Le néolibéralisme est-il compatible avec les TPE-PME ? - Introduction de Jean-Luc Mélenchon
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
se colloque pour que nos ceux qui nous font l'amitié, le plaisir euh d'y participer qui sont très inattendu. Les observateurs euh s'en amusent, je suis absolument réjoui d'être voir enfin les qualificatifs qui me concernent être changés. Me voici Trotadiste parce que je vous rencontre président.
Non, moi j'adore la création laistique, voyez. Euh donc c'est une rencontre d'un type un peu extraordinaire compte tenu de ce qu'on sait traditionnellement de la gauche radicale du patronat. Tout ça paraît incroyable que tous ces gens se parlent et que pour l'instant ça s'est passé plutôt bien.
Pourquoi je veux le dire d'abord pour nous dans quelle histoire ça s'inscrit pour qu'on aille pas se tromper ? J'ai lu qu'on faisait campagne pour qu'il vote pour nous. Non s'ils veulent oui ils sont bienvenus comme tout le monde.
Mais c'est pas le sujet. Le sujet c'est ce que comment nous préparons à gouverner parce que c'est une des expériences que nous avons tiré des expérience révolutionnaire de notre pays et de l'étranger. En 1981 nous avons appliqué le programme commun.
Nous avons nationalisé le tiers des entreprises et toutes les banques, des entreprises industrielles et personne n'a vu apparaître ni euh la queue ni une plume de socialisme. Et deuxièmement, les entreprises qu'on a nationalisé au bout de même pas 6 mois, on nous a dit "Ah ben ces entreprises comme les autres, donc elles obéissent aux lois du marché blabla blabla." Donc il n'était plus question de toucher à quoi que ce soit, ni de planifier quoi que ce soit.
Et ensuite lorsque j'ai fait la tournée de l'Amérique latine dans le moment de la vague rouge ou rose ou ce que vous voulez qui allait de Loua à Chavz ou ou à l'Uruguay, enfin bref tous les pays, j'ai été sidéré de voir que l'immense volonté de transformation qui animait les leaders butait sur une difficulté imprévue totalement incroyable, c'est que il y avait personne pour le faire. C'est-à-dire qu'on pouvait toujours décider tout ce qu'on voulait. Il ne se passait rien derrière ou à peu près rien.
Je ne dis pas rien, ce n'est pas vrai, mais rien qui restructure les économies concernées. Avoir vu le Venezuela s'embourber alors qu'il est à la tête des plus grandes réserves pétrolières du monde. Donc disposer de moyens de financement considérable, c'était de la stupeur.
J'ai vu comment il construisait euh des habitations à bon marché, c'est-à-dire des HLM. Honnêtement, j'aurais pas habité dedans. Il ne savait pas les faire et ce qu'il a demandé non plus.
Alors donc le résultat était assez désastreux. Donc pour nous, la question concrète se pose une fois que le cadre général qui a été tracé par le programme l'avenir en commun a été fixé, comment on passe à la réalisation ? Avec qui ça ne se fera ni sur des claquements de doigts, ni parce qu'on en donnera l'ordre pour que une commande publique, pour qu'une politique publique qui repose sur la commande publique, mais aussi sur l'initiative privée fonctionne, il faut qu'il y ait toute la chaîne des filières, des réseaux, des savoir-fa qualifiés.
Euh tout ça, ça ne se bouscule pas, ça ne se mne pas à coup de pied. Euh ça doit être consenti, organisé, chacun trouvant dans le rapport de force du moment l'espace spécifique qui est le sien. Bien, on en était là quand on a fait le programme l'avenir en commun.
Euh la dernière fois en c'est-à-dire en 2022 Clémence Guetté qui était qui s'occupait de toutes ces questions avait commencer à transposer une partie du programme l'avenir en commun en plan par secteur mais nous étions loin d'atteindre la performance que nous visions. Et donc on s'était dit on a un délai supplémentaire maintenant par la force des choses pour apprendre et savoir par quel bout on va attraper tout ça. Sachant que pour nombre d'entre nous, ce n'était pas une question à côté, c'est une question décisive.
Nous savons très bien que nous au pouvoir et c'est à ça qu'on se prépare et je veux dire si on est candidat à une élection pour la gagner, alors on se prépare à assumer le fait qu'on a gagné. Et quand on a gagné, qu'est-ce qu'on va faire ? Et donc les objectifs qui sont donnés en général intègrent à la fois des objectifs de qualité, c'est-à-dire être au plus haut niveau technique possible, des objectifs de quantité.
Il nous faut temps et temps et temps de logement, temps et temps de ceci et de cela et puis des objectifs écologiques. Je dis et puis je l'ai mis à la fin pour pas le mettre au début parce que sinon j'aurais écrasé tout le reste. C'est la question centrale.
On ne peut pas avoir un modèle de transformation de la société au 21e siècle qui ne commence pas par se poser cette question. Nous sommes tous coresponsables du désastre qui s'avance vers nous. Et en toute hypothèse, que ça plaise ou pas, de toute façon, nous ferons face au désastre. et surtout vous les plus jeunes.
