Clémentine Autain sur le plateau de France Info, le 21 mars 2025
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 58 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00OuverteRéponse partielle
Clémentine Autain, vous êtes député du Nouveau Front populaire. Est-ce que Bruno Retailleau a raison de dire que la France doit se faire respecter face à l'Algérie ?
- 1:00RelanceÉludée
Est-ce que l'Algérie doit accepter de récupérer des personnes expulsées par la France selon les accords en vigueur ?
- 2:00OuverteRéponse directe
Dans votre livre, vous parlez d'une révolte qui gronde dans les services publics. Est-ce que cette révolte peut mener à une mobilisation sociale importante ?
- 4:00FerméeRéponse partielle
Est-ce que vous avez l'impression qu'il va y avoir un million de personnes dans les rues bientôt ?
- 6:00OuverteRéponse directe
La France doit-elle se réarmer face aux menaces internationales ?
- 8:00OuverteRéponse partielle
L'affiche de Cyril Hanouna pour LFI est-elle une erreur ou pas ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:30Clémentine AutainFait
« 40 ans de politique néolibérale ont créé énormément de ressentiments. »
- 6:30Clémentine AutainFait
« Les États-Unis ont fracassé l'OTAN. »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Clémentin vous êtes député nouveau Front populaire. Ah non, vous êtes pas si nouveau front populaire pas LFI mais nouveau foune. Nouveau Front populaire au groupe écolo maintenant au groupe B écologiste et social.
Oui. Écologiste et social député de SINE et autrice vous dites auteur ou autrice ? J'aime bien auteur.
Auteur de l'avenir c'est l'esprit public au seuil. Merci infiniment d'avoir accepté notre invitation. On va commencer justement sur ce dossier algérien.
Bruno Rota dit que la France doit se faire respecter. Est-ce qu'il a raison ? Écoutez, Bruno Rotaillot instrumentalise en fait la question algérienne pour des pour des enjeux qui sont des enjeux de politique intérieure.
C'est pas la première fois, c'est depuis Nicolas Sarkozy que on s'est rendu compte à quel point il y avait dans à droite une forme de rupture avec une certaine tradition sur le sujet, je parle bien de la droite et une volonté de réhabiliter une certaine vision du fait colonial d'en tirer des éléments positifs et de courir après l'extrême droite. Donc je pense que Bruno Rotaillot est dans cet état d'esprit et que d'un point de vue diplomatique, d'un point de vue politique dans les relations avec l'Algérie, ça peut nous amener à des choses qui sont très négatives et aussi en France puisque nous avons une histoire qui est une histoire très forte avec l'Algérie, avec le Maghreb aussi plus plus profondément où beaucoup d'entre nous sont soit issus de cette immigration maghrébine, soit euh y ont vécu et et que le fait de ne pas regarder ce passé avec lucidité ce que le président fait davantage ce il est parfois un peu ératique si vous me permettez sur le sujet mais oui il l'a fait bien davantage ça je suis prête à le concéder que Bruno Rota évidemment quand voilà sur Maudin par exemple enfin il a il a eu des mots des gestes qui qui sont importants sur le sujet mais c'est ératique et il a pris comme ministre de l'intérieur Bruno Rota donc vous voyez tout ça est est assez confus que Bruno Rotaillot demande à l'Algérie de d'accepter ce douem que la France veut expulser. Est-ce qu'il a raison ?
Écoutez là la question qui nous est posée c'est vous parlez de Bolhem ? Non pas pasinur voilà les questions influenceurs parce qu'il y a deux questions, excusez-moi différent non c'est moi c'est moi qui sans doute est pas été assez attentive. Euh il y a des accords particuliers entre l'Algérie et la France.
Oui. Qui ont une histoire. Pourquoi ?
Pourquoi est-ce qu'il y a un droit spécifique ? C'est pas Non, je vous parle pas des accords de 68. Je vous parle des accords au terme desquels l'Algérie doit enfin il semblerait que l'Algérie doive accepter de récupérer sur son territoire si la demande est faite dans les dans le droit doit accepter de récupérer sur son territoire.
C'est alors qu'est-ce qu'on oui mais je est-ce qu'elle doit le faire ou pas ? Est-ce qu'elle doit là la question qui est posée à la France c'est qu'est-ce qu'on fait si l'Algérie refuse ? C'est c'est plutôt cette question là qui nous est posée.
