[DIRECT] Audiovisuel public : audition des représentants de la société Banijay Group
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 47 %Attaque 30 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 3:00OuverteRéponse directe
Quelle est la spécificité des contenus pour l'audiovisuel public ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Comment assumez-vous votre rôle dans le rayonnement français ?
- 10:00OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir conservé un contrôle majoritaire français malgré les acquisitions ?
- 14:00RelanceRéponse partielle
Comment expliquez-vous la dépendance de Mediawan à France Télévision ?
- 17:00RelanceRéponse partielle
Quels nouveaux contrats expliquent l'augmentation de 30% avec France Télévision entre 2016 et 2019 ?
- 21:00RelanceRéponse partielle
Reconnaissez-vous une ambiguïté dans la navette de Takis Candilis ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:15Fait
« l'access time, hein, c'est ce que disait Alexia tout à l'heure, euh est un élément fondamental pour lancer l'audience »
- 6:10Chiffre
« France Télévision est une des chaînes publiques qui fait le moins en interne »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Je rappellerai que Bij Group est leader mondial du divertissement spécialisé dans la production et distribution de contenu via Banij Entertainment, premier acteur mondial indépendant de la production et distribution de contenu, mais aussi le live expérience via Banij Live qui regroupe l'activité d'expérience live et des paris sportifs et jeux en ligne via Banny Gaming sous la marque Betc, la plateforme de paris sportif en ligne la plus dynamique d'Europe. Nous ne parlerons pas de ces deux derniers aspects aujourd'hui même, même si vous avez fait l'actualité lorsque Bet Click a racheté Tibico en octobre dernier, consolidant ainsi votre rang de premier acteur européen des jeux en ligne avec plus de 6,5 milliards d'euros. Ce qui nous intéresse surtout, c'est l'activité de production audiovisuelle.
Certains parmi des Français qui nous écoutent l'ignorent peut-être mais ban c'est la production de la Star Academy produite par de Mol qui appartient à Banny Jet de Fort Boyard de Colanta du Big Deal ou encore de la série française Marie-Antoinette autant dire des émissions phare des contenus phares de l'audiovisuel français et même mondial puisque Bija est un groupe mondial le plus grand producteur distributeur indépendant international qui crée développe produit et distribue du contenu à travers plus de 130 sociétés de production répartie dans 23 pays. François Ri, vous avez notamment assisté lors d'un passage média il y a quelques mois, il y a presque un an d'ailleurs, sur la nécessité d'avoir un grand groupe qui puisse notamment discuter dans un vrai rapport de force avec les grandes plateformes étrangères que sont notamment Amazon et Netflix. car même si leur importance en tant que client reste minoritaire, il faut se rappeler que leur part était encore inexistante il y a encore 5 ans.
Banij est donc une entreprise qui a connu une croissance importante de ses revenus et j'imagine que vous reviendrez sur cet aspect-là. Je vais commencer par vous présenter afin que nous puissions rapidement échanger et que vous puissiez répondre aux questions des rapporteurs et des députés présent. Monsieur Stéphane Courb, vous êtes un chef d'entreprise reconnu, certains diraient discret et nous sommes heureux de pouvoir vous entendre aujourd'hui dans cette commission d'enquête.
C'est à travers votre Holding Love Group que vous êtes présent dans les paris sportifs, le divertissement, la production audiovisuelle, même récemment la pâtisserie, je crois, parce que vous avez racheté l'entreprise la durée. Et depuis vos débuts dans le secteur des médias, lorsque vous avez commencé à travailler notamment avec Christophe de Chanapvan, vous produisiez alors deux émissions emblématiques de TF1. Coucou, c'est nous et combien ça coûte.
Vous avez ensuite travaillé avec Arthur avant de devenir le président d'Andemol France qui a produit Love Story, un véritable coup de tonner dans le paysage audiovisuel français. Une émission emblématique. Vous avez créé ensuite l'off group à la fin de l'année 2007 qui comme je l'ai rappelé agit dans des domaines extrêmement diversifiés et vous développez aujourd'hui votre groupe à l'international et en en élargissez pardon ces secteurs d'activité notamment à l'hôtellerie.
Monsieur François Riai, vous êtes haut fonctionnaire, vous avez commencé votre carrière comme inspecteur des finances, vous êtes passé par la direction du budget avant de rejoindre en 2007 la présidence de la République où vous avez été chargé de la réforme de l'État et des finances publiques. Vous avez ensuite effectué une partie de votre carrière dans le secteur bancaire. Au sein du groupe BPCE, vous occupez notamment le poste de directeur général adjoint en charge de la stratégie.
Puis chez Natix 6, vous êtes directeur général en juin 2018. En novembre 2020, vous rejoignez la holding de Stéphane Courbi et vous rentrez au sein de Banij en juillet 2022 comme directeur général. Madame Alexia Roche Joubert, bienvenue dans cette commission.
Vous êtes un visage connu des Français. Vous commencez votre carrière télévisuelle sur Canal Jimmy avant de travailler pour des magazines comme Téléimanche diffusé sur Canal Plus. Après 1 an sur TF1, vous travaillez pour Andemol, vous entrez en 1998, époque où vous produisez Love Story qui vous a fait connaître des Français.
Vous êtes ensuite devenu directrice de plusieurs saisons de la Star Academy. En janvier 2008, vous créez votre société ALJ qui est rachetée par le groupe Banijet où vous entrez en 2016. Vous êtes actuellement PDG du groupe en France.
Enfin, Jean-François Rubinstein, ingénieur de formation. Vous travaillez notamment pour le cabinet Ern avant de rejoindre le groupe Banijet en mars 2017 où vous devenez responsable de la consolidation puis responsable du contrôle financier du groupe. Vous êtes aujourd'hui directeur général de Banijet France.
Je vais vous céder la parole pour un propos liminaire. Mais avant cela et comme vous le savez et comme nous l'imposent les textes, je vais vous remercier de nous déclarer tout autre intérêt public ou privé de nature a influencé vos déclaration et je vous rappelle que l'article 6 de l'ordonnance du 17 novembre 1958 relative au fonctionnement des assemblées parlementaires impose aux personnes auditionnées par une commission d'enquête de prédement de dire la vérité toute la vérité rien que la vérité. Je vais donc vous inviter chacun à tour de rôle à lever la main droite et à dire je le jure.
Merci. Merci. Merci.
Merci. Et je vous donne la parole pour un proposiminaire de 10 minutes. Merci beaucoup monsieur le président.
Monsieur le président, monsieur le rapporteur, mesdames et messieurs les parlementaires. Je vous remercie de nous donner l'opportunité de nous exprimer devant votre commission d'enquête au nom de Banij Group que j'ai l'honneur de diriger comme vous l'avez indiqué. Alors, je vais répéter certains propos de monsieur le président.
Banig Group est un est un leader mondial dans le domaine du divertissement. Nous opérons dans une trentaine de pays et notre chiffre d'affaires est d'environ 7 milliards d'euros. Le groupe emploie plus de 30000 personnes dans le monde dont environ 2500 en France.
Alors, comme le président l'a l'a l'a indiqué, nous avons plusieurs activités au-delà de la production télévisée. Nous avons par exemple produit la cérémonie d'ouverture des Jeux Olympiques de Milan Cortina il y a quelques jours seulement et nous produirons également l'ouverture de la coupe du monde de football sur le continent américain à l'été. Le siège du groupe est en France, tout comme celui de son actionnaire contrôlant et principal, le groupe Love.
Comme vous nous y avez invité, monsieur le président, et c'est tout à fait logique, compte tenu du sujet de votre commission d'enquête, je vais me concentrer sur notre métier le plus ancien qui reste aussi le premier du groupe en terme de chiffre d'affaires, la création et la production de contenu à destination de diffuseurs audiovisuels en partant de ce que nous sommes au niveau mondial puis en zoomant sur la France et sur notre relation avec France Télévision. Comme vous l'avez dit, monsieur le président, notre groupe est leader mondial de la production audiovisuelle. Il fonctionne comme une fédération d'entrepreneurs créateurs.
Il rassemble plus de 130 sociétés de production implanté dans plus de 20 pays. Dans notre modèle, les producteurs ont une totale autonomie de création, ce qui nous permet d'offrir une grande diversité d'émissions. Notre catalogue de programme, le plus important du monde représente plus de 220000 heures de contenu, c'est-à-dire environ 25 années de programme.
Chaque jour, nous produisons environ 50 heures de programmes nouveaux. Nous détenons parmi les meilleurs formats du monde et les plus connus du grand public comme MasterChef, Lego Master, Colanta, Star Academy, la meilleure boulangerie et bien d'autres. et nous continuons chaque année à lancer de nouveaux formats.
Nous produisons en majorité des émissions de flux, c'est-à-dire des jeux y compris d'aventure, des concours de talent, de la téléréalité, des documentaires, mais nous sommes aussi et c'est moins inconnu, le premier producteur mondial de série en dehors des États-Unis avec du contenu qui est à chaque fois local comme Picky Blinders ou House of Guinness au Royaume-Uni, Marie-Antoinette que vous avez cité, monsieur le président, mais aussi Montmartre ou Carem en France, la Vita des Lydia poètes en Italie, Kulpamia ou El Hardinero en Espagne. Nos clients sont de trois types : les chaînes de télévision linéaire, qu'elles soient privée ou publique, les plateformes de streaming comme Netflix ou Prime Vidéo et de manière plus marginale pour l'instant, mais c'est un sujet important, de nouveaux canaux de diffusion qui se développent comme les réseaux sociaux ou YouTube où les consommateurs regardent de plus en plus de vidéos, y compris en long format. Nous sommes non seulement le premier fournisseur mondial des chaînes de télévision linéaire, mais aussi le premier fournisseur mondial des plateformes de streaming Netflix, Amazon en particulier.
Comme vous le voyez, nous produisons donc tout type de contenu dans le monde en dehors de l'information et des sports que nous vendons à tout type de clients. Nous sommes sans conteste, je crois, le groupe qui a la vision la plus complète et la plus globale du monde de la production et de la distribution audiovisuelle. et nous sommes à votre disposition pour en discuter car il nous paraît indispensable de comprendre comment fonctionne notre secteur au niveau mondial quand on s'intéresse à un diffuseur audiovisuel comme France Télévision.
Il est important à cet égard de préciser que le métier de la production audiovisuelle et celui de la distribution exercé par les chaînes de télévision et les plateformes sont complémentaires mais ne sont pas les mêmes. En ce qui nous concerne, nous sommes purement B2B business to business. Nous ne diffusons pas directement notre contenu auprès du public.
Nous n'avons pas les compétences de régie publicitaire ni de souscription d'abonnement. Ce n'est pas non plus notre métier de définir la programmation d'une chaîne ou d'une plateforme. À l'inverse, nulle part dans le monde, une chaîne de télévision publique ou privée ne produit elle-même massivement son contenu.
Nombre d'entre elles ont essayé d'internaliser la production à un moment ou à un autre, mais elles ont toujours fini par constater qu'il était meilleur pour leur activité de profiter de la concurrence entre producteurs pour avoir les meilleurs produits au meilleurs prix. Ainsi, nous vendons beaucoup de contenu à la chaîne anglaise ITV qui pourtant est en même temps notre plus gros concurrent avec ITV Studio ou ATF1 malgré la détention de New ou encore à M6 qui est dans le même groupe que Freemontalle qui est lui aussi un de nos principaux concurrents. À titre de comparaison, de manière générale, les enseignes de la grande distribution française ne fabriquent pas non plus elle-même les produits qu'elles vendent.
C'est globalement vrai aussi de toutes les chaînes de télévision dans le monde. Sur les plateformes, c'est vrai également. Contrairement à ce que beaucoup de gens croient, ni Netflix ni Prime Vidéo ne produisent eux-mêmes leur contenu.
Ce sont des sociétés comme les nôtres qui les fournissent. C'est un métier très concurrentiel. Nous sommes une société côté, donc nos chiffres sont publics.
C'est notamment le cas de notre marge, la marge de notre activité de production et de distribution audiovisuelle. Elle s'élève en moyenne à 15 %. Mais elle n'est que de 10 % pour l'activité de production pure, l'écart s'expliquant par une marge plus élevée, plus de 20 % sur la distribution qui consiste à vendre des produits qui sont déjà dans notre catalogue.
J'ai vu que vous vous interrogiez sur la concentration dans notre secteur, mais il reste en fait encore très peu concentré et il va se concentrer de plus en plus. En effet, la consolidation de notre secteur est inéluctable de notre point de vue sous l'effet de la massification de nos clients. La réalité d'aujourd'hui est que l'audience des télévisions linéaires qui sont nationales est en baisse dans tous les pays et celle des plateformes qui elles sont mondiales, que ce soit Netflix ou YouTube est en hausse.
Nos clients deviennent mondiaux et nous devons donc continuer à grandir si nous voulons rester pertinents et capable de jouer dans la concurrence mondiale face au géant américain. Comme vous l'avez rappelé monsieur le président en citant une de de mes interventions médiatiques. N nous pensons qu'il va se passer pour la production audiovisuelle ce qu'il s'est passé pour la production de musique ou encore pour la publicité ou l'affichage une concentration sur quelques grands acteurs mondiaux.
Dans ce contexte, la manière pour les producteurs indépendants de rester pertinent réside à notre sens dans le fait de rejoindre un de ces grands groupes. Ce qui dans notre modèle en tout cas n'empêche pas de garder toute la créativité et l'indépendance dans la création de contenu. Notre stratégie est donc de continuer à participer à la consolidation de notre secteur d'activité et nous serons ravis de répondre à vos questions sur ces sujets de stratégie industrielle.
Si on en vient à la France maintenant, c'est notre pays d'origine et il est évidemment important pour nous. Même si aujourd'hui notre activité de production audiovisuel en France que nous exerçons à partir d'une quinzaine de sociétés de production sur les 130 que nous regroupons représente moins de 5 % de notre chiffre d'affaires global. En matière de production audiovisuelle, il est important de de comprendre que nous sommes tout aussi gros ou plus gros aux États-Unis, au Royaume-Uni, en Allemagne, en Italie, en Espagne et que nous sommes aussi leaders par exemple dans les pays nordiques, en Australie ou encore en Inde parmi bien d'autres pays.
Enfin, si on zoome encore sur France Télévision, c'est un diffuseur de première importance dans l'un de nos grands pays. Il s'agit donc d'un client important et avec lequel nous travaillons depuis des dizaines d'années. Pour autant, sur le plan quantitatif, il faut ramener les choses à leur juste proportion.
Le chiffre d'affaires que nous réalisons avec France Télévision représente environ 1 % de notre chiffre d'affaires global. Ce n'est pas notre premier client en France et au sein des chaînes publiques européennes, ce n'est pas non plus notre premier client puisque nous réalisons le même chiffre d'affaires avec la BBC en Angleterre et notre part de marché avec TVE en Espagne et la RAIL en Italie est supérieure à celle que nous avons avec France Télévision. Le chiffre de 11 % d'achat de programme que réaliserait France Télévision avec Banij, chiffre qui a été plusieurs fois évoqué par votre commission, est en réalité pour nous un chiffre presque décevant.
Je souhaite rappeler qu'il est réalisé avec une dizaine de nos sociétés françaises. Même au niveau du groupe, il n'a rien d'exceptionnel quand on est le leader mondial et qu'on est basé en France. Si on regarde les émissions que nous produisons pour France Télévision et et Alexia et Jean-François pourront répondre à vos questions à ce sujet, ce sont des émission à forte notoriété qui s'intègrent dans une offre de divertissement pluriel et de qualité.
Fortbyard, tarata, n'oubliez pas les paroles, les enfants de la télé, prodig entre autres. Ce sont des émissions dont nous détenons la propriété intellectuelle. Elle ne pourrait pas être sur France Télévision sans que nous ne les produisions.
Et si France de Télévision ne nous les achetait pas, nous pourrions les produire pour une autre chaîne de télévision ou pour une plateforme. Ces formats éprouvés sont en concurrence avec d'autres formats détenus par nos concurrents et avec les nouveaux formats forcément plus risqués que nous ou d'autres leur proposons chaque année. J'ajoute qu'aucune des émissions que nous produisons pour France Télévision n'est une émission à caractère journalistique ni d'opinion.
Nous sommes un groupe de divertissement. Notre activité avec France Télévision est ainsi des plus classiques. Nous vendons aux autres chaînes publiques européennes le même type de programme qu'à France Télévision avec le même type de conditions financières et avec le même type de contrôle.
Je tiens à préciser qu'avec le service public, nos productions sont soumises à des audits de nos coûts systématiques. Ces audits, à ma connaissance, n'ont jamais fait l'objet d'une quelconque contestation. Il y a une totale transparence.
J'ajoute enfin, même si c'est une évidence, que si France Télévision fait fait appel à nous comme tant de diffuseurs à travers le monde, c'est parce que ces équipes sont satisfaites des émissions que nous produisons pour les chaînes du groupe, à la fois en terme de contenu, d'images, de coûts, d'audience et de recettes publicitaires associées. Notre secteur est hautement compétitif et seul le succès permet d'avoir une continuité. Dans notre métier, le verdict est connu le lendemain matin en terme d'audience.
Pour conclure, nous sommes des industriels, un champion européen à dimension mondiale. Nos concurrents indépendants sont anglais, ITV Studio, allemands, Freemantalle, américain, Lions Gate ou Warner. Mais nous avons suite être parmi les leaders de ce métier en étant français.
Nous fabriquons des produits, des émissions, des séries que nous vendons à de nombreux clients, parmi les plus exigeants à travers le monde. France Télévision et l'un d'entre eux peut-être parmi les plus exigeants. Nous sommes fiers d'apporter aux services publics des programmes de qualité qui sont aussi des succès d'audience et qui participent au rayonnement de la création française ou même qui relèvent du patrimoine.
Je pense à Fort Boyard par exemple. Notre modèle est de rassembler sous le même toit des sociétés de production partout dans le monde qui n'ont pas toutes les mêmes capacités ou le même ADN pour fabriquer les meilleurs contenus possible qui plairont à nos clients et à leurs clients. C'est cette stratégie qui a permis à Banij créée seulement en 2008 de devenir le leader mondial dans notre industrie.
Faut-il regretter que la France compte des champions dans ce secteur de la création et de la production audiovisuelle ou leur interdire de travailler avec le service public français alors que nous le faisons avec tous les autres acteurs du monde, y compris les autres chaînes publiques ? Il nous semble plutôt que c'est une bonne nouvelle pour le pays que des groupes mondiaux aient leur centre de décision en France avec Stéphane Courbi le fondateur du groupe et Alexis Laroubert qui dirige l'ensemble de notre activité de production audiovisuel en France ainsi que son adjoint Jean-François Rubinstein. Nous nous tenons à votre disposition pour répondre à toutes vos questions sur notre groupe.
Merci pour votre pour vos propos liminaires. Je réponds par une seule question pour permettre au rapporteur qui en a de nombreuses de de vous interroger. J'indique juste en terme de de méthode euh que le rapporteur va commencer par une série de 45 minutes de de questions que je donnerai ensuite la parole au représentant des différents groupes politiques et que sur les questions, je vous propose si vous êtes d'accord que une seule personne à chaque fois puisse prendre la parole pour pour banny jazz sur un sujet.
Donc je vous laisse choisir la personne qui vous apparaît la plus la plus opportune. Ça permettra d'avoir un échange plus nourri et plus efficace. Vous l'avez dit, vous êtes un leader mondial de la vous êtes le leader mondial de la production audiovisuelle et à un moment où nous cherchons à renforcer la souveraineté de la France, où nous cherchons à lui permettre de résister à des hégémonies notamment américaines et dans le secteur qui nous occupe au sein de cette commission, le secteur audiovisuel a résisté à l'hégémonie des plateformes américaines.
Nous devrions nous réjouir collectivement que le leader mondial soit français. J'en viens à ma question. vous produisez des contenus pour des chaînes de télévision linéaires, pour des plateformes de de streaming.
Et j'aimerais savoir pour vous finalement quelle est la spécificité des contenus pour l'audiovisuel public. Est-ce que vous considérez que finalement ce sont des chaînes généralistes qui n'ont pas vocation à se différencier absolument des chaînes privées et qu'elles sont complémentaires ? Où est-ce que vous considérez ?
Et là, je vous interroge comme producteur de contenu qui réfléchissait toute la journée au meilleur contenu pour pour nos chaînes de télévision linéaire, est-ce que vous considérez qu'il y a une spécificité des chaînes publiques et donc des contenus qu'on devrait y trouver, y voir sur ces chaînes publiques ? Bah, écoutez, je vais peut-être prendre cette question. C'est c'est pas ce n'est pas à nous, comme je le disais, de faire la programmation de nos clients.
Donc, nos clients on ont on ont on ont des objectifs qui sont pas forcément tous les mêmes. Ils ont des des choix de programmation et nous, notre métier, c'est de leur proposer des émissions qui qui correspondent à ce qu'ils recherchent. Ce qu'on constate évidemment, il y a une différence entre des chaînes publiques et et des chaînes privées.
Il y a certains programmes que nous vendons à des chaînes privées qu'on ne proposerait jamais à une chaîne publique et réciproquement. Euh on peut donner un exemple. Je pense que le l'émission Prodige par exemple qu'on produit sur France Télévision, on la proposerait pas une chaîne commerciale et on proposerait pas forcément Big Brother à une chaîne publique.
Ceci dit, nous ce qu'on voit avec une approche mondiale, c'est que toutes les chaînes publiques en Europe n'ont pas les mêmes choix. par exemple euh vous trouverez The Voice sur la BBC euh que vous trouve vous ne trouvez pas sur sur France Télévision et qui correspond je pense pas à ce que souhaite faire France Télévision. Donc il y a évidemment euh une différence dans les choix que font les chaînes publiques et les chaînes privées.
Il y a différentes stratégies de chaîne publique. Même en France euh il y a pas la même le même la même programmation sur France Télévision et sur et sur ART. Si vous m autorisez monsieur, est-ce que vous me permettez de poser cette question à deux personnes côtés producteurs ? comme ça, c'est pas que je ne satis pas de votre réponse, mais ça me permettra et j'entends parement ce que vous me dites, mais c'est peut-être que comme monsieur Courbi et même Laro Houbert ont tous les deux été des producteurs de contenu, ça m'intéresse pardon de vous le dire comme ça, mais d'avoir aussi leur regard de de producteurs.
Voilà, est-ce qu'on produit pareil pour les chaînes privées ou publiques ? Et est-ce que dans la manière dont on construit des contenus, il y a quand même une spécificité ? Je vous l'ai pas, vous êtes désagréable, monsieur le directeur général.
Euh, je laisserai aussi Alex s'exprimer sur le sujet. Tout d'abord, puisqu'on est ici pour parler du service public et et de et donc des chaînes publiques, on doit se réjouir, il me semble, d'avoir des chaînes publ encore dans dans presque tous les pays. Il y a certains pays où il y en a plus.
Et on doit se réjouir d'avoir un service public un peu fort [raclement de gorge] parce que d'abord en tant qu'industriel, ils sont d'un écosystème un petit peu différent de des chaînes privées. Ils sont moins tenus par la recette, moins tenus par l'audience. C'est une chance.
En tant que que citoyen, ça nous permet aussi d'avoir des programmes qu'on ne retrouverait pas ailleurs sur des chaînes privées puisque justement pour les mêmes contraintes qui sont qui sont des contraintes de de économiques. Après, on peut aller puis je vais revenir quand même sur le la manière dont on imagine produire ou l'on vend des des programmes à France Télévision. C'est c'est toujours assez compliqué et et François le disait, on n'est pas nous à la place de France Tiso, on décide pas de la ligne mais globalement si vous êtes à la tête d'une d'une chaîne publique, vous avez deux objectifs à mon avis.
Le premier évidemment c'est de être capable de proposer des programmes que les chaînes privées ne font pas. des programmes qui sont un peu plus en niche, plus en marge de l'opéra, des choses comme ça, qui ne retrouveraient pas forcément un public suffisant pour avoir des recettes euh suffisante. Et en même temps, c'est assez compliqué de se dire "On ne va faire que ça puisque les chaînes publiques sont payées par l'ensemble des Français.
Donc, c'est assez normal aussi qu'on propose des programmes qui plaisent à tous les Français." Et je sais qu'il y a eu des discussions lors de cette commission autour de doit-on faire des jeux ou pas sur France Télévision ? Il se trouve que nous on en produit.
C'est compliqué si les jeux font de l'audience. Quelqu'un par exemple des jeux qu'on fait avec Nagi et donc il ça veut dire qu'il plaisent au plus grand nombre mais comme ce plus grand nombre c'est aussi ceux qui financent la télé publique c'est pas illogique qu'il y a aussi des programmes qui fassent de l'audience. Après je laisserai Alex s'exprimer sur la qualité ou la le type de programme que l'on propose évidemment à France Télévision.