Moi je suis euh concerné comme tout le monde mais peut-être un peu moins parce que vous vous aurez à régler ce problème-là. C'est-à-dire, je vais prendre des exemples rat du sol, hein, pour qu'on se comprenne bien. Chaque fois, vous avez ce qu'ils appellent un épisode méditerranéen, c'est-à-dire que l'évaporation accélérée de la mer méditerranée qui s qui s'évapore plus vite que les autres mers provoque d'abord des périodes de sécheresse, puis ensuite des périodes de véritables avalange de flottes qui tombent en quelques jours.
Après, il faut tout reconstruire. Mais si vous reconstruisez dans les mêmes conditions avec les mêmes matériaux et les mêmes techniques, c'est bien, on aura des belles choses. Mais à la prochaine, au prochain épisode méditerranéen, tout partira dans le ravin comme le reste et ainsi de suite.
Si nous ne trouvons pas le moyen de continuer à transporter l'électricité lorsqu'il y a un vent qui est à 140 ou à 150 km/h et que à la première ligne à haute tension brisée, c'est la moitié du pays qui n'a plus une goutte d'électricité, nous n'irons nulle part. Or, ça c'est ce qu'un pouvoir doit se préparer. Un pouvoir politique démocratique doit se préparer à faire.
S'il ne le fait pas, il est irresponsable. Le pouvoir actuel est irresponsable parce qu'il ne fait rien. Mais il faut aller plus profond dans cette affaire et c'est mon rôle à cet instant de notre rencontre que de le faire. en réalité, d'une manière ou d'une autre, les intérêts matériels qui soutendent une forme d'organisation de la société et de la production et les intérêts matériels qui soutendraient une autre façon de faire son contradictoires.
Pour terminer en un mot plutôt qu'en 100, nous sommes à l'âge du pétrole comme il y a eu l'âge de la pierre et il faut sortir de l'âge du pétrole et il faut entrer dans l'âge des énergies renouvelables des sérieusement profondément jusqu'au bout en sortir de manière viable. Naturellement ça ne se fait pas en 24 heur mais vous ne pouvez plus poser aucune des questions de la production et des conditions de la production sans poser cette question. Ce à quoi vous assistez en ce moment va combiner cette question et quelques autres les questions géopolitiques.
Monsieur Trump n'est pas un fou. Il a une politique très organisée, très planifiée. Il ne peut pas.
Les États-Unis d'Amérique ont mis fin au beau récit de la mythologie néolibérale. La concurrence libre et non faussée n'a jamais existé. Ça a toujours été la concurrence du plus fort qui écrase le plus faible. compte non tenu de ce que pourrait être un intérêt général de la production ou des sociétés concernées.
Le modèle néolibéral qui correspondait à une époque s'est effondré parce que les États-Unis d'Amérique ne peuvent plus l'assumer primo. Et c'est Gundo parce que les États-Unis d'Amérique sont la grande puissance de l'âge du pétrole et que l'âge du pétrole ne pouvait même pas accepter le mode de réforme qu'avaient proposé les démocrates auparavant. Parce que que ce soit les démocrates ou les républicains, leur objectif économique et politique était exactement le même.
Vous verrez à la fin de mon bouquin, faites mieux. À l'époque, il y avait pas encore Trump. Comment j'explique comment le risque de la dédolarisation plus euh le reste de la compétition entre pétrole et non pétrole fait que les Américains avaient déjà dit, il n'y a pas de solution de marché à la compétition avec la Chine parce queon doit dire maintenant sans avoir peur, la Chine a gagné la partie.
La Chine est la première puissance manufacturière. Par conséquent, tous les discours qui contournent cette réalité n'ont aucun sens concret. Nous avons toujours eu pour partenaires des gens qu'on aimait pas forcément ou c'est pas mon cas pour ce qui concerne la Chine, mais des gens avec qui bon c'était pas tout à fait la même idée.
Un monde vient de s'arrêter avec la décision de monsieur Trump. Un le rétablissement des droits de douane mais fin au mythes du marché qui fixe les prix. C'est les droits de douanes qui fixent les prix aux États-Unis d'Amérique, c'est-à-dire l'État.
Deuxièmement, deuxièmement, la décision de Trump met en danger toute la planète. C'est-à-dire que c'est un acte de pure domination. Ils sont en train de couper la route des Chinois partout où ils peuvent.
Mais la route des Chinois, c'est la route de tout le monde parce que c'est celle par lesquelles passent les marchandises dont nous avons besoin. Les 3/4 de ce qu'on consomme et qui arrivent de l'extérieur passent par le canal de Suè. Pour les autres, c'est par le canal de Panama.
Pour les autres, c'est par le D3 d'Ormouse. Toutes ces voies maritimes que les États-Unis d'Amérique sont en train de couper après avoir cherché. Et l'affaire du Groenland, ce n'est rien d'autre que la grande voie maritime par le nord.
Et c'est la première fois qu'un événement écologique devient un événement géopolitique et devient un événement économique. Tout ce qui arrivera par les voies du nord dégagé coûtera 30 % moins cher parce que c'est 30 % de temps de moins, 30 % d'énergie de moins et cetera. Voilà la réalité géopolitique et la combinaison entre crise écologique, crise sociale, crise économique.