Non, on a c'est pas moi qui vais vous dire oui l'Algérie doit faire ceci ou cela. À partir du moment de gens dit l'Algérie a signé des accords, elle doit les respecter. Oui, mais ça quand on signe des accords, c'est mieux de les respecter.
Sauf que qu'est-ce qu'on tire comme conséquence du fait qu'elle ne respecte pas ses accords ? Et c'est là où le débat politique à mon sens arrive parce que au nom de ce refus, on tire la pelote et on veut remettre en question les accords de 68. C'est pour ça que je je j'ai pris peut-être pas dans le bon sens pour répondre à votre question, mais on arrive à la même chose, à la même situation.
Or, je pense que la la conclusion qui est de remettre en cause ces accords de 68, de tendre très très fort avec l'Algérie, je pense que c'est lié aussi à des enjeux intérieurs et pas simplement veut pas ce qu'elle a l'air de vouloir Bruno Rotaillot, c'est pas le président de la rép. Exactement. Voilà.
Donc en l'occurrence vous êtes plutôt président de la République que Bruno Rota en général ni l'un plutôt ni l'un ni l'autre en règle générale. Mais là typiquement sur ce dossier, oui, je préfère l'approche d'Emmanuel Macron bien sûr et celle de Bruno Rota mais vous rendez compte de quoi on est en train de débattre quand même hein ? C'est-à-dire qu'ils ont réussi à partir de ce de cette difficulté là à nous ramener à des débats qui sont des débats qui flirtent avec ce les rêves de l'extrême droite qui au fond de gommer aussi toute tout rapport critique fort avec la colonisation et et c'est de gommer cette histoire là, c'est de faire comme si elle n'avait pas existé et qu'on pouvait avoir des rapports qui ne soient pas différents avec l'Algérie par rapport à d'autres pays. enjeu quand même à tenir les debouts sans faire du en même temps parce que c'est connoté mais à être sévère avec Bruno Retaillot et cet agenda personnel et en même temps quand même à interroger ce qui est la nature du pouvoir algérien aujourd'hui parce que si on si on a des accords si on a une histoire commune ça empêche pas non plus qu'il puisse avoir une difficulté dans la façon d'exercer le pouvoir dans un certain nombre de déclarations publiqu donc voilà donc peut-être c'est vrai qu'il y a ch ou non mais je suis complètement d'accord avec ça je suis complètement d'accord avec ça mais on dans le débat actuel on voit bien que la dérive du pouvoir potentiel elle Et ah non mais le meilleur allié du pouvoir algérien c'est Bruno Retaillot.
Il est cité dans tous les journaux. Et le meilleur épouvantail pour Bruno Retaillot c'est le pouvoir algérien. Exactement.
Un mot on va continuer. Donc je n'ai aucune s'il faut le dire de manière claire évidemment aucune complaisance avec le gouvernement algérien. C'est pas c'est c'est mais mais la manière dont Bruno Rota le prend est une manière qui à mon avis ne convient pas ni pour le débat intérieur français ni même pour les relations diplomatiques avec l'Algérie.
Compris. On va continuer à parler de l'actualité en particulier du réarmement. Je voudrais un mot sur votre livre.
Donc Clémentine, l'avenir c'est l'esprit public. Dès la page 13, vous dites il y a raconter enfin enfin c'est un voyage parmi des gens assez désespérés. Vous racontez avec pas mal de talent la situation de gens en prise avec non pas les services publics mais le manque de services public.
Vous dit il y a aujourd'hui une forme de sit de saturation qui prend une tournure nouvelle. Est-ce que dans tournure nouvell, vous voulez dire que vous avez le sentiment que la révolte gronde ? Ah oui, elle gronde fortement et d'ailleurs, on observe dans les services publics euh maintenant des des actes très violents à l'égard des agents.
H euh c'est pour ça que je dis que ça prend une tournure nouvelle, c'est qu'on on observe des insultes euh d'une violence et d'une répétition qu'on avait pas autrefois. Et c'est un symptôme, c'estàd c'est le symptôme d'une asphyxie générale, sociétéù on a l'impression que plus rien ne marche. Et le constat que je fais qui n'est pas seulement sur les services publics, c'est que cette asphyxie, elle est liée à la marchandisation du monde.
