Européennes et sondages, Sandro Gozi est l’invité du 20 avril 2024
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
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- 0:10OuverteRéponse partielle
On va passer à la politique avec les 4V.
- 0:22OuverteRéponse directe
Il doit vous tarder que le président de la République entre en campagne dans ses européennes, tant cette campagne, en tout cas dans votre camp, elle a du mal à démarrer.
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Et c'est lui votre candidat ?
- 2:10RelanceRéponse partielle
Mais ça, les Français ont du mal à l'entendre.
- 2:58OuverteRéponse directe
Comment vous l'expliquez, ça ?
- 3:07RelanceRéponse directe
15 points d'écart, quand même, dans les sondages, en ce moment.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« Le président de la République fera un discours à la Sorbonne, jeudi prochain, les 25. »
- 0:37Invité politiqueFait
« Je veux rappeler que son discours de la Sorbonne en 2017 a marqué un tournant en Europe »
- 0:43Invité politiqueFait
« et nous avons réalisé la plupart de ses engagements qui paraissaient impossibles. »
- 0:48Invité politiqueFait
« On a introduit de nouvelles règles sur les géants de la Big Tech, les GAFAM dans le domaine numérique. »
- 0:54Invité politiqueFait
« Nous avons adopté un pacte vert qui est la meilleure garantie sur le climat pour les nouvelles générations. »
- 1:03Invité politiqueFait
« C'est un pacte vert juste sur lequel maintenant nous devons assurer les ressources »
- 1:21Invité politiqueFait
« Nous avons repris les contrôles avec les pactes d'asile-immigration sur la grande question qui est au centre de nos préoccupations, qui est la migration. »
- 1:29Invité politiqueFait
« Nous avons finalement gélé les fonds à ceux qui violent l'État de droit en Europe. »
- 1:34Invité politiqueFait
« Nous avons gélé les fonds de Viktor Orban en Hongrie, nous avons gélé les fonds du vieux gouvernement polonais »
- 1:57Invité politiqueFait
« mais Emmanuel Macron a fait un choix fondamental, qui est le choix européen. »
- 3:29Invité politiqueChiffre
« Je rappelle que les plans de relance sont 750 milliards qui ont sauvé les activités de beaucoup de petits entrepreneurs »
- 4:07Invité politiqueFait
« Jose Melloni, c'est la contradiction et l'incohérence au pouvoir. »
- 4:15Invité politiqueFait
« Elle avait gagné les élections en promettant d'arrêter l'immigration avec un blocus naval dans la Méditerranée. »
- 4:21Invité politiqueFait
« Depuis qu'elle est première ministre, il n'y a pas eu de blocus naval. »
- 5:29Invité politiqueFait
« Raphaël Glucksmann n'a pas voté les pactes Asie-L'Immigration. »
Temps de parole
- Sandro Gozi72 %
- Invité16 %
- Présentateur9 %
- Présentateur 22 %
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Bonjour, je suis Thomas Soto et vous écoutez les 4V, un podcast de France Télévisions. Bonne écoute. On va passer à la politique avec les 4V. Siri Grazani, vous recevez ce matin Sandro Gossi, député européen italien du groupe Renew, groupe de la majorité au Parlement européen.
Bonjour. Il doit vous tarder que le président de la République entre en campagne dans ses européennes, tant cette campagne, en tout cas dans votre camp, elle a du mal à démarrer.
Le président de la République fera un discours à la Sorbonne, jeudi prochain, les 25. Je veux rappeler que son discours de la Sorbonne en 2017 a marqué un tournant en Europe et nous avons réalisé la plupart de ses engagements qui paraissaient impossibles. On a introduit de nouvelles règles sur les géants de la Big Tech, les GAFAM dans le domaine numérique. Nous avons adopté un pacte vert qui est la meilleure garantie sur le climat pour les nouvelles générations.
Non sans mal, le pacte vert. On ne va pas y revenir, mais ça s'est fait quand même avec quelques fracas.
C'est un pacte vert juste sur lequel maintenant nous devons assurer les ressources, parce que ce n'est pas les agriculteurs ou ce n'est pas les propriétaires des maisons qui doivent payer pour la transition écologique. Nous devons identifier les ressources nécessaires, mais je crois que c'est un choix fondamental qui avait été indiqué par le président dans le discours de la Sorbonne en 2017. que nous devons réaliser. Nous avons repris les contrôles avec les pactes d'asile-immigration sur la grande question qui est au centre de nos préoccupations, qui est la migration. Nous avons finalement gélé les fonds à ceux qui violent l'État de droit en Europe.