C'est à ça que nous sommes confrontés. Donc progressivement, nous allons nous trouver dans un face- à faceace entre l'âge du pétrole et l'âge des économies renouvelables et ça reposera sur des pays plutôt que sur d'autres. Voilà comment ça va se passer. l'intérêt des Français qui ne seront jamais la nation qui peut gagner le bras de fer avec la Chine ou avec les États-Unis d'Amérique, c'est de savoir transformer ceux qui aujourd'hui se présentent ou sont présentés comme des adversaires en partenaire et de négocier toi tu fais c OK, je ne sais pas faire aussi bien, je ne sais pas faire autant, alors moi je fais ça, toi tu fais c, moi je fais ça. et puis de tenir essentiellement comme point d'appui, c'est là la discussion les PME, PMI, pourquoi ?
Vous allez voir, c'est pas très romantique ma réponse. Parce que vous êtes comme nous, vous pouvez pas partir. Voilà, c'est tout.
Vous êtes obligé d'être là, vous allez pas construire des maisons à Shangï hein, et vous vous allez pas faire bistro à Hong Kong. Et ben voilà. et nous on s'en ira pas parce qu'on est là, on est de là et on a on s'y trouve bien.
Par conséquent, nous sommes liés à un destin commun que ça nous plaise ou pas. Des fois ça nous plaît, d'autres fois moins. Il faut bien dire comme c'est.
Alors le point où nous en sommes aujourd'hui, nous avons fait ce premier travail, c'était les plans. Ensuite, il y a eu une petite pause et puis nous avons eu la présidence de la commission des affaires économiques à l'Assemblée nationale avec Aurélie Trouvé qui a relancé tout ce processus des contacts, des rencontres et cetera et d'autres des nôtres qui se sont intéressés de très près à chacun des aspects de la question. Par exemple, Sopia qui va animer la table ronde qui arrive, elle a fait un rapport sur le commerce extérieur et l'attractivité, sur l'économie sociale et solidaire, sur le devoir de vigilance des grandes entreprises et sur les relations commerciales.
Je ne citerai que ça parce qu'il y en a une tartine euh avec la Chine. Ce qui nous a immédiatement valu, les commentaires inspirés de deux ou trois journalistes qui se sont l' présentés comme un agent de la Chine. Moi, c'était carrément mieux.
La preuve était faite de ma relation perverse avec la Chine, c'est que j'ai rencontré des ministres. Bah oui, j'étais moi-même ministre. Alors donc euh j'ai rencontrer des ministres et on s'est accordé sur un accord de coopération franco-chinois.
J'ai battu Horcore 6 mois seulement. Mais à l'époque, j'ai je sais pas pourquoi, ils m'ont mis en photo à la une du point avec une veste chinoise. Et il est marqué la preuve.
Alors moi, j'ai dit bah oui, j'ai rencontré tous ces gens mais la veste ça avait rien à voir avec la Chine. C'était pour faire l'hologramme, il me fallait une veste très claire et on n avait pas penser. Et au dernier moment, tout ce qu'on avait amené était trop sombre.
Donc on court les magasins et on tombe sur un chinois. On dit "Ah, ça c'est très bien, je le mets." Et si vous voyez le film qui a été fait sur moi, vous voyez quel méditerranéen je suis parce que ils se moquaient de moi les autres évidemment.
Alors je leur dis jure ta mère que j'ai pas l'air d'un con. Rien que l'expression, ça me situe géographiquement, hein. Voilà.
Et donc là, nous sommes repartis dans la préparation du plan nous gagnant. Alors, que peut-on dire aussi rapidement qu'on le peut ? Tous les thèmes qui étaient les nôtres ont été vérifiés par la situation géopolitique.
La relocalisation devient une perspective économique qui est discutée dans tous les pays. la planification jusqu'à des libéraux irsutes il y a encore 4 mois de ça qui sont en train de dire bon ben finalement comment on pourrait faire pour rattraper les retards blinder la production dans tel ou tel secteur et sont des questions tout à fait légitimes et normales mais ça les ramène sur notre terrain et nous sommes prêts à faire tout ça alors pour autant on ne doit pas simplifier l'affaire en disant ça tombe très bien comme on avit pensé à tous et nous qui avons raison il y a d'autres défis le capitalisme que nous combattons n'est pas le même dans l'histoire. Il change, il bouge.
Il y a eu ce capitalisme des années qui viennent de ce clore. Il reposait sur deux choses. Les États-Unis d'Amérique fabriquaient de dollars, tant qu'il voulait était pas obligé de donner une contrepartie matérielle.
Donc les États-Unis d'Amérique avaient la monnaie de réserve, la monnaie d'échange. Chaque fois quelqu'un puis 1 L de pétrole, il était payé et vendu en dollars. Donc il n'avait pas besoin de donner cette contrepartie.
Et deuxièmement, un circuit avait été imaginé à échelle du monde. Ce que je vous raconte, c'est 15 août 1971 et 27 février 1972, Nixon va et signe un accord avec Maouetung dans lequel il est dit maintenant on va faire du commerce ensemble. C'est-à-dire que les Chinois produisaient à bas prix, les Américains achetaient en masse et fermé délocalisé.
Les Américains achetaient en masse. Avec l'argent que les Chinois avaient, ils achetaient des bondes du trésor nord-américain. Et cette histoire tournait comme ça.
