Marine Le Pen condamnée : "Je suis particulièrement choqué de cette sévérité !" (P-P Garbarini)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 96 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui s'est dit lors de la réunion au REN après l'annonce de l'éligibilité de Marine Le Pen ?
- 0:41OuverteRéponse directe
Est-ce que la stratégie judiciaire se met en place immédiatement ?
- 1:21OuverteRéponse directe
Qui était présent lors de cette réunion ?
- 1:58OuverteRéponse directe
Quelles sont les interprétations divergentes sur le pourvoi en cassation ?
- 3:17OuverteRéponse directe
Est-ce que la décision de la Cour de cassation ne sera pas rendue avant l'élection présidentielle ?
- 3:57OuverteRéponse directe
Est-ce que Marine Le Pen ne sera pas affaiblie par ce jugement pendant la campagne ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:40Fait
« la décision de la Cour de cassation ne sera pas rendue avant l'élection présidentielle »
- 3:57Fait
« elle prône la sévérité pour les délinquants et elle-même est une délinquante »
- 7:04Fait
« la doctrine aujourd'hui dominante est dans la situation inverse de celle que je prône »
- 9:15Fait
« le juge d'application des peines a 4 mois pour la convoquer »
- 13:23Fait
« la justice ne fait pas de politique. C'est une décision judiciaire qui a des conséquences politiques, mais ce n'est pas une décision politique »
- 16:56Fait
« je suis particulièrement choqué de cette sévérité »
Temps de parole
- ?100 %
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Lur la Valallette hier vous êtes au siège du REN vous venez d'apprendre que madame Le Pen peut être candidate. Qu'est-ce qui s'est dit ? En fait, on l'a appris au tribunal jeis dire. On a bien vu que la chambre d'appel restituait à Marine Le Pen son éligibilité. Donc ça a eu un grand soulagement de notre part. finalement, grâce à l'exécution provisoire, son inéligibilité a été avait été purgée. Donc, on comprend très vite euh au moment du délibéré, on comprend très vite que Marine Le Pen va pouvoir euh se présenter en formant un pourvoir en cassation. Donc, on est évidemment très heureux puisque le matin euh tous les scénarios étaient encore ouverts. Et qu'est-ce qui se dit à ce moment-là ? Est-ce que la stratégie judiciaire se met en place immédiatement ? Est-ce
qu'il y a discussion ? Est-ce qu'il y a hésitation ? Pourquoi pas ? Avec ce bracelet électronique qui peut peser sur la campagne, est-ce que la candidature de Jordan Bardella est envisagée ou est-ce qu'au contraire, il y a un consensus rapide pour mettre Marine Le Pen en position d'élection à cette présidentielle ? En fait, ce en Cassation, il a pour effet évidemment de remettre Marine dans son entière présomption d'innocence, mais elle le forme aussi parce qu'elle veut clamer son innocence. On se on avait demandé une relaxe que nous n'avons pas eu même si évidemment vous avez dû voir que trème fois que je demande qu'est-ce qui s'est dit dans la réunion mais je vais peut-être la demander une 4è fois mais il [rires] suite on est parti on est tout de suite
parti en ordre de bataille il n'y a pas eu d'hésitation sur le fait que Marine Le Pen y aille ça c'est évident non mais ce que je vous là il y avait qui dans cette réunion vous êtes combien il y avait on est 15 on est 15 il y a les portees-paroles et j'allais dire un peu les staffs de de Jordane et les staffs de Marine. Ouais et très vite on comprend qu'elle peut on est très content tout de suite. Marine Le Pen et Jordane Bardella s'entretiennent tous les deux et voilà et très vite ça se met en place et il y a consensus il y a consensus immédiat Marine Le Pen prépare son son allocution du le pourvoi en cassation qui décide ben Marine Le Pen tout de suite mais encore une fois parce qu'elle clame son son innocence elle demandait la relaxe elle avait dit qu'elle qu'elle
