BACKSEAT - S05E04 - avec Arthur Delaporte
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Il est mignon. Regarde, il est sucré. Il est croqué.
Il est à croqué. On vous a même fait un montage spécial backseit incroyable. Ma petite expertise, c'est le syndrome Cookie et Olivier Fort fait exactement ça.
Quand je venais devant la boîte et que Cookie me disait "Tu ne rentres pas". Je forçais pour rentrer. Je vous assure qu'à la fin de l'histoire et ben je ne rentrai toujours pas.
Avant ton émission, une petite question quiz. Quel est le point commun entre ces trois oiseaux ? Un balbuzard pêcheur, une cigogne blanche, un vanau UP ?
Réponse A. Il renvoie à un ancien Premier ministre, si on change, une lettre de leur nom. Réponse B.
Ils font partie des espèces les plus touchées par des accidents liés au réseau électrique. Réponse C. Ils ont tous été observés dans les jardins de l'Élysée.
Réponse D. Ils ont décidé de dissoudre l'Assemblée nationale. La bonne réponse, c'est la réponse B.
Pour diminuer la mortalité des oiseaux causés par les lignes électriques, l'Union européenne a dégagé un budget de 14 millions d'euros jusqu'en 2028. En France, c'est l'un des nombreux sujets qui sont traités dans les débats organisés par la CNDP qui mêle des citoyens et des experts. Vous pouvez y participer partout en France ou sur internet jusqu'au 16 janvier prochain en allant sur le lien dans la description.
On vous en dit plus en fin de vidéo. [Musique] [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bonsoir le public.
Bonsoir. Bienvenue sur Bax. Bonsoir chers amis.
Quel plaisir de vous retrouver pour cette émission exceptionnelle avec un bifort exceptionnel. Cette semaine, nous sommes en partenariat avec la CNDP, la Commission nationale du débat public. Euh vous vous en souvenez, on avait déjà reçu la CNDP dans un Bfor de Backat en 2023 et en 2024, on avait organisé une émission passionnante sur le sujet de la mer, le débat sur la mer.
Aujourd'hui, une autre émission passionnante. On va parler de climat, on va parler d'énergie, on va parler de réseau d'électricité. On va aborder des notions comme la sobriété, l'adaptation, la décroissance.
Euh, posez toutes vos questions. J'ai quatre experts incroyables avec moi sur ce plateau. Pour en parler, le public, vous allez les applaudir très fort.
Nous sommes avec Anaïs Lefrant Morin. [Applaudissements] Anaïs, tu es la représentante de l'équipe du débat public à la CNDP. Exactement.
Merci d'être avec nous Anaïs. Très content de t'accueillir. Nous sommes également avec Xavier Pièchaic. [Applaudissements] Xavier, tu es le président du directoire de RTE, le réseau de transport d'électricité.
Tu nous en diras plus tout à l'heure. OK, Jean, merci d'être avec nous. On est également avec Adelle Tangi, mesdames et messieurs.
Bonsoir. Adelle, tu es chercheuse à Lidri, c'est l'institut de du développement durable et des relations internationales. C'est ça.
Faste programme. Tout à fait. Merci d'être avec nous, Adelle dans ce Bfort de Baxit.
Et enfin, nous avons été rejoints par Mire Chirleu à Souline. Bonjour Mirey, tu es professeur d'économie à PSE, c'est ça ? Merci.
Et à l'université Parisien Panthéon Sorbon. Parien Panthéon Sorbon. Merci de le préciser.
Euh, on va parler de beaucoup de choses passionnantes. Bienvenue à vous qui nous rejoignez en direct sur Twitch ou en replay sur YouTube. Bienvenue le chat.
Vous êtes avec nous le chat, vous allez pouvoir participer dans ce Bfor. On a des questions évidemment, on est avec la CNDP, on va évidemment vous faire participer, on a des questions à vous poser, on a de la concertation citoyenne à faire. Je note un truc intéressant le chat, c'est que hier quand on a discuté des difficultés politiques que traverse le pays, vous avez été nombreus et nombreux à me dire que vous souhaitiez une République plus participative, avec plus d'implication des citoyens.
Et ben voilà, on est avec la CNDP dès le lendemain. Si ça c'est pas magnifique, vous allez pouvoir participer. Je commence avec toi du coup Anaïs.
La CNDP c'est quoi et comment ça marche ? Alors c'est une vaste question. On pourrait faire l'heure dessus.
Donc je vais essayer d'être relativement courte euh mais on pourra bien sûr échanger ensemble si tout ça n'est pas très clair. Donc déjà pour commencer la CNDP donc Commission nationale du débat public, c'est une autorité indépendante qui euh est chargée en France de garantir euh le parle bien dans ton micro. Parle bien dans ton micro.
Ah d'accord. Euh qui euh donc euh a pour charge de garantir le droit au débat euh sur toutes les questions qui touchent euh à l'environnement. et à l'aménagement du territoire en France.
Donc euh concrètement cette institution en fait bah elle elle a déjà un certain nombre d'années puisqu'elle était en crée en 1995 même si elle a beaucoup évolué depuis et en fait c'est vraiment le résultat de euh d'une évolution on va dire sociétale hein euh qu'on a connu en France mais aussi dans d'autres démocraties. en particulier le fait que euh on va dire que à partir des années 60 70, il y a eu un certain nombre de euh de conflits autour de projets euh qui a impacté fortement l'environnement ou de projets d'urbanisme. Et donc il y a une demande de la part des citoyennes et citoyens qui étaient par ailleurs de plus en plus éduqués, on va dire avec euh voilà des des euh des diplômes de plus en plus élevé, avec aussi euh un intérêt accru pour euh des échanges directs avec les décideurs. et le constat que finalement aussi les les corps intermédiaires que pouvaient être enfin que sont toujours mais qui n'ont plus tout à fait la même place dans notre société que sont les institutions syndicales religieuses et cetera ne jouaient pas le même rôle et que du coup on avait besoin finalement d'un espace où organiser un dialogue entre les citoyens et citoyennes et les décideurs de ces grands projets qui impactent la vie quotidienne de toutes et tous et aussi le devenir de notre pays puisque il y a toujours une dimension on va dire assez forte de projection dans l'avenir avec les projets qui font l'objet de d'une saisine de la SNDP, c'est-à-dire qui font l'objet d'un débat.
Justement, saisine de la CNDP, il y en a une en ce moment sur l'avenir de notre réseau électrique. Je me tourne vers toi Xavier et je te pose la question suivante. Pourquoi RTE a besoin d'un débat public sur l'avenir du réseau électrique ?
Pourquoi vous faites pas les trucs entre experts dans votre coin ? Bah parce qu'on est content de prendre la vie des gens. Euh le réseau de transport d'électricité, il faut qu'il se transforme parce qu'on veut faire plusieurs choses à la fois.
On veut faire la neutralité carbone et pour ça, il faut qu'on s'électrifie parce qu'il faut qu'on arrête juste d'ar d'utiliser du pétrole et du gaz fossile. Donc on va avoir besoin de plus d'électricité. Donc on veut faire ça.
On veut des emplois pour tous demain. Donc il faut toujours des entreprises, des industries et cetera. On veut que la lumière fonctionne toujours aussi bien.
Regarde gens ici qu'il y a beaucoup de consommation d'électricité. On est un plateau de tournage. Donc on est un plateau, il y en a beaucoup et en plus on aimerait bien que toute cette énergie qu'on va consommer demain neutre en carbone, elle soit produite sur le sol français.
Bah comme ça, ça nous permettrait de nous décoller de pays qui sont pas forcément nos amis. Bon, donc il y a plein de raisons pour lesquelles on va s'électrifier plus et quand on va consommer plus d'électricité, il faut un plus gros réseau. Donc faut qu'on le développe.
Donc nous, on a fait un plan, on le met sur la table et on sera très heureux que tout le monde nous donne son avis parce que c'est pas tout de dire qu'il faut un plus gros réseau demain. Il faut qu'on se dise en fait comment on le fait, où est-ce qu'on le fait, quelle formula a et cetera. Vous avez euh il y a une super carte h de derrière toi.
C'est le réseau de transport d'électricité en temps réel. Oui, c'est accessible en ligne sur le site de RTE. D'ailleurs, vous pouvez voir en direct la santé de notre réseau de transport d'électricité.
Et tu vois transiter les flux, c'est comme tes artères, tu vois. Et c'est et c'est ce qui se passe en ce moment en France et c'est toute l'énergie qu'on échange aussi avec nos voisins. Voilà.
Donc ça, il faut qu'on le modifie, il faut qu'on le transforme, il faut qu'on le fasse grandir. Et tu vois que c'est un sujet vachement important. C'est du très long terme.
Ouais. et on est très content nous qu' ait euh ce débat pour euh pour prendre la vie de tous. D'ailleurs euh je vous invite tous à donner votre avis he Alors justement vous avez un lien dans le chat euh sur lequel je vous invite à cliquer puisque ça va vous donner l'opportunité de donner votre avis sur ce sujet soit en ligne soit à l'occasion de débats qui sont organisés près de chez vous.
Rendez-vous directement sur le lien qu'on vous met dans le chat. Parlons des conséquences du changement climatique sur notre consommation d'énergie parce que tout ça est très dynamique. Évidemment, c'est pas c'est pas neutre du tout ce qui est en train de se passer.
Le changement climatique. Adelle et Mire, je voudrais vous poser une question toutes les deux. Est-ce qu'en parallèle de la modernisation de nos réseaux d'électricité, on est de toutes les façons condamné à consommer moins ou à consommer autrement ?
Est-ce que de toutes les manières, on va changer notre manière de de consommer, Mireille ? Alors, changer notre manière de consommer, il faudrait que tout le monde le veuille. On peut pas décréter comme ça que le mode de consommation ou le mode de production va va évoluer maintenant que ça soit nécessaire sans aucun doute.
On voit bien que par exemple rouler dans un véhicule standard, dans un véhicule thermique qui fonctionne à l'essence, ça c'est quelque chose qui va être de de moins en moins possible. Et heureusement, grâce à la réglementation, l'Europe par exemple a décidé de bannir les véhicules thermiques neufs à partir de 2035. Donc ça devrait pousser les constructeurs les constructeurs à fabriquer davantage de véhicules électriques.
Maintenant, est-ce qu'il y a une demande en face ? C'est compliqué. Et si on parle uniquement de la consommation d'électricité, alors c'est ces véhicules électriques vont accroître la consommation d'électricité.
Heureusement, ça joue en faveur de la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Donc ça devrait réduire mais à très long terme pour l'ensemble de la planète le changement climatique. Mais euh au niveau plus local euh si les ménages décident de consommer moins d'électricité parce qu'ils consomment moins de façon générale, ça pourrait être bon pour pour l'adaptation pour pour le changement climatique.
Le fait que ils puissent le décider dépend aussi bien de leur sensibilisation que des usages qui leur qui leur sont proposés. Et le changement climatique ne joue pas dans ce sens-là parce que le changement climatique impose ou en tout cas suggère à de plus en plus de personnes d'utiliser de la climatisation. On n'est pas forcé de d'utiliser de la climatisation.
Il y a d'autres moyens de rafraîchir les habitations, mais il y a des endroits où ça devient indispensable et ça ça augmente la consommation d'électricité, ça augmente les besoins. Adel, tu en penses quoi ? On est on est contraint à consommer moins ?
Alors moins ou plus, je pense que c'est pas tant ça la question, mais en tout cas différemment, c'est sûr. Euh sur le sujet de l'adaptation au risque climatique, c'est ce que disait Mireil, mais on sait pas encore exactement comment on décide de s'adapter au risques climatiques de demain. Et c'est vraiment ça le cœur du sujet de l'adaptation.
Et c'est de se dire voilà par exemple en cas de canicule, est-ce que on va décider de se reposer sur plus de climatisation ou est-ce qu'on va décider de d'utiliser d'autres solutions ? Par exemple, la rénovation thermique des bâtiments, par exemple le fait de ramener de la nature en ville aussi, ça peut permettre de rafraîchir certains quartiers et en fonction de la solution qu'on décide d'adopter, on va avoir besoin de plus ou moins d'électricité. Et après, il y a aussi justement le sujet de la production électrique.
Est-ce qu'elle est en capacité de répondre à ces à ces solution là ? Donc par exemple, bah le la solution de la climatisation, euh on en a beaucoup parlé cet été pendant les périodes de canicule et il y avait vraiment un sujet sur est-ce que bah dans des climats plus chauds demain, est-ce qu'on va être en capacité de produire assez d'électricité pour faire marcher tous les climatis Tous les usages sont climatisés et avec les centrales nucléaires, avec les centrales hydroélectriques qui ont une capacité de production un petit peu moindre quand on est en période de sécheresse justement. Euh il y a quelqu'un dans le chat qui dit que la France a trop d'électricité en été.
Du coup la clime c'est bien. J'en sais rien. Ça vous fait marrer.
Mais expliquez-moi pourquoi ça vous fait marrer. J'en sais rien. Mireille c'est vrai ou c'est faux ?
Euh alors là, je pense que RTE serait mieux placé pour parler de ça. Genre, nous on fait des gros modèles. On projette la France en 2050.
H on teste plein de scénarios. Euh des scénarios où on se réindustrialise beaucoup, des scénarios où on décide d'être très sobre. Même si on décide d'être très sobre, il on est amené à consommer plus de d'électricité parce qu'on a tellement d'usage du pétrole à transférer h que demain, il va falloir qu'on produise plus d'électricité parce qu'on va en consommer plus.
D'accord. Donc ça c'est sûr. Ça c'est sûr.
OK. Euh alors la climatisation, pas de panique, même dans un monde dans une France qui se réchauffe de plus de 2 degrés, même si un foyer sur de un climatiseur, à la fin à la fin de l'année sur le bilan France c'est pas beaucoup, c'est 2 % de la de la consommation nationale en 2050. C'est pas un grand déterminant.
On aura assez d'électricité Adelle demain pour pour couvrir ça. L'urgence, c'est pas de se demander si euh on a trop ou pas assez d'électricité. Il s'avère qu'en ce moment donc on en a pas mal.
C'est pas mal parce que parce que du coup les prix baissent. Euh le sujet c'est comment on arrive à se décoller le plus vite le plus vite petit possible pardon du pétrole et du gaz fossile. Parce qu'en fait c'est ça l'urgence.
On on s'est engagé quand même à pu émettre beaucoup de CO2 en 2050. Aujourd'hui, en fait, on en aimait considérablement. Donc, il faut qu'on bascule le plus vite possible.
Je pense que pour ça, il faut qu'on aide les gens parce que tout le monde peut pas s'acheter une pompe à chaleur, tout le monde peut pas faire de de la rénovation thermique. Il y a pas des bornes électriques partout. Euh et c'est ça l'urgence sur la couverture de la consommation.
Pas de panique, on saura faire d'ici là. Mais ça veut dire quand même, et je reviens donc à mon sujet, excuse-moi, genre je suis un peu monomaniaque. Mais non, mais vas-y Xavier, t'inquiète.
C'est dans ce monde-là. Euh, il faudra des trucs comme ça parce que si ça on l'entretient pas et ben demain on pourra pas vous euh on pourra pas donc alimenter tes bornes électriques pour les poids lourds, ta pompe à chaleur, les nouvelles vines et cetera. Et donc c'est ça l'enjeu.
Qu'est-ce que vous pensez de l'option qui je crois est populaire dans une partie du chat qui est la décroissance ? Est-ce que la décroissance est une philosophie qui pourrait permettre de passer le cap et de transformer notre modèle électrique ? Si la question c'est est-ce que est-ce que ça pourrait permettre de passer le cap ?
La réponse est oui. Maintenant, est-ce que c'est quelque chose qui peut être envisagé comme comme mis en œuvre de façon majoritaire dans la population ? Je suis pas sûr du tout que les gens soient prêts à envisager un mode de vie décroissant. le le la question c'est davantage de d'avoir d'un côté des consommateurs qui sont responsables et en fait la plupart du temps ces consommateurs se retrouvent face à des produits qui leur sont proposés par des producteurs et que eux on n'arrivera jamais à limiter.
Et en fait donc la décroissance c'est plutôt une question de sobriété de de consommation mais face aux tentations qui sont proposés par les par l'industrie de façon générale c'est extrêmement compliqué et c'est ce n'est pas quelque chose qui ressort vraiment de de la responsabilité individuelle. C'est voilà Adelle euh c'est c'est pas un sujet sur lequel je travaille directement mais je pense que finalement enfin on peut pas se poser cette question là uniquement si on regarde le réseau électrique et sur les enjeux d'adaptation c'est un petit peu pareil finalement c'est il y a des choix de société un peu plus larges à faire et même quand on regarde l'adaptation du réseau électrique au risque climatique futur en fait c'est pas un sujet qu'on doit penser indépendamment de comment par exemple le réseau de transport s'adapte mais aussi comment on adapte nos mobilités plus largement, comment les bâtiments s'adaptent mais aussi comment on adapte notre usage du territoire de de la ville plus largement. Et du coup, c'est des c'est aussi des questions qui sont à regarder en interdépendance entre les différents secteurs, entre les différents sujets.
Et donc c'est aussi pour moi ce qui je pense est assez intéressant dans le rôle des réseaux de d'électricité et de RTE, c'est de se dire que finalement c'est pas un acteur tout seul qui doit penser son adaptation au risque futur, sa décroissance, son modèle économique. C'est un acteur qui fait le lien entre plein de sujets et plein de de réseaux, plein de de d'usage, plein de services qu'on a tous les jours et donc c'est une question qui doit se poser plus largement. Alors vas-y Xavier, je peux rebondir Jean ?
Oui je t'en prie. Ouais ouais je te remercie. Euh moi je parlais du monde sobre qu'on a projeté en 2050 qui est pas un monde décroissant qui est un monde un peu croissant quand même.
C'est vachement dur à faire. On a projeté un monde où la consommation d'électricité devait être limitée à ne faire que plus 20 % d'ici là. En fait, ça veut dire quoi ?
Ça veut dire + 30 % de transport en commun. Ça veut dire un/art de bagnole en moins qui roule. Ça veut dire nombre moyen de people par aujourd'hui en dessous de deux strictement supérieur à deux.
Ça veut dire recohabiter. C'est-à-dire qu'il faut qu'on soit plus dans nos appartements. Ça veut dire qu'on est moins de mètres carrés.
Ça veut dire qu'il faut qu'on vive plus dans des logements collectifs en moyenne. En moyenne ? Mais oui, mais en fait ça veut quand même dire ça.
Parallèlement donc on a fait un énorme sondage chez Ipsos et on a demandé aux françaises et aux Français 12000. Ils étaient 12000 et c'est le plus gros panel. Ce qui pensait de l'idée de rester dans un logement collectif et presque qu'il soit plus petit demain.
Bon, vous êtes prêts ? Euh 61 % des gens qui vivent en immeuble collectif veulent partir vivre en maison individuelle. Chez les 24 35 ans, c'est la moyenne de la salle, 81 % veulent quitter leur immeuble collectif pour vivre en maison individuelle.
Qui dit maison individuelle dit souvent une bagnole. Et on a posé la question à ceux qui vivent en maison et ils nous disent à 85 % surtout je veux y rester. Donc on est dans ce monde de contradiction.
On sent bien qu'il faudrait qu'on soit plus sobre. Il faut qu'on se dise que c'est des efforts à faire. Moi, je pense qu'on y est beaucoup à être prêt.
C'est pas non plus un effet magique. Et de toute façon, on a collectivement un sujet, c'est qu'il faut que ça fasse en vie. Et et aujourd'hui, tu tu le disais Mireille, c'est pas forcément une perspective partagée par tous.
Et du coup, c'est bien qu'on en parle dans dans un débat public autour d'un objet technique. Certes, qu'est-ce que vous pensez de ça notamment ? Qu'est-ce que vous pensez de l'idée de consommer beaucoup plus d'énergie demain ou juste un peu plus ?
Et moi, je pense que c'est bien qu'on en c'est un vrai débat démocratique, c'est un vrai projet pour demain. Nous, on construit une infrastructure pour 80 ans. Donc c'est quand même bien qu'on en parle maintenant.
Tu parles de débat démocratique, c'est on ne peut plus démocratique dans le sens où c'est nous qui la consommons les l'électricité à la fin. Donc c'est aussi des comportements individuels dont on parle, le fait d'avoir un chauffage, le débat éthique pour savoir s'il faut ou pas s'équiper d'un climatiseur pour passer les vagues de chaleur euh en été. Comment est-ce qu'on Comment est-ce qu'on fait pour imprimer des des changements dans les comportements individuels ?
C'est c'est un c'est un vrai enjeu. Sur l'électrification du parc automobile. C'est pareil ?
C'est un débat vieux comme le monde. Est-ce qu'on a les moyens ou pas de s'offrir un véhicule électrique ? Oui, ben là, il faut il faut pas compter uniquement sur la responsabilisation du consommateur parce que euh c'est rejeter la responsabilité et la culpabilité sur des gens qui n'ont pas forcément les moyens euh d'acheter un autre véhicule de parce qu'on avait vu au moment du mouvement des gilets jaunes.
Oui, mais euh d'ailleurs ça avait été anticipé depuis longtemps par certains économistes que que je connais bien. D'accord. Mais le le le le problème c'est davantage c'est la cohérence des politiques qui sont mises en œuvre.
C'est-à-dire que il faut à la fois euh rendre, parce que ça c'est inélu in inéluctable, rendre l'utilisation des énergies fossiles plus cher tout en permettant à ceux qui ont des revenus faibles et qui sont très contraints dans leur possibilité de changement d'équipement de le faire. Et donc, il faut les aider. Et les aider, c'est ce n'est pas, j'entends déjà, les haut cris de certains, ce n'est pas de l'assistana.
C'est euh c'est au contraire une mesure d'équité parce que ces personnes-là ne pourraient pas supporter le poids de la politique. Mais mais ces politiques, ell elles sont aussi les politiques de rénovation urbaine, de rénovation énergétique des des bâtiments, des logements de on parle d'adaptation ici aujourd'hui. adapter les cités à un monde qui devient de plus en plus de plus en plus chaud.
C'est c'est une politique de la ville et ça la politique de la ville, elle sert de cadre et elle permet aux gens ou elle permet aux citoyens de vivre confortablement dans leur ville et pas forcément en ayant besoin eux de prendre beaucoup de décisions. Par exemple, la climatisation, ça devient un non problème si les villes sont conçues de telle façon que elles ne se réchauffent pas trop. ou en tout cas elles sont naturellement rafraîchies euh pendant pendant les périodes de canicules.
Euh donc c'est c'est tout un ensemble et c'est un ensemble donc de de subvention éventuellement aussi d'aide. T'inquiète, tu as de l'eau dans la gourde à côté de toi. Oui.
En fait quand j'ai j'ai enseigné et quand quand je parle beaucoup, je finis par Ah pardon, tu as donné des cours aujourd'hui, excuse-nous. Donc euh c'est c'est c'est une question il on peut aussi aider les secteur industriel qui pourraient contribuer à cette cette adaptation et à la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Il faut faire très attention parce que évidemment et c'est rationnel de la part d'une entreprise, il y a une tentation de bénéficier d'effet d'OBen et de recevoir des subventions sans pour autant faire davantage que ce qui était initialement prévu.
Donc à ça, il faut faire très très attention mais ça peut tout à fait aider à la transition et à l'adaptation. Ouais. rebondir sur ce que disait Mirille, moi je pense qu'il faut il faut pas qu'on complique trop les choses.
Il y a trois grandes manières d'arriver à se décoller du pétrole et à passer à l'électricité. Il y a déjà la conviction parce que et un débat public comme celui qui se qui se mène en ce moment, il compte pour ça. Qu'on parle qu'on parle de cette énergie, qu'on parle du climat, qu'on parle de de notre réchauffement, il y a quand même le levier de de la conviction.
Donc c'est le premier. Le deuxième, c'est le norme de l'obligation. On peut aussi contraindre les Françaises et les Français à d'ailleurs au passage, c'est ce qu'on fait dans l'industrie automobile parce que vous avez entendu, il y a des polémiques sur on peut plus vendre des voitures thermiques à partir de alors là c'est 2035, peut-être ce sera décalé avant après et cetera.
Puis le troisème levier c'est l'incitation et donc c'est l'argent. Donc là on peut subventionner. Bon, le budget de l'État est pas aura pas plus de moyens demain qu'aujourd'hui, ça c'est sûr.
Et en fait, du coup, ça finit sur le prix. Comment est-ce qu'on commercialise l'électricité et l'énergie demain ? Si le pétrole, ça reste moins cher et plus avantageux que l'électricité, bah c'est sûr que les gens vont rester au pétrole.
Et donc là, il y a un vrai effort à faire, une vraie discussion. Et moi, je trouve aussi que c'est important que chacun donne son avis là-dessus. C'est des questions fiscales et cetera.
H est-ce qu'on est prêt à payer son litre d'essence un peu plus cher en contrepartie de ce que sa facture d'électricité baisse un peu pour qu'un maximum de gens soient incités à basculer de l'un vers l'autre ? Ça c'est un vrai bon débat pour tout le monde parce qu'il y a déjà eu dessus des polémiques, il y a eu les gilets jaunes et cetera. Donc c'est un sujet super intéressant.
Après, je suis d'accord avec toi sur la redistribution, il faut pas matraquer les gens et donc il faut les aider d'abord. Et justement, les recettes fiscales peuvent peuvent servir à ça. C'est-à-dire que si tout le monde paye son livre d'essence un peu plus cher ou même deux fois plus cher.
Ouais. Le problème c'est pas populaire jusqu'à Nouveland. Non, ce ne serait pas populaire.
Mais si on utilise les recettes de cette fiscalité, parce que cette fiscalité, elle n'est a priori pas faite pour obtenir des recettes fiscales, elle est faite pour changer les comportements. Donc si on utilise ces recettes fiscales et qu'on en distribue une très grande partie sur ceux qui ont les revenus les plus faibles, parce que c'est pas la peine de distribuer aux plus riches, cela ça ceuxl ils vont en fait ils vont quand même limiter leur consommation parce que ça les arrange pas de payer plus cher l'essence. Donc ils vont quand même basculer aux véhicules électriques et à l'électricité plutôt que l'essence, mais ça leur fait pas un choc sur leur niveau de vie et donc c'est pas la peine de les compenser.
En revanche, compenser les plus pauvres et justement de et et les aider à acheter euh donc des équipements qui leur permettent de se passer des énergies fossiles. Anaïs, est-ce qu'on va parler de tout ça dans le cadre du débat de la CNDP ? Est-ce qu'il y aura des tabous ?
Est-ce qu'il y a des trucs qu'on a pas le droit de dire ? Ça marche pas. Alors non, un débat public en fait c'est nous on est vraiment on va dire côté équipe du débat public.
On est là pour permettre à vous toutes et toutes tous de pouvoir déjà en être être informé, avoir les informations pour vous faire un avis sur cette proposition qu'a fait RTE d'un schéma d'investissement qui est quand même vraiment important, qui est structurant, qui est engageant aussi pour l'avenir à la fois énergétique, économique, territorial de notre pays. Donc déjà la première chose qu'on essaie de faire, c'est de vous permettre de vous saisir de ce sujet qui est assez complexe parce qu'en fait derrière il y a énormément, on commence à le voir ici, il y a énormément de d'enjeux qui qui sont derrière aussi des questions très techniques qui peuvent se poser et finalement créer des débats très enflammés lors de nos webinaires notamment. Euh et donc ça c'est la première chose qu'on essaie de faire.
La deuxième chose, c'est vraiment de vous permettre de vous exprimer, quel que soit finalement votre lieu de vie, votre âge, votre situation professionnelle, sociale et cetera. En fait, le les dans les principes de la CNDP, il y a vraiment l'idée que la voix de chacune et chacun compte. Et donc nous ce qu'on cherche à faire c'est à la fois euh à organiser des choses qu'on met à votre disposition, notamment tous les outils qui vont qui ont été euh mis en ligne.
Là, vous avez le lien et qui vous permettent en fait de pouvoir contribuer avec des questions sur une une plateforme de questions-réponse de une carte interactive qui vous permet de voir euh qu'est-ce qui est comment il est aujourd'hui le réseau, qu'est-ce qui est projeté par RTE à plusieurs échances de temps et du coup en fait bah qu'est-ce qui va se passer où sur le territoire français. Donc ça c'est voilà, il y a aussi un un parcours qui s'appelle quiz qui permet de finalement être mis dans des face à différents types d'arguments des positions y compris notamment sur les questions de sobriété électrique et de voilà de consommation aussi sur les questions de réindustrialisation qu'on a pas encore évoqué mais qui sont aussi des enjeux importants pour le débat et donc il y a ces outils-là mais on va aussi chercher des publics des personnes qui on le sait ne se connecteraient pas forcément au webinaire qu'on organise qui n'irait pas forcément dans les réunions qu'on organise aussi dans les territoires et donc auquels on on propose des espace pour là aussi se saisir du sujet et pouvoir faire porter leur voix tout simplement pour avoir des des visions qui soient diverses, qui soient plurielles et qui puissent permettre à à RTE de se dire voilà nous on nous a remonté tel tel argument tel avis qui est qui s'appuie sur telle vision des choses et qu'est-ce que voilà est-ce que Ça ça amène à faire évoluer le projet ? Est-ce que il y a des choses qu'il faut éclaircir ?
Est-ce qu'il y a des choses Voilà, c'est vraiment le but du débat public. Euh et donc il y a il n'y a pas de tabou. C'est-à-dire que nous on propose des questions qu'on soumet au public qui sont issues de de au fur et à mesure en fait qu'on avance dans le débat qui a qui a commencé à la mi-septembre et qui va se terminer en janvier. on donne des espaces d'échange, mais on permet aussi euh bah tout simplement de de d'inclure tous les questionnements qui nous remontent euh dans le fil du débat, de vous donner accès à des experts et des expertes comme les les deux chercheuses que nous avons ici ce soir, mais aussi des acteurs associatifs ou autres.
Il y a quelqu'un dans le chat qui a demandé "C'est quoi RTE ? C'est réseaux de transport d'électricité. C'est l'opérateur qui s'occupe de transporter de l'électricité entre la centrale qui la fabrique et toi qui l'utilise.
C'est ça. C'est ça. Ça voilà en fait et qui gère le système électrique.
Et en fait c'est la boîte qui fait en sorte que quand tu appuies sur l'interrupteur, ça marche. Ne serait-ce que ça c'est rien ça. D'ailleurs, j'ai une question pour toi Xavier.
Tu as parlé tout à l'heure euh euh de de de l'adaptation de notre réseau électrique au changement, notamment au changement climatique. Euh moi, j'ai du mal à me rendre compte euh de de du du niveau de vétusé de nos infrastructures. Quand je vois un une ligne à haute tension, je vois des pylones, je vois des câbles, j'y connais rien.
Ils sont normaux. Ouais. Ouais, c'est ça.
J'ai j'ai du mal à me dire que notre réseau est est est complètement dépassé, tu vois. Ils sont normaux. Alors, avant de te répondre, je voudrais euh juste rebondir sur ce qu'a dit Anaïs.
Moi, j'aimerais bien qu'il y ait pas de tabou, mais en fait, j'aimerais au-delà qu'on parle de nos propres contradiction parce qu'on en on transporte tous, je vais en citer Tr euh typiquement, on voudrait moins de pylone dans nos paysages souvent, mais si on enfouissait euh tous les besoins de réseau supplémentaires, ça coûterait dans notre plan 50 milliards de plus en 15 ans. 50 milliards de plus et à la fin, c'est le consommateur qui paye. Ça fait un paquet de réforme des retraites.