Les États-Unis capables de s'endetter sans arrêt avec des gens qui mettaient la main à la poche et on comprend que ça soit comme ça. Et le même problème leur reste posé. Cette année, les Chinois ont fait 1200 milliards d'excédents dans le commerce mondial. 1200 milliards pour l'essentiel en dollars.
C'est-à-dire qu'il se trouve avec un des paquets de billets à remettre en circulation dans l'investissement et eux petit à petit essayent de diminuer cet impact. Aujourd'hui, ce qu'a trouvé le capitalisme c'est de créer, comme il le fait toujours, des secteurs d'accumulation artificielle. Ça a d'abord été l'explosion des dettes de l'argent qui circulait.
Imaginez-vous qu'aujourd'hui les actions et les bons du trésor qui circulent dans le monde représentent 12 fois la production annuelle de la planète. C'est-à-dire que vous avez une masse immense d'argent qui est là qui représente rien et qui à la au premier coup d'épingle peut exploser et vous retomber sur la tête à tout. C'est ça le modèle dans lequel nous vivons aujourd'hui.
Et donc pour retrouver de la dynamique de production, Trump met des frontières douère primo, deuxièmement des marchés bidons. Acheter des armes. Les armes c'est formidable parce que vous les jetez sur les gens, faut en acheter le lendemain.
Des bombes, des choses comme ça. Bon, donc l'économie d'armement a toujours été pour les États-Unis d'Amérique une corroie d'entraînement. Monsieur Rean qui était la portrait même du néolibéralisme a fait les plus gros budgets militaires que les États-Unis ai connu avant qu'il arrive.
C'est quelque chose de prodigieux. Donc on est là-dedans. Mais tournons pas autour du pot.
Toute l'Europe a de la salive qui lui coule de la bouche. Des armes encore des armes. C'est pas difficile, vous allez voir l'état et puis vous achètent des armes.
Même pas besoin de faire plus d'efforts que ça. Par conséquent l'économie d'armement est un concurrent pour nous. La facilité, c'est de faire de l'économie d'armement et vous avez toujours la bande de virilisme de service qui viennent rouler les mécaniques.
Il faut prendre maintenant des décisions fermes. Il faut revenir à la puissance. Avec qui tu veux faire la guerre bonhomme ?
J'ai vu monsieur Atal dire maintenant faut revenir à la à la politique de puissance. Contre qui s'il vous plaît ? Expliquez-nous.
Les Allemands veulent faire la plus grande armée conventionnelle d'Europe et ils achètent le matériel pour ça. Pour faire la guerre à qui ? Dans quelles conditions ?
Il parle du 19e siècle là, du 20e siècle. La guerre conventionnelle n'aura pas lieu. Elle ne peut pas avoir lieu, notamment entre puissances nucléaire.
Si nous frappons une seule fois en profondeur les Russes, ils nous frapperont le lendemain. Et pour nous français, c'est one shot et après c'est Il faut que tout le monde le comprenne bien. On n'est pas en train de parler d'un jeu vidéo.
On est en train de parler d'un pays qui a une fragilité structurelle. Nous ne voulons pas de la guerre et donc il ne faut pas faire vivre notre économie comme une économie de guerre. Par conséquent, il faut trouver la dynamique autrement.
Dans quoi ? Ben, dans la mutation écologique de l'industrie. Autrement dit, il ne faut pas s'intéresser qu'aux quantités ni même aux qualités.
Il faut s'intéresser au contenu de la production pour qu'elle soit enfin une une production conforme aux objectifs de mutation écologique de notre économie. Et on va y arriver. Bon, alors j'ai deux là, il faut vraiment que j'accélère.
Il faut que vous alliez à la à la nouvelle géographie humaine. La géographie est en train de changer et va changer d'une manière très rapide. L'affaire du Groenland vous éclaire.
La mer monte ici. Là-bas, c'est la glace qui fond et cetera et cetera. Ensuite, il y a les techniques sur lesquelles nous pouvons nous appuyer.
Donc s'adapter à la nouvelle géographie, l'anticiper, je l'ai fait au début de mon discours, fait partie des conditions de la nouvelle économie que nous voulons mettre en place. Mais il faut bien comprendre que contrairement à ce que nous pensions nous autres les Français dans les années 70 avec monsieur Giscard destin, nous disions il faut que la France ait des champions et puis bah ajouté on n'est pas là pour faire vivre les canards boîteux. Pour ceux qui ont l'âge, ils doivent se souvenir de ces formules.
Mais si la formule est fausse parce que nous ne pouvons pas tourner toute une économie nationale sur le marché mondial, elle a sa part de vérité. On a besoin d'une excellence technique qui entraîne les autres secteurs. Telle est la conception centrale du modèle que nous voulons mettre en place, le pacte productif que nous proposons aux petites et moyennes entreprises et pas à leurs patrons pour les faire voter pour nous.
Mais en préparant le fait que si nous gouvernons, va falloir retrousser les manches, construire des milliers, des centaines de milliers de logements, en rénover quasiment autant et ainsi de suite. Mais je vais prendre des exemples pour montrer comment et pourquoi nous pouvons le faire dans l'excellence. La puissance pour nous français, c'est une puissance culturelle, scientifique et technique.
