Jean-Luc Mélenchon boycotte le JT de TF1 après les propos d'Édouard Philippe sur l’immigration
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 13 %Attaque 60 %Défensif 27 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:04OuverteRéponse directe
Comment est la situation devant ce lycée Toulouse, Christine ?
- 2:23OuverteRéponse partielle
Est-ce que les revendications des lycéens sont légitimes ?
- 5:43FerméeRéponse directe
Est-ce que ces heures et ces semaines de cours sont irrécupérables ?
- 7:52OuverteRéponse directe
Y a-t-il un adulte responsable qui peut trouver une issue à cette situation ?
- 8:26OuverteRéponse directe
Pourquoi le gouvernement n'a pas reçu l'Uni ?
- 10:01OuverteRéponse directe
Rachida, quelle est votre vision sur la situation des jeunes issus de l'immigration ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 25:33InvitéFait
« Vous avez dit suite à cette journée la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers quelle conclusion en avez-vous tiré de ce constat ? »
- 28:56PrésentateurFait
« Ce ne sont pas des enfants issus de l'immigration, ce sont des françaises et des français »
- 30:18PrésentateurFait
« il explique très calmement sans aucun jugement est-ce que c'est quelque chose qui vaut la peine d'être débattu ou non ? »
- 12:45InvitéChiffre
« On peut mettre le paquet. 10 milliards d'euros, vous savez. »
- 18:47InvitéChiffre
« On a les moyens de verser 100 milliards par an d'intérêt aux détenteurs de la dette française. »
- 18:53InvitéChiffre
« On a les moyens de verser 350 milliards d'euros de retraite par an. »
- 18:58InvitéChiffre
« On a les moyens de verser 90 milliards par an pour acheter des armes. »
- 20:14InvitéChiffre
« 35% de nos dépenses vont sur le logement des revenus des Français. »
- 20:18InvitéChiffre
« 16% de l'alimentation, on est à 50%. »
- 22:24InvitéChiffre
« 40% des profils sont gérés par l'IA. »
- 35:40PrésentateurFait
« Édouard Philippe n'est pas d'extrême droite. »
Temps de parole
- Présentateur51 %
- Invité10 %
- ?9 %
- Invité 28 %
- Invité 38 %
- Invité 46 %
- Invité 54 %
≈ 24,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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10h midi, Sud Radio, à vous de le dire, Stéphanie Demiru.
À
vous de le dire avec Rachida Kahout, présidente du Haut Commissariat des Diasporas Africaines de France, Alexandra Spiner, enseignante, déléguée spéciale en charge du décrochage scolaire à la région Île-de-France, et Fabien Verdier, président du Mouvement pour le Développement des Villes sous Préfectures, ancienne maire de Châteaudin. On parle de cette semaine de tous les dangers. On vous écoutait, Fabien Verdier, il y a quelques instants, nous dire que tout simplement le gouvernement est hors sol. Les Français ne se sentent pas entendus, c'est le moins qu'on puisse dire. Les lycéens, eux, ne veulent pas lâcher le morceau.
En tout cas, certains syndicats qui appellent encore au blocus aujourd'hui, au blocage. Alors, il y a aussi une minorité, peut-être, ou une majorité, on ne sait pas, silencieuse.
En
tout cas, je lisais un sondage la semaine dernière dans le Figaro, où la moitié des Français aimeraient quand même que ça s'arrête, ce blocage,
et que
les lycéens puissent retourner en cours. On va aller à Toulouse, on va retrouver notre journaliste Christine Bouillot, qui se trouve devant le lycée Ozen, précisément. Bonjour, ma chère Christine.
Bonjour, bonjour à tous.
Bonjour Christine. Alors, comment est la situation devant ce lycée Toulouse, Christine ?
Alors,
la situation devant ce lycée, elle est un petit peu à l'image de ce que la semaine s'annonce, c
'est
-à-dire une volonté pour, on va dire, les syndicats de lycéens de continuer à bloquer leurs établissements, en tous les cas, de se montrer et de manifester que les revendications, et en tous les cas, les réponses apportées par le gouvernement, y compris pendant les vacances de la Toussaint, n'ont pas été à la hauteur. Sauf que, évidemment, il est difficile aujourd'hui d'imaginer la suite de cette mobilisation. Il y a eu à un moment donné, donc, l'intervention des policiers à la demande du proviseur pour permettre à certains élèves de rentrer. Certains établissements, rappelons-le, les situations des lycées ne sont pas toutes les mêmes.
Dans les lycées du centre-ville, par exemple, il y a des classes préparatoires aux grandes écoles, des GPE, donc, ça veut dire aussi que
c
'est des étudiants post-bac qui ont besoin de continuer à suivre leurs cours et il fallait absolument les laisser rentrer. Mais ça a eu aussi comme effet d'attiser un tout petit peu, on va dire, la fougue de ces lycéens qui, eux, souhaitaient continuer à bloquer leur établissement. On sent, effectivement, en discutant les différents établissements où je suis allée ce matin, le corps enseignant, les chefs d'établissement, on va dire, partagés entre cette situation où ils comprennent les revendications, puisque même s'il y
a
eu des avancées dans ce qui a été demandé, les lycéens considèrent que tout n'est pas absolument rempli et c'est, effectivement, une revendication qu'ils posent aujourd'hui encore sur la table et la volonté d'avoir un suivi pédagogique.
Donc, les professeurs interrogés sont un petit peu dans le, on va dire, dans une situation où ils ont peur que ça s'enquiste, tout simplement, et avec des échéances qui arrivent aussi très rapidement, notamment pour les élèves de terminale, puisque le relevé des notes pour Parcoursup, nécessaire, en tous les cas pour les dossiers Parcoursup, qui, lui, continue malgré tout, c'est d'ici une quinzaine de jours et il y a des élèves, une grande majorité, en tous les cas, qui n'ont quasiment aucune note. Du côté des élèves aussi, certains
commencent
à se dire, mais nous,
on
est super contents de voir qu'on nous entend, qu'on est, voilà, on entend la jeunesse et c'était quelque chose qui, pour nous, était important. Et en même temps, c'est comme ça, c'est un dilemme, et en même temps, on sait aussi qu'il va falloir qu'on retourne en cours, parce que aussi, les outils ne permettent pas d'avoir un suivi pédagogique à distance, ça ne marche pas, ça ne fonctionne pas. À titre d'exemple, pendant deux mois, et jusqu'à cette date récente, l'Académie de Toulouse avait un problème avec, après un piratage informatique, avec un problème pour le distanciel, en tous les cas pour le système informatique, de liaison entre les élèves et les établissements.