François le disait, on essaie de donner tous les types de programmes du jeu au divertissement, au talk show, aux émissions musical. Euh euh néanmoins, on sait bien que globalement les chaînes publiques n'achètent pas exactement les mêmes choses que les chaînes privées qui elles peuvent être un peu plus subversives dans la mesure où euh elles ont probablement moins de moins de contraintte que les chaînes publiques. Mais Alexis, tu veux si vous l'z accepter rapidement comme ça ensuite je c à parle au rapporteur qui te répine la patience qu' a de nombreuses questions.
Alors déjà le service public est soumis à des obligations ce qui n'est pas le cas euh des des chaînes privées. Quand on reprend son cahier des charges, elle a l'obligation dans ses missions d'informer, divertir et instruire. Même chose dans l'article 18 et 20 de la loi de 86, elle a besoin de faire de la création française.
Et d'ailleurs, c'est pas pour rien que 35 % des commandes de fiction de création française sont faites par le service public, 50 % des documentaires du spectacle vivant. C'est vrai qu'on voit à la fois des concerts de musique classique que pop comme la victoire de la musique euh sur le service public et il y a une elle travaille avec une diversité de producteurs et donc de création. Et je vais même parler de ma mère.
Elle a été capable d'envoyer ma mère qui est grand porter de guerre un peu partout dans le monde pour raconter ce qui se passe sur les terrains de conflit sans parler des tissus ultramarins et régionaux qu'elle qu'elle met en avant. Donc c'est pas exactement la même mission qu'une chaîne de privé. Et c'est vrai que pour nous la création est un des points très importants et c'est une des grandes fiertés qu'on a avec le service public.
Fortbyard en l'occurrence une émission qui a été signée en 1990. elle est toujours à l'antenne avec énormément de succès et c'est un programme qui s'exporte dans le monde et c'est une création française et ça je pense que c'est quelque chose dont on se doit se réjouir et la fidélité du service public sur on va dire ces programmes qui ne sont pas exactement ce qu'on appelle des programmes patrimoniaux mais qui le sont devenus par la force des choses. Moi en tout cas je suis très fière de pouvoir les produire pour le service public.
Après il y a énormément de choses aussi sur la grille du service public. François en parlait il y a quelques instants, mais je pense que le service public français a la grille de services publics, la plus exigeante, la plus complémentaire, la plus différenciante par rapport au reste des chaînes européennes qui appartiennent au services publics. Tu parlais de la BBC, la BBC c'est aussi les traîtres par exemple qui est un programme qui est diffusé ici sur M6, c'est Danse avec les stars.
La raille, c'est The Voice, danse avec les stars ou Your Fair Milliard. Donc c'est des programmes, on va dire qu'ils sont normalement diffusés sur des chaînes des chaînes privées et euh et voilà, je trouve que on a la chance d'avoir un service public puissant. Euh on est très heureux de travailler avec eux et euh et voilà.
B merci pour ces pour ces précisions et ces réponses complètes. Monsieur rapporteur, je vous laisse la parole pour 45 minutes. C'est bon.
C'est bon. Merci monsieur le président. Merci madame, merci messieurs pour votre participation cet après-midi.
Effectivement, j'ai beaucoup de questions à vous poser. La première question, monsieur Courbi, donc pour rappeler un peu de l'historique mais que le président a énoncé en 2008, vous fondiez Bigé. Aujourd'hui, votre groupe, on peut le dire, est leader mondial notamment sur le divertissement.
C'est un succès qui est fulgurant, qui a été bâti à force de fusion et d'acquisition notamment essentiellement en Europe. Parmi les principales, on retiendra Zodiaque en 2016 qui appartenait notamment à la famille Agostini. Plus récemment en 2020, il y a eu le géant néerlandais en demol shine.
En 2024, vous avez réalisé un chiffre d'affaires, je crois, de 4ARD800 millions selon un communiqué en date du de mars 2025. Il y a beaucoup de facteurs qui peuvent expliquer votre réussite. Je pense que derrière, il y a aussi une vraie intuition entrepreneuriale, qu'elle soit d'ailleurs personnelle ou collective.
Il y a aussi un ter favorable [grognement] parce que c'est un succès français et on peut aussi s'en réjouir de voir rayonner des belles entreprises françaises à l'internationale. Ma première question, est-ce que selon vous le fait d'avoir été une entreprise française a été pour vous un atout dans votre développement ? Et est-ce que vous pouvez nous dire si oui quels en ont été les facteurs principaux ?
Euh je vous remercie de de de enf voilà de vos propos. Euh moi j'ai eu beaucoup de chance par je vais parler 5 minutes un peu de de ce parcours parce que je suis arrivé dans un monde de la télévision qui était en en création. C'est-à-dire que je suis arrivé en 1990 à la télévision avec Christophe de Chaven et si on se souvient un petit peu en fait la télévision en France est devenu non publique en 87 je crois avec la privation de téléphone.
Donc le métier démarre en 88. Donc quand j'arrive en 90 pour travailler avec Christophe de Chaven c'est un métier où tout est à faire. Donc j'ai appris ce métier à un moment où tout le monde l'apprenait.
Donc ça a été beaucoup plus facile. Ce que je veux dire par là, c'est que la même personne arriverait aujourd'hui, la même énergie, le même désir et cetera ne pourrait pas le même âge que moi, tout ne pourrait pas faire la même aventure que qu' a été la mienne. J'étais au bon moment, au bon endroit, il en faut dans la vie de la chance, j'en ai eu.
Ça c'était la première étape. La deuxième étape, c'est qu'on a on a été approché quelques années plus tard lorsque j'étais associé avec Arthur par le groupe Demol qui est rentré à notre capitale. Et à ce moment-là, je me suis rendu compte de ce que c'était qu'une entreprise étrangère et de la des avantages qu'il y avaient.
Je vais reprendre votre question, mais les avantages qu'il y avaient à être non pas franco-français mais international, c'està-dire être capable de prendre un bon format qu'on voyait ailleurs et de le dupliquer dans son pays inversement quand on crée quelque chose de le distribuer ailleurs. Donc il y a eu la première aventure un démol et quand je suis sorti d'un démol en 2008, on a dit on va on va redémarrer une nouvelle aventure qui a été l'aventure ban. Alors à ce momentlà, est-ce que c'était un avantage d'être français ou pas ?
Du point de vue industriel, je ne sais pas. En tout cas, du point de vue actionnarial sûr parce que à ce moment-là, j'ai été entouré de d'entrepreneurs français qui ont accepté de prendre le risque avec nous. On est parti exnilo avec juste notre idée et l'argent qu'on a mis les uns et les autres. et le tissu entrepreneurial français est fort.
On a eu au cours de notre vie euh le la famille Arnaud, le groupe Vindy, Marc de la Charière et tant d'autres les deux census avec nous qui ont cru dans le projet. On a cette chance en France quand même. On a des entrepreneurs qui font des choses qui sont leaders dans beaucoup de métiers.
Les deux causes sont leaders en affichage. Publiciste est leader dans la publicité. le groupe Arnaud enfin LVMH et leader dans le luxe.
Il y a vraiment on a quand même des je pense une culture entrepreneuriale forte. Donc est-ce que ça nous a aidé parce qu'on était français à devenir le leader mondial ? Tout ça d'ailleurs il faut le prendre avec beaucoup de de de pincettes et d'un peu de relativité.
On est leader aujourd'hui on sera peut-être plus demain. Donc c'est mais en tout cas est-ce que ça nous a aidé parce qu'on était français à construire un grand groupe de production audiovisuelle ? pas plus si on avait été anglais ou espagnol ou américain, mais ça nous a aidé parce qu'on avait autour de nous des gens qui étaient prêts à se soutenir des projets entrepreneurs.
Merci monsieur le rapporteur. Merci pour votre réponse. Autre question.
Euh bon, j'imagine qu'au cours de votre de votre développement, vous avez bénéficié comme toutes les autres entreprises présentes sur notre territoire de de d'aide publique et et c'est normal d'ailleurs, existent aussi pour ça. Euh mais je pense qu'il y a aussi une forme de contrepartie en étant une entreprise française qui aussi rayonne à l'international. Ma question est simple.
Comment est-ce que vous faites aujourd'hui pour que votre groupe qui est un ambassadeur français participe à son rayonnement, au rayonnement français, au soft power, notamment dans les choix de contenu que vous produisez. Comment est-ce que vous assumez un peu cette mission au quotidien ? Je sais pas d'ailleurs, je suis je suis assez incompétent là-dessus, mais François peut-être sera plus à même que moi de répondre si on a bénéficié d'aide publique.
Pas moins, mais pas plus que les autres. Enfin, je je peut-être. Alors économiquement si on a bénéficié d'être public, on participe aussi à l'effort collectif puisqu'on paye nos taxes en France et on est basé en France et on est très heureux et on n pas envie de bouger hein.
Est-ce qu'on participe au rayonnement ? Bah dans la mesure où on a on a quand même inconsciemment ou consciemment d'ailleurs cette culture française quand on crée des programmes, on a envie de les vendre partout dans le monde. Donc il y en a beaucoup qui ont été exportés.
Star académique dans plusieurs pays. Euh Fort Boyard aussi. Donc il y a beaucoup de formats Colanta, même si ça a pas été créé en en en France, c'est maintenant un format français qu'on exporte dans beaucoup d'endroits dans le monde.
Donc on y participe indirectement. Quand on fait de la fiction française, on on l'exporte aussi. François parlait de de Versailles qui est devenu Marie-Antoinette, ça a été exporté dans le monde entier.
Donc on le fait à une autre manière. Est-ce qu'on le fait plus ou moins que les autres ? J'en sais rien.
Enfin, je je on le fait parce qu'on parce qu'on est assez fier d'être français quand on est là, quoi. Merci sur cette fierté d'être français et de rester français. J'ai une question sur le sujet.
Vous avez procédé donc depuis 2008 à beaucoup d'acquisitions essentiellement en Europe. Ces acquisitions d'ailleurs auraient pu diluer votre actionnariat. On voit notamment que la Constitution, alors je parlais d'un concurrent mais le groupe Media One a été faite autour d'un SPAC puis d'acquisition externe à l'étranger qui ont conduit aussi ce groupe à faire entrer un fond d'investissement américain.
D'autres acteurs étrangers notamment plus récemment un acteur Qatari de façon d'ailleurs pour l'ensemble de ces acteurs étrangers assez significative. Euh aujourd'hui, monsieur Courbi, euh non seulement vous avez, je crois garder le contrôle de votre groupe, mais vos coactionnaires sont aussi très majoritairement euh français et les coactionnaires étrangers je crois le sont d'un point de vue assez résiduel. J'ai pu voir que la famille italienne d'Agosini était peut-être autour de de 20 %.
Ma question donc est assez assez directe. Est-ce que c'était un choix de la part de conserver au gré des acquisitions un groupe contrôlé et détenu par des actionnaires français européens ? Et comment est-ce que vous voyez aussi le la concurrence d'autres acteurs notamment Méia One qui eux ont fait le choix de s'ouvrir à des acteurs internationaux, des acteurs américains ?
C'est l'un des points d'ailleurs de notre commission d'enquête de savoir comment on peut flécher des des subventions de l'audiovisuel public à des acteurs français et pas à des acteurs détenu par des actionnaires notamment qui ont des fonds américains d'un point de vue quasi majoritaire. Alors nous ça s'est fait comme je vous le disais tout à l'heure, c'est parce qu'on a eu des des industriels et partenaires français qui ont accepté de nous faire confiance ou nous suivre dans l'aventure. Donc on a réussi à garder le contrôle comme ça.
En effet collectivement l'ensemble des actionnaires français, je pense qu'on a plus de 80 %. Dégoin doivent avoir moins de moins de 10 % maintenant. Je 5 %.
Donc euh donc ils étaient à 20 % au début puis ils sont descendus dans le temps. Euh voilà, il y a pas une volonté de dire on veut absolument rester franco-français. On l'a fait parce que les gens qui étaient autour de nous nous faisaient confiance et ça s'est fait comme ça.
Euh on a aussi pour bénéficier de enfin côel là pris le risque de mettre pas mal de dettes. Quand même ces acquisitions, elles sont faites aussi parce qu'on a levé de la dette et qu'on l'a fait à la fois en en faisant rentrer des gens et mettre de la dette. Pour revenir sur des concurrents qui ont des actionnaires étrangers, écoutez, nous on considère que c'est plutôt une chance d'avoir Mediawan dans notre pays.
C'est un acteur de plus. Ils ont peut-être pas eu la chance ou l'opportunité à un moment donné d'avoir plus d'actionnaires français qui viennent. Mais s'il avait pas fait eux, peut-être ce serait un Allemand qui l'aurait fait avec les mêmes actionnaires qu'Akaker ou les Qataris. de l'Allemand.
Est-ce qu'on doit là c'est bête parce que un acteur français a attiré des acteurs étrangers pour devenir lui aussi un des gros acteurs mondiaux où est-ce que on doit se dire ben il a réussi à le faire, c'est plutôt bien. Donc le fait que globalement Mediawan est des actionnaires étrangers plus que nous, ça me semble pas être un sujet majeur. Je comprends que ça puisse l'être pour vous puisque vous parlez de l'argent public mais il faut se poser la question différemment.
Si Mediaw avait été totalement étranger, est-ce qu'ils auraient pour le coup pas travaillé autant avec le service public ? Je pense que si. Donc ils ont réussi à garder le contrôle éditorial en tout cas d'après ce que je comprends.
Contrôle économique, je sais pas, je suis pas dans leur compte mais voilà. Beaucoup. Je si je peux si je peux ajouter un un un quelque chose, monsieur le rapporteur.
Aujourd'hui, on est une société côté ce qui veut dire que notre actionnariat, alors malheureusement, on n'est pas encore très liquide, mais on aspir à le devenir, peut bouger tous les jours. On peut pas savoir exactement qui va détenir les titres de notre société. Des acteurs actionnaires étrangers peuvent acheter les titres de notre société.
Mais euh ce qui ce que nous avons dans dans notre société côté, c'est que ça représente combien l'actionnariat étranger pour qu'on sache de quoi on parle à peu près entre le flottant et le bah en fait si vous voulez aujourd'hui malheureusement on n pas assez de flottant mais donc aujourd'hui le groupe Love détient à peu près 45 % du capital vivindi 19 % ensuite on a les sociétés des bains de mer de Monaco à 10 % et ensuite on a Dagostini à 5 % on a FMalac à 7 % Agostini à 5 % et ensuite on a du flottant. Le ce que ce que je voulais ajouter, c'est que les dans notre société côté euh le la Stéphane et sa famille ont des droits de vot triple. Euh nous sommes côté Amsterdam, c'est possible à Amsterdam, c'est pas possible à Paris.
Donc euh on est en en en France, on est dans un système dans lequel c'est plus difficile d'assurer, je dirais un contrôle euh au gré des dilutions. Merci pour cette précision. Merci.
Dernière question sur le sur ce sujet notamment de la concurrence. Euh le le groupe Méia One a très rapidement pris le contrôle de certains rendez-vous majeurs du service public. Je pense aux émissions notamment de France 5 comme c'est dans l'air où c'est à vous.
Et si j'en crois d'ailleurs une étude de NBC 2023, Media One France produisait à l'époque 40 % de ses volumes pour France Télévision. Donc il y a une vraie dépendance de ce groupe qui est le premier groupe à bénéficier de des fonds de France Télévision. Il y a une grande dépendance vis-à-vis aussi de cet acteur public.
Comment est-ce que vous expliquez cette dépendance là ? Et vous aussi de façon transparente, est-ce que vous pouvez nous dire quelle est la part de dépendance de votre groupe ? aux services publics et notamment euh à France Télévision.
Bah sur la votre dernière question, je l'ai un peu dit dans mon proposinaire. Aujourd'hui, TFR Télévision c'est un client important évidemment, il se trouve que par notre je dirais nous avons nous travaillons avec tout le monde dans le monde entier. Donc en fait la part de chaque client est relativement petite et donc je disais France Télévision c'est à peu près 1 % de notre chiffre d'affaires.
Donc on n'est pas dépendant de France Télévision de manière certaine. Après je sur le médian, je sais pas si Alexia tu veux dire quelque chose mais non enfin oui c'est alors c'est très relatif, c'est important mais 1 % de chiffre d'affaires, on on peut pas dire qu'on soit dépendant d'eux et et par ailleurs euh on a la naïveté de penser que les programmes que l'on fait pour France Télévision euh ils sont bien pour France Télévision. Je je on parle de Fort Boyard, de Taratata, même des jeux que l'on fait pour eux.
Enfin, je on n' pas le sentiment euh que globalement françaison nous apporte des aides indu mais voilà, peut-être que sur Mediawan euh moi j'ai [raclement de gorge] pas grand chose à dire sur Mediawane. La seule chose, c'est que je pense que c'est toujours une fierté. Moi, je suis très fière de faire partie d'un groupe international.
J'étais là au début. On pensait pas qu'on serait aussi gros à un moment. Et donc moi, c'est une énorme fierté.
Et je suis même fière quand Media One est en train d'acheter une société de production en off-road aux États-Unis. Je pense que c'est c'est incroyable qu'on soit sur le marché américain et qu'on puisse nous-même accueillir des sociétés américaines. Donc ça c'est la seule chose que j'ai à dire sur Media One.
En effet, France Télévision n'est pas notre premier client en France. Il correspond à peu près à 30 % de notre de notre CA, mais c'est un c'est 1 % au niveau mondial et 30 % au niveau français. C'est 30 % de votre affaire niveau français.
Ex. Voilà. Mais mais en revanche euh c'est un client comme je l'ai dit précédemment qui nous permet aussi euh de faire des choses qu'on ne ferait pas sur le service privé.
Je pense au documentaire. On a fait un documentaire en primetime sur Ann Franck. Euh en l'occurrence, ben ça ça n'existe enfin voilà, ça n'existe pas sur le privé d'avoir des documentaires en primetime.
Merci beaucoup monsieur le rapporteur. Merci pour vos réponses et et cette transparence. J'en viens donc au au poids que votre groupe représente sur le sur le marché français.
Bon, c'est dû en grande partie à votre succès entrepreneurial. Je pense qu'on peut s'en réjouir parce que à nouveau, je je le dis, vous êtes un un champion français. La position que vous occupez emporte aussi des obligations, un certain nombre d'interrogations.
J'en viens donc au volume d'affaires que Biget réalise avec France Télévision. Et n'hésitez pas à me dire si les chiffres ne sont pas les bons. J'ai pu voir qu'entre 2015 et 2024, ça ce volume d'affaires a été multiplié par 2,4.
Euh il est passé 36 millions à peu près en 2015. Il se lève après 87 millions aujourd'hui en en 2000 enfin en 2024. Il y a une légère décroissance notamment sur les dernières années.
Ça s'explique, il faut le dire, par des acquisitions que vous avez faites, celle de Zodiaque en 2016, celle d'Andémol en 2020 qui vous ont aussi permis de récupérer naturellement des contrats déjà signés avec France Télévision. Entre 2016 et 2019, le montant de vos contrats signés avec France Télévision a connu malgré tout une augmentation de de 26 millions d'euros, soit une hausese de 50 %. Et à cette époque, il y a pas eu de nouvelles acquisition qui le justifie alors même que les achats de programme d'ailleurs de de France Lévier ont baissé sur cette même période.
Comment est-ce que vous expliquez que sur cette période entre 2016 et 2019 à périmètre constant et en à peine 3 ans, vous ayez pu multiplier par 1,5 le montant des contrats signés avec France Télévision ? Euh merci pour votre question monsieur le monsieur le rapporteur. Euh alors effectivement entre 2016 et 2019 euh il y a une contribution assez significative effectivement de nos acquisitions parce que vous avez parlé des plus grosses acquisitions comme celle de Zodiac Media qui a été assez structurante avec plusieurs sociétés de production comme Adventure Line Production KM euh GTV.
Euh donc il y a eu un un principalement un effet périmètre qui explique c'est cette cette augmentation de notre chiffre d'affaires. L'autre élément qu'il convient de préciser, c'est que en 2016, nous sommes principalement un groupe qui produit des programmes de flux quasi quasi exclusivement. Euh et on voyait bien à ce moment-là que le marché euh il était en train de se développer notamment en terme de programme de flux en particulier avec les plateformes qui commençaient à arriver.
Donc on a entrepris certains efforts pour développer cette activité et c'est ça qui explique la hausse la hausse d'activité. entre 2016 et 2019. Mais le principal le principal effet c'est vraiment essentiellement un effet de périmètre.
Pour replacer dans le contexte hein, quand Banij achète Zodiaque, c'est un doublement de taille et quand Banij achète en démolement de taille. Donc en fait c'est x 6 entre le moment du le banij qui est avant zodiaque et en démol et le le banij après zodiaque et en démol. Merci pour vos réponses.
J'en viens à des questions parce que l'un des périmètres de cette commission d'enquête concerne aussi les éventuels conflits d'intérêt entre anciens dirigeants de l'audel public et les sociétés de de production. Ces questions-là, elles concernent davantage France Télévision que les sociétés de production puisque je le rappelle, je le répète, mais aujourd'hui la loi comme l'a expliqué Delphine Arnut l'autorise. Donc vous êtes en droit de recruter des anciens dirigeants de l'audiovisuel public.
En février 2018, malgré tout, France Lévision donc a recruté Takis Scandy pour occuper la fonction directeur des programmes, c'est-à-dire en quelque sorte le numéro 2 de France Télévision. Si les contrats sont signés par la direction de la production, c'est bien au directeur donc des programmes qu'il revient commander les ses ses contrats auprès de société de production. Monsieur Candilis jusqu'à son arrivée chez France Télévision était le patron, je crois de Beniger Studio en 2018.
Donc année d'arrivée de monsieur Candilis, vous avez augmenté de 8 millions d'euros le nombre de contrats passés avec France Télévision. L'année d'après, ces montants ont encore augmenté de 11 millions, soit une hausse de 30 % sur ce volume d'affaires. Euh je précise aussi que sur cette période, vous avez procédé à aucune acquisition de société ayant des contrats avec France Tévision.
Ma question est simple. Est-ce que vous pouvez nous préciser quels sont les nouveaux contrats qui ont expliqué cette augmentation de 30 % du volume d'affaires passé entre Vodé et France Télévision en l'espace de 2 ans ? sur Takis, on pensait bien que vous allez nous en parler comme globalement dans la presse, il en a eu.
Donc je me suis un peu renseigné parce que j'étais ma mémoire me faisait défaut. Mais avant de revenir sur la période de taquis et les chiffres éventuels de que vous que vous annoncez, juste je voudrais qu'on rappelle qui était Takis Candy ? Scandilis, c'est un un garçon, un monsieur qui a été producteur dans beaucoup de sociétés chez Ellies Canal Plus, chez Hamster qui a été patron de la Gardère, qui a été patron des programmes de TF1.
Enfin, je veux dire, c'était pas une personne nouvelle. Quand on a racheté Zodiaque dans lequel il y avait de la fiction et dans lequel nous notre expertise en fiction était assez faible, on est allé chercher Takis en disant écoute on cherche un patron pour le monde donc tu prendras la direction des studios pour la fiction et faire que la fiction. Il est resté 2 ans chez nous.
Après Delphine Ern l'a appelé pour lui proposer un rôle de coordinateur enfin un rôle de Saint-Fance télévision. Il a dit "Désolé, c'est le truc, nous on aurait pas voulu qu'il parte hein. Désolé mais quand même, c'est un truc que tu fais une fois dans ta vie, j'ai envie de le faire." Bon, très bien.
Il est parti. Et puis il est resté un peu plus de 2 ans là-bas. Il est parti parce qu'il avait 65 ans.
J'y reviendrai après. Et quand il est parti, on lui a demandé de faire nous, on lui a demandé de faire une mission de conseil pour nous, toujours sur la fiction. On a céit un contrat de 2 ans, il a arrêté au bout d'un an parce qu'il voulait réaliser et cetera.
Juste pour reprendre les chiffres parce qu'il faut pas non plus se tromper. Je je je moi je je me souvenais pas du tout. Donc au-delà j'ai vu les déclarations sur le fait que par les uns et les autres, ils disent que il n'était pas signataire et que c'est pas lui qui signait que les unités de France télévision celle qui était signataires.
Je sais pas Alexia peut-être pour en parler. Moi je j'étais pas en discussion codienne mais quand même quand on regarde les chiffres. Donc Takis Scandelist était sur 2018 19 et 20 en moyenne les 3 années.