Pas le nombre de canons et de bombes qu'on peut aligner. Nous sommes en état de défendre notre pays s'il le faut. D'abord, nous avons la dissuasion mais aussi des moyens conventionnels.
Mais c'est pas ça la puissance pour des Français, c'est de marcher devant la technique de son époque. Nous sommes la première nation spatiale européenne et bien le centre de Vernon qui est en train de mettre au point à la fusée dont on peut récupérer un étage. Je ne m je rentre pas dans la discussion de savoir si c'est une bonne idée ou pas compte tenu ce que va être le marché bientôt et de l'arrivée des Allemands sur ce marché.
Mais en attendant, ils ne peuvent pas faire une seule fusée s'ils n'ont pas des soudeurs de très haut niveau. Où tu trouves les soudeurs si tu les as pas former ? Tu comptes faire ça comment ?
En combien de temps ? Parce que ça presse. Si nous avons un bon marché mondial de tir de ces fusées, c'est pas nous les Français qui allons remplir l'espace avec nos fusées, et bien il faudra les produire à la cadence prévu.
Regardez comment le rafale qui ils en sortaient moins d'un par mois, maintenant faut qu'ils en sortent quatre par mois. C'est ça l'économie de guerre. C'est pour vous dire que c'est pas simple hein de dire "Attendez les gars, on met le pied sur le frein." Bon, ça c'est l'exemple de l'espace.
Il vous montre comment une filière se tient. Vous ne pouvez pas faire ces fusées si vous n'avez pas les entreprises de la métallurgie qui déjà produisent les soudeurs et les pièces dont vous avez besoin. Deuxème exemple, la mer c'est la deuxème frontière.
Nous sommes nous les Français le 2e territoire maritime du monde. Nous avons 750 entreprises qui produisent des navires. Faire des navires aujourd'hui, c'est pas faire une coque, ça c'est rien.
C'est de la tôle contor. Ce qui est important, c'est tout ce qu'on met dedans. Quand vous faites un navire comme l'Astrol qu'on envoie au pôle sud, tout ce qui compte, c'est tout ce qu'on a mis dedans.
Tout le deuxième œuvre de la technique, des câbles et cetera. Justement, puisque je parle des câbles, là, je viens de parler de la mer en un mot, hein. Mais parlons des câbles, c'est-à-dire du numérique.
Nous français, nous savons faire les câbles. Nous avons les entreprises, nous avons les bateaux pour poser les câbles. Nous avons l'habitude de manier les câbles.
Tout ça, on l'a. Et c'est maintenant quelque chose qui fait partie des techniques de pointe du monde. C'est pourquoi quand j'aborde la question du numérique, nous ne partons pas comme ça à pas savoir quoi faire et à regarder le bout de nos pompes parce que on nose pas, parce qu'on se sent pas.
Il faut mettre la barre là où elle est. On doit être les meilleurs dans un certain nombre de secteurs parce que techniquement on entraîne le reste de la production et ça c'est eux qui le font. Alors écoutez, comme il peut pas être question de nationaliser les coiffeurs, les restaurants et les maçons, on va discuter quoi.
Voilà. Au demeurant à quoi ça nous servirait de nationaliser ? Ils ont qu'à continuer à prendre tous les risques, ça nous va.
Alors voilà, j'ai dit pour la j'ai dit l'espace, j'ai dit la mer. Imaginez-vous, c'est des dizaines d'entreprises, mais c'est forcément de la petite entreprise. J'ai dit le numérique à l'instant très rapidement, mais les Français savent faire des super calculateurs.
Celui du CEA, c'est un des meilleurs d'Europe. Il est dans les dans les 20 premiers. On sait le faire.
Par conséquent, on va le faire de même pour installer des data center, mais il faut qu'il soit français, sinon on est colonisé et il faut fiche dehors tout le reste, hein, les logiciels américains qui sont au ministère de la défense, go et ainsi de suite. C'est c'est une tâche immense de transformation qu'il s'agit de faire en profondeur avec une volonté politique mais éclairée par les buts. pas simplement être là avec sa pâte de lapin et son fer à cheval et allumer des petites bougies de temps à autre en espérant que ça s'arrange.
Non, il faut y aller. Non, le marché ça existe bien évidemment personne n'est capable de dire en quoi ça consiste parce que ceux qui me disent le marché, je leur dis "Vous savez que le troc c'est une économie de marché de quoi vous parlez. Vous voulez faire du troc ?
Normalement, tout le monde rigole. Mais non, le marché n'est pas la solution et sa main invisible n'a jamais existé. Ce qui compte, c'est que des entreprises soient dirigées en vue de l'objectif.
Voilà à quoi sert le plan. Donc notre stratégie, c'est les filières et le plan. Filière bois, elle est à crée entièrement.
La machine qui sert à débiter des des bois aujourd'hui, c'est une machine suédoise. Elle prend les tron de 25 cm. Si vous vous demandez pourquoi il y a des sapins partout, pourquoi on en a mis partout y compris dans la plaine, c'est parce que les machines qui traitent traitent un arbre qui est prêt en 25 ans à être débité et à être utilisé.