Donc, vous voyez bien que la situation est en train un tout petit peu de flotter, j'avais envie de dire, qui est test aussi, parce qu'il y a des échéances, si on annonce un mardi noir aussi, avec le retour des universités, la journée de jeudi. Certains rêvent d'un jeudi, vendredi, samedi, de mobilisation, une sorte de... Alors, c'est un baroud d'honneur, ou une continuité dans la manifestation. C'est très difficile de le dire, c'est très difficile de le comprendre, mais ce que l'on voit en tous les cas, c'est que, même si certains sont contre les blocages, ils ne sont pas là pour dire, ben, c'est pas légitime en tous les cas.
On comprend, on a envie d'être entendus, il faut continuer, on est fiers de ce que l'on fait, mais en même temps, il va falloir aussi qu'on retourne à l'école, parce que ça va bientôt faire quasiment un trimestre entier, puisqu'il y
a
eu les deux semaines de la Toussaint, les trois semaines de mobilisation, c'est quelque chose d'assez étonnant. Et pour vous dire aussi, alors, c'est assez étonnant, c'est très compliqué, parce que quand les policiers interviennent, ben, ça a le don d'exciter, d'énerver, en même temps, les policiers sont là pour débloquer, à la demande d'un chef d'établissement.
Le blocage n'est pas légitime, on
le rappelle quand même.
Alors, le blocage n'est pas légitime.
Enfin, légitime, n'est
pas légal,
pardon,
plus que légitime, pardonnez-moi, j'ai un lapsus. Ce que je veux dire,
Stéphanie, c'est que quand vous êtes devant ces établissements, ce sont des enfants, ce sont des mineurs. Il y en a certains qui font peut-être un mètre 90, mais vous allez les voir, ils sont en seconde, donc ils ont 16 ans à tout casser. Donc, ça veut dire aussi que c'est une matière manifestante qui est très compliquée à gérer. Ils sont coordonnés, mais pas complètement. Donc, c'est vrai que c'est quelque chose qui est d'une extrême tension, ou en tous les cas d'une extrême difficulté pour arriver à encadrer, en tous les cas. Comprendre les contours de cette mobilisation, que beaucoup comprennent, mais se demandent sous quelle forme, maintenant, ça va pouvoir continuer.
Merci, Christine Bouillaud, en tout cas, pour se résumer assez juste de la situation. C'est vrai qu'il y a ceux dont les revendications sont légitimes, et effectivement, les blocages qui sont illégaux, Alexandra Spiner, c'est le mot que je voulais employer. Et c'est vrai que ces heures et ces semaines de course sont, vous le disiez, vous, la spécialiste, irrécupérables. Pour moi, c'est irrécupérable, absolument. Et c'est irrécupérables, surtout, d'ailleurs, pour les plus fragiles scolairement, et les plus fragiles socialement. Parce qu'évidemment, les élèves qui sont de milieux privilégiés auront la possibilité de récupérer tout ce qui a été perdu.
D'abord, avec ce qu'on appelle la bibliothèque invisible,
c
'est-à-dire l'acquis tous les jours au quotidien
au
sein de familles privilégiées. Les autres, pour eux, c'est perdu. Et quand je pense que certains professeurs refusent les blocages filtrants, c'est
-à
-dire permettre aux jeunes des prépas de pouvoir accéder à leur lycée, moi, je ne comprends pas. Parce qu'honnêtement, vous condamnez cette génération à l'échec, en réalité.
Je
comprends leurs revendications. Vraiment, il y en a beaucoup que je soutiens, notamment plus de médecine scolaire, plus de lisibilité de ce qui est Parcoursup. Mais arrêtons le fantasme de Parcoursup qui va être complètement révolutionné. On sait très bien que 40 ans de réformes égalitaristes ont produit l'inverse de ce qu'elles souhaitaient. Et vous savez bien que
le sujet,
vous l'avez dit, c'est ça.
C
'est que... Oui,
mais regardez, les syndicats
ne veulent pas de sélection.
Ils le disent, on ne s'en cache pas. Moi,
je constate quand même qu'à Paris, on prend l'exemple de Paris, vous avez, je crois, neuf lycées qui sont complètement bloqués, cinq partiellement. Je constate que les lycées professionnels auxquels je suis particulièrement attachée, qui pour moi sont une voie d'excellence. C'est-à-dire des gamins qui sont reliés au monde du travail. Ils comprennent, eux, qui ne peuvent pas se permettre de se mettre à l'écart du travail pendant tant de semaines.
Il
faut maintenant arrêter.
Il
faut sonner la... Enfin, je veux dire, y a-t-il un adulte responsable qui peut maintenant trouver une issue à cette situation qui est complètement bloquée ? On ne peut pas sacrifier notre jeunesse ainsi. Et
c'est surtout qu'il y a
quand même une partie, une grande partie, alors on n'a pas le chiffre, mais...
Mais la majorité, manifestement,
veut y retourner. La
majorité
veut retourner au travail. Moi, j'ai été très choquée que le président de la République reçoive les syndicats lycéens et étudiants ne reçoivent pas l'Uni, qui sont quand même des étudiants extrêmement courageux.
Vous pouvez
bien
le
souligner, c'est vrai,
ils ne les ont pas
reçus. Oui, ils n'ont pas été reçus. Des étudiants qui parfois doivent suivre
leur cours... C'était quoi la raison ? Vous la
connaissez, vous ? Non, je ne la connais pas. En tout cas, ils n'ont pas été reçus. Je rappelle que des jeunes qui sont engagés à l'Uni doivent parfois suivre leurs cours à distance tant ils sont malmenés et harcelés par l'extrême gauche au sein de l'université. Donc moi, je trouve maintenant qu'il faut arrêter tout cela et je rejoins ce qui a été dit. Les Français se sentent méprisés. Ce que
disait Fabien Vardier. Je crois qu'on
est vraiment dans le cœur de ce qu'est le macronisme.
C
'est-à-dire, pourquoi on ne peut pas sortir de ce conflit ? Parce qu'au fond, qui ici peut dire les revendications des lycéens ? Qui peut les lister, vraiment ?
Je veux dire, ça
m'apporte une précision parce que c
'est
vrai que j'étais un petit peu choquée et vous faites bien de souligner cette information. L'Uni, qui est un syndicat de droite, proche de la droite, apparemment, ils ont dit qu'il n'avait reçu, le gouvernement n'avait reçu que ceux qui étaient à la base du mouvement et qu'il y avait des revendications. Oui, écoutez, très bien. Non,
non, mais
bon.
Merci pour ce complément d'information. On
trouve les réponses biaisées qu'on veut. La réalité, c'est que vous avez un syndicat étudiant qui s'appelle l'Uni, qui rassemble des jeunes étudiants qui sont extraordinairement courageux parce que croyez-moi qu'en France, être de droite au sein de l'université, il faut sacrément être courageux et qu'ils sont de fait mis à l'écart du débat.