Exactement. Non, en ce moment c'est pas trop l'ambiance, t'inquiète, c'est pas grave. Euh deuxème contradiction, on a parlé sobriété tout à l'heure, mais on se suréquipe électriquement tous.
On a des trucs comme ça par milliers et cetera. Euh on voudrait tous un emploi, on voudrait tous des usines, mais on n pas envie d'infrastructure pour alimenter ces mêmes usines. Et moi, ça m'intéresse qu'on se parle de ça euh et qu'on s'en parle.
Franchement, je trouve ça très intéressant et ça c'est un beau vrai débat, c'est un beau vrai débat démocratique, pas celui qu'on entend aujourd'hui en ce moment, mais un truc de fond. Alors, sur le changement climatique, notre réseau, il va bien. Il y a pas de coupure d'électricité.
Aujourd'hui, il y en a partout. Et en France euh tout va bien. Simplement il faut qu'on se préserve de la manière dont le climat va changer.
Il y a trois grands changements. Euh donc on s'attend à plus de tempête demain. Alors ça on a fait les efforts sur 10 ans, on a renforcé le réseau.
Donc ça c'est bon. C'est fait. Deuxième changement, demain il y aura plus de bulles de chaleur, il y a plus de moments caniculaires.
Dans le sud-ouest, par exemple, il peut faire 50°gr sans vent pendant très longtemps. Ça déforme les lignes électriques. Ah, elle se dilate.
Merde. Donc il faut Non, mais c'est très simple. Donc il faut quoi ?
Il faut changer les pylones, il faut les remonter et il faut retendre les câbles, il faut en mettre des neufs. Troisème élément, demain il y aura plus d'inondation. Donc on a des cartes pour ça, mais il y a des postes électriques qui sont des vrais nœuds électriques très importants.
Si on peut un poste électrique, vous avez plus d'électricité chez vous et donc il faut qu'on les déplace. Donc le vent, on s'en est occupé. Il faut qu'on fasse la question du chaud et il faut qu'on fasse la question des inondations.
Ce paquet là d'ici 15 ans, c'est entre 20 et 25 milliards d'euros d'investissement. C'est beaucoup de réseaux. Il faut qu'on le fasse maintenant parce qu'il faut qu'on soit prêt pour le climat de 2040, 2050, 2070 et cetera.
Une fois qu'on aura fait ça, on on OK. on sera par Adelle, je suppose que le changement climatique va impliquer une évolution de nos réseaux et pas seulement du réseau électrique. Le réseau d'eau aussi sans doute, je suppose.
Oui, tous les réseaux. Mais en fait, ce que je trouve intéressant dans ce que dit Xavier, c'est que pour moi, il y a il y a il y a deux enjeux quand on parle d'adaptation au changement climatique. Il y a le premier qui est dont on parlait là qui est celui de la résilience des infrastructures, mais il y a aussi le deuxième qui est de se dire en fait face au changement climatiques, face aux inondations, aux canicules, aux sécheresses accrues dont parlait Xavier, nos territoires ils vont évoluer aussi.
Et euh finalement, c'est ce qu'on disait aussi avec Anaïs, avec le projet de CNDP, c'est que bah euh apporter de l'électricité à un territoire tel qu'il est aujourd'hui ou apporter de l'électricité à un territoire modifié parce que on aura plus ou moins de projets industriels parce qu'on aura déplacé certaines activités à cause des effets du changement climatique. C'est pas la même chose en fait. Et donc c'est aussi ces questions-là qu'il faut se poser et donc il faut réussir à faire dialoguer la manière dont RTE décide de voir l'adaptation l'adaptation de ses réseaux mais aussi le réseau en intégralité avec la manière dont les territoires vont s'adapter.
Et ça c'est ce qui a été proposé dans le cadre du plan national d'adaptation au changement climatique qui a été publié en début d'année. C'est le 3e volet qu'on l'appelle le PNAC euh et qui proposait justement d'avoir des débats dans les territoires sur la manière dont on voit l'adaptation. Anaïs, c'est quoi les grandes lignes de fracture dans le débat public sur les questions d'électricité ?
Est-ce que c'est prononcléaire, antinucléaire ? Est-ce que c'est plus subtile que ça ? C'est plus subtile que ça.
Euh alors déjà, je dirais que euh ce qui nous a euh enfin marqué au lancement du débat, c'est que finalement la question de l'adaptation au changement climatique, elle elle n'était pas clivante, c'est-à-dire que il y avait un assez large consensus sur le fait que on allait devoir faire évoluer les infrastructures, nos villes, nos territoires. Voilà, là-dessus, on va dire qu'il y a assez peu de débats. Après, il peut y avoir des débats sur à quel rythme est-ce qu'on le fait, à quel niveau de transformation et du climat, euh voilà, sur quoi est-ce qu'on se base ?
Euh est-ce qu'on part sur les hypothèses actuelles du GC ? Est-ce qu'on va plus loin ? Est-ce qu'on se fonde sur les les trajectoires qui ont été aussi définies par Météo France ?
Enfin, il y a des débats là-dessus, mais on va dire que globalement, il y a quand même un accord sur la nécessité de s'adapter au changement climatique. En revanche, ce qui est effectivement extrêmement clivant, c'est un bah comment est-ce qu'on dimensionne le réseau par rapport à tout ce qu'on s'est dit, on voit qu'il y a en fait énormément d'inconnus, c'est-à-dire que voilà, il y a il y a des questions de là, on se projette sur 80 ans, 80 ans c'est long, on voit que les choses évoluent très vite. Euh la question c'est finalement euh donc on quand on construit un réseau, on finalement on projette euh des trajectoires sur le long terme.
Et la question c'est bah sur quelle hypothèse on se base ? Et là-dessus, c'est vrai qu'il y a vraiment beaucoup de débats depuis le depuis qu'on a lancé le débat la mi-septembre, il y a beaucoup de questions sur finalement quel niveau de consommation on on part pour dimensionner les transformations. On a aussi des questions sur finalement qu'est-ce qu'on doit raccorder à ce réseau-là ?
Est-ce que effectivement il faut plutôt privilégier des sources de production renouvelable type éolien ? Effectivement, on a la grande discussion renouvelable versus nucléaire, mais on a aussi des questions sur est-ce que par exemple c'est plutôt est-ce que il faut aussi privilégier d'autres sources d'énergie que l'électricité ? On a aussi des débats là-dessus.
Donc voilà, on voit que c'est des questions qui sont euh comment dire euh assez clivantes et sur lesquels on a vraiment toute une gamme de positions et nous ce qui nous intéresse en fait c'est de pouvoir surtout mettre en débat quelles sont les conséquences de de toutes ces orientations sur le réseau électrique parce que finalement c'est c'est ça vraiment l'objet du débat. Euh c'est voilà c'est quand même un peu plus précis. Disons que il faut que ça atterrisse.
Après sur un projet, il quand même, il y a des clivages parce que quand tu vois euh ce qui se passe dans ce type de débat, il y a des moments aussi religieux, beaucoup trop religieux. Il y a des il y a des partisans qui sont antinuclir absolus, ceux qui sont antienr absolu et c'est vrai que on en souffre un peu de ce, c'est énergie renouvele. Ouais, excuse-moi.
Je t'en prie, je t'en prie. Euh et on en souffre un peu parce qu'il faudrait qu'on arrive à avoir un débat qui soit un débat technique, un débat économique, un débat de société, un débat politique au sens noble. Et c'est vrai que qu'il arrive que ce soit pollué par un débat qui est quand même un peu religieux.
Et moi ce qui me plaît dans ces exercices qu'on fait là, c'est qu'on essaie de de sortir de ce débat religieux super polarisé. H tu vois sur les réseaux, il y a quand même beaucoup de débats super polarisés sur tes questions. Pas que mais quand même beaucoup.
Et donc l'idée c'est qu'on en sorte de ça et en fait que les gens même s'ils sont pas d'accord qu'ils arrivent à se parler autour de quel mode de vie on veut demain parce qu'on veut plus d'industrie, moins d'industrie, plus d'éolienne ou moins. On peut avoir un débat c'est la démocratie et c'est très bien mais ce qui compte c'est que on laisse notre religion sur le côté pour qu'on arrive à se parler de ça parce que nous on a aussi besoin de ça. Nous on va quand même investir de l'ordre de 100 milliards d'euros dans un réseau.
C'est quand même beaucoup d'argent. Euh et donc il faut un peu qu'on soit sûr de notre coup, il faut qu'on soit un peu un peu en confiance avec avec ce que la société française veut. Euh il il faut pas qu'on tape à côté.
Et donc pour nous ces moments, il ils sont importants pour ça à condition qu'on arrive à se parler. Bon alors je crois qu'on va y arriver grâce à toi. Donc Anaïs c'est ton ton équipe mais c'est quand même un combat ça.
Et grâce à vous dans le chat évidemment qui allait participer massivement je l'espère à ce débat. D'ailleurs, j'ai une question pour vous le chat pour que vous puissiez participer un petit peu à la discussion. Selon vous, quels objectifs devraient être prioritaires pour guider l'évolution du réseau du transport d'électricité ?
Est-ce que c'est accompagner la réindustrialisation des carbonés de la France ? Est-ce que c'est dans un souci de sobriété énergétique ? L'évolution du réseau électrique doit anticiper la baisse des besoins en électricité ou est-ce que la planification du réseau doit être plus prudent pour plus prudente pour tenir compte des incertitudes liées à l'avenir ?
Voilà, dites-moi un petit peu ce que vous en pensez. Je suis curieux que vous me donniez votre avis. Ouais, je commence.
Non, c'est pour le chat. C'est pour le chat. Ah, c'est pour le chat.
Pour le chat ? Non mais toi je je me doute que tu as ton opinion mais on va laisser le chat non tu as pas le droit de répondre on va laisser le chat réfléchir à se poser la question sur la base des discussions qu'on a autour de ce plateau depuis tout à l'heure et on va continuer à à discuter. Mire je voulais te demander si le l'adaptation au changement climatique est est est un corollaire nécessaire à la réduction des émissions de gaz à effet de serre.
Est-ce que les deux doivent doivent doivent doivent avancer séparément l'un de l'autre ? Est-ce que les deux peuvent se nourrir ? Non, raisonnablement les deux doivent avancer conjointement ou en tout cas oui oui de de de conserve.
En fait, les deux n'ont pas le même objectif, n'ont pas le même horizon. C'est-à-dire que l'adaptation, c'est définir des stratégies, des politiques qui vont permettre de d'éviter ou de limiter les dégâts qui sont dus au changement climatique et donc les conséquences du changement climatique. Et donc je rappelle quand même que la trajectoire de de de réchauffement qui a été prise comme référence pour pour la définition du plan national d'adaptation au changement climatique, c'est une trajectoire qui envisage un réchauffement de 4°gr de la France à l'horizon 2050 et c'est considérable.
Donc 4 degrés par rapport à à l'époque pré-industrielle. Et ce à quoi on s'attend, c'est qu'en France le réchauffement soit plus important que le réchauffement moyen sur la planète. C'est-à-dire s'il y a un réchauffement moyen de 3°gr, ça ça on s'attend à ce que ça soit 4 en France.
Donc ça c'est c'est considérable et c'est ça l'adaptation. Maintenant, l'atténuation, c'est l'ensemble des politiques qui visent à réduire les émissions de gaz à effet de serre, c'est-à-dire à réduire les causes du changement climatique. Maintenant, étant donné que le changement climatique est dû à une concentration excessive de certains gaz, donc essentiellement du dioxyde de carbone, mais d'autres dans l'atmosphère dont la durée de vie est très longue, même si nous arrêtions complètement sur la planète actuellement de d'émettre le moindre le le moindre gramme d'équivalent d'oxyde de carbone, ça ne changerait rien pendant des décennies.
D'accord ? C'est enfin quasiment rien. C'est l'inertie du c'est l'inertie parce que ben ces ces molécules de dioxyd de carbone, elles sont dans l'atmosphère et puis euh elles y restent, elles sont extrêmement stables, elles y restent pendant euh pendant des des siècles.
Donc donc l'horizon de l'atténuation, c'est un horizon de long terme. Les bénéfices de l'atténuation, ce sont des bénéfices qui sont des bénéfices globaux pour l'ensemble de la planète. Et c'est pour ça qu'on a quand même du mal à sensibiliser les gens à la nécessité de faire des efforts.
C'est-à-dire que il voit bien qu'il faudrait qu'il fasse des efforts, mais il y a la tendance naturelle à penser que on n'est pas le principal responsable et que il y en a d'autres, il y a d'autres pays, il y a d'autres émetteurs et cetera. Donc donc ça c'est la difficulté. Maintenant, pour au contraire l'adaptation là, les effets les bénéfices, il y sont locaux et ils peuvent être à court terme.
C'est-à-dire que si on on arrive à améliorer la résilience des territoires vis-à-vis du changement climatique, vis-à-vis du réchauffement, et bien d'ici si on arrive à le faire d'ici 10 ans, et ben ça facilitera la vie de tout le monde d'ici 10 ans et ce sera ce sera effectif. Donc donc ça c'est la c'est la grande différence. Maintenant euh ne se concentrer uniquement sur l'atténuation, ce serait une mauvaise idée maintenant que le réchauffement est là parce que il faut bien s'occuper euh de du problème.
Se concentrer uniquement sur l'adaptation, ce serait extrêmement euh défétiste et euh enfin pas seulement défétiste, ce serait au contraire consacrer l'irréversibilité du mouvement vers un changement climatique de plus en plus rapide. Parce que ce que l'on ne sait pas bien, c'est à quel point cette évolution est pas linéaire. On pense que ça n'est pas linéaire.
On pense que c'est sans doute et alors là, je fais appel à vos à vos souvenirs de mathématiques. On pense que c'est même convexe, c'est-à-dire que ça va en s'accélérant de de plus en plus. Donc euh donc on ne peut pas renoncer à l'indépend de la politique, hein.
Il faut au contraire euh agir sur les deux côtés en même temps. Je voulais réagir parce que ce que disait Mirey et qui est tout à fait vrai, c'est que donc la trajectoire de référence euh pour l'adaptation au changement climatique prise par le gouvernement dans le cadre du plan national d'adaptation qui est donc de 3 degrés au niveau mondial d'ici la fin du siècle, 4 degrés en France. C'est en même temps considérable.
Euh, on se rend pas compte en fait, mais il y a des limites à l'adaptation qu'on va atteindre. C'est-à-dire qu'on on sera plus en capacité de s'adapter à certains effets. On va devoir subir des conséquences et en fait sous ce niveau de réchauffement là, ces limites, elles ont de plus en plus de chance d'être atteintes.
En même temps, c'est considérable et en même temps euh finalement c'est pas si pessimiste que ça parce que donc 3°gr moyen en moyenne au niveau mondial, c'est un petit peu plus que si on additionne tous les engagements pris par les États au niveau international. C'est-à-dire que en si on additionne par exemple en 2021 ce qu'on appelle les contributions nationales déterminées, donc ce que les États soumettent au niveau des des COPES, euh ça nous redonne un réchauffement moyen de 2,8°. Donc finalement, on n'est pas si loin que ça et ça c'est les engagements.
Les politiques euh mises en place par les États dans le dans le sein de leurs frontières, elles sont pas encore au niveau de leurs engagements. Donc il y a en même temps un écart pour atteindre les 1,5° des engagements, mais aussi un écart entre les engagements et ce qui est fait. Donc en fait, si rien n'est fait, on se dirige même vers plus que ça.
Et d'ailleurs, ce qu'on préconise parce qu'on parlait beaucoup de la question de l'incertitude, de comment on fait pour gérer cette incertitude là, ce qu'on préconise dans le cadre de la trajectoire, c'est de regarder ces 4 degrés mais en fait il y a déjà plein de gens, plein d'opérateurs, plein d'entreprises qui décident de regarder des scénarios plus élevés, plus pessimistes et notamment, je crois pour l'adaptation des centrales nucléaires, c'est le scénario le plus pessimiste du GC, donc du groupement des experts pour le climat qui est regardé parce qu'en fait on parle de d'infrastructure très sensible euh à des à des temps très lointain donc on est vraiment pas sûr de à quel risque est-ce qu'on on s'expose. On est obligé de faire un peu attention. Le le le débat sur l'avenir dans notre réseau d'électricité.
Est-ce que est-ce qu'on nous demande pas de résoudre l'équation de la planification ? Après tout, on a parlé de cette adaptation au changement climatique, de ce plan national d'adaptation. Est-ce qu'on est pas au cœur de la planification économique ?
Si si Xavier, c'est clair, c'est exactement ça. Euh on va équiper, il y a déjà un réseau, il faut il faut qu'il grandisse et donc la question c'est dans quelle proportion et où est-ce qu'on met des nouveaux morceaux et cetera. Donc du coup ça te pose à à te poser la question de est-ce qu'il faut que les énergies renouvables de demain soient concentrées ou soient diffuses ? te condu à te poser la question de est-ce qu'on va euh concentrer nos zones industrielles à quelques endroits où on va donc étaler ça sur sur le territoire français et cetera.
Donc ça va brasser tout ça, ça va parler quand même de la forme de notre territoire de demain. Et c'est vrai que plus on prend des options, plus effectivement ce réseau, il est mutualisé, il est optimisé demain et moins il est cher. Tu vois c'est plus tuanticipes, plus tu peux faire les investissements au bon endroit au bon moment, moins à la fin c'est cher pour pour le consommateur.
Et là, je reviens sur mon sujet dont on a parlé avec Mireil, c'est que c'est important que l'électricité, elle soit pas trop chère pour le consommateur parce qu'il faut que ce soit un vecteur d'énergie qui soit attirant et qui soit compétitif, tu vois. Donc plus on anticipe, mieux c'est. Et je voulais rebondir parce que ta question c'était est-ce qu'on est au cœur de la planification économique ?
En tout cas, on est en train de parler de d'enjeux de planification écologique avec d'un côté l'adaptation, d'un autre côté l'électricité, comme on sort des énergies fossiles et cetera. Euh il y a vraiment un sujet pour réussir à rejoindre les deux et faire en sorte qu'en fait la planification écologique ce soit pas une discussion euh qu'on a au sein du ministère de la transition écologique avec les gens qui sont déjà d'accord, qui parlent déjà euh de biodiversité et cetera, mais que justement ça puisse aussi euh influencer toutes les décisions qu'on prend en matière d'économie, qu'on prend manière en matière d'aménagement du territoire et que finalement ce soit un débat qu'on est avec tous ces gens-là et que ce ça puisse réussir à se mettre d'accord sur des solutions qui seront réellement mises en œuvre par autant les acteurs économiques, autant les élus locaux, autant les différents ministères et pas uniquement le ministère de la transition écologique. Ouais.
Et peut-être pour réagir effectivement nous aussi dans les dans les débats qu'on organise sur le territoire notamment, on organise cette rencontre entre des acteurs qui sont bah des acteurs économiques, entre des élus de collectivité locale qui ont des projets pour aussi la transformation de leur territoire avec différentes associations aussi qui portent des des sujets, des visions euh aussi de l'évolution euh de de l'environnement. Et donc on cherche à créer cette rencontre parce qu'effectivement les sujets ne sont pas distincts les uns des autres. Et un débat comme celui-ci en fait, il fait se rencontrer des questions territoriales, économiques, sociales, on l'a vu sociétale de de mode de vie de voilà transformation industrielle aussi avec la question des des filières qui permettent aussi de de finalement bah euh concrétiser ce ce projet.
Donc c'est vrai que ça emporte énormément de thématiques qui ne peuvent pas être traitées de manière séquencée parce que sinon on n'arrive pas à un tout cohérent et un projet qui est répond aux différents enjeux qu'on a à relevé. En fait, je voulais demander aussi euh la question de l'impact euh de la modernisation sur nos nos milieux naturels et sur la biodiversité et sur nos paysages aussi. Xavier, est-ce que notre réseau de transport d'électricité actuellement a un impact négatif sur la biodiversité ?
Est-ce que les oiseaux sont électrocutés par les câbles électriques ? Alors, on essaie de faire que en sorte que ce soit pas le cas. Euh, je sais pas si tu as déjà vu sur une ligne de tension des boules.
Oui. Bah, ça s'appelle des balise à vie. Mais en fait, est-ce que tu sais pourquoi il y a des boules ?
C'est pour que les oiseaux pour les voient les câbles. Alors, on en met pour les oiseaux euh pour les avions haussiers. D'accord.
OK. Et on met des boules pour que pour que les grands oiseaux voient les câbles, d'accord ? et pour qu' et pour qu'ils évitent les lignes.
Et d'ailleurs, on a pris un engagement, c'est de faire plus 60 % de kilomètres de lignes qui sont équipés de ces boules. Alors, c'est un petit côté guirlande. Euh mais c'est important parce que c'est bon pour eux, ça les évite de se prendre dans les câbles.
Donc, on a ce sujet-là, c'est d'ailleurs notre principal sujet de biodiversité parce qu'en fait un réseau électrique, c'est des pylones qui sont posés sur le sol, donc ça impacte peu. On peut aussi l'enterrer, je te l'ai dit tout à l'heure, et on le fait quand même beaucoup. Euh alors là au moment où on le fait, ça coûte un peu plus cher euh et donc pour les très gros réseaux, ça coûte vraiment beaucoup plus cher.
Au moment où on le fait, on fait un trou, donc ça abîme un peu, mais on rebouche et la nature reprend ses droits. Euh on fait des postes électriques nouveaux et là c'est une installation industrielle. Donc là il y a quand même un sujet.
Donc nous, on bosse à la à la végétalisation de ça pour qu'il y ait le moins de béton possible. Mais de toute façon, il y a un truc qui est au cœur, c'est que plus réseau il est bien dimensionné, tu vois, au juste niveau, h moins t d'impact, donc moins t d'impact sur la biodifficité, moins tun d'impact sur le CO2, moins un d'impact sur les matériaux parce que tout ça c'est de l'aluminium, c'est de l'acier, c'est de cuivre et cetera. Donc l'enjeu c'est vraiment de bien le dimensionner pile poil je dirais.
Aujourd'hui il est très bien dimensionné, il marche bien. Demain donc on va grandir bah il faut qu'on accompagne cette croissance là et c'est une croissance de notre consommation, c'est une croissance économique, c'est finalement toutes nos croissances. Adelle et Mirey, c'est quoi l'impact aussi sur les paysages ?
On sait que c'est un enjeu qui fait l'objet de débats important. les les Français, beaucoup de Français sont très attachés à leur à leur vue, à leur paysage. On a vu le débat sur l'installation d'éolienne.
Est-ce qu'on a aussi le cas sur le réseau de transport d'électricité ? C'est un sujet qui apparaît moins me semble-t-il dans les dans dans les préoccupations. Oh je suis pas d'accord avec toi parce que moi non plus c'est pas d'accord non plus hein.
Oui. Alors en tout cas ça apparaît peut-être à des niveaux plus locaux mais dans les débats politiques nationaux c'est c'est c'est systématiquement les parcs les parcs éoliens moins entendu. Voilà.
Donc mais alors vous par contre au niveau local, la CNDP vous avez Oui oui oui effectivement il y a il y a des débats régulièrement parce que là on parle d'un débat sur un plan programme quelque chose de très stratégique et cetera, mais il y a aussi des ensuite des débats qui sont sur des projets très précis dans des territoires donné. Euh bon, je sais que ça ne va pas faire plaisir Xavier, mais il y en a eu un à Fosse sur Mer récemment où il y a eu des gros des discussions vraiment très animé. Ça me fait plaisir, on en parle hein, il y a pas de tabou euh ici euh et donc où vraiment il y a il y avait des personnes qui étaient euh finalement euh bah très horté par le projet qui était proposé au plan du paysage parce que c'était dans des territoires qui on va dire étaient assez préservés.
C'est vrai que on en fait finalement peut-être aussi qu'il y a eu moins de débats parce que il y a peut-être eu moins de construction de nouvelles lignes ces dernières années qui ne va y en avoir dans le futur. Mais en réalité là où on installe des lignes, il y a des débats même si ça n'arrive pas forcément jusqu'au band de l'Assemblée nationale. Ouais.
Il y a une question de de je suppose une question de justice territoriale aussi qui est importante. Est-ce que tous les territoires sont traités à la même enseigne ? Est-ce que la modernisation est la même partout ?
Est-ce que la robustesse du réseau est la même partout ? Ce sont des enjeux aussi qu'il va falloir trancher dans ce débat public. Ouais, on fait très attention à ça parce que le réseau de transport d'électricité, c'est un réseau d'intérêt national et ça a du sens les mots en fait. il y a pas de raison qu'il y ait des des régions déshéritées.
Donc on fait très attention à ça. Et typiquement lorsqu'on projette le réseau, tu l'as vu tout à l'heure, c'est ces espèces d'artères sanguines, lorsqu'on le projette en 2040, 2050 et cetera, on fait bien attention à ce que ça serve bah les politiques publiques qui sont mises en œuvre dans les territoires, les régions et cetera. Donc en fait nous ça nous ça nous conduit à beaucoup discuter avec les élus locaux, les élus régionaux, avec les ONG locales et cetera pour essayer de bien dimensionner le truc sur le paysage.
Juste un mot euh nous dans le plan d'investissement qu'on met en débat là et qu'on est heureux de voir de voir discuter, euh on a pris l'engagement que d'ici 2040, il y aurait pas d'augmentation des rangées de pylone. H en fait ça veut dire quoi ? C'està dire qu'il y a des grandes artères qu'on va transformer et qu'on va renforcer que dès qu'on peut enfouir en contrepartie, on le fait.
Voilà, pour pas qu'il y ait un impact paysager supplémentaire global. Mais après, c'est vrai que localement ça peut arriver et on peut en discuter de manière paisible. Euh tous les projets d'infrastructure, ils sont confrontés à ces sujets-là.
Qu'on fasse une ligne à grande vitesse, c'est pareil. Qu'on fasse une ligne haute tension, c'est pareil. Qu'on fasse aussi des choses qui servent à la population et qui sont pas toujours glamour, une station d'épuration et cetera.
Ça nous sert, on en a besoin, c'est important pour demain. Et pourtant, il y a toujours des oppositions. C'est notre boulot à nous les maîtres d'ouvrage de bien faire le job pour que ce soit fait le mieux possible.
Dernière question. Il y a très probablement une dimension européenne assez importante à ces enjeux-là. On n'est pas on n'est pas une île isolée la France.
On est au cœur d'un d'un réseau et en plus on échange de l'électricité avec nos voisins. Est-ce que on est les seuls à avoir ce type de débat public sur l'avenir de notre réseau de transport d'électricité ou est-ce que chez nos voisins aussi ça gamberge et ils font des émissions sur Twitch ? Alors à ma connaissance, je ne crois pas qu'il y ait eu des misses en suite.
En réalité je j'avoue que je ne sais pas ce qu'il en est. En tout cas, la SNDP, donc la commission nationale du débat public, a une spécificité française. Il y a d'autres façons d'organiser des débats publics dans d'autres pays.
Ça n'a pas forcément la même forme. Voilà. Mais après, je ne sais pas si côté RTO, vous avez des exemples.
Enfin, c'est ou alors moi j'ai pas d'exemple de débat pu parce que c'est vrai que ce régime là, il est typiquement français mais tout le monde fait plus ou moins de la concertation, que ce soit mis en débat dans les territoires, au Parlement, tous les pays d'Europe gambergent sur le sujet. Euh tout le monde a des plans d'investissement réseau absolument considérables. D'ailleurs, le N il est le nôtre, il est plutôt plus petit que les autres parce qu'il est plus optimisé et parce que notre réseau donc aujourd'hui était quand même mieux maillé, plus mature.
Donc il est plutôt inférieur aux autres. Il est même trois fois plus petit que le plan allemand qui est un pays un peu comparant. Mais tous les pays gambergent et tous les pays se préparent à faire des gros investissements parce qu'en fait l'électrification pour demain, c'est le cœur.
Si on peut pas garantir aux françaises et aux Français qu'on est capable d'électrifier les usages, les industries et cetera, bah en fait, on sortira pas du pétrole. J'espère que tout ça vous aura fait gamberger, chers amis. Maintenant, c'est à vous de jouer en vous rendant sur le lien dans le chat pour rejoindre le débat de la CNDP, soit en ligne, soit près de chez vous.
Vous aurez toutes les informations sur le site internet de la CNDP. Je remercie très fort la CNDP, le partenaire de ce Bfort de Backseit. Nous étions sur ce plateau avec Anaïs, euh représentante de l'équipe du débat public.
Xavier, président du directoire de RTE, Adelle, chercheuse à l'IDRI, l'Institut du développement durable et des relations internationales et Mirey, professeur d'économie à PSE et à l'université Parisien. Merci chers amis d'avoir été avec moi sur ce plateau. On va marquer une courte pause de quelques minutes et on se retrouve pour la suite de votre émission Baxit.
À tout de suite. Applaudissement. Bonne soirée.
Bonsoir à toutes et à tous. Back. Bonsoir.
Bonsoir le public. Incroyable. Merci d'être avec nous les copains.
On est très heureux de vous accueillir pour cette émission backsit exceptionnelle. Je suis s excité vu le bordel politique qu'on a eu cette semaine. Euh quoi de mieux qu'un back seat pour essayer de tirer tout ça au clair si on y arrive.
Euh bienvenue donc au public qui nous rejoint ici en studio. Il y a eu des travaux en studio qui ont été faits. Euh ceux qui ont connu les anciens studios, c'était plus petit, plus ramassé, plus en hauteur et cetera.
Là, on a plus d'espace, plus de recul caméra, c'est beaucoup plus pratique pour les équipes techniques de Gozulting que j'embrasse très fort et on est très content d'inaugurer ces nouveaux studios pour pour ce backseat. Bienvenue à vous qui nous regardez sur Twitch. Bonsoir le chat, tu es avec nous, tu es en face de nous pendant toute l'émission.
Bonjour, bienvenue ceux qui nous regardent en replay sur YouTube. Vous êtes très nombreus et nombreux. Et euh pareil celles et ceux qui nous écoutent en podcast.
Chers amis, ce soir nous avons euh beaucoup de choses à dire, beaucoup de sujets. On va y aller crchendo comme d'habitude. Je vais vous présenter les chroniqueurs et chroniqueuse.
Ce soir, nous avons le plaisir d'accueillir Thbo Mullier, mesdames et messieurs. Thbo, tu es constitutionnaliste, maître de conférence à l'université Paris- Nanerre et chercheur au centre de théorie et analyse du droit. On t'avait déjà vu avec plaisir sur Back.
On avait eu besoin de toi pour analyser quelques petits moments institutionnellement intéressants, mais ce soir, tu es chroniqueur à à de de plein exercice. Et ouais, la 5e devient un temps plein euh Exactement, un peu effrayant. On en est là, ça fait flipper.
Euh on est également avec Lauren Lolo, mesdames et messieurs. Lauren, tu es catrice du média dans l'arène de l'association Cité des Chances. Tu es chroniqueuse pour backsite et pour la fondation pour la mémoire de l'esclavage.
Tu es par ailleurs conseillère municipale d'opposition à Fosse dans le Valdoise et tu es depuis peu coordinatrice de l'association médiation nomade. Ouais, c'est ça. Non, juste je suis pas concier d'opposition, je suis dans la majorité.
Pourquoi j'ai écrit ça dans mon Je je sais pas. Parce que parce que tu as rejoint l'opposition. Tu ne le savais pas dans Non mais non non non non. problème Alors, je déconne.