Nous devons savoir faire des machines qui permettent de traiter les feuilles. Nous devons savoir faire les machines et nous devons faire autre chose qu'un pays du tier monde qui fournit du bois aux autres et qui achète des meubles parce que telle est la situation aujourd'hui. Alors que non seulement nous sommes une des plus grandes forêts d'Europe, une des plus diverses, mais qu'en plus on a un bout de l'Amazonnie avec la Guyane française.
Tout ça est absolument absurde et personne ne semble avoir l'intention de faire quoi que ce soit. Je vais terminer sur ce plan-là sur un thème, celui de la santé. La France comme en agriculture était autonome et souveraine et autosuffisante sur le plan de la santé.
Elle ne l'est plus ni dans l'agriculture pour la première fois de notre histoire depuis 70 ans. Nous avons été déficitaires. Nous avons apporté plus que nous n'avons exporté.
De même dans le médicament, on a laissé partir toute la génération de ceux qui avaient fait des laboratoires qui avaient aux alentours de 60 ans à l'époque où c'était la retraite à 60 ans et tout a été vendu morceau par morceau. Il est clair que c'est cette politique du dépessage qu'il faut arrêter et prendre dans l'autre sens la création de filières publiques du médicament. D'autant qu'en France, le médicament, c'est l'argent public qui le paye, c'est-à-dire l'argent des cotisants à la sécurité sociale.
Nous sommes donc 100 fois légitimes pour faire ça et répartir la charge. Vous voyez mes amis pour et puis pour ceux d'entre vous qui sentent concernés par le terme, mes camarades, ce n'est pas vrai que l'on va rester les deux pieds dans le même souillet. Et nous développons un modèle particulier.
C'est le modèle que je viens de vous présenter. Filière plan et le fric, c'est le moment d'en parler. de l'argent, il y en a plein.
Plein ils sont alors on a des premiers ministres qui sont des saboteurs qui ont commencé à dire qu'on était en faillite ce qui pas très sympa parce que ça met le pays réellement en difficulté hein. Si vous dites à tout le monde que la France est en faillite, le gars qui va vous prêter de l'argent vous le prête à plus cher et il vous dira monsieur je sais vrai que je sais bien que c'est pas vrai mais j'ai l'occasion de vous prendre une poignée de pluile de plus et je la prends. Ces gens ont saboté sont des saboteurs.
Baou c'est un irresponsable. Barnier pareil et toute cette lignée de type qui sont venus pleurnichés sur la dette publique qu'ils ont eux-mêmes créé, c'est quand même beaucoup hein. Tout ça est irresponsable.
Irresponsable mais l'argent public nous en disposons. Il y a la caisse de dépôts et consignation 1300 milliards disponibles pour être placé. Et nous avons là un gugus qui fait la leçon à tout le monde en disant "Moi, je suis pas là pour aider les entreprises.
Alors, qu'est-ce que vous faites là ? qui vous a demandé d'aller acheter des actions de je sais plus quoi à la McDonald's ou c'est pas ça le sujet. On a besoin que de l'argent soit mis et prêté et donné comme un accès beaucoup plus facile de crédit que c'est le cas pour les petites entreprises.
Ces thèmes vont venir tout à l'heure. Donc l'argent ne manque pas et il y a pas besoin d'aller détrucer du monde pour en trouver. D'accord ?
Donc tout ça, tout ce qui nous est raconté, c'est un tissu d'histoire et de gens qui ne qui ont bien sûr un intérêt, c'est que l'argent continue à être rare pour être payé chèement, que et cetera et cetera. Et donc c'est le contraire de toute cette politique là qu'il s'agit de mettre en œuvre. Et non pas, alors là, on vous l'a dit, franchement, nous ne croyons pas une seconde que ce soit le niveau des salaires, l'obstacle au développement économique.
Nous ne le croyons pas. Et je vais vous dire que si c'était vrai, comme ça fait 40 ans qu'on presse de tous les côtés sur ce thème, on aurait dû voir des résultat miraculeux. Mais vous surtout, surtout vous pour le bâtiment, non mais si vous n'avez pas de pouvoir de consommation populaire, personne vient vous acheter de quoi faire un pavillon, de quoi faire un immeuble et cetera.
C'est aussi simple que ça. 53 % du PIB de ce pays, il vient de la de de la croissance populaire, de la croissance de la consommation populaire. Par conséquent, nous ne croyons pas à ça, mais nous savons qu'il y a des coûts indus qui pèsent sur la sur la production.
Le niveau de vos impôts est aussi lié au fait que les grandes entreprises ne payent pas comme vous. Vous payez 24, il payent 8. Donc ce n'est pas vrai que vous êtes la classe des patrons.
Il y a des patrons, pas de petits patrons, ça existe pas. Des patrons de petites entreprises et des patrons de grandes entreprises. Des patrons multinationales, on fera avec eux ce qu'il faut faire.
Non mais je veux dire non mais attendez, beaucoup d'entre eux sont appelés à être des alliés parce qu'ils auront pas le choix. Mais qui on peut avec qui on peut avoir ce dialogue ? que celui ou celle qui dépend de son pays.
Quand vous voyez qu'on se propose d'augmenter les impôts et l'autre là, le magasin de mode de la planète, il vient, il dit "Bah si c'est comme ça, je m'en vais." Bah au revoir. Qu'est-ce que vous voulez qu'on fasse avec des gens qui menacent leur propre pays ? ce ne sont pas des patriotes et ils viennent nous donner des leçons.