Y
compris
pour les
professeurs,
notamment, vous écoutez les professeurs
dans les facultés, les professeurs à droite, demandez à Fabrice Balanche à Lyon, il a été empêché, bon, etc., et ce n
'est
pas le seul. Rachida, quelle est votre vision là-dessus ? Parce que c'est vrai qu'on a envie de dire que la moitié des étudiants aimeraient bien y retourner, quand même, il
y a
une majorité silencieuse qu'on n'entend pas et c'est vrai qu'il
y a
une forme de, pardonnez-moi, j'assume le mot, de tyrannie de certains étudiants de gauche, d'organisations syndicales et on en parlera, même qui va au-delà chez les responsables politiques, vous ne pouvez plus parler d'immigration à la télévision, vous êtes taxé de fasciste, de raciste, bon, c'est vrai que ça commence à bien faire quand même. Disons que moi,
je
vais vous rapporter un petit peu les discussions qui se sont déroulées hier soir au sein de la commission jeunesse, donc nous avons une commission jeunesse au sein du Haut Commissariat des Diasporas Africaines de France avec des étudiants donc déployés sur toute la France et je peux vous dire que le gouvernement actuellement fait face à une crise de confiance et ce qui se passe c'est que les annonces qui ont été faites et les concessions également, c'est de la poudre de perlimpinpin comme on dit, d'accord ? Mais plus sérieusement, ce n
'est
pas suffisant. La majorité, on parle d'une majorité, d'une minorité, etc. La réalité, c'est que rien n
'a
avancé. Il y
a
une revendication qui est claire,
qui fait
l'unanimité, qui fait l'unanimité. C'est la suppression de parcours supérieur.
Moi, je vous rapproche. Vous allez le remplacer ? Mais Rachida, c'est un outil parcours supérieur. Ce n'est pas Rachida, c'est les
étudiants qui, je vous dis hier, à la sortie des discussions,
ils
n'ont pas été satisfaits sur cette annonce justement qui a été faite concernant parcours sup. Parcours sup, aujourd'hui, est un outil discriminatoire. Moi, je vous parle simplement de ce qui est vécu au sein des lycées. Et effectivement, vous avez parcours sup, la face cachée que vous ne voyez pas, c'est que c'est du contrôle continu avec des notes qui sont continues, d'accord ? Qui font en fait la sélection au sein de cette espèce d'algorithme ? Et ce qu'il faut savoir, c'est que le contrôle continu n'est pas en fait sur la base de contrôle où l'identité, par exemple, est cachée. A l'époque, le baccalauréat, vous passez vos examens, c'est complètement anonyme.
Vous êtes noté sur ce que vous avez produit comme travail. Or, parcours sup, en fait, justement, c'est du contrôle continu. Donc, il suffit que vous soyez dans des classes où il y a des professeurs qui ne vont pas être complètement objectifs. Eh bien, moi, je vous parle de mon domaine
à moi qui concerne les
discriminations. Donc,
effectivement,
beaucoup d'étudiants sont saqués. Donc, sont saqués. Et leur avenir, donc, en dépend. Et ça,
c'est la face cachée. Malheureusement, c'est dans tous les lycées. Non, parce qu'en fait, on peut
revenir aux formules qui fonctionnaient avant. On peut mettre le paquet. 10 milliards d'euros, vous savez. On peut les trouver parce qu'on arrive à trouver de l'argent. Donc, je peux vous dire que
quand il suffit
de miser sur la jeunesse, je pense que le portefeuille, à ce moment-là, ne doit pas être radin. La jeunesse,
c
'est l'avenir de ce pays. On est d'accord. Donc, si on se dit qu'en fait, on veut miser sur un avenir serein avec, en fait, une réussite de toutes nos futures petites têtes, pas que blondes, eh bien, on met le paquet et on mise, en fait, sur la jeunesse. Donc, moi, je suis un peu furieuse parce que je me dis que les annonces ne sont pas suffisantes. J'ai d'ailleurs exprimé mon mécontentement
au président de la République. la sélection, vous avez entendu. Il y a beaucoup de chefs d'établissement
de fac qui demandent plus d'autonomie et justement de pouvoir organiser des sélections à l'entrée des facs. Alors, on en parle, on en débat dans quelques instants. Qu
'est
-ce que vous en pensez ? Vous 0, 826, 300, 300 ? Parce que, finalement, il faut une sélection claire avec un examen à
l
'entrée des facs.
C
'est ce que proposait ce matin, d'ailleurs.
J'ai lu l
'interview du patron. T
'es bon, tu passes. T'es
pas bon, tu repasses ton tour. Du directeur
de Panthéon
à ça.
A
vous de le dire, Stéphanie Demiru. A vous de le dire avec Rachida Kahout, Alexandra Spinner, Fabien, Verdier. On parle des manifestations en tout genre parce qu'il y en a à boire, à manger cette semaine. Les syndicats, dans leur ensemble, appellent les salariés du public et du privé à une journée de grève le 5 novembre. Ça risque d'être une journée noire. Et aujourd'hui, certains lycées qui sont déjà bloqués. Alors, ça a donné lieu à quelques conversations animées, y compris pendant la pub. Non, mais c'est vrai que c'est un sujet explosif parce qu'en fait, on pose tout simplement le problème de la sélection.
Rachida Kahout, vous disiez, oui, non, mais Parcoursup, ils n'ont pas eu ce qu'ils voulaient. C'est vrai que c'est une usine à gaz et c'est discriminatoire et dans le même temps, il est peut-être préférable, j'imagine, de sélectionner et de mieux orienter surtout
les étudiants.
On est en train de parler de l'avenir, de l'avenir d'une jeunesse qui aujourd'hui déjà vit dans un contexte de grandes difficultés. Il y
a
un moment, il faut être clair. Si on a ces jeunes qui sont dans les rues, si on a des jeunes qui bloquent les établissements, c'est parce qu'il y a une raison. Et moi, je me réjouis, vous savez que je me réjouis de savoir qu'en fait, on a des jeunes qui sont vent debout pour leur avenir en fait, mais vous ne
vous
rendez pas compte. Donc en fait, c'est vraiment, je ne comprends pas pourquoi on n'est pas aussi clair en étudiant justement les remontées terrain. C'est pour ça que je vous dis qu'on est complètement hors sol aujourd'hui. Le politique ne comprend plus ce qui se passe sur le terrain.