utiliserait tous les tous les moyens en sa possession pour clamer son innocence donc le pourvoi en fait partie et il se trouve que ce pourvoi il a pour comme effet d'être suspensif Et on comprend très vite que Marine Le Pen peut donc avec des interprétations, j'attends Pascal Pierre Garbarini parce qu'il y a des interprétations qui divergent sur ce pourvoi en cassation. C'estàd que si par exemple la cassation confirme le jugement, bon dans ces cas-là, il y a pas de souci majeur, mais si elle infirme le jugement d'appel, que se passe-t-il ? On me dit parfois que c'est le premier jugement qui revient à la surface, mais on me dit aussi le contraire. de juris sur cette question. Mais en fait le Paris, je parle sous le contrôle de Lallette, le paris c'est de dire que la
décision de la Cour de cassation ne sera pas rendue avant l'élection présidentielle, que les délis moyens sont plutôt d'un an voire 2 ans et que l'accélération du calendrier annoncée au départ par le procureur près de la Cour de cassation, c'était pour dire la question de l'inéligibilité sera tranché avant l'élection présente. Tenable est-ce que c'est tenable dans une campagne électorale aussi importante que la cour de cassation sur lesquelles il y aura une pression ne se prononce pas avant l'élection présidentielle ? Mais il y a pas de raison vraiment qu'elle se prononce et je pense que personne ne comprendrait qu'elle se prononce mais justement maintenant qu'il y a un vent de démocratie, de liberté qui a quand même soufflé dans cette dans cette chambre d'appel et d'ailleurs je
reprends les mots les mots de la présidente, elle dit bien voilà que euh ça serait une atteinte au processus démocratique et il faut que les français la liberté de choix. Donc ça je veux dire le le délibéré d'hier est tout à fait en accord avec avec le l'arrêt du Conseil constitutionnel. Souvenez-vous qui disait qu'il fallait que la peine soit proportionnée qui fallait qu'elle laisse la liberté au français. Eugénie Bastier, je salue l'arrivée de Pascal Pierre Garbarini, victime des embouteillages. On roule mieux en Corse que dans la capitale. Oui, bien sûr, mais on vit mieux en Corse. [rires] Donc non, mais on voit très bien la stratégie et qui est pas d'ailleurs idiote de pour pour conserver la candidature de Marine Le Pen qui est d'ailleurs probablement une meilleure candidate que Jordan
Bardella en terme de bête politique. Cependant, est-ce que vous ne criiez pas qu'elle soit affaiblie par ce jugement ? parce que ça va être l'attaque constante pendant toute la la campagne présidentielle qu'elle a été condamnée par deux instances. J'entendais déjà Gabriel Atal Emmanuel Bompard ce matin sur France Interre qui l' attaqué là-dessus en disant voilà elle prône la sévérité pour les délinquants et elle-même est une délinquante. Est-ce que vous ne craignez pas que ça l'affaiblisse quand même considérablement ? Non, j'ai bien compris que la classe politique d'un coup tremblait un peu. Il y avait qu'à voir leur mine déconfitière. Effectivement, je pense que la la candidature de Marine Le Pen n'était pas une bonne nouvelle ni pour Gabriel Atal ni pour Édouard Philippe.