Bref, ensuite, il y a l'entreprise locale, c'est-à-dire celle qui dépend pour l'essentiel du marché national, même si elle est elle-même développée. Je veux dire Piriu, il a 750 personnes sur cees chantiers naval ici en France et il y en a autant à l'extérieur. Donc c'est quelqu'un qui qui dépend beaucoup et pour l'essentiel de la France.
Et combien d'autres comme ça ? Vous ça doit être 100 % peut-être vous aussi. Voilà.
Alors ça ça nous permet de de bien maîtriser le fait que vous n'êtes pas les mêmes. Et on vous dit franchement si vous faites comme les autres, c'est-à-dire comme les paysans, vous serez tondus jusqu'à la moelle parce que les paysans étaient 7 millions à la sortie de la deuxième guerre mondiale, ils sont plus 400000. D'accord ?
Et qu'est-ce qui s'est passé entre-temps ? Nous sommes devenus déficitaires et nous ne sommes plus souverains pour manger nos carottes, nos chou-fleurs et nos radios. Il y a eu un dérèglement général qui s'est opéré à la faveur de l'institution d'un marché mondial qui n'était pas le déboucher des excédent du national mais qui devenait l'objet de la production elle-même et qui a donc complètement changé l'organisation.
Voilà, je vais pas être plus long mais je vois une différence entre vous. Non, vous vous êtes assureur donc je sais pas trop là sur quel terrain je m' On va lire les petits caractères. Bon mais le bâtiment c'est une autre paire de manche hein.
Et bien la grande entreprise ils disent la grande entreprise tire la petite. C'est pas faux. On peut pas dire c'est tout le temps faux.
C'est pas c'est c'est vrai en partie. Mais ce qu'ils disent pas c'est la grande entreprise arnaque la petite. Ça il le rajoute pas.
C'est écrit dans les petits caractères. Pourquoi ? D'abord c'est des mauvais payeurs.
Ils payent avec 17 jours de retard. Eux après ils passent à la caisse ils vont voir la banque. Taux d'escomes tant de pourc.
Quand nous on propose de mettre le taux d'escomte à zéro, il y en a plein parmi eux même qui aiment pas les insoumis, ils ont les oreilles comme ça toute droite. Ah bon ? Zéro ?
Bah oui, ça change tout. Ce sont donc non pas les coûts salariaux, le prix du travail que nous voulons mettre en négociation, mais tous les coûts qui sont en amont. Par exemple celui-ci, le taux d'escomte, le loyer de l'entreprise quand elle s'installe, que c'est un coiffeur, que c'est un restaurant, que c'est un bar.
C'est tous ces ces coups d'amond. Si vous voulez aujourd'hui aller être moderne, vous allez sur une plateforme hein, pour vendre vos produits. 15 % il vous prend.
Amazon et compagnie. Qu'est-ce qu'il a produit Amazon ? Rien du tout.
Comme pour ceux qui ont une carte américane express, qu'est-ce qu'il produit cela ? Il vous faut à manger. Non, mais quand vous payez, vous payez 4 % d'impôts.
Ça, ces impôts là, on nen parle jamais. Chaque fois, j'entends parler des prélèvements obligatoires, on ne parle pas de ces prélèvements là. Ça c'est un impôt privé, ça s'appelle pour faire banque.
Donc il faut qu'il y ait une plateforme publique pour ça. Il faut qu'il y ait des datas centur publics. Bref, tout se tient.
Voilà pourquoi la conquête de la souveraineté économique n'est pas une politique de repli comme il nous dit souvent. C'est au contraire une politique de dynamique. Ça entraîne.
Et quand ça entraîne et qu'on produit bien et ben on produit bien. On fait baisser les prix parce que la marchandise est en abondance. On peut en vendre à d'autres, on peut partager.
Mais pour ça, il faut d'abord ne pas se tromper sur le diagnostic de départ. Les coûts d'amont, oui, nous voulons les réduire et on prendra les mesures parce que l'État est en mesure de le faire. Nous pouvons réquisitionner sur un claquement de doigt tous les locovid de ce pays, hein.
Il faudrait que j'espère qu'on m'entende parce que ou bien ça sera fait de bon gré ou bien il faudra être comment dire plus rustique dans la manière de faire. On ne peut pas continuer comme ça. Si nous continuons comme ça, pour la première fois de notre histoire, j'ai dit nous sommes devenus dépendants pour l'alimentation.
Pour la première fois de notre histoire, l'industrie est passée en dessous de 9 % du total de ce que nous produisons. Vous comprenez les amis ? On peut pas vivre de service.
Il faut produire. Il faut changer la production et c'est une occasion inespérée de tout changer puisque tout le monde comprend qu'il y a un problème écologique et que si nous ne modifions pas nos manières de faire, les matériaux, les machines, mais où ils vont acheter des machines s'il y a pas d'accès au crédit ? Et qu'est-ce qu'on fait avec ceux qui sont endettés jusque là ?