Conseillère de dans la majorité dans la ville de Fosse, excuse-moi, c'est quoi l'association médiation nomade ? Alors, c'est une association en fait qui fait de la prévention contre la délinquence. Il y a un camion qui se balade dans les quartiers populaires avec des médiateurs, en l'occurrence des éducateurs un petit peu pour parler aux jeunes, pour leur généralement enfin eux-mêmes on ont on fait de la prison notamment, donc leur raconte leur parcours pour éviter que ils reproduisent les mêmes erreurs notamment.
Donc donc voilà. Après, il y a tout un plaidoyer sur le fait de que en fait, on intervient surtout la nuit, donc de 17h à 22 23h euh dans les quartiers populaires et le but, c'est de dire bah dans ces temps-là, les jeunes ont rien à faire euh et que forcément ça favorise plus de plus de bêtises euh notamment. Donc le but c'est de au lieu de mettre le soir plus de police municipale, plus de gendarmerie, pourquoi pas mettre des éducateurs et des activités pour les jeunes même en soirée.
Trop bien. Ça s'appelle médiation nomade. C'est ça ?
Et tu es depuis peu sa coordinatrice. Ouais. Et ben félicitations à toi Laoren.
Merci d'être avec nous sur ce plateau de backit. Merci de m'accueillir. Franchement le plateau il est trop beau.
Je suis trop contente. Mais ouais tu as vu trop. Et nous sommes également avec Malek délégué, mesdames et messieurs.
Malek, tu es producteur du podcast autour de moi et chroniqueur pour Backit. Comment tu vas mon vieux ? Comme euh tu rajouteras bientôt à la bio bientôt politologue.
Je j'attends j'attends la validation d'Uchement. Oui, c'est vrai que c'est Jul qui décide maintenant. C'est Jul qui décrète en France qui est politologue et qui ne l'est pas.
C'est vrai, je voilà, je je on a bientôt une petite réunion à ce sujet. Bah ouais, non, c'est important. Moi, j'ai pas encore la médaille donc non, tu me tiendras au courant.
Euh vers ver, il y a un peu d'actu en ce moment, c'est ça ? Il se passe de trois dingues. Il se passe de trois dingues.
Donc, on a besoin de toi sur le plateau de backsit. Euh, on sera rejoint par une 4e chroniqueuse cette semaine. C'est c'est c'est entrée plat dessert.
Vous avez vous avez quatre chroniqueurs et chroniqueuses. On sera rejoint par Louir Laprê euh activiste rural, militante politique euh qui nous rejoindra un petit peu plus tard. Alors, on va commencer. cette émission par les cartes blanches des chroniqueurs et chroniqueuses.
C'est parti pour les cartes blanches. [Musique] Alors euh carte blanche comme chaque semaine, je propose aux chroniqueurs et chroniqueuses qui le souhaitent de venir nous parler d'un sujet qui leur tient à cœur. Un truc d'actu, un truc pas d'actu, peu importe.
Vous avez carte blanche, c'est le cas de le dire. On commence avec toi Thbo. Ah oui carrément.
Bah si ça te va. De quoi tu veux nous parler cette semaine Thibo ? De la panthéonisation. de Robert Bind aujourd'hui en ce moment même euh au Panthéon de fait et voilà mais je ne sais pas si j'aurai le temps adapté donc vous me direz vous me ferez une critique.
Oh t'inquiète t'inquiète tu nous fais alors aujourd'hui donc le Panthéon ouvre ses portes à celui qui a contribué à faire disparaître la plus lourde des peines. C'est la peine de mort. C'est toute une nation qui à travers l'allégorie de la panthéonisation rend hommage à Robert Badinter.
Il est né dans la période de l'entre de guerre et il a connu dans sa chair ce qu'il appelait pour parler de la choa l'inhumanité à l'état pur des régimes nazis et de Vichi. Sa vie est une vie au service de la justice et la carrière de Badinter est en effet jalonnée de plusieurs batailles en faveur d'une conception humaniste et universaliste ainsi que de la défense des libertés et ceux qu'il fut prof de droit, avocat, garde des saut, ministre de la justice, sénateur ou bien président du Conseil constitutionnel. et son œuvre est en elle-même importante, massive, précieuse en tant que juriste et en tant que politique.
Mais ce sont deux lois dont il a porté la cause qui retiennent l'attention, l'abolition de la peine de mort et la dépénalisation de l'homosexualité. Car oui, si c'est bien le législateur de l'époque he qui a adopté ces deux grandes lois de la 5e République, le ministre de la justice Badinter en a été l'illustre incarnation. On mesure d'abord d'ailleurs sa profondeur d'esprit he qui charit un indispensable souci d'égalité républicaine dans ses mots.
Pour lui, je cite "L'existence d'une infraction particulière d'homosexualité nous atteint tous. Tant elle est particulièrement discriminatoire tant nous disait-il elle est indigne de la France." C'était cela Robert Binter une certaine idée de la justice et du droit.
Et sa date de panthéonisation n'est évidemment pas un hasard. La loi du 9 octobre 1981 portant abolition de la peine de mort à aujourd'hui même 44 ans. Et ce n'était pas une simple loi, c'était un acte de foi en l'humanité.
Et avec lui, Bandinter incarne l'issue d'un combat entamé voila plus de deux siècles. C'était Becaria qui critiqua en premier le la peine capitale. Il paraît absurde, écrivait-il, que les lois qui sont l'expression de la volonté publique qui détestent le meurtre et le punis en commettent un ell-même et que pour éloigner les citoyens de l'assassinat, elles ordonnent un assassinat public.
Et si ce même bécaria admettit deux exceptions à l'abolition de la peine de mort, la loi française, elle s'est montrée d'une remarquable clarté dès son premier article. Je cite "La première la peine de mort est abolie". Fin de citation.
Depuis, aucune exécution n'a eu lieu sur le territoire, conduisant ainsi la France a rangé au placard de son histoire l'instrument de la guillotine. Et 44 ans plus tard, donc le Panthéon accueille une personne qui a marqué à sa façon notre histoire collective. Car dans la défense de l'abolitionnisme, c'est d'abord une certaine conception de l'homme et de la justice qui a pris racine, celle d'une justice qui demeure humaine, donc faillible. pour reprendre les mots de bas d'inter à l'Assemblée nationale au détriment de la conception de ce convaincus que la justice peut tuer ou pire devrait tuer pour être rendu.
Alors cette pontéonisation nous rappelle aujourd'hui qu'à l'écoute du mot justice entre en résonance le nom de ce grand personnage de l'histoire envers lequel la patrie donc ne peut que lui être, il faut l'espérer, reconnaissante. Merci Thbo. Bravo.
Très très belle carte blanche. Très bel hommage à une très grande personne, Robert Badinter, qui entre ce soir au Panthéon et c'est bien mérité. Ma chère Laorine, on continue avec toi.
Yes. Alors, moi je voulais vous parler de des flottis qui des on va reprendre du début. Il y a 41 navires de la flotti pour Gaza qui sont partis pour essayer de briser le blocus humanitaire euh avec plus de 400 militants à bord.
Je pense que vous avez peut-être vu dans l'actualité, il y a pas mal de enfin en fait le l'entièreté de ces militants ont été arrêtés euh avant de pouvoir bah effectuer leur mission, c'est-à-dire briser ce blocus et euh livrer plus de 110 milliards d'aides sous la forme de médicaments, d'équipement respiratoires, de produits de nutrition destinés aux hôpitaux de Gaza euh qui sont plus approvisionnés désormais euh enfin depuis un moment d'ailleurs. Malheureusement, bah du coup plusieurs militants ont été bah arrêtés mais aussi torturés. Il y a notamment Greta Tomber qui a été obligé de d'embrasser le drapeau israélien.
Euh donc voilà, il y a eu pas mal de témoignages en fait de ces de ces militants et militantes de ce qu'ils ont subi sur place. Donc, je voulais attirer votre attention là-dessus, mais un brin d'espoir quand même. Moi, ce qui m'a donné pas mal d'espoir, c'était de voir notamment la réaction de l'Italie et de l'Espagne, de voir une grève nationale en Italie qui a bloqué des ports, le trafic routier, il y a eu des trains qui ont été annulés, plusieurs vols intérieurs et des de nombreuses écoles privées et publiques ont fermé leurs portes.
Et pareil en Espagne, notamment à Barcelone et à Madrid où des milliers et milliers de gens ont défilé pour demander la libération de ces militants et leur protection et pour dénoncer en fait le ce blocus humanitaire à Gaza. Donc voilà, aujourd'hui on on parle dans l'actualité de d'un cesser le feu. Je ne sais pas et je pense que nous enfin personne ici ne peut savoir s'il va aboutir, s'il va être respecté aussi mais voilà, il y a quand même des gens qui continue de lutter, qui mettent leur vie en danger pour qu'on en parle, qu'on continue de de garder les les yeux sur sur Gaza et de continuer de dénoncer ce génocide.
Donc on espère qu'il prendra fin un jour. En tout cas, tu sais si euh il y a de nouvelles flotties qui sont prévues euh euh ça je avec le CC et le feu, ça va peut-être un peu changer la donne, je sais pas. Je sais pas, je sais pas trop.
En plus, je pense que bah ils vont déjà attendre de voir ce qu'il en est euh du CC le feu. Mais je pense que vu les déclarations des euh des des personnes des militants et militantes qui euh qui sont allés sur place, beaucoup sont déterminés à y retourner en fait. Ouais.
OK. Donc ça m'étonnerait pas qu'il en ait d'autres. Et il y a une il y a une deuxième vague de Flotti d'ailleurs et on a encore des personnes qui sont emprisonnées, des Européens, un rappeur notamment belge Youssef Swatz.
Euh donc il y a Mélissa Camara aussi leur député. On a une élu française voilà et écologiste. Euh il y a aussi toute une organisation qui est en train de se mettre en branle pour refaire partir une autre salve parce que le blocus humanitaire en réalité demeurera malheureusement malgré le cœur à faire à suivre.
Donc on continue avec toi Mal. Tu voulais nous parler de quoi ? Je voulais vous parler du GP Explorer 3.
Ah, truc un peu plus fun. À l'initiative de Squeezie, notre R à nous. Euh donc GP Explorer, course automobile en Formule 4, en F4 qui a réuni des créateurs français, des créateurs de contenu français, étrangers, des rappeurs.
Euh et c'était la 3è et dernière édition ce weekend. Donc je voulais un petit peu qu'on en parle. Évidemment qu'il y a des points négatifs.
On peut parler euh pendant 2 heures du bilan carbone du du GP Explorer. Oui, on peut parler du prix des places, même si le fan de F1 vous dira que ça reste quand même relativement accessible. Euh mais je voulais qu'on se concentre un petit peu sur le positif.
Euh parce qu'on a eu donc un événement qui a réuni des communautés de créateurs qui étaient radicalement opposés en réalité. De Squeezie à anime, il n'y a qu'un monde. De Maxime Biaji à 4 Su, il y a il y a des mondes aussi.
De Mister V à Magla. Bref, je peux faire ça longtemps. Euh mais la réunion se faisait aussi avec des créateurs donc étrangers carz créateur espagnol qui a qui a qui a brillé ce weekend et qui a remporté notamment ce GP.
Et on avait notamment aussi des rappeurs PLK, et SCH qui a notamment produit un album, très bel album à écouter euh pour le GP Explorer SCH qui a marqué cette grande journée du dimanche parce qu'il a vu sa voiture enfumer juste avant le enfin juste avant le départ de la course pendant le tour de formation à cause d'une panne moteur euh ce qui aurait dû normalement l'écarter de la course mais c'était pas de la vie de Squeezie. Si ils ont pas prévu ça, tu me le dis, je lui donne ma voiture. J'accepterai pas qu'on fasse un départ sans que Julien soit là.
Ouais, reçu. Je transmets. Ohor, s'il vous plaît, trouver une voiture.
Ouais, trouver une voiture. Trouver une voiture parce que on veut que tout le monde participe aujourd'hui. Petit événement donc SCH qui était prêt, pardon Squeezie qui était prêt à ne pas euh faire la course et à donner sa propre voiture à à SCH.
Euh et c'est ça aussi que je voulais que je voulais que je voulais mentionner, c'est c'est le fait de respecter aussi l'implication que SCH a eu sur tout ce projet, tous ces mécana donc de la Fédération française des sports automobiles qui se sont attelés sur la réparation de la voiture des ch jusqu'à ce grand moment. [Applaudissements] C'est de bruit pour les mécanis. de bruit pour les mécaniciens qui viennent de régler le problème de SCH.
Il va pouvoir repartir. C'est exceptionnel. [Applaudissements] Il n'y a qu'en France comme on peut voir ça, les scènes de Liè pour une réparation de voiture.
Et justement c'est ça qui est beau. C'est ce que je voulais souligner. C'était cet esprit collectif.
On est loin des clashes de Twitter. Là, c'est internet qui se sert les coudes et c'est en réalité l'internet que je préfère. Euh et c'est d'une rareté aussi de voir euh des créateurs qui se réunissent quand on voit que on est tous un petit peu dans nos bulles algorithmiques.
Euh là, on vibrait tous ensemble. Petit point noir malgré tout euh et c'est important de le mentionner, il demeure malheureusement des gros connards euh qui ont qui ont qui ont qui ont attaqué qui ont qui ont qui ont harcelé des grosses attaques sexistes qui ont qui ont concerné toutes les pilotes femmes notamments alors qu'elle a brillé, qu'elle a mis une raclé à tout le monde tout ce weekend. Euh une pensée également pour Léa et lui qui a été ramené à son physique pendant tout le weekend.
Euh et ça parce que c'est une femme. Euh donc on a encore du ménage à faire. Pour finir ma carte blanche rapidement, je voulais comme Squeezie vous dire que j'étais trop fier d'Internet.
C'était une course extraordinaire. C'était un moment extraordinaire. Franchement, je suis trop fier d'Internet. [Applaudissements] Je suis trop fier de tous les pilotes.
Est-ce qu'on peut refaire du bruit pour eux s'il vous plaît ? Du bruit pour tous les pilotes. Fier fier que Internet produise une émission comme backse par exemple où on parle de politique sur Twitch.
Fier des gros événements cult culturels et populaires qui se font. On peut parler du Z Event, on peut parler de Stream for Humanity, l'Eleven Star, le Glack Kings League, le Deter Fight, le GP Explorer. Bref, la liste est longue.
Des événements bien produits et bien réalisés, je veux le mentionner aussi, internet sait faire des beaux trucs. Fier aussi qu'un créateur ait réussi à vendre des droits télé à France télé dans un rapport de force inversé télévision internet. Ouais, grave. et moi qui vient de la télévision, je peux vous dire que c'est on part de très loin euh fier que cet événement aussi est réuni.
Plus de 1,5 million de viewers sur Twitter sur Twitch pardon, en cumulé, 1,2 million de téléspectateurs sur la plateforme de France TV. Pierre que cette génération prouve qu'elle peut rassembler autant dans les stades de foot que dans les arènes de concert. Alors oui, c'est vrai, ça pollue, oui, ça coûte un bras, mais ça réunit, ça fait d'air, ça inspire et ça fait rêver.
Et à l'heure où on vit un petit peu dans la vie comme sur internet dans un champ de bataille, le GP Explorer nous rappelle qu'un truc. Internet quand il veut peut être le plus beau des moteurs. Oh, bravo Malek.
Elle mange pas de pain celle-là. Elle mange pas de pain. Elle est magnifique.
Et un gros bisou à Squeezie et un grand bravo évidemment pour ce GP Explorer 3 magnifique. On va continuer à monter Cresendo dans cette émission backsitat. C'est parti pour le quiz à la con.
Ah bah voilà. Alors cette semaine les petits amis, on a fait un quiz un quiz à la con spécial Macron parce que pourquoi pas euh voilà il y a un moment non parce que c'est pendant le GP Explorer qui se passait des dingueries à l'Élysée quoi. C'est ça qui est drôle.
Le GP Explorer, il était à l'Élysée. Tu avais Rota qui faisait des textos et tout. Enfin c'était bref voilà on va en parler.
On va en parler rassurez-vous. Mais avant ça, un quiz à la con. Euh des questions, quatre propositions de réponses.
Vous gambergez pour trouver la bonne réponse, vous galérez et euh à la fin, il y a un gagnant ou une gagnante. Première question de ce quiz à la con. Quelle personnalité politique étrangère a appelé Emmanuel euh pardon quelle personnalité politique étrangère a appelé le président français Micron au lieu de Macron cette semaine ?
Ah là cette semaine, c'est une histoire vraie. Est-ce que c'est Ravier Miley ? Et ben c'était ma c'était mon idée.
Est-ce que c'est Dimitri Medvedef ? Est-ce que c'est JD V ou est-ce que c'est Victor Orban ? Alors que des stars hein, évidemment que des stars.
Voilà, il y a que des gens bien hein. Il est beau ton cast, hein. Ouais, le cast le cast est classe.
Ouais, là c'est part en vacances avec eux sans problème. Non, mais en plus pas mal parce que comme on était focus sur l'actualité nationale là, j'avoue. Ah, ça nous sort Ouais, j'ai j'ai pas vu ça moi.
Et ben et ben voilà, les gens qui préparent le cous à la con, ils avaient Bravo la prod, franchement. Bravo la prod. Ils ont aucune idée.
N'empêche, ça doit être relou pour lui parce qu'on parle de lui en France à l'étranger. Personne lâche les basquet. Apparemment, apparemment les dingueries politiques françaises de cette semaine font la titre font font la une des journaux ailleurs dans le monde hein.
Cocorico, on est célèbre. J'ai vu des médias internationaux diffuser en direct la locution de d'hier matin 8h50 9h30 de le cornu devant Maton. dans le connu j'adore en fait.
J'essaie de deviner via l'accent un peu. Moi je faire cette erreur. Moi je pense que je vais aller vers Moi c'est bien le genre en fait.
Très bien M. Ouais. Ouais.
Moi je pense quoi Tibo ? J'irais Medved Veddef. Medvedf parce que il lui il s'essuit souvent sur lui sur Twitter.
Alors pourquoi pas ? Et je crois qu'il parla un peu français donc peut-être que il a conscience que il est francophone. Il parle un peu français.
OK. OK. En tout cas pour insulter Macron, il y a il y a de quoi.
C'est bon. En quatre lettres, il sait le faire. Fais un petit Google Translate pour insulter.
Euh OK. Donc toi tu dis Ravier Miley, réponse A. Thbo dit Medvedev, réponse B.
Moi je dis Ravier Milay aussi. Ravier Mily, réponse A. Le chat a voté, réponse B à 46 %.
Ouais, majorité relative. Pas mal. Euh, la bonne réponse mesdames et messieurs, c'était Dimitri Medvedf.
OK. Et ouais, ouais, ouais, ouais. C'était il y a 3 jours.
Medvedev a déclaré, je cite, Micron se fiche de la France. Même les chevaux de nos CACs entrant dans Paris en 1814 feraient mieux que son travail. Waouh !
C'est typiquement Vedette, hein. On rappelle qu'en 1814, on leur a mis une branlée. Voilà.
Et ça n'est pas la première fois que Medvedev dit ça. Il l'avait déjà fait en mars dernier. À chaque fois ces informations sont relayées par le JDD, c'est news, Paris Match, bref, les médias du groupe Boloré.
Et il dit à chaque fois Micron. À chaque fois, il dit Micron. Ah donc tenez l'œil, voilà, vous le saurez.
Et puis oubliez pas les Czacs, hein. C'est important. C'est important. important pour les Russes.
Euh d'ailleurs, il paraît il paraît que euh quand tu rentres euh quand tu rentres en voiture dans le dans le merde euh au Kremlin à Saint-Pétersbourg au Kremelin. Au Krémelin, pardon. Quand tu rentres au Krémelin, tu as les canons de [ __ ] ce soir, je vais pas y arriver.
Tu as les canons de Napoléon qui sont exposés à l'entrée et c'est une manière de rappeler à tout le monde voilà ce qui arrive à ceux qui tentent de nous envahir. Ah sympa. Ouais.
Quand il y avait une visite d'État française, le chef de l'état s'était retrouvé, je crois que c'était Macron. C'était retrouvé à passer en bagnole. Micron pardon.
Micron Micron s retrouvé à passer en bagnole. Euh voilà. Ah oui, non, on me précise que le quiz à la con est un quiz à la con spécial Macron et non dérivé.
Les noms dérivés de Macron. Don donc Ah d'accord. Ah, vous allez vous allez comprendre, vous allez voir, vous allez voir. 2è question, lequel de ces articles de presse n'a jamais existé ?
Est-ce que c'est l'écho, elle a vendu des macarons, aujourd'hui elle vend Macron. [Rires] Ça c'est de la que c'est réponse B. Emmanuel Macron de points, les 10 raisons qui prouvent qu'il aurait pu s'appeler macaron.
D'accord. Combiné quoi. Est-ce que c'est tribune de Genève les macarons n'ont plus ont plus la côte que Macron ou est-ce que c'est réponse D l'Express Macron ou Macaron le quiz sucré de la présidentielle ?
Ah là là. Le 1 c'est de la presse quotidienne régionale. Je le je le je sens à plein.
Le 2 c'est du combini. Le 1 c'est closer. Le le 2 c'est closer.
Le 2 c'est closer. Je l'ai pas précisé, je suis désolé. Les 10 raisons qui prouvent qu'il aurait pu s'appeler macaron, c'est Closer qui aurait sorti ça.
Je sais pas, peut-être c'est une invention. Il faut que vous trouviez lequel n'a jamais existé. Il y en a trois qui sont vraiment vrais.
Et le A c'est quel journal ? Les échos. L'écho.
L'écho. Ah l'écho, c'est un c'est c'est reste crédible. Ouais, c'est l'écho régional.
Ouais. En tout cas, dans mon livre, Oui. Oui.
Je sais plus. On la A et la C. Ça me paraît crédible.
H après la C c'est vraiment pas difficile en ce moment. Oui. Macaron plus la côte que Macron c'est tribune de Genève.
Il fallait un journaliste pour percuter se dire tiens je vais faire un article. Ouais. Ah ok chef qu'est-ce que vous en dites ?
L'écho c'est belge. On dit dans le chat l'écho c'est belge. Ah ah merci le chat.
Merci le chat. Il y en a un qui dit VDF. Ouais non c'est bien tenté.
Moi je dis B. Toi, tu dis closer parce que quand même trouver 10 raisons, ça fait beaucoup quand même. Ça fait beaucoup là.
Non, après c'est closer enfin je veux dire, tuattends pas à des raisons de dingue hein. Ah je sais pas. Ah je sais pas.
Cou D. Je sais pas. H Cou D.
OK. Euh Tibo, qu'est-ce que tu en penses ? Euh il est le C paraît trop facile donc je dirais le A.
Elle vendu des macarons aujourd'hui elle vend des macron ce que ça veut dire vendre des Macrons. Ouais. Ah c'est peut-être c'est une boulangère qui a renommé les macarons en Macron et qui du coup a fait la une de la presse locale.
Je sais pas. OK d'accord. Donc toi tu dis c'est elle est un peu fan, tu vois.
Enfin elle l'imprime sur des Il faut que tu trouves l'article qui n'a jamais existé hein. Ah qui n'a jamais existé. Il faut que tu trouves celui qui a été inventé par la prod.
Ah mais c'est encore pire ce Mais oui c'est terrible comme jeu le quiz à la con. Ah ben non alors pas là non la D. La D.
Macron ou Macaron le quiz sucré de la présidentielle par le journal l'Express. L'Express édition de l'été. Je sais pas.
Non, j'en sais rien. Je sais pas. Je sais pas.
Qu'est-ce que vous en pensez ? Malek toi tu en dis quoi là ? Je suis dans une méta où j'essaie de lire dans la tête de la production.
C'est trop c'est Et tu les connais en plus. Ça c'est dur. Je crois qu'en fait le piège c'est la Je pense que c'est la B.
Je pense que Closer n'est pas allé jusque là quand même. D'accord. Euh la réponse B.
Le chat a voté réponse B. Le chat a voté réponse B. Donc toi tu dis réponse B.
Malek. Euh a dit réponse D et moi je dis réponse B aussi. B aussi.
D la réponse D. Ouais. OK.
La bonne réponse mesdames et messieurs, personne ne l'a. C'était la réponse C. Wou.
Non, tribune de Genève, les Macarons ont plus la côte que Macron. Euh, c'est faux, c'est inventé. Les trois autres ont bel et bien existé.
Et du coup, j'ai très envie de faire le quiz sucré de la présidentielle de l'Express. Euh et est-ce que j'ai bien aimé la phrase Closer n'aurait pas osé aller jusque là ? Tu es sérieux ?
Quand même, mais j'y crois des fois. Le journalisme quoi. Non, c'est raté. 3è question de ce quiz à la con.
Laquelle de ces propositions ne figure pas dans l'article en question de Closer ? Ah ouais, d'accord. Ils av pas mal celle-là.
Ils avaient envie de me mettre à jusqu'au bout. J'ai pris on se voit après la prod. Donc je vous rappelle c'était les 10 raisons qui prouvent que Macron aurait pu s'appeler Macaron.
OK. Oh wou ! Réponse A, il est à croquer.
Réponse B, il est cuisiné aux œufs. Réponse C, il fait rayonner la France de Dubaï à Tokyo. Réponse D, il est dur à l'extérieur, moelleux à l'intérieur.
Ne figure pas dans l'article. Il y en a trois qui figurent vraiment comme raison dans l'article. Il y en a un qu'on a qu'on a inventé.
Il faut trouver lequel on a inventé. Euh et des fois c'est genre une carte de journalisme. Après c'est closer c'est voilà c'est closer c'est closer ça me tabasse quand même.
Mais closer ça se lit ailleurs qu'à la plage. Tu as le tu as le site surtout ils font énormément de ils font du flux à mort. Ah ouais.
Ah je savais pas. Bah c'est ce qui leur permet de gagner de l'oseille. Ah ouais d'où les articles putaclic.
Mais ils sont toujours sur sur les relations entre star de la téléréalité sera avec qui alors la téléréalité ça vend plus trop. Ah ouais bah en fait la politique d'ailleurs vend plus maintenant sur la presse pu mais non les la téléréalité ils ont ils sont sur les réseaux et tout donc tu as juste à suivre. Ouais c'est vrai tu as raison.
Non non non mais tu as raison. Chez le coiffeur. Oui vous avez raison.
Chez le coiffeur aussi il y a Closer. Euh donc ne figure pas dans l'article. Vous êtes confond.
Il est dur à l'extérieur. Non, moi c'est il est à croquet qu'il me fume en fait. Bah l'inspiration de du journaliste.
Wou les cuisinés aux œufs, je l'ai toujours pas capté. Ouais. Et bah les plus dur cuisiné aux œufs.
Je sais pas. Il faut des œufs pour faire des macarons, je suppose. C'est te dire si j'y connais rien.
Euh ni en closer, ni en macaron. H ni en Macron. Il fait la France de Dubaï à Tokyo.
C'est pas c'est probable. C'est bien le public en tout cas. No offense mais le B n'a aucun sens mais du coup c'est Closer.
Je suis d'accord avec toi. Je suis d'accord avec le chat. Non non.
Ah du blanc de pour les macarons. Oui mais mais c'est quoi le rapport avec Macron ? Je sais pas.
Alors vous avez la preuve. La prode vous a préparé la preuve qui prouve que ça existe bel et bien sur Closer cet article. OK.
OK. OK. On vous croit.
On vous croit. Je vais aller le lire après. Je vous laisser voilà ça.
Je vous laisserai aller chercher l'article par vous-même. Vous polluez votre historique de connexion comme vous voulez. Moi je sais pas franchement je je la B pour moi.
Allez je je allez tu tu dis réponse B. Il était cuisiné aux œufs. OK.
Les autres vous répondez quoi ? Ouais c'est la le chat a répondu réponse B. Je la capte pas.
Moi je dis D parce que je Il est dur à l'extérieur moi-le à l'intérieur. Ça t'a pas ça t'a pas fait kiffer ? Non.
Ça t'a pas rendu Macron sympathique ? Ouais. Non.
Il a croqué c'est facile mais la D moi je sais pas la D. OK d'accord Tibo tu en penses quoi ? B parce que je comprends pas B parce que tu comprends pas il y a une application farpelue à la B la A est tellement attendue que Ouais c'est ça sera peut-être elle.
OK vous avez répondu réponse B et D. La bonne réponse le chat a répondu réponse B. La bonne réponse c'était la réponse C.
Ça fait deux fois. Mais c'est incroyable. Ça fait deux fois.
Il fait rayonner la France de Dubaï à Tokyo. C'est c'est inventé. C'est pas c'est pas Closer qui l'a trouvé, c'est la prod de backsit.
Euh alors c'est moi où on a on a levelup sur la difficulté cette saison ? Je je écoute en tout cas c'est un spécial alors là c'est un spécial Macron est dérivé palmarès en fait voilà quoi. Il a un langage fruit il a un langage fruité.
Il vient d'Amien. OK d'accord. Oh là là.
Ah ouais d'accord. Voilà. Il est mignon.
Regarde il est sucré. Il est à croqué. Il est à croqué.
Je suis pas sûr que je le croquerai mais non mais allez lire l'article que je vous dise. Nous on est il donne des indigestions mais mon dieu il est mis à l'amende par la gauche. Pas mal.
Il a plusieurs couleurs politiques. Mais attends attends on peut voir le il est cuisiné aux frais parce que franchement je je peux pas tu peux pas cliquer dessus. C'est juste là c'est un c'est une vidéo qu'on ah faut aller lire l'article.
De toute façon Lauren tu dit tu t'es engagé publiquement lire. Je vais aller lire. Non franchement je vais vraiment aller lire l'article.
De toute façon c'est obligatoire maintenant. Je vous dirai en story qu'est-ce que je pense de chaque justification. Euh alors à noter que cet article d'octobre 2016 a été mis à jour en mai 2023.
On ne sait pas ce qui a changer dans l'article entre les deux dates. Voilà ça généralement petite coulisse comme Paul, c'est un appel de l'Élysée qui qui qui donne une modif. Oui oui demande une modif à closer.
Ça me paraît légite. Ils ont que ça à [ __ ] 4è question de ce quiz à la con. Dans quelle ville Sébastien Lecornu a-t-il fait son premier déplacement lorsqu'il a été nommé premier ministre ?
Est-ce que c'est réponse A à Fonten au à fond au rose pour voir les pompiers à Macon pour voir des soignants ? Macon. Macon, c'est ce que dire.
Réponse C à Bourge pour voir des ingénieurs de l'armement. Réponse D à Roubet pour voir des agents municipaux. Non pas chez Non, moi je pense B pour moi.
Alors j'explique mon cheminement d'idée. Vas-y. Il est nommé euh à l'approche d'une très grande mobilisation nationale des manifestations avec une cellule de crise mobilisée à Bovau.
Et donc en vrai, je le vois bien faire un c'était c'était le 10 septembre la révolution. Exactement. Et je le vois bien et il y avait eu notamment des pompiers mobilisés en Île-de-Fance et cetera.
Je le vois bien faire un déplacement. Généralement les les déplacements quand il y a une nomination c'est en Île-de-France. C'est pas très loin.
On pas vite, on fait l'allerour. On app un safari. On fait le safari.
Exactement. Euh c'est ce qui Non mais c'est vraiment ce qui se dit en plus en politique. C'est triste mais c'est réel.
Euh et généralement ils prennent la banlieu comme safari. Ils vont en saint en safari. Non mais c'est pas une blague.