Mais non, non. Encore une fois, est-ce qu'ils vont avoir la présomption d'innocence la géométrie variable ? Je vous pose la question. Comme tout justiciaire, Marine Le Pen est présumé innocente. Nous pensons que cet arrêt de la Cour de cassation arrivera après euh après la présidentielle. Donc voilà, nous on jette toutes nos forces dans la bataille et puis les Français jugeront madame Bastier. Je pense que c'est eux qui voilà pour l'instant Marine Le Pen et Jordan Bardella caracolent, j'allais dire en tête des sondages. Ils sont les toutes les deux les deux personnalités préférées des Français. Moi je pense qu'au contraire les en tout cas toutes les marques de sympathie que nous avons eu montrent bien que elle a la stature d'une femme d'État. Euh certains
Français craignaient qu'elles ne puisse pas y aller. Je pense au contraire que ça donne un souffle nouveau dans cette élection présidentielle et même elle, je pense à titre personnel quand vous avez pu penser à être empêché et que finalement vous pouvez y aller, je pense que vous avez une détermination, une ténacité qu'on lui connaît déjà hein et une pugnacité qui là est à son par question juridique. Oui. Et avec Pascal Pierre Garbarini et euh j'ai eu 5 6 7 avocats. Euh vous faites un métier merveilleux euh où euh quand tu es un avocat euh il t'explique que euh lui sait et que son confrère euh qui est par ailleurs excellent se trompe. Bon, [rires] c'est les c'est comme les chirurgiens c'est bien résumé. C'est comme les chirurgiens journalisme. C'est comme Non non non, c'est comme les
chirurgiens. Ou alors il y a une autre profession que j'adore que je cite souvent, c'est les coiffeurs. Quand tu vas chez un coiffeur, la première chose qui dit qui vous a fait ça ? [rires] Je suis d'accord. Voilà, une dame qui va régulièrement chez toi. Je je n'ai pas cette référence. Oui, je suis d'accord avec vous. [rires] Bon et vous, je vous adore. Alors, je vais citer parce qu'en plus je l'ai eu au téléphone et puis je l'apprécie et je l'aime beaucoup. Alain Jacubovitz. Bon, Alain Jacubovit qui a écrit ceci avec ce pourvoi en cassation, Marine Le Pen risque de jouer perdant perdant. Si la Courte de cassation casse l'arrêt rendu aujourd'hui en l'occurrence hier, elle se trouve dans la situation du jugement de première instance qui était plus sévère et assortie de l'exécution
provisoire. [raclement de gorge] Voilà ce qu'il dit et qu'il redit puisque je l'ai eu avant l'émission. Et vous vous dites non. Non. Bon alors alors qui a raison mais façon la Cour de cassation statura mais je dis non parce qu' je pense que mon confrère excellent au demeurant j'ose même [rires] plus le dire parce que il va croire que mais mon confrère doit s'appuyer sur une décision de de la Cour de cassation de 1993 isolé. Il y en a qu'une. Il y en a qu'une. Donc ce n'est pas une jurisprudence. La jurisprudence c'est de nombreuses décisions qui vont dans le même sens. Là, c'est un arrêt de la Chambre criminelle de la Cour de cassation de 1993 sur un problème de surcis mise à l'épreuve avec exécution provisoire où dans ce cas-là, il avait
été décidé en 1993 que en effet on revenait à la décision de première instance. Cependant, depuis lors, ça a changé. Ce ne sont pas les mêmes faits et ça a changé. Et la doctrine aujourd'hui dominante est dans la situation inverse de celle que je prône, c'est-à-dire de dire que pas du tout, pas du tout. S'il y a une cassation, d'abord il y aura certainement une cassation avec renvoi. Mais pendant le moment entre le moment où tu renvoies et le moment où donc le procès va se tenir, là il y a un espace-temps. Et ben les Vous êtes sous quel régime à ce moment-là ? le régime de la de la présomption d'innocence sans les effets
de de de l'arrêt de la cour de paix d'appel et ipsofacto les le les les effets du jugement du tribunal correctionnel. Je donne cet exemple, pardonnez-moi, mais quelqu'un alors c'est en matière criminelle mais comme ça on va on va comprendre parce qu'on peut on peut l'appliquer au tribunal correctionnel mais on fait criminel parce que c'est plus parlant si je puis dire éloquent. Je tue quelqu'un, je prends 15 ans. OK, je vais en appel. Forcément, je suis innocent, je suis acquité. Le parquet général fait cassation. OK, l'arrêt est cassé, je retourne en
