[Plateau invité : Dominique de Villepin]
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Dominique de Villepin on vous a senti ému bien sûr lors de votre déclaration au palais de justice tout à l'heure au-delà quel sentiment vous habites ce soir est-ce que vous êtes un homme soulagé regonflé non ce n'est ni le le soulagement ni le fait d'être regonflé c'est le sentiment que la justice a été rendue et vous savez après 5 années d'épreuvees ce n'est pas forcément une chose facile ce n'est pas forcément une chose écrite d'avance et c'est pour cela que j'ai tenu à saluer le courage du tribunal ce n'est pas facile de faire preuve d'un esprit d'indépendance quand de tels enjeux politique de telle pression je n'en pourrai pas le mot mais de tels enjeux sont en présence et et c'est pour cela que euh c'est d'abord à ma famille que j'ai pensé c'est d'abord à à tous ceux qui ont été blessés par ces années euh ce n'est pas facile de vivre avec la suspicion avec la rumeur euh et euh c'est aujourd'hui une page que je veux tourner que je veux tourner tout simplement parce que je veux servir la France et les Français alors on va en parler un mot avant cela si le parquet décidait de faire appel quel serait votre sentiment vous parleriz à nouveau d'acharnement vous savez le parquet nous le savons tous c'est la garde des saut et c'est le président de la République donc je n'imagine pas un instant qu'à travers une décision aussi claire une décision qui ne laisse place à aucun doute ce n'est pas une affaire politique cela apparaît très clairement dans le jugement qui a été prononcé il n'y a pas de politique là-dedans et ce qui m'a peut-être le plus blessé c'est qu'on puisse imaginer que mon idée de la politique que le combat que j'ai mené pendant 30 ans au service de mon pays a pu être un combat animé par les ambitions personnelles animé par des rivalités personnelles ce n'est pas mon esprit et ce n'est pas ce qui m'anime après ce jugement on entend toutefois des réactions vous les avez entendu d'ailleurs dans la bouche de Dominique paayet ce ne sont que le ou les exécutants qui payent a dit également Frédéric Lefèvre qui est un des porte-paroles de l'UMP je crois qu'il faut lire et relire écouter ce qu'a dit la justice ce n'est pas une affaire politique il n'y a pas de mobile politique il n'y a pas de connaissance dans ce dossier et pas de souci d'utiliser à aucun moment des informations ou des positions j'ai agi comme ministre à aucun moment il n'y a de doute permis dans cette affaire je pense que la politique bien sûr c'est un combat mais la politique c'est aussi de reconnaître la vérité et de reconnaître avec lucidité ce qui est je trouve très dommage que la politique prenne ce tour politicien qu'elle aille se nicher dans de telles attitudes ce n'est pas l'idée que je me fais et je n'ai rien à répondre je ne répondrai pas à de telles attaques et et ni au communiqué de Nicolas Sarkozi qui prend acte de cette décision qui soulligne que les attendus sont sé je pourrais ce n'est pas vrai il n'a pas lu les attendus il n'y a pas d'attendu sévère je pourrais aujourd'hui me retourner vers ceux qui m'ont accusé depuis le premier jour et demander réparation demander des excuses je ne veux pas m'éloigner de ce qui est pour moi l'essentiel et l'essentiel c'est le service de la France le redressement de la France et la réponse à apporté au quotidien des Français mais quand vous dites pardonnez-moi euh ni euh rancune ni rancœur ça semble difficile à croire lorsqu'on réécoute les propos que vous aviez tenus dans ce palais de justice o vous parliez du du Cros de boucher sur lequel voulez vous pendre Nicolas Sarkozi vous parliez d'acharnement tout cela a disparu mais tout ça est une réalité tout ça c'est 5 années d'épreuve 5 années d'épreuves qui ont compté 5 années d'épreuves où il a fallu expliquer où il a fallu se battre mais ça ne suscite pas de rancune la page pour moi est tournée la justice a dit les choses et elle les a dit avec force sans aucune ambiguïé et ce qui m'intéresse c'est de me consacrer à l'essentiel je n'ai jamais voulu me détourner de ce qui pour moi constitue l'essence de la politique alors le service des Français qu'est-ce que cela signifie est-ce que cela signifie par exemple que vous pensez aujourd'hui que la Voix est libre pour une candidature pour vous à la présidentielle en 2012 est-ce que vous y pensez vous aviez dit que vous y pensiez le la préoccupation qui est la mienne ce n'est pas 2012 la préoccupation la mienne qui est la mienne c'est 2010 c'est aujourd'hui c'est les difficultés auquel nous sommes confrontés c'est la nécessité de se préoccuper de savoir quelle est la meilleure politique à mener et je l'ai dit depuis de longs mois je veut offrir une alternative à une politique qui à mon sens ne donne pas de résultat et c'est dans cette fidélité dans cette exigence que je veux me battre qu'il s'agisse de l'emploi qu' s'agisse de la compétitivité de la France qu' s'agisse de l'endettement de laance France nous avons besoin d'autres idées d'autres propositions et c'est sur ce terrain que je veux me poser vous vous situez plutôt comme un un rival un adversaire de Nicolas Sarkozi mais pas un partenaire Nicolas Sarkozi mène une politique j'estime qu'au sein de la majorité que sur l'chitiers politique il y a d'autres réponses possibles et je veux contribuer dans un esprit de rassemblement à fédérer tous ceux qui pensent au sein de la majorité au sein de la majorité mais mais mais vous savez comme Gauliste je me situe et je veux me situer au-delà des clivages partisans traditionnels les Français ont essayé la droite ils ont essayé la gauche je crois que l'intérêt général c'est ce qui doit guider nos préoccupations et si je suis chez vous ce soir c'est parce que le service public m'a toujours animé quand j'avais 10 ans j'ai eu envie de travailler pour le service de l'État et je pense que le service public la défense de l'intérêt général ce sont des mots qui ont perdu du sens en politique vous vous vous n'avez pas jamais été un homme politique professionnel je n'ai jamais été en politique pour faire une carrière j'ai été en politique pour défendre des convictions et on peut penser que ce sont ces convictions cette détermination cet engagement qui ont fait peur et aujourd'hui je veux devant les Français marquer mon engagement un tout dernier mot vous n'aviez pas le droit d'être en contact avec jaces Chirac c'est le contrôle judiciaire qu' l'imposait vous n'aviez pas le droit de lui parler est-ce qu'il vous a appelé j'ai eu jaces cet après-midi j'ai eu tous ceux qui me sont chers j'ai eu l'occasion de parler avec an Jupé mais c'est vrai que toutes ces années le contact quotidien qui avait été le mien pendant 20 ans avec Jacques Chirac m'a manqué et c'était pour moi un grand plaisir que de pouvoir lui parler merci Dominique de villeepin d'avoir répondu à nos questions ce soir et rappelons qu'il reste à connaître et bien la la décision du parquet seul son appel il faut bien le dire pourrait entraîner un nouveau procès en ce qui vous concerne vous directement merci
Dominique de Villepin