Mélenchon 2027 : Bompard répond à toutes les critiques
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 55 %Attaque 25 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 71 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:36OuverteRéponse directe
Pourquoi Jean-Luc Mélenchon est-il le meilleur candidat pour 2027 selon vous ?
- 1:53OuverteRéponse directe
Quels sont les résultats électoraux récents de la France insoumise ?
- 2:35RelanceRéponse partielle
Jean-Luc Mélenchon a dit que 2022 serait sa dernière candidature. Pourquoi se représente-t-il ?
- 3:19FerméeRéponse directe
Est-ce qu'il y avait une alternative à Mélenchon au sein de la France insoumise ?
- 3:55RelanceRéponse partielle
Pourquoi choisir Mélenchon alors que le mouvement prône la 6e République ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Comment s'est déroulée la procédure d'investiture ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:12Chiffre
« aux élections européennes de 2024, on a fait mieux qu'aux élections européennes de 2019 »
- 1:53Chiffre
« aux élections législatives de 2022, on a fait mieux qu'aux élections législatives de 2017 »
- 3:19Promesse
« c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui remplit cet objectif »
- 3:55Chiffre
« la procédure dont je suis en train de vous parler a été validée par 96,6 % des insoumis »
- 6:19Chiffre
« la première fois Jolique Colenchamp, il a fait 11 %, la deuxième fois, il a fait 19 % et la trisème fois, il a fait 22 % »
- 6:55Promesse
« une de nos premières mesures, c'est la volonté de passer à la 6e République »
- 9:50Fait
« l'air du porte-parola est révolu »
- 11:42Chiffre
« dans la majorité des duels qui ont opposé des candidats de la France insoumise au candidats du Rassemblement national, c'est les candidats de la France insoumise qui l'ont remporté »
- 13:36Chiffre
« il y avait 20 points entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national »
Temps de parole
- ?99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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euh parler des euh tout blancs, tout moches que vous êtes euh dans un dégagement précisément sur cette sur cette Nouvelle France. Je je crois pas que la Nouvelle-France faisait référence à la 6e République là dans le cas d'espèce. Non non euh c'est Benjamin a dit il faut pas couper des phrases de meeting pour leur faire dire autre chose. Jean-Luc Mélenchon s'en prenait dans ce meeting aux personnes qui précisément sont des personnes racistes et qui ont du mal à voir le peuple français tel qu'il est. Il n'a jamais dit que c'était un problème d'être blanc.
Ça c'est la vie tout blanc tout moche que vous êtes et c'était une manière de qualifier les personnes qui précisément avaient du mal à comprendre que dans notre société aujourd'hui quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa religion, on doit être à égalité. Le compte à rebour de l'élection présidentielle française de 2027 est désormais enclenché. Au lendemain de l'officialisation de la candidature de Jean-Luc Mélenchon, le débat politique s'est immédiatement enflammé. Figure incontournable de la gauche depuis plus d'une décennie, l'ancien candidat suscite autant d'adhésion que de contestation. Son retour dans l'arène soulève de nombreuses interrogations.
La question du renouvellement politique, les divisions persistantes au sein de la gauche, mais aussi les polémiques entourant le concept de Nouvelle-Fance défendue par la France insoumise. Invité [musique] de la matinale de France interre, Manuel Bompard, coordinateur du mouvement, s'est retrouvé en première ligne pour défendre cette candidature déjà très commentée.
Face à des questions incisives et à un climat particulièrement tendu, il a tenté de justifier la stratégie de son camp, de répondre aux critiques venues de ses adversaires comme de ses alliés potentiels et de convaincre que Jean-Luc Mélenchon demeure, selon eux le candidat le mieux placé pour peser sur l'avenir politique de la France. Retour sur les moments forts de cet entretien sous haute tension. Mieux déjà, vous voyez, aux élections européennes de 2024, on a fait mieux qu'aux élections européennes de 2019. aux élections législatives de 2022, on a fait mieux qu'aux élections législatives de 2017.
Aux élections municipales cette année, on a fait mieux qu'aux élections municipal précédem en fait. Non, c'était pour nous tous et d'ailleurs, je pense qu'on en a fait la démonstration. Ensuite, arrive devant nous une élection présidentielle en 2027 qui va être marquée par un contexte international, géopolitique très bouleversé.