Et aujourd'hui, je vous le dis,
c'est n'importe quoi. Il y a une revendication qui est claire. Parcoursup ne doit plus exister. On ne doit pas annoncer en disant nous
allons, nous allons, je suis d'accord, mais vous sur la jeunesse. on ne peut pas accepter
le fait de dire nous allons retravailler la chose et rendez-vous en 2028.
Vous êtes rigolante. Vous ne
l
'imitez pas actuellement. C'est d'autant plus ridicule que dans ce moment, ils sont partis. Il y a
Xavier de Bordeaux qui voudrait intervenir. Bonjour Xavier.
Oui, bonjour Stéphanie, bonjour Sud Radio. On vous
écoute.
Écoutez, l'examen d'entrée à la faculté, je ne pense pas que ce soit une absolue nécessité. Je vais vous expliquer pourquoi. parce que je pense que quand on est lycéen, on n'est pas toujours très mûr, donc on n'est pas forcément bon pendant les études au lycée. C'est vrai.
Mais
par contre, on peut se révéler à la faculté parce qu'à la faculté, à l'université, on a choisi son cursus, on a choisi un domaine qui nous plaît alors qu'au lycée, on fait toutes les matières.
Vous avez entièrement raison.
Ça nous gonfle. Et moi, je vous donnais mon exemple personnel. Au lycée, j'étais un branleur fini. Moi, j'avais
envie de
faire la fête, de m'amuser. Il y avait des cours. Les profs, en fait, ils m'emmerdaient. Et je savais que je voulais faire
du droit.
Je savais que je voulais faire une fac de droit. Et tout ce qui était mathématiques, etc., je n'en avais rien à cesser. Et donc, j'étais un élève moyen, on va dire, au lycée. alors qu'à la fac, je me suis révélé être un bon élève parce que ça me plaisait ce que j'avais choisi. Donc, je pense que cette histoire de filtrer l'entrée, même si ça part d'une bonne intention, on prend l'idée derrière, c'est d'essayer de réduire l'échec qu'il peut y avoir à l'université.
Mais je pense que c'est une erreur parce que, premièrement, je viens de vous expliquer, parfois au lycée, on est immature et puis on fait des matières qui ne nous plaisent pas et on se révèle plus tard dans les études supérieures qu'on a choisies. Et deuxièmement, plus philosophiquement, c'est que l'échec, c'est un très bon apprentissage. Donc, si des élèves, par exemple, échouent à la faculté pendant leur licence, ce n
'est
pas grave parce qu'en fait, dans la vie, ce qui compte, ce n
'est
pas d'échouer ou de réussir, ce qui compte, c'est d'avancer. Et on avance avec l'échec et avec les réussites.
Xavier, vous avez entièrement raison et pour tout vous dire,
j
'ai exactement, vos mots auraient pu être les miens, j'ai exactement eu le même parcours que le vôtre. En première année, ça s'est très bien passé, première année de droit alors que j'étais une élève moyenne. Donc, vous avez raison, je ne
vais
pas vous contredire. Seulement, aujourd'hui, malheureusement, il n'y a plus assez de place. Il y a 57% d'échecs en licence et puis, ça coûte un demi-milliard. Je lisais ce matin une des interviews du président de la fac Panthéon-Assas, un demi-milliard. Donc, on n'a plus les moyens de faire ça. C'est ça le sujet aujourd'hui. Alors, qu'est-ce qu'on fait ?
Comment
on fait la différence entre un branleur et quelqu'un qui n'a pas les compétences pour aller en fac ? Moi, je suis d'accord avec
le
dicteur. Moi, je comprends ce que vous dites. Mais, je ne
sais
pas si l'auditeur est encore en ligne.
Oui, il
est là. Vous comprenez ? Ma question, c'est comment on fait la différence pour savoir celui qui va se découvrir et se révéler en faculté. On ne peut pas le savoir à l'avance. On peut espérer que les enseignants
le savent. C'est ce qu'il dit, Xavier. C'est pour ça
qu
'il veut des places. Écoutez, c'est
le principe de l'expérimentation. C'est le principe de l'expérience humaine.
Mais est-ce qu'on en a les moyens
aujourd'hui, mon cher Xavier
? C'est ça le sujet.
Attendez, on a les moyens de verser 100 milliards par an d'intérêt aux détenteurs de la dette française. On a les moyens de verser 350 milliards d'euros de retraite
par
an. On a les moyens de verser
90 milliards
par an pour acheter des armes. On a des moyens. Donc maintenant, c'est où est-ce qu'on met les moyens ? Quelles sont les priorités ? Est-ce qu'on préfère verser des retraites et donner une vie ? C'est important que
l'on retraite Mais vous savez aussi qu'il n'y a
pas assez de la moitié des métiers. Ça ne correspond pas à ce qu'on apprend en fac. Non, mais ça a été prouvé. Les filières professionnelles, ils manquent du monde. Depuis toujours. Et ça va être
de pire en pire.
Je
veux dire pourquoi ? Parce qu'en fait, plus on avance dans le temps et dans l'économie, et plus ça va vite. Et donc, plus les technologies, plus les bouleversements technologiques vont être rapides. Et donc, plus les études vont toujours C'est pour ça que c'est important de former des esprits de manière générale. C'est important de former les esprits humains pour qu'ils puissent être capables de s'adapter. Dire aux gens on va vous mettre au boulot à 14 ans parce qu'en fait, les études que vous allez faire demain,
vous
ne serviront pas. C'est une connerie parce qu'en fait, quand on fait des études, qu'est-ce qu'on apprend au-delà du fond, au-delà de la technique pure ? On apprend à réfléchir, on apprend à lire, à comprendre, à analyser.
Et
ça, c'est des
compétences qu'il y a un point, bien sûr, on est tous d'accord, cela
dit, Fabien Verdier, mais le problème,
c
'est le principe de réalisme. On est tous d'accord avec Xavier dans l'absolu.
C'est vrai que moi, ce qui me frappe dans ce moment, c'est la crise. On a une crise de pouvoir d'achat majeur. 35% de nos dépenses vont sur le logement des revenus des Français. 16% de l'alimentation, on est à 50%. Et si en plus, on a une crise de l'avenir, parce que c'est ça, cette crise depuis le 15
septembre avec
Besançon dans les lycées, les facultés, on peut y voir ici ou là des mouvements politiques, mais il y a bien une crise de l'avenir. Et c'est le deuxième point, ce que je vous disais en début d'émission, c'est qu
'aucun
homme ou femme politique française dans cette élection présidentielle qui arrive dans 5 mois n'a compris ce que disait la jeunesse de ce pays. Et pourquoi la jeunesse fait irruption dans le débat public et politique ? C'est parce qu'elle n'est pas écoutée et qu'on parle des retraites, on parle de tout sauf d'elle.