Et c'est pourquoi je pense que le remède à cette marchandisation qui détracte tout, c'est l'esprit public. pas simplement de remettre sur pied les services publics, mais plus profondément d'aller vers une économie du partage qui respecte la planète, vers un état stratège qui est capable d'organiser et de planifier dans le temps la satisfaction des besoins et de réactiver fortement la démocratie là où on le voit avec Emmanuel Macron depuis des années, mais avant aussi, elle est en permanence en train d'être maltraitée. Mais cette révolte qui gronde et effectivement on a tous constaté ces gestes ce ce les gestes dont vous parlez.
Est-ce que vous avez l'impression qu'elle peut aussi s'accompagner ou produire de la révolte sociale ? Parce que nous on a c'est vrai pas le sentiment. On a vu les l'échec des manifes de la CGT hier par exemple.
Il y a une journée demain, je prédirai pas qu'il y ait des millions de personnes euh dans la rue. Est-ce que vous avez le voilà, est-ce que vous avez le sentiment que ce mouvement peut conduire à une mobilisation sociale importante ? Euh d'abord, il y a eu la crise des gilets jaunes qui a été une mobilisation très importante et dans laquelle la question des services publics, mais vous le sentez revenir là ?
Attendez la la question des services publics de l'abandon matérialisé par un état par un état qui n'est pas capable de lutter contre la désindustrialisation, qui n'est pas capable de protéger le commerce de proximité, qui n'est pas capable de faire en sorte que les besoins essentiels soient satisfaits à égalité de manière universelle partout. C'était par exemple au cœur des revendications des gilets jaunes. Maintenant 40 ans de politique néolibérale ont créé énormément de ressentiments.
Vous savez le problème c'est que quand vous contestez je comprends très bien ma question. Est-ce que vous avez l'impression qu'il va y avoir un million de personnes dans les rues bientôt ? Mais c'est complètement absurde comme question en fait.
Pardonnez-moi, excusez-moi, mais c'est absurde. Moi, je je lis pas dans le mar de café. Vous savez qu'avant mes 68, on s'ennuyait, la France s'ennuyait.
Donc, c'est pas c'est pas une question, j'ai j'en sais rien ce qui va se passer. Je peux dire ce que je souhaite. Je suis une actrice politique et à ce titre làà je peux vous dire ce que je souhaite.
Je souhaite que cette colère ne se transforme pas encore davantage en ressentiment. Mais quand vous manifestez et qu'on vous dit circuler, il y a rien à voir comme sur les retraites. Vous êtes des millions dans la rue et le gouvernement, le président de la République au lieu d'entendre l'insatisfaction, il vous renvoie à la maison.
Quand je remonte même plus avant, on vous demande votre avis par référendum sur le traité constitutionnel européen, vous dites non et donc ça sera oui. Quand le président de la République explique que on va faire une convention citoyenne pour mettre tout le monde ensemble et pour faire des propositions pour faire face au climat et que et que la réussite est là, c'està-dire que ils arrivent à s'entendre sur de très nombreuses propositions et que le président de la République qui lui-même a décidé de cette cet espace là dit "Oh ben non, finalement on va rien faire. Qu'est-ce que vous voulez qu'il se passe ?
Il y a beaucoup de ressentiments. Beaucoup de ressentiments. Et quand vous avez le sentiment de payer toujours plus d'impôts pour avoir un résultat qui est toujours plus détérioré, notamment en matière de service public ou d'aide publique, bah à un moment donné vous dites ça va être la débrouille, ça va être l'entraide à l'échelle familiale et finalement c'est pas possible de se débrouiller et ce sera le chacun pour soi.
Alors si c'est le chacun pour soi, allons-y. Et c'est là que ça devient dangereux. C'est là que ça devient dangereux parce que c'est un terro pour l'extrême droite.
Terrible. Vous savez, l'extrême droite, elle fonctionne sur ça, sur le ressentiment, sur le on est chez nous par exclusion du plus dominé. Vous prenez le plus dominé, celui qui est juste après vous et vous dites "Bah celui-là, ça va être mon bouquet muscaire." Ça ça fait pas de la cohésion sociale.
Ça fait pas une société qui peut avoir une perspective d'avenir. Et c'est pourquoi je pense que l'esprit public que je propose et précisément l'antidote à cette vague trumpiste qui nous arrive sur le coin de la tête et qui fait peur, qui peut parfois sidérer au point de ne pas permettre des millions de gens dans la rue, mais personne ne peut savoir au fond à la fin comment ça va se comment ça va se jouer. C'est pourquoi je ne ferai pas de pric et peut-être que demain et je l'espère, il y a une manifestation contre le racisme et le fascisme, j'espère que nous serons un maximum dans la rue.