prison, je refais les 15 ans. Non, mais si pourtant ça arrive, le cas que vous j'ai un problème, si ça arrive, qu'est-ce qui se passe si ce que vous annoncez ne se passe pas que on revient, on rend une décision semblable à celle de 93. Qu'est-ce qui se passe dans ce cas-là ? Alors, c'est alors admettons, très bonne euh en effet, donc admettons, c'est un peu compliqué à comprendre, me dit-on, hein, parce que [raclement de gorge] dès qu'on arrive un peu effectivement dans des décisions, en tout cas dans des explications juridiques, ça peut être compliqué à comprendre. Moi ce qui m'intéresse effectivement, et Éric a raison, c'est les conséquences des deux décisions. Si la Cour de cassation confirme le jugement en en appel, qu'est-ce qui se passe ? à ce momentl elle est sous bracelet
si elle confirme l'arrêt si elle confirme l'arrêt l'arrêt là qui a été rendu et bon donc là donc elle doit par exemple si elle confirme ça en janvier donc elle finit avec un bracelet ça sera pas janvier mais admettons que admettons que ce soit janvier admettons que ce soit janvier premier cas admettons premier cas admettons que ça soit janvier donc les élections ne sont pas encore passées d'accord elle est en janvier le juge d'application des peines a 4 mois pour la convoquer c'est un délai de 4 mois avec la particularité pardon ce délai il n'est pas obligatoire oui mais il y aura pression et les gens diront que vous l'a convoquez demain matin donc alors admettons qu'il la convaque demain matin alors il la convoque demain matin elle rentre prenons pour par exemple
janvier 5 janvier ok elle a le rendez-vous chez le juge d'application des peines il lui met le bracelet dans un délai de 5 jours, c'est-à-dire avant le 10 janvier des techniciens vont dans son domicile et ils vont mettre une boîte et elle va avoir un bracelet à la cheville au poignet. Voilà, ça c'est le premier point. Donc ça c'est possible. Donc elle peut avoir un bracelet dans ce caslà. Bon maintenant avec la particularité pardon mais comme ça le juge d'application des peines peut également aménager le bracelet. D'accord il y a pas de souci mais on comprend qu'elle peut porter un bracelet dans ce cas. Ça c'est s'il y a confirmation mais pas que avant la confirmation il y a quand même despc il y a quand même qui permett d' les délais en fait. Oui mais c'est
que ça n'arrivera pas avant le premier. que je pense pour tout dire que vous avez raison. Je pense que tous il y a une sorte de consensus pour dire que ça n'arrivera pas mais on parle là en théorie c'est ce qui nous intéresse. Et j'irais bien vivre en théorie comme des proches parce qu' juste quand même aussi le ch dire il y a pas de bracelet, il y a juste une on n'a pas le droit de quitter le territoire national. Ça peut aussi être ça l'aménagement. C'est pas forcément le le juge d'application des peines peut aménager mais là non parce qu'il a il a il a prononcé une détention à domicile surveillance électronique à Binito. Mais avant de l'avoir rencontré, je pense négocie après avec le quand même. Donc ça c'est le premier chose le premier cas. Donc c'est le premier cas.
Donc on peut considérer qu'il y a une forme de risque qui est pris par madame Le Pen de finir la campagne électorale avec un bracelet. Premier cas. Deuxème cas, la cour deation infirme et ce cas-là manifestement c'est celui-là qui pose des problèmes pour la raison que je disais tout à l'heure. C'estàd que certains disaient on revient à la première instance et elle devient inégligible ou certains interprétaient cela comme ça. Qu'est-ce qui se passe si elle casse ? Et bien si elle casse en général dans ce type de dossier, elle casse avec renvoi. C'est-à-dire elle casse et elle dit un nouveau procès. Et un nouveau procès devant la cour d'appel de Paris vraisemblablement autrement composé. D'accord. C'était la même chambre mais avec d'autres euh magistrats. Ça c'est