Et
donc elle dit je cause maintenant, je cause dans le poste maintenant parce que je sors, je manifeste, il y
a
déjà la majorité silencieuse évidemment, mais il
y a
cette crispation très profonde de nos jeunesses et personne n'a rien compris à ce que disaient nos jeunes.
Mais est-ce qu'ils l'expriment bien ? Justement quand on dit on ne veut plus Parcoursup au lieu de dire mais on
n'a plus d
'avenir en fait,
faites-nous rêver, donnez-nous
des raisons d'espérer
parce que c'est ça que
dit la jeunesse.
Ils
prennent la parole, peut-être qu
'ils
s'expriment parfois mal, peut-être que certains vont trop loin évidemment mais quand t
'as
17-18 ans on ne
peut
pas demander une maturité de 60 ans. Mais moi sur Parcoursup au-delà de la sélection il y
a
un débat qui n
'est
pas forcément mis en avant, c'est un robot qui décide de ton avenir. C'est une plateforme, c'est une boîte noire
qui
n'exprime pas, vous parliez des notes de français tout à l'heure au bas qui ont une importance très importante dans cet algorithme et finalement la société moderne on devine, on
a
un 6 en France, on n'a que des 0800, on a des bots, tu contactes la GMF, t'as un bot, tu joues ton avenir, t'as un chatbot, t'as un algorithme, etc. Et c'est ça qui crise parce
qu'à un moment il y a un
tirage au sort.
Je parlais d'écouter, la Macronie n'écoute pas. Quand quelqu'un, tu as ton proviseur, tu dis j'aimerais bien aller en terminale, moi c'était les terminales si j'avais pris votre spécialité maths, il te dit oui, il te dit non, il t'argumente. Mais il y
a
un humain en face qui te dit oui,
qui te dit non.
Et là il n'y a rien.
Ils se
sont
engagés à plus de transparence.
Mais c'est
ça qui me frappe sur Parcoursup, c'est cette plateformisation de la société,
cette
boîte noire totale. Désormais, avant d'arriver devant un conseiller de Pôle emploi, c'est une IA qui a
été mise en place. Ça c'est l'angoisse. Et 40% des
profils sont gérés par l'IA. Alors c'est dénoncé par les syndicats de Pôle emploi. Il y a eu un reportage de TF1 avec les syndicats de Pôle emploi. Mais la sélection se fait aussi maintenant. On va
vous
proposer des emplois
et non plus un conseiller. Donc vous vous doutez que les syndicats ont commencé à dire c'est aux conseillers de discuter en humain.
Rapidement Alexandra, je
sens que vous avez
envie de parler
sur ce sujet. Comme je vais changer ce sujet, je ne voudrais pas vous frustrer. Je partage
évidemment l'orientation d'un jeune ne peut pas se résumer à une réponse informatique. Et il faut plus de transparence. Moi je crois que le problème de Parcoursup c'est que ça manque de transparence et ça manque de pédagogie. Là-dessus, on est d'accord. Mais on ne peut pas mentir à nos jeunes. On ne pourra pas faire l'économie de la sélection. Ça n'est pas vrai. Ce qu'il faut, c'est mieux les accompagner. Mieux les accompagner. Valoriser la voie professionnelle qui est une vraie voie d'excellence qui en plus amène à l'emploi ce qui est quand même le but ultime.
Ça va falloir
l'appliquer en vrai.
Parce que ce n'est pas présenté comme ça par les professeurs. Je peux vous dire qu'on a sollicité... Ni par les familles. L'obstacle aussi c'est surtout les familles. On a
sollicité, je vais vous donner un exemple qui est concret et qui est du terrain. Donc on a sollicité à plusieurs reprises la ministre Agresti Roubache sur la validation en fait de la possibilité de pouvoir faire passer les examens dans des établissements où nous envoyons nous 600 parcours donc 600 parcours professionnels que nous sauverons chaque année. Et bien à ce jour nous n'avons pas de réponse et pourtant elle fait partie de ma majorité pour laquelle je suis engagée. Donc je vous le dis encore une fois il y a ce qui se passe sur le terrain et il y a une déconnexion complète.
alors qu'en
période de crise aujourd'hui il faut que tout le monde justement joue le jeu
au
-delà des partis politiques.
Ce
qui est certain et qui devrait nous réunir c'est que les déterminismes sociaux ne devraient pas se transformer en destin scolaire. Et c'est ça qui doit nous réunir. Absolument. Parce que vous avez toute une partie de la jeunesse qui reste au bord de la route. Bon, est-ce qu'on peut encore parler immigration sans être accusé de fasciste ou de raciste par la France insoumise et particulièrement Jean-Luc Mélenchon le leader de la France insoumise qui devait être aux 20h de TF1 ce soir et qui dit qu'il annule parce qu'il accuse la présentatrice Anne-Claire Coudray d'avoir laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge racistes sur l'immigration et les violences.