Non mais c'est réel, c'est réel. Et euh et du coup je le déplacement à Fontenis euh fontenis au rose pour voir des pompiers. Pas trop loin, tu vois.
Pas trop loin non plus, tu vois. En plus voir des pompiers, l'uniforme les girophares, ça fait régalien. Ouais, tu vas avec Rillo en plus.
En plus, la code de popularité des pompiers est énorme chez les Français. Donc non, moi je dis Macon. Macon Macon pour voir les ministres des armées, le régalien et il y a pas de doute là-dessus.
Il va voir le volet social. Ouais, h ça lui fera pas de mal parce que Roubé mais après moi je me dis en même temps en pleine mobilisation, est-ce qu'il aurait osé faire ça ? Aller voir qui oser faire quoi ?
Voir les soignants. Bah quoi ? Bah ils sont ils étaient en grève certains.
Enfin même ils étaient là mais ils étaient en grève quand même. C'était c'était les infirmières qui refusaient de serrer la main de Sarkozi. Bah peut-être réel.
Non mais c'est ça me paraît bizarre parce que bah il était ministre des armées donc il pourra le faire froid. Ouais. Puis faire ça en premier en premier ministre pas.
Ça paraître ça para être parce qu'il est terrorisé et qu'il veut se rassurer avec des trucs qu'il connaît genre une usine d'armement. J'en sais rien. Je sais pas.
Je suis pas certaine du message mais non moi je dis B. Non. Tuas tu as dit aussi Thbo tout à l'heure à Roubec quand même pas chez Darmanin.
Bah c'est pas sa pas sa ville. C'est pas c'est d'inqu Non c'est bon c'est pas calé quoi c'est pas la ville de Darmanin mais effectivement se déplacer dans le département de Darmanin juste après ta nomination ça fait un peu chet. J'ai été nommé et pas toi.
Le chat a voté réponse B pour voir des soignants. Tourcoin. Voilà c'est ça.
C'est Tourcoin. C'est à côté de Ah Tourcoin. Oui c'est vrai.
Pardon. Euh OK vos réponses. Réponse A.
B B. OK, réponse A. B et B.
Euh, le chat a répondu, réponse B. La bonne réponse, c'était la réponse B. Bravo !
Ah, enfin, enfin, un point. Enfin, un point. J'en pouvais plus.
Le 13 septembre dernier, Sébastien Lecnu a décidé de se déplacer à Macon alors qu'il venait tout juste d'être nommé premier ministre. Il a il y avait annoncé la création d'un réseau de maison de santé baptisé France Santé. Wouh !
Évidemment, évidemment, il aurait pu l'appeler Franchement, il aurait pu l'appeler France Bobo. Franchement France Bobo. France Bobo.
Euh, j'ai mal. 36 15, j'ai mal. Non, mais OK. 5e question de ce quiz à la con.
Quel est l'autre nom du Macaon quoi qui est un papillon très connu en Europe ? Non mais les gar quoi. Est-ce que c'est l'empereur s'attire ?
Est-ce que c'est le grand portequeu ? Est-ce que c'est le vengeur noir ou est-ce que c'est le perceo commun ? Tu sens que la prode a craqué parce qu'il y a plus rien de politique.
Vraiment là, c'est la fatigue qui parle. Non, moi je trouve empereur c'est très politique hein. Ouais.
Ouais. Oui. Macron Macon été dit dans le chat.
Mais oui, Macron Macon vu que c'est toujours lié à lui. C'est ça. Et là dans l'oréal, je viens d'entendre "Bravo Tibo, il a capté." Non, j'ai c'est le chat.
Merci au chat parce que bien joué le chat vous l'avez euh en fait j'en ai ça me ça j'ai pas eu d'émission j'en ai pas mis une dedans et j'ai l'impression que c'est le grand jour. Ah merde ! Merde !
Non mais en même temps tu es à plat. Tu as vu la semaine qu'on a vécu ? Ah c'est vrai !
C'est vrai ! Non non et c'est pas fini. Comment c'est pas on est que jeudi, hein.
Quel est l'autre nom du macaron ? Je vais dire le personnois comment ma fois ? Ah j'ai j'ai envoie What the fuck ?
On y va. Je savais même pas qu'il y avait un un un papillon qui s'appelait le Mac. Ben moi non plus, le vengeur.
Son la biodiversité tout ça dans le respect. Mais je l' SVT, ça a jamais été mon fort hein. Je vous avoue que euh Qu'est-ce qui a jamais été ton fort Lauren ?
La SVT. Ah la SVT ? Ouais.
V de la terre. Si moi j'étais fort les volcans tout ça. Ah non moi non.
J'avais fait le cycle digestif de la vache. Ah ouais. Je te jure j'is fait un exposé et tout.
Moi je pense que depuis qu'on a disséqué des grenouilles, j'ai un petit trauma par rapport à cette matière. Je pense que c'est compliqué là. Grenille bon euh je sais pas moi, je dis euh le vengeur noir.
Le vengeur noir, je trouve ça lui allait bien en petit papillon jaune euh jaune et noir. Tu es pas daltonienne, il était jaune le papinon noir. Oui, c'est ça, on est d'accord.
Oui, mais jaune. Mais jaune avec des petites traces noires et tout. Je sais pas.
Euh les autres, vous en pensez quoi ? Le chat a répondu réponse A. L'empereur s'attire.
Euh B B le grand portequeue. OK. Allez pour Thbo Malek.
En fait c'est parce que j'espère vraiment que c'est pas la B que je veux dire la D. Mais mais au fond de moi, je crois que c'est B. Mais j'espère que c'est pas ça.
Tu as vraiment la prod. J'ai compris hein. Vous avez pas rigolé avec ma gueule.
Allez la réponse B. Faut cro Bèv croire en nos rêves. Allez allez Belièv.
Belièv. Euh le grand portequeu réponse B pour Malek. Laoren.
Moi je reste sur C he je sais que c'est what the fuck mais réponse C. Le vengeur noir c'est ton dernier mot. Ça part.
Le chat a voté. Réponse A. La bonne réponse mesdames et messieurs.
C'était la réponse B. Bravo Malek. Tu as mis un point.
Mais tout à l'heure, tu as dit là juste avant, il y a 10 secondes, le grand portecue pour Malek. Tu retires s'il te plaît. Le grand portecue pour Malek.
Ouais, tu as raison. Je vais on va pas le garder. Non non, ça on coupera au montage.
On coupe, on coupe. On n pas en direct de toute façon. Euh voilà, vous serez ravi d'apprendre que le macaon ou grand portequeu est une espèce l'épidoptère de la famille des papillonnas.
Bref, on s'en branle. Ouais. Non, c'est qui est-ce qui a gagné le quiz à la con ?
La régie. C'est pas moi, ça c'est sûr. C'est Thbo qui remporte le quiz à la con avec tr points.
Bravo Thbo. Incroyable quiz à la con. Et maintenant le moment que vous attendez toutes et tous.
C'est parti pour l'actu de la semaine. À tout de suite. [Applaudissements] [Musique] Euh mesdames et messieurs, quelle semaine de taré nous avons vécu.
Nous allons essayer de prendre les choses de manière un petit peu chronologique pour revivre les événements un peu fous qui se sont passés. Ça a commencé sur les chapeaux de roues lundi à 9h50. communiqué de presse de l'Élysée qui tombe.
Emmanuel Macron accepte la démission du gouvernement de Sébastien Lecornu moins d'un mois après sa nomination à Matignon et 12h seulement après l'annonce de la nouvelle équipe gouvernementale, en tout cas d'une partie de la nouvelle équipe gouvernementale puisqu'il avait été convenu que la moitié du gouvernement des postes les plus importants soient nommés le dimanche que le mardi il y ait une déclaration de politique générale en direct sur la chaîne Twitch de Jeanmassier et que dans un second temps il y ait la deuxième partie du gouvernement les ministres délégués, les secrétaires d'état, les trucs un peu moins importants. Euh bref, nous dimanche, on se met sous la dent la composition du nouveau gouvernement qui change rien avec la précédente, à part quelques quelques entrées, mais rien de spectaculaire. Et le lundi matin, on apprend la démission du gouvernement le Cornu.
Qu'est-ce qui s'est passé ? Pourquoi le gouvernement s'est écroulé en peu de temps ? Euh, Malek.
Alors, je t'av je t'avoue que c'était pas trop dans mon bingo. Je suis très honnête hein. Euh dimanche soir donc on a l'annonce du gouvernement euh avec pas de grandes nouveautés, on a quand même de grandes personnes qui étaient dans le gouvernement de de François Bairou qui ont été recondu notamment au poste au poste régalien à Retaillot d'Armanin.
Retaillo d'Armanin Val qui est resté là aussi. Euh la petite révolution c'était le remplacement le remplaçant pardon de Sébastien Lecnu au ministère des armées, Bruno Lemè Bruno le comeback de Bruno Lemire c'est an ministre de l'économie et des finances depuis 2017 euh enfin ministre de l'agriculture plus ministre de l'économie et des finances c'est un peu son palmarè Bruno Leire il était parti faire une petite retraite enfin en Suisse tranquille quoi, faire prof là-bas de temps en temps et puis finalement il revient donc nommé au ministère des armées problème. Bruno Lemire, Bruno Bruno Rota un autre Bruno Bruno Retaillot s'en est ému parce que il a il dit avoir passé 1h30 avec Sébastien Lecornu dimanche soir avant l'annonce du gouvernement et qu'à aucun moment il n'a été tenu au courant de la nomination de Bruno Lemire.
Ça c'est la vra la version de de du côté des républicains de après l'annonce du gouvernement juste après 20h tweet de Bruno Rotaillot annonçant que dès demain un conseil politique serait réuni en urgence parce que des républicains exactement Bruno Rotaillot également ministre de l'intérieur et président des républicains. Il a pas dit que les équilibres n'étaient pas respectés en c'est c'est exactement les termes qu'il a employé et des infos ensuite qu'on a eu. Le cornu a appelé ses proches, a appelé l'Élysée le dimanche soir et dans la nuit et a pris la décision de de de de porter la démission du gouvernement pour la simple et bonne raison que pour lui le pacte de confiance était rompu.
H euh sauf que je et je pense que Bruno Rotailleux s'attendait à tout. Ouais. Bah ouais, sauf à la démission de Je pense qu'en fait il voulait jouer un petit peu pour avoir dans les ministres délégués un petit peu plus de ministre LR.
H c'était en gros un jeu euh un jeu de gros bras dans le cadre du rapport de force et qu'à la fin voilà, il s'est mangé la démission. Est-ce que est-ce que est-ce que Bruno Retaillot et les Républicains ont eu les yeux trop gros ? Est-ce qu'ils en ont trop demandé à le cornu provoquant la cassure de la démission ?
Qu'est-ce qui s'est passé ? Enfin Bruno Lemer en fait pour bien comprendre pourquoi Bruno Rotaillot a horreur de Bruno Lemire, c'est parce que Bruno Lemer est un symbole. C'est le symbole du macronisme triomphant des cinq premières années d'Emmanuel Macron.
Et c'est aussi le symbole pour les Républicains des raisons pour lesquelles ils étaient opposés à Macron pendant 5 ans, à savoir la dérive financière, l'endettement, enfin voilà le le le fiasco Bruno Lemer sur lequel les républicains n'ont pas arrêté de taper. Le retour de de de Bruno Lemer au gouvernement signait le retour des anciens du macronisme, la la réhabilitation de Bruno Lemire. Et ça les et ça politiquement euh les euh les les Retaillot ne n'en voulaient pas quoi.
Important de rappeler que le la défense les armée c'est quand même un domaine réservé du président de la République et que l'arrivée de Bruno Lemire a été notamment demandée grandement par l'Élysée par Emmanuel Macron. C'est pas un domaine réservé enfin traditionnellement mais j'aime la constitution toujours désolé mais c'est on en reparlera tout à l'heure parce qu'il y a eu aussi la question du maintien des du domaine partagé. Euh, tu peux nous, puisque tu es constitutionnaliste, Thbo, est-ce que tu peux nous rappeler ce dont on parle dans le débat public quand on utilise la notion de domaine réservé du président de la République ?
Alors, le domaine réservé, juste il le gouvernement tombe sur quand même un ministère qui ne pose posait pas de problème à LR parce que c'était réservé quand même à Macron précisément parce que dans la pratique, c'est vu comme un domaine réservé. Le domaine réservé en fait historiquement c'est Jacques Chabandelmas au moment où un congrès de l'UNR donc le parti gauliste au moment en fait où le de Gaulle est en train de basculer pour l'indépendance de l'Algérie française et bien il y a une bonne partie du parti qui n'est pas vraiment favorable à l'Algérie, à l'indépendance de l'Algérie qui est plutôt favorable à l'Algérie française. et de manière assez tactique en fait, il utilise cette formule pour dire en gros taisez-vous presque le président de la République a un domaine réservé. la diplomatie, la défense et les affaires algériennes.
Je crois que c'était la cohabitation qui avait inventé ça mais en fait c'est plutôt c'est champant des et et en fait c'est une c'est une formule qui fait euh enfin qui réussit bien une très bonne euh postérité puisque même Jacques Chabandel Mass en fait va renier euh l'existence constitutionnelle mais elle va faire en fait son petit bout de chemin et depuis en fait on entend dans le débat public mais en fait c'est dans nos représentations et il y a quand Mek dit ça c'est parfaitement exact sur le plan pratique c'est c'est vu perçu et compris comme ça même par les oppositions et même par les partis qui s'opposent durement au régime de la 5e. Mitteran dans le coup d'état permanent dans les années 60 conteste cela et quand il devient président il le pratique et on on l'a vu Jean-Luc Mélenchon qui n'a pas pratiqué mais mais au moment de des élections présidentielles de la campagne, il y avait un discours qui avait parfaitement intériorisé cette logique du domaine réservé qui suggérerait en réalité que c'est le président qui décide. Alors dans les faits, il décide mais juridiquement en réalité sur les questions de défense et de diplomatie, il peut quasiment rien faire tout seul.
Tout tout ce qui produira, c'est-à-dire des actes juridiques en réalité qui sont des traductions de ces décisions politiques et bien ne peuvent être fait que avec l'accord au moins minimal du premier ministre et donc et des ministres concernés la plupart du temps. et mais on a totalement intériorisé le fait qu'il y a une quasi automaticité et pendant la cohab les cohabitations et bien il y avait une acceptation en fait pour pas affaiblir la figure du président, il y avait une acceptation de laisser la main sur ces questions là au président de la République. Tu as parlé de tu as parlé de Mélenchon.
Moi, j'ai le souvenir au moment où le NFP grattait à la porte pour Matignon à l'été 2024 qu'il avait euh dit que il y aurait pas de domaine réservé, que ce serait une cohabitation hardcore. Ah oui oui. Quand vous êtes en dissolution et que il y a pas de nouvelles élections présidentielles, vous adoptez une logique parlementariste.
Ouais. Typiquement Baladur en 80 enfin quand il est premier ministre de cohabitation dit parle de notre politique étrangère dans le Figaro et Mitteran le recadre immédiatement. Bon, il préparait la présidentielle mais Mélenchon dit ça.
Bardella qui connaît sans doute beaucoup moins son sujet avait dit à peu près la même chose ou Marine Le Pen, je ne sais plus dans le télégram et mais en 2022, il a un discours parce que il anticipe une présidentielle et une pratique présidentialiste où là il intériorisait manifestement dans son discours pleinement le domaine réservé. Je reviens sur euh sur les sur ce qui s'est passé le weekend dernier avec euh avec cette démission surprise de de Sébastien Lecornu à cause de Bruno Lemer. Euh Lauren, il y a eu une interview de Bruno Lemer dans Brut.
Oui, une interview de Bruno Mire de 40 minutes. Euh je vous avoue, j'ai regardé en fois 15 parce que c'était long. Euh mais en gros, il disait que bah qui comprenait pas pourquoi il y a eu quand même une démission euh de le corn parce que déjà bah comme tu disais, il s'entendait très bien selon lui en tout cas euh avec Bruno Retaillot et euh parce que surtout qu'après en fait il a dit bah si c'est moi qui bloque, je me retire en réalité.
Donc du coup le fait que c'est c'est allé jusqu'à euh bah une démission de le corn enfin ça ça semble l'avoir lui-même étonné en réalité. Ouais. Non non mais clairement je je ça a étonné tout le monde.
J'ai l'impression qu'Emmanuel Macron lui-même a été surpris, désarçonné, qu'il avait pas anticipé ça parce qu'on a appris plus tard dans l'après-midi de la bouche de Sébastien Lecnu qu'Emmanuel Macron, le président de la République, lui demandait de rester encore 48 he pour poursuivre d'ultimes négociations. négociation qui avait déjà lieu depuis un mois avec les différentes composantes surtout du socle commun, un petit peu la gauche aussi mais qui allait plus par politesse que pour autre chose. Qu'est-ce que qu'est-ce que c'est que cette histoire de premier ministre des missionnaires qui reste en poste ?
C'est possible ça ? Alors il est enfin bon euh bon déjà bravo pour la performance parce que il a battu le record de la 4e où c'était 48h à peu près le le record. Donc là, il est explosé.
Euh en gros, il devient ministre de plein exercice au moment de la nomination. Enfin, il devient un gouvernement de plein exercice. Lui, il était déjà depuis 26 jours.
Donc, ils avaient pleine attribution pendant à peu près, je sais pas, 12, 13, 14h. 14h 26 minutes. 14h 26 minutes, c'est précis.
Donc vraiment, le record est bien explosé. Et euh la démission a un effet immédiat, il redevient un gouvernement démissionnaire mais en plus le cornu lui-même est devenu un premier ministre des missionnaires. Donc il est double démissionnaire c'est pour le ministère des armées et pour le premier Ah non, il n'était plus ministre des armées puisqueil y avait eu un gouvernement de plein exercice pendant 14h 26 minutes.
Donc le ministre des missionnaires, c'est là où il y a une petite dinguerie euh constitution enfin décrétale, c'est euh le ministre des armées de plein exercice et Bruno Lemire démission. il devient ministre des armées démissionnaires mais parce que il refuse enfin il veut s'en aller manifestement et bien parce qu'il refuse de de d'assurer ses attributions de ministre des missionnaires, c'est-à-dire en gros faire tourner l'administration du ministère et bien ils ont adopté un décret le lendemain enfin je crois en même temps que le décret de cessation des fonctions du gouvernement qui dit grosso modo les attributions du ministre des armées des missionnaires sont transférées au premier ministre et Donc le corn a de nouveau et bien cumulé les deux fonctions mais cette fois-ci doublement démissionnair alors que pendant les 26 jours il était premier c'est hallucinant de parler de ça. Il est premier ministre de plein exercice et il était ministre des armées démissionnaires.
Là il est full démissionnaire. C'est c'est la démission. Mais ça montre quand même que bon ça c'est c'est surtout dans mon cours que je le dirai mais ça montre quand même que même un ministre des missionnaires n'est pas totalement mort puisque on a besoin de de donner les attributions s'il ne veut plus enfin de transférer les attributions s'il ne veut plus le faire.
Mais en revanche pourquoi ce déclencheur et et quelle est la raison ? Ça c'est d'ordre politique mais tout a été fait dans les dans le respect des règles. Étonnamment.
Ouais ouais. Non non il il y a rien d'illégal. C'est surprenant mais il y a rien d'illégal dans l'absolu.
On a quand même eu sous nos yeux l'explosion en vol du socle commun. C'était c'était la victoire de Bruno Rotaillot en 2024 que de ramener le le le Républicains dans le giron gouvernemental. Sortir de l'opposition et retourner au gouvernement dans un accord exigeant avec les Macronistes qui s'est pas toujours très très bien passé.
Évidemment, ça a grincé quand même assez régulièrement des dents. Euh et là, on a vu quand même Bruno Retaillot et et j'ai l'impression qu'il ne s'adresse même plus la parole maintenant. Euh et les deux Bruno, bah Bruno Retaillot et Bruno euh alors Bruno Lemer, ça certainement ça, j'en suis convaincu.
Mais même le Cornu et Macron. Est-ce qu'il y a est-ce est-ce qu'il existe toujours une ligne directe entre Emmanuel Macron et les Républicains ? Je suis pas persuadé.
Après ce qui s'est passé, après ce qu'a fait là, qu'est-ce ? Je je vais d'abord reviens un peu sur l'explosion du socle. Comment ?
Parce qu'en réalité euh plus que sur Rotayo, tu vois, je j'avais dit moi au moment de la de la de l'entre de tour des élections législatives de 2024 h que c'était déjà l'explosion de la Macronie. Je rappelle déjà qu'à l'époque Gabri Gabriel Atta n'avait pas la même position puisquil disait que il était même prêt à appeler à voter LFI contre le Rassemblement national alors que certains étaient sur la position du fameux Nini dans dans le camp de la Macronie. Bah en fait, on vu que ce poison lent n'a fait que durer, bah on est en train de on est en train de c'est en train de nous exploser la figure.
Le problème c'est que c'est que c'est les Français à la fin qui on p on en parlera après. Est-ce que Emmanuel Macron a encore un lien avec les républicains ? Je ne pense pas.
Euh comment comment tu renoues un lien de confiance dans un gouvernement à venir avec les Républicains ? Bah en fait, je pense que c'est parce que il y aura des opportunistes euh plus que plus que des gens qui voudront vraiment travailler que ça se fera euh voilà pour faire barrage à la gauche. Voilà, pour moi c'est la seule et unique raison qui fait que le canal sera à nouveau ouvert.
On a vu aussi que cette crise politique a placé Emmanuel Macron au cœur des critiques au sein de son propre camp aussi c'est quelque chose de relativement nouveau. les snipers que sont Édouard Philippe qui avait déjà demandé des dissolutions par le passé là qui demande carrément la démission du président de la République. Gabriel Atal en direct sur TF1, ça m'a fait décrocher ma mâchoire qui dit qu'il ne comprend plus les décisions du président de la République.
Donc il a complètement lâché. On vous a même fait un montage spécial backsit incroyable. Nathalie Loiseau, ancienne tête de liste pour les élections européennes qui elle aussi lâche Emmanuel Macron et demande une élection présidentielle.
Valérie Aer euh Valérie Ha elle aussi euh en terme diplomatique ce qu'elle dit c'est c'est une trahison hein. Il faut bien se rendre compte que quand on quand on fait partie du parti présidentiel, remettre comme ça en cause la stratégie et la parole du président de la République, c'est quelque chose de grave qu'on a pas vécu depuis euh les frondeurs à l'époque du socialiste. Grande époque.
Donc ouais non division du camp macroniste qui en fait c'est c'est toute la fragilité du camp macroniste qui ne repose pas sur des barons locaux indéboulonnables et sur un socle idéologique et sur un socle ni sur un socle idéologique. Tu as raison qui repose sur Emmanuel Macron et quand Emmanuel Macron flanche et ben c'est l'ensemble de la Macronie qui flanche et qui euh et qui cherche à exister par elle-même quoi. Qui éclate bien.
Ouais. Ouais. Qui éclate bien.
C'est c'est une fragilité terrible pour un président de la République ce qu'on est en train de vivre. Non. Oui, c'est une fragilité mais je sais enfin il y a un phénomène très enfin milieu macroniste.
Finalement les ce ceux qui qui existent aussi par les nominations qu'a souhaité Emmanuel Macron bah se retourne. Je crois qu'il y a aussi un phénomène qui est un peu plus installé dans le moyen ou dans le long terme, c'est que bon Emmanuel Macron, sauf que ça arrive 18 mois avant la fin du mandat en fait n'a plus de position de force. Alors et là, il s'est lourdement affaibli, mais finalement euh euh là, c'est le premier président qui c'est qui a fait de mandat dans la période quinquenal, mais en fait c'est le premier président qui euh en réalité et bien euh comment dire euh a à part Mitéran mais qui était très affaibli par la cohabitation mais qui euh qui qui a qui voulait toujours jouer un jeu politique alors que il ne peut pas se représenter et de fait ça affaiblit quand même la fonction Sauf que ça paraît prématuré mais en même temps pour le plagier Emmanuel Macron a a joué avec le feu.
C'est lui qui affaibli la fonction présidentielle en fait pour Oui. Oui. Je suis d'ailleurs d'accord avec Gabriel Atal quand il dit que tout ça a commencé à la dissolution.
C'est c'était dissolution foirée même avant. Tu penses ? Oui, je pense la la non compréhension de de 2022, du résultat de 2022, c'est-à-dire le fait que parce qu'il a gagné et bien on continue comme avant avec la 5e République à la papa alors qu'il avait une majorité relative certes qui était beaucoup plus importante qu'aujourd'hui et bien ça n'a pas été pris en considération.
D'ailleurs, preuve en est hein, les 2022 24 euh bah je rappelle qu'entre 2022 et 2024, les Macronistes sont gouvernés de manière relativement tranquille parce que les LR acceptaient de ne pas voter les motions de censure. Absolument. Voilà, il y a de des fois c'est passé craque notamment la réforme des retraites mais mais dans l'absolu et quand ça chauffait 40 enfin outil de enfin pratique autoritaire avec les les outils du de la rationnalisation du parlementarisme.
Mais moi je pense quand même que 2024 la dissolution ça l'a quand même isolé dans son camp parce que on avait l'impression que même son corps ne comprenait pas cette décision puisque ça tenait plus ou moins. Donc enfin, il y a eu ce je pense il y a eu ce ce côté de des des macronises qui comprenaient pas non plus sa décision en se disant bah en plus c'était au lendemain des élections européennes. Donc l'extrême droite risque enfin il risquait d'avoir une une cohabitation avec l'extrême droite.
On avait justement un Gabriel Atal qui lui était plutôt dans le bah non moi je enfin je vais pas aller jusqu'à dire que LFI c'est pareil que l'extrême droite. Donc enfin je pense qu'en vrai il s'est de plus en plus isolé. Une fois qu'il y a eu qui a eu le la dissolution, il y a eu aussi une annonce qui a fait grand bruit au sein de la majorité enfin au sein des macronistes, c'est le le l'annonce par Ellisabeth Bornel même qu'elle était OK avec la suspension de la réforme des retraites si c'était nécessaire, si c'était utile et cetera.
Il faut savoir écouter hein, il faut savoir écouter à Il faut savoir écouter ATEL, c'est important et c'est Ellisabeth Born qui vous le dit donc vous serez gentil d'écouter. D'accord ? Euh ça a fait exploser le groupe macroniste.
On a des extraits d'une boucle télégramoniste à l'Assemblée nationale qui ont fuité et qui ont été révélés par un journaliste du Figaro où on voit une ambiance délétaire au sein du groupe puisque un certain nombre de députés ne veulent pas entendre parler d'une remise en cause de ce totem du macronisme qui est la réforme des retraites obtenu de hautes luttes face à des millions de manifestants, à une opinion publique vend debout et cetera. Euh, ils ne veulent pas lâcher comme ça en race campagne dans des NGO. Et on comprend bien pourquoi est-ce que euh ils ont fait ça les Macronis, c'est parce qu'ils sont et ça on va en parler en train de négocier avec la gauche.
C'est ça. C'est ça. Il y a il y a moi, il y a un petit message de Mod Brégon qui qui est pas sur ce screenshot mais qui qui m'a moi m'a fait plaisir.
Elle a dit "On va quand même pas faire disparaître notre seule réforme structurelle du mandat." Si si possible. Ben en fait, oui, si Paris c'est quand même faite contre contre la contre la vie euh des syndicats, contre la vie des des des Français dans la grande majorité.
Euh non, derrière tout ça, c'est aussi important parce que il y a a quand même la popole qui qui quand même qui quand même est là. Euh tout le monde là va commencer un petit peu à sortir du bois parce que il y a les couloirs qui sont en train de se dessiner à l'approche de l'élection présidentielle. Euh élection présidentielle de 2027 ou élection présidentielle anticipée, on en parlera peut-être après.
Euh mais tout le monde est en train de se préparer. On sait que bah Edor Philippe a communiqué petite info à Paris Match. Tiens, on choisit les médias à qui on donne les infos.
Son projet présidentiel est prêt. On sait que Gabriel Atal a envie d'y aller aussi. C'est pour ça qu'il s'émancipe.
Voilà, tout le monde est plus ou moins en train de se mettre dans le dans dans les couloirs. C'est aussi important de dire que Elizabeth Born n'a consulté ni Matignon ni l'Élysée faire son interview. Ah si, je me demandais est-ce qu'elle est-ce qu'elle a consulté Gabriel Atal ?
Je ne pense même pas. Je suis pas sûr qu'elle soit fidèle à Tal en plus. Je crois qu' Non non Ben non, ils sont fait un petit peu la guigar pour la tête du parti.
Ouais. Non. Ah ouais, [ __ ] elle a lâché ça en solo la vache.
C'est dire qu'il y a plus d'autorité dans le Mais en fait, enfin c'est même plus un parti, c'est une espèce de de enfin. Oui, vraiment le socle le socle commun ne tient même pas. En fait, il y a Édouard Philippe avec son mouvement Horizon qui dit enfin qui dit clairement en gros Macron doit partir ou qui doit y avoir une une présidentielle anticipée.
Il y a UDI qui les soutenait plus ou moins euh qui eux aussi disent "C'est bon, on se barre." Euh il y a les même les macronistes, les plus macronistes disent "Bah en fait on remet en question tout ce qui tout ce qu'ils disent, tout ce qu'il fait, on le comprend plus." voire même on remet en question ce qui enfin une des réformes qu'il a apporté enfin voilà de de à pleine main on va dire il est il est il est solo enfin là enfin moi un truc qui me une situation qui me qui me marque à chaque fois c'était le roi est nu mais vraiment il là il est à poil là c'était la une de l'éi est nu après je voudrais quand même rappeler que c'est pas la première fois qu'on voit une majorité se se déliter en arrivant à la fin alors c'est vrai que je suis d'accord avec toi il reste 18 mois C'est énorme.
Ça paraît extrêmement long par rapport à ce qu'on a connu par le passé. Enfin, tu aurais vu l'état du PS à la fin du cacenat de François Hollande. Tu aurais vu l'état de l'UMP à la fin, tu vois.
C'est bon l'odeur de fin de règne à 18 mois de du scrutin quand même, c'est c'est c'est comme et j'ai envie de te dire l'odeur de de fin de règne, ça fait un moment qu'on la sent. Thbo parlait aussi de 2022. Je rappelle qu'en 2022, Emmanuel Macron refuse de faire campagne.
Ouais, c'est vrai. Ça lui a plutôt réussi. Oui, parce que en fait il voilà il était il était conscient que c'était en arrivant sur un second tour par défaut qui qui pourrait rester au pouvoir.
Donc et après à cou à couche de tout ça une majorité relative et il avait dit je me rappelle à l'entre de tour meeting à Marseille qui gouvernerait autrement h depuis 2022 je n'ai jamais vu sa façon de gouverner autrement. Euh donc déjà d'ailleurs c'est pareil c'est pas le premier hein. Non mais c'est pas le premier.
Oui, c'est pas le premier. Mais là pour le coup euh tu sais Hollande il y avait quand même aussi des gens au parti. C'était pas très nombreux mais il y avait quand même des gens partialistes encore pour tenir la ligne.
Oui, c'est vrai. Là, dis-moi qui tient la ligne d'Emmanuel Macron. Voilà.
Laquelle ? Non mais laquelle ? Même même lui même lui il sa ligne, il la connait pas.
Enfin, je dire regarde ce qu'on a vécu lundi. C'est quand même c'est quand même un peu lunaire. C'est qu'on on sent que le roi est nu et surtout le roi est hésitant et que le roi ne sait plus exactement ce qui lui reste comme option.