Est-ce que demain ça va suffire ? Probablement pas. Donc il faut continuer et convaincre.
Je vous en prie. Merci beaucoup. Je voudrais qu'on continue sur l'actualité en particulier cert du conflit en Europe.
Est-ce que la France doit se réarmer ? Ah, vaste question. Euh, elle est pas stupide celle-là ?
Ça va ? Elle est pas absurde absurde. J'ai dit une fois qu'elle était absurde et elle me paraissait un peu absurde.
Je voulais pas je voulais pas vous frisser vous m'avez pas vous ne m'avez pas francé. Je toutes les questions sont bonnes à poser et c'est et je OK, je balai devant ma porte si vous voulez. Euh donc sur le réarmement en fait c'est la question de notre défense.
Elle est elle est très importante à partir du moment où les États-Unis ont fracassé l'OTAN. Euh on voit bien que euh nous avons un besoin de faire face à notre défense. Est-ce que ça passe par du réarmement ?
Euh je crois que c'est d'abord déjà dans le renseignement qu'on a un effort à faire très important puisque les États-Unis euh faisaient beaucoup sur le le renseignement. On a des enjeux de commandement donc ça c'est vrai mais pas au détriment du reste. Pas au détriment du reste.
Or aujourd'hui que ce soit Emmanuel Macron ou Ursula Van Derleyen, il y a une forme de stratégie du choc. Vous voyez ? C'est-à-dire on vous dit économie de guerre, on vous fait très peur d'un seul coup et la semaine d'après ou quelques jours après, c'est pour vous expliquer que la retraite à 62 ans, c'est terminé.
N'y pensez plus. Et puis euh 2 jours après, vous expliquez que attention, il va falloir réduire tous les budgets. Mais si on fait ça, ça pose deux problèmes.
Ça pose un premier problème qui est que je ne crois pas qu'on fait face à Trump et Poutine si on n'affirme pas un autre choix de civilisation. Et on est dans ce moment tragique de l'histoire où c'est un choix de civilisation contre un autre. Et je pense que quand on voit la loi du plus fort que veut Trump et ses alliés euh la encore un marche forcé plus grande que ce qu'on connaît depuis un certain nombre de décennies, une logique de prédation, la case totale de l'État, hein, c'est première priorité qui a été annoncée à Washington quand ils ont fait leur international là des des néofascistes. il voulait démanteler l'État euh volonté d'être dans le déni climatique et déni.
Face à ça, ce qu'il faut, c'est l'esprit public, c'est-à-dire précisément cette économie du partage, cette volonté de remettre un état sur pied qui soit capable de piloter la transformation sociale pour répondre à nos besoins et au contraire la connaissance absolument investir dans l'éducation et la culture et des médias pluralistes. Question sur le plateau Jonathan. Non, mais juste sur le parce que sans être béliciste en tant que tel, on peut aussi se dire que le fait d'être puissant ça peut permettre de limiter le risque de guerre et qu'en tout cas l'expansionnisme ou l'impérialisme de Vladimir Poutine dans ce rapport de force là, il y a peut-être des choses à poser.
Ça, je pense que vous en conviendrez au-delà du renseignement. Non, pas du tout. Je peux je peux si je peux vous répondre làdessus, mais et la fin de la question c'est du coup elle est morte parce que je pensais que vous alliez acquisser sur la première partie.
Donc, je vous en prie. Euh je je pense qu'on ferait une erreur de penser que il y a le bloc euh des États-Unis, le bloc de Poutine, on peut ajouter le bloc chinois, hein. Et et donc la grande idée géniale, c'est euh de faire un petit Occident en montrant les muscles et en étant dans un concours de puissance.
Non mais je suis d'accord sur l'altère modèle de civilisation évidemment parce que c'est une bataille culturelle qui se mène. Attendez, je suis pas après il faut quand même fournir aux ukrainiens si on dit qu'on veut les aider. Totalement pourut faut peut-être construire des missiles dis pas qu'il ne faut pas investir.
Je suis pas en disant qu'il ne faut pas investir mais il faut pas se tromper. Investir ça ne fonctionne que si on a une stratégie pour la paix. On ne prépare pas la paix en préparant la guerre.