Euh donc on a fait 64 millions de d'euros de chiffres d'affaires par an en moyenne depuis qu'il est parti. 21 22 23 24 donc c'est pas lui qui nous a signé les contrats, on fait 87 millions. Donc j'ai pas le sentiment queil nous a signé des contrats et qu'après ça c'est que c'est descendu hein.
Je je la première chose quand il était là globalement il n'y a pas eu de nouveaux programmes significatifs qui ont été signés sous sa période hein. Il y a eu quelques arrêts d'ailleurs, je pourrais le citer c et cetera et tout mais c'est pas le problème. Il y a eu des programmes qui arrêté, il y a eu des documentaires et le seul programme vraiment important qui a été signé, c'est euh PJ OPJ qui est une f une série de fictions sur laquelle il a signé la première saison et on est aujourd'hui à la saison 6.
Ce que je veux dire c'est que si jamais il y avait dans l'esprit de certains le sentiment queil nous a signé des trucs pour nous faire plaisir et cetera, ça fait la 6e saison, il est plus là et ça continue, ça marche toujours. Donc vraiment, je crois que les chiffres parlent de même. Alors, comment on peut imaginer que la veu le passage de Takis Candy chez France Télévision a doppé nos contrats ?
Voilà, c'est tout ce que je voulais dire. Moi, les chiffres qu'on a sont pas exactement les mêmes que chez vous parce que pour moi en 2018, on faisait avant qu'il arrive 60 millions de chiffres d'affaires avec France Télévision mais bon, peut-être que mes chiffres sont pas les bons enf ce que j'ai maintenant pression sur le détail Alex peut-être que Oui. Euh alors moi en l'occurrence à l'époque où Takis'était à France Télévision, j'étais patronne d'une société qui s'appelle ALP, c'est Adventure Online production.
Euh je n'ai jamais été en contact avec lui. Il y a un autre programme qui a été signé, c'est la carte au trésor qui é un programme comme vous le savez qui préexistait à Takis et qui a une période où il était en dehors des antennes de France Télévision et puis j'ai réussi à le revendre et j'en suis très heureuse parce que c'est encore en diffusion sur le service public et même au PJ, c'est quandme un contrat qui faisait suite à foudre écut qui était produit par la même société et un peu dans les mêmes conditions, c'est-à-dire dans les territoires ultra Tr marin. Juste pour que vous sachiez au PJ c'est donc on en est la 6e saison.
On a fait un record d'audience la diffusion de la 6e saison à 3005. Euh donc c'est un c'est une c'est un programme qui fonctionne extrêmement bien et qui en plus a mérite euh d'avoir créé une économie à la Réunion euh avec une formation des jeunes sur les métiers de l'audiovisuel qui sert maintenant à toute l'industrie et aussi aux sociétés privées. Euh sur Takis, il y a il y a quand même une spécificité, c'est que il était là dans une mission de transformation du linéaire vers la numérisation.
En tout cas, c'était la mission qui lui avait été donnée par Delphine Ernote et il avait euh aussi euh en charge euh la réorganisation structurelle du groupe. Nous nous ne l'avions pas en tant qu'interlocuteur et je crois même que c'est lui qui avait mis en place justement pour que il y ait une forme de contrôle encore davantage de de nos devises quand on propose un programme un comité d'investissement pour tous les primes. Donc c'est j'avoue que nous taquis au-delà de ce qu'on vous a dit, c'est-à-dire que le chiffre d'affaires n'a pas augmenté, on n'a pas eu des ventes incroyables avant enfin pendant sa période pardon.
Je voilà, moi j'ai jamais été en contact avec lui. Merci beaucoup. Ah pardon juste juste pardon une petite chose aussi, c'est vrai que c'est quand j'écoute Alexia, l'organisation François en a un peu parlé.
En fait, Banij c'est une espèce de coopér coopérative de petites société de production. Il y a 17 sociétés de production en France et en fait c'est chaque producteur qui va vendre ses programmes à France. il y a pas une centrale de vente où Alexia va pas vendre les programmes pour toute pour pour toutes les cé du groupe.
Donc ça veut dire quand même que globalement chacun essaie de vendre son programme et et donc je crois pas que l'influence d'une personne puisse faire quoi que ce soit même. Merci monsieur rapporteur. Plus une indépendance il y aura plusieurs questions mais je crois que le rapporteur va il y aura des rebonds donc on pourra aller au bout de cette échange.
Monsieur rapporteur je vous laisse rebondir. Oui merci monsieur le président. Deux dernières questions sur le le cas de monsieur Candis qui effectivement nous nous a interpellé dans le cadre de cette commission d'enquête.
Bon, si je récapitule et dites-moi si je me trompe mais monsieur Candis était directeur du pôle fiction de Benig en février 2018. France Télévision le recrute comme directeur des programmes, c'est-à-dire un poste de de numéro 2. C'est lui qui est le responsable notamment des commandes passées auprès des sociétés de production.
Et pendant ces deux premières années chez France Télévision, le montant des contrats signés avec Benig augmente de 30 %. C'est pas votre responsabilité, c'est la responsabilité de France Télévision à ce moment-là. En septembre 2020, après 2 ans, à peine après 2 ans après son arrivée, monsieur Candilski de France Télévision, sa période de chômage est assez courte puisque 2 mois plus tard, il est à nouveau recruté chez Banig, non plus comme directeur de Banig Studio, votre Paul fiction, mais comme conseiller fiction rattaché directement au CEO.
Donc monsieur Candilis a fait, on peut dire une navette, un aller-retour entre votre groupe et France Télévision en à peine 2 ans. Est-ce que vous reconnaissez que cette décision qui est légale, mais est-ce que vous reconnaissez qu'elle est de nature à créer une ambiguité, une forme de doute ou de soupçon sur la régular la régularité de contrat conclus par monsieur Candilis avec France Télévision en votre nom ? Est-ce que vous admettez que déontologiquement, il peut y avoir un problème sur le cas de monsieur Candilis ?
Alors sur les chiffres, moi j'ai pas exactement les mêmes chiffres parce que même si on prend 2017, on était à 51 millions, 2018 à 59, je savais pas 30 % et après 62 et après il était parti. Mais bon, peu importe, on va pas débattre sur des chiffres, je crois plutôt que c'est 20 % que 30 mais comme je vous l'ai dit, je pense que c'est absolument pas lié au fait qu'il soit là ou pas. Maintenant sur le la question de fond, est-ce que vous pensez qu'il puisse avoir une ambiguïté ?
Je ne le pense pas parce que je suis d'un esprit bienveillant et que je considère toujours que les gens font les choses plutôt avec honnêteté. On peut toujours voir le mal partout. Moi je ne le crois pas.
Et les faits heureusement le prouve aujourd'hui puisque on voit bien que notre chiffre d'affaires a beaucoup grossi après son départ. Donc si jamais il y avait eu quoi que ce soit, en effet, on aurait pu dire que il a signé un maximum de contrat pour nous qui était pas justifié, qu'après c'est redescendu, ce qui est pas le cas. Dieu merci.
Et je voudrais enfin rajouter que les deux fois, c'est nous qui sommes allés le chercher. C'est pas lui qui est venu chercher son petit contrat pour dire tiens, tu vas tu peux tu peux pour me pour me pour remercier les services rendus. Alors on peut si on voit le mal partout, on peut se dire "Ah, il y a une ambiguïté.
Si on on voit pas de mal partout, on se dit que on regarde les faits et puis on se dit qu'il y a pas de problème quoi. Mais et je pense qu'en plus si vous en parlez avec les dirigeants du service public, il était dans des sujets ban intervenaient au moment où il était en poste, il était déporté de toute façon. Donc nous il y a pas de signature Takis Candilis sur les contrats ou d'échange avec lui.
Si je peux me permettre, c'est c'est presque un av finalement la règle que j'ai fixée. Non non non mais je vous en prie. De toute façon, les règles sont fait pour c'est c'est vous qui avez commencé.
Allez-y, monsieur le directeur, allez-y, allez-y, [rires] allez-y. Euh non, si je peux me permettre, c'est presque un avis personnel là que je vais vous donner, mais comme vous l'avez dit, moi je suis j'étais au fonctionnaire. Les règles sur la prévention des conflits d'intérêt sur les haut fonctionnaires a été durci massivement euh sous un quinquena précédent.
Euh et euh je je je vois à quel point c'est en train d'assécher euh le vivier des haut fonctionnaires français parce que en fait ça veut dire que si vous êtes compétent euh vous pourrez pas travailler dans votre domaine de compétence. Euh donc voilà, je juste j'attire votre attention là-dessus parce que si vous vous émettez des nouvelles règles qui font que les gens qui ont déjà travaillé dans le secteur puissent pas travailler chez France Télévision, n puissent pas travailler après, et ben ça veut dire que vous n'aurez plus chez France Télévision que des gens qui n'ont pas de compéten dans le secteur. Je pense que la question c'est de vous garantir effectivement qu'à chaque instant il y a pas de voilà confit d'intérêt les débons rapporteur vous les rebondir puis je vous donne la parole s'il vous plaît.
Merci monsieur le président. Dernière question sur ce sujet puisque vous évoquez le déport de monsieur Candy notamment quand il était chez France Télévision. Vous avez raison de le signaler.
J'ai pu voir notamment dans les documents de France Télévision m'avait transmis que monsieur Candidis avait fait l'objet d'une procédure renforcée à de nombreuses reprises dont le déport 31 fois au total pour ces deux années ces deux années et demi passés chez France Télévision. Euh lorsqu'il a rejoint Banig en tant que conseiller fiction, il a aussi fait l'objet de 35 procédures renforcées pour la seule année 2021. Bon, une procédure renforcée pour ceux qui nous écoutent, euh ça a pour objectif de prévenir les conflits d'intérêt et de permettre à la personne qui a eu un lien avec une société de production de se déporter.
Donc ça implique que les contrats soient directement signés par la présidente de France Lévision. C'est déclenché pour tout salarié de France Lévision venant donc d'une société de de production et cependant les 12 derniers mois après euh ces débauchages. Après, on peut se dire que la procédure est peut-être légère parce qu'il y a d'autres personnes dans l'équipe qui peuvent être impliquées et ça implique aussi seulement une signature de la présidente de France Télévision.
Ma question est donc assez simple. Est-ce que vous estimez aujourd'hui dans les recommandations qu'on doit formuler dans le cadre de notre commission d'enquête, est-ce que vous estimez par rapport à ces allers-retours qu'ils sont encore autorisés par la loi que ces procédures de déport sont suffisants pour prévenir tout conflit d'intérêt vis-à-vis des sociétés de production comme la vote, comme celle de Media One, comme un certain nombre sur le marché ou est-ce que nous en tant que législateur comme l'appelle d'ailleurs Delphine, il faudrait qu'on renforce davantage ces procédures ? Comme je vous l'ai dit, moi c'est je je je pense qu'en faisant des des lois sur le sujet euh qui sont euh forcément bah qui s'applique pas un cas particulier mais à des cas généraux, vous allez changer euh le le vivier de personnes qui peuvent aller chez France Télévision parce que encore une fois quand vous allez dans prenez un emploi mais vous savez que ça vous empêche d'aller prendre des emplois ailleurs euh bah ça vous ça vous pousse à pas les prendre si vous êtes ambitieux et si vous avez la le choix de pouvoir faire autre chose.
Après nous notre sentiment c'est que en terme de déport les les choses ont fonctionné. Comme le disait Alexia, nous n'étions pas en relation avec Takis. Moi, j'étais pas encore dans le groupe mais Alexia était était tout à fait en situation de le le voir.
Donc nous n'étions pas ça a pas donné lieu à des risques de conflit d'intérêt. Donc personnellement, je considère que les les règles de déport actuelles permettent de de répondre à la question et surtout un conflit d'intérêt, on le constate en fonction de de d'actes qui auraient été pris pour des mauvaises raisons. Je crois pas qu'on puisse trouver dans le cas de Takis Candilis aucun acte qui corresponde.
Peut-être avant que le rapporteur change de sujet pour aller au bout de cette question qui est importante. Si on la regarde différemment, c'est souvent des salariés qui touchent de la part de France Tision des indemnités de licenciement. Vous êtes des chefs d'entreprise dans le privé euh il y a souvent quand on négocie quand le contrat de travail des clauses de non concurrence, des clauses qui empêchent des salariés d'aller travailler soit chez un concurrent soit chez un prestataire.
Ce qui nous interpelle là, je dis nous parce que parce que je crois que c'est partagé dans dans cette commission d'enquête au-delà des des bords politiques, c'est des salariés de France Télévision qui négocie leur départ avec des indemnités importantes et qui quelques mois après retrouvent du travail et c'est tant mieux pour eux, on ne leur souhaite pas d'être au chômage toute leur vie euh dans des sociétés qui sont partenaires, prestataires en tout cas qui travaillent de manière assez substantielle avec France et Vision. Je crois que c'est cette question là aussi qui pose qui pose question. Euh c'est-à-dire que généralement dans le privé quand même quand vous avez des directeurs, des directrices de haut niveau euh si on négocie des indemnités de licenciement conséquent et là en l'occurrence on parle d'argent public, il y a quand même pendant quelques mois, parfois pendant quelques années, alors c'est vrai que ça coûte cher, euh des clauses qui prévoient quand même que ce salarié là ne peut pas aller immédiatement ou quelques mois après travailler chez un prestataire, chez un concurrent, chez un partenaire.
Et je voulais avoir votre regard là-dessus. Est-ce que vous par exemple à Banijet vos vos cadres ont justement ces clauses là ? Et est-ce que vos propres salariés vous accepteriez de négocier avec eux des indemnités de licenciement conséquentes et qu'ils aillent ensuite assez rapidement travailler soit chez un prestataire, soit chez un concurrent ?
Cette question là aussi qui nous interpelle. Alors, c'est clair évidemment que nous avons des clauses de concurrence, mais comme vous le disiez, monsieur le président, euh, il faut payer ensuite. Donc, en fait, quand on a un départ d'un d'un salarié euh qui est soumis à une clause de concurrence, on doit arbitrer entre le fait de décider qui ne va pas travailler pendant 1 an, par exemple, chez un concurrent, mais ça va nous coûter peut-être 50 % de son salaire.
Donc c'est quand même beaucoup d'argent pour empêcher quelqu'un de travailler. Donc ça peut parfois se se justifier quand on pense que en terme de concurrence c'est trop c'est une personne qui est sensible qu'on ne veut pas voir chez un concurrent pour une raison ou pour une autre. On peut avoir des occasions d'activer cette clause mais dans de nombreux cas également on n'active pas cette clause parce qu'on n pas envie de rémunérer cette personne à ne rien faire une fois qu'elle a quitté la société.
Donc c'est vraiment le le choix de enfin c'est l'intérêt de la société, on le mesure. Est-ce que c'est plus intéressant de payer pour faire jouer à plein cette clause de de de concurrence ou est-ce que c'est plus intéressant de de le de pas payer pour ça et d'accepter et d'accepter ? On est bien obligé parce que effectivement les ces personnesl ont le droit de pouvoir retrouver du travail.
Vas-y. Merci pour pour vos réponses. Un simple remont par rapport à ce que vous expliqué.
Si je vous pose ces questions là que je pose à Togazer que je poserai demain à Media One sur différents cas évoqué celui de madame Darry Grand il y en a quand même un certain nombre qu'on a pu étudier c'est parce que aussi on a la ministre de la culture qui est venue à votre place dénoncer je la cite c'était Séverbetim la consanguinité d'un secteur qui ne souffre d'aucun contrôle quand j'évoqué ces cas précis on a madame Ernut qui appelle le législateur à réguler parce que ces cas sont légaux vous êtes pas hors la loi quand vous recrutez monsieur Candilis qui Il y a déjà des liens avec France Télévision, mais est-ce que vous pouvez admettre malgré tout que l'intérêt pour vous de monsieur Candilis, c'était aussi son carnet d'adresse, c'était aussi ses liens avec France Télévision, c'est certains spécialistes du secteur mais il avait quand même aussi ça qu'il pouvait apporter comme madame Daré Grand apporter la même chose à TG et que pour Mediawan il y a des cas similaires mais je pense que c'est c'est peut-être un élément sur lequel on peut tomber d'accord. Non non. Alors franchement la première fois qu'on a recruté monsieur Candilis donc avant qu'il aille à France Télévision, c'était pas du tout pour son avec France Télévision puisqu'il avait travaillé pour le groupe Canal Plus pour TF1 mais il avait pas de lien particulier avec France Télévision en tout cas pas plus que nous.
Donc on l'a pris vraiment pour sa compétence en fiction parce que on on devenait actionnaire de Zodiaque qui avait une activité de fiction et on était assez incompétent. Euh donc franchement on cherchait pas je sais même pas d'ailleurs si lui il avait des relations particulières avec France Télévision meilleure que nous à cette époque-là. Après, il est parti à France Télévision comme je vous l'ai dit, c'était pas notre choix.
On aurait bien voulu qu'il reste. Euh, on a dû recruter quelqu'un qui était un scandinave pour pour le remplacer. Euh donc voilà, après il est revenu faire une mission de conseil.
Franchement, c'était bon. C'est la la fin de son parcours en tant que dirigeant ou conseil puisqu'il vous il considérait qu'il va arrêter. Mais sincèrement, je je pour sa compétence oui.
Pour ses liens de France avec France Télévision, non. Pour vous ou pas ? parce qu'on il travaille encore, il travaille plus pour B.
D'accord. Ça c'est une précision importante parce que Scandils, il a fait juste un an après, il a on avait signé un contrat de 2 ans de conseil. Au bout d'un an, il a arrêté en disant je voudrais faire un film finalement je peux faire ça.
Et le conseil cit genre une journée par semaine, un truc comme ça. C'est pas d'accord. C'est une pression importante.
Merci. Merci pour vos précisions. On change de sujet désormais.
Euh je je me suis penché sur le détail de de vos filiales. Euh si depuis 2020 votre volume d'affaires avec France Tévision a légèrement reculé de 6 % exactement entre 2020 et 2024, la situation est assez hétérogène en fonction des filiales euh que vous avez. Je je note qu'en particulier votre filiale Kem Production, la filiale documentaire a vu son volume d'affaires avec France Livision passer de 46000 € en 2022 puis 0 € en 2023 à 1000 € en 2024.
Donc en 2 ans, il y a une augmentation de une multiplication par 23 des contrats signés avec France Télévision. Comment est-ce que vous expliquez cette hausse très importante en à peine 2 ans des contrats signés entre sep filiales de documentaires et France Lévision ? Si les chiffres sont bons.
Non mais je vais laisser parler Alexia là-dessus parce que c'est un sujet qu'elle connaît bien et indirectement vous allez ven unir, faites allusion à Catherine Alvarez, elle va y répondre mais on peut dire 23 mais quand on parle de 40000 € 1 million c'est vrai que ça fait 23 mais il faudrait juste replacer un million d'euros de chiffre d'affaires pour le documentaire c'est pas un truc ou suffit de signer un ou deux documentaires, on évite au milion mais après je laisse parler Alexis sur le fond. Alors, écoutez, c'est la c'est d'une certaine façon la consécration de la stratégie que j'ai mise en place quand je suis arrivée à la tête euh du groupe. Il s'avère qu'on avait arrêté la production de documentaire et et c'était quelque chose sur une société qui s'appelle KM que je regrettais au moment où mon prédéceur l'avait arrêté parce que je considérais que c'était un actif fort que de produire du documentaire et que le plus de genre on produit, le plus stable on est quand vous êtes une société de production audiovisuelle.
Euh Catherine Alvarez, je l'avais rencontré juste une fois, j'avais jamais travaillé avec elle. Euh Catherine est licencié en avril 2023 du service public. Je crois que vous avez d'ailleurs fait état de son licenciement qui a été un petit peu mouvementé.
Euh j'ai dû l'appeler l'été qui a suivi parce que je voulais relancer le documentaire sur KM et que je cherchais quelqu'un qui avait une expertise sur le documentaire. Euh on s'est rencontré euh on a signé un contrat et elle a produit son premier documentaire en diffusion 2 ans après avoir quitté le service public. Vous parlez de ces chiffreslà ?
Oui, il y a eu, comme je vous l'ai dit, Anne Franck qui est un documentaire ambitieux parce que c'est un documentaire international qui a été diffusé en primetime qui [grognement] a bénéficié d'un chiffre d'affaires un peu plus important. Mais si on fait si on ramène le chiffre d'affaires que KM fait et il est vraiment trop modeste encore pour moi avec le service public, il est de 5 % en 2025. Par ailleurs, je vais rebondir sur la question précédente de Takis.
Euh ce qui a été important avec Catherine, c'est que je ne sais pas si vous êtes au courant, mais il y a un code de conduite des partenaires commerciaux de France Télévision avec France Télévision. C'est-à-dire que quand j'ai décidé de recruter Catherine Alvarez, j'ai dû en informer le service public qui donc était parfaitement au courant que j'allais la recruter et qui donc lui a imposé les fameux euh euh ce qu'on appelle les euh Ouais. procédure renforcé.
Donc tout ça a été fait dans les règles et euh et si par hasard je continue, vous lui avez empêché de d'exercer son métier, il faut savoir que il n'y a que quasiment pour 75 % que le service public qui commande des documentaires. J'entends é France Télévision, ça veut dire que c'est lui l'empêcher de travailler. Et donc en revanche, c'est pas votre cas, je sais bien mais enfin si certains pensaient que Alexia é allé chercher Catherine Alvarez pour la remercier quoi que ce soit comme vous l'avez vu comme on faisait 40000 € de chiffre d'affaires avant cit pas un grand remerciement mais donc voilà c pas c'était pas un renvoi d'ascenseur quoi ce que je veux dire.
Merci pour votre réponse et cette précision notamment sur la part de chiffre d'affaires de la filiale réalisée avec France Lévision. un élément qu'on avait pas et qui est important aussi pour comprendre effectivement ce ce ces liens. J'avais d'autres questions à poser sur ce cas mais vous avez répondu dans dans votre première réponse et comme j'ai beaucoup d'autres questions, je me permets d'avancer.
Euh votre groupe est est actuellement structuré en en trois pôles majeurs. Il y a les contenus et la création audiovisuelle qui demeure, je crois que votre cœur de métier avec un chiffre d'affaires de plus de 2 milliards1 millions. Euh il y a les événements live, il y a aussi le gaming et les paris sportifs.
Vous l'avez évoqué assez rapidement en introduction, c'est pas le périmètre notre commission d'enquête, mais ça représente pour votre groupe un levier de croissance avec une hausse de 45 % de cette activité sur 1 an en 2024, ce qui est une augmentation quand même très importante. comprend aussi le site de Paris en ligne Betlique pour cette dernière activité. Comment ?
Question assez générale, mais comment est-ce que vous arrivez à concilier à la fois le fait d'assurer des missions de service public et en même temps d'avoir d'autres missions dans un même groupe notamment qui consiste à démocratiser des sites de Paris et Casino en ligne. Comment est-ce que vous arrivez à jongler entre ces deux missionsl ? Même si à nouveau je le dis, cette deuxième mission n'est pas le cœur de notre périmètre.
Mais pour notre curiosité, je trouve que c'est intéressant quand on a un groupe qui a une stratégie notamment de contenu et d'activité aussi diverse. Alors, je dirais pas qu'on exerce des missions de service public. On est on est fournisseur des chaînes publiques comme des chaînes privées, mais je je crois pas qu'on puisse dire qu'on est qu'on exerce une mission de service public.
Nous, comme je vous le disais, euh notre colonne vertébrale, c'est le divertissement. On l'assume totalement. Donc on on est là pour offrir des divertissements de qualité à nos clients.
Sur le paris sportif, c'est on est 100 % régulé. Donc on exerce dans aujourd'hui dans quatre pays, demain avec l'acquisition de typico dans 6 pays qui à chaque fois on rentre dans le le cadre d'une régulation qui est qui est qui est définie par le législateur et avec des des autorités de régulation. Donc je dirais que c'est pour nous c'est à peu près le même ADN si vous voulez.
Aujourd'hui le paris sportif c'est une interaction avec du contenu. Euh la plupart des paris sont placés pendant les matchs. Donc vous regardez votre match.
Je vous donne un exemple personnel. Je regardais Marseille Strasbourg il y a 2 semaines. Je je suis ni pour Marseille ni pour Strasbourg.
Marseille monnaie 2-0. J'ai parié sur le fait que Marseille gagne pas. Tout de suite, le match est devenu plus intéressant pour moi et ça m'a donné euh je dirais une une interaction avec le contenu qui était beaucoup plus vivant, beaucoup plus fort et c'est ce que sont devenus les paris sportifs avec l'avènement du smartphone.