Il essaie de compter son pouvoir. Il est un des derniers de la classe à comprendre qu'il a plus de majorité et qu'il arrivera plus à gouverner de la même manière. Après, on va va on va prendre le temps dans cette émission évidemment de regarder les options qu'il a.
Justement, discutons-en. Moi, toute la journée de mardi, j'ai fait un stream entier de 4h pour expliquer que pour moi, il y avait une dissolution. Je je ne voyais pas Sébastien Lecnu réussir son bout de négociation en 48h.
Pourquoi en 48 he il réussir ? Est-ce qu'il a pas réussi en 3 semaines ? Euh donc pour moi c'était c'était dissolution contrainte et forcée de la part d'Emmanuel Macron.
Est-ce que vous pensez que c'est encore une Ouais, Thbo. Non, mais est-ce qu'il a réussi ? C'est ça que je voulais dire parce que il manquait une question hier dans le 20, c'est est-ce qu'il y a un accord de non censure ?
Parce que sinon il a Non, il il a rien réussi. Mais moi je te parle de mardi. Mardi, on était pas encore à la fin de son truc.
Je me disais il réussira pas. Est-ce qu'il a réussi ? Je pense pas.
Il a dit il existe au venteur de France 2, il a dit il existe une majorité de députés qui sont contre une nouvelle dissolution. Ça veut pas du tout dire qu'il existe une majorité de députés qui est prête à gouverner quoi que ce soit ensemble, ni le début du commencement d'un socle. Parce que effectivement, si tu demandes comme ça au parti qui veut une dissolution là tout de suite, bah il y a que LFI et le RN qui répond qu'ils en veulent une.
Peut-être un peu les écolos. Ouais, ça dépend. Je dis deux questions.
Qui veut un budget jusqu'à la fin de l'année ? Bah tout le monde. Ouais, c'est ça.
Et qui veut qui veut éviter la dissolution ? Bah en vrai, tout à part les filles, un peu tout le monde, tu vois. H bah OK, mais ça te fait toujours pas un gouvernement et ça te fait toujours pas même un accord qui peut se dessiner, tu vois.
Donc moi je sais toujours pas ce qu'il a réussi Sébastien Lecnu et donc c'est pour ça que je ne sais toujours pas te dire on va en parler après, euh qui euh qui qui peut être à la tête du du futur gouvernement. Mais en revanche là, enfin si je peux me permettre le le le ce qui se passe là, enfin c'est vraiment hallucinant ce qui se passe le lundi et le mardi c'est enfin le la continuité les fameux 48 he mais en ré enfin ça rappelle quand même quelque chose une pratique assez courante chez Emmanuel Macron et qui d'ailleurs parfaitement intériorisé par son groupe politique, c'est de sortir des voix de droit. C'est euh toute chose égale par ailleurs, mais le le comment le grand débat, le format Saint-Denis, tous ces éléments-là, toutes ces pratiques là qui visent en fait à faire de la politique mais sans rester dans les cadres institutionnels et constitutionnels.
Je dis pas que tu peux tout faire dans un cadre constitutionnel où tu dois tout faire, mais finalement il y a des voies de droit, il y a des outils constitutionnels à disposition pour régler une crise qui est en réalité une crise très classique. il y a un blocage entre le pôle exécutif et le parlement et là pour essayer de de survivre à quelque chose qui n'était pas du tout anticipé manifestement, il y a un état d'inpréparation qui est remarquable et bien il y a cette ce bricolage de on va créer un enfin utiliser un prénégociateur qui aura vocation à trouver un négociateur qui limite négociera un budget parce que à la base c'était même pas une nomination d'un premier ministre, c'était appeler enfin trouver un négociateur qui trouverait un moyen d'avoir un budget et ensuite à charge pour le président de la République de nommer un premier ministre qui ferait adopter un budget où il y aurait même plus de débat. Enfin, qu'est-ce que vous pensez de la grille de lecture qui est qui qui est assez partagé qui est celle de dire que le le une dissolution amènerait au même résultat, qu'on aurait une assemblée tout aussi tripolarisée ?
Ça c'est pas grave. C'est pas grave. Bah non, ça c'est pour moi ça c'est le faux argument.
C'est c'est l'argument pour ne pas dissoudre. Surtout dans une 5e République où quand même la dissolution c'est plutôt d'origine golienne. C'est l'appel au peuple.
On peut le l'accepter ou le critiquer hein mais mais c'est l'appel au peuple. Et en fait peut-être mais ça c'est le naïf qui parle c'est faire une dissolution. Il y aura sans doute une tripolarisation qui se confirmerait.
En tout cas, les la tripolarisation euh la tripartition pardon euh n'est pas un phénomène en réalité qui apparaît en 2024, sauf qu'il se matérialise dans l'assemblée plutôt nettement en 2024. Mais s'il y a à nouveau une tripartition, et bien peut-être, mais c'est sans doute naïf he ce que je vais dire, peut-être que ça ça participera à contraindre les acteurs et notamment les députés et bien se dire "Bon bah désormais, on peut plus penser ambiance fait majoritaire, ambiance pratique présidentialiste, il va falloir faire du compromis." C'est pour ça je pas évident.
Non non, c'est pas évident, on le voit bienin, on le constate. Mais euh mais je je je me dis qu'en plus si on fait une dissolution demain matin, on a'ura pas très exactement le même résultat que l'année dernière. Je pense que les Macronis perdront encore des plumes et qu'ils en perdront d'autant plus que ce qui vient de se passer ne plaît pas du tout à l'électorat Macronis qui vraiment pas super fan, plutôt des gens qui aiment la stabilité, la continuité et cetera.
Donc donc pour moi, on aurait une progression du Rassemblement national de manière indéniable à l'Assemblée nationale qui aurait probablement pas de majorité absolue mais potentiellement une majorité relative et ensuite on aurait la gauche qui progresserait un peu et une partie des macronismes qui subsisterait parce qu'il garde un fond quand même. Le macronisme a pas complètement disparu de l'opinion publique. Il reste quand même un fond à 15 15 20 % quand même.
Oui, mais en fait, on arriverait quand même au même résultat dans le sens où il y aurait du coup trois blocs et que aucun enfin qu'il y aura de toute façon une alliance qui devra se faire avec un bloc ou l'autre. Donc moi en fait, je ne comprends pas quelle serait l'ul enfin à quoi ça servirait de de dissoudre maintenant euh pour leur dire "Oui, bah vous voyez maintenant il faut négocier." Bah en fait, je pense qu'ils savent déjà qu'il faut négocier.
Ils savent pas faire. Ils savent pas faire. Non, non.
Est-ce que une dissolution avec un autre résultat va leur dire ça tout ils vont savoir faire là ? Non non mais je j'ai conscience que c'est naïf et d'ailleurs ça peut mener à un autre résultat peut-être positif pour certains, c'est carrément changer des institutions. Mais ils savent pas faire le compromis parce que c'est des acteurs qui sont d'ailleurs les Macronis sont quand même souvent des des pièces rapportées de des partis de gouvernement.
En tout cas, ceux qui sont assez dominants, et bien euh c'est des c'est des acteurs qui ne savent pas faire parce qu'ils ont complètement intériorisé et hérité de pratique qui consistait à dire le fait majoritaire c'est gagner d'avance. Soit tu es dans l'opposition, tu es assez faible, tu es obstru et bon voilà, tuattends, tu espères l'alternance. Soit et bien tu es dans le fait majoritaire, tu négocies en réalité dans les coulisses avec le gouvernement pour peser en tant que majorité, mais dans l'hémicycle notamment à l'Assemblée nationale, tu as un rôle relativement limité, c'est-à-dire euh ratifier ce qui est demandé par un gouvernement.
Il peut y avoir des tensions hein, le les le socialistes l'avaient montré sous le monde indolande, mais ils ne savent pas faire. Et ça prend du temps de changer des pratiques, changer des représentations, des croyances et la solution n'est pas nécessairement dans ni dissolution, ça je suis d'accord, ni dans la constitution, mais il faudra du temps si la tripolarisation s'installe durablement, bah pour trouver un moyen en fait de gouverner. Euh et ça fera peut-être le lien avec la suite.
Euh moi je rejoins l'affre gauchiste qui est Édouard Philippe euh parce qu'en fait je et j'ai vraiment je me suis vraiment posé la question avant de rejoindre cette position euh mais aujourd'hui je suis obligé de constater que Emmanuel Macron est le point bloquant notamment de tout ça. C'est le blocage finalement c'est lui qui refuse la coco. C'est lui qui refuse la cohabitation.
Est-ce qu'il a cohabité depuis 2025 ? Attends il on n'est pas en situation de cohabitation. Il y a pas de majorité absolue alternative.
Donc OK, mais donc ça mais sa major ne fonctionne pas non plus. Donc on fait quoi ? B on négocie.
Non mais tu vois, je je on en revient à ça. Moi j'ai pas plus de solutions, mais je je pour moi le notre problème, il est parlementaire. Ouais.
Oui, mais sauf que ça ça Tibo le disait, ça demande ça demande une rééducation, tu vois. Et donc en vrai, ça prend du temps. On a 18 mois, il faut quand même qu'on puisse avancer, tu vois.
Non mais surtout on a 18 mois, mais surtout le budget doit être déposé lundi en fait. Et le jeudi, je je veux pas affoler les gens hein, mais beaucoup le jeu qui dit euh dissolution, en fait, ça me ferait chier qu'on grille la cartouche de la dissolution là. Ouais.
Alors qu'on pourrait l'utiliser après une démission et et après une présidentielle anticipée et fort de cette élection présidentielle et d'un débat d'une confrontation idée contre idée, on débat vraiment et et on décide de quelque chose pour la France. Et ben là, il y a ensuite une autre photographie de l'assemblée qui se dégage. Mais en 35 jours et ben c'est bah tu tu es un affregauchiste comme Édouard Philippe tu as dit c'est vrai qu'il a dit de laisser un délai.
C'est vrai. Voilà. Édouard Philippe dit d'abord premier ministre pour voter un budget d'ici la fin de l'année.
Le président de la République choisit son timing pour démissionner. On se laisse un peu le temps pour pouvoir avoir une vraie campagne et pas et pas 35 jours et euh et on fait une dissol dans la foulée. Mais là, tu retombe enfin dans une espérance peut-être, mais je t'interprète peut-être mal que euh on dissou enfin non, on éit un nouveau président, on dissou dans la foulée à LAaméran.
Hm hm. et on a une on espère on croise les doigts pour une majorité absolue et le risque c'est de retomber dans une pratique présidentialiste. J'en ai encore vu dans le chat qui disait que selon eux s'il y avait un nouveau président de la République, il y avait certainement une nouvelle majorité absolue dans un mois plus tard dans les élections législatives.
Moi, pour moi, c'est de la pensée magique. Pour moi, c'est un truc je crois que depuis 2022, on est rentré dans une phase nouvelle de notre vie politique qui peut s'installer pour longtemps dans laquelle c'est fini l'époque des hégémonies et des groupes à 350 députés à l'assemblée qui imposent leur volonté quoi. Enfin pour moi c'est c'est un peu un modèle du passé compte tenu de l'éclatement du paysage politique.
Et c'est marrant parce qu'en plus tout ça arrive avec le scrutin majoritaire qui était censé être le le scrutin qui empêche ça qui garantit des la stabilité la fameuse stabilité gouvernementale. Il est en train de nous démontrer que malgré le scrutin majoritaire, on a 11 groupes à l'Assemblée nationale. On a un Rassemblement national à 125 députés et que et que le scrutin majoritaire ne l'empêche plus.
Donc non, je sais pas, je suis pas défétiste mais presque. Mais enfin le scrutin majoritaire certes favorise des une majorité absolue, mais quand même enfin de bray quand il présente les institutions en 1958 a complètement essentialisé ce qui n'existera plus 4 ans plus tard, c'est-à-dire l'impossibilité d'avoir une majorité absolue. À l'époque, ils y croyaient encore.
Donc il Ouais, ils étaient complètement tr En fait, on est revenu dans un modèle de bré, ils étaient traumatisés la 4è. C'était des tr et était justifié le scrutin majoritaire a deux tours, pas un tour, il voulait un tour. Là serait sans doute plus contraint à à créer deux blocs majoritaires et les outils de rationalisation.
Euh Lauren, tu en penses quoi ? Est-ce que si on disous demain, on a les mêmes ? Moi, je pense qu'on aura qu'on aura effectivement les mêmes et que on sera toujours tout autant bloqué en fait et que pour moi, il faut que je pense que 48 he pour négocier euh une alliance, c'est pas assez. et que il faut que le le camp macroniste en fait se mette eux aussi d'accord à mon avis sur qu'est-ce qu'ils sont prêts à lâcher parce que là on entend de on parle de suspension de potentiellement abrogation et cetera de la réforme des retraites.
Bah en fait enfin j'ai l'impression que est-ce que que l' cornu négocie mais en fait il sait pas quelle cartouche il a en fait en réalité pour pouvoir négocier. Donc ça pour moi, il y a que Emmanuel Macron et son parti qui que j'espère peut enfin il peut remettre en ordre pour pouvoir négocier. Et moi en fait pour moi, enfin hier j'ai j'ai douté parce qu'en fait je passe ma vie à regarder chaque notification pour comprendre ce qui se passe en temps réel.
Mais je disais en fait, j'ai l'impression que les socialistes croient un peu au Père Noël sur une cohabitation avec la avec la Macronie parce que en fait déjà il une même avec les Macronistes, ils seront pas assez pour pouvoir gouverner sans être censuré. C'est-à-dire que si LFI, l'extrême droite, les censure, comment ils vont faire pour gouverner ? Je je vois mal ça.
Et en plus de ça, euh sur le fait que il ils arrivent même pas à obtenir des choses concrètes en l'État, enfin je en fait j'ai l'impression que déjà admettons, ils réussissent, bah ils arrivent au gouvernement mais en fait enfin ils sont dans un truc qui est en train de mourir. Donc je comprends même pas quel est l'intérêt pour eux d'essayer de sauver les macronistes. Pour qui ? pour les socialistes.
Pour les socialistes, oui, ils sont beaucoup à perdre en cas de dissolution aussi. C'est pour Bah, ils sont Oui, énormément à perdre en cas de dissolution surtout si on part sur un accord électoral. Ouais, voilà.
H l'assurance vie du du Parti socialiste, ce serait de d'être au gouvernement. C'est ce que on en parlera notre invité tout à l'heure évidemment qui nous éclairera peut-être sur la pensée socialiste en ce moment parce que c'est si lui-même il a compris je si d'aventure lui-même a compris quoi que ce soit parce que c'est parce que c'est clair pour personne et que le PS est un parti divisé. C'est vrai euh et que le PS a un parti divisé.
Mais mais c'est c'est intéressant parce que ça rendit long aussi sur la culture du compromis qui existe à gauche ou qui n'existe pas entre l'intransigence, le refus absolu négocier avec qui que ce soit et euh être prêt à être prêt à se vendre, retoquer son propre programme et tout. C'est c'est il y a pas que les Macronistes qui sont de au mur dans cette histoire et qui sont contraints à des négociations compliquées. Mais clairement parce que en plus même on a pas parlé de de l'extrême droite, c'est que même l'extrême droite en réalité ils sont bah ils sont dans la mer, désolé mais parce que là admettons il y a une une présidentielle anticipée Marine Le Pen est inéligible.
Ils vont envoyer qui Bardella ? H enfin je vois pas en quoi ça leur profite fait aussi pas des moins bons scores dans les sondages aujourd'hui à date. Ouais.
Non. Donc ça serait peut-être même d'ailleurs un avantage. Ouais.
De quoi ? la condamnation euh d'envoyer Bardella. Non, d'envoyer Bardella.
Ouais. Bah la la condamnation aussi mais je ça c'est que mon avis. Non mais la condamnation elle change rien vis-à-vis des électeurs du RN.
Oui oui toujours l'intér au contraire d'ailleurs elle mobilise encore plus l'électorat parce que voilà on retombe sur le discours de de le système contre nous et pourrait très bien être élu il nommerait Marine Le Pen à Matignon et pendant x années on aurait une inversion qui n'en est pas vraiment une des rapports de pouvoir quoi et petite amnist au passage à voir à suivre on verra évidemment si on revient sur le scénario de cet affre gauchiste d'Edouard Philippe euh est-ce que est-ce qu'une démission du président de la République est réaliste en l'état ? Moi je je je il le fera jamais. Non mais voilà, c'est ça.
Il le fera jamais parce qu'il a un ego qui est gros camas donc jamais il le fera. Moi je considère que le problème qu'on a actuellement est d'ordre parlementaire. Qu'on a une tripartition à l'Assemblée nationale qui rend difficile des relations entre des partis qui n'ont pas de culture de compromis et qui doivent apprendre un petit peu de au mur à le faire parce qu'on a pas le choix et qu'en plus le chrono tourne et qu'on ait un budget à adopter.
Euh je je je pense pas qu'Emmanuel Macron soit en l'état actuel des choses en situation de présenter sa démission comme si comme si le pays était euh à feu et à sang bloqué au point de ne pas pouvoir avancer sans l'organisation expresse d'une élection présidentielle. Ah moi je pense quand même qu'il bloque parce que ça ça reste enfin le constitutionnaliste me corrigera si si besoin. Ça reste enfin une de ses responsabilités de nommer un premier ministre et ensuite de constituer un gouvernement. là euh depuis la dissolution, il a nommé que des euh des premiers ministres de et premier ministre de droite en réalité.
Euh enfin, pour moi, il aurait dû et peut-être qu'il faudrait même encore aujourd'hui euh donner la chance au nouveaux Front populaire. Donc LFI compris, mais bon ça suppose que le PS et LFI arrivent à s'entendre et vouloir gouverner ensemble. Ça, on en est sur autre chose mais en tout cas pour moi c'est enfin il est quand même responsable de ce blocage de des institutions au sens où c'est quand même lui qui nomme le premier ministre au final.
Non. Qu'est-ce Oui. Non non.
Oui oui absolument. Il je suis très sensible à ce que tu dis parce que oui, étant donné qu'il est le garant de du fonctionnement régulier des institutions, la nomination du premier ministre et le partage de compéten de la nomination des membres du gouvernement est importante. Mais et je dis pas que il ne faut pas nommer quelqu'un issu du NFP avec soit une alliance enfin une réintégration de LFI dans la boucle parce que je le vois pas nommer un premier ministre LFI quand même et soit un soutien sans participation enfin euh pour pour essayer d'avancer mais le problème c'est que enfin c'est c'est enfoncé une porte ouverte mais il a fait les choses tellement à l'envers que il a réussi en fait à installer dans le dans dans le discours enfin dans le champ politique le fait que ça sert à rien de faire ça alors que la la censure serait sans doute assez rapide hein.
Oui. Et elle l'aurait peut-être été tout autant il y a un an mais désormais c'est même plus une hypothèse qui est abordée. Ce qui fait que la démission pour moi, elle est tout à fait réaliste.
Elle est tout à fait réaliste. Pas parce qu'il a effectivement un melon, mais parce que euh en droit constitutionnel cette matière, elle marche toujours sur deux jambes. la dimension légale, mais la dimension de la légitimité et le lien avec l'autorité.
Quand vous avez les plus proches, enfin pas le noyau, mais les plus proches qui le lâchent complètement, voir qu'il l'insulte un peu quand même dans une certaine mesure, vous voyez la perte d'autorité comme un peu François Hollande 6 mois avant la présidentielle, sauf qu'il lu resté 6 mois. Et peut-être que bah la perte de légitimité sera telle que ça le conduira à cela. et à titre personnel, c'est un peu le constitutionnalisme et aussi le citoyen.
Pour moi, ce serait un drame qui démissionne parce que ce serait intérioriser le fait que la solution à nos problèmes, ça passe par la présidence de la République. Ouais. Et je suis d'accord avec toi Jean, le la difficulté, elle vient de comment on essaie de rétablir un équilibre qui consisterait et bien à donner plus d'importance au Parlement et donc au couple enfin gouvernement assemblée nationale.
Mais pour pas complètement les blâmer, il y a aussi une difficulté, c'est les acteurs, les représentants ont cette attitude et ont cette croyance que dès qu'on va faire du compromis, on va trahir. C'est sans ils sont un peu le reflet. Je dis pas que les représentants sont la copie conforme loin de là, mais ils sont aussi un peu le reflet de leur propre électorat.
Et nous collectivement, on a intérioriser le fait que la normalité c'est majorité absolue contre opposition et donc il y a pas besoin de faire du compromis. Euh la nomination d'un négociateur, ça aussi c'était une proposition qui a émergé notamment de la part de Gabriel Atal. Un truc un peu nébuleux.
Tu tu peux nous en parler Malek ? Alors Gabriel ATA il propose de Le Cornu est un négociateur qui doit trouver des négociateurs qui vont négocier le négociable. C'est un peu l'idée.
C'est ça. C'est ça. Euh Gabriel Atal qui pousse l'idée et qui pousse d'ailleurs deux noms.
Euh Jean-Louis Borlot et Laurent Berger. Jean-Louis Borlot, ancien ministre euh UDI. Ouais.
Euh et Laurent Berger, ancien patron de la CFDT, syndicat réformiste comme on dit. euh syndicat de droite, disons les termes. Euh et euh l'année dernière, Laurent Berger, le nom de Laurent Berger avait circulé notamment pour Matignon.
Euh lui euh avait notamment une nouvelle aventure, je crois, du côté des mutuels d'ailleurs si si mes souvenirs sont bon. Bor euh bah Laurent Berger. Ah berger.
Oui oui oui bien sûr. Oui oui. Et donc il était hypé par les mutuels.
OK. No offense euh on respecte et surtout il avait dit que sa ligne rouge lui c'était la réforme des retraites et que et que dans dans ce cas il était il pouvait pas prendre Matignon. Bon là il aurait déjà eu des discussions avec Macron par le passé en lui disant je n'accepterai Matignon que si on abroche la réforme de retraite.
Et là on c'est l'opinion qui a sorti cette info en début de semaine. Laurent Berger aurait donné son accord à Gabriel Atal démentis quand même immédiat de la part de Renaissance qui dit non pour l'instant il nous a rien dit. Euh mais voilà et on voit aussi que l'Élysée commence à faire circuler euh les noms de de le nom de de Jean-Louis Borlot aussi.
Bon après je Jou Borlot qui a déclaré "Je suis au courant de rien, on m'a pas appelé ça me tue de rire et c'était en du Figaro pendant toute la prême." Mais donc je comprends enfin c'est Thbo qui va nous éclairer sur est-ce qu'on peut installer un duo à Matignon ? Je sais pas, je comprends pas, je comprends plus rien en fait.
Est-ce que Gabriel lui-même a compris ce qu'il était en train de proposer ? Parce que OK, d'accord, on nomme berger, on nomme on nomme Borlot. Et on fait quoi ?
Un duo à Maton. Tibo. Bah bon.
Non non mais Atal Atal est bien le le produit du macronisme sur ce genre d'idée. Enfin je ne sais pas exactement qui conseille Gabriel Atal mais on voit vraiment une filiation avec Macron c'est-à-dire de sortir et de de donner une impression hein que c'est qu'il y a aucune solution et donc il faut sortir du cadre pour trouver un prénégociateur qui va trouver le négociateur. Enfin tu l'as beaucoup mieux dit que moi.
Mais à juste un point, c'est très rigolo Borlot parce que ça fait depuis 2010 qu'il doit être premier ministre, lui-même n'étant pas au courant de manifestement. Donc c'est quand même assez euh assez rigolo. Mais c'est quelque chose qui est là, on est confronté à à vraiment un signe.
Je pense que Atal et et et et le révèle avec cette proposition, mais c'est Macron qui l'a initié. mais un affaiblissement du système politique, du régime politique en réalité euh qui conduit à une forme de dépolitisation. Je dis pas une dépolitisation au sens idéologique.
Je pense que même les macronistes ont une forme d'idéologie mais une dépolitisation dans le sens où et bien on on cherche des des voies en fait qui sont qui paraissent très techniques, pas du tout clivantes, qui sans doute le serait si c'était mis en œuvre et qui montre en réalité un affaiblissement qui suit un état assez enfin une pratique assez autoritaire du du pouvoir et on aboutit à quelque chose où la logique C'est c'est ça si j'ai bien compris à Atal mais mais si j'ai bien compris l'ancien premier ministre, c'est l'idée de faire quand même négocier un budget en amont h et ensuite d'expliquer à un premier ministre, un gouvernement de plein exercice avec tous les attributs constitutionnels qu'on lui connaît, va à l'assemblée et la copie est déjà prête. C'est absurde. Et donc c'est absurde.
C'est affaiblir encore plus les institutions et c'est insulter encore plus. Mais on est un pays très antiparlementaire hein historiquement. Mais c'est dire aussi aux députés, aux sénateurs, "Ne touchez à rien, on a tout négocié en amont.
N'amendez pas. déjà que leur prérogative d'amendement en matière budgétaire, c'est pas vraiment rassurant ce qu'ils peuvent faire, c'est-à-dire pas grand-chose. Là, ce sera encore fait encore moins.
Alors, c'est sûr, il y aurait pas de 49 aliné à 3, hein. Il y aurait même pas besoin. Mais c'est assez inquiétant ce je sais pas s'il y a une réflexion derrière, je pense pas, mais c'est un état de dépolitisation et d'affaiblissement du régime qui est assez effrayant pour moi.
Bah, moi, j'envoie j'en voie une quand même de de réflexion derrière. Après, je suis pas dans la tête de Gabriel Atal et j'ai pas envie d'y être. C'est bien, on fait l'exégèse de Gabriel Atal.
C'est bien, c'est bien clairement. Même si j'aimerais bien être dans sa tête, enfin, j'aimerais surtout être dans la tête de Macron là en ce moment. Ouais, graf.
Moi je pense qu'il y a il y a la logique des négociateurs en fait, c'est parce que il y a clairement un souci avec les parties aujourd'hui et je pense que l'idée de passer par un négociateur de la même manière que le le NFP en arrivant en tête en 2024 disait que il fallait pas un ou une première ministre issue des partis qui ont enfin qui se sont alliés pour faire le NFP. Il fallait quelqu'un de la société civile pour surmonter en fait ces ces ces ces embrouilles en fait partisanes et que chacun regarde son euh son agenda politique de ah mais moi en 2027 je vais me présenter ah machin ceci je veux l'hégémonie et cetera. Moi j'ai l'impression que le fait de parler de négociateur extérieur au parti c'était peut-être une une façon de dire bah en fait ce qui bloque aujourd'hui c'est les partis.
Mais après que quelqu'un qui dit ça et chef lui-même d'un parti, ça me paraît bizarre mais ça participe au blocage dans le sens où les partis politiques ont des intérêts à des scénarios comme par exemple dissolution, pas dissolution. Il y a des partis qui ont intérêt comme le RN, des partis qui ont pas intérêt comme les Macronistes. Du coup, ça ça biaise un petit peu le le truc.
Pareil sur les stratégies vis-à-vis de l'élection présidentielle. Il y a les partis qui ont déjà un champion euh qui fait déjà des bons scores et d'autres qui se cherchent encore et qui performment assez mal. dans cette élection très particulière.
Donc je je comprends l'idée mais j'ai du mal à considérer que les partis euh sont néfastes en de même. Je suis d'accord avec Thba sur le fait qu'une partie de la solution est parlementaire. C'est par l'exercice des prérogatives du Parlement.
C'est à l'Assemblée nationale, c'est en fait pour bien faire il faudrait que ce soit davantage avec les groupes parlementaires que les discussions a lieu. Plutôt qu'avec les partis. Bon, tu me diras souvent c'est très lié donc moi je j'en veux à personne au fait d'Olivier Fort et cetera.
H plus ave avec le président du groupe. Donc c'est très bien. Mais euh je je sais pas, il y a il y a un truc dont je sur lequel je voulais t'interroger Thbo, on a parlé des différents scénarios à la disposition du président de la République dissolution, nommé des négociateurs, des missions.
Euh un truc qui revient souvent dans le chat, c'est l'article 16 de la Constitution. Euh ça te fait sourire ? Moi aussi parce que parce que voilà, je trouve ça intéressant parce que on l'article 16, moi ça fait 10 ans que je suis sur Twitch, je le vois revenir comme ça par vague à chaque fois à des moments où on est dans une incertitude, on sait pas trop, on machinou C'est très tentant.
Ben ouais, c'est un peu comme ce que c'est déjà. C'est un peu comme Borlot, ça revient tout le temps depuis 10 ans. Ça revient tout le temps.
Euh alors l'article 16, c'est l'article dit des pleins pouvoirs. C'est l'idée selon laquelle euh sous certaines conditions qui ne sont pas réunies euh le président de la République peut euh mais c'est pas la formule du texte he mais prendre les pleins pouvoirs qui en fait sont pas exactement des pleins pouvoirs mais cumuler les prérogatives exécutives et législatives. C'est-à-dire en gros adopter des lois tout seul et adopter des règlements tout seul. euh le volet juridictionnel n'est pas euh n'est pas intégré là-dedans.
Et euh cet article historiquement, c'est vraiment une réponse au traumatisme euh de la défaite de la France euh en 1940 qui consiste en fait à dire euh nous avons été agressés, nous nous n'avions pas les outils à notre disposition pour répondre à l'agression de l'Allemagne nazie. Donc il faut se donner des moyens pour surmonter cela. Donc ça a vraiment une une historicité déjà située, plutôt liée aux problématiques extérieures.
Et la formulation et les conditions de fond de l'article pose que en cas de menace grave et immédiate et bien qui porterait atteinte à l'indépendance de la nation, à l'intégrité du territoire ou à l'exécution normale des traités et bien et en plus de s'il y avait une interruption du fonctionnement normal ou régulier, je sais plus quelle est la formule régulier du fonctionnement des institutions, et bien le président serait en possibilité en capacité de d'utiliser cet article. ce qui n'est pas le cas en l'espèce. Il y a pas une menace grave et immédiate.
Enfin, elle est pas immédiate sinon elle dure depuis longtemps. Et en plus de cela, c'est quand même compliqué de dire bon le fonctionnement régulier des institutions et est grippé, la preuve en est. Non, il y a eu une nomination, il y a eu un décret de cessation, on est en régime des affaires courantes et on essaie de trouver une solution.
Mais la difficulté, c'est pour ça que ça revient souvent, c'est que c'est un article sans filet. Hm, il y a aucune autorité habilitée à contrôler le déclenchement si ce n'est un avis du Conseil constitutionnel euh qui euh en fait le jour du déclenchement n'est pas n'est pas comment dire n'est pas saisi n non n n'est pas publié. C'est 30 jours après ou 60 jours après, mais ça c'est la réforme sarcosite 2008, que il publicise sa position.
Mais toujours est-il qu'il y a pas de filet, il y a pas d'autorité juridictionnelle qui peut l'en empêcher ou dire tout de suite non c'est les conditions ne sont pas remplies. Et en plus de cela, le parlement est réuni de plein droit. Donc s'il ne siège pas, et bien il a le droit de siéger.
Mais il ne peut pas faire grand-chose puisque il ne peut pas contrôler l'action du gouvernement. Il y en a pas. Adopter des lois.
Euh ce qui fait que la seule hypothèse puisqu'il siège euh en en en il siègerait et bien ce serait l'éventualité d'une destitution si jamais le Parlement euh réunit euh euh à l'occasion en fait physiquement entre le Sénat et l'Assemblée nationale estimé que il y avait un un manquement manifestement incompatible avec l'exercice de de sa fonction. Mais en l'espèce les conditions ne sont pas remplies. Est-ce que c'est suffisant ?
