élèves, aux élèves également. Et surtout, un immense merci à ce CPE qui a fait preuve d'un courage incroyable. Je
crois que c'est
extrêmement important. Vous dites qu'on essaie que ça n'arrive pas. Vous équipez les collèges de portiques de sécurité de Caméral. Votre présidente Martine Vassal disait hier « ça suffit, je ne laisserai plus les blocages idéologiques remplacer la sécurisation de nos collèges ». Qu'est-ce qu'elle veut dire par là ? Qu'est-ce qui bloque ? Martine Vassal a une obsession depuis qu'elle est arrivée aux responsabilités en 2015. C'est la sécurité et le bien-être au collège. D'ailleurs, elle a monté un plan Charlemagne qui est inédit de par son ampleur et de par son montant de milliards et demi d'euros en 10 ans.
Et c'est la raison pour laquelle elle a proposé à l'ensemble des collèges et nous proposons toujours la sécurisation. La sécurisation, c'est quoi ? Ce sont des portiques de sécurité. C'est remonter les clôtures autour des collèges, mais également de développer la vidéoprotection devant et aux abords des collèges et de mettre en place également des médiateurs quand il le faut. Vous dites que c'est une obsession de Martine Vassal.
C
'est obsessionnel à ce point-là ? Oui,
l
'obsession, oui. Clairement. Son obsession,
c
'est que les enfants soient en sécurité. Mais non,
ce
n'est jamais trop pour la sécurité de nos enfants. Est
-ce que ça veut dire que
vous allez vraiment équiper, par exemple, tous
les
collèges qui n
'ont
pas voulu l'être,
désormais
? Absolument. Et ils
n'auront pas le
choix ? Non, plus.
On
leur a laissé le choix. Il y avait cinq collèges, on ne
va
pas les citer, on ne
va
pas mettre le
point là-dessus.
La Canal, en l'occurrence, en faisait partie. Et effectivement, la volonté aujourd'hui, c'est de ne plus passer par le conseil d'administration, en tout cas, de passer par le conseil d'administration, mais même s'il y a une volonté de ne pas faire, le département fera quand même cette sécurisation. Mais cette sécurisation, elle peut parfois avoir ses limites. Votre collège à Fuvot, le collège de Fuvot, en 2022, le principal signalé que l'établissement avait été retrouvé 37 fois en libre-accès en une seule année. Est-ce que ces problèmes ont été réglés depuis ? Alors, on les règle. Il y a toujours des problèmes techniques, bien évidemment. Tout n'est pas parfait, on ne
va
pas dire que ça marche tout le temps, mais ça marche dans 99% des cas, 99% du temps. Tous ces portiques marchent. Et en tous les cas, quand il y a des difficultés, on essaye d'y remédier avec les entreprises qui sont spécialisées à l'intérieur. Mais oui, c'est une vraie volonté. Mais il n
'y a
pas que ça dans la sécurité des collèges. Ce n'est pas uniquement les portiques. Ce n'est pas uniquement de mettre de la vidéoprotection. C'est aussi s'occuper de la santé, de la santé et de la sécurité intérieure de nos enfants et de nos adolescents. Et d'ailleurs, Martine Vassal a créé une délégation spécifique au bien-être dans les collèges. Donc, c'est, je crois, un problème global.
Il
n
'y a
pas cours aujourd'hui au collège d'Aubagne. Bien
sûr.
C'est arrivé. Seul le personnel sera sur place. Evidemment. Personnel à qui la ministre, Sabrina Roubache, a rendu hommage hier.
Je dois
écouter.
Le courage remarquable de cette communauté qui s'est mobilisée, qui n'a pas eu peur et qui a pensé en premier, c'est ce qu'ils nous ont dit en premier à leurs élèves avant de penser à leur propre sécurité.
Béatrice Bonfille-Ankerassa, ce n
'est
pas un portique de sécurité qui a permis d'éviter le pire. C'est un CPE, vous l'avez dit vous-même. Il a désarmé l'adolescent. Certains vous diront, vous voyez, la sécurisation, ce n
'est
pas ça le problème.
C
'est l'humain qui compte. L'humain, ça compte énormément. Mais on a besoin de tout. Encore une fois, tout est global. S'il y avait une réponse à chaque problème, une seule réponse, ce serait tellement simple.
Et
vous le savez tellement. Alors, évidemment, si on avait pu éviter de mettre en danger les enfants, de mettre en danger ce CPE, parce que ça s'est, entre guillemets, bien finis, mais ça aurait pu très très mal finir également. Donc, bien sûr que l'humain est important. Et aucune sécurisation technique, rien ne pourra jamais remplacer l'humain. Le ministre de l'Éducation nationale disait hier à Aubagne, c'est un problème sociétal. Il a raison
? Mais
tellement, vous voyez bien le problème de la violence qui est en train de monter chez les jeunes, le problème de santé mentale, je le répète encore une fois, il y a un mal-être qui est très important. Et si, pour reprendre une phrase célèbre, mais j'ai fait un rêve que la santé mentale des jeunes soit aujourd'hui le problème numéro un et soit mis en avant par nos politiques et qu'elles fassent réellement partie de
la priorité de nos politiques nationales. Vous êtes parmi les politiques ? Mais bien
évidemment... 28% des collégiens disent être victimes de violences en ligne. Le département des Bouches-du-Rhône a été un des premiers en France à équiper d'ordinateurs. Est-ce qu'il
y a
une réflexion là-dessus aujourd'hui ? Mais la réflexion, on l'a eue déjà. Ça a fait l'objet d'un séminaire l'année dernière justement pour protéger nos jeunes. Les ordinateurs, ils sont mis à disposition de nos jeunes pour travailler pendant les cours, pour travailler à la maison. Et ce séminaire a permis d'avancer là-dessus et de se dire, on coupe les ordinateurs de 21h à 7h le matin. Et ces ordinateurs n'ont pas accès aux réseaux sociaux. Il y
a
des pays où on a reculé. Est-ce qu'il est question un jour d'arrêter de distribuer des ordinateurs ?
Il
n'en est pas question. La question n'est pas à l'ordre du jour aujourd'hui.
Pourquoi ?
Tout simplement parce qu'ils servent. Tout simplement pour ça. Donc c'est important de mettre aussi à disposition. On ne peut pas non plus vivre en dehors de notre société. On ne peut pas vivre en dehors de... Il faut aller dans le sens de l'histoire aussi. Vous voyez bien que tout est numérique aujourd'hui. Donc bien sûr, mais accompagnons-les et accompagnons correctement nos jeunes. Au moment où c'est arrivé à Aubagne, à Marseille, 300 collégiens assistaient à la projection du film L'abandon sur l'assassinat
de Samuel Paty.
Tous les collégiens des Bouches-du-Rhône verront le film ? Tous les collégiens des classes de 3ème verront le film si et seulement si l'équipe éducative en est d'accord. Mais nous mettons à disposition de l'ensemble des collégiens de 3ème des places de cinéma pour aller voir ce film. Et croyez-moi, vous n'en ressortez pas comme vous y êtes rentrés. Je vous confirme. Merci Béatrice Bonfillon-Cavassap, conseillère départementale des Bouches-du-Rhône et déléguée au collège. Merci
à
vous. Et on reviendra effectivement sur ce drame hier à Aubagne dans le journal de 8h avec Camille Payan.
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