C'est vraiment en live en fait une interaction avec le contenu. Donc ce sont des métiers qui sont pas les meubles mais qui répondent à la même logique, la logique du divertissement. Et comme vous le disiez, on s'est aussi développé dans le la production d'événements live parce que finalement là aussi les gens passe de plus en plus de temps devant les écrans mais en fait il valorise aussi de plus en plus le fait d'assister à des événements, d'avoir quelque chose en je dirais en vrai.
Euh et donc on est en train de développer ça à la fois sur des cérémonies et puis sur des divertissements immersifs. Mais bon voilà, la colonne vertébrale c'est le divertissement. Merci pour votre réponse.
Autre sujet, monsieur Courbi, en 2020, vous faites l'acquisition du groupe néerlandais en Mol Shine, rebaptisé ensuite en Mol France. Est-ce que vous pouvez nous dire si l'achat de ce concurrent qui signait historiquement aussi des contrats avec France les vision s'est traduit par une relocalisation d'emploi ou de création d'emploi en France ? Quel a été l'impact de cette acquisition pour un groupe français d'une filiale étrangère ?
Alors euh si c'est uniquement de l'acquisition, enfin de parler d'un démol en France, d'un shine à l'époque, euh je crois pas qu'il y a eu une relocalisation de d'emplois en France sur la branche française puisquelle existait déjà. Maintenant, le groupe lui-même évidemment la holding à l'époque de Handol était Amsterdam, on l'a ramené en France. Donc, on a évidemment déplacé une centaine de personnes de la Hollande vers la France puisque Demol est devenu bané.
Donc au niveau international, oui, il y a eu une centaine d'emplois qui ont été déplacés de la Hollande vers la France et au niveau d'un démol en France, ça n'a pas bougé puisque la filale existait déjà. On a resplité un démol Shine est devenu un démol d'un côté Shine de l'autre qui faisait la fiction. On a un peu réorganisé un c'était une structure, un desmul qui était beaucoup plus centralisé que la nôtre.
Nous, comme on le disait tout à l'heure, c'est plus une espèce de coopérative de de producteurs indépendants. On a tenu à ce qu'au contraire, il retrouve un peu d'esprit entrepreneurial qui soit d'ailleurs un peu en concurrence entre eux qui a un peu d'émulation. Donc voilà, on n pas il y a pas eu [raclement de gorge] énormément de de au niveau français, il y a pas eu de changement de de au niveau du nombre d'emplois.
Ce que ce que dit François quand même sur le fait qu'on est allé dans la production live, c'est important parce que je reviens sur ce que vous disiez tout à l'heure sur comment on jongle entre les différentes activités. Le métier de la production audiovisuelle puisque c'est un des sujets aujourd'hui, c'est un métier qui est en grand bouleversement. Moi, j'ai commencé, je suis plus vieux que vous et à 35 ans dans ce métier.
C'était je vous l'ai dit tout à l'heure, la fin de la télépque et l'ouverture de la télép, les chaînes payantes, les [grognement] chaînes du câble et puis les les streamers sont arrivés. Mais on est maintenant dans un univers dans lequel les streamers donc nos clients sont beaucoup beaucoup plus importants et ont pas du tout la même taille que nos clients d'hier. C'est-à-dire que on est aujourd'hui face à des mastodontes qui sont en train d'imposer un peu leurs règles au monde.
C'est pourquoi nous on croit que si on n'est pas des groupes un peu structurés, un peu solides, ça sera très difficile. Je crains vraiment comme le disait François tout à l'heure que d'ici quelques années dizaines d'années, beaucoup de petits producteurs indépendants ai disparus parce qu'ils ne pourront pas résister à la puissance de Netflix, d'Amazon et d'Apple qui impose qui imposent leurs règles. Je ne sais pas qui disait, je crois que c'est Maxime Sada qu'un jour on risquait d'être tous américains, mais en effet tous et streamers sont tous américains aujourd'hui.
Donc on a la chance d'avoir par exemple le groupe Canal Plus qui résiste et qui allit acheter Multioice. C'est une chance pour nous. On essaie d'avoir comme ça dans chaque pays un ou deux acteurs forts et c'est très difficile.
Et donc nous, on a désidé d'aller dans le live. Pourquoi ? Parce que nos clients traditionnels historiques, TF1, M6, France Télévision, pour prendre les exemples français sont, il faut le dire en souffrance, leurs recettes publicitaires sont plus difficiles, leurs marges baissent.
Donc il nous demandent des réductions de prix comme l'affil explique. Tout le monde nous dit aujourd'hui, vous devez retravailler. Donc ben on se met à la à la tâche, on essaie de voir comment on arrive à réduire nos coûts de 1 ou 2 ou 3 ou 4 %, on change de méthode de production.
Le même mouvement est arrivé après la crise sub prime en 2008 où là on avait dû baisser nos prix de 20 %. Avant la la la crise, on nous aurait dit faut baisser de 20 %. On dit on y arrivera jamais.
Et puis on a dit à tout le monde à faire des efforts. Nous on a changé nos méthodes de production. Nos nos fournisseurs aussi tout le monde globalement a fait un effort.
Globalement le niveau de marche a baissé un peu partout dans le monde en 2008. il est amené probablement à baisser encore avec nos clients historiques. Donc les seuls relais de croissance qu'on a aujourd'hui pour être très honnête, c'est les streamers parce que eux sont en croissance mais avec un rapport de force très difficile.
Ils veulent garder les droits, c'est très difficile. On produit par exemple en France dans beaucoup pays dans dans le monde pour Amazon LOL, vous savez le on est producteur exécutif là-dessus. Ce qui n'existe jamais avec une chaîne traditionnelle, c'estàd que c'est eux qui nous commandent parce que c'était leur idée.
Il nous ont dit "Vous voulez le prendre ou pas ?" Et comme c'est quand même un beau programme qu'on aimait bien, on l'a pris dans plusieurs pays, mais on produit pour un/3 donc c'est vrai que c'est très difficile pour le producteur. Et on est allé dans le live aussi pour ça en considérant que demain on devait être capable de de s'adresser directement aux marques ou en tout cas des clients qui sont pas les chaînes de télévision traditionnelles.
Mais quand on produit la cérémonie d'ouverture des JO ou quand on produit un show pour euh Duor ou LVMH, en fait c'est la même production que si on produit un show à la télé, mais on le produit pour des tiers. pour d'autres types de clients et on croit vraiment qu'on doit aller vers là si on veut survivre un jour. Je vous remercie pour votre réponse, merci beaucoup pour ces éléments.
Un autre sujet, je voudrais vous interroger euh sur un contenu que vous produisez pour France Télévision. Ce n'est qu'un contenu parmi d'autres. Ça ne résume en rien l'intégralité des émissions que vous produisez pour France Lévision.
Et c'est un contenu qui interpelle puisque depuis 2022 sous l'égmol, vous produisez pour France Lévision une une émission qu'on peut qualifier de téléréalité drag race. Cette émission met en scène un concours de drag queen, c'est-à-dire selon la définition, un spectacle de travestie excessivement maquillé et vêtu de manière extravagante pour donner une sorte d'aperçu à ceux qui nous écoutent et qui ont jamais regardé cette émission. Voilà un peu les propos qu'ils auraient pu entendre sur France Télévision s'ils avaient regardé cette émission notamment le 11 juillet 2025.
Je vais citer une participante ou un participant qui explique "Je suis woke, je suis que je suis noir, je suis non binaire ou encore "On est woke et on le reste et on l'assume." Bon ces propos ont été tenus par une participante, la drag queen soa de muse. Et on a aussi pu apprendre dans un article de libération du 22 juillet 2024 qui rapporte qu'au moment de recevoir son titre de miss sympathie, la drag queen Normabelle a hurlé, je cite "On emmerde les fachot".
Bon, séquence qui visiblement a été euh coupée au montage à la fin. Ma question est assez simple, mais est-ce que vous pouvez m'expliquer en quoi cette émission répond véritablement à une mission de service public ? Pourquoi est-ce que nous, les Français, on devrait continuer à payer pour ce type de contenu ?
Euh, euh juste une minute, d'après, je laisserai la parole évidemment à Alexa, Jean-François parce que c'est eux qui sont directement concernés. Le choix éditorial des émissions commandées par France Télévision ne nous revient pas. Euh donc globalement, est-ce que c'est les Franceis ont rédu commandé ou pas ?
Je je pense qu'il faut que vous adressiez au à ceux qui commandent, c'est-à-dire la direction de France Télévision. Après, on peut dire est-ce que nous on a envie de produire ces émissions ou pas ? Et là, c'est indépendant si France Télévision de les commandes, ben on les produit.
Est-ce que on considère qu'on devrait pas les produire d'un point de vue plus philosophique ? Il me semble que avec le temps, je suis devenu un bourgeois conservateur et mais néanmoins, je considère que c'est pas parce que ma pensée peut être conservatrice que on ne doit faire que des programmes conservateurs. Le but quand on fait divertissement, c'est d'essayer de s'adresser au maximum de personnes tout en étant à peu près digne.
Il nous semble qu'on est digne si on est pas, je vous prie de m'excuser, mais on essaie de le faire du mieux qu'il peut. Alors sur le programme en particulier, vraiment je suis trop loin de ça, je laisse Alexa et s'en occuper et Jean-François. Merci monsieur C.
Peut-être pour bien comprendre que parfois c'est des producteurs qui proposent des formats et des contenus originaux. Donc là, vous nous dites que c'est France Télévision qui vous a proposé ce contenu et vous vous le produis parce que parfois c'est c'est Banija qui ou Mediawan parfois c'est des producteurs qui viennent avec des propositions de format et de voilà d'émission. En l'occurrence, c'est extrêmement rare qu'on nous appelle pour un programme qu'on a dans notre catalogue.
On est force de proposition soit sur des IP qu'on a acquises, soit sur des créations qu'on a faites. Il faut savoir que le métier de producteur c'est un métier de résilience. On nous dit 99 % des fois non.
Pour une fois où on dit oui, on on investit au sein de Banij 5 millions d'euros dans la création fiction et flux. Quand vous proposez, on travaille à peu près sur je pense 150 programmes de flux euh en création, ce qu'on appelle des paper format qu'on présente aux chaînes et il y en a allez s'il y en a cinq, même pas trois qui sont pris, c'est le bout du monde. En l'occurrence Drag Race est un programme que nous avions dans le catalogue qu'on a proposé au service public et le service public dispose.
Donc, ils ont dû considérer que ça correspondait à leur ligne éditoriale en sachant que la première diffusion a été quand même sur Slash, était sur la la plateforme numérique de France Télévision et face au succès du programme qui est un programme pas vraiment de téléréalité mais de talent show et où on peut quand même dire qu'il y a une forme d'améritocratie parce que pour remporter ce concours c'est énormément de travail et d'investissement. Euh, ils l'ont passé en 2è partie de soirée sur France Télévision. Voilà, il n'est pas en prime, il est en 2è partie de soirée.
Slash pour celles et ceux qui nous écoutent, c'est la plateforme préférée de monsieur le rapporteur qu'on connaît bien mais c'est une plateforme, on a eu une audition importante et on en on refera une parce qu'elle avait été écourtée. Monsieur Rortage, je voulais peut-être rebondir sur le sujet et puis je vous laisserai madame. Vas-y, vas-y.
Oui, simplement parce que j'ai deux trois questions sur le sujet uniquement sur ce sujet-là. Donc vous pourrez évidemment rebondir à l'ensemble de de mes questions. Bon, il y avait un trait d'humour de la part du président, vous avez compris, sur la plateforme France CV/ash où on a dénoncé lors de cette première audition nombre d'entors je trouve vis-à-vis aussi d'une plateforme qui est destinée en fait à un public mineur et France Lévision revendiquait que les contenus étaient adressés au 15 35 ans et il y a eu un certain nombre de d'entors et de lignes rouges franchis sur des la promotion de contenu à caract à caractère pornographique contenu transsexuel.
Bon bref, c'est pas le but de de cette audition, mais bon, je tiens à dire que c'était un trait d'humour du du président. Pour revenir à ce à cette émission, à ce programme, effectivement donc vous expliquer que initialement c'était une émission qui a été diffusée sur cette plateforme France TV/ash. Depuis 2022, elle a été diffusée en deuxème partie de soirée par France Télévision tous les jeudis d'été.
Euh alors on aimerait, je je vous entends monsieur Courbi vous expliquer que le but aussi c'est de s'adresser à un maximum de téléspectateurs. C'est une vocation, une mission du service public. Mais quand j'ai regardé les audiences, j'ai vraiment l'impression que c'est un flop.
Euh parce que lors de la saison 3 notamment, l'émission a réuni entre 1,7 % et 6,2 % des téléspectateurs. Et quand j'ai regardé dans le contrat, j'ai pas vu de clause d'audience. C'est ce qui m'a interpellé là où il y a d'autres émissions que vous produisez notamment avec France Télévision où il y a des clauses d'audience, des émissions comme Fort Boyard, n'oubliez pas les paroles, les enfants de la télé qui ont cette clause dans leur contrat.
Donc euh comment est-ce que vous expliquez pour un contenu aussi sensible, critiqué qui visiblement a du mal à trouver son audience, demandé visiblement par France Télévision, vous en êtes pas à l'origine, comment si vous expliquez qu'il y a pas quand même une clause d'audience qui figure et qui au bout de la 4e saison, quand ça marche pas, on se disent "Bon, les Français arrêtent de payer pour ça, on passe à un autre programme." Merci, merci pour votre question. J'ai alors il y a pas mal de points, je vais revenir sur sur certains d'entre eux.
Euh déjà dans votre question, il y a bon la question est-ce que c'est un programme de service public ? Alors on a expliqué qu'effectivement nous on propose des concepts euh et après que les les diffuseurs euh décident de les commander ou pas. Je l' proposé au privé par vous l'avez proposé aussi au privé vous était aussi proposé à à des diffuseurs privés.
Ouais mais mais pour apporter un peu d'éclairage quand même et un peu de recul sur ce format, c'est un format qui est diffusé partout dans le monde et y compris sur d'autres diffuseurs publics dans d'autres pays notamment la BBC en Angleterre. Euh France Télé n'est pas France Télévision n'est pas une exception en la matière. Vous vous parliez de la la performance et des résultats du programme, c'est euh le plus gros succès en terme de programme de flux sur la plateforme France.tv.
Je crois qu'un des objectifs qui est qui fait partie un petit peu du du cahier des charges en tout cas des objectifs que que France Télévision s'est donné, c'est de réussir à développer ses audiences numériques, toucher des plus jeunes publics. On est sur le programme qui réalise probablement la part d'audience la plus jeune. On était sur je crois slash sur une moyenne d'âge de 35 ans, ce qui est aujourd'hui assez remarquable et assez exceptionnel dans le paysage audiovisuel français.
Enfin euh sur le votre dernier point qui est le sujet des clauses d'audience, en réalité les programmes qui sont sujets à clause d'audience sont les les programmes pour lesquels nous avons des engagements pluriannuels. Euh nous avons des contrats qui sont renouvelés annuellement s'agissant de de Drag France et euh et donc il y a pas il y a pas lieu d'avoir la la la moindre clause d'audience. Chaque année, on rediscute avec France Télévision.
Il se trouve que c'est un programme dans lequel nous pour le coup en plus on le programme était audité donc euh nous n'avons fait aucune marge euh et c'est un programme dans lequel on a investi euh euh et que Franell a décidé de recommander parce que Franç était justement très satisfaite des audiences. Voilà ça ça rejoint peut-être c'était intéressant la question initiale de de de spécificité des missions de service public. En vous écoutant, on se dit finalement qu'après tout, il y a pas forcément de spécificité que les mêmes contenus pourrai être sur une chaîne privée ou sur une chaîne publique.
Et c'est intéressant parce que je pense que c'est c'est aussi un ces objets de cette commission d'enquête au-delà de mettre en lumière les dysfonctionnements, les manquements comme toute commission d'enquête, c'est aussi de d'essayer de comprendre pour nous qui sommes des législateurs finalement qu'est-ce qu'on demande aujourd'hui au service public audiovisuel ? Qu'est-ce qu'on lui demande comme mission ? puisque vous l'avez cité même la Roche d'oubert, une grande partie de ces missions, enfin d'ailleurs l'ensemble de ces missions sont définies par le cahier des charges.
Cahier des charges qui est finalement une demande de l'État et qui découle du législateur et de et de des missions qu'on a confié à l'au duel public. Et je pense qu'il faut qu'on arrive avec vous, avec d'autres à comprendre aujourd'hui si on a des missions spécifiques qu'on demande au services publics ou finalement et parce que vous êtes des spécialistes de la télévision, des plateformes, vous êtes le premier producteur je crois aussi de contenu pour les plateformes. Est-ce qu'aujourd'hui renforcer notre service public audiovisuel, ça veut dire lui demander finalement d'être un média généraliste qui travaille à la fois sur le linéaire, sur les plateformes et donc de lui demander d'avoir des missions finalement très larges ou est-ce que au contraire, il faut dans une période de de dizaide budgétaires le recentrer sur certaines missions de service public. vous parliez par exemple des documentaires.
Je pense que c'est une question presque philosophique, mais on serait heureux aussi de vous entendre là-dessus et l'exemple de cette émission permet d'y réfléchir mais je pense que c'est bien plus large que que le simple sujet de cette émission spécifique. Je sais pas si vous voulez monsieur. Non non juste c'est j'entends c'est un débat en effet qui a d'une certaine manière un peu philosophique mais ça m'intéresserait si vous me le permettez monsieur le président monsieur le rapporteur quelle est vous votre opinion ?
Est-ce que vous pensez qu'il faut faire pour le service public que des programmes de niche que les chaînes privées ne font pas ou est-ce qu'il faut s'adresser au plus grand nombre parce que c'est financé par le plus grand nombre. C'est un vrai débat hein. J'ai ma vision, [rires] je la partagerai le moment venu.
Je pense le rapporteur aussi au moment de l'apparition de son rapport mais tant que notre le rapport du rapporteur n'est pas publié que je n'ai pas fait mes propositions, voilà, je on va essayer d'éclairer nos réflexions qui ne sont pas figées parce que je pense que si le sens de ces commissions d'enquête, c'est de pouvoir évoluer, cheminer, réfléchir. Voilà. Moi moi ce qui m'a interpellé mais ça ne dépend pas tellement de vous, c'est notamment toute la communication qui a été faite par la direction le cent de France Télévision sur le sujet.
Ce sera ma dernière question sur ce point qui est un point anecdotique au regard de tout ce que vous produisez pour France Tision, mais ce qui m'a interpellé c'est cette communication qui a été faite par le service public. J'ai pu voir d'ailleurs que les frais de communication engagés par France Télévision pour promouvoir ce programme étaient très important. Je vais pas les révéler.
On m'a demandé de raisonner en ordre de grandeur, mais en tout cas c'est des montants qui pour des frais de communication sont de plusieurs dizaines de milliers d'euros pour simplement une seule saison. J'ai pu voir d'ailleurs un tweet de France Télévision dans cette campagne de communication, c'était le 22 août 2023 pour parler drag race. Je cite le tweet pour François le rugby man tenter l'expérience du drag.
C'est aussi montrer l'exemple à ces deux garçons, fin de la citation, alors que cette émission est en plus interdite au moins de 10 ans. Donc on voit qu'on fait aussi la promotion du programme à des enfants. Donc tout ça est un peu contradictoire.
C'est pas vous qui faites la promotion, c'est pas vous qui êtes chargé de la communication faite par France Télévision. Et moi ça m'interpelle. Je je ne sais pas si les contribuables français aujourd'hui alors que l'audience peine à être trouvé que les coûts en plus de l'émission augmentent à mesure des années.
Je je ne sais pas si en tout cas c'est vraiment la mission du service public mais encore une fois c'est pas tant une question à vous poser à vous êtes producteur c'est une question à poser sur les choix éditoriaux de France Lévision les coûts qu'il décide de mettre en face de chacun des programmes. Le coût de la communication aussi cette espèce de de brouillage aussi de communication adressé à des enfants et en même temps interdit aux enfants. On l'a évoqué lors de l'audition de France TV/ash.
Voilà, ça n'est que mon avis. Je me permets de vous le partager et sur les différents coups, je pense que vous avez répondu. À moins que vous ayez envie de répondre.
Oui. Juste juste intervenir sur votre question, monsieur le président sur plus général sur l'audiovision public. Moi juste un à l'époque, vous avez rappelé que entre 2007 et 2009, j'étais conseiller de Nicolas Sarkozy sur les le budget et la réforme de l'État.
Et donc évidemment, j'étais plutôt opposé à la décision qu'il a prise euh de supprimer la publicité sur la sur France Télévision puisque par définition budgétairement euh c'est plus cher. Donc en fait le le mais je en même temps il l'a pas il l'a fait pour pour des raisons qui étit le fait justement de renforcer l'indépendance de l'audience au l'indépendance de de France Télévision aux audiences. Donc de toute façon, il y a une certaine tension entre le sujet des finances publiques et le sujet de programmes qui sont plus ambitieux en terme de de de qualité ou de d'éducation parce que bah il y a moins de personnes qui les regardent et et du coup si vous les financez pas par de la publicité effectivement vous les financez par des des des contributions publiques.
Donc il y a une tension, il revient effectivement à l'État et à ses et et au au corps au corps politique de de prendre les décision à la matière. Merci. Juste par juste si c'est trop long, vous nous arrêtez.
Non non non mais c'est c'est une question intéressante. J' demander à Mar Joubert de me répondre à cette question parce que je pense que c'est important le moment venu. Donc je vous laisse répondre monsieur Courbi.
Non non parce que je sais je crois je crois comprendre que vous allez recevoir Nag mais je sais pas vous vous souvenez peut-être qu'il y a quelques années Nagi avait lancé un programme qui s'appelait The Artist dont le but était une espèce de télécrocher façon The Voice ou façon Star Academy. Mais les jeunes artistes qui venaient là ne devaient faire que des chansons originales qui avaient été créées par eux, écrites par eux et cetera. Ce qui était un paris très risqué.
Il a cru France Télévision avait confiance en lui et l'a suivi. Ça a été ça pas été un succès d'audience, c'est le moins qu'on puisse dire. Alors après, on peut se dire "Ouais mais quand même ça a coûté très cher pour un truc qui a pas marché." Oui, mais est-ce que dans c'est pas le lieu du service public où on doit tenter des programmes de pure création française où même les auteurs écrivent des chansons en français ?
C'est tout le positionnement et ça c'est pas à nous d'y répondre. Peut-être c'est à vous parce que vous allez faire votre rapport. En tout cas, c'est la ligne électorale que doit choisir France Télévision en accord avec son actionnaire et donc avec vous.
Qu'est-ce que je dois faire ? Est-ce que je dois dire "Ben non, moi je fais The Voice parce que je sais que ça marche. Je m'embête pas de savoir si on crée des artistes mais en fait on on on sort des gens qui sont des talents de chanteur ou est-ce qu'on va un peu plus loin, prendre un peu plus de risque et de temps en temps on a des problèmes d'audience.
C'est c'est c'est pas j'aime autant que ce soit vous que nous qui écrivons le rapport. Mais je pense vousz je vais poser finalement je pense monsieur Coré que vous avez posé pas la principale question de cette commission d'enquête mais en tout cas une question essentielle finalement c'est est-ce que parce que le service public audiovisuel c'est de l'argent public on doit lui demander de faire des de mener des missions de service public et des missions que le privé ne pourrait pas faire et donc des contenus que le privé ne pourrait pas offrir ou est-ce que parce que au contraire c'est de l'argent public et que c'est la propriété finalement de tous les Français que c'est l'argent de tous les Français on doit finalement proposer des programmes indifférenciés. On a cité ce ce concours que vous avez proposé à la fois au pré public.
Ça m'intéresserait madame Laur Jubbert parce que vous avez voilà produit ou en tout cas été l'une des des responsables de Love Story d'émissions importantes comme la Star Academy. Est-ce que pour vous finalement la question que pose monsieur Courbier que je relè y avez une réponse ? ce que vous dites et vous avez cité votre mère par exemple qui a été une grande reporter de guerre et d'investigation, est-ce que vous pensez quand même que le service public audiovisuel doit proposer des contenus spécifiques ou en tout cas qu'il différenci du du privé ou au contraire après tout qu'ils doivent proposer des contenus généralistes qui s'adressent à tout le monde et et en cela qui le rapproche du secteur privé ?
Ensuite, je passe la parole à au députés. Je sais pas si je vais être politiquement correct et là dans ce coup on vous a pas invité pour ça. En tout cas euh moi je pense que si on veut avoir un service public fort qui draîne un public vers d'autres contenus qui sont différenciants, il faut les attirer avec des programmes qui les intéressent.