Non. C'est un article très dangereux, mais encore une fois pour recourir à un tel article, faut avoir les reins solides et la légitimité. Moi, ce que je dis parfois pour le vulgariser cet article, c'est que il sera utilisé le jour où il y aura des coups de feu qui seront tirés dans le 7e arrondissement.
En vrai, c'est un peu ça. Bah, c'estàd encore, c'est un niveau de crise où effectivement l'impossibilité pour les pouvoirs publics constitutionnels de se réunir et de fonctionner normalement est caractérisé, évident. C'est grave mais grave au point de coup de feu quoi.
Pas grave au point de on narrive pas à trouver un accord entre des groupes politiques. C'est pas grave. Enfin, je C'est pas grave.
C'est le fonctionnement normal d'une démocratie parlementaire qui a du mal à se mettre d'accord. H mais ça c'est vraiment le l'illustration ces rumeurs qui reviennent parce que les médias le relais hein de de en fait euh quand il y a un blocage le le réflexe est un peu autoritariste. Césariste.
On parle on adore ça. On adore ça. Ouais.
Voilà. C'est au lieu de de d'essayer de décider un peu plus collectivement, on fait confiance à une personne qu'on a élu. H ça marchait avec deux goals peut-être et encore il l'utilise qu'une fois et de manière parfaitement excessive mais mais depuis ça n'a jamais été réutilisé.
Mais c'est intéressant ce que tu dis effectivement sur ce ce cette espèce de réflexe autoritaire qui revient à chaque fois par vague. C'est on on adore ça. On a on a un pays très c'est très paradoxal.
J'adore. Mesdames et messieurs, nous allons accueillir une nouvelle chroniqueuse dans cette émission. Elle est arrivée.
Elle nous rejoint. Louir l'aprè. [Applaudissements] Salut Louir.
Salut à toutes et à tous. Tu vas bien ? Ça va.
Ça fait plaisir de te retrouver sur le plateau de Baxy. Tu es activiste rural et militante politique, ancienne candidate NUPES en 2022 euh aux élections législatives. Tu es l'autrice d'un livre qui s'appelle Ces gens-là euh sorti aux éditions Paillot là en cette rentrée.
C'est vrai ça. Euh et euh on t'avait déjà vu sur backsite à l'occasion de notre émission spéciale ruralité à Poitier en partenariat avec la l'association des maires ruraux de France. Tout à fait.
Aujourd'hui, on va parler d'autre choses. Moi, je pourrais parler de ruralité tout le temps. Tu peux continuer à parler de ruralité si tu veux.
Là, on va plutôt parler de la gauche. Euh, je vais hijjacker euh cette conversation. Je vous propose qu'on parle maintenant de la ruralité française.
Voilà. Euh non, mais euh on a parlé de l'effondrement du bloc central euh là tout à l'heure. Euh pour toi, il faut plutôt parler d'effondrement du régime de la 5e République.
Pour toi, on est dans une crise d'ordre institutionnel. Alors euh je suis pas constitutionnaliste quand même. Non, je je je le dis quand même parce que bien c'est pour ça.
Euh mais ce que je constate quand même, c'est que en ce moment personne n'est vraiment content de ce qu'il est en train de se passer. Ouais. Euh et donc mine de rien, ça dit une crise de légitimité.
Alors c'est pas, moi je suis désolée, c'est pas une crise de légitimité du parlement. Le parlement, on l'a dissou il y a un peu plus d'un an, il a été réélu. Je sais pas pourquoi, on continue de nous parler de dissolution.
C'est pas ça le sujet. Alors on se dit le sujet c'est Macron. H OK.
Euh donc why not une dissolution. Mais en réalité on est dans un contexte de monté du fascisme dans un contexte où euh il y a une une volonté populaire d'autodétermination forte où les gens ont envie d'avoir prise sur les décisions qui les concernent. Enfin genre c'est pas non plus zinzin comme demande quoi.
Mais le régime dans lequel on est qui était censé quand même enfin là encore je pars sous couvert de de l'expert mais dans mes cours j'ai appris que la 5e était censée nous garder de l'instabilité de la 3e et de la 4e République et que il fallait bien accepter un peu d'autoritarisme et d'exécutif plus plus pour qu'on puisse au moins expédier les affaires courantes et même ça c'est pas capable de le faire. Donc je pense que c'est une bonne opportunité, un bon moment pour reprendre un peu de hauteur et se dire en fait on a une crise constitutionnelle. Cette constitution qui encore une fois et je je l'ai appris sur Media part il y a pas longtemps là n'était pas en tout cas pensé pour durer pour toujours, mais était pensé pour organiser les règles de la décision à un moment.
Il s'avère que le moment a évolué et peut-être que c'est le moment de repenser les règles de décision collective. Moi je moi je moi je suis j'ai toujours été pour rediscuter des règles de décision collective. la notion de constituante, l'idée de passer à une sigue et cetera.
Par contre, ce que j'ai toujours dit, c'est que ce sont des processus assez lents et longs. Oui, c'est que pour moi, changer de constitution, oui, mais c'est pas pour tout de suite. Le le ça ça prend du temps, c'est nécessaire certainement, mais ça prend du temps.
Notre problème à nous là maintenant, il est assez urgent, il est pour le budget et cetera. Donc c'est c'est je sais pas, c'est vrai que j'ai vu beaucoup aussi dans le chat de gens parler de constituant. Par ailleurs, je suis pas sûr qu'une 6e, une 7e, une 8e République apporterait quoi que ce soit comme solution à une crise telle que celle qu'on a aujourd'hui, à savoir un parlement tripartisitionné euh où personne n'est d'accord quoi.
Je sais pas c'est quoi les mécanismes constitutionnels qui permettent de Ça franchement je encore une part à part plus d'autoritarisme non bah ça j'espère pas mais tu vois par exemple on fait que de nous dire la France est divisée elle est ingouvernable il y a des choses sur lesquelles on est d'accord he plus de 80 % des Français sont d'accord pour abroger la réforme des retraites plus 80 % des Français sont d'accord pour taxer les ultras riches notamment à travers la taxe duman plus de 80 % des Français sont d'accord pour abolir la loi du plomb enfin tu vois en fait si moi ce que je trouve intéressant c'est que dans cette moment de crise où on est visiblement ingouvernable la solution c'est de la espèce de mini popol où on prend les mêmes, on les remet dans un autre ordre plutôt que de dire bon visiblement on a un souci de fond qui est que on a du mal à se mettre d'accord sur la vision de société dans laquelle on veut évoluer. Mais il y a quand même des choses sur lesquelles on est d'accord. Pourquoi on priorise pas ça ?
Tu vois pourquoi on dit pas "Bon en vrai il y a des trucs, ça a pas l'air clair, prenons le temps d'en parler. Par contre, il y a visiblement des choses qui vous mettent 80 % d'accord. Donc peut-être on pourrait faire ça, tu vois.
Je je j'en sais rien. C'est parce que Macron ne veut pas en fait. En fait, c'est ça le c'est ça le problème, c'est que Macron ne souhaite pas enfin mais c'est pas le seul.
Oui. Enfin l'écrasante majorité de l'Assemblée nationale ne veut pas. Je suis désolé de constater la taxe du man, la vocation de la réforme des retraites et cetera.
Bah ouais mais il faut qu'il dégage alors qui représente comme Raillot qui représente représentent leurs électeurs tu vois. C'est pas parce que C'est pas parce que tu es pas d'accord avec l'opinion public que tu représentes personne. Oui, mais tu vois quand quand Rotario nous dit "Oui, moi je je n'accepterai pas de de coalition qui va de la Mon, tu as 50 députés.
Pourquoi tu parles ? 40 Non mais pourquoi déjà ? Pourquoi tu es ministre en fait ?
Mais parce que c'est une coalition. Ouais mais tu vois pour des ministres de groupes minoritaires qui siègent, c'est normal. Ouais, je sais bien, mais moi ce qui me gêne un peu dans tout ça, c'est quand même que il y a une coalition qui est arrivée en tête aux dernières élections législatives et qui n'a jamais eu l'occasion de pouvoir peut-être gouverner.
Et ben ça ce serait bien qu'elle ait l'occasion de gouverner cette coalition en l'occurrence le nouveau Front populaire qui va pas très bien en ce moment, on va pas se mentir parce que niveau stratégie tout le monde n'est pas tout à fait d'accord et en l'occurrence mercredi matin on s'est tous réveillé avec un espèce de truc bizarre dans sur nos téléphones et j'ai rien compris. L'option Olivier Fort, pourquoi pas le PS au pouvoir. What the fuck ?
Source Olivier Fort. Je source évidemment Olivier Fort. C'est sans doute mais euh ça a gombergé toute la journée.
Moi, j'en ai fait le titre de mon stream et cetera. Mais attends, est-ce que est-ce que est-ce qu'il y a un monde où la gauche arrive au pouvoir ? Est-ce qu'il y a un monde où Emmanuel Macron cède aux demandes du du nouveau Front populaire, en tout cas d'une partie, en nommant un gouvernement 100% de gauche, sans macronist à l'intérieur, sauf quelques exceptions sur le domaine partagé dont on parlait tout à l'heure, qui n'existe pas vraiment, mais enfin quand même.
Et il y a quand même eu une il y a quand même eu un truc qui est venu donner du grain à cette hypothèse, c'est la sortie de de de Elizabeth Borne sur la réforme des retraites où on a senti les macronistes bouger sur un point crispant de la discussion avec la gauche. Il était temps. Il était temps.
Bah du coup ça a ouvert d'autant plus la porte à l'hypothèse de peut-être est-ce qu'on a eu une hallucination collective ce mercredi en pensant à ça ou est-ce que c'était fondé d'après toi Malek ? Olivier Fort euh fait ce que alors dans ma petite expertise, c'est le syndrome Cookie. Je vais vous expliquer qui qui est Cookie.
K O U K I. C'est un fussi en boîte de nuit à Paris et Olivier Fortit exactement ça. Quand je venais devant la boîte et que Cookie me me disait "Tu ne rentres pas, je forçais pour rentrer.
Je vous assure qu'à la fin de l'histoire et ben je ne rentrai toujours pas." Et c'est exactement ce que tuas ce qui est en train de faire Olivier Fort. Moi surtout ce qui me j'essayé un petit peu de depuis 2024, depuis le Nouveau Front populaire, essayer de de voir un petit peu quand est-ce que Olivier Fort avait bougé sur sa position de euh entier LFI.
Oui, ben c'est surtout en fait de dire au-delà de compromis, c'est en vrai on est là pour faire compromis plus compromis et en plus sans sans LFI. Et tout ça est arrivé en réalité avec le congrès du Parti socialiste. Olivier Fort aujourd'hui est guidé par le simple fait qu'il a dû pour garder la tête du parti et ben satisfaire ses oppositions.
C'est ni plus ni moins que ce qui s'est passé. Et donc aujourd'hui Olivier Fort est dans un jeu et en fait je connais bien Olivier Fort je le vois et j'ai pas trop l'impression qu'il croit vraiment en ce qu'il dit. Et je vois en plus qu'ils sont pas gainés comme on dit comme on dit dans mon quartier, c'est parce que le matin, il est invité sur France info et il dit "Ouais bah moi dans mon livre euh bah les ministres aujourd'hui actuels sur les postes régaliens, bah ouais, ils peuvent rester au pouvoir." Il sort de Matillon, il dit "A ben non, enfin c'est pas ce que j'ai dit." Caner qui dit "Ah Borlis, bon c'est cool en vrai quand ah ben non, désolé, c'est pas ce que j'ai dit." Les gars, vous êtes même pas prêt les gars, vous savez même pas ce que vous racontez.
En fait aujourd'hui c'est un jeu de poker menteur qui est en train de juste de faire alimenter ce petit truc de popo et à la fin on avance toujours pas. Moi, il y a un truc sur lequel je je ne crois pas à une cohabitation avec la gauche pour la simple et bonne raison que la gauche n'est pas majoritaire à l'Assemblée nationale. C'est-à-dire que les macronistes, quoi qu'on en pense, ils sont quand même près de 200.
Donc ils ont moyen d'empêcher la gauche de faire des trucs de gauche à l'Assemblée nationale et et au gouvernement. Donc je mais sauf que en fait si on se réunit parce que attends un moment dans ce groupe de 200 macronistes, il y a des il y a sur les 200 et je c'est ce que j'avais dit juste après la dissolution sur quand même des tout ce que vient de citer Lumière, c'est-à-dire réforme des retraites, taxe du tout ça oui, tu fais peut-être pas une maje mais déjà quand même tu remplis un petit peu plus tes rangs et à un moment tu peux peut-être commencer justement à discuter sur cette base là. En fait, tu sais quoi ?
Et c'est ce que j'avais dit même sur ce plateau quand il y a on avait réait reçu Lucy Casté. On nomme Lucy Casté, elle se casse les dents, elle se fait censurer. C'est OK.
C'est le jeu. C'est le jeu. Mais le problème c'est que même ça ça n'a pas de sens.
Moi je suis pas d'accord que ça a pas de sens parce que tu vois mon travail c'est quand même de faire voter des gens de gauche pour la gauche. Bah en fait le courage courage. Mais ce qui revient beaucoup aujourd'hui c'est on a voté pour la gauche.
On a même pas eu une chance. Et en fait, moi je suis désolée, donner une chance à Lucy Castet ou donner une chance à quelqu'un d'autre là maintenant, ça me permet de faire mon travail. Mais en fait, on s'en fout.
Moi, mon travail, ce qui est intéressant, c'est que ça permet aux gens de gauche de dire "Ben si, en fait, c'est possible, si, il faut juste qu'on gagne plus la prochaine fois." Mais mais ça les macronis, ils ont aucun intérêt à à faire des cadeaux comme ça à la gauche. Mais c'est Ben vas-y en fait au-delà de la gauche, je te jure que pour des potes par exemple qui sont allés voter sur la législative anticipée de 2024 alors qu'il n'avaient pas voté depuis longtemps.
On a vu dans les quartiers populaires des scores de participation qu'on avait pas vu depuis un moment. le message que tu envoies sur Ah ouais OK, vous vous êtes un petit peu senti impliqué dans le jeu électoral mais en fait qu'on s'embat les rangs franchement c'est d'une violence mais même pas pour la gauche pour la démocratie g c'est pour les gens exactement non mais ça je suis 100 % moi pour moi l'intérêt pour la macroni ce serait de de revenir sur leur position de 2017 où soit-disant ils sont ni de droite ni de gauche bah là ils ont fait à droite toutes bah qui montrent qu'ils peuvent faire à gauche tout pour moi ce serait ça leur intér intérêt. Maintenant, on a vu tout à l'heure leur groupe, j'allais dire leur groupe WhatsApp, leur groupe Telegram.
Euh clairement dans les 200, c'est un très bon à quel moment ça va tenir de juste ne serait-ce que la réforme des retraites et en fait et encore une fois, on a un budget à déposer, pas à faire voter mais en tout cas au moins à déposer lundi. Est-ce que entre jeudi lundi les 200 vont réussir à se mettre d'accord ? Je suis même pas sûre parce que déjà rien que entre Gabriel Atal et Elizabeth Born, on voit que c'est chaud.
Horizon qui est censé être dans le bloc central, c'est chaud aussi. UDI, on en parle même pas. Je je vois aucun monde où ils arrivent à se mettre d'accord et à pouvoir composer un gouvernement avec le NFP déjà, sachant que même le NFP n'est plus NFP.
Enf donc du coup, enfin ça c'est notre dos, tu vois. Moi ce que je trouve abusé, c'est qu'en fait on a il faut qu'on gère nos nos problèmes nous aussi. Ah mais clairement enfin tu vois alors on va en parler on va en parler avec notre invité après la pause.
Il s'agira d'Arthur de la porte qui est le porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale. Autant vous dire qu'on est très content de le recevoir cette semaine particulièrement pour continuer cette discussion sur l'option de la gauche au pouvoir. On marque une petite pause.
On se retrouve tout de suite. [Musique] Bonsoir à toutes et à tous. Bienvenue sur Vite.
Bonsoir. Bonsoir le public. Merci d'être là dans ce tout nouveau studio.
En tout cas studio refait à neuf. Très heureux de vous accueillir pour cette deuxième partie de l'émission Backseed. Bonsoir le chat, bonsoir Twitch.
Bienvenue, vous êtes avec nous sur le plateau. Bonjour à celles et ceux qui nous écoutent en podcast ou qui nous regardent en replay sur YouTube. Très content de vous retrouver dans cette folle semaine politique que nous avons vécu.
Nous allons en parler avec notre invité politique, le député socialiste Arthur de la Porte. Mais avant, une chronique que vous attendez toutes et tous. C'est parti pour la vie d'Ad. [Applaudissements] [Musique] Salut !
Salut Adel ! Salut ! Salut !
Oh, ça fait plaisir de vous retrouver. Ben ouais, grave. Comment tu vas ?
Bah, ça va. Disons que c'est une sacrée rentrée pour les gens qui s'intéressent un petit peu à la politique. Ouais, c'est c'est intense.
Figurez-vous que j'ai un volet actualité dans mon spectacle et c'est plus un volet, c'est c'est une porte ouverte sur le chaos. Vraiment on est et ce passage augmente he comme l'inflation toutes les semaines. Donc venez voir mon spectacle, c'est le moment de l'autopromo.
Non mais que j'écrive pas tout ça pour rien quoi. Tu avais tu avais raison. Allez le voir.
Alle vo tous les vendredis 21h à la nouvelle scène. Toutes les infos sont dans le chat et il y a même un tarif de la rentrée. Profitez-en.
Non mais pour pour de vrai, pour de vrai, c'est quand même hyper dur de suivre la politique en ce moment. Euh si tu es pas en retraite ou en prison, tu as forcément raté des épisodes. C'est si le seul qui a dû suivre chaque rebondissement, c'est SarkoZi, quoi.
Du coup, bah oui, il a les deux quoi. C'est Je le je le mentionne parce qu'on parle plus trop de lui cette semaine. Bah ouais, j'ai j'ai c'était très brutal pour lui.
Alors l'autre dont on n pas parlé non plus, c'est Éric Zemour, pourtant condamné pour provocation à la haine raciale et un jeu raciste. Ouais. Et pas une mention dans le JT.
Non, un poisson dans l'aquarium quoi finalement. Donc il mérite presque un hommage parce que attention parce que c'est une confirmation de condamnation par la Cour de cassation. Monsieur non, je pense que c'est important d'en parler.
Je voudrais alors je voudrais aussi quand même avoir une pensée émue pour tous les collaborateurs de ministres des missionnaires en processus de recrutement auprès de ministres des missionnaires qui sont en train de faire des passations avec d'autres ministres des missionnaires. Ce gouvernement en fait c'est une partie de loup-garou où tout le monde est villageois mais personne ne le sait. Et ils y tiennent à ce mot démissionnaire quoi.
Ça excite tout le monde tu sais. Depuis une semaine dans les interviews, c'est "Bonjour monsieur le ministre démissionnaire". Mais tu sais comme quand tu as un nouveau mot que qui devient à la mode très vite comme ça, tu l'utilises tout le temps pour avoir l'air cool.
Tu sais en 2020 c'était cluster. Ah attention pas d'apéro chez Théo. Je voudrais pas avir un cluster.
Enfin tu on a eu ça. Tu as vu là-bas il y a un cluster. Ah c'est exactement ça.
Bah octobre 2025 c'est démissionnaire. Oh je suis toute patraque, je dois couver quelque chose. Oh je me sens démissionnaire. démissionnaires.
C'était d'ailleurs hier précisé très largement dans le bandeau sous la tête de Le Cornu sur le le JT de France 2. Et il a répété 11 fois qu'il avait démissionné. Tu as compé c'était 11 11 fois 11 fois c'est louche.
Ouais. Je veux dire si ta pote te dit en parlant de son couple non mais avec Jérême c'est super super. Non mais ça se passe super bien vraiment c'est super bien tu sais.
Tu sais que ça va pas. Tu vois quand elle le répète 11 fois et ben là 11 fois il veut nous faire passer un message. Sébastien est en danger.
C'est sûr. [Applaudissements] Alerte enlèvement. Bah oui, c'est le moment de l'alerte enlèvement.
Le premier ministre est séquestré par le président. Macron nous a pris. Macron a pris en otage Tiga.
Le chien de le cornu. J'ai fait des recherches. J'ai démissionné.
C'est un code pour venez me chercher. Et donc moi je voudrais répondre à Sébastien. Sébastien, c'est quelle caméra ?
Celle-là. Ouais, celle-là. Sébastien Sébastien, tu si tu nous regardes, sache qu'on a entendu ton appel et on va envoyer une équipe spéciale.
Tu vois, quelqu'un qui a l'habitude des situations extrêmes. H une professionnelle. Ouais.
Tu sais, dans ce genre de situation, on il faut pas appeler l'élève mais la professeur. Quand la droite monte une opération qui ne doit pas échouer, c'est à elle qu'ils font appel. Cette meuf là, tu la largues dans le 7e arrondissement avec une écharpe tricolore pour tout équipement et demain après-midi, tu la vois débarquer avec les manches retroussées, les clés du siège des républicains.
C'est la seule femme capable de traîner Ericoti par les cheveux. Valérie PCress, [Musique] on s'en lasse pas. Et c'est quoi sa solution à PCress pour résoudre cette crise institutionnelle ?
Bah oui, c'est quoi ? Je m'étais pas posé. Et aujourd'hui, le président de la République, il a encore une arme dans sa manche.
Il peut faire un référendum. Un référendum intéressant. Personne ne l'a dit.
Vous en avez même pas parlé. Personne n'en a parlé sur Mais alors un référendum. Mais sur quoi ?
Le choix du premier ministre, les retraites peut-être, je sais pas. Un référendum sur les sujets qui concernent les Français. Un référendum sur l'immigration.
Ah bah c'était sûr. Évidemment. Évidemment.
Oui. Bah on y est. Bah oui, l'immigration. logique.
Voilà, on est dans la merde. Donc tout ce bazar a démarré lundi et je vous rappelle que tout ça c'est parce que Bruno Retaillot ne validait pas le retour de Bruno le maire. Et hasard du calendrier, lundi c'était la Saint-Bruneau.
Et oui, c'est tout à fait vrai. C'est vrai. Et il y a un dicton de jardinier qui dit "Quand on s'aime à la Saint-Bruneau, la rouille s'y mettra bientôt." C'est vraiment vrai, c'est véridique.
Et je remercie ma pote Isa d'être aussi fan de l'éphéméride pour une raison que j'ignore. Mais moi je propose un nouveau dicton désormais qui serait quand on nomme sans le dire à Bruno, la brouille démarrera très très tôt. Voilà, on peut le garder pour le futur.
Bon, après ça s'est emballé, le maire s'est cassé, le cornu a continué de bosser et Borne, elle a même dit "OK pour revenir sur les retraites." OK Elisabeth, mais à quel titre ? Parce que Elisabeth Born, elle est ministre des missionnaires de l'éducation nationale en remplacement de Ellisabeth Borne, la ministre des missionnaires de l'éducation nationale.
Pas du travail. Mais quand quand donc quand c'est démissionnaire, on s'en fout des intitulés de poste. En fait, on en a plus rien à [ __ ] Voilà, la ministre de l'école, elle décide des retraites sans consulter personne.
On s'en fout, on est en 2025, tout est possible. Ben, on s'en fout pas tant que ça parce que ça fout bien le bordel chez les macronistes. H et oui et ouais, j'ai lu dans la presse, tu en a parlé tout à l'heure Malc, des SMS de ministres et députés ensemble.
Il y a eu une fuite. Et là, j'ai découvert que les fidèles Playmobil de Macron en fait, ils ont une vie autonome. Comme dans Toy Story sur Telegram, les macronistes ont une voix et un avis.
Tu sais, ils sont ils sont pas contents. Peut-être qu'ils ont peur d'être remplacés par des jouets neufs dans la chambre de Manu, je sais pas. Je vous fais une petite lecture.
Ça commence par taxons les riches, mais je vous rassure, c'est juste qu'il y a toujours un petit rigolo dans les groupes. Et on enchaîne avec Maude Brégon, député des Hautes SC. Est-ce à nous de pousser à l'annulation de la seule réforme structurelle que nous avons portée devant les électeurs ?
La seule réforme ? Bah oui, la seule en 8 ans. C'est eux qui le disent, c'est même pas Voilà.
Annie Vidal député de scène maritime d'ajouter c'est bien trop tôt pour lâcher les retraites on grille toutes nos cartouches. Trop tôt tôt. Mais tôt mais tôt c'est c'est quand le bon moment ?
Enfin je dire quand quand l'Élysée s autoimolé. Je sais pas. Heureusement Agnès panir une hachée rassurante.
Je pense qu'Élisabeth ne lâche pas ça au hasard. Merci Agnè. Point.
Bah super. Merci pour ta contribution. Exactement.
C'est vrai analyste utile au débat. Et bien moi je pense qu'Agnè ne dit pas par hasard, qu'Élisabeth ne lâche pas par hasard. Point.
Et puis il y a les gentils he toujours les bisounours du groupe là c'est Anne Genté, député des Français de l'étranger ou Jésus. On est parti, pas une somme d'individualité. Et ben non, c'est pas faux.
C'est pas faux. Je dirais même que vous n'avez aucune individualité. En marche, vous êtes la somme d'Emmanuel Macron, quoi.
Gen, genre, elle croit qu'elle a une existence propre, la meuf zinzin. Et comme le résume si bien la parisienne Olivia Grégoire, c'est quand même fou quoi. Enfin, je veux dire, on se voit, on se parle le matin, enfin du moins, on a l'impression et le soir, on découvre qu'on a proposé de suspendre la réforme des retraites.
Et ben, on a la même sensation Olivia. Pareil, comme toi, on est raccord avec les plus proches de Manu. Le groupe vit et c'est vrai que c'est fou. et et tous ceux qui penseraient, vous en avez un peu parlé aussi, mais tous ceux qui penseraient encore que tout cela est réfléchi, que Macron a un plan caché, rappelez-vous toujours les mots du sage Michel Rocard.
Et oui, toujours privilégié l'hypothèse de la connerie à celle du complot. La connerie est courante. Le complot demande un esprit rare.
Ah, j'avoue que pour elle est très très importante. Merci Michel. Alors, ce soir, vous recevez Arthur de la Porte, député du Calvados, porte-parole du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et j'ai une exclu sur lui.
Ou oui, parce que je suis tombée sur les les fuites du groupe WhatsApp de l'Union de la gauche. Je vous lis, je vous lis, je vous lis. C'est un échange.
Alors, on va faire comme un petit dialogue, hein. Attention, ça démarrera avec Marine Tondelier. Bon, les gars, vous êtes d'accord ?
Ensemble, répond Jean-Luc. Et c'est quoi ce groupe l'olivier ? Ben l'union de la gauche.
Mais pourquoi le PS est dedans ? S'interroge Olivier. Qui vient à mon apéro demain ?
Interromp Fabien Rousell. C'est pas le moment Fabien le coupe. Marine on essaie d'unir la gauche.
Olivier enchaîne mais je vois toujours pas ce que le PS fait dans ce groupe. Débarque Raphaël Glman. Alors moi je viens d'arriver.
Vous vous êtes tous bien mis d'accord pour dire que ce sera à moi. Arthur de la porte t sa chance. Les gars, moi je fais back seat demain.
Je leur dis quoi ? Bah un disleur qu'on veut un cap clair. Arthur de la porte, vous en pensez quoi ?
Moi je veux immédiatement avoir sa version. Voilà donc on enchaîne, on enchaîne avec Arthur. Merci beaucoup pour cet avis d'Ale.
Et ben sans transition, on enchaîne avec notre invité politique cette semaine, le député socialiste du Calvados, Arthur de la Porte. [Applaudissements] [Musique] Hop là ! Député du Calvados, porte-parole du Parti socialiste à l'Assemblée nationale, du groupe socialiste à l'Assemblée nationale et du parti parce que je suis un cumulard mais et du parti aussi.
Ah ouais, ça porte la parole de tout le monde, c'est génial. Euh parce que parfois le parti et le groupe, c'est pas tout à fait c'est pas le cas. Non, non mais plein de questions à vous poser sur cette folle semaine au cours de laquelle le Parti socialiste a été un acteur majeur, notamment au cours de la journée d'hier où les socialistes ont rencontré Sébastien Lecornu.
Qu'est-ce que vous vous êtes dit avec Sébastien Lecnu ? Alors moi j'étais pas dans le bureau donc j'ai juste dit on m'a dit deux trois trucs. Ouais apparemment pas grand-chose.
C'està dire que c'estàdire bah ça servait pas à grand-chose. OK. On lui a redit ce qu'on lui avait déjà dit il y a 3 semaines, ce qu'on lui avait redit la semaine dernière, ce qu'on avait déjà dit en fait dès le 25 août.
On a trois grands axes qu'on veut pour le gouvernement. Le gouvernement par la gauche, c'est euh bah la justice sociale, fiscale, c'est l'augmentation des salaires, c'est la suspension, enfin l'abrogation de la réforme de retraite. Mais bon, là on parle plutôt de suspension en ce moment.
On pourra peut-être y revenir. Euh qu'est-ce que vous avez obtenu ? Est-ce que la suspension de la réforme des retraites c'était quand même clair ?
Est-ce que c'était pas quand même un totem important la suspension de la réforme d' je qu'isabeth Born en personne dise qu'elle est OK pour le suspendre, c'est que c'est que ça bouge du côté des Mais ça c'est sûr que on fait bouger les choses parce queils ont peur. Ils ont peur de la dissolution. Et quand on voyait tout de suite les échanges du de leur boucle WhatsApp, on voit bien qu'on a fait bouger les macronis sur les totems qui étaient censé être indéboulonnables.
Là, on a quand même une division intérieure à la Macronie où Ellisabeth Born qui a juste porté la réforme commence à se dire "Mais peut-être qu'en fait faudrait qu'on suspende les choses." Donc ça c'est en effet un rapport de force qu'on a joué et aujourd'hui ils auront du mal à nous dire il y a pas de sujet avec la réforme des retraites et il faut plus la suspendre. Le problème c'est que Sébastien Lecornu a peut-être dit ces dernières heures, enfin hier matin que ça pouvait s'envisager mais hier soir quand vous l'avez entendu sur France 2 en fait il disait plus ça du tout.
Il est arrivé il a dit entre la suspension et rien, il faut trouver quelque chose. Alors là moi je trouve ça quand même très singulier parce que entre ça et ça ben le milieu c'est quoi ? C'est un débat c'est un conclave projet.
Ouais c'est en fait rebelote Bairou. Donc s'il y a pas quelque chose d'immédiat, de son et trébuchtant et les engagements qui sont pris, on peut bien nous dire demain vous faites un débat. Mais en fait, c'est un débat qui peut mener à rien.
Olivier Fort souhaite un gouvernement composé exclusivement de femmes et d'hommes de gauche, à l'exception de Jean-Noel Barreau aux affaires étrangères et de Sébastien Lecornu aux armées parce que ce sont des domaines partagés avec le président de la République. Est-ce que c'est toujours la ligne du Parti socialiste ? Alors, disons que il a répondu à une question, on lui disait "Mais est-ce que il y aura que la gauche lui il a dit bah oui, c'est un gouvernement de gauche des écologistes.