Vous allez voir que
ce
n
'est
pas aussi simple que ça apparemment. TF1 qui balance ce matin il avait annulé avant. Mais bon, on en parle tout de suite. 10h midi Sud Radio à vous de le dire Stéphanie Demiru
à
se dire merci de nous rejoindre avec aujourd'hui Rachida Kahout Alexandra Spinner Fabien Verdier Est-ce que l'on peut encore parler immigration sans être accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon ? Le leader de la France insoumise il devait être aux 20h ce soir et bien il annule accusant en tout cas c'est lui qui le dit Anne-Claire Coudray d'avoir laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge racistes sur l'immigration et les violences. Je vous propose d'écouter ce passage je vous laisse juger. Vous
avez dit suite à cette journée la surreprésentation des jeunes issus de l'immigration parmi les émeutiers quelle conclusion en avez-vous tiré de ce constat ? J'ai constaté que le modèle français d'intégration républicaine a produit des réussites exceptionnelles mais que il me paraît évidemment constatable que ce modèle d'intégration il connaît des ratés des imperfections dans les images que nous avons vues des pillages il y avait de fait un certain nombre important de jeunes français sans doute que je considère comme des français issus de l'immigration ce qui traduit un sujet qu'on doit regarder les yeux dans les yeux
le
buzzer immigration pof Jean-Luc Mélenchon dit Anne-Claire Coudray reprend à son compte lesquels omnis racistes d'Edouard Philippe lesquels déroulent son discours dégoûtant sans être interrompu lundi je n'irai pas aux 20h de cette chaîne alors pour la petite histoire quand même ce matin il y
a
un journaliste média qui dit qu'en fait il avait annulé dès jeudi soir donc il mentirait d'après ce journaliste média enfin c'est comme ça en tout cas qu'on l'interprète non mais c'est vrai que de toute façon pour Jean-Luc Mélenchon vous prononcez le mot immigration c'est terminé
pour toute la
France insoumise
les
pitreries de monsieur Mélenchon abîment beaucoup le débat démocratique en réalité et il prend tous ces jeunes français issus de l'immigration en otage qui n'en demande pas
tant
parce que moi au quotidien dans le cadre de ma délégation je rencontre plein de jeunes français issus de l'immigration comme moi qui sont très heureux dans notre pays qui aiment notre pays qui veulent y réussir je reçois des familles qui sont mobilisées pour justement remettre en route l'ascenseur social monsieur Mélenchon c'est de l'hystérie collective qu'il est en train de mettre en place pour dresser les uns contre les autres franchement est-ce qu'une démocratie elle peut renoncer à débattre sereinement d'un sujet qui engage notre avenir non pourquoi est-ce qu'on devrait toujours vivre sous la menace de la disqualification du débat public vous parlez d'immigration et vous êtes disqualifié non c'est un vrai sujet c'est un vrai sujet il faut qu'on en parle mais d'ailleurs dans les deux sens est-ce que c'est digne d'accueillir des gens auxquels on ne peut rien proposer rien proposer pas de logement digne pas de travail digne il y a des vrais sujets on a le droit collectivement de se les poser dans des plaises à monsieur Mélenchon qui est en train de fracturer et de saccager notre
pays c
'est F1 raciste BFM
TV raciste on est tous racistes on a vraiment il faut faire fermé
Edouard Philippe si je peux me permettre a quand même il a tenu quand même des propos discriminatoires je suis désolée on est en train de parler de français et il le dit lui-même et après il vous dit
vous trouvez que c'était discriminatoire
? mais il n
'y
a pas d
'intégration
il n
'y
a pas d'intégration moi je n'avais pas écouté ce qui s'était passé l'épisode parce que je n'étais pas là mais en même temps je n
'ai
pas non plus suivi et là je viens de l'écouter et honnêtement je peux vous dire que ça me met hors de moi je veux dire qu'Edouard Philippe je suis même oh là là mais c'est terrible on ne peut pas continuer continuellement à opposer
les françaises et les françaises
qu'est-ce qui vous a dérangé
dans ce qu'il a dit ? il vous dit
c'est pas raciste j'ai dit discriminatoire donc je dis qu'en fait on ne peut pas tenir des propos en disant oui alors du coup nous avons eu un loupé effectivement dans les rues il y a eu ces enfants issus de l'immigration non monsieur Edouard Philippe ce ne sont pas des enfants issus de l'immigration ce sont des françaises et des français on parle de deuxième troisième génération à quand à quand allons-nous arrêter
à chaque fois de pointer du doigt
les jeunes
sur l'identité nationale
est-ce que c'est une faute qu'ils ont faite ? pas du tout ces enfants là ces
enfants dont nous parlons
ce sont les enfants de la république ce sont les enfants qui sont français ce
ne sont pas si vous voulez les enfants non non non là ce que j'ai entendu c'est à dire
excusez-moi je vais vous dire tous les jours j'ai ces populations qui aujourd'hui en ont assez parce que leurs enfants ne savent plus où ils sont et en plus vous les rejetez encore mais monsieur Edouard Philippe de quoi on parle ?
vous voulez être demain président de la république mettez tout le monde sous la bagnette à France écoutez ce qu'il a dit j'écoute
vous connaissez j'imagine comme nous tous Jérôme Fourcret qui n
'est
quand même pas quelqu'un accusé d'être à droite il ne
veut
même pas aller sur les chaînes du groupe Bolloré il dit clairement il explique à un journaliste très calmement ça ne va pas plaire je cite Jérôme Fourcret je me protège contre la France insoumise parce que 75% des comparutions 75% c'était des prénoms dit-il des Mohamed etc voilà il dit ça Jérôme Fourcret et il explique il y a une haine postcoloniale il explique très calmement sans aucun jugement est
-ce que c'est quelque chose qui
vaut la peine d'être débattu ou non ? pour
nommer aujourd'hui la France elle est plurielle et faire en sorte que les
choses aillent mieux non non aujourd'hui la France elle est plurielle aujourd'hui vous pouvez appeler votre fils votre fils Cerise comme vous pouvez appeler votre fils Mohamed enfin je veux dire que depuis quand en fait on peut justement et bien mettre de la discrimination dans le fait en fait d'appeler son fils ou sa fille d'un prénom exotique ou encore un prénom qui n'a pas de sens ça s'appelle la liberté ce n
'est pas ça ce n'est pas le
problème
de nommer un
enfant d'un prénom exotique il parle de la haine postcoloniale corée ces jeunes à
l'endroit de la France c'est du fantasme on va prendre
Stéphane qui nous appelle de Bordeaux je vous donne la parole après bonjour Stéphane
oui bonjour bonjour
est
-ce que vous
êtes d'accord
vous avec Jean-Luc Mélenchon quand il dit je ne vais pas sur TF1 Anne-Claire Coudré fait le jeu du racisme
alors je n'ai pas entendu exactement ce qu'il a ce qu'Anne-Claire Coudré a dit ou n'a pas dit et pas non plus ce qu'a dit Mélenchon mais je comprends
c'est Édouard Philippe en clair qui s'est exprimé
Anne-Claire
Coudré
selon Jean-Luc Mélenchon ne l'aurait pas assez contredit