Les jeux sont une clé d'entrée là-dessus parce que quand on regarde le service public, on peut quelquefois se sentir avec certains documentaires, le grand échiquier comme un peu écarté du service public. Le jeu permet de faire du divertissement culturel et donc de ramener entre guillemets des gens qui se disent "Ah bah tiens, je peux jouer, c'est plus accessible et cetera." Dans le politiquement incorrect, je pense que l'une des grosses erreurs du service public a été faite dans les années 2001 à l'arrivée de la téléréalité où il y a une politique qui a été de dire "Nous ne ferons jamais ce genre sur le service public." Je pense qu'ils se sont coupés de toute une jeunesse qui est frayante de ça et que maintenant ils courent derrière cette jeunesse pour la récupérer.
Et euh et je pense donc qu'il ne devrait comme d'ailleurs l'ont fait la BBC, la rail et cetera, ne s'interdire aucun genre télévisuel dans la mesure où c'est un programme de qualité où on y apporte du sens. Par exemple, j'ai produit un programme dont je suis extrêmement fr fière qui s'appelle le Zoo, une saison au zo on a fait 11 saisons d'une saison au zo' programme pour les enfants qui racontaient l'histoire d'un zoau à travers les soigneurs et les animaux. C'était vraiment sur comment ces gens sont investis auprès des animaux.
Les enfants regardaient ça. On a été d'ailleurs, c'est même intéressant, on a été arrêté pas faute d'audience, on a arrêté par un changement de politique éditoriale du service public. Voilà, ça c'est des programmes, ce qu'on appelle nous dans notre jargon télévisuel du factual, c'est-à-dire on suit des gens dans leur vraie vie.
Je pense que s'il y avait eu davantage ce type de programme sur le service public qui sont des programmes feuilletants qui d'ailleurs fonctionnent extrêmement bien sur les plateformes des chaînes, ce qu'on appelle les Bvodes, je pense que ça serait ça permettrait de capter un public qui j'espère ne quittera pas le service public. Merci de votre réponse et on peut souligner que 25 ans ou 20 ans après, vous avez réussi à convaincre France Télévision de se lancer dans la téléréalité. avec ce concours Drag Race France comme quoi l'opinion treté la détermination finit par payer même la directrice générale.
Je donne la parole à Calvest pour 2 minutes pour le groupe ensemble pour la République. Merci [grognement] monsieur le président. À l'instant on est venu sur la question de la distinction.
Est-ce que par quoi doit se distinguer les émissions sur le service public ? Vous avez à l'instant rappelé qu'il y avait pas forcément une dicotomie à faire entre les jeux d'une part et d'autres parce que par le jeu, par le ludique, on peut arriver à informer et à éduquer. Je voulais revenir sur monsieur Courbit.
Vous avez parlé de la prise de risque en disant aussi que peut-être que plutôt que de distinguer les programmes, le type de programme, c'est la faculté qu'à le service public de pouvoir prendre des risques. Et prendre des risques, c'est notamment de donner sa chance à des formats qui n'ont pas été faits ailleurs et sur la capacité que l'on a de faire confiance. Euh je voulais voir si vous aviez euh dans votre mémoire ces dernières années euh peut-être des regrets euh que des prises de risque n'aient pas été euh pris par rapport à des programmes que vous proposiez au service public.
Et ce euh pourquoi euh à votre avis il n'était pas pris ce risque. Est-ce que c'est parce que le service public est soumis à beaucoup de contraintes ? Il faut tout faire avec pas forcément tous les moyens.
Euh est-ce que c'était dû plutôt à des politiques éditoriales ? Est-ce que c'était par la frilosité de ceux qui le dirigeaient ? Est-ce que vous pouvez nous donner peut-être un exemple inspirant pour pouvoir faire que nous, représentation nationale, on soit capable aussi d'accompagner euh ce que je souhaite moi, en tout cas cette prise de risque quant à loi dans le bon sens du service public.
Merci chers collègues. Non, c'est c'est toujours facile de réécrire l'histoire après. Vous savez, on peut toujours dire il fallait faire ça ou si je prends un ou deux exemples.
Un, c'est une c'est une émission qui est chez nous maintenant mais qu'il n'était pas à l'époque, c'est Colanta. Je pense qu'aujourd'hui toutes les chaînes du service public en France meilleur rêveraient de l'avoir parce que c'est quand même un jeu d'aventure qui plaît aux jeunes publics et à un public plus large qui défend des valeurs saines et cetera. Ils ne l'ont pas fait à l'époque, j'en suis à peu près certain parce que c'est le tout début de la téléréalité.
C'était même avant Big Brother, c'est les premières émissions et ça c'était je pense dans la doctrine propre de la chaîne de service public en France quelque chose d'invisageable. Les temps changent he c'està-dire que ce qui était la on se souvient tous du séisme qui a été l'émission qu'a produite Love Story Alexia aujourd'hui ça le serait plus parce que les usages sont comme ça. Il y a pas de jugement de valeur.
Je dis pas c'était mieux avant, c'était moins bien avant. Chacun se fait son opinion. Mais à un moment, en effet, le service public a d'énormes avantages et qu'il est capable de prendre des risques sur des programmes.
Je le parlais, j'en parlais tout à l'heure avec le programme Z Artist qui a fait Nagi parce que ils ont dit "OK, c'est un truc un peu risqué euh mais on n' pas la pression de la pub parce que c'était en en prime time et de temps en temps ils sont parce qu'il je pense qu'ils se mettent eux-mêmes des limites ou parce que ils pensent qu'en effet leur actionnaires ou vous les parlementaires où il ils seront soumis à des critiques, ils vont dire on va nous critiquer donc on le fait pas mais ils ont profondément envie." Et le deuxième programme, celui-là, je l'ai vécu, c'est Star Academy. Star Academy, on l'a mis à l'antenne sur TF1 à l'époque sur France Télévision.
C'était totalement impossible. C'était ça arrivait juste après le loft et que tout le monde considérait que c'était la télépoubelle, la téléréalité. Aujourd'hui, je pense que France aurait enfin aimerait beaucoup enfin je pense pas, je le sais, aimerait beaucoup avoir acadé parce que c'est des valeurs, on crée des artistes, on suit des jeunes qui font de l'apprentissage voilà et cetera.
Donc en effet, la prise de risque, elle est pas simple à définir. Est-ce que en amant vous dites ils peuvent faire drag race ou ils peuvent faire d'autres programmes parce que c'est des programme de qui sont un peu submersifs mais qui seront moins demain et qui attirent une nouvelle une nouvelle clientèle, je sais pas si on appelle ça comme ça, enfin nouveau des nouveaux téléspectateurs où est-ce que vous devez définir le cadre du service public sans dans une politique éditorale extrêmement restrictive, plus culturelle, je sais pas. Merci.
Et je donne la parole à madame Souet pour 2 minutes pour la France insoumise. Merci beaucoup messieurs dames. Vous êtes donc numéro 1 en terme de production de flux.
En 2023, vous disiez vous-même que chaque semaine 38 millions de français regardez au moins un programme de BANIGet. C'est un groupe aussi qui vit largement des déers publics. Vous êtes notamment donc comme vous le disiez à la tête de programme phare comme n'oubliez pas les paroles.
Tout le monde veut prendre sa place Fort Boyard et cetera. Mais vous travaillez aussi avec des personnes qui se permettent de cracher sur l'audiovisuel public. Je pense à monsieur Cyril Anouna qui début 2023 avec beaucoup de démagogie avait dit qu'en fait les 4 milliards accordés à l'audiovisuel public c'était trop et qu'on pouvait acheter des autos pour la police des quelques hôpitaux et même augmenter les enseignants.
Alors je me rappelle que vous aviez condamné ces propos mais pour autant vous ne l'avez pas sanctionné. Il est toujours actionnaire du groupe. Donc moi déjà la première question que je voudrais vous poser c'est est-ce qu'à terme vous comptez vous séparer définitivement de lui ?
L'autre question que je me pose c'est qu'est-ce qui justifie autant de contrats au sein de l'audiovisuel public ? est lié selon vous à la qualité de vos programmes. Est-ce que vous seriez proche du pouvoir ?
Si je vous pose cette question, c'est parce que monsieur Courbier, je me rappelle d'une affaire d'il y a quelques années, pendant les perquisitions de la mairie de du 7e arrondissement concernant madame Dati, vous aviez on avait retrouvé un cahier à spirale sur lequel était écrit votre nom, les termes contrat, je en ligne et cetera. Donc là déjà, je me pose la question, monsieur Courbier, est-ce que vous avez eu recours au service du cabinet d'avocat de madame Dati ? Est-ce que vous lui avez demandé à l'époque de faire pencher la législation en votre faveur ?
Alors, je me rappelle aussi que tout récemment, décembre 2025, cette même madame Dati devenue ministre de la culture vous a remis la Légion d'honneur. Donc vraiment, quels sont vos liens avec la ministre de la culture ? Êtes-vous proche d'autres personnes proches du pouvoir ?
Et est-ce en raison de ces liens que Biget signe autant de contrats avec l'audiovisuel public ? Merci même soudais. Monsieur, je vais prendre la première question.
Donc euh alors pas forcément suivi l'actualité. Cyril Anouna a quitté le groupe au début de cette année puisque il a il a racheté sa société de production et donc il est sorti du groupe d'ailleurs à à sur sa propre initiative. Sur le reste, écoutez, sur on vit des doners publics comme on vous l'a dit, c'est 1 % de notre chiffre d'affaires.
Donc euh et si on les faisait pas avec le service public, on les fera ailleurs parce que les émissions dont on parle, on les vendrait à d'autres. Donc je pense que quand on vous dites qu'on on vit largement des données publiques, ça me semble un petit peu à l'exagérer. Ou alors peut-être on a pas la même notion des chiffres.
Je je j'admets ça que c'est pas globalement. Mais quant à au carnet auquel vous faites allusion de même d'ati connaissance. Je sais pas si vous avez plus d'informations que moi, j'en sais rien.
Je sais pas. Merci monsieur Courbadisadé pour 2 minutes. Merci monsieur le président.
Je voudrais revenir sur votre relation avec madame Dat. Est-ce que vous pouvez nous dire si madame Datant d'être ministre de la culture a été votre avocate ? Moi, j'en ai pas le souvenir, mais peut-être que vous savez des choses.
Moi, j'ai pas le souvenir. Donc, vous confirmez sous serment que vous n'aviez aucune relation contractuelle financière avec madame Dat bien que des carnet à spiral retrouvé lors de perquisition donc par une autorité policière à à la mairie du 7e mentionne nom, des sommes d'argent et des rendez-vous pris sans doute avec vous. Vous confirmez que vous n'avez elle a pas été elle n'a pas défendu vos intérêts en tant qu'avocate.
Je vois bien que c'est un grand rapport avec la mission de sur la commission d'enquête sur le service public. Je pense qu'on est en droite ligne. C'est alors pour vous je vous confirme.
Je sais pas ce qu'il y a eu dans ces carnet que madame Dat n'a jamais travaillé pour nous. C'est tout. Mais je fais je le fais sous serrement, j'ai pas de problème avec ça.
La relation c'est que madame Dat est en charge de la culture et de l'audiovisuel public également et que à ce titre, on peut s'interroger sur est-ce qu'il y aurait eu des financements de part et d'autres qui sont liés à votre société de production quand elle était enfin avocate ou est-ce que vous avez bénéficié d'un d'une sorte de privilège une fois qu'elle est devenue ministre de la culture ? Est-ce qu'il y avait des liens entre vous ? Il y avait aucun lien donc entre vous madame et vous madame Datant et récemment.
Elle vous a remis la légion d'honneur. Ça ça vous confirmé qu'elle vous a remis une légion d'honneur le 19 décembre. Madame ditadé monsieur vous a répondu.
Est-ce que parce que vous je comprends pas bien mais peut-être que parce que je suis un peu lent, vous sous-entendez que le ministre de la culture, madame Nati ou d'autres pourrait dire à France Télévision vous allez commander des programmes à quelqu'un et qu'ils auraient un pouvoir sur lui. J'ai pas bien compris. Peut-être que c'est ça.
Non, c'est ça ça me semble pas être le fonctionnement démocratique, mais peut-être que j'ai moi j'ai raté des trucs. Je suis dans le privé donc je suis pas tout hein. Le monde des affaires, c'est aussi un monde de réseau.
C'est pas à vous que je vais l'apprendre et il y a des bons réseaux puis il y a des réseaux qu'on qu'on ignore et d'ailleurs des enquêtes mettent à jour des réseaux régulièrement. Le fait que votre nom se retrouve dans des carnets de son assistante euh qui sont mis à jour par la police lors de perquisition est un fait qui interroge la représentation nationale. Pardon de vous poser ces questions.
Je crois je crois que monsieur je vous avez répondu sousement que madame Datin n'avait jamais été votre avocate. Vous le confirmez comme ça au moins on va pouvoir avancer euh si vous voulez comme ça. Donc monsieur Courbi a répondu en vous indiquant que Mam Dati n'avait jamais été son avocate n'avait jamais défendu ses intérêts sous serment.
Donc je pense que vous avez votre réponse peut avancer. Merci madame Adisadé. Monsieur Morel pour 2 minutes.
Merci monsieur le président. Alors monsieur Courbit a présenté Banijet comme une coopérative de producteurs indépendants. C'est une formule un peu éphémistique parce qu'en réalité c'est un une méga success story à la française qui a même inspiré des romans, un romancier en tout cas.
Donc c'est c'est c'est pas rien. Moi j'ai j'ai trois questions. Vous avez dit quelque chose de très important.
Vous avez souligné le risque qui est réel. dans l'audiovisuel qu'à la fin on soit tous américains. Et en effet, c'est un risque colossal avec et et ce que ça implique, c'est-à-dire l'un l'uniformisation euh de des biens culturels.
Ma première question, c'est est-ce que vous avez le sentiment que Banij contribue avec le service public à déployer une plus grande diversité là où on craint l'uniformité ? C'est la première question. Deuxième question, ça n'a pas de rapport direct avec notre commission d'enquête, mais ça m'intrigue. [grognement] Euh la création audiovisuelle et cinématographique, elle est protégé par des droits d'auteur.
Euh les Américains, eux, ils font pas la différence entre droits d'auteur et droit patrimnomal. Et comment on fait pour protéger un format ou une idée ? Je pense notamment à des jeux ou tout ça.
Et parce que ça pour le coup, c'est pas totalement dans le scope de notre commission d'enquête, mais par contre c'est une question qui est importante d'un point de vue législatif. Faisz voir votre sentiment. Troisème question, on a parlé de Nagi ou de Hanouna, c'est la question des animateurs producteurs.
Moi, j'ai toujours été un peu sceptique par enfin je me pose des questions par rapport à ce statut et de façon très concrète, comment ça se passe ? L'animateur, il doit négocier à la fois son salaire d'animateur mais aussi sa marge de producteur. Est-ce queil y a pas un risque, en tout cas, c'est une question que je me pose en réalité de double ticket qui qui serait coûteux pour les finances publiques ?
Ça c'est la c'était ma troisème question. Merci monsieur Morel. On va se répondre monsieur.
Alors sur le risque d'américanisation, il est réel mais c'est pas propre à l'audiovisuel, c'est propre aujourd'hui. Ouais, il y a beaucoup de secteurs dans l'économie où globalement la France est un petit pays, je je le regrette he profondément, mais on a tous des téléphones, ils sont soit coréens, soit américains, enfin on a pas de téléphone français, il y a des tas de [raclement de gorge] secteurs comme ça. En l'occurrence, nos clients principaux, ceux qui globalement augmentent leur part de marché chaque année sont des clients américains.
Amazon, on l'a dit, Apple, Netflix, Netflix. Ça n'a été possible que parce que le marché américain a structuré de telle manière que ils ont dû dépenser, je sais pas, une trentaine de milliards au début en pure perte pour arriver à faire ce qu'ils font aujourd'hui. Aucun groupe Français aurait pu le faire.
Le plus le plus talentueux, le plus aventurier, il n'aurait pas réussi à le faire. Donc globalement euh je on peut le regretter mais on essaie de lutter comme on peut. Alors, est-ce que nous banji on contribue à la culture française ?
On essaie de le faire à travers certains programmes. On parle de prodige qui est une création française. Les jeux dont parlé Alexa tout à l'heure, chacun son tour, n'oubliez pas les paroles sont des créations françaises.
Donc, on exporte aussi des programmes à notre petite échelle, hein, un peu partout dans le monde. Donc, indirectement ce que les gens appellent le soft power. On essaie d'insuffler un peu d'idées françaises, elles sont pas géniales, elles sont pas révolutionnaires mais on essaie de le faire à notre mesure.
Je vais finir par les droits d'auteur, mais c'est là où je suis probablement le moins compétent. Alexia et Jean-François sont plus que moi. Sur les animateurs producteurs, c'était une grande réalité euh d' notre métier d' vingtaine d'années parce que à l'époque globalement le les formats étaient moins importants et globalement l'animateur était clé.
C'est que donc un animateur avait suffisamment de poids pour dire moi je suis animateur si j'ai ma propre de production et si c'est moi qui produit mon émission. C'est plus vrai aujourd'hui. Maintenant, il y a quasiment plus de de d'animateurs qui sont suffisamment forts pour aujourd'hui imposer, dire c'est moi ou c'est rien parce que la plupart vivent autour de formats et c'est des formats qui les portent et qui les aident.
Donc c'est un petit peu moins vrai. Euh il y a quelques rares exceptions. Vous parliez de Cyril Anouna euh qui lui globalement le format est beaucoup moins important que son talent.
On l'aime ou on l'aime pas ? Je le dis d'autant plus facilement que il n'est plus dans le groupe. Donc je défends pas ses intérêts.
Il c'est on aime ou on n'aime pas ce qu'il fait. Il a un grand talent d'animateur. Donc lui sur sa personne il arrive aujourd'hui à dire bah c'est moi qui produit ou ces personnes.
Mais c'est une très des très rares exceptions en France. Je vois pas qu'il y a d'autres aujourd'hui. Nagy dont on parle qui est dans le groupe qui est très talentueux.
Arthur avec lequel j'ai été associé et tant d'autres. Ils ont un immense talent mais ils le font avec un format. Donc seul il disait tu me prends, c'est moi et puis je vais faire mon chose, ça marcherait pas.
Donc cette notion d'animateur producteur, il me semble qu'elle existe plus aujourd'hui. Et c'est pas typiquement français, c'est dans le monde he vraiment, il y a plus aujourd'hui d'animateur producteurs qui arrivent à dire je suis plus fort que le format. Sur les droits d'auteur, peut-être que Alexia ou Jean-François, vous êtes plus compétent.
Euh [raclement de gorge] sur les droits d'auteur, vous avez raison, c'est un point extrêmement important ce qu'on appelle nous dans notre jargon l'AP. C'est très important qu'on en soit propriétaire. C'est d'ailleurs une lutte qu'on a euh contre les streamers.
Les streamers, ils sont arrivés avec leur culture euh américaine. Euh donc quand je parle des streamers, c'est Amazon, Netflix, Apple où ils sont propriétaires en fin de compte de la propriété intellectuelle qu'ils ont financé. Euh on a une chance qui est l'exception culturelle en France et qui d'ailleurs fait partie aussi de d'une des missions du service public, c'est de faire travailler la production indépendante et de favoriser la création.
Quand vous êtes producteur indépendant, vous investissez, je vous l'ai déjà dit, énormément d'agents dans ce qu'on appelle nous la RED. C'est-à-dire que on va signer des accords avec des auteurs, on va développer des formats en espérant pouvoir les vendre et on reste propriétaire de ces IP. Donc ça, je pense que si le la pire chose qui pourrait nous arriver, ça serait queon devienne juste des fabricants euh et qu'on arrête d'être des producteurs délégués, c'est-à-dire qu'on assume beaucoup de responsabilité en étant producteur délégué, mais on garde nos propriétés intellectuelles et on garde la possibilité de les distribuer.
On en a parlé au début quand on est quand François a fait son propoliminaire. Euh on a deux activités dans euh dans notre secteur. On a le le secteur de la production et le secteur de la distribution.
Il y a certains programmes qu'on produit à perte mais on se dit qu'on va pouvoir les distribuer. Alors ça fait aussi partie du soft power français à l'extérieur et donc c'est là-dessus aussi que notre économie fonctionne. Mais euh non mais même soudain enfin non mais pardon pas à l'école enfin vas-y non c'est ag le doigt c'est pour ça.
Non pardon non c'est pas je suis juste en train de dire que non que je vous vois lever le doigt c'est pas dés lever le doigt. Je dis juste on pas parlez correctement s'il vous plaît. Je veux juste dire que monsieur Cyriluna en fait moi ce que je lis c'est pas c la commission d'enquête ne porte pas sur cyuna merci madame Sou mais je voudrais avoir la commission d'enquête non pardon vous la commission il y a quelques règles par madame Souet on va pas recommencer la dernière fois on va pas jouer au micro madame Souet il y a quelques règles si vous me permettez attendez pardon c'est mon rôle de président d'organiser madame Souet vous permettez que je termine c'est moi comme président de la commission d'enquête qui distribue la parole c'est mon rôle d'organiser des débats et de m'assurer qu'il puisse s'organiser dans un cadre respectueux.
Et donc donc là vous vous appuyz sur le micro pour prendre la parole. Pardon. Euh permettez demander la parole.
Je comprends pas bien votre pourquoi vous reprenez la parole alors que chaque groupe politique s'exprime pendant 2 minutes. Donc on prend pas la parole comme ça quand on veut dans cette commission d'enquête. Donc quel est l'objet de votre demande de prise de parole complémentaire ?
Voilà c'est juste que je vous dis qu'en fait j'ai vérifié que moi je je lis que monsieur Hanouna est toujours actionnaire. Alors, j'aimerais avoir la certitude que c'est enfin que c'est bien le cas qu'il n'est plus actionnaire parce que moi je dis qu'il a 1,5 % de par très bien madame Sou. Alors, je rappelle pardon que vous vous serez d'accord avec moi que la société de production de Cyril Lanouna et Cyrilou Lanouna ne rentrent pas dans le cadre de cette commission d'enquête puisqu'il ne travaille pas pour le service public audiovisuel.
Maintenant, si monsieur Riai qui de manière transparente était prêt à vous répondre et on va pouvoir avancer. Monsieur RI, bah tout à fait. En fait, comme je le disais tout à l'heure, nous sommes une société côté.
Donc effectivement, Cyril Anouna à ma connaissance est toujours actionnaire de la société comme vous pouvez le le devenir, je vous invite tous d'ailleurs à le devenir en achetant nos actions. Euh donc en fait, c'est pas nous qui décidons aujourd'hui si s'il est actionnaire, s'il reste actionnaire, quand est-ce qu'il sort, il est actionnaire, il a des actions et il décidera le moment venu que selon ses souhaits de de les vendre ou de et de plus être actionnaire. et le en tout cas sa société de production ne fait plus partie de du groupe et encore une fois je le rappelle c'est à son initiative c'est pas une punition par rapport à ce que vous disiez tout à l'heure.
Merci vous avez votre réponse madame madame Souet avant de redonner la parole au rapporteur j'ai une toute petite question que j'aimerais vous poser. Vous vous êtes le leader de la production audiovisuelle mondiale. Vous travaillez pour beaucoup de chaînes publiques dans le monde.
Qu'est-ce que l'audiel public français ne fait pas ? Et au regard de votre expérience, des contenus que vous proposez pour d'autres chaînes de télévision publique, vous considérez qu' qu'il devrait faire, vous avez cité même la Roche Oubert, la téléréalité par exemple, mais est-ce que à l'heure où finalement on le sait aujourd'hui les il y a un vieillissement des audiences de la télévision, en particulier de la télévision publique, est-ce qu'il y a pour vous regard ce que vous pouvez produire par exemple pour d'autres chaînes publiques dans dans le monde des contenus, des formats que l'audiol dans l'audiel public mériterait de s'inspirer peut-être des d'ailleurs des formats que vous leurvez peut-être proposé et qu'ils ont et qu'ils ont refusé. Alors euh on a proposé beaucoup de choses, ils en ont refusé beaucoup.
Euh juste parce que il y a une chose dont on n pas parlé, c'est que on est soumis comme la nos collègues producteurs à des appels d'offre et on a perdu de nombreux appels d'offre et même quelquefois nous on a même pas été sollicité pour les appels d'offre. Euh donc oui, il y a plein de programmes qui pourraient produire. Alors après c'est c'est quand même nous il y a une spécificité c'est qu'on a des programmes qui sont sur les antennes du service public depuis des années.