Et l'analyse collective qui a été la nôtre au sein de la France insoumise, c'est que face à à cette saison des tempêtes, on avait besoin de quelqu'un dont la tonacité, la solidité euh était en mesure de pouvoir répondre à cette situation très compliquée qui vient et que Jean-Luc Mélenchon, de ce point de vue-là avait les qualités nécessaires pour être prochain quand en 2022 et il y a effectivement le contexte et on va y revenir sur les enjeux de cette campagne quand pendant la campagne de 2022 il affirme Jean-Luc Mélenchon à nos confrères du Dauphiné libéré qu'il est évident que c'est sa dernière candidature Quand c'était le 22 mars 2024 sur X, il dit "Je souhaite être remplacé." François Ruffin, Mathilde Panu, Manuel Bompard, il travaille avec succès.
Il n'en pensait pas un mot quand il regardez Benjamin Duamel. Jean-Luc Mélenchon était président du groupe parlementaire de la France soumise. Il a été remplacé par Mathilde Pano. Il était leader de la France soumise. J'en suis aujourd'hui, attendez, j'en suis aujourd'hui le le coordinateur et il était président de l'Institut Labi. Clémence Gué aujourd'hui la coprésidente de l'instituti. Bah oui, mais je vous ai répondu à cette question.
et la candidature est le résultat d'une discussion collective à l'intérieur du mouvement insoumis où on a cherché à mettre sur la table la candidature qui est la mieux à même la plus préparée pour faire face à cette situation et c'est Jean-Luc Mélenchon qui aujourd'hui remplit cet objectif. Mais après, je vous laisse poser votre question. Je vous fais remarquer que grâce à Jean-Luc Mélenchon précisément, vous avez aujourd'hui à la France insoumise une équipe en mesure de gouverner avec des visages connus qui vont entourer Jean-Luc Mélenchon dans cette dans cette campagne.
Et donc je pense que c'est la seule formation politique aujourd'hui la France a soumise qui s'avance groupé unie, soudé avec une équipe apte à gouverner ce pays. Mais est-ce qu'il y avait une alternative ? Est-ce qu'il y a eu d'autres candidats ou est-ce que hors de Jean-Luc Mélenchon, point de salut, il y avait la possibilité d'avoir une alternative puisque moi-même et c'était la peut-être pour les gens qui nous écoutent qui comprennent la la procédure, c'est-à-dire que nous avons eu une assemblée représentative de la France insoumise il y a quelques semaines.
Nous avons validé et tous les insoumis ont voté sur ce sujet une méthode de d'investiture de notre candidat à l'élection présidentielle. Ensuite, on a eu une réunion en direction du mouvement de la France à soumise d'ailleurs, ce qu'on appelle un intergroupe, c'est-à-dire avec l'ensemble de nos parlementaires parlementaires européens à maire. Moi-même, c'était mon rôle en tant que coordinateur de la France assoumise, j'ai posé la question de savoir s'il y avait une autre candidature au sein de cet intergroupe et je crois que tout le monde puisquil y a eu aucune opposition à la candidature de J c'est assez complexe comme méthode puisque il y a un vote sur la désignation.
Est-ce que dans le cas d'espèces, il y a eu précisément un vote, est-ce que vous avez à un moment donné face à cette intergroupe dit qui est favorable à la candidature de Jean-Luc Mélenchon ? Oui. Oui. D'abord, j'ai posé la question, c'est quoi ? C'est un vote à Mallever par rapport à la question. D'abord, j'ai posé la question de savoir à au sein de l'Intergroupe s'il allait avoir une autre candidature, si quelqu'un d'autre souhaitait présenter sa candidature, ça n'a pas été le cas. Et vous imaginez vraiment que quelqu'un ce dans ce contexte là lève la main en disant "Moi, je vais être candidat face à". Si quelqu'un voulait être candidat, il avait la possibilité de le faire.
Je réponds à votre question mais je crois que ce n'était dans l'intention d'une personne précisément parce que tout le monde essayit de comprendre ça avait une une analyse politique de la période de la l'élection présidentielle qui vient et que je pense que tout le monde a partagé l'idée que dans cette période qui vient c'était la candidature de Jean-Luc Mélenchon qui était la mieux à même de représenter la France insoumise dans cette élection présidentielle.