ok alors moi je ne suis pas du tout mélenchoniste mais je crois qu'il a raison sur ce point là et je crois que c'est un sujet qui mériterait d'être élargi en fait au positionnement nouveau des journalistes c'est-à-dire que depuis
depuis
5 ou 6 ans
on
n'a plus l'impression d'avoir des journalistes en France en fait on a soit des animateurs je ne
sais
pas c'est des animateurs ou des influenceurs mais ils ne font plus le job en fait et ce que souligne Mélenchon a tout à fait raison c'est
-à
-dire on entend des propos maintenant qui sont complètement débridés qui sont tout à fait scandaleux alors sur TF1 sans doute moins mais sur CNews ça devient
incroyable
en l'occurrence Jean-Luc Mélenchon parlait d'Anne-Claire Coudray qui n'aurait pas assez contredit qu'est-ce que vous auriez attendu de cette journaliste
et
bien une réplique qu'il explique qu'elle lui demande sur quel qu'il éteille en fait qu'elle lui demande sur quelle statistique se réfère à quelle statistique se réfèrent ses propos en fait est-ce qu'il y
a
des études claires qui ont été faites est-ce que voilà c'est des choses comme ça au moins qu'il
y a
une réplique mais apparemment il n'y
en
a plus et c'est maintenant les politiques peuvent dire n'importe quoi vous entendez des macronistes qui parlent je ne sais plus je crois qu'il
y a
une journaliste qui s'est faite virer ou mise à pied 15 jours parce qu'elle a osé dire la vérité en fait elle a osé dire mais attendez les mots vous faites comme si vous mais c'est des choses scandaleuses c'est-à-dire les 3-4% de journalistes qui osent faire leur métier ils se font virer et les autres ce sont des bénis oui-oui qui disent absolument rien quoi qui
se positionnent toujours
oui vous parlez d'Isabelle Saporta qui a
recadré la porte-parole mais c'était très
juste oui
mais ça par exemple
Stéphane mais c
'est
c'est une opinion il y a beaucoup de gens que ça a pu heurter quand ça va peut-être dans un sens cela vous choque moins c'est ça
peut-être non c'est pas ça c'est que je pense qu'il faudrait que les journalistes fassent leur travail alors cette dame
qui a été mis à pied
effectivement c'était c'était c'était peut-être un peu comment dire outrancié sa position mais quelque part elle reflétait le travail que ne font pas les journalistes c'est-à-dire que s'il y avait un positionnement un peu plus courageux des journalistes il n
'y aurait
pas ces excès et dans un sens de mutisme et dans l'autre d'agressivité vous voyez ce que je veux dire et là en l'occurrence sur des sujets d'immigration qui prennent toute leur ampleur en ce moment on parle de meurtre dans les rues on parle effectivement il y a sans doute des petits sauvageons qui sont excédés qui vont faire
des métiers vous êtes bien
indulgentes
c'est Jean-Pierre Cheven oui bon bah attendez vous
étiez fait de Jean-Pierre Cheven un peu un chevenementiste sommeillant vous ce
que je veux dire c'est que tout ça manque maintenant de précision en fait on ne
sait
plus trop de quoi on parle c'est des impressions on ne met pas des stades sous les impressions
vous
ne pensez pas que c'est contre-productif justement de ne pas peut-être parfois nommer les problèmes si ces jeunes comme l'explique Jérôme Fourquet je le citais il y a quelques instants pourquoi je le cite parce que c'est un homme qui n
'est
pas soupçonné d'être à droite particulièrement il fait une analyse assez factuelle en disant voilà il y a une forme de la jeunesse et qui s
'est trouvée en
comparution immédiate il y a une haine post-coloniale dit-il est-ce que ce n'est pas contre-productif de mettre la poussière sous le tapis
et de faire peut-être monter le RN je
vais préciser ma pensée que les politiques expriment leurs opinions leurs idées leur façon de voir la société et éventuellement la façon de la faire changer c'est leur job maintenant que les journalistes accompagnent tout ça sans jamais remettre en question les dires de ces politiques sur des bases qui seraient leur travail en fait c'est des bases de recherche de statistiques de reportages ça c'est scandaleux et il me semble que le sujet que vous abordez c'est celui-ci c'est le travail des journalistes pas des politiques que les gens d'extrême droite disent que cette violence vient de fils immigrés pourquoi pas c'est son droit c'est son opinion mais
Edouard Philippe n'est
pas d'extrême droite
pas
plus
qu'Anne Claire Coudray son soutien total à cette journée non
je ne dis pas qu'il est d'extrême droite mais qu'une personne d'extrême droite tienne des propos comme ça pourquoi pas ou qu'Edouard Philippe les tienne pourquoi pas c'est son droit mais le sujet là c'est est-ce que les journalistes font leur job je dis
non je pense qu'elle a fait son job en l
'occurrence et le sujet c'est est-ce que Jean-Luc Mélenchon doit annuler parce que ça ne lui a pas plus sachant que Anne Claire Coudray est la présentatrice des journaux du week-end donc ce soir ce n'est pas elle qui présente le 20h de TF1 et il aurait eu tout le loisir de dire ce qu'il avait
pensé de l'interview il
avait annulé dès jeudi soir donc
c'est la fête est-ce que vous trouvez normal d
'annuler une intervention de Jean-Luc Mélenchon écoutez en temps normal je ne trouverai pas ça normal mais dans le climat dans lequel on est dans le climat dans lequel on est maintenant c'est-à
-dire
qu'il
y a
un autre sujet il y a un autre danger c'est qu'on voit le mélenchonisme en fait se répandre et je pense qu'encore une fois les médias ils sont pour quelque chose c'est-à-dire ne faisant pas leur travail ou alors en instrumentalisant
attendez la France Insoumise
Jean-Luc Mélenchon traite de BFMTV de raciste enfin bon vous voyez ça va loin quand même merci en tout cas Stéphane on arrive au bout largement au bout on se retourne en quelques instants Fabien je vous donne la parole je sais que vous vouliez réagir sur ce sujet on se retrouve ne bougez pas tout de suite sur Sud Radio Stéphanie Demiru
à
vous de le dire avec Rachida Kahout Alexandra Spiner
et Fabien
Verdier aujourd'hui on se posait la question de savoir
si on pouvait toujours parler
immigration sans être accusé de racisme par Jean-Luc Mélenchon alors officiellement le leader de la France Insoumise devait être au 20h de TF1 il a annulé sous le prétexte selon lui c'est important de préciser que Anne-Claire Coudray la journaliste aurait laissé Edouard Philippe tenir sans le contredire des propos qu'il juge racistes sur l'immigration et les violences réponse de TF1 ce matin mon cher
Gilles TF1
a fait un communiqué que vous pouvez également aller voir sur Twitter il l'indique qu'Anne-Claire Coudray a mené son entretien avec professionnalisme et rigueur en interrogeant Edouard Philippe sur ses propos tenus dans le point pour rappel et c'est la phrase qui est importante les invitations aux 20h aux candidats à l'élection présidentielle sont annoncées par TF1 lorsqu'elles sont confirmées ça sous-entend qu'ils n'ont pas eu la confirmation de Jean-Luc Mélenchon même s'ils ne l'écriffent pas mais ils le sous-entendent bien évidemment
aucun Jean-Luc Mélenchon Fabien Verdier
non
sur Mme Coudray moi je suis plutôt en défense comme ma collègue en direct