On parlait de forboyard de Taratata, ça fait ça fait partie ou même de prodigeu très très longtemps. À chaque fois on repasse l'examen c'est qu'à chaque fois on doit défendre devant ben ça a été Caroline Damel Brière Delphine Ernomess nos programmes pour justifier bien que c'est dans la ligne éditoriale qu'il mettent en place. Après, la ligne éditoriale, ça leur appartient.
Euh nous euh euh évidemment plus on plus on aura de genre de programme qui peut y s'être représenté, mieux ça sera. Vous parliez d'uniformisation euh des contenus. Euh moi je je trouve qu'en tout cas ce qu'on produit pour nous, on produit des rendez-vous familiaux et fédérateurs comme Fort Boyard et Interville, des formats culturels et musicaux comme Prodige Tarata, n'oubliez pas les paroles, des programmes documentaires Anne Franck, journal d'une adolescente, euh j'ai pas les mots.
Enfin voilà, on a une multitude. Est-ce qu'il y a un ou deux programmes de l'autre duel public étranger qui arrivent par exemple à toucher les jeunes ou d'autres publics dont vous vous dites ça serait que alors pour nous aider à réfléchir aussi Stéphane parlait de de Starac. Je pense que Starac ou un programme comme l'amour est dans le prê, l'amour est dans le prêt, on peut se dire que ça aurait été un programme parfait pour France 3.
C'est voilà, ça met en valeur l'agriculture, les régions et cetera et tout. Donc je je je ne suis pas en charge de la ligne éditoriale du service public. Ce qui est sûr, c'est que plus il y aura de genre et en plus dans leur stratégie là de numérisation et de changement un petit peu du linéaire au digital, ils vont être amenés probablement à produire peut-être davantage et avec plus de diversité de programmes.
Donc on sera là pour leur proposer nos programmes. C'est vous aussi bénéficier de votre expérience. leader de la production audiovisuelle mondiale, on se dit qu'il a quelques idées.
Vous en avez pour essayer de nourrir aussi la réflexion sur une évolution ou en tout cas une adaptation de En tout cas, s'il nous le demande, on sera là évidemment pour J'ai noté les programmes et on verra si le rapporteur les les retient dans son rapport. Je sais pas si on verra l'amour et dans le prê sur France 3 qui n'est pas produit par nous par ailleurs. Merci monsieur le président.
J'en viens au au coûpt et notamment aux marges de certaines émissions, notamment des des jeux. J'avais quelques questions à vous poser sur le sujet. Quand on compare le niveau de marge que vous réalisez avec le service public, est-ce qu'il est plus élevé, moins élevé ?
Est-ce qu'il est comparable avec des des clients du privé ? Et enfin, à quel niveau de marge à peu près vous estimez euh le niveau excessif ? Est-ce que vous avez des éléments de réponse à nous apporter ?
Alors euh très sincèrement sur le service public, on fait des marges extrêmement raisonnables. On peut faire même des marges qui ne couvrent pas euh nos frais généraux. Les frais généraux euh sur le service public, on les estime entre 10 et 15 %.
Euh donc régulièrement, on ne couvre pas nos frais généraux. Euh après ça dépend aussi de plein d'éléments. Euh je pense que vous allez parler des 5 % de de demande euh de réduction de nos budgets sur le flux.
Je rappelle que le flux est toujours une variable d'ajustement. Je le regrette parce que je considère que ça fait partie des genres importants en télé. Ça a été extrêmement douloureux pour nous de faire cette cet ajustement.
On l'a fait aussi parce que le service public est est notre partenaire depuis très longtemps. On l'a fait avec des prises de décisions importantes sur nos programmes euh en mettant quelquefois des bestofs. On a même des commandes qui ont été euh résiliées comme la deuxième partie de soirée de Fort Boyard où là on a perdu un programme.
Euh la carte au 13 ans n'a pas été commandée cette année. Donc voilà. Donc c'est c'est euh c'est c'est difficile de travailler pour le service public.
Il faut savoir que euh il y a jamais c'est je pense qu'il n'y a aucun client qui connaisse aussi bien son fournisseur. C'est-à-dire que moi, j'ai l'impression que le capot, il est constamment ouvert. Euh c'est c'est quand on défend un programme, on le défend auprès de l'unité euh artistique.
Donc ça, il y a cette première phase. Donc déjà, c'est une phase qui nous demande beaucoup d'énergie de convaincre de la qualité de notre programme. Après, on passe devant les services financiers et ça c'est du ligne à ligne.
Mais quand je vous dis du ligne à ligne, on est à livre ouvert et il ils vont rentrer sur toutes les lignes. Et une fois qu'on a fait ça et qu'on a nous produit, on a des audits. Euh et ça je vous parle sur le flux, on a des audits et on a des audits sur toutes nos émissions.
La prochaine est d'ailleurs sur Prodige. On l'a su il y a 15 jours ou 3 semaines. Euh donc on a des audits sur tous nos toutes nos émissions et il y a des programmes même où on décide de prendre des risques comme Interville.
Interville, c'est un programme où on s'est dit on a envie de remettre euh cette émission euh à sur l'antenne de France Télévision qui était euh une émission populaire et familiale. Voilà, on a pris notre risque producteur. Euh quand j'ai produit Fortboyard pendant le Covid, j'ai pris mon risque producteur.
Euh ils ont voilà, je n'étais pas assurée sur Fort Boyard. Donc s'il y avait un problème de Covid sur Fort Boyard, bah dans ces cas-là, je perdais tout. Donc c'est c'est euh c'est il y a aussi des engagements des producteurs envers le service public.
On va être très clair fortyard, une autre chaîne du privé m'a contacté pour récupérer Fort Boyard. Fortbyard, c'est une chaîne qu'on considère être vraiment un actif qu'on a développé avec le service public. Alors, même si on aurait pu gagner plus d'argent ailleurs, nous avons pris la décision de laisser sur le service public.
Voilà, on on travaille aussi en tant que partenaire et ce sont des partenaires rigoureux mais de confiance. Je vous remercie pour pour votre réponse. Effectivement, vous avez procédé à beaucoup d'audit sur toutes les les productions.
J'ai pu accéder à un certain nombre d'audit dans le cadre des documents de France Télévision m'a transmis. Je vais citer une émission. Cette émission, c'est un jeu produit donc sur France Télévision, chacun son tour.
C'est une émission qui est produite par Nag pour votre groupe. Elle est animée par Bruno Guillon et l'audit qui a été réalisé que vous avez accepté à démontrer que Nagi, dans le cadre de cette émission réalisait une marge de près de 42 %. Bon, à titre d'exemple, Fort Boyard fait, je crois 15 % de marge, ce qui est à peu près la moyenne du secteur.
Bon, on parle de l'argent des français, on parle de l'audiovisuel public. Est-ce que vous avez pas l'impression qu'une marge sur un jeu sur France Télévision animé et produit par enfin animé par Brono Guillaume produit par Nagi, est-ce que 42 % c'est pascessif ? sur les les jeisai après Jean-François et Alexis parler du niveau de marge.
Je voudrais juste préciser une chose parce que on cite beaucoup Nagi. Un c'est pas lui qui produit du tout cette émission hein, que soit clair et de c'est pas la société non plus dont il s'occupe qui appartient 100 % à Banij qui produit. Lui, il dirige aujourd'hui Bijet Production France.
C'est pas Big Production France qui qui produit l'émission chacun son tour. Et quand bien même ce serait celle-là, c'est pas Nagi, c'est la société Big Production France dans dans laquelle il est salarié. Mais c'est pas nous sommes actionnaires.
Après sur la marge 42 me semble très étonnant mais je Ouais, c'est c'est effectivement pas la marge en tout cas qui qui ressort qui ressort chez nous. Maintenant, enfin on peut parler on peut parler de d'un certain nombre de programmes, il y a pas vous posiez la question tout à l'heure de à partir de quel niveau c'est ça ça interpelle. Je crois que François l'a dit en introduction, la marge globale de notre activité de production est publique, elle est de l'ordre de 10 % et il faut avoir une certaine diversité, je crois, dans ces activités pour pour être capable pour être capable d'être un groupe un groupe comme le nôtre.
Euh on produit on produit des émissions dans lesquelles on gagne un peu plus que la moyenne. On produit des émissions dans lesquelles on perd de l'argent et parfois beaucoup d'argent. Alors pour parfois pour des raisons et des facteurs un petit peu exogènes comme l'expliqué Alexia, mais parfois tout simplement parce qu'on croit dans un programme et on y croit tellement qu'on pense qu'il faut euh je dire bah garantir sa bonne fin jusqu'à engager plus d'argent que que le le l'apport l'apport financier qui a été qui a été convenu par le par le le diffuseur.
Donc donc voilà. Et euh je pense qu'il y a quand même une précision qui est qui est qui est importante à rappeler, c'est que euh on parle de marge mais euh enfin je crois qu'Alexia, tu en as tu en as parlé un petit peu, peut-être que tu voudras rajouter quelques éléments là-dessus, mais une société de production, c'est un ensemble de beaucoup de choses. C'est une rémunération qui euh sert à couvrir énormément, j'allais dire, d'investissements dans la création et le développement, des équipes, des moyens.
On parlait tout à l'heure de qu'est-ce qui fait la spécificité des formats de la création de propriétés intellectuelles. Je pense qu'il faut avoir des acteurs effectivement qui sont capables sur certains programmes de gagner de l'argent pour être capable de de créer des formats qui permettent ensuite de de s'exporter et de faire un groupe de notre groupe, un groupe en tout cas qui est qui est un leader un leader mondial. simplement je sur le le fait que c'était pas produit par Nagi.
Bon cette émission chacun son tour est produite par Bigé Production Média et en démol France mais Nagi est producteur délégué au nom. Alors j'ai pu voir qu'il se versait de tiers des émoluments en matière de production. Donc c'est c'est là où j'ai l'impression quand on se verse 2/3 des évolumements euh on est aussi producteur de l'émission.
On va on va préciser le le producteur délégué. Il y en a qu'un seul, c'est la société Andémol. Euh Andémol a confié certaines missions de production exécutive à Banij Production Média qui dispose bah comme vous l'imaginez, comme vous avez d'une certaine expertise en matière de production de jeu.
Mais il y a un seul producteur de cette émission, c'est Enemol. Et et juste encore une fois, il se trouve qu'on est une société publique donc nos chiffres sont publiés tous les ans et même il y a des rapports trimestriels qui sont faits. Donc c'est assez facile de savoir combien on fait de marge et en effet on est selon les années entre 14 et 15 % de de profit et sur la partie production en dessous de 10 %.
Euh mais il faut je je donc on fait avec le service public en France pas plus même plutôt moins euh de profit de marge que l'on fait avec le service privé. Il y a des programmes qui marchent plus que ça, plus de 10 % et d'autres qui marchent beaucoup moins. On en parlait Tarata, ça fait pas de profit Interville non plus.
Et donc c'est l'équilibre de ça qui fait qu'on arrive à ce niveau de marge. On pourrait aussi se poser la question de se dire "Ah, c'est bien qu'on ait des groupes français qui arrivent à importer à exporter des idées à l'extérieur et et pour ça donc il faut globalement que ce soit des groupes qui a les moyens de se développer de de d'investir dans la création. La création française Alexia, elle a un budget de plusieurs millions d'euros par an de développement.
Donc c'est nécessaire mais nous ne sommes pas nous une entreprise de service public et pour qu'on puisse faire ce développement il faut absolument qu'on se développe et que donc on a un peu de profit. Donc on pourrait tomber, ce qui est pas notre casin dans une situation UBS quand ben quand vous traz pour le service public, vous ne faites zéro marge. Et donc bah la première tendance que vous avez quand vous êtes un groupe qui veut se développer, c'est dire bon, on va aller vers ceux qui a priori nous donnent une marge supérieure.
C'est pas ce qu'on fait aujourd'hui parce que on travaille avec le service public à peu près dans les mêmes conditions qu'avec le privé et certaines fois on sait que c'est probablement moins profitable de de d'aller sur le service public comme Alexia disait lors du renouvellement du du contrat de Fortbyard. Mais c'est aussi vrai parce que je sais que il y a eu quelques attaques indirectes qui ont été faites face à Nagy en disant qui faisait 70 % de marge, qui s'était enriché et cetera. Depuis que Anagi est associé avec nous, il a des contrats qui sont de 2 ans, des fois de 3 ans.
Je peux vous promettre que tous les de ou 3 ans, quand son contrat arrive à terme, il a des appels réguliers des chaînes concurrentes qui lui disent "Est-ce que finalement tu es toujours attaché au service public ? Est-ce que tu ne veux pas bouger ? Nous, on est prêt à te recevoir et ceci pour une simple et bonne raison.
Un jeu, comme n'oubliez pas les paroles, coûte probablement deux ou trois fois moins cher que les fictions qui existent aujourd'hui, par exemple en face à TF1 avec des niveaux d'audience qui sont supérieurs en audience absolue et à peu près équivalente en audience commerciale. Donc globalement pour la chaîne, n'importe quelle chaîne privée de télévision, on doit se poser la question tout le temps de se dire est-ce que finalement on n' pas intérêt à prendre un talent ailleurs qu'on produit qui fera des audiences équivalentes pour un produit moins cher. Nagi, c'est pas quelqu'un qui est collé sur le service public et qui dit "Je peux pas aller ailleurs." Donc, ils me prennent absolument pour ça.
Et d'ailleurs, c'est pourquoi mon clause d'audience. Donc pour revenir, pardon si j'étais un peu long, mais sur le sujet des marges, oui, on gagne notre vie normalement sur le service public et c'est pour ça d'ailleurs qu'on a une relation saine. Est-ce qu'on gagne mieux notre vie qu'avec les chaînes privées ?
Non. Euh voilà, il y a il y a un élément que j'ai du mal à comprendre, c'est que je vois euh que dans les documents qui m'ont été transmis que sur cette émission euh Nagy est producteur délégué et que notamment dans la rémunération des producteurs délégués, il prendrait [grognement] les deux tiers de cette rémunération. Donc j'ai l'impression que euh il est producteur délégué comme monsieur Jean-Louis Blaau pourémol France et que les émoluments qui sont versé sont non figure.
Donc c'est aussi pour ça que je j'ai du mal à comprendre. Est-ce que vous confirmez pour cette émission ? Chacun son tour, Nagi ne perçoit aucun évolument même pour de la production déléguée au titre Demol France ou de Baniger Production Média.
Il n'est absolument pas impliqué dans cette dans cette émission. Pardon ? Comme on l'a comme on l'a indiqué, Andemol a confié une mission de production exécutive à la société qui est dirigée par Nag qui s'appelle Benij production méia.
Dans ce cadre là, il y a une valorisation dans le budget qui est allouée au au travail en tant que producteur que que peut effectuer que peut effectuer Nagi. Et c'est pas de l'argent, c'est pas de l'argent d'ailleurs qui qui va qui va qui va dans une quelconque rémunération. C'est une simple valorisation du coût réel de l'émission.
Comme chaque émission et chaque devis doit refléter le coût complet d'un le coup complet d'un programme et c'est pas c'est pas Nagi, c'est Banij production média et qui a qui a s'il y a quelque chose Nag euh euh alors après c'est pas de la faute du rapporteur, il se trouve que dans les documents qu'on a, il y a écrit il y a écrit Nagi. Donc je voilà, je il y a des il y a des nomes. C'est pour ça que je viens en soutien du rapporteur.
Il se trouve que les les les documents qu'il a à sa disposition que j'ai j'ai consulté effectivement mentionnent nommément. Donc c'est pour ça que voilà c'est pas et si je je vous pose la question, c'est parce que j'ai été assez surpris par ce contrat. Bon, je vous ai expliqué sur l'audit de production qui m'a été transmis, le pourcentage de marge est 42 %.
Ce qui me paraît beaucoup notamment par rapport à Fort Boyard que vous produisez aussi et qui est il semble dans la moyenne des contrats que j'ai pu lire qui étaient autour de 15 %. Et je j'ai aussi pu découvrir que il avait été mis au devis 160 enfin à peu près moins de 200000 € pour se rémunérer. Et en fait après analyse des comptes, monsieur Nagi et monsieur Blaau se sont versés près de 300000 € dont 200000 € pour NI et 100000 € pour monsieur Blau.
Donc ça fait une rallonge de salaire de près de 130000 € à se partager. Euh donc voilà, le sens de ma question c'était est-ce que du point de vue de la marge 42 % et euh le fait de se verser un salaire 75 % plus élevé que ce qui était engagé sur le devis, est-ce que c'est pas excessif ? Et à nouveau, c'est des noms que je retrouve dans les documents qui m'ont été transmis.
C'est aussi la raison de mon étonnement et de ma question. Je je je pense qu'il peut y avoir des des abus de langage dans la manière dont les rapports d'audit sont parfois sont parfois précisés. Mais mais est-ce que ça rapport mais pour pour Oui oui mais mais pour être pour être très clair les sommes dont vous dont vous dont vous parler ce ne sont pas des rémunérations qui sont versées sur cette production aux deux personnes que vous que vous mentionnez.
C'est une valorisation encore une fois du travail qui est effectué par ces personnes en tant que producteurs et qui euh qui valorise le travail de production comme chaque ligne du budget va valoriser euh le travail d'un d'un monteur ou quoi que ce soit, mais ce ne sont pas des lignes de rémunération, donc ce ne sont pas des sommes qui sont versées dans la poche des des différentes personnes concernées. Le schéma de production exécutif, il faut savoir que c'est extrêmement fréquent dans notre secteur. Euh nous, on coproduit beaucoup avec des producteurs indépendants plus petits. que ça soit pour des fictions.
Donc et dans ces cas-là, souvent il bah oui et souvent ils sont dans ces cas-là producteurs exécutif, c'est-à-dire qu'il se payent le travail enfin ils se payent une on valorise leur travail de producteur exécutif parce que ils assument des responsabilités un temps d'investissement et c'est vraiment très très fréquent et d'ailleurs il faut se féliciter nous on est très content de travailler avec des producteurs indépendants qui sont extérieurs au groupe. Moi je l'ai toujours dit euh c'est que tous les génies sont pas au même endroit. toutes les expertises ne sont pas au même endroit et d'ailleurs c'est pour ça que je ne militais absolument pas pour internaliser toutes les productions au sein du service public ou d'ailleurs de chaînes privées hein c'est identique.
Il faut travailler avec des des compétiteurs extérieurs qui vous proposeront les meilleurs programmes et dont vous disposerez. Et donc le principe de production exécutive, nous on travaille avec une dizaine de sociétés qui sont des petits producteurs et qui rentrent aussi en production exécutive. Ça arrive à très fréquemment par exemple dans la fiction.
Dernière question sur le sujet et ce qui m'a étonné, c'est aussi l'écart des montants entre ce qui avait été initialement négocier, ce qui figure dans le rapport d'audit et ce qui finalement a été délivré ou en tout cas accordé aux différentes personnes. La dernière question porte notamment sur l'animateur, monsieur Bruno Guillon, où dans le contrat d'audit, on peut voir que dans l'audit interne, on peut voir qu'il y avait plusieurs centaines de milliers d'euros qui avaient été prévus initialement pour rémunérer monsieur Guillaume pour cette émission chacun son tour qui est une émission du service public et à la fin, il a été payé un peu plus de 100000 € de plus que ce qu'il aurait dû toucher. C'est ce qu'on peut lire aussi dans ce rapport de de interne.
On sait que c'est de l'argent public derrière. Donc ma question, j'ai été très étonné par l'écart de ce montant en éplhant un peu les différents contrats et rapports d'audit. Est-ce que c'est courant d'avoir une telle différence entre ce qui est négocié initialement et ce qui est rémunéré à la fin ?
Euh et est-ce que il y a des largesses que le service public accorde aux sociétés de production et à des animateurs et producteurs un peu star ? Euh alors déjà, il y a pas de largesse, il y a une spécificité sur cette émission, quand même chacun son tour, c'est que euh elle fait 27 minutes euh en ce qu'on appelle un programme frais, mais si vous regardez la grille de France Télévision, euh elle est précédée de la même émission qui est une rediffusion et qui est à coup zéro. Donc c'est quand même pour le service public une très bonne affaire puisqu'elle occupe 1 heure de temps d'antenne pour un prix d'un 27 minutes.
Euh quand vous parlez de largesse, déjà je j'ai pas les chiffres de 20 moi, donc je ne sais pas de quel chiffre vous parlez. Il faut savoir quand même que c'est une émission qui est quotidienne. Donc le montant que vous avez l'air de donner, c'est un montant global.
Donc il faut le ramener après au temps de présence quotidien. [grognement] Et c'est normal que quand vous êtes présent tous les jours sur une antenne, vous soyez rémunéré tous les jours. Donc j'ai l'impression que là vous parlez de montants globaux.
Et ouais et pour répondre, enfin j'ajouterai plusieurs points. Alors un, je pense qu'il faut quand même rappeler s'il y a des points que que vous souhaitez qu'on clarifie, on pourra aussi le prendre en dehors mais je pense qu'il y a une certaine notion de confidentialité qui est importante de respecter s'agissant en tout cas de de personnes quand quand on les quand on les les vise. Maintenant il y a un point important dans votre dans votre question.
Est-ce que ça arrive qu'il y a des variations entre un budget qui va être préparé un instanté et le coût définitif qui est validé dans le cas d'IT ? Bah oui, tous les jours. En réalité, c'est c'est le travail hein.
Vous vous construisez parfois un budget, vous construisez un un budget sur la base de certaines hypothèses et bah finalement vous allez avoir plus de jours de tournage, vous allez avoir des des des Ça on comprend bien. Pardon. Voilà parce que oui non mais pardon, je vous inter une seconde parce que les questions du rapporteur sont précises, il faut qu'il ait des réponses précises.
Là vous parlez non mais attendez pardon. Essayz aussi d'organiser un peu les débats. Là on vous parle d'une rémunération.
Oui, donc on a donc la rémunération donc c'est à mon avis c'est une réponse simple soit il a peut-être travaillé plus c'est pour ça qu'il a une rémunération plus importante c'est important qu'on ait des questions prédit je juste rajouter je vais juste rajouter un point qui est très important parce que il y a une petite ambiguïté dans la question qui laisserait penser que France Télévision va payer plus cher l'émission du fait de se rendre de compte le prix de l'émission qui est validé au moment du devis il ne bouge pas c'estàd que vous faites un devis vous vous mettez d'accord sur ce budget s'il y a un dépassement bah l'émission elle sera vendue pareil s'il y a une économie elle sera vendue pareil donc en réalité euh Là en l'occurrence, je sais pas s'il y a eu des des des évolutions ou quoi que ce soit, mais ça ne change rien sur la le prix qui a été validé. J'espère quand même que c'est pas vrai ce que vous dites parce que sinon ça veut dire qu'il a pris son autre marge. Donc c'est embêtant.
Mais ça c'est une pression importante. Effectivement, vous nous expliquez ça peut-être que le rapporteur vérifiera qu'effectivement c'est le même budget mais qu'ensuite il y a des variations infrabudgétaires. D'accord.
Non non mais pas OK. C'est rapporteur. Allez-y. [rires] Je disais c'est pour ça que j'ai commencé par vous dire que tout à l'heure en fait ça arrive tous les jours d'avoir des variations à la baisse parce que Infiné c'est c'est notre travail de producteur de gérer de gérer un budget dans le casad d'une épure globale qui a été validé au moment du devis.
D'accord. Donc il y a des on comprenne bien il y a des variations à l'intérieur du budget et quand vous validez un budget avec France Télévision à part s'il y a eu plus d'émissions que prévu c'est le même budget. D'accord.
Pour vous donner un exemple concret, nous avons produit un meurtra aux îles de l'érince où il y avait un apport d'un sit du service public. On devait faire une marge classique qui était aux alentours de 200 ou 300000 €. On a fait 73000 € parce qu'on a été très mauvais.
Euh il s'avère que ils nous ont pas donné plus d'argent et on était en coproduction avec les films du printemps et donc on a dû diviser ces 73 ou 75000 € par de Merci pour cette précision importante. Si je vous pose cette question et ce sera la dernière question sur le sujet parce que je je voudrais effectivement qu'on qu'on soit précis parce que ce qui m'étonne c'est vraiment l'écart dans les documents qui ont été transmis, l'écart entre ce qui a été initialement convenu dans le devis. Par exemple pour la rémunération des coproducteurs et j'ai pu lire notamment monsieur Nagi qui prenait les deux tiers de des évoluments qui a varié de 75 % entre ce qui avait été négocié initialement et ce qui a été payé à la fin.
Sachant qu'on parle quand même de plusieurs centaines de milliers d'euros. Et de la même façon pour l'animateur, monsieur Bruno Guillon, où il y a eu un écart de plus de 100000 € sur sa rémunération finale sur une seule année euh d'émission chacun son tour par rapport au devis qui étit négocié initialement. Donc voilà, je je me permettais aussi d'être précis dans la question posée et moi ce qui m'étonnait c'était vraiment cet écart aussi bien animateur que producteur entre la négociation initiale du devis et à la fin ce qui a été facturé et et réglé.