Et c'est pas un peu paradoxal quand on veut une une 6e République quand on réclame plus de démocratie qu'en qu'en interne ce soit toujours le même chef plebicité les 5 ans la démocratie en l'occurrence la procédure dont je suis en train de vous parler a été validée par 96,6 % des insoumis qui sont plus de 70000 à avoir voté. Ensuite, vous avez une procédure avec une intergroupe dans lequelle il y avait 90 euh parlementaires, députés européens, maires nouvellement élus qui ont participé de cet échange. Pardon ?
Mais quand j'en vois euh Gabriel Atal déclarer sa candidature euh par exemple, je ne crois pas qu'il ait suivi une procédure qui soit aussi large et aussi démocratique que celle de je vous parler. Il y a une petite différence, c'est que Gabriel qui parf Non mais jusqu'à pr contraire n'a pas encore déclaré sa candidature, même si c'est imminent. Jean-Luc Mélenchon c'est sa 4e candidature. La première était en était en était en 2012. Est-ce qu'à un moment donné, quand on est un mouvement comme le disait Florence, voilà qui prône la 6e République, la sortie de la logique présidentialiste, est-ce qu'à un moment donné on ne plaide pas pour une forme de peut-être de renouvellement ?
Alors, il y a deux éléments dans votre question. D'abord, vous avez raison, c'est sa 4e candidature. Je fais remarquer que la première fois Jolique Colenchamp, il a fait 11 %, la deuxième fois, il a fait 19 % et la trisème fois, il a fait 22 %. Donc, à chaque candidature à l'élection présidentielle, il a progressé et donc c'est plutôt positif. Quand on progresse, ça veut dire qu'on arrive à convaincre davantage de personnes.
On peut aussi constater Manuel Bompard que trois fois il a échoué accéder au ça m'a pas échappé mais la dernière fois il a manqué un point et donc j'ai bien l'intention et nous avons bien l'intention à la France insoumise de faire en sorte que cette fois nous réussissions non seulement à nous qualifier au second tour mais ensuite à l'emporter. Ensuite, vous me posez une question sur la 5e République et le côté présidentiel évidemment. Et effectivement dans notre programme, une de nos premières mesures, c'est la volonté de passer à la 6e République et de tourner la page de la monarchie présidentielle.
Mais nos institutions sont faites de telle manière que pour pouvoir passer à la 6e République, il faut prendre le pouvoir dans le cadre de la 5e République. C'est comme ça. Hormis, si ici vous défendez maintenant l'idée qu'il faut faire autre chose qu'une révolution citoyenne, c'est-à-dire une révolution par les urnes. Et ben pour faire la révolution par les urnes, il faut gagner les élections. C'est comme ça que ça marche. Encore un point sur les les paradoxes qu'il peut y avoir dans cette dans cette désignation. Vous avez fait campagne et vous avez fait émerger pendant la campagne des municipales cette thématique de ce que vous appelez la Nouvelle-Fance.
Euh, est-ce que Jean-Luc Mélenchon élu sénateur pour la première fois en 1986, c'est la la Nouvelle-France ? Mais en fait, la Nouvelle-France, ça a été c'est intéressant aussi que vous me posiez cette question parce que ça a été immédiatement caricaturé euh comme s'il y avait d'un certain point de vue la Nouvelle-Fance qui devait remplacer la la l'ancienne France. Ce que évidemment on n jamais dit, on a jamais utilisé ce type d'expression. Je vais vous dire pour nous la Nouvelle-Fance c'est la France de la 6e République. C'est la France Mélenchon, c'est la Nouvelle France. Et ben il participe de la volonté de passer à la 6e République. Oui.
Euh donc oui, je pense qu'il participe de cette volonté de faire en sorte qu'on ait aujourd'hui un pays, des institutions qui correspondent au peuple français tel qu'il est aujourd'hui. Et le peuple français tel qu'il est aujourd'hui, Manuel Bompard, je je veux bien que maintenant il y a une nouvelle définition de la Nouvelle France, mais quand c'est pas une nouvelle, c'est celle que nous avons toujours défendu, il y a des tributs sur le sujet, il y a des explications pas gagner par les lectures que nos adversaires veulent donner de la nouvelle France. Je vous ai pas mis dans nos adversaires. Non non mais ni adversaire ni ni soutien. On pose juste des des questions.