la possibilité. Mais si on est dans le cas le plus défavorable contre elle, d'accord, [raclement de gorge] euh la la l'inéligibilité avec exion provisoire, si je prends l'arrêt de 93, il aura continué à courir. D'accord. Elle sera purgée et vraisemblablement ça sera purgé. D'accord. Ben écoutez, on a je pense qu'on a été euh suffisamment euh clair. Alors, ce matin, je voulais quand même qu'on écoute peut-être parce que c'est euh Marie Suzanne Leo, elle est procureur général près de la cour d'appel de Paris. C'est peut-être elle qu'il faut écouter en priorité puisque c'est elle qui va être chargée du dossier. Donc je vous propose de l'écouter. Elle était sur RTL ce matin. [grognement] Avant d'arriver dans votre studio, j'ai
découvert euh que l'arrêt faisait 339 pages. Vous comprenez qu'il faut que je le regarde, que jeanalyse puisque je répète aussi que euh juger une affaire, la Cour de cassation ne rejuge pas le dossier comme le premier et le deuxième ressort. Elle se prononce sur l'application de la règle de droit. H voilà, ça c'est son rôle. Il faut donc que je regarde quelle était la motivation, le raisonnement juridique des magistrats donc de la cour pour me déterminer s'ils sont conformes à la règle de droit et si j'ai ou pas un motif de pourvoie en cassation. Donc, je ferai connaître bien évidemment ma décision euh rapidement, c'està-dire mais la semaine prochaine, la semaine prochaine,
la semaine prochaine. Mais euh en l'état, ce soir, je ne peux pas vous dire quelle sera ma position comme d'ailleurs je pense que peut-être que les prévenus eux-mêmes réfléchissent à la possibilité de faire ce pourvoi. La justice ne fait pas de politique. C'est une décision judiciaire qui a des conséquences politiques, mais ce n'est pas une décision politique. Je tiens d'ailleurs à le rappeler extrêmement fermement. simplement donc les magistrats dans dans le cadre donc de la peine d'inligibilité ont estimé que avec les 45 mois d'emprisonnement euh prononcé dont 30 mois avec surcis c'estàdire 15 mois fermes qui ont déjà été exécutés par madame Le Pen lui permettait que cette peigne était
proportionnée et permettait donc à madame Le Pen le souhaite bien évidemment c'est une décision qui lui appartient de se présenter à la présidence de la République. Je retiens effectivement alors c'est très important ce que dit Marie Suzanne Leo, je retiens qu'elle dit alors on la croit ou pas, la justice ne fait pas de politique. Je retiens également qu'elle hésite à savoir si le parquet va faire appel de pourvoie pardonnez-moi, de cette décision. Moi ce que je retiens alors à la Valette, c'est que la justice au fond dit Marine Le Pen peut ou doit se présenter. Donc il y a une continuité à avoir avec la décision de la Cour de cassation. C'est-à-dire que si par exemple il y avait
si le jugement était infirmé en l'espèce, elle permettrait néanmoins à Madame Le Pen de pouvoir faire campagne. Il y aurait un lien en tout cas avec le jugement de l'appel. Je je je sais pas si je m'exprime assez clairement, mais j'y vois et je trouve que c'est plutôt bien, on pourrait dire la même chose pour Jean-Luc Mélenchon, je trouve que c'est plutôt bien que la justice n'interfère pas dans une élection présidentielle. En tout cas, ce qui est sûr, c'est que le délibéré d'hier est en adéquation avec l'arrêt du Conseil constitutionnel qui était sorti 3 jours avant la première instance où on parle voilà de de liberté des électeurs à pouvoir voter pour le candidat de de leur choix. Et puis on peut s'arrêter 2 secondes sur hier. Vous avez vu que toutes les peines
ont été divisées. Les dommages les dommages et intérêt ont été divisé par on a envie de dire tout ça pour ça et toute à qui le dites-vous ? Mais non, mais par exemple Louisot Louis Aliot alors bien sûr il a enfreint la loi on reconnaît mais il c'est des peines avec surcis mais tout son é j'ai envie de dire tout ça pour ça c'estd que je lisais mais bien sûr et désavis aussi de tout ce que je lu depuis des mois et des mois sur ce dossier c'est à l'arrivée la justice dit oui le RN a enfrain la loi mais les peines sont légères c'est ça que je retiens de ce jugement et Louis Aliot est un bon exemple puisque lui il peut conserver sa mairie alors que on l'empêchait quasiment de la prison ferme pour Marine Le Pen quand même