Vous avez raison mais si on veut être précis, je voudrais bien qu'on le répète parce que c'est ce n'est pas Nagi, c'est Big production de média. Après je sais pas si les chiffres que vous dites s'il y a une augmentation de la part, j'en sais rien mais enfin voilà à précision précision égale. Enfin voilà et effectivement comme on n' pas le le document que vous avez devant les yeux, on l'a pas non plus devant les yeux donc c'est pas évident de vous répondre de manière précise mais si on si vous voulez nous adresser des questions plus précises sur un document en particulier, on pourra vous répondre.
Merci. Si le rapporteur est d'accord, on procédera ainsi. Oui.
Et et si je vous je vous donne ces nomsl si je vois le nom d'agil, c'est pas moi qui les déduit, c'est parce que je le vois figurer noir sur blanc notamment sur le l'audit de production. Je vais vous citer une phrase de cet audit pour bien montrer que c'est pas moi qui l'invente hein et je pourrais vous envoyer le document. L'audit explique, je le cite, pour des raisons de confidentialité, nous n'avons pas eu accès aux fiches de paix et contrat de travail de Nagi pour son rôle de producteur délégué de cette émission. ainsi que son rôle de producteur exécutif.
Donc les sommes que je vous ai donné mettent bien en cause euh en tout cas désigne bien Nagi dans son rôle de producteur délégué, dans son rôle de producteur exécutif. Donc autre question et ce sera ma dernière question sur le sujet. Comment est-ce que vous expliquez que Nagi ne souhaite pas transmettre ces documents, des documents qui sont aussi essentiels que des fiches de paix ou des contrats de travail aux mêmes personnes qui sont chargées d'assurer notamment la bonne situation et la bonne affectation aussi de l'argent public ?
Alors euh déjà, il faut savoir que Nagi est dirigeant d'une société que dans ce cadre, c'est nous qui le payons. Ce n'est pas le service public. Donc euh pardon, mais ça ça fait partie du pour le coup du secret des affaires, c'est-à-dire que c'est une société de droits privés qui paye un de ses dirigeants et ça me d'une certaine façon ça me regarde si je le paye trop ou pas assez.
Euh donc c'est normal qu'il ne transmettent pas ces fiches de salaire qui concernent le contrat qu'il a avec nous. et et encore une fois pour pour compléter compléter cette réponse, je je pense qu'il faut pas confondre même si je je encore une fois je peux je peux imaginer que les choses sont formulées d'une manière parfois dans un rapport qui soit qui soit un petit peu ambigu mais c'est pas une rémunération allouée à une production qui tombe dans la poche. C'est la valorisation d'un travail d'une prestation en tant que producteur intégrée à une société à laquelle a été confiée une mission de production exécutive.
Voilà. Merci. Et donc d'ailleurs Jean-Louis Blaau qui est cité également en fait est le directeur général d'émol France et donc c'est la rémunération d'émol France et la rémunération de la la société euh Baniné production médiia production média exactement [grognement] je vous remercie pour pour vos réponses.
Quand vous voyez qu'on a peut-être une divergence de vues et encore une fois, faites-moi confiance, moi je ne me réfère qu'au documents qui m'ont été transmis et le le nom nagé et les différents montants que je vous ai donné figure bien noir sur blanc. Euh les questions ne vous ont pas été transmises avant, donc euh vous découvrez aussi ces questions et ces éléments, j'en conviens. Euh si vous avez d'autres éléments à m'apporter qui pourraient aussi euh éclairer un peu les questions que je me pose, je vous demanderai de de me les adresser par écrit parce que je pense ça permettra aussi d'avoir un peu un un une conclusion générale et objective sur ces différentes discussions et donc pour fonctionner de manière méthodique euh pour voir dans quel cas tout ça s'inscrit.
Donc le rapporteur, les documents qu'il a sur la data room, il peut pas vous les communiquer. En revanche, on va vérifier que le service de l'assemblée si comme vous êtes un prestat, enfin vous contractez avec le service public audiovisuel, le périmètre de cette commission d'enquête permet de droit au rapporteur de vous demander des pièces et des éléments. On va le vérifier au service d'assemblée.
Donc il y a deux manières de faire. Soit il vous écrit et vous lui répondez parce que vous souhaitez lui répondre et c'est ainsi. Soit il a il a des demandes très précises sur des contrats, des rémunérations et on vérifiera si dans le casre de la la commission d'enquête parce que vous êtes un prestataire du service public audiovisuel euh le rapporteur est en droit de vous demander ses ces documents en vertu de son droit de contrôle sur place et sur pièce.
Je vous laisse continuer monsieur rapporteur. Je vous remercie monsieur le président. Une autre question vraiment sur un sujet très différent.
Madame Laaroche Joubert, j'ai pu voir que le 12 janvier 2025 sur France 5, vous aviez qualifié la fermeture de C8 de dénit démocratie. Est-ce que vous pouvez peut-être préciser vos propos ou les explicités ? Et si je vous pose la question, c'est aussi parce queil y a un lien avec l'audiovisuel public.
On a auditionné le président de l'ARCOM en toute première audition probablement et ce sera le la décision du du président. On auditionnera une deuxième et dernière fois le président de l'ARCOM en fin de commission d'enquête puisquon a nombre de questions aussi à lui poser. Est-ce que vous avez l'impression que Larcom joue son rôle en toute impartialité si je reprends vos propos et quels ont été aussi les impacts de la fermeture de C8 sur l'activité de votre société de Banig ?
Alors oui, je précise, j'ai proposé effectivement un rapporteur qu'il a accepté les le bureau de la commission qu'on auditionne effectivement Martin Algarry le le président de l'ARCOM pour une nouvelle audition pour effectivement pouvoir échanger avec lui au regard des éléments que cette commission d'enquête aura permis d'identifier et qu'on l'auditionnera conjointement avec euh Bruno Bruno Laer qui s'est vu confier une mission sur le pluralisme de de l'information. Je vous laisse répondre même si le rapporteur le sait, il faut qu'on se concentre sur le vraiment le cadre de l'audiel public mais je vous laisse mais je vous laisse répondre sur l'ARCOM. Euh j'ai en effet exprimé ces propos et je pourrais les réexprimer.
Je considère que quand vous avez une émission de télévision qui regroupe autant de gens, je trouve que c'est anormal qu'on la sanctionne, d'autant qu'il y avait d'autres moyens de la sanctionner puisqueil y avait déjà eu des amendes comme vous le savez assez nombreuses. Je suis pas une spécialiste du foot mais on peut avoir des cartons rouges et le Rock Olivier Mestre puisque c'était lui qui était à l'époque à la tête de l'Arcom aurait pu trouver d'autres moyens de sanctionner le programme s'il y avait encore des choses à reprocher à cette émission. Ce que je regrette, c'est que je pense que cette émission et ces h étaient un couloir pour amener les gens à aller sur la TNT et que la TNT fait partie chez nous d'un écosystème extrêmement important et que donc en enlevant énergie 12 et C8, il y avait tout un pan de la population qui n'allait plus aller sur la TNT.
Et par ailleurs, il y a eu une deuxième conséquence, c'est que sur le marché publicitaire, il y a eu donc euh une perte euh puisque ces deux chaînes capté une partie du marché euh publicitaire, elles ne se sont pas retrouvées en faveur des autres chaînes. Donc je pense que c'est euh c'est c'était une erreur. Après l'ARCOM était en droit de le faire.
C'est c'est c'est sa politique. J'ai le droit de penser que c'était une erreur stratégique quant à notre secteur. Je vous remercie pour votre pour votre réponse.
Un autre sujet, j'aurai vraiment des toutes dernières questions, monsieur le président, si vous le permettez, certains contrats que vous avez signé avec France Télévision donc contiennent une clause d'audience. On en a parlé assez brièvement dans quelques questions précédentes sur ces clauses d'audience. Donc on peut voir généralement elle se situe autour de de 12 13 % en dessous desquels et bien France Tévision peut notamment réduire sa commande initiale.
Est-ce qu'il est déjà arrivé que France Télévision et fait usage de cette clause pour supprimer ou réduire son montant contractuel passé avec Benig ? Euh oui. Alors, comme je vous l'ai dit, je pense que ça fait partie des missions de service public de tenter euh des programmes et entre autres des programmes de création française.
On en a déjà parlé précédemment. Il y a eu The Artistes ou les Bravau d'or euh qui sont deux programmes qu'on euh qui ont été produits pour le service public qui n'ont pas eu le succès qu'on espérait. C'est le propre bah de tenter des nouveaux programmes.
D'autres d'autres chaînes comme TF1 et M6 ont eu d'autres échecs. Euh voilà, sur les clauses d'audience, c'est souvent lié à des programmes, ce qu'on appelle nous des programmes pluriannuels. Évidemment, il faut qu'il y ait une porte de sortie pour le service public si d'un seul coup le programme ne répond pas à l'exigence de d'audience du service public.
Donc il s'avère que c'est Fort Boyard, je pense les paroles, les enfants de la télé qui chacun sont des succès. Donc on n jamais passé en dessous du plancher de cette clause d'audience mais je ne doute pas que si malheureusement ça devait nous arriver et ce qu'on comprendrait parce que ça fait partie du contrat aussi qu'on a avec eux, ils arrêtent le programme. Une autre question sur ce sujet où qui est lié.
On a reçu les directeurs des unités de production de France Télévision pour une audition de cette commission d'enquête il y a quelques semaines et j'ai posé une question à madame Red Damiel qui est donc la directrice des des jeux et du divertissement pour France Télévision. Je vais demander s'il y avait des engagements notamment avec des producteurs ou des animateurs producteurs des engagements pluriannuels pour certains jeux. Je posais la question notamment pour Nie qui est l'un des animateurs producteurs phares de jeux et de divertissement sur le service public.
Madame Red Damiel au début m'a dit "Non, il y a pas vraiment une clause pluriannuelle." Ensuite, il y a d'autres personnes qui sont intervenues qui ont dit "Si parfois il arrive qu'il y ait des clauses pluriannuelles." Dans cette audition, j'ai cru comprendre que vous expliquez qu'il y avait bien des clauses pluriannuelles, enfin des engagements en tout cas pluriannuels.
Et j'ai pu voir notamment que dans certains contrats, il y avait des clauses d'audience qui concernaient une vingtaine d'épisodes de Fort Boyard, 70 à peu près épisodes pour les enfants de la télé. Ce qui m'a particulièrement surpris, c'est qu'il y avait un engagement de plus de 1800 1814 épisodes de n'oubliez pas les paroles, ce qui me paraît énorme, ce qui correspondrait à peu près à 3 ans. Euh ce qui voudrait dire donc que il y a aussi des engagements que France Lévision passe avec Nagi, notamment pour n'oublier pas les paroles, des engagements qui portent sur 3 ans.
Est-ce que selon vous c'est pas un engagement qui est excessif surtout sur une chaîne du service public ? En fait, bah c'est c'est un peu ce que ce que vous disez, Alexia, c'est qu'en fait euh le le service public souhaite euh se garantir l'exclusivité euh d'avoir cette émission pendant 3 ans. En revanche, il est protégé par une clause d'audience qui fait que si nous on est engagé à la produire pendant 3 ans, mais le service public n'est plus engagé si l'audience le seuil d'audience n'est pas atteint.
Donc finalement, c'est un système qui est assez logique et qui va avec la la pluriannualité. Et en l'occurrence, je crois Stéphane l'a dit tout à l'heure, il y a une question de concurrence hein, il y a une question de concurrence entre les chaînes. Et donc le fait de locker cette émission pendant 3 ans, bah c'est un choix du service public qui peut tout à fait se comprendre et qu'on a qu'on rencontre avec les chaînes privées qui elles aussi souhaitent se garantir de garder de conserver un format pendant plusieurs années.
Je voulais dire en effet, c'est des contrats euh qu'on a avec le service public mais aussi avec TF1 et M6. Euh c'est il y a aussi un côté rassurant euh de pouvoir se dire qu'on a la marque pendant un temps donné euh sur un prix fixé aussi. Euh et euh je vous ferai remarquer que malgré ces contrats pluriannuels, quand le service public nous demande de baisser de 5 %, euh alors que nous avons des contrats plurés et annuels, nous faisons quand même la démarche euh de travailler justement à cette réduction euh à cette réduction euh de coûts.
Juste un truc parce que je reviens mais c'est lié sur l'arrêt de C8. Quand C8 s'est arrêté, d'cun disaient Cyrilna, il trouvera plus jamais de chaîne de télé parce que il était protégé par Boloré et tout ça. C'est un truc de copinage.
Et on l'a vu, il a retrouvé tout de suite une autre chaîne W9 qui l'a accueilli avec le succès qu'on connaît. Franchement, on le dit parce qu'il est plus chez nous, mais c'est un vrai beau succès. Et c'est pareil pour Nagi, c'està-dire quand c'est un métier en fait où les talents sont assez rares, si Nag demain devait partir et c'est pas c'est pas 50 % ou 80 à 100 % il trouvera un autre client. qui le prendrait avec un autre format et cetera.
C'est un métier où les talents sont rares. C'est pour ça qu'ils sont si bien payés par rapport au métier de 99 % des Français. hein, c'est pas c'est un peu comme les footballeurs, c'est c'est des gens qui sont très bien payés parce qu'ils ont un talent assez unique.
Donc un la chaîne est proposé est protégé par des claus d'audience et eux de toute façon ils sont pas très inquiets sur leur avenir. Les les vrais talents, ils trouvent de la place toujours. Et et je vais rappeler que en l'occurrence les paroles, c'est un programme qui génère à peu près 10 % euh de revenus publicitaires.
Donc c'est par ailleurs un programme qui est largement rentable pour le service public. J'ai calculé quand même ce que j'ai fait dire qui qui 10 % 10 % des revenus publicitaires de France Vision de France Télévision. Donc c'est quand même je vous dites que ça représente 10 % des recettes publicités à France Tévision.
Donc c'est un programme qui est largement euh largement rémunérateur pour le service public. J'ai calculé que il y a eu en novembre euh en général il y a à peu près 10 parrainages et 23 spots par jour soit une minute de pub. C'est monté jusqu'à 18 minutes de publicité.
Donc c'est vraiment pour l'économie du service public. Un programme qui permet à la fois d'être rémunérateur et aussi qui a un leading. On fait en moyenne 255 de téléspectateurs euh au moment des paroles.
C'est extrêmement important pour les programmes qui suivent le JT et même le prime. Dans dans votre mission, madame la rejoubert, je crois vous vous avez passé votre vie, une partie de votre vie à à dénicher des nouveaux talents. Est-ce que vous considérez aujourd'hui que que le service public continue de remplir cette mission ?
On a le sentiment aujourd'hui et je remets pas du tout en cause le talent de Nagi, je vais pas faire la liste des animateurs, mais on a l'impression que le service public fonctionne avec quelques animateurs qui sont effectivement remarquables, qui sont star, qui apportent beaucoup au public, mais que on se dit est-ce que le service public, c'est une question, je veux dire, je je je regarde autant que je peux, mais peut-être qu'il y a des choses qui m'ont échappé. Quand on regarde les jeux, on a l'impression qu'il y a un ou deux animateurs qui animent quasiment tous les jeux de France Télévision. Est-ce que c'est pas le rôle aussi du service public audiovisuel de dénicher de nouveaux présentateurs, de nouveaux talents, de donner leur chance à des à des animateurs, des nouveaux animateurs ?
Euh est-ce qu'il y aurait pas un meilleur équilibre entre des des incarnations fortes qui ont leur place sur le service public audiovisuel ? On a parlé de Nagi, on pourrait parler d'autres et puis aussi des nouveaux des nouveaux des des nouveaux visages. J'ai pas fait la liste mais en regardant les jeux parce que je sais que le rapporteur travaille beaucoup sur cette questionlà.
Euh il me semblait que j'avais l'impression qu'un animateur animait quasiment de tiers des Jeux de France Télévision mais peut-être que je j'ai mal regardé. En l'occurrence euh Cyril Ferro par exemple est un animateur qui est arrivé quand même pas il y a pas si euh si longtemps que ça [rires] et c'est un jeune animateur avec un gros succès sur des programmes que en l'occurrence nous ne produisons pas systématiquement. Non, c'est une vraie question que vous posez mais je pense qu'elle est beaucoup plus structurelle et pas uniquement liée au service public.
Il s'avère que être animateur, c'est un métier. Tout le monde pense qu'on peut s'improviser euh animateur et c'est un métier qui demande et d'autant plus animateur de jeu, c'est un métier qui demande énormément de rigueur, qui quelquefois nécessite de savoir gérer un direct, de qui nécessite de gérer des temps euh des manières de poser les questions et cetera et ils sont très très peu à savoir le faire. Voilà.
Après, je suis d'accord avec vous mais ça c'est je pourrais dire la même chose à TF1. par exemple, la TNT servait pendant très longtemps à entraîner euh les animateurs et puis après donc ils étaient entraînés sur la TNT, il passaient sur le premium. Christophe Beaugrand, ça a été un peu ce cas-là.
Il s'avère que là la TNT est en difficulté comme je vous l'ai dit. Voilà, c'est il y a plein de sujets qui peuvent l'expliquer mais entre autres la TNT est en difficulté. Donc même sur le les chaînes privées, vous avez Nicos, Denis et cetera et peut-être qu'il y a un problème de renouvellement.
Est-ce que ça vous arrivé ? Pardon, je vous inter, est-ce que ça vous est arrivé par exemple de proposer des nouveaux formats, des nouveaux contenus en disant là on pourrait proposer à un jeune animateur, une jeune animatrice et on vous dit non non, il faut prendre une valeur sûre par le service public à Sidony BC qui n'avait jamais fait de jeu qui était plutôt un profil magazine qui est arrivé et Hélène Manarino qui venait d'Europin qu'on a mis sur un jeu de TF1 en prime time. Mais c'est une prise de risque pour nous franchement.
Voilà, c'est une prise de risque parce que c'est un visage qui n'est pas automatiquement connu. Il s'avère que ça s'est très bien passé mais c'est une prise de risque et comme vous le savez, c'est un marché qui est extrêmement concurrentiel, extrêmement difficile où la publicité malheureusement bah quitte un peu le navire et donc mettre quelqu'un de nouveau sur un nouveau concept, c'est multiplier les risques. Merci pour cette réponse directe, Franche.
Monsieur le rapporteur. Merci monsieur le président. Oui, peut-être une une dernière question.
Effectivement, c'est une question que j'ai l'habitude de poser, je vous la pose directement parce que vous êtes à la tête d'une société qui produit nombre de jeux et de divertissements de France Lévision. On parlait des des missions et notamment de la différence entre l'audiovisuel public et les chaînes privées commerciales. J'ai regardé notamment la grille de France 2 sur une journée, j'ai pu trouver, je crois, entre 7 et 9 jeux en comptant la nuit diffusés sur France 2.
Sur TF1, j'ai vu qu'un seul jeu, c'est les 12 coups de midi qui a l'air de de bien fonctionner. Est-ce que vous avez vraiment le sentiment que l'ADN du service public, c'est de produire et diffuser autant de jeux qu'on en diffuse un certain nombre comme question par un pour un champion par exemple qui rassemble les Français qui font œuvre notamment de d'émission un peu de culture générale, je trouve ça normal mais qu'il y en ait autant, ça peut peut-être poser question. Est-ce que c'est là le sens de la différenciation de l'audiovisuel public par rapport aux chaînes privées commerciales ?
Donc comment est-ce que vous vous inscrivez ? Et puis après bon, je je rejoignais la question du président. Est-ce que vous avez pas l'impression que ces cases, ces jeux sont trustés par uniquement quelques animateurs producteurs star ?
Mais bon, je je ne fais que répéter la question que vient de poser le président. Bon, je je vous donne ma réponse et et d'autres pour pour en donner à l'heure, je d'abord euh euh enfin moi j'ai je grandi devant la télé. Euh je je vais le souvenir de des jeux sur le service public, les chiffres et les lettres, les jeux de 20h qui sont chaînés les uns après les autres.
Je crois pas que ce soit une nouveauté et comme comme l'a dit Stéphane tout à l'heure, c'est des éléments qui sont très fédérateurs, qui marquent des générations euh et qui sont je dirais euh des marqueurs forts du du service public avec toujours une certaine exigence. N'oubliez pas les paroles, c'est le patrimoine moi que je auquel je tiens beaucoup de variété française un peu de toutes les époqu qui qui qui s'exprime aussi. Euh de deuxème élément de de réponse euh on voit que ce que disait Alexia est très important.
Le service public il a deux il a deux parties. Il y a une partie qui est financée par la publicité et puis il y a une partie dans lequelle il n'y a pas de publicité. Et euh le l'access time, hein, c'est ce que disait Alexia tout à l'heure, euh est un élément fondamental pour lancer l'audience, y compris sur des périodes où le le service public ne répond plus à cette logique de publicité, ne répond plus à cette logique d'audience.
Et donc, il y a il y a un équilibre. Encore une fois, c'est pas à nous de le définir. Nous, on est des fournisseurs du service public.
C'est pas nous qui définissons la programmation du service public. C'est pas nous qui décidons combien il y a de jeux, combien il y a de de documentaires et cetera, mais euh je crois qu'on est tous pas du tout choqué par le le au contraire, enfin ça nous paraît assez naturel d'avoir les jeux qui sont actuellement à l'antenne sur le service public. Merci.
Vous voulez compléter ? Non. Alors, merci beaucoup.
J'ai encore peut-être une une ou deux questions peut-être sur la production interne parce que ça sera peut-être une une des recommandations du du rapporteur, je ne sais pas. Et peut-être que il y aura une proposition pour dire il faut que France Télévision produise certains contenus, certaines émissions en interne. Euh c'est une question que je vous pose à vous quatre, mais peut-être madame Daroubert, vous avez une vision peut-être différente sur ce sujet, mais est-ce que vous considérez qu'il y a euh finalement certains contenus euh sur lesquels ou pour lesquels France Télévision pourrait produire en interne ?
Est-ce que par exemple sur les jeux, est-ce que sur certains documentaires ou est-ce que c'est un différencié et qu'il peut y avoir un peu de un peu de production interne et de la production externe ? Parce que c'est vous qui apportez aussi la la création de contenu, vous le faites moins cher que quand on le fait en interne. Mais est-ce que est-ce que vous trouvez qu'il y a des contenus qui pourraient être produit un peu plus en interne par France Télévision ?
Juste je vais commencer la réponse Alexia pourra compléter mais parce que je je le disais en introduction euh si on a on voyait quelque part une chaîne de télévision dans le monde qui internalisait sa production, on pourrait se dire que c'est un modèle qui marche mais il se trouve qu' on en connaît aucune. Donc la réalité c'est que la bah c'est c'est basique hein. la concurrence, ça fonctionne quand vous avez on parle en fait et si on élargit à d'autres secteur, la raison pour laquelle la concurrence ça fonctionne encore plus dans notre secteur c'est parce qu'on est sur un un secteur créatif, on est sur un secteur de talent.
Ce que disait Alexia tout à l'heure, dire bah est-ce comment je m'assure que j'ai les bons talents en interne pour avoir les meilleurs les meilleures émissions ? Si vous êtes dans un secteur dans lequel le talent n'est pas n'est pas un élément fondamental où les produits sont assez standardisés, bah vous pouvez avoir de l'intégration verticale et avoir un un un diffuseur enfin ou un distributeur B2 B2C qui va intégrer la chaîne de valeur et qui va moi je je pourrais vous donner des exemples dans mon expérience bancaire. Bah à ce moment-là, vous vous créez vos propres usines.
En fait, si vous avez la capacité de faire des usines, l'usine étant un élément où on reproduit des choses assez standardisées, c'est toujours intéressant à faire parce que vous allez internaliser la marge de l'usine. En revanche, si vous êtes dans un domaine dans lequel le talent fait la différence, la créativité fait la différence, internaliser, bah ça veut dire que vous vous privez de la totalité des talents et en plus vous les mettez pas en concurrence, vous êtes pas sûr d'avoir le meilleur produit au meilleur prix. Et encore une fois, si on le voyait ailleurs dans le monde, un modèle d'internalisation qui a fonctionné, on vous le dirait, aujourd'hui, c'est pas le cas.
Ça veut pas dire que certains distributeurs sont ne sont pas des des producteurs importants. Je parlais d'ITV Studio, BBC Studio et d'autres, mais ils vendent à tout le monde et ils achètent à tout le monde. Personne n'a n n'a fait un système d'usine de production.