Quand dans un meeting Jean-Luc Mélenchon euh parler des tout blanc tout moche que vous êtes dans un dégagement précisément sur cette sur cette Nouvelle France. Je je crois pas que la Nouvelle France faisait référence à la 6e République dans le cas d'espèces. Non non c'est Benjaminel. Il faut pas couper des phrases de meeting pour leur faire dire autre chose. Jean-Luc Mélenchon s'en prenait dans ce meeting aux personnes qui précisément sont des personnes racistes et qui ont du mal à voir le peuple français tel qu'il est. Il n'a jamais dit que c'était un problème d'être blanc. Ça c'est la vie tout blanc, tout moche que vous êtes.
C'était une manière de qualifier les personnes qui précisément avaient du mal à comprendre que dans notre société aujourd'hui, quelle que soit sa couleur de peau, quelle que soit sa religion, on doit être à égalité. Mais évidemment que la France, la Nouvelle-Fance, c'est la France telle qu'elle est. C'est la France toute entière. C'est pas une nouvelle France qui s'opposerait à une ancienne française.
Par contre, une Nouvelle France qui s'oppose à l'ancien régime, qui s'oppose à la 5e République, qui s'oppose à la monarchie présidentielle dont on a parlé et vous allez voir, on aura l'ortuel par encore un mot quand vous avez quand vous avez Rim Hassan qui dit l'air du porte-parola est révolue au comprenez comprenant qu'il faut que qu'il faut que des élus soient à l'image de la de la diversité quand de la même manière Sébastien de Logu tenait des propos à peu près du même Akabi quand vous avez là un candidat qui est un homme blanc de plus de 70 ans, est-ce que ce n'est pas en contradiction avec ce que vous défondez comme ligne politique. Mais non, mais l'air du porte-parola est révolu.
Je suis absolument d'accord et je pense que c'est une très bonne chose que aujourd'hui on est davantage de représentation politique qui soit plus à l'image de la société avec un candidat qui est un homme blanc. Il y a un candidat, il y a une équipe, il y aura des gouvernements à constituer, il y aura des parlementaires à à à à élire dans les élections législatives qui viendront. Et évidemment, notre objectif à la France assoumise, c'est que la représentation politique soit davantage à l'image de la société. Et c'est vrai des origines, c'est vrai aussi des conditions sociales.
Par exemple, il y a pas suffisamment d'ouvriers, d'employés à l'Assemblée nationale, même si la France assoumise fait partie des groupes les plus représentatifs, on peut faire mieux encore. Il y a pas suffisamment de femmes encore. Malheureusement, malgré la loi sur la parité, il faut continuer à y travailler. Et je pense que sur ce point-là, c'est un objectif qu'on devrait tous partager d'avoir une représentation politique qui représente le peuple tel qu'il est. Compte tenu des crispassions que que provoque votre candidat, qu'est-ce que vous dites à ceux notamment à gauche qui estiment que Jean-Luc Mélenchon au second tour, c'est l'assurance d'une victoire du du rassemblement national.
On a euh Marine Tondolier qui dit "Il est manifeste qu'il ne peut pas gagner au second tour, on a Olivier Fort qui dit "Il est le plus mauvais candidat de la gauche au second tour." Qu'est-ce que vous leur répondez ? Ben bon, d'abord à eux pas grand-chose parce que je vois bien que ils ont décidé de passer leur temps à [grognement] à s'en prendre en fait la seule personne aujourd'hui qui est en mesure non seulement de se qualifier au second taux mais ensuite de l'emporter ensuite aux gens qui pourraient se poser cette question parce que ça c'est autre chose.
Moi je leur dis, vous savez à aux élections législatives de 2024, dans la majorité des duels qui ont opposé des candidats de la France insoumise au candidats du Rassemblement national, c'est les candidats de la France insoumise qui l'ont remporté et vous pourrez aller vérifier ce que je suis en train de dire. Dans la majorité des duels des cas dans lequels il y a eu des oppositions au second tour en 2024 entre l'extrême droite et la France la France. [rires] On l' vu notamment le front républicain il fonctionne plus.
On l'a vu au municipal, on l'a vu euh euh il y a eu en 2024, c'était pas il y a 40 ans quand même, c'était il y a 2 ans et il y a eu une mobilisation puissante pour battre l'extrême droite tour et ça a conduit à l'élection de nombreux de nombreux députés de la France à soumise. Mais Limog mais madame Toulouse et Limoge étaient dirigé par la droite jusque là, vous en êtes d'accord ? Vous avez raison, nous avons par il y a eu un effet repoussoir depuis ce que je vous dire c'est que depuis il y a désolé mais non ce n'est pas vrai.