Nous avons gélé les fonds de Viktor Orban en Hongrie, nous avons gélé les fonds du vieux gouvernement polonais, parce que nous ne pouvons pas accepter qu'en Europe, on joue les Européens quand on doit recevoir l'argent européen, et puis on joue les nationalistes quand il s'agit de respecter l'État de droit. Tout ceci était dans le premier discours de la Sorbonne. Et c'est lui votre candidat ? Non, le candidat c'est tout d'abord Valérie Ayer, après tous ceux qui se rendent à la liste avec elle, mais Emmanuel Macron a fait un choix fondamental, qui est le choix européen.
Et la raison, parce qu'en tant qu'Européens, nous pouvons retrouver la puissance nécessaire pour exister dans une scène mondiale dans laquelle il y a des empires.
Mais ça, les Français ont du mal à l'entendre.
Ils ont du mal à l'entendre, c'est la raison pour laquelle j'ai passé des années à aller sur le terrain, j'ai fait toutes les régions de France, j'ai allé dans l'outre-mer, à faire découvrir l'Europe des solutions concrètes. L'Europe qui apporte des solutions pour l'apprentissage, l'Europe qui apporte des solutions pour les infrastructures, l'Europe qui apporte des solutions pour la formation professionnelle. Dans nos territoires, l'Europe est bien présente tous les jours. Souvent, les régions ne font pas savoir que ce qu'ils font, c'est grâce à l'argent européen. C'est la raison pour laquelle je crois qu'il faut avoir les deux axes.
D'un côté, faire savoir que l'Europe est une solution concrète dans notre vie quotidienne, et de l'autre côté, qu'il y a des grandes questions mondiales que nous pouvons aborder seulement en européen.
Et pourtant, c'est un parti anti-européen, le RN, qui caracole en tête dans les sondages. Jordan Bardella, lui, n'a pas besoin de faire campagne, mais il capitalise. Comment vous l'expliquez, ça ?
D'abord, les sondages ne font pas les résultats. Et nous verrons les résultats quand la campagne aura vraiment démarré.
15 points d'écart, quand même, dans les sondages, en ce moment.
Ils ne font pas les résultats. Vous savez, pour gérer l'Europe, comme pour gérer la France, les selfies ne suffisent pas. Les followers sur Instagram ne suffisent pas. Là, vous parlez de Jordan Bardella. Jordan Bardella a dit non à toutes les solutions concrètes qui étaient dans l'intérêt des Français et des Européens dans le Parlement européen. Il avait voté contre les pactes d'asile d'immigration. Il avait voté contre les plans de relance. Je rappelle que les plans de relance sont 750 milliards qui ont sauvé les activités de beaucoup de petits entrepreneurs, de restaurateurs, qui ont aidé les chômeurs en France et ailleurs. À tout cela, Bardella a voté non.
On ne comprend pas quelles sont ses solutions sur la question de la défense européenne, sur la question de la transition écologique. Donc, je crois que du moment où la campagne va véritablement démarrer, les masques vont tomber et la vérité va émerger. Jordan Bardella n'a aucune solution, ni pour la France, ni pour l'Europe. Alors, vous, vous êtes italien.
Vous observez la vie politique de votre pays, qui a à sa tête une première ministre d'extrême droite. Est-ce que vous considérez que c'est ce qui peut se produire en France, une montée en puissance de ces populations ?
Jose Melloni, c'est la contradiction et l'incohérence au pouvoir. Elle avait gagné les élections en promettant d'arrêter l'immigration avec un blocus naval dans la Méditerranée. Depuis qu'elle est première ministre, il n'y a pas eu de blocus naval. L'immigration clandestine a augmenté envers l'Italie. Elle a été obligée de venir sur nos solutions. Elle a voté les pactes Asie-L'Immigration. En même temps, elle restreint les droits à l'avortement. Elle restreint les droits de la femme. Et elle restreint la liberté de la presse. Regardez les débats en Italie en ce moment. Elle, elle est l'alliée d'Éric Zemmour et de Mario Maréchal au Parlement européen.
Et elle est le modèle de Marine Le Pen et de Jordan Bardella. Tirez vos conclusions.