sauf Marine Le Penfaitement raison même si c'estable c'est une peine de prison fer on parle plus de trouble à l'ordre démocratique comme il avait été question en première instance enfin tous ces arguments quand même qui pour le coup nous paraissaient très politiques ont été balayés par par le jugement d'hier on remet l'église au centre du village par rapport aux atteintes à la probité moi je le je je ne cesse de le répéter on a on on a aujourd'hui une justice qui est très très sévère pour les atteintes à la probité. D'accord, depuis l'affaire CUSAC. Bon donc aujourd'hui le moindre la moindre personne élue devient [raclement de gorge] presque autant coupable c'est pas tout à fait le mot mais autant responsable pénellement et méritant une peine parfois plus sévère que la personne qui
va en s'en prendre et qui va faire des atteintes à des biens ou à des personnes. Moi ça me moi personnellement je suis particulièrement choqué de cette sévérité. Richard Millet pour résumer les choses et pour faire écho à certain nombre d'éditorialistes ce matin, est-ce que cette candidature est un pari dans les conditions que vous venez dénoncer ? Alors ça c'est c'est là aussi que les analyses diffèrent. Je lisais Vincent Trimolet de Viller dans le Figaro ce matin. Il parle de Paris. Il y a beaucoup de gens qui il y a beaucoup de gens qui parlent de Paris. Il y a beaucoup de gens qui trouvent une forme de perversité ou de malignité de la justice française également. C'est des c'est des comment dire des interprétations que j'ai lu ici ou là. Non mais c'était habile je trouve de la
part de la cour d'appel de dire finalement ça nous concerne plus, on laisse la possibilité à Marine Le Pen de de se présenter. Donc il y avait une certaine habilité je trouve et c'était à Marine Le Pen de prendre sa décision. Bon elle avait dit la seule chose qui empêcherait de se présenter c'est d'être sous bracelet électronique que [raclement de gorge] là elle ne le va pas l'être donc la question ne s'est plus posée mais moi je pense que c'est les Français qui ont gagné hier on a une grande chance d'avoir mais le Paris il est politique aussi le Paris il est politique. C'est quel impact va avoir cette ce parcours judiciaire auprès de l'électorat ? On peut imaginer à grand trait que la base soit renforcée et remobilisée par cette décision et qu'à l'inverse quand il
s'agira d'aller convaincre au-delà de cette famille politique, ça peut être un handicap. Ça peut être perçu comme ça. Moi je pense pas. Je pense que ce qui est un handicap, c'est le bilan d'Emmanuel Macron des 10 dernières années. C'est notre sécurité, notre immigration, notre notre hôpital qui fonctionne pas, notre école qui est à la dérire. Le Rassemblement national est quand même condamné en tant que personne morale à 2 millions d'euros d'amende dont 1 million d'euros avec surc. Ouais. Mais les dommages d'intérêts ont été divisés par deux par exemple, il v nous rendre de l'argent. Donc c'est vrai que c'était bon je rappelle donc Nicolas Bay député européen depuis 2014 est condamné à 1 an à surcis 5000 € d'amende 2 ans d'inéligibilité Louis Aliot ex-député
européen est condamné à un an de prison et 2 ans d'inéligibilité le tout avec surcis alors c'est des peines on le surcis par définition est plus est considéré comme des peines moi je l'interprète comme ça en tout cas légères puisque je vous rappelle quand même que pour des histoires alors des affaires quasi similaires Jeanl Mélenchon n'est pas inquiété et et et monsieur Baou a été relaxé. Donc aussi oui, il était temps que ces peines soient légères parce qu'elles sont déjà de trop. Encore une fois, nous plaidions la relaxe. On est persuadé d'être alors alors sur le dossier, moi je connais pas à fond le dossier mais manifestement le majord d'homme de Jean-Marie Le Pen a été payé par le Rassemblement national ce qui a priori n'est pas je vais vous dire, il se trouve que le Parlement européen