Merci. Sinon, c'est pour ça que ma question était pas exactement celle-là parce que je je suis pas favorable à à l'inter ou là internalisation pardon des des contenus audiovisuel pour plein de raisons. Ma question elle était il y a des chaînes publiques vous l'admettrez monsieur RAI qui par exemple produisent un peu plus en interne, c'est le cas de la BBC par exemple.
J'ai les chiffres sous les yeux, il y a certaines chaînes publiques qui font un peu plus. C'était une question théorique. Si jamais, je suis pas le rapporteur, mais le rapporteur disait voilà, il faut peut-être rééquilibrer, faire un peu plus de production interne parce que dans les comparatif étrangers, on se rend compte que France Télévision est une des chaînes publiques qui fait le moins en interne.
Ça m'intéressait d'avoir votre avis. C'est peut-être une question plus pour madame Laar Oubert, monsieur Courbi qui ont été producteur. Est-ce qu'il y a des est-ce qu'il y a des contenus voilà pour lesquels France Télévision pourrait de manière peut-être plus évidente les produire ?
Voilà, encore une fois, moi je suis attaché à la production externe parce que je pense qu'effectivement, comme vous l'avez dit, monsieur Ri vous apporter aussi de la créativité, des contenus, des formats et qu'un leader mondial comme vous en plus peut essayer de proposer des des contenus qui fonctionnent à l'international, les déployer ensuite dans d'autres pays. Donc ça participe aussi de la souveraineté, mais ça m'intéressait peut-être d'avoir votre regard. Alors, il y a deux choses.
D'abord, ce débat de production interne, production externe, il est éternel. Moi, j'ai commencé en télé comme je suis très âgé il y a 35 ans et je me souviens de Patrick Lelet qui était pas le plus amical des très très compétent et très talentueux mais enfin c'était pas le meilleur ami des producteurs, il consid toujours que c'était des voleurs. Donc il avait dit je vais produire en interne et puis il avait monté des structures de production interne avec Pascal Brognot, avec Dominique Ccien et cetera.
Ça a duré quelques années puis il a finalement finalement fini par les fermer toutes en se rendant compte en effet comme disait François qu'à la fin il perdait en en compétitivité et que il finissait par s'attacher des services d'équipe qui à un moment donné étaient créatif et puis il n'était plus après. Un exemple beaucoup plus récent Netflix comme toujours, les derniers carrés, ils pensent toujours qu'ils vont réinventer la roue. Donc il il y a eu un gros succès sur Netflix s'appelait Casad Papel, je sais pas si vous avez vu. qu'ils ont fait signer au producteur de C papel un deal énorme pour le métier.
Je crois que c'est 150 millions d'euros quelque chose comme ça pour trois trois séries et je crois qu'il a même pas fini la troisème parce que la deuxième c'est pas aussi puis la troisème encore moins. Donc à la fin ils sont dit bon bah donc il y a toujours une tentation qui est de dire on va le faire en interne. Je crois que ce serait une annerie.
Alors on peut toujours dire bah les 10 % de marches que font les producteurs ouais si on faisait tout en interne on le gagnerait. Mais globalement à la fin vous allez dire sur certains programmes, vous avez besoin des talents étrangers parce que le talent n'est pas en interne ou parce que vous n'avez pas les IP ce qu'on disait la propriété intellectuelle. Donc vous pouvez peut-être faire un peu d'économie de 3 % mais à la fin vous allez dire le jour où ça s'arrête je vais avoir des équipes sur les bras, je sais pas quoi en faire, qu'est-ce que j'en fais, est-ce que le service public aujourd'hui a pas assez de personnel ou trop de personnel ? peux débattre hein, mais je suis pas sûr que globalement ils aient intérêt à rembaucher du monde pour produire en interne.
Après, on c'est un débat infini mais je Et par rapport à l'exemple que vous donniez sur la BBC, la BBC produit notamment beaucoup de documentaires euh mais sur lequel il bénéficie, je dirais, de la langue anglaise et de la capacité d'exporter beaucoup de documentaires à l'international. Euh et et donc c'est aussi ce qui explique, je dirais, le succès de la BBC en tant que producteur. C'est intéressant. donner une piste en tout cas peut-être les documentaires, il y a des des choses à réfléchir.
J'ai deux questions, je redonne la parole au rapporteur qu'on en a une dernière finalement. Euh finalement, est-ce qu'avec la suppression de la la publicité après 20h et jusqu'à 6h du matin, on n'est pas finalement au milieu du chemin ? C'est-à-dire parce que je reviens sur le fait que Nagi représente 10 % des recettes publicitaires.
Est-ce que finalement on n'est pas dans un entre deux où on demande à la fois au services publics audiovisuels de faire des audiences parce qu'ils ont besoin de recettes publicitaires puisqu'on n pas totalement supprimé la publicité et que ça fait partie finalement d'une partie de leur de leur recette et donc de leur équilibre. Mais à l'inverse, parce qu'on l'a quand même supprimé après 20h et qu'il y a une dotation publique forte, on leur demande aussi de prendre des risques et de financer des programmes qui euh qui peuvent être des prises de risque importantes qui ne feront pas nécessairement beaucoup d'audience. Et finalement, est-ce qu'on n'est pas dans un entre deux où à la fois on demande au service public de de prendre des risques, d'être audacieux ?
Mais parce que quand même les ressources publicitair restent et qu'on a pas fait de choix non plus du tout public, on crée aussi une forme de conservatisme. On prend plus beaucoup de risque où on maintient effectivement, on a du mal à à faire à à donner sa chance à des nouveaux talents, à faire émerger des des nouveaux talents. Est-ce que finalement cet entre deux, il est satisfaisant ?
Peut-être que c'est un équilibre et qu'il faut pas y toucher euh et que c'est très bien comme ça ou est-ce que voilà, quel est votre avis sur cette question finalement ? Est-ce que cet entre deux il est pertinent ou est-ce qu'à un moment donné il faut choisir un modèle ? Est-ce qu'on assume les audiences ?
Et ça rejoint finalement le postulat, enfin un des postulats de monsieur Courbi de dire, on assume à la limite l'audience et on produit des contenus qu'il faut de l'audience et la différence avec le privé bah ça sera sur le service public, ça sera tout, ça sera gratuit et cetera en permanence même s'il y a des chaînes privées qui sont qui sont gratuites. Ou alors on supprime par exemple définitivement la publicité en disant le service public audiovisuel, sa mission c'est de proposer non pas des contenus qui font de l'audience mais des contenus qui qu'on ne pourrait pas trouver sur le sur le privé par exemple. Alors, c'est encore une fois plus un avis de citoyen parce que on n'est pas on n'est pas vraiment en charge de de cette question.
Euh moi, j'ai un jour budgétaire, toujours budgétaire. Donc l'idée que de supprimer la le reste de la pub sur France Télévision, ça veut dire augmenter encore le coût pour les finances publiques. Je sais pas si on est dans une situation financière aujourd'hui où la France peut se le permettre.
Après c'est c'est à vous de voir. Pas forcément parce qu'on peut aussi lui demander de faire moins du coup. Ouis.
Non mais c'est après c'est un vrai débat mais c'est pas parce que nécessairement parce qu'il y a toujours ce truc pardon cette cette vision en France ou par ce qu'on va donner enfin oui il y a d'autres manières de si on réforme le duel public il y a d'autres manières de fonctionner. Mais bref, je voulais pas vous vous couper mais enfin bon, je pense qu'il faut pas donc en tout cas c'est c'est faut enfin si on veut faire une financer une grille de programme, soit on passe par la publicité, soit c'est on a des ressources publiques. Donc moins on a de publicité, plus on a de ressources publiques quand même.
Et ensuite bah moi mon sentiment c'est qu'il y a un équilibre aujourd'hui. C'est c'est le c'est justement un équilibre dans lequel bah on a aussi une chaîne qui s'appelle qui est qui a qui qui est je dirais avec un un degré d'exigence beaucoup plus fort que France Télévision avec aussi des audiences qui sont plus faibles mais mais avec une pas une très bonne qualité de programme qui s'adresse d'une certaine manière au public. Euh euh France Télévision euh euh est est dans un équilibre, comme le disait Stéphane tout à l'heure, entre la volonté de de servir tous les publics et en même temps avec une une un cahier des charges qui est fixé en accord avec la puissance publique.
Donc moi je pense il me paraîtrait euh [gémissement] dangereux, enfin dangereux c'est peut-être un grand mot, mais de de modifier cet équilibre euh qui finalement fonctionne pas si mal. Merci. Peut-être un autre élément, c'est que la publicité est en train de quitter le on va dire, les chaînes linéaires historiques pour aller vers d'autres d'autres investissements en l'occurrence qui nourrissent plutôt les Américains que les Français.
Donc si on arrêtait la publicité, j'ai pas peur enfin j'ai je ne sais pas si elle irait automatiquement sur TF1 ou sur M6 et si elle n'irait pas plutôt sur YouTube ou sur des plateformes de partage. Non, merci de votre réponse en fait. question c'est plutôt l'idée de l'entre deux c'estàd à la limite soit on dit la publicité on l'assume et dans ces cas-là même après 20h soit puisqu'elle représente plus grand chose et qu'elle est vouée finalement à diminuer bah on change complètement de modèle et on la supprime définitivement mais voilà vous y avez répondu et je vous remercie tous les deux de manière assez assez assez claire monsieur le rapporteur est-ce que je vous donne la parole j'ai une dernière question mais je peux la poser après vous non tout toute [grognement] dernière question qui va être courte qui concerne le la diffusion d'un polar meurtre a alors je pose beaucoup de question sur ce sujet-là sur sur cette fiction parce que Francevision décide d'attribuer ces épisodes à différentes sociétés de production.
On dit d'ailleurs que France Lévision les accordes à des sociétés de production un peu aussi pour diversifier sa gamme et expliquer que elle contractualise avec nombre de sociétés de production. J'ai pu voir que pour le la diffusion d'un polar meurtre au Montventou donc France Lévision payait les droits de diffusion à Baniger Rights Limited c'est-à-dire votre filiale au Royaume-Uni. Donc ça m'a interpellé parce que je me suis demandé pourquoi et bien un film qui est produit en France pour l'audiuel public français par une société ayant son siège en France avec une réalisation qui j'imagine est 100 % française se retrouve plus ou moins vendu à une société britannique par France Lévision.
Peut-être qu'il y a un mécanisme que j'ai pas compris mais en tout cas ça m'a interpellé. Merci merci pour cette question. Donc c'est en fait c'est assez simple, on a le le l'activité de de fiction, elle est constituée autour de deux, on va dire sources de revenu principal, la production et la distribution. dans un groupe internationalisé comme le nôtre effectivement on a on a une activité de distribution qui est localisée euh en en Angleterre donc à travers la société Beniger qui a la charge de distribuer donc de vendre le catalogue à l'ensemble des diffuseurs.
Maintenant je vous rassure sur un point. Il s'agit d'un agent euh qui commercialise et qui fait ce travail justement d'aller voir des des des partenaires publics, privés et cetera pour leur proposer du catalogue et des contenus à des tarifs qui sont attractifs. Maintenant, la valeur de cette vente, elle redescend ensuite dans l'ensemble des des sociétés de production qui sont les détentrices des droits.
Et peut-être pour conclure, monsieur Courby, cette question, elle s'adresse peut-être à vous. Je l'ai dit en introduction, on a la chance dans notre pays d'avoir un leader mondial de la production audiovisuelle. Vous êtes le premier producteur pour les plateformes étrangère.
On devrait se réjouir qu'un français soit aujourd'hui un partenaire essentiel des plateformes américaines et et leur fournissent des contenus. Et ça fait partie de notre souveraineté. C'est pour appeler ça la souveraineté audiovisuelle.
Vous qui êtes chef d'entreprise, qui rachetez des entreprises partout dans le monde, qu'est-ce qu'il faut que nous, responsables politiques fassions dans le pays pour garantir que dans 10 ans, dans 20 ans, dans 30 ans, la France sera toujours leader dans la production audiovisuelle, continuera de créer des emplois de production audiovisuelle et tout l'écosystème qui va avec dans notre pays. J'aimerais votre regard voilà pour peut-être je pourrais vous dire plus directement comment on fait pour que dans 20 30 ans Bij, on peut citer Mediaw, on peut citer des grands champions français européens continue de de d'investir en France, de racheter des entreprises à l'étranger. Est-ce que c'est un cadre fiscal ?
Est-ce que c'est des enjeux de formation ? continuer d'offrir aussi, on en a pas beaucoup parlé aussi mais mais si on a tous ces talents, toutes c tous ces créatifs derrière, il y a des écoles, il y a des formations enfin votre regard à vous, vous avez dit tout à l'heure que vous aviez une longue expérience, en tout cas je sais pas si elle est longue, mais elle est certaine. Qu'est-ce qu'il faut pour que demain la France continue d'être un leader mondial de la production audiovisuelle ? le le [raclement de gorge] si on se dit que le sujet il est pas seulement la production pardon si on se dit que le sujet n'est pas seulement la production audiovisuelle mais globalement comment on fait pour faire émerger des champions nationaux d'abord [raclement de gorge] il y a il y a un sujet philosophique et je le dis d'autant que je viens moi d'un milieu très populaire dans lequel il y avait pas d'entrepreneurs dans ma famille et globalement le les entrepreneurs, les gens riches, il y a une suspicion.
On considère toujours qu'il y a un truc qui est passant. Donc on n'est pas un pays qui encourage l'entrepreneuriat mais c'est un peu culturel et ça doit infuser depuis ça devrait partir depuis l'enfance où on devrait apprendre aux gens mais tente essae ose et puis tu verras tu te casses la figure tu casses la figure c'est pas grave. Il y a des pays qui sont beaucoup plus aidants là sur ce point-là et qui le sont même philosophiquement les États-Unis.
Vous montez une CT, vous cassez la figure. Je suis pas un fan absolu de tous les États-Unis, hein, mais ils ont de ce point de vue-là, du point de vue entrepreneurial, pourquoi il y a autant de start-up et autant de sociétés qui qui font des succès mondiaux aux États-Unis, c'est que c'est un truc assez naturel et normal chez eux. Ça allit pas chez nous.
Et on pense, les enfants chez nous, je pense, croient que ce n'est pas possible. Alors, c'est possible. Il faut juste oser et essayer.
On n'est pas plus mauvais que les Américains, mais c'est dans notre culture. Donc, ça c'est pas limité à la production. Il faudrait qu'on arrive à insuffler, à dire à nos enfants dans nos écoles queon a le droit d'entreprendre, qu'on a le droit de se tromper, qu'on a le droit de se casser la figure.
Franchement, j'ai fait de nombreuses entreprises. Il y a eu beaucoup d'échecs, beaucoup. Puis de temps en temps, il y a une qui marche.
Donc celle-là, on on creuse le sillon. Ça c'est le premier sujet. Après, comment on fait une fois qu'on a dit ça pour aider les entreprises qui ont déjà un peu commencé ?
Alors dans le domaine de la production, il y a toujours le système des taxes, on va y revenir, mais il y a il y a justement des des aides, ils appellent ça des des taxes rebatit qui existent dans beaucoup de pays où globalement quand les entreprises viennent produire sur le territoire, on leur fait des des crédits de des crédits d'impôts pour les aider à produire. Ça a été très productif dans beaucoup de pays, en Italie, en Angleterre maintenant, et cetera. Donc c'est une incitation à venir tourner chez nous.
On devrait le faire mais dès qu'on on commence à se dire tiens, il y a une un sujet de de d'aide, ouais, on va encore parler d'aide public, on voit bien, on est là d'ailleurs et et je pense sincèrement, je crois pas du tout qu'il y a un procès d'intention, mais vous avez raison, vous mettez le doigt sur tous les choses qui pourraient qui pourraient globalement choquer ou interroger les gens. On a le sentiment, le réflexe dire bon écoutez, on va pas donner de l'argent à des grandes entreprises, on va donner que le service public devrait commander que des petites entreprises. Donc ça veut dire que quand on a des champions nationaux, on dit "Écoutez, vous allez travailler avec les autres mais pas avec nous." Je demande pas moi est-ce que les champions que le service public travaille qu'à la formation de championnat mais il faut pas non plus tomber de l'autre côté et se dire on n pas le droit de les faire travailler donc pas ma position vous avez remarqué dans cette commission d'enquête on a des positions très différentes heibilités différent continuer mais si vous me posez la question je dis voilà après qu'est-ce qu'on doit faire après il y a le sujet globalement de en général comment on devrait faire pour faire naître plus de champions nationaux je vais venir sur le problème de l'attaque c'est un problème pas facile et compliqué.
Enfin, c'est pas facile et compliqué. C'est souvent la même chose, mais c'est un sujet pas simple parce que vous avez raison qu'on doit globalement faire en sorte que ne pas trop taxer les gens et les entreprises pour pour qu'elles viennent se développer en France. Et inversement, je comprends moi que quand on est un revenu modeste, on se dit bah il faut aller prendre l'argent là où il est.
C'est juste on doit toujours trouver la limite là où c'est raisonnable, là où c'est déraisonnable. Et c'est ça le vrai sujet. Je donne cet exemple parce qu'il a été frappant.
Il je l'ai souvent dit mais ça m'a frappé. Et François Hollande quand il a été élu président de la République, il a eu la bonne idée de dire "On va taxer à 75 % au-delà du salaire d'un million d'euros". J'étais un jour chez moi dans la drôme et j'cute avec ma mère qui a qui vient d'un milieu populaire qui a toujours voté à gauche et cetera et donc et je lui parle, je dis "Écoute ça c'est une ricrique".
Elle me dit "Mais tu peux pas dire ça, regarde dans le village les gens ils gagnent 2000 € par mois au-delà d'un million, c'est normal qu'on prenne 75 %." Je dis maman, tu as raison dans l'absolu mais dans le cas concret c'est une annerie. Va me dire pourquoi ?
Bah je dis écoute je vais te dire une chose je remercie le ciel. Moi je me plains pas je paye moi plus d'impôts que tout le village réuni. Et je dis pas que c'est honteux, je dis merci mon dieu parce que même si je paye deux fois plus d'impôts, ça veut dire que je gagnerai deux fois plus d'argent.
Et alors elle me dit bah je dis bah si jamais un jour je considère que l'impôt qui est payé il est confiscatoire je vais m'en aller. Bah tu t'en vas. Ah j'ai là c'est une annerie parce que si je m'en vais, tu vas aller voir tous les gens du village, tu vas leur dire vous allez payer deux fois plus d'impôts parce qu'il est parti.
Donc globalement dans l'absolu évidemment il faut que les gens qui ont et les entreprises qui réussissent payent de l'impôt pour aider ceux qui ont moins. Mais il faut juste calculer à quel moment ils considèrent que c'est trop et qu'ils vont s'en aller. Je suis pas partisan du tout de ceux qui pratiquent l'exil fiscal qui allait avant à Bruxelles et en Luxembourg parce que je trouve qu'à la fin on a des devoirs nous aussi les devoirs les responsables d'entreprise de montrer l'exemple de dire on reste en France tout ce qui est notre cas on paye nos impôts en France on le fait d'abord parce que la France nous a beaucoup donné on a été boursier et cetera et en même temps il faut que le toujours que vous politique vous disiez est-ce que là on va pas trop loin ou on et on parlait tout à l'heure et je finirai là-dessus du secteur des jeux dans lequel on On a donc avec la nouvelle acquisition Typico deux activités en volume à peu près équivalent hein sur le sur le le les volumes que l'on fait.
On paye euh en Allemagne je crois 26 250 260 millions d'euros de taxes sur les jeux par an pour le même volume. En France plus de 600. Donc évidemment vous dites il y a un truc qui va pas.
Donc là, évidemment, on peut pas bouger puisque c'est une taxe qui est attachée à l'activité du pays. Mais globalement, si vous dites comment on fait pour que dans 10 ans il y ait encore des champions français, il faut avec vos pouvoirs que vous les aidiez un faire passer le message partout que globalement oser que les jeunes osent et qu'on les aide qu'on vous avez le droit de l'entreprendre. C'est pas une maladie, c'est pas honteux.
Et j'ai été élevé dans ce climat là, je le dis hein. Moi dans mon village, mes parents ils étaient très modestes et les gens qui réussaient qui étaient entrepreneurs pensaient toujours qu'il y avait un truc louche. C'est une annerie.
C'est une annerie de de conceptuelle. Voilà. Donc il faut arriver à changer ça et puis après dans la mesure faire en sorte que on contribue à l'effort national et en même temps que ça soit pas un frein pour l'entreprise.
Pardon, j'ai été long mais c'est intéressant parce que même la rougeer pour cette question puis on va conclure. ce que vous pensez est-ce que dans dans d'autres pays du monde, vous voyez effectivement, monsieur Courbi a commencé à en parler des des dispositifs fiscaux incitatif dans là, je parle vraiment de la création de la la production audiovisuelle qui qui commence à faire concurrence à la France euh qui vont lui faire concurrence et dont on pourrait peut-être s'inspirer ou est-ce que vous considérez quand même que le cadre est est plutôt favorable en France pour la production audiovisuelle ? En l'occurrence, on a eu très peur nos producteurs.
Euh Stéphane en parlait du tax rebate euh qui a failli être arrêté par les politique et qui en fait de compte a été reconduit encore pour de pendant 2 ans. C'est ce qu'on appelle le C2I. C'est une incitation à ce que les producteurs internationaux viennent tourner en France.
Le cadre d'Émiline Paris est flagrant puisqu'il avait été tourné à Paris comme son nom l'indique et qu'il est parti en Italie parce que le taxbe italien était plus intéressant. Donc je pense que là pour le coup les politiques ont bien agi, ont bien compris l'enjeu que c'était de préserver notre tissu de production qui en plus a la chance d'être avec des gens extrêmement compétents. Il faut savoir qu'on a un tissu euh alors probablement lié à la formation euh qui est très fort en France et évidemment on a des paysages, des châteaux et cetera qui sont un attrait pour pour n'importe quel producteur de fiction.
Donc je pense que c'est ça qui est important. Après moi je suis exactement dans le même état d'esprit d'entreprendre. Je pense que c'est important qu'on qu'on facilite ça.
Et puis a un petit sujet dont je voulais parler. Donc vous n'avez jamais parlé dans cette commission et parce que vous êtes peut-être pas au courant, [grognement] c'est que le fait qu'on soit un producteur international, qu'on vende par exemple Fort Boyard ou des programmes à l'international, euh on a euh ce qu'on appelle des reversements aux services publics. [grognement] Euh c'est-à-dire que quand on vend par exemple Fort Boyard à l'international, le service public va toucher de l'argent et donc on lui reverse de l'argent.
Et j'ai fait un petit calcul sur 8 ans, on a reversé 2 millions sur l'ensemble de nos marques qui sont donc diffusées sur le service public au service public. Et je pense que ça c'est intéressant parce que si on éétait pas un groupe international, on pourrait pas non plus comme ça rayonner à l'international et permettre aussi aux [grognement] services publics de toucher euh ben de sur le travail que qui a été fait en construisant ce groupe. Peut-être juste juste un juste un ajout un ajout sur ce qui a été dit.
Comme on l'a dit aujourd'hui, le développement des clients les plus importants, c'est les clients américains, c'est les grandes plateformes. Et euh je crois qu'il faut aussi souligner le sujet de la réglementation. Aujourd'hui, si on est un producteur de fiction important, c'est grâce aussi à cette réglementation qui nous per enfin qui fait que des acteurs comme Netflix ou comme d'autres doivent acheter et doivent mettre dans leur dans leur euh dans leur programme, dans leur dans leur inventaire des séries locales des séries locales françaises en France, italienne, espagnol.
D'ailleurs, ils s'aperçoivent aussi d'ailleurs que ces séries sont de bonne qualité et sont regardées par d'autres que les pays dans lesquels elles sont produites. Mais ça, je crois que c'est un un sujet plus général par rapport aux gars femmes. Nous, on est un secteur qui est de plus en plus, je dirais sujet aux GFAM et on en inclant Netflix, mais Apple, Google via YouTube et cetera.
Donc c'est ces acteurs-là finalement qui sont qui seront demain les les sans doute les principaux diffuseurs. Euh et la réglementation a un rôle évidemment à jouer euh pour protéger la production locale. Merci de cette précision.
Merci à tous les quatre pour ces plus de 3 heures d'audition. vos réponses approfondies, nourries et et ces échanges qui ont permis, je crois, d'aller au fond des sujets. Je vous remercie très chaleureusement d'avoir répondu à nos questions et je vous donne rendez-vous en tout cas pas à vous mais mais aux collègues députés et à celles et ceux qui nous écoutent à 18h15 pour une nouvelle audition.