D'ailleurs, je rappelle qu'on a refait un un communiqué commun PC PS ce soir pour dire que on aspire à gouverner demain. Ouais. Alors le les verts et le PC, ils ont aussi fait des communiqués avec la France insouise.
Ce soir, non mais ce soir, on fait un communiqué commun pour faire ça. Voilà. Euh et de communiquer avec le PC, je sais pas où il est, avec la France insoumise.
Je veux dire, on parle beaucoup du PS et de la France insoumise, mais on parle pas du Parti communiste. H et ça existe pas. Donc euh aujourd'hui euh c'est vrai qu'il y a eu ce communiqué qui rappelle nos conditions et qui dit une chose simple euh on aspire à gouverner.
Alors après Olivier, il a pu dire euh peut-être en prenant un peu d'avance comme dirait euh Annie Vidal et en grillant une cartouche en disant bon il y a une question qui s'appelle le domaine réservé euh affaires étrangères la défense on est euh c'est le domaine du président de la République. Donc peut-être que là-dessus il peut y avoir une discussion. Je pense que c'était ça le sens de dire barreau parce que c'est lui qui exerce le portefeuille actuellement. n'est pas en train de composer un gouvernement et je tiens à le dire Olivier Fort n'est pas encore premier ministre et d'ailleurs il a jamais dit je suis le candidat de la gauche pour être premier ministre on dit c'est quelqu'un de gauche et il le dit il le rappelle tout le temps.
C'est quelqu'un n'importe qui qui vient bah du périmètre de ceux qui aspirent à gouverner. Est-ce que le PS pourrait participer à un gouvernement sans premier ministre de gauche ? Non non non.
Pour vous c'est Matigon, on l'a dit, on l'a dit, on pourrait participer avec un premier ministre écologiste, avec un premier ministre communiste, avec Lucy Casté si Emmanuel Macron demain dit c'est Luciasté mais objectivement un premier ministre qui pas de comme Laurent Berger par exemple, bah ça dépend pour quelle politique et Bernard Casneu non c'est et non mais en fait c'est vrai c'est une bonne question c'est la même c'est la même réponse en fait si Bernard Casneu arrive et dit bah écoutez moi je veux un gouvernement de gauche et non pas un gouvernement de coalition que je veux la réforme des retraites l'attaque Zucman et cetera. Bon ben on va pas dire on te laisse tout seul au gouvernement avec Bruno Rutaillot et Gérald Armanin. Mais moi, j'ai une question.
Vous y croyez vraiment à un gouvernement avec que des ministres de gauche ? Je vois pas d'autres option si on veut la stabilité. Enfin voilà, à l'heure où je parle, j'ai du mal, alors on sait jamais de quoi sera fait demain, hein, mais à imaginer d'autres options plus stables.
Pourquoi ? Parce queen fait, on a un socle la gauche sur lequel on peut s'appuyer pour une non censure. Ça fait déjà 193 députés.
Euh on a c'est pas la majorité absolue. Ben non, il manque encore une centaine de députés pour atteindre les 289 et résister à une censure. Mais je veux dire les macronises qui jour et nuit nous racontent que ils cherchent la stabilité.
Bon ben, on leur dit les gars, si vous voulez nous censurer, allez-y. Mais vous serez, c'est un peu retournement de de ce qui nous balance en permanence. Vous êtes les responsables derrière de l'instabilité.
Et puis on dira aussi une autre chose, c'est que on n pas besoin des républicains pour avoir un espace de non censure. Il suffit qu'il y ait la moitié en gros enfin allez, on va dire 60 % juste des macronistes, modè Horizon et cetera soit juste le groupe en fait à peu près de Renaissance hein qui ne nous censure pas. Vous comptez sur le fait qu'Alfine ne vous censure pas.
Oui, c'est sûr ça. Je n'ose pas croire que si on arrive au gouvernement qu'on dit on va suspendre la réforme des retraites de faire l'attaque du Zukman ils aillent ils se retournent derrière eux. Il disent on a censuré ce qu'il voulait faire ce qu'on porte.
Pourquoi ils sont pas dans le communiqué de ce soir ? Parce qu'en fait LFI n'a pas la même stratégie. LFI ils disent Macron destitution, ils disent pas la gauche au gouvernement.
Et d'ailleurs, je rappelle aussi que l'été dernier, il y avait très loin l'été dernier en 2024, mais il y avait déjà un peu de friture sur la ligne. Et vous avez fait quoi pour collectivement essayer de résoudre cette friture depuis un an ? Bah nous, on a dit aux insoumis déjà la première chose qui a fait beaucoup débat et on a essayé de revenir dessus pendant tout l'été avec Lu Casté, c'était Jean-Luc Mélenchon qui avait dit rien que le programme tout le programme sauf qu'en fait on était 15 de l'Assemblée nationale donc c'était compliqué à mettre en application.
Donc nous on avait dit ben on portera le programme mais on cherchera des compromis pour faire avancer nos idées. On cherchera des majorités. On a même réussi à faire signer un texte à Mathilde Panot qui qui disait ça.
Euh mais voilà aujourd'hui dès qu'on dit pas rien que le programme tout le programme, on se retrouve de nouveau à être accusé d'être des socials traître. Mek parles d'une divergence au niveau de la stratégie avec la France insoumise. Ça c'était l'été dernier.
Oui. Certains disaient tout le programme rien que le programme et et le Parti socialiste et d'autres partis disaient autre chose ver le PC. Voilà.
Sauf que en réalité la la vraie bascule, elle intervient surtout lors du congrès du Parti socialiste. Alors ça tombe bien que tu le dis maintenant parce que euh tout à l'heure je t'ai entendu dans l'émission d'avant dire enfin la première partie dire c'est à cause du congrès qu'Olivier Fort est devenu social mou. Bon euh c'est pas ce que j'ai dit.
Non mais un peu quand même. Un peu si un peu. C'est pas entendu plus c'est parce que j'ai dit j'étais plus hard que ça.
Bon voilà. Donc tu vois, j'aiuphémisé mais euh en vrai euh le congrès, moi je l'ai fait avec Olivier Fort, on est allé l'arracher, on a gagné à 51 % en gros hein Olivier Fort face à Nicolas Maillor Rossignol. C'est pas derrière pour dire les gars, vous aviez raison sur toute la ligne et d'ailleurs le congrès s'est pas très bien passé. et je vous renvoie au titre au lendemain du congrès parce que donc moi je veux négocier, on va dire ce qui pouvait être un texte final du Congrès et ils arrivent ceux qui défendent l'idée que il faut pas de primaire de la gauche et cetera.
Ça c'est la ligne qu'on portait avec Olivier dans le concret. Ils disent "Et vous rajoutez pour les élections législatives et en cas d'élection législatives, il n'y aura plus jamais d'accord électoral national avec la France insoumise." Et là on dit non.
On ne rajoute pas ce que vous nous demandez dans le texte parce que en fait on considère queon ne peut pas écrire ça parce que ça veut dire que face à un risque ren, on accepte l'idée de que la division de la gauche nous impuissante potentiellement collectivement. Et donc ça c'est ce qu'on écrit enfin c'est ce qu'on refuse d'écrire dans le texte. Donc du coup c'est la ligne quand même qui emporte ce congrès.
C'est une ligne qui soutient l'Union de la gauche, qui soutient une primaire de la gauche et qui soutient l'idée de la construction d'un espace programmatique avec ceux qui veulent une candidature commune à Horizon 2027. que nous soutiennent pas les insoumis. Par ailleurs, c'est c'est ce que vous avez refusé d'écrire, le courant majoritaire, donc celui d'Olivier Fort au sein du Parti socialiste.
Mais dans les faits, c'est ce que c'est vous faites l'exact contraire et à un moment, il va falloir un petit peu se souvenir. C'est quoi l'exact contraire ? Bah l'exacte contraire, c'est notamment de ne pas vouloir s'asseoir à à la même table que la France insouise pour discuter.
Juste pour discuter. Je vous demande pas d'aller vous marier mais juste d'aller juste d'aller au moins de se pointer au date et et juste je juste juste juste je termine rapidement Arthur. Le le il faut il faut aussi se souvenir dans quel contexte s'est fait le Nouveau Front populaire.
Rappelez-vous de ces jeunes dans la rue qui disaient "Ne nous trahissez pas." H encore une fois, le fait que vous pouviez pas trop vous que que qu'on puisse pas se voir, c'est une chose. À un moment, vous avez aussi tous signé un contrat de gouvernement que vous avez tous défendu sur ce programme là qui avait été défendu par le nouveau Front populaire.
Est-ce que tu retires une ligne aujourd'hui ? H alors moi je vais je vais te répondre sur le premier parce que tu as deux deux points. Oui.
Le premier c'est est-ce qu'on discute pas avec la France insoumise ? Jamais. La réponse est non.
La semaine dernière, j'ai passé 10h en réunion avec les verts, le PC et la France insoumise pour avoir des candidatures communes à tous les postes de l'Assemblée nationale. Donc faut arrêter de dire que il se passe rien. Voilà.
Deuxièmement, euh cette semaine, on a fait des réunions avec celles et ceux qui partageaient l'idée qu'il fallait demain gouverner. Et pour moi, ne pas trahir le programme du nous Front populaire, c'est essayer d'en faire appliquer le maximum compte tenu de ce contexte. Moi, je refuse l'idée de céder à l'impuissance et je n'ai pas l'impression d'avoir trahi quoi que ce soit parce qu'en fait je veux augmenter les salaires, suspendre la réforme d'Araite et faire la taxation des des plus riches.
C'est pas la question mais enfin je il faut quand même se remettre le truc. 84 % des électeurs électrices de gauche veulent l'union. En fait, c'est ça qu'on vous dit.
Et moi aussi. Non mais et d'ailleurs qui a écrit attends juste, qui a écrit dans sa feuille de route il y a 6 mois qu'il iraient tout seul à la présidentielle et que au municipal il se présenteraient contre les socialistes ? pas les insoumis ça fait pas le procès du je j'ai l'impression quand même que c'est le PS qui est toujours accusé d'être priseur d'union mais quand la France insoumise écrit dans la perspective du municipal on partira contre les socialistes c'est pas vrai et c'est trop facile de se victimiser comme ça en disant oh mais c'est toujours on nous dit le PS machin non on dit la même chose à la France insoumise.
Moi, je n'ai aucun problème à dire exactement la même chose à la France insoumise et je dis à n'importe quel parti de gauche qui refuse de faire l'union. Et ça vaut pour les législatives mais ça vaut municipal aussi hein, parce qu'on peut parler des municipales juste après parce que ça ça il y a aussi des trucs à dire. Euh et en fait il y a un moment la trahison elle vient de on vous donne un mandat pour nous représenter nous le peuple de gauche.
Donc 84 % veulent l'union. Quand je pose la question de vous faites quoi depuis juillet 2024 pour que ça se passe mieux entre vous ? Je n'ai pas de réponse.
Je vais te répondre si tu veux. Bah je veux bien parce que en fait il faut il faut aussi comprendre que nous on a bossé nous aussi he pour rien parce que vous vous êtes député. C'est pas pour rien.
Ah non, pas pour rien. Euh pour rien, pour pas de bénéfices perso quand même. Donc on a euh tracté, on s'est levé à 6h du math, on a fait tous les machins pour moi je continue à gagner euh à peine au-dessus du SMIC he dans ma vie.
Donc moi je suis pas élu député, j'avais pas d'intérêt perso à faire en sorte que la gauche gagne mais et je suis moi mais on était des millions à vouloir faire triompher le NFP qui a d'ailleurs été largement débordé de juste les partis politiques et c'est ça qui était très beau. Maintenant on vous a on vous a dit ça, on vous a fait confiance, on vous a forcé à faire l'Union quand même. On se rappelle he vous étiez quand même pas parti très très chaud.
On peut se refaire la campagne des européennes mais voilà ma question c'est c'est pas ta question. Ouais. Qu'est-ce que Ouais, merci.
Pardon. Qu'est-ce que vous vous faites ? Moi, j'aimerais concrètement pour faire en sorte queon ne se refasse pas le congrès de tour et qu'on ne se refasse pas les deux gauches irréconciliables avec tous les défauts de la FI.
J'ai on peut en parler si ça apaise le débat, il y a pas de problème. J'ai besoin de savoir que vous vous foutez pas de notre gueule en fait et je crois que je suis pas la seule. Franchement.
Bon, alors moi je vais te dire en fait je sais pourquoi j'ai été élu et par qui. J'ai été élu parce que j'ai été porté par un formidable mouvement au premier tour qui des gens qui se sont engagés notamment parce qu'ils avaient pas envie d'avoir le Rassemblement national au pouvoir et parce qu'ils étaient de gauche et qu'il voulaient porter la gauche comme une alternative à tout ça et qu'ils en avaient marre du macronisme. Je sais aussi que si j'étais élu au deuxème tour, c'est parce qu'il y a des électeurs de droite qui ont voté pour moi plutôt que contre le Rassemblement national.
Donc, j'ai été élu par tous ces gens-là et par un espoir populaire et par des gens qui ont voulu faire barrage au Rassemblement national. Et donc en fait, moi je me retrouve mais comme la plupart de mes collègues avec cette double injonction. Dès que je sens un gouvernement, on me je reçois des centaines de mails qui me disent "Moi, j'ai pas voté pour vous pour que vous créez de l'instabilité dans le pays parce que demain c'est le Rassemblement national et dès que je fais potentiellement l'inverse, je me reçois des centaines de mails en me disant "Vous me trahissez." Donc en fait, quoi que je fasse, je trahis tout le monde.
Voilà. Non mais c'est c'est clair et donc en fait c'est le les électeurs, ils ont voté aussi en disant je veux que vous m'évitiez Marine Le Pen au pouvoir et donc tous les jours en fait moi c'est le combat de ma vie c'est d'éviter Marine Le Pen au pouvoir. Donc comment est-ce que j'évite Marine Le Pen au pouvoir demain ?
Voilà, ça c'est ma question. Rien. C'est pas vrai.
La mobilisation du nouveau fond populaire, elle a permis d'augmenter de 50 le nombre de députés qui viennent de la gauche, d'éviter justement qu'ils aient même une majorité relative trop importante pour nous faire passer des choses comme la réforme des retraites qui serait impossible aujourd'hui hein. Je rappelle que la réforme des retraites, elle est passée parce que à 9 voix près, elle n'a pas été censurée, hein. Donc du coup aujourd'hui, c'est pas pour rien.
L'Assemblée nationale, elle est différente et objectivement on est plus nombreux à gauche. Alors oui, on aurait aimé que tout ce combat là nous mène à être majoritaire, à pouvoir appliquer le programme pour lequel on avait été élu. Le problème mais c'est qu'on n'est pas majoritaire.
On aurait pu l'être si vous aviez bossé ensemble depuis un an. Comment ça ? On aurait pu être majoritaire en 2020 aux prochaines s'il y avait une dissolution de demain et aux prochaines élections.
Moi je suis désolé mais on y comprend plus rien. Moi quand je regarde des enquêtes d'opinion, j'ai pas l'impression que la France elle soit majoritairement à l'heure où je parle de gauche. C'est une bonne question à 33%. vous parliez tout à l'heure du combat de pas accep et on en passer une.
Tu parlais tout à l'heure Arthur de du combat de ta vie qui est celui d'empêcher Marine Le Pen d'arriver au pouvoir. Si demain il y a une dissolution, le risque de l'arrivée du Rassemblement national au pouvoir est tout aussi réel qu'il l'était l'année dernière. Est-ce que vous y retournez avec les insoumis ?
Moi, je pense qu'il faut de manière générale tout faire pour éviter, je vais le redire. Et donc du coup, si on identifie un risque raide et il y en aura forcément un, oui, je crois. Euh on peut pas considérer que la division le permett.
Mais j'ai juste un sujet que je mets euh sur la table, c'est que aujourd'hui quand on regarde aussi euh les enquêtes d'opinion euh qui euh ont une valeur quand même qui n'est pas absolument prédictive mais qui donne quand même un peu une tonalité, on voit que ce qui aussi fait que on est plombé, c'est la détestation de Jean-Luc Mélenchon. Et cette détestation de Jean-Luc Mélenchon, elle est alimentée par deux choses. Mais ça c'est un problème pour la présidentielle.
C'est ça. Là, on parle des législatives ou des municipales. Et du coup, Jean-Luc Mélenfon, je pense que il a pas envie d'être maire là maintenant.
Et par contre quand il y a des législatives, moi j'ai fait une campagne il y a un an, j'ai comparé avec la campagne de 2022 où on parlait un peu de Jean-Luc Mélenchon à partir du moment où il a il a sorti la police. Tu enfin voilà, je faisais du porte à porte et on me parlait de tu en a fait en milieu rural, je suis sûr qu'on on l' ressorti. Voilà.
Et euh et derrière euh bah il y a un an, on on détestait encore plus Mélenchon que pendant ma première campagne et aujourd'hui on déteste encore plus Mélenchon que pendant les deux campagnes précédentes. Donc s'il y a une dissolution, c'est quand même un fardeau. Voilà.
Et et à l'échelle municipale, c'est pareil si tu mets l'étiquette à les filles, les gens ils voient Jean-Luc Mélenchon. Alors que franchement, moi je le dis hein, euh j'ai pas de problème personnel avec mes camarades d'FI hein. Ce midi euh j'ai encore pris un café euh avec des LFI euh à la buvette parlementaire.
Enfin, je veux dire euh voilà et on travaille bien ensemble et on porte des choses ensemble et on s'est soutenu, je disais, la semaine dernière, on a on a des petites euh coupures de stream mais rassurez-vous, ça revient. Désolé hein, ce soir, c'est un peu compliqué. La régie est un peu neuve après les travaux.
Euh petite coupure de stream, si vous avez raté, dites-vous, c'est pas on a juste refait l'union de la gauche et on a composé un gouvernement. Vous regarderez le replay, vous verrez. C'est exactement ça.
Demandez à Sébastien Lecnu sur ton Demander à le Cornu qui sera notre invité la semaine prochaine évidemment. Euh Thbo, tu voulais poser une question ? Oui, enfin je peut-être deux mais ça revient un peu en arrière et ça ça ça concerne l'hypothèse de la dissolution.
Euh déjà, bonsoir. Mais tu as dit Arthur que l'idée c'est de gouverner enfin avec des ministres de gauche et que c'est la solution la plus viable. Euh et tu as parlé de texte par texte.
Oui. Euh pour gouverner, c'est un discours qu'on a pu entendre euh par le la bouche du socle commun. Ma question c'est comment euh gouverner enfin concilier en fait deux difficultés.
La première, c'est euh il faut forcément sur les attendus renoncer à un certain nombre d'éléments, sinon c'est le même travers que le socle commun, c'est-à-dire les lignes rouges. Hm. Mais dans le même temps, le fait de trop renoncer, en tout cas, je ne sais pas quel est le niveau de degré, peut conduire et bien à une rupture avec la LFI qui est quand même un groupe qui n'est pas du tout négligeable dans cette alliance.
Hm hm. Même même dans l'hypothèse qui est la plus crédible, j'imagine, dans le discours qui est porté par le Parti socialiste d'une particip enfin d'un soutien sans participation, comment on fait comment on fait pour ne pas trahir trop mais quand même concilier et donc avoir le soutien d'une partie du socle commun qui est un repoussoir aussi pour une partie de cet électorat ? Alors déjà, on considère que le socle commun sera dans l'opposition.
On va pas faire une politique qui leur plaira, mais on va essayer d'obtenir d'eux le fait qu'ils ne nous censurent pas. Et donc l'idée c'est d'adopter des textes où il y a eu un taux d'abstention enfin il faut qu'on négocie des abstentions. Il faut qu'on arrive à voir aussi qu'est-ce qui peut être transpartisant.
Euh alors bon à titre personnel, moi j'ai fait passer de lois à l'unanimité sur les influenceurs euh sur le report des élections Nouvelle Caïdonie. Enfin c'est des trucs où on peut trouver aussi des consensus. Hm hm.
Sur le budget par exemple, on peut trouver des majorités sur les déserts médicaux par exemple, sur la régulation d'installation des médecins. Enfin, après le plus dur, c'est le budget. Voilà.
Et donc et le budget, c'est la clé de tout. Et le budget, il dépend d'une chose, c'est de la trajectoire budgétaire qui est fixée par le gouvernement. C'est pour ça que c'est pas neutre de dire quand on renonce au 493 que ce n'est pas tout parce que la question c'est qui a l'initiative, qui pose la première copie sur la table, qui fixe en fait le grand cadrage budgétaire.
Et en fait nous dans notre projection budgétaire, on est plutôt à un déficit de l'ordre de 5 %. alors que les autres étaient plutôt au dehors de 4 %. Donc un point de PIIB de différence, c'est juste énorme.
C'est en fait c'est 40 milliards de coupes potentiellement 30 milliards de coupe. Et donc se dire qu'il y a un point de différence, ben c'est le point qui fait respirer le pays. Euh on dit pas que ça sera un grand budget, que ça sera un budget révolutionnaire, mais dans ce budget, on peut quand même rectifier des choses.
On peut par exemple dire bah on fait le choix de d'aller chercher un peu de fiscalité supplémentaire pour financer la subvention des retraites, pour financer un peu d'investissement vert, pour voilà, c'est sûr que ce sera pas le grand soir, mais je crois aussi que les électeurs, les citoyens sont assez intelligents pour comprendre qu'on a pas la majorité absolue et que l'enjeu c'est de se préparer pour 2027. Ce qui me permet de dire que nous on travaille à ce cadre-là et que quand on dit éviter Marine Le Pen, c'est comment on arrive à pendant ce temps que nous permettrait un gouvernement de gauche de stabilité construire les conditions d'union de la gauche parce que si aujourd'hui il y a ce que demandent les insoumis une destitution ou une démission du président de la République, bah bon courage pour trouver la candidature commune à gauche. Ouais.
Euh et objectivement mais ce sera pareil en 2027 on n pas prêt. Ben non, nous on y travaille. On a lancé un truc qui n'existait pas la dernière fois qui s'appelle le processus de bagneu.
De B ou euh dans lequel je rappelle les insoumis sont invités et il y a même des socialistes mais ils ne viennent pas autour de la table. Tu peux pas leur reprocher Arthur mais ils refusent l'idée de la primaire. En fait moi j'aime bien on nous reproche quand on vient pas à une truc qui parle de la destitution du président de la République.
Par contre quand on parle de faire une candidature commune pour la présidentielle il y a 2 mois bah là en fait ils ont déjà un candidat commun. Il s'appelle Jean-Luc Mélenchon. C'est des candidats commun mais moi je considère que ça marche pas.
Moi, j'ai une question parce que par exemple, admettons, il y a une primaire. Euh là, on a vu que à la dernière présidenti essentielle, Jean-Luc Mélenchon est arrivé largement en tête. Admettons, il y a une primaire.
Jean-Luc Mélenchon arrive largement en tête. Est-ce que vous vous rangez derrière lui ? Oui ou non ?
Oui. OK, ça me va. Réponse.
Euh, tu as tu as tu as tout à l'heure, tu as commencé ton propos en disant que en disant ils ont peur eux de la dissolution. Je vais te poser la la question déjà de manière très très très directe et je vais ensuite un peu développer. parce que vous aussi vous n'avez pas peur de cette dissolution là.
Je pense que au-delà de Jean-Luc Mélenchon, les gens dans ta circo, ils te parlent plus de mesures concrètes et notamment de ce qu'il y avait de ce que tu défendais dans le contrat de gouvernement. On parle augmentation des salaires, blocage des prix de prem de de produits de première nécessité, blocage des prix du carburant, nos écoles, nos hôpitaux. Bref, la liste est longue.
Je pense que les gens sont plus attardés à ça plutôt que de savoir est-ce qu'Arthur de la porte il porte Jean-Luc Mélenchon ou pas dans son cœur. Aujourd'hui, désolé mais en fait quand on vient me voir sur le marché, c'est plus pour m'engueuler là-dessus même si je sais parce que même si on en parle pas, bah Jean-Luc Mélon machin. Ah ouais.
Ah ouais. Moi on prend pour un insoumi. Souvent en plus des gens ils disent si vous tapez sur Google vous trouvez tapez Arthur de la porte et ça met LFI.
Tu as tous les défoumis défaut des sociement. Non non mais ils me disent ouais Jean-Luc Mélon en a marre votre alliance votre machin votre truc. Moi, je me fais beaucoup plus enguler là-dessus.
Par contre, ce que je sais, c'est que je me bat pour les écoles et objectivement, bah dès qu'il y a une fermeture de classe, qui va et je sais que mon sujet, c'est le pouvoir d'achat, c'est le logement et en fait ça c'est les gens qui viennent à ma permanence pour porter des problématiques concrètes, mais en fait c'est pas les mêmes qui m'engueulent sur le marché que ceux qui viennent à ma permanence parce que ils ont des problématiques du quotidien. Et en fait, moi je je me bats pour ça et je me bats pour l'hébergement d'urgence à camp. Je me bats pour ce type de sujet là et je sais que il faut une autre politique mais je ne suis pas sûr que c'est en disant dissolution destitution que je répondrai à ces problématiques.
Je suis je suis sûr Arthur que tu préférais te battre pour de grandes politiques pour nos écoles et pour nos hôpitaux plutôt que d'aller d'essayer d'empêcher au cas par cas les fermetures de lit et de place dans dans Et c'est pour ça que tu veux gouverner. D'accord. soit on parle donc d'un d'un d'un contrat de gouvernement ce sur lequel tu as été élu maintenant là on mais même aujourd'hui si je peux avoir le gouvernement tu sais euh on peut empêcher des choses si on a le ministère de l'intérieur et ben on te fait une anticirculaire retaillo et ça changera vraiment les choses pour les personnes qui sont aujourd'hui privées de droit parce que les préfets ils sont pas besoin de passer par la loi pour faire desire justement une petite circulaire et tu régularises des personnes qui aujourd'hui travaillent qui se retrouvent à plus pouvoir travailler qui se retrouvent expulsés de leur logement avec des gamins et donc tu réponds aussi à la problématique de l'hébergement d'urgence parce qu'en fait il gagne de l'argent.
On avait reçu il y a il y a fin de saison dernière François Ruffin sur ce plateau là et on avait une discussion sur notamment des circ des des circonscriptions où toi par exemple tu as été confronté au Rassemblement national sur ta circonscription et tu l'as dit c'est parce que des personnes ont voulu faire barrage à l'extrême droite néofasciste et raciste que tu as été élu et tu en es conscient et je suis et je suis et et c'est et c'est trop bien d'ailleurs d'en être conscient. Par contre là on l'a vu et tu l'as dit les sondages n enfin ça ça n'engage que ceux qui veulent qui qui veulent y croire. Aujourd'hui, on a des premiers sondages sur des circos où on a des candidats socialistes et pas des petits candidats socialistes.
Je pense que tu seras d'accord avec nous. Ou dans un cadre euh ou dans le cadre d'un accord électoral qui exclurait LFI puisque on avance vers ça vu que vu que apparemment vous êtes pas planté au date. Euh euh aujourd'hui on non il y a il y a pas eu de discussion sur un accord électoral.
Non non mais faut arrêter c'est pas enor on n pas encore à la discussion de l'accord électoral parce qu'il y a pas encore 10 seul mais le but était au moins de discuter pour se parler. On parle là du du sondage donc qui est affiché euh euh par Opinion Way où on voit que des candidats et pas des petits candidats. On parle de Boris Valot patron du groupe, on parle de euh dans un autre sondage, on parle de Philippe Brun qu'on a déjà accueilli sur ce plateau.
Boris Vallo il perd face au RN en cas de en cas d'absence de non avec le il y a il y a un an on le donnait déjà perdant aussi dans un cadre et là je parle d'une vra il a été élu Ricra quoi et euh et c'est vrai que moi quand je discute avec Boris il me dit euh les gens ne veulent plus voter pour moi parce qu'il ils me disent toi égal Mélenchon voilà il a les gens qui lui disent mais moi je l'ai vu enfin j'ai j'ai fait une campagne de 10 mois dans une circo de rurale d'ailleurs ouais où Mal était venu d'ailleurs Euh mais en fait et on peut encore une fois, on peut avoir ce débat sur euh LFI, moi j'ai j'ai pas de sujet. Il s'avère que là toi tu es là et TPS donc euh non mais on parle beaucoup d'fis, on me dit vous trahissez machin. Moi je j'ai pas l'impression de trahir ni les électeurs parce que je continue de porter les combats euh et surtout d'essayer de faire que ces combats ils se transforment en politique en fait.
Je veux bien dire dans l'opposition augmenter les salaires mais je préfère être au gouvernement pour essayer de les augmenter. Alors comme excuse-moi, excuse-moi lumière là comment c'est on arrive pile au point où je voulais arriver depuis tout à l'heure. Je Comment tu me tu me dis tout à l'heure que ton but c'est de gouverner et de d'aller d'essayer de négocier des abstentions de la part du bloc macroniste.
C'est ce qu'on s'est dit tout à l'heure. C'est ce que tu as dit mot pour mot ou qui nous censure pas. D'accord.
Ben comment tu me dis que dis-moi qu'est-ce qu'on applique sur ce sur ce contrat de gouvernement que tu as défendu euh au scrutin ? Qu'est-ce que qu'est-ce que tu portes ? O où est-ce qu'on part aller chercher des victoires en allant négocier des je dis la suspension de la réforme des retraites et tu sais très bien qu'ils vont pas tous regard d'accord pas tous parce que c'est encore c'est un peu en train de s'ffriter encore et je crois que le RN ils peuvent pas voter contre la suspension de la réforme des retraites s taxation des ultras riches et ben la taxation des ultras riches chiche au RN d'aller expliquer aux gens que en fait on peut pas leur suspendre leur retraite parce qu'on a pas été récupéré les 3 milliards qu'il fallait enfin je veux dire à un moment si tu fais un budget bah tu l'équilibres ton budget et tu vas chercher de l'argent là où il y en a et moi je préfère faire croyez vraiment que les Macron ne vont pas vous censurer et vous laisser dilapider leur héritage leur héritage.
La seule réforme qu'ils ont fa, on se rappelle mais après en fait c'est de la même manière que je mets un truc sur la table et je et c'est pas non plus un truc totalement déconnant parce que sinon eux-mêmes les macronistes n'y croiraient pas. Ils commencent à l'envisager. Enfin moi j'en ai croisé quand même quelques-uns à l'Assemblée ces derniers jours.
Ils disent "Bah en fait moi je suis pour un gouvernement de cohabitation." Ils le disent et ils le font remonter. Après, le seul qui décide, il s'appelle Emmanuel Macron et en fait c'est là où j'ai ma plus grosse saquée.
C'est pas tant que c'est improbable d'un point de vue arithmétique parce qu'en fait c'est le plus large espace d'un point de vue objectif de non censure. Mais en fait le problème il s'appelle Emmanuel Macron et celui qui veut pas que son bilan soit détricoté qui qui s'arquebout c'est Emmanuel Macron. Bah son bilan c'est la réforme d'trate, c'est la réforme de l'assurance chômage, c'est en fait toutes ces toutes ces réformes qui font qu'il est aujourd'hui détesté.
Voilà mais le problème c'est qu'il veut pas revenir dessus. Ça enfin ce qui est ce qui est dit là en cela pose un vrai problème institutionnel. C'est la dissolution, la prérogative de dissolution, c'est une des dissolutions les plus discrétionnaires.