Pourtant, ces dernières semaines, plutôt que regarder devant Jordan Bardella qui caracole en tête, vous regardez surtout celui qui commence à vous talonner, Raphaël Glucksmann. Vous avez peur que les courbes se croisent à un moment ?
Non, je n'ai pas peur que les courbes se croisent. Je suis très déçu de la campagne de Raphaël Glucksmann parce qu'il est en train de voler cette élection aux Français. Il utilise une élection européenne, oui. Il est en train d'utiliser une élection européenne pour faire oublier qu'en 2022, il était allié avec Mélenchon et pour cacher qu'en 2027, il sera allié avec Mélenchon. Raphaël Glucksmann a dit non à tout. Raphaël Glucksmann n'a pas voté les pactes Asie-L'Immigration. Raphaël Glucksmann n'a pas voté ce plan de relance dont j'ai parlé qui a apporté énormément de bénéfices pendant la Covid à la France et à l'Europe.
Donc moi, je me demande, quand il dit, Raphaël Glucksmann dit « Ah, les discours de la Sorbonne, je l'avais beaucoup aimé, mais il n'y a pas eu de suite. » Je me demande si Raphaël Glucksmann et moi, nous étions dans le même parlement. Peut-être qu'il avait piscine quand nous avons adopté les plans de relance, les règles numériques, les pactes verts. Donc je crois que cette campagne est une imposture.
Oui, mais pourtant, elle commence à fonctionner, puisqu'il fait le trou avec les autres candidats de gauche. Comment vous expliquez que le discours de Raphaël Glucksmann, en ce moment, il réussisse à trouver une adhésion ?
C'est un discours qui est très contradictoire, parce qu'il appelle à plus d'Europe dans le domaine social, sans informer les électeurs que nous avons adopté des avancées majeures, par exemple un salaire minimum européen, déjà dans cette législature. Il appelle à la transition écologique, sans rappeler que nous avons adopté un paquet énorme de mesures politiques et législatives dans la transition écologique. Certes, la campagne folle de Mélenchon, regardez ce qui se passe dans les débats sur Israël et la Palestine, sans doute est là pour aider Raphaël Glucksmann.
Mais aux sociodémocrates qui les regardent avec intérêt, je voudrais leur rappeler les incohérences et les contradictions de Raphaël Glucksmann, député, et de Raphaël Glucksmann, candidat, cette fois-ci, au Parlement européen.
Vous parliez de la liste tout à l'heure de Renaissance. Vous serez sur cette liste, puisqu'elle n'a pas encore été divulguée ?
Déjà, je suis un des trois représentants de notre Alliance européenne, notre Renaissance libéraux-démocrate, avec Valérie Ayer, avec notre collègue Strasbourg-Demmermann allemand. Nous sommes en train de débattre avec Ursula von der Leyen, avec les autres candidats de Pointe. Ce n'est pas moi qui décide, je suis candidat à être dans la liste, mais ce n'est pas moi qui fais la liste.
Alors, il y a une autre colistière qui fait beaucoup parler, elle se trouve sur la liste de Manon Aubry. Rima Hassan sème le trouble pour ses prises de position. Elle a été convoquée par la police pour apologie du terrorisme. Elle, elle dénonce des pressions politiques visant à compromettre la liberté d'expression.
Je ne suis ni policier ni magistrat, dont je laisse la police et la magistrature faire son travail. Je fais de la politique. Du point de vue politique, Rima Hassan a toute sa légitimité, mais ses propos, je les trouve troublants. Moi aussi, je voudrais un seul feu à Gaza. Moi aussi, je suis pour reconnaître l'État palestinien maintenant, comme la France a proposé aussi au Conseil de sécurité. Mais je trouve que nier les droits à l'existence d'Israël et donner l'impression qu'on préfère un mouvement terroriste comme Hamas à Israël, je trouve ça très troublant. Merci beaucoup Sandro Gauthier. Bonne journée à tous.
Merci beaucoup à tous les deux. Merci aussi à Frédéric Chevalier pour la traduction dans les signes. C'était Les 4 V, un podcast de France Télévisions. S'il vous a plu, n'hésitez surtout pas à vous abonner. Vous pouvez également retrouver tous les replays en vidéo sur france.tv. Sous-titrage Société Radio-Canada
Sandro Gozi