Avec des méthodes de production qui ne nous servent plus à rien, je pense aux paysans. Allez leur dire de faire de l'agriculture bio, mais vous dises "Mais monsieur, on n'est pas calibré pour ça. Faut qu'on produise temps et temps et temps et temps et à telle vitesse parce que sinon on peut pas payer la banque." Résultat, deux suicides par jour de paysan.
On en est là. Voilà ce que je voulais vous dire. Le renouveau du déploiement économique, le pacte productif que nous proposons n'est pas un pacte électoral.
Ce n'est pas ça le sujet. C'est un pacte qui concerne produire, comment produire, pour qui produire, de quelle façon produire et quoi produire. Voilà ce que nous voulons faire dans le réalisme politique.
Nous devons transformer les adversaires d'hier en partenaire. Il faut finir la guerre d'Ukraine aussi vite que possible et obtenir la réouverture de Nordstream pour la période intermédiaire. Parce que tout ce qui n'arrive pas par Nordstream qui a été saboté par les anglo-saxons, nous le payons cash aux Américains en pétrole et en gaz qui arrive et qui est du gaz et du pétrole de de l'économie de fracturée.
D'accord ? Voilà. Donc la géopolitique, la politique économique et la politique écologique, c'est une seule un seul et même paquet.
Qui veut l'un doit vouloir l'indépendance dans les deux autres et pour ça, il faut des gens qui le mettent en place. Alors voilà ce qu'on va commencer à discuter le cycle va durer d'aujourd'hui. D'abord je remercie infiniment tous ceux qui ont pris le risque de venir chez le diable.
Vos peenes seront raccourcis après, vous inquiétez pas. Merci infiniment parce que ça montre que c'est possible et on ne s'est pas demandé les uns et les autres ce qu'on allait voter. On a discuté sur le terrain concret de la production.
Ça c'est possible. Tout à l'heure, on parlait de sur un ton temps assez amusé, il faut bien le dire. de l'apprentissage et ces choses-là.
Discussion concrète, sérieuses, précise, technique et nous c'est ça qu'on aime. Le cycle est lancé. Vous connaissez les interlocuteurs, vous avez eu le contact avec euh Aurélie maintenant avec Sopia, avec d'autres avec d'autres des nôtres qui préparent tout ça.
On s'est donné 1 an. Pourquoi 1 an ? Devinez.
Donc au mois de février, l'année prochaine où il se passera je ne sais quoi hein euh et bien on sera en état de présenter euh le le plan du pacte productif et cette fois-ci on aura alors c'est une corvée he que je le recolle sur le dos mais c'est ça qu'il faut qu'on fasse. Il faut qu'on arrive à ça parce que il y a des milliers de gens à convaincre mais pas seulement pour qu'il votent pour nous pour que quand on s'y met ils s'y mettent parce que sinon on fera comme trop d'autres leaders avant. Bah on sait pas qu'est-ce qui s'est passé à B ça a pas marché.
On peut pas il y a ça pas marché. La France est à l'endroit où elle peut rebondir mais faut pas abuser. Si on continue à charger le bateau avec des bêtises et à avoir des gouvernains qui marchent pas, ça va pas le faire longtemps.
C'est le destin des nations. Aujourd'hui, la Chine revient. Mais la Chine a été détruite par qui ?
Par nous. Les Français, les Anglais. Ils reviennent.
Ils sont le premier PIB du monde réel en manufacture. Mais c'était déjà le cas au 19e siècle. Ils ont raté la marche.
Ils ont été effacés pendant un siècle. Nous les Français, on a déjà vécu des épisodes historiques. Mais faut pas se tromper.
Il faut faire la paix avec ceux avec qui on est en guerre et il faut se tourner vers ceux qui sont naturellement nos alliés parce que ce sont nos familles. Le développement de la France, il passe pas que par l'est, il passe par le sud. le Maghreb, l'autre rive de la Méditerranée, l'Afrique, ce sont les partenaires.
Et vous verrez, mes amis que les sujets les plus importants que vous avez sur la table, vous allez les retrouver dans d'autres termes bientôt. Parce que quand vous avez un pays qui est en état de dénatalité, quand pour la première fois, il y a plus de gens qui meurent que de gens qui naissent, vous faites pas tourner une économie d'excellence avec moins de monde, ça n'existe pas. Donc vous allez retrouver y compris la question d'immigration. donc d'une autre forme de relation avec le sud global parce que si vous croyez que le sud global va vous demander la permission d'exister, vous vous trompez.
Le développement intellectuel, matériel, intellectuel, scientifique du sud global et d'abord de la façade méditerranéenne est considérable. Il faut débarrasser l'esprit une bonne soie pour toute la mentalité néocoloniale qui fait qu'on considère que tout ça ce sont des peuplades qui ne seront pas capables de si vous avez déjà 17 pays d'Afrique qui ont une politique spatiale. Vous avez déjà les plus grandes centrales de production photovoltaïque qui sont de l'autre côté de la Méditerranée au Maroc et sans doute demain en Algérie et cetera et cetera et cetera. l'intérêt pour la France qui a en face d'elle 100 millions de francophones et tout un continent sur lequel nous avons en commun la langue commune.
C'est un atout extraordinaire et la jeunesse bien sûr de tous ces pays qui peuvent peut-être nous donner un coup de main et cette fois-ci on leur dira bienvenue et après merci.
Jean-Luc Mélenchon