Sauf quand il est dans le délai d'interdiction de dissoudre après une dissolution, c'est très libre, c'est pas contraint. Et là, si on en croit, je crois que c'était dans le monde un article de ce matin, finalement Emmanuel Macron voulait dissoudre des dimanches, il aurait été incité, bon c'est des propos, il aurait été incité à ne pas le faire pour précisément et bien essayer de négocier autre chose. Et c'est intéressant parce que si demain dans l'hypothèse où un gouvernement NFP arrive à au pouvoir, vous allez être complètement sous la menace même avec une non enfin une sorte d'abstention voire un vote positif d'une partie du socle commun, enfin des macronistes.
Vous allez être constamment sous la menace de quelqu'un le fou du bus un peu qui peut dissoudre à tout moment en réalité. Et pour quelqu'un qui en plus bon et qui est intéressé sur son bilan historique mais qui risque rien. Oui mais le problème c'est que il est dépendant quand même du reste.
Il est dépendant pourquoi il a pas dit sous sans doute aussi parce que tous les députés sont venus frapper à sa porte et en disant enfin tous les députés macronistes euh attends Coco. Enfin moi dans mes préjections je suis pas réélu. Tous ceux qui ont été rélu à 50 51 52 face au RN, ils savent aujourd'hui que c'est fini quand on regarde les enquêtes.
Mais il pourrait très bien, enfin je je je glose trop sur ce qu'il pensent, mais il pourrait très bien se dire comme l'an dernier, je jette une grenade découpillé dans leurs jambes. Ouais mais sauf qu'en fait lui il pariait sur l'idée que la gauche serait trop faible pour éclater et que du coup en fait il serait qualifié dans les seconds tours. Il pariait pas aussi sur ce grand nombre de triangulaires qui a permis des recompositions.
Est-ce que est-ce que le PS a intérêt à une dissolution ? En fait, nous on a intérêt à rien. Je suis même enfin la question qu'on pourrait se poser c'est impossible ça.
Mais la question vous avez forcément des intérêts. Qu Non mais on on pourrait avoir un intérêt à la dissolution. Si on regarde aujourd'hui les enquêtes qui viennent de sortir ce soir là, il y en a une qui dit euh PSPC euh face à LFI vert, c'est 17 % ou 19 % versus 11 %.
Et les macronistes sont dans les chou à 14 % et les LR sont à 10 % un truc comme ça. Et le RN est au pouvoir. Et le RN est à 25 %.
Ben non parce que il 25 premier tour enfin ou 35 mais en fait mais en fait le RL se retrouve au second tour et derrière tu peux dire bon bah voilà il y a un effet de front républicain et ça se reproduit et en fait le le PS est qualifié dans plus de second tour que la fois d'avant et donc tu peux te retrouver avec un effet de barrage républicain avec une majorité PSPC mais c'est joué quand même avec l'hypothèse républicain mais mais ça pour moi tu pourrais dire bah c'est l'intérêt objectif du Parti socialiste. Est-ce que vous pensez Est-ce que tu penses je ne mais moi je ne le crois pas en fait. Je ne pense pas qu'une dissolution par ailleurs change fondamentalement la donne de manière générale.
Si c'est pour aller repliquer 10 circos 20 circos aux insoumis et 10 circos 20 circos au macronistes, franchement on va se retrouver à allez 130 140 députés max mais peut-être plutôt autour de 100. Euh et derrière à quoi ça enfin qu'est-ce que ça donne ? Et et là je parle à partir des enquêtes d'opinion de ce soir, mais en fait une campagne c'est une dynamique et si les dynamiques servir que ça se neutralise et que ça fait 13 que les macronistes sont à 17 en fait on se retrouve à 50 députés comme en 2017 de gauche.
Voilà et là franchement ben on pourra tous se regarder les pieds en se disant qu'est-ce qu'on a fait ? Donc non, mais c'est pour ça que je dis que je moi je ne dis pas dissolution, dissolution, dissolution. Je ne dis pas Macron destin Macron d'émission parce qu'en fait toutes ces hypothèses là, je ne sais pas comment elles retombent.
Ça peut bien retomber mais objectivement je pense que ça peut aussi très mal retomber. Donc je préfère dire que on construit dans le paysage actuel les solutions pour tenir jusqu'en 2027, ce qui nous permet aussi nous la gauche de nous organiser pour construire les conditions de l'union. Oui, mais si votre plan échoue, c'est-à-dire que vous arrivez pas à faire votre gouvernement et cetera, c'est quoi le plan en fait ?
What the plan ? Oui. Bah, si on a un gouvernement de droite, tu veux dire ?
Ou c'est-à-dire que si vous arrivez pas à faire votre la coalition de gauche avec tous les ministres de gauche et cetera et donc du coup il y a admettons il y a je sais pas une cohabitation avec l'extrême droite ou qui on a encore un gouvernement de droite. Du coup, qu'est-ce que qu'est-ce que vous comptez faire ? Vous comptez appeler à une dissolution ? compte euh chaque chose en son temps.
C'est facile ça. Bah ouais, mais en fait moi je vais pas aller dire imagine je dis là regarde Emmanuel Macron si tu me regardes demain tu mets un gouvernement tu fais ça ça dans ce cas-là il se passe ça ça ça. Bah en fait non on veut la gauche au pouvoir.
Moi moi je veux bien me poser une question pardon je suis un peu lourde he mais sur le long terme parce que ce qui me frustre profondément c'est que quand même depuis 8 ans, on est face à un mur macroniste. On sait et on sait qu'on est dans une phase d'ascension du fascisme en France et c'est le cas dans tous les pays occidentaux, sauf peut-être l'Espagne qui reste un lieu à peu près sûr. Mais sinon, je je le mandat de de de notre peuple de gauche, il est clair, j'y reviens, je suis désolée, je je suis un peu lourde, mais c'est l'union.
Et donc moi ma question c'est comment est-ce qu'on est censé faire sens de décisions qui ne vont pas parfois dans le sens de l'Union. Donc les Européennes des Unies puis après le NFP tous ensemble. Là on sait pas on va voir.
OK. Puis la présidentielle a priori divisée. Les législatives qui suivent on verra les municipales.
Tuas enjambé les municipales. Oui voilà. Mais parce que les municipales et on parle pas assez des sénatoriels.
Oui mais mais du coup que c'est intér Oui mais les sénatoriales dépendent déjà des municipales. Et là sur les municipales vraiment je je moi je travaille dessus en ce moment donc j'ai besoin qu'on clarifie des trucs. Comment c'est possible qu'il y ait dans plusieurs villes que je peux citer des gens qui ont envie de faire l'union.
Et alors le problème c'est aussi la FI et si c'était quelqu'un de la FI ce soir, j'aurais cette conversation avec eux mais bon là il s'avère que c'est toi. Quel est le plan ? Mais j'ai pas de problème à être le bouqumissaire que mais non mais c'est pas une question c'est pareil.
On peut pas se vic on peut pas je veux bien répondre des des expieres qui voilà mais encore une fois ce vocabulaire de expier bou émissaire victime c'est pas mon sujet. Mon sujet c'est vous êtes en responsabilité et vous avez accès à des choix politiques forts. Ça c'est sûr.
Donc quel est le plan pour les municipales dans les villes où après que il y ait des villes qui sont de gauche et qui on peut considérer que le premier tour est une primaire. Chacun sa liste. OK, pourquoi pas.
Dans les villes où l'union est la condition de l'accès au second tour, je peux en citer plein. Angoulem, Narbon, quand ah bah tiens, parlons de quand ? Et ben voilà, parlons de quand.
C'est ta vie dans le RV. Et ben tu vois à quand ? Ah ben je vois bien parce que je suis en train de monter un groupe local. là-bas pour pousser pour l'union de la gauche.
Donc je vois bien quand moi j'ai on me sollicitait beaucoup pour partir au municipal. J'ai dit non, on va faire l'union de la gauche. H on est on a vu les vers, vu le parti communiste, vu l'après, vu debout, on est tous ensemble.
H aujourd'hui, les insoumis sont pas encore trop partants. Place publique, on discute avec eux, génération, pareil. Mais l'objectif, c'est de rassembler toute la gauche.
C'est notre objectif. Donc si tu vas expliquer aux uns et aux autres que ils veulent rejoindre notre démarche, on les accueille avec grand plaisir. Et Narbon par exemple tiens Narbon con pas bien la situation.
Je peux t'expliquer très vite si tu veux tout le monde veut faire le nom sauf le PS. Alors si j'ai bien compris c'est un peu plus compliqué que ça en fait. Ah bon ?
Ah tu connais donc Ah donc tu connais. Voilà. C'est marrant parce que 2 secondes tu voais mais il y a deux options et en fait si j'ai bien compris il y a un candidat place publique.
En fait c'est pas un candidat PS. Ah justement j'avais une question à ce sujet-là. Comment c'est quoi votre position vis-à-vis de Raphaël Gluxman ?
Raphaël Gluxman que vous avez soutenu pour les élections européennes. Raphaël Gluxman qui dit toute tout le rejet de la France insoumise qui est le sien. Comment se positionne le Parti socialiste et Raphaël Gluxman que l'on suppose être en voie de se présenter à l'élection présidentielle peut-être avec le soutien du PS ?
Ouais. Alors juste je viens de penser à un truc. D'accord.
Euh je je Oui. Je je réponds sur Gluxman. Mais si on reste sur les sur les municipales, tu disais le risque est renn.
Est-ce qu'à Marseille il y a un risque règne ? Non mais moi je parle pas de Marseille. J'ai dit les il y a un risque Benah il y a un risqueen à Marseille.
Il y a un risque à Ren Ravier s'est retiré. Euh objectivement il y a un risque à Marseille. Marseille pourquoi est-ce que Benoît Pa qui fait les fournitures scolaires gratuites et qui rénove ses écoles euh ben aujourd'hui la gauche veut pas totalement le soutenir.
Moi c'est une question que je pose. On dépend la même chose problème on est d'accord avec toi ? Mais oui, on peut.
Mais encore une fois, il en fait en fait ça dépend des villes. C'est qu'il y a des villes dans lesquelles moi je suis plutôt pour moi je suis plutôt pour l'union de de la gauche et je suis plutôt aussi pour consolider les sortants. Voilà et notamment quand il y a un risque de bascule.
Si tu prends si tu prends la législative partielle qui a eu à Montban, par exemple, il y avait un candidat d'ici dans PS. Non, c'est l'inverse. C'est une circonscription PS sortante et c'est un candidat d'ici en génération qui a fait 10 % soutenu par la France insoumise ou pas que.
Si non. Bah si parce qu'en fait la liste PS sortante qui avait le logo NFP, moi je connais bien, j'ai été collaborateur de Valérie Rabot, présidente du groupe, ancienne député qui a été battu la dernière fois par le RN qui était candidate NFP. Aujourd'hui, on repart contre elle.
Enfin, on repart enfin elle ne repart pas mais sa successeur repart et j'espère qu'elle va gagner et qu'on va reprendre cette circo RN. Mais au premier tour, c'est pas le PS qui a créé la la désunion de la gauche, hein. Bon, mais pas je vais répondre à fera pas on fera pas la on fera pas l'union de la gauche ce soir.
Gxman, tu voulais que je parle de Guxman. Guxman. Moi, ça m'intéresse que tu me dises quel est le positionnement aujourd'hui de la France de ou là du Parti socialiste vis, tu vois.
Et après les gens, ils vont taper Arthur de la porte et les filles quoi. Ouais, il est insoumis Arthur de la porte. Ouais.
Euh non, mais c'est c'est quoi votre position vis-à-vis de cet électron libre qui fait des commentaires dans la presse, qui est à la tête d'un petit parti qui s'appelle place publique, même s'il a eu des beau succès aux élections européennes. Est-ce que c'est votre futur candidat ? En tout cas euh c'est pas le futur candidat du Parti socialiste puisque le Parti socialiste dans le processus de primaire dans lequel j'espère Raphael Luxman s'il souhaite être président s'inscrira parce que il a dit non souhaite non ben moi je lui demande incessamment d'y aller parce qu'en fait moi je ne n'accepterai pas que certains jouent la division et au détriment du rassemblement.
Voilà. Et euh si on cherche aujourd'hui à construire un espace avec Bagneux, c'est parce que l'hypothèse Gluxman Mélenchon euh ce qui est testé dans la plupart des enquêtes d'opinion n'existe pas parce qu'il y aura une candidature intermédiaire. Comment on fait pour que les verts, le PC euh et cetera puissent ne pas avoir de candidature ?
Bah, il faut un processus de départage. Et donc moi, je demande à Raphaël GXman s'il a vraiment envie d'être président de la République de venir là-dedans. Et s'il gagne la primaire, bah je le soutiendrai.
Laisse-moi juste pointer ta contradiction rapidement parce que Jean-Luc Mélenchon dit pas de primaire, je serai candidat. Luxman dit la même chose. Tu acceptes de discuter avec l'un et pas avec l'autre.
Non, je te dis je dis la même chose pour lanchon. Faut qu'il vienne aussi. Je te dis faut qu'il vienne.
Il veut pas il veut pas se poser au date. Comment ça ? Mais moi j'ai Non mais c'est c'est Jor Mélenchon qui est invité au format B et et il est invité Gluxman et Mélenchon ils sont invités au form à la réunion de Telier on est d'accord que les filles étaient présent mais moi que non mais la réunion la réunion ça dépend des réunions voilà c'est ça en fait mais parce qu'il y a trop de réunions parce que la réunion d'après et les filles est pas venu mais c'est parce qu'on nous on a dit les réunions qu'on fait aujourd'hui c'est dans la perspective de ceux qui veulent gouverner demain c'est la question que je disais stratégique.
Les insoumis disent on veut la destitution et la démission du président de la République. Donc là on n'est pas sur le même cadrage temporel. Euh, j'ai pas entendu Raphaël Luxman dire "On veut la destitution ou euh la démission d'Emmanuel Macron".
Je te rappelle qu'un de ces députés fermé des lit au ministère de la santé il y a encore quelques mois. Mal euh pas Malek, pardon. Lauren, moi j'ai une question euh en fait là depuis tout à l'heure, on parle de personne de on n'aime pas un tel de les gens nous disent pas pas Jean-Luc Mélenchon, pas Raphaël et Gluxman et cetera.
Pour l'hypothèse des municipales comme pour celle des de la présidentielle, est-ce que la solution ce serait pas de faire comme le NFP a voulu faire en 2024 ? c'est-à-dire nommer quelqu'un de la société civile et que dans la primaire, il y ait pas à chaque fois tel ego contre tel ego avec tout le passif qu'on leur connaît, mais qu'on ait des nouvelles personnes qui puissent arriver et en fait enfin être au-dessus de ces audessus de ces pas forcément luciass mais qui puissent être au-dessus de ces de ces enfin petites embrouilles partisanes. Est-ce qu'on pourrait pas faire ça en fait ?
Parce que att mais je fin je finis juste ce que je dis juste parce que par exemple de enfin moi dans la je suis élu dans la commune de faus, je suis à partisane mais on a un un conseil municipal majoritaire de gauche avec quasiment tous les partis et cetera mais le fait est que bah il y a du mal à s'entendre mais en fait on voit que quand on a une mère qui est au-dessus de ces de ces considérations partisanes en fait c'est déjà un peu plus simple de se parler et de réguler et d'avoir un dialogue. Donc est-ce qu'il faudrait pas faire ça au bah à d'autres à d'autres échelles en fait ? Parce que enfin j'ai l'impression que les gens demandent plus de reconnaissance, plus de démocratie participative d'être mieux représenté parce que faut savoir qu'aujourd'hui 70 % des gens ne se sentent pas représentés par les partis politiques.
Pourquoi on n'écoute pas les gens quand on enfin ce ce désir populaire en fait d'être mieux représenté y compris par des gens qui viennent par exemple plus de classe populair ? Alors juste pour te répondre sur la question initiale qui est celle de pourquoi est-ce qu'on mettrait pas une figure issue de la société civile à l'Élysé sur le principe pourquoi pas mais la question c'est comment est-ce que cette figure permet d'éviter la multiplication des candidatures à gauche donc du coup en fait aujourd'hui on sait très bien que bah les partis ce sont des organisations qui aspirent à diriger le pays. Donc comment on arrive à réguler les partis ?
C'est en inscrivant dans une primaire et donc du coup c'est pas une question d'ego. C'est aussi une question de projet c'est une question d'horizon de valeur et c'est une question de différence. Moi, j'ai pas réussi à le faire en 2024 pour nommer quelqu'un même si ça a pris un certain temps.
On Oui, mais on était dans un cadre qui était un peu différent parce que l'enjeu c'était pas que cette personne-là remporte l'élection de lendemain. Donc je Ça c'est la deuxième condition, c'est comment on arrive dans une primaire à réguler en fait un espace où il y a plusieurs candidatures. Pas simplement parce que c'est une question d'éco mais c'est une question de projets différents qui sont pas forcément incompatibles, mais il y a une question d'arbitrage à faire et puis c'est une question de qui peut gagner derrière.
Et on peut supposer que la personne qui remporte une primaire avec mettons deux ou 3 millions d'électeurs et ben elle a potentiellement un socle derrière elle minimal qui lui permet d'espérer une qualification au second tour et de créer une dynamique. C'était quand même l'idée initiale de la primaire. Et moi demain si je veux être qualifié au second tour, il me faut autour de 7 à 8 millions de personnes qui votent.
Enfin, je suis pas candidat. Si euh je veux que mon candidat euh soit ma candidate soit qualifiée au second tour, il faut 8 millions de personnes qui votent pour elle. Oui, mais rien ne vous assure que les personnes qui ont voté à la primaire euh ne soient pas ensuite déçu du résultat et ne votent pas tout simplement au premier tour.
De la même manière que aujourd'hui s'il y a une solution, il y a plein de gens en fait qui ne veulent pas retourner aux ures, qui sont allés pour la première fois en 2024 et qui ne veulent plus y retourner parce que euh pour eux en fait il y a pas de de il y a plus cet espoir en fait de pouvoir gouverner justement, de pouvoir gagner l'élection parce que il y a aujourd'hui en tout cas pas cette union large à gauche. Alors oui, j'ai je vais juste totalement décentré le débat. Une fois, je me suis présenté à une élection et je l'ai perdu.
Laquelle ? Les élections départementales sur le canton de Wam. Et j'ai perdu à 500 voix.
Bon, est-ce que pour autant j'ai arrêté de me présenter à des élections ? Non. Et en fait, si je fais de la politique, c'est pas parce que j'ai perdu une fois que j'arrête d'en faire, c'est parce que je crois dans les valeurs que je défends et parce que demain, même si demain je gagne pas, après-demain, je voudrais gouverner.
Je voudrais gouverner pas simplement pour gouverner, pour changer la vie des gens. Donc en fait en fait parce que en fait sans l'union large de la gauche, on va enfin faut remettre l'église au milieu du village justement, c'est que on va avoir Bardella ou Rota mais en fait qui est la même chose, c'est l'extrême droite en réalité. Oui ou et d'ailleurs c'est pour ça que je reviens sur notre histoire de primaire.
D'ailleurs à ce propos porte la primaire pour ça à propos d'extrême droite, est-ce que tu penses qu'il y aura un front républicain aussi fort à la prochaine élection législative ? J'en sais rien. On a toujours tendance à dire non avant et puis au pied du mur, il y a des gens qui se réveillent.
Mais il y a une réflexion collective sur ça parce que on est on a enfin une crise, tu es politiste, c'est une conjoncture fluide, tu vois. Il y a il y a des éléments qui se reconfigurent assez rapidement et parfois de façon inattendue. Là dans cette semaine, on a eu quand même quelques sorties.
Alors Rota c'est pas quelque chose d'étonnant mais madame Primas après elle est revenue en arrière mais de dire que finalement on peut gouverner. C'est un peu comme la dame qui était sur BFM et qui disait finalement on n' pas essayé le RN, allons-y. Oui, allons-y.
Mais cette dame sur BFM, mais il y a une réflexion sur partout dansagne par il y a il y a quand même un discours, j'interprète peut-être mal, il y a un discours en fait qui est dirigé sur la présidentielle. Alors le Parti socialiste c'est totalement converti à la problématique du de la du présidentialisme. Moins que d'autres.
Moins que d'autres ? Non non, clairement, il y a la gauche de manière générale est un parti et est moins personnalisé sur les partis de gouvernement. J'en ai conscience.
Mais toujours est-il que l'objectif est là-dessus. vous insistez pas sur essayer de reconfigurer autrement le jeu politique, la compétition politique et le risque que vous prenez c'est d'une part la primaire où d'ailleurs les collègues qui ont un peu travaillé dessus ont eu un enfin ont tiré des conclusions assez critiques de la performance de la primaire hors François Hollande et le risque c'est de créer une déception soit au moment de la primaire soit de créer un phénomène de personnalisation où là vous êtes perdant manifestement dans les sondages. Alors oui et non.
C'est-à-dire que oui, on peut être critique vis-à-vis de la primaire. Enfin, on connaît les limites, on on l'évoquait tout à l'heure qu'il y a des électeurs qui soient déçus. Mais c'est un peu comme la démocratie.
Quel est le meilleur processus de régulation qui existe ? Si tu prends par exemple ce qu'on travaillé sur les primaires en sciences politiques comme Réy Nefèvre, aujourd'hui Réy Nefèvre, c'est l'un de ceux qui pense justement les conditions d'existence d'une primaire dans le processus bagneux. C'est vrai.
Donc les mêmes critiques des primaires sont ceux qui disent bah oui mais il y a pas de meilleur processus de désignation sinon c'est la primaire des sondages et donc on se retrouve je vous le donne en 1000 Mélenchon Gluxman qui sont au même niveau et l'un ne se retirant jamais pour l'autre et du coup se neutralisant l'un et l'autre. Donc moi, je crois que justement l'idée de cette primaire, c'est de faire émerger le plus large espace commun et c'est ce que nous portons avec Olivier Fort puisque nous avons gagné euh le congrès du Parti socialiste. Et non, mais je le dis, si on avait perdu ce congrès, on était déjà je serai pas forcément là ce soir.
Euh on aura parole et je et je crois qu'on dirait autre chose. On dirait la force va à la force, ce qui est à peu près ce que dit Jean-Luc Mélenchon. Mais moi, je ne crois pas ça parce que la force va à la force mais c'est aussi ce qui nous neutralise à partir du moment où on n'est plus dans un processus de bipolarisation de la vie politique, c'est que les gauches sont pluriels et que à un moment et bien oui, il y en a peut-être un qui sera au-dessus de l'autre mais à la fin on aura tellement fracturé qu'on sera incapable de gagner le deuxième tour face au Rassemblement national.
Et donc pour moi voilà cet enjeu de construction du commun bah c'est ce qui est devant nous et malheureusement ça peut pas se faire en une semaine. C'est pour ça que je suis pas forcément pour aussi une une destitution ou une élection présidentielle anticipée. J'ai une dernière question à te à te poser.
Toutes ces pérégrinations cette semaine de la vie politique fait gamberger beaucoup de monde sur les institutions. Beaucoup pensent la 5è République à bout de souffle. Quelle est la position du du PS vis-à-vis de la réforme des institutions ?
Est-ce que vous souhaitez une 6e République, une assemblée constituante ? Vous avez réfléchi déjà à ça ? Si vous êtes au gouvernement dans quelques jours, Oui.
Alors, qu'est-ce que vous faites ? Si on est au gouvernement, pour moi, d'un point de vue institutionnel, la première des urgences, c'est une loi anticoncentration dans les médias. OK ?
Parce qu'en fait, si on veut pas que la démocratie se délite encore plus, il faut arrêter le pouvoir de l'oligarchie médiatique. Voilà. Après le si on va un peu plus loin à moyen terme, moi je pense qu'il faut une proportionnelle à l'allemande par exemple avec un système en gros de compensation mais toujours des élections par circonscription. pour la 6e République en fait.
En fait, peu importe la manière dont on l'appelle, euh ce que j'appelle de mes vœux, moi, c'est une République plus parlementaire et donc moins présidentialiste. Euh on peut imaginer plein de modèles, la suppression du premier ministre par exemple, on peut euh enfin supprimer le 493, supprimer plein de choses, enfin pas de problème. Plus de démocratie directe.
Enfin, moi je suis très partisan de tout ce qui va être enfin moi, j'ai créé une assemblée citoyenne de circonscription par exemple avec des citoyens tirées au sort pour parti volontaire pour pour l'autre moitié. Donc en fait, il faut imaginer la manière dont on recoule les liens entre démocraties délibérative représentative et euh euh organisation des citoyens et comment on arrive à leur donner du pouvoir. Mais ça en fait peu importe qu'on l'appelle 6e 5e bis 5e terre, enfin j'en sais rien euh mais ça peut se faire petit à petit.
J'ai beaucoup travaillé sur le RIP parce que j'ai dit que je travaill avec Valé Garb tout à l'heure référendum d'initiative partagée. On a lancé le premier référendum d'initiative partagé sur les aéroports de Paris. On en a vu les limites aussi.
C'était super intéressant sur le principe hein. On aurait pu faire un RIP sur la loi du plomb par exemple, voyez. Mais sauf que comme il faut collecter finalement c'est 10 % de l'électorat si il faut derrière en fait il su qu'il y a un débat au parlement et le truc tombe à l'eau, il y a pas de référendum.
Donc en fait c'est un truc qui a été fait pour ne jamais exister. Donc moi je suis pas hostile. Voilà ce référendum d'initiative partagé.
Voilà, plus le RIP d'ailleurs que le RIC, même si le RIC peut aussi s'envisager sur un certain nombre de sujets. Enfin voilà, je suis pas hostile à tout ça, mais en fait euh il y a c'est pas ça qui résoudra la crise démocratique. Et il y a des pays avec des constitutions bien plus démocratiques entre guillemets, enfin où il y a beaucoup plus de participation citoyenne qui ne sont pas saisis parce qu'en fait quand les ceux qui font un peu de science politique observent que c'est toujours les classes supérieures qui vont utiliser les outils de la démocratie participative et finalement quand on a vu mettre en place dans des villes bah c'est pareil ça va être finalement un renforcement du pouvoir de ceux qui ont le temps de s'engager dans la vie de la cité et donc enfin voilà il y a toujours des limites à tous ces outils là et c'est pour ça aussi que je crois dans la démocratie représentative avec des élus qui ont un mandat pour pouvoir réfléchir et avoir le temps d'agir oui mais faut-il encore qu'il représente réellement la la société et là on en est loin et et donc mais ils représentent quand même les idées du corps social même s'ils ne sont pas représentatifs ils représentent quand même les idées des leurs électeurs et aujourd'hui en fait avec notre assemblée nationale globalement on a une assemblée nationale qui est à peu près représentative et je vois que les écrans s'éteignent Merci.
Ouais, là c'est il y a plus rien qui va ce soir. Merci beaucoup Arthur de la porte d'avoir accepté notre invitation sur le plateau de backsit. Merci.
Je te laisse quitter le plateau. Merci à toi. On va conclure cette émission.
On va conclure cette émission rapidement. Ça va les copains ? Après cette folle semaine, j'avais tellement hâte de faire un backat pour vous voir et pour discuter de tout ça vraiment.
Et on est que jeudi. Et on est que jeudi. Non mais attends, on connaît même pas le nom du premier ministre.
Ben ouais, tu auras peut-être déjà disparu avant la fin de la semaine. C'est bien. En plus, non, c'est fou.
C'est incroyable. Est-ce que vous avez vu cette trend où maintenant les gens comptent en gouvernement le cornu ? Oui, j'ai vu.
Oui. Genre faire sécher, tu sais, faire cuire ça ou faire reposer ta pâte pendant gouvernement. Le corn, c'est très très bon.
C'est très très bon. Vraiment Twitter. Non, c'était c'était une super émission très dense.
On a dit beaucoup de choses. Il y avait beaucoup de choses à traiter. Il s'est passé beaucoup de choses en très peu de temps.
Euh très bonne très bonne interview aussi. notre invité de la semaine pour le coup au cœur de l'actualité, c'est peu de le dire avec tout ce qui se trame en ce moment euh et le rôle du Parti socialiste dans tout ça. Euh je je reste très curieux d'un gouvernement de gauche sous la surveillance étroite de des macronistes.
On verra. On verra si ça arrive. J'y crois pas.
Euh j'y crois pas. J'y crois pas. On verra bien.
Euh où est-ce qu'on vous retrouve les copains ? Euh où est-ce qu'on peut vous suivre ? Euh loin de la dépression, j'espère vraiment.
On cass les doigts euh sur Instagram notamment Twitter euh h où en ce moment je lâche beaucoup beaucoup de mes colères mais aussi des colères des miens et je pense que d'ailleurs c'est ce que tout le monde devrait un petit peu avoir à l'esprit avant de commencer à parler politicaille et et stratégie. Euh mon podcast autour de moi disponible sur YouTube et toutes les plateformes de podcast euh podcast où je demande à mes invités de me parler de leur entourage. Trop bien.
Ça s'appelle Autour de moi à retrouver sur toutes les plateformes. Euh les autres où est-ce qu'on Lumir Lumir euh sur Insta Lumir l'aprè a priori on n'est pas nombreuse à s'appeler Lumir euh sur Substac ma newsletter plug power et j'adore le nom c'est trop fort. Et en librairie avec mon premier livre, Ces gens-là, aux éditions Paillot, si jamais vous voulez parler de la campagne et des ruralités.
Trop bien Lauren. Euh sur quasiment tous les réseaux sociaux, peace and law, bah comme c'est c'est écrit pour ceux qui ont pas le l'image, c'est comme peace and love mais l' l a u. euh et sur mon nouveau média du coup dans l'arène qui en fait on va faire pas mal de de vidéos notamment sur la municipale parce qu'on en parle beaucoup mais on va essayer d'expliquer concrètement à quoi ça sert quels sont les les rôles, enfin les les pouvoirs de d'un maire ou d'une mère par exemple.
En fait, on va vraiment revenir aux bases de la base avec des petites vidéos de de 2 3 minutes. Donc n'hésitez pas à nous suivre, ça arrive incessamment sous peu. OK, trop bien.
Tiba euh bah moi vous pouvez me retrouver à l'université Parisine qui est la meilleure université qu'on a pu inventer sur cette planète et en particulier parce que des fois c'est un peu difficile pour les cours du lundi mais en particulier amphibé bâtiment veille 16h40 droits constitutionnel et on se régale enfin j'espère parce que c'est pas le programme le plus facile souveraineté état mais on parle un peu de ce qui se passe quand même parce que il y a beaucoup de choses à dire en droit constitutionnel c'est la matière qui revient à la mode grave grave. Faites du droit constitutionnel, mangez-en, c'est bon pour la santé. Voilà.
Euh moi je vous retrouve, je vous annonce une émission mercredi prochain avec la fondation pour la recherche médicale à partir de 14h. Une émission sur la santé des femmes. On va notamment parler de l'endométriose avec des personnes concernées et surtout des chercheurs et chercheuses qui bossent sur ces sujets et qui nous raconteront ce qu'il et elle font et comment il et elle bossent.
Euh voilà, à partir de 14h, mercredi prochain, jeudi 16, backseat évidemment, on revient pour débriefer bah le nouveau Premier ministre, qui que ce soit. Merci beaucoup à toutes et à tous, c'est la fin de cette émission. Salut tout le monde.
Ciao. Bye bye. [Applaudissements] [Musique] Du 4 septembre au 16 janvier, la CNDP organise un grand débat lié à la transformation du réseau électrique.
Tu peux te tenir informé en ligne ou près de chez toi grâce au lien en description. En te renseignant et en cliquant sur le lien, tu soutiens aussi Back car la CNDP est partenaire de l'émission. [Musique]
Arthur Delaporte