Ça c'est pas vrai. Donc moi je suis d'accord mais la condition c'est qu'on a une stratégie pour la paix. Et aujourd'hui ce que je constate c'est qu'on en a pas en dehors de cette idée de faire une 4e puissance et de retourner comme au 19e siècle dans des guerres de puissance.
Ça c'est pas la bonne stratégie. Et si il n'y a plus euh d'Occident, je crois qu'il n'y a pas non plus de sud global. Et donc le moment est venu de faire en sorte que nous ayons des alliances stratégiques à l'échelle internationale, pas simplement à l'intérieur de l'Union européenne mais aussi à l'extérieur de l'Union européenne.
On a par exemple des partenaires comme l'Afrique du Sud, on a des partenaires comme le Brésil. Bien sûr que oui, on a et par ailleurs, il faut en chercher sur des objectif précis. Sur l'Ukraine, on va trouver des partenaires qui seront pas forcément les mêmes que quand il faudra défendre le droit des Palestiniens à ne pas être exterminés comme ils le sont aujourd'hui par Benjamin Netaniaou.
Donc, il faut imaginer une stratégie internationale qui nous permette d'avancer vers la paix. Je voudrais qu'on avance sur un tout autre sujet. La France insoumise a du mal à se dépétrer.
Des accusations d'antisémitisme après le visuel de Cyril Anouna vite supprimé reprenant des carcatures antisémites accusé y compris par une partie de la gauche. Voilà comment Jean-Luc Mélenchon s'est défendu. C'était à Brest avant-hier.
L'affiche Cyril Hanouna, c'est une erreur ou pas ? Mais écoutez monsieur, pourquoi vous me posez cette question ? De quel droit ?
De quel droit ? Qui vous êtes ? Vous m'accusez ?
Parce qu'elle Est-ce que vous m'accusez ? Alors taisez-vous. Vous êtes en train de continuer une campagne qui a démarré à l'extrême droite contre nous.
Fallait pas publier ce visuel. Alors attendez. Donc maintenant on demande à l'extrême droite ce qu'on peut publier ou pas.
Vous pensez que la tête de monsieur Hanouna comme la mienne ne peut pas être caricaturée ? Moi je suis caricaturé continuellement. Vous voulez que je vous montre les caricatures de Charlier B ?
Et ça n'est pas de l'antisémitisme. Mais pourquoi ça serait de l'antisémitisme ? Ça suffit.
Ça suffit maintenant. Alors vous avez reconnu c'était pas Jean-Luc Mélenchon à Bress. C'était Jean-Luc Mélenchon.
On est sur France 3 sur le plateau de Francis le Telllier hier quand il a ce dimanche. Ce visuel et cette attitude de Jean-Luc Mélenchon, est-ce que ça discrédite la France insoumise ? Écoutez, c'est assez conernant en fait.
C'est c'est moi j'ai soutenu Jean-Luc Mélenchon à trois reprises et je ne reconnais pas l'homme que j'ai soutenu en tout cas qui a redonner de la fierté à la gauche et qui nous a sorti la tête de l'eau. Parce que là le problème c'est que l'indifférence à l'égard de l'antisémitisme ne peut pas être une option à gauche. C'est notre histoire et nous n'avons pas le droit de faillir là-dessus.
Ça n'est pas possible. Quand on est de gauche et qu'on veut lutter contre l'extrême droite, on ne fait pas des visuels qui euh reprennent l'iconographie fasciste des années 30 antisémites. C'est pas possible.
Quand on est un grand leader de gauche et qu'on veut lutter contre l'extrême droite, on ne fait pas non plus euh un discours de ce type, c'est-à-dire au fond qui balaye d'un revers de la main. Et il l'a fait également dans le meeting de Brest que vous vouliez donner à voir. C'est-à-dire à ce moment-là, il dit "Oh ben nous, on sait pas ce que c'est." Mais ça c'est pas possible de ne pas savoir ce que c'est.
Et si effectivement il y a des personnes qui à l'intérieur de la France insoumise n'ont pas cette culture là, et bien le leader lui doit expliquer, ne pas refaire poser les mots justes sur l'erreur qui a été commise. Et je je constate que la direction de la France insoumise l'a fait. Pas Jean-Luc Mélenchon et je le regrette.
Yeah.
Clémentine Autain