avait le contrat. Je veux dire donc en fait on a été jugé on été jugé à l'one de l'exemple que je cite convenez que l'exemple que je cite est répréhensible. Si le majord d'homme de Jean-Marie Le Pen à l'époque a été payé avec l'argent du Parlement européen, ce n'est pas convenable. J'entends ce que vous dites et j'entends aussi ce que dit la présidente hier. Il y a pas d'enrichissement personnel. elle revient dessus, elle explique mais on a reproché on a reproché à nos attachés parlementaires d'avoir travaillé au niveau national et d'avoir fait de la politique nationale et pas de la politique européenne parce que Marine Le Pen hier a fait un tour de pass il y avait de la perversité dans dans le jugement qui était rendu mais il y avait de la perversité aussi
dans la réponse. Elle a fait un tour de pass en disant je vais en cassation parce que je je considère que je suis innocent. Nous sommes innocents sur le fond du dossier. C'est accablant si le RAssemblée nationale est coupable et donc Marine Le Pen est coupable. L'histoire de majord d'homme et le fond du dossier. Voilà. Donc en fait elle a elle a elle a fait cette manœuvre parce que elle pense qu'elle a gagné assez de temps pour se tirer d'affaires. Mais la culpabilité c'est ça qui me choque en disant je suis innocent, il suffit de jeter un coup d'œil au dossier pour comprendre que est coupable et le rassemblement national aussi. Pardonnez-moi ce cas est différent. Qu'un député du Parlement européen puisse travailler pour le RN. J'imagine tout à fait comment ça peut se passer un
assistant par exemple. Vous savez que je suis pas d'accord avec vous mais bon on a déjà eu cette discussion. Non mais la loi c'est la loi à partir de là. Excusez-moi de vous dire qu'à l'heure actuelle quand on voit les campagnes municipales, je peux vous dire que le nombre d'attachés parlementaires de par de parlementaires euh LFI qui était euh il y a pas longtemps du tout sur le terrain dans les campagnes municipales alors que leur leur contrat n'était pas suspendu. Ça je peux vous dire que c'est choquant et c'est maintenant ça n'a rien à voir et c'est et c'est quand même très choquant parce que c'est maintenant et que les règles on les connait bien. Les règles étaient très floues monsieur Nolan. On les règles les règles du Parlement européen étaient très flou. Elles n'ont
pas cessé elles n'ont pas cessé de d'évoluer jusqu'au moment où où le jugement intervient. Moi moi je pardonnez-moi, je voudrais juste souligner que on peut quand même prendre acte que la justice fonctionne. Je pense que lorsqu'on on doit la critiquer, on la critique. Mais là le second degré de juridiction, il a fonctionné. Il y a une décision qui a été prise. Le conseil constitutionnel a remis, si je puis dire, des éléments de langage et la cour d'appel a euh rendu une on marque une pause. Je réponds simplement à Eugénie qui dit "Nul n'est censé ignorer la loi. Faut se rappeler que l'affaire avait débuté par un courrier anonyme adressé à l'office antifraude de l'Union européenne." C'est toujours comme ça. Le le RN a
dénoncé par ailleurs les les filles aussi. J'entends en quoi en conséquence de quoi à l'époque le président qui était socialiste allemand du Parlement européen avait saisi le 10 office pour qu'il ouvre une enquête. Bon, nous sommes d'accord et on retrouve donc à l'origine de ce processus les deux instances qui parfois ont vidé, le Parlement européen, la magistraté. Ouais. Ben pardonnez-moi de le dire comme ça parce que c'est une réalité. Mais d'ailleurs dans dans son jugement dans son jugement dans son jugement la cour dit que Marine Le Pen en faisant ça a altéré la confiance que les électeurs pouvaient avoir dans les institutions européennes et ça je suis vraiment pas sûr que ce soit le cas parce que je pense que la confiance dans les institutions européennes elle est plutôt d à
l'inefficacité de de l'Union européenne que qu'aux par du tout sûr que ça joue en tout cas un rôle dans l'affissement démocratique aux électeurs de juger Yeah.
Marine Le Pen