avec
ton amour à
la
collègue
non mais on ne peut pas en direct tu peux des fois bien moins bien réagir après sur ce que disait Stéphane de Bordeaux il y avait des journalistes très engagés sous la Troisième République
fin
du 19ème dans les années 1930 n'importe quel sens c'est arrivé de tout temps dans notre République et puis sur les imprécisions je pense qu'il
y a
beaucoup de travail de fact-checking dans les médias justement il y a un travail de c'est vrai qu'on est dans l'ère de la post-vérité il y
a
un travail de fact-checking par contre moi je suis d'accord avec vous il n'y a pas de totem il n
'y a
pas de tabou on doit pouvoir parler de la laïcité on doit pouvoir parler
de
ces sujets d'immigration
moi
j'ai souvent vu des personnes issues de l'immigration qui ne voulaient pas de nouvelles migrations on peut même parler d'immigration à l'intérieur de notre pays puisque comme on n'a plus aménagé le territoire beaucoup de gens ne peuvent plus habiter dans
les grandes métropoles ils vont
habiter à 100 kilomètres de là il y a des immigrations de l'intérieur il y a tous les sujets il
y
a un république il faut qu
'on
puisse dépatre de tous les sujets de manière saine avec l'intérêt général
et d'ailleurs vous savez si on commet cette folie privée de ce débat vous savez quoi madame Le Pen elle sera élue au premier tour
parce qu'il y a
quand même plus de 40%
des français qui
considèrent malheureusement que c'est un sujet et moi je vous dis quelque chose la violence qu'on déplore dans notre société parmi les premières victimes de cette loi du plus fort et bien ce sont des familles qui sont issues de l'immigration
et ça
il ne faut pas l'oublier et monsieur Mélenchon qu'est-ce qu'il fait en fait il nourrit le
ressentiment
il nourrit la poudrière du
ressentiment à l'égard de notre pays le maire de
Béziers hier dire vous savez quand je prends des mesures autoritaires dans ma ville au couvre-feu des mineurs les mamans dans ces quartiers elles viennent en mêler moi je travaille avec les mamans
des quartiers vous
seriez bien étonnés du discours qu'elles tiennent parce qu'elles elles
tiennent
la société et elles sont
dans la
réalité contrairement à beaucoup de nos responsables politiques qui sont complètement dans l'illusion et la théorie absolument
d'accord
il nous reste vraiment trois minutes je voulais quand même dire un petit mot parce que le même Édouard Philippe n'a pas que parlé l'immigration il a dit non à la primaire hier toujours sur TF1 il a dénoncé une primaire de la division et de la confusion alors Gabriel Attal répond ce matin encore elle aura lieu c'est inéluctable bon c'est inéluctable
quand tu fais 4%
tu restes à ta place
M. Philippe
et M. Attal sont les dignes héritiers de M. Macron qu'ils se départèrent
justement
lui il dit c
'est Attal qui est une primaire
héritée pas moi mais une primaire avec qui ?
c
'est ça la vraie question une primaire
avec qui ? il n'y a pas de leader
donc du coup automatiquement si c'est pour avoir le charisme d'une huître et proposer des mesures à la con franchement dites donc Rachida
non excusez-moi je suis remonté à 11h53
excusez-moi d'être
aussi en
fait c'est pas ça c'est l'exaspération c'est-à-dire qu'ils sont trop nombrilistes ils pensent qu'à leur intérêt personnel à leur paroisse alors qu'aujourd'hui en fait je pense que le pays est quand même en capacité de demander de véritables leaders politiques qui pour le coup vont plutôt dans le sens de faire avancer le pays et de ne pas le diviser mais la primaire ou pas selon vous ?
et la primaire
avec qui ? avec quoi ? il n
'y a
rien il y a du vent il y a du vide la
primaire avec la droite s'ils font la primaire
Philippe Lysnard dont on parle beaucoup Bruno
Retailleau ils sont
aux antipodes ils sont complètement en opposition totale on est en train de parler de quoi ?
oui c'est ce
que
dit les
programmes ne
sont
pas les mêmes aussi Edouard Philippe j'allais vous appeler Edouard Fabien Verdier
on dit que la primaire c'est la plus mauvaise des systèmes à l'accession de tous les autres ce que disait Churchill sur la démocratie mais peut
-être
qu
'il y a
le débat du périmètre mais
il y a Hervé
Morin qui pousse en ce sens aujourd'hui les sondages c
'est
une primaire sauvage je ne
suis
pas sûr que ce soit la meilleure solution par contre le système de départage par une primaire peut-être en calant le périmètre peut être intéressant et moi j'ai le sentiment vu les déclarations de Gabriel Attal ce matin qu'ils vont essayer de le prendre en tenaille
ceux
qui veulent y aller iront avec ou sans lui et moi par contre sur la primaire c'est peut-être nécessaire mais pas du tout suffisant nous on défend les villes sous préfectures et ses millions d'habitants je dis souvent que l'avenir de la France se joue à Mont-Mont-Rion et à Pithivier ou à Mont-Lus sont ces
villes et tant qu'on ne parle
pas de ces habitants
et qu'est-ce
qu
'ils
disent alors vos administrés
ils votent Marine Le Pen parce qu'on leur a tout enlevé la maternité le tribunal les 80
à l'heure la France DTR la droite et la gauche
demain au deuxième tour vous avez la droite vous avez l'extrême droite ou Mélenchon toute la droite vote Marine Le Pen
et si on ne parle pas à ces territoires qui forment 34 millions de
français ces arrondissements de ville sous
préfecture ces gens-là continueront à voter à ne plus voter parce qu'ils ne croient plus à la République ils ne croient plus aux politiques l'abstention est massive 40% aux élections municipales en mars 2026
et ils votent pour les
extrêmes parce qu
'on
ne leur en propose plus rien
on leur a donné toutes
les raisons de ne pas plus croire
en la politique
ils payent des impôts
et ils n'ont rien le
désenchantement il était énorme
il est dans ces villes moyennes-là
merci à tous les trois
c'était un plaisir
ça
a bien débuté la semaine
c
'est l
'équipe du
lundi c'est l'équipe du lundi
c'est l'équipe
du
lundi merci en tout cas à tous les trois et Perico les gars j'espère que vous êtes aussi en forme que nos trois débatteurs
un
petit peu plus
parce
que l'actualité est très très lourde et très sévère
oui c'est vrai
voilà on va essayer de savoir si ceux qui se présentent comme des gilets jaunes ne sont pas des gauchistes avec une peau de mouton
ou leur se faire passer pour
des loups voilà et puis nous recevons surtout Emmanuel Pira qui est déjà venu M. Emmanuel Pira qui nous raconte que alors on sait que l'école est foutue l'hôpital est mort la police est terminée mais il y a pire il y a la justice qui est totalement en délabrement et évidemment ce sont les fondements de nos sociétés et je dirais une petite
humeur vous
savez
aux Etats-Unis Trump a interdit des radios tout le monde a été solidaire personne ne va plus à la Maison Blanche alors qu'ici en France on jette des anathèmes sur des médias des confrères qui peuvent se tromper avec lesquels on discute et qu'on veut interdire d'antenne ça nous rappelle des temps où on pouvait faire de la résistance c'est formidable
bonne émission mon cher Perico et nous on se retrouve demain à 10h pour à vous de le dire