Je suis désolé de vous le dire mais par exemple à Limoge à l'élection municipale précédente la droite avait gagné et ce n'était pas face à un candidat de la France assoumise et à Toulouse à l'élection précédente la droite avait gagné et ce n'était pas face à un candidat de la France à soumise.
Je sais qu'il est d'usage de faire porter à la France insoumise à peu près tous les tards de la société, mais je vous le dis sincèrement, cette analyse ne correspond pas et ne répond pas à une analyse précise des avant avant de parler d'éléments programmatiques, la question c'est est-ce que vous ne sous-estimez pas le rejet qui existe dans la société, dans l'opinion publique, qu'on peut mesurer à travers divers outils. Il y a les sondages que vous contestez parfois, il y a effectivement les résultats électoraux au moment au moment des des municipales. Est-ce que simplement vous ne minorez pas le fait que Jean-Luc Mélenchon est rejeté par une partie de l'opinion ?
Est-ce que ça c'est pas quelque chose que vous sous-estimez ? Ben Germain Jamel, si vous me trouvez un candidat qui fait 100 % l'unanimité, par définition, c'est le principe des élections. Vous faites jamais 100 %. Donc il faut convaincre une majorité des Françaises et des Français. [raclement de gorge] Moi la seule chose que je veux vous dire parce que vous avez cité notamment les sondages, vous savez, on est à un an du second tour de l'élection présidentielle. Mais j'ai regardé quels étaient les sondages un an avant l'élection présidentielle de 2022. Il av un sondage Ipsos qui mettait Jean-Luc Mélenchon à 8 %, Yannick Jado à 9 % et Annie Dalgo à 10 %.
Bon et dans ce sondage, il y avait 20 points entre Jean-Luc Mélenchon et le candidat du Rassemblement national. Au soir de 2022, Yannick Jado et Yalgo ont fait moins de 5 % et il y avait un point d'écart entre la France insoumise et le Rassemblement national. Donc vous savez les sondages de début de campagne, heureusement qu'on ne les regarde pas. Moi ce que je disppelle une campagne électorale. Exactement. Et ben exactement. Et donc il va y avoir une campagne électorale. Et moi je dis aux gens, n'écoutez pas n'écoutez pas euh les caricature, les calomnies qui sont déversé à longueur d'antenne sur la France insoumise. Regardez notre proposition, notre programme. Regardez notre équipe.
Regardez que ce programme, cette équipe sont les mieux préparés pour pouvoir faire face à la situation à laquelle on est confronté aujourd'hui d'une France qui est une France qui a été mis complètement à l'envers et on peut remettre la France à l'endroit. On peut rebâtir la France, refonder la France et c'est notre objectif. On l'a au standard de France interre. Je souhaite la la bienvenue à Jean qui nous appelle de Cholet. Bonjour Jean, allez-y poser votre votre question. Emmanuel Bompard, bonjour. Bonjour à toute l'équipe. Voilà, ma question c'est la suivante. Je suis un électeur de gauche et voilà, si je devais voter avec le cœur aujourd'hui, je voterai François Ruffin.
Mais en fait, je vais faire un vote stratégique parce que moi je n'ai vraiment pas envie de me retrouver avec un second tour avec avec un Édouard Philippe et un Jordan Bardella. Et en fait ça m'agace de la part de monsieur Gluxman et de la part de monsieur MPON qui ne veulent pas faire une primaire de gauche en sachant que ça pourrait nous donner une chance de retrouver au second tour. Voilà. Bonjour d'abord et je veux vous dire, bon je je respecte votre point de vue mais je partage pas votre analyse.
C'est-à-dire que je pense que précisément et y compris un certain nombre d'exemples internationaux le démontrent, précisément si vous voulez empêcher l'extrême droite de gagner aujourd'hui, vous devez déployer une candidature qui est en mesure de mettre en mouvement le peuple, de mettre en mouvement des personnes qui sinon n'iront pas voter. Montrer que il y a une aspiration à une rupture, à un changement de société, que cette rupture on peut l'incarner.
Regardez par exemple aux États-Unis où certaines personnes se sont dit bon pour empêcher Donald Trump d'être réélu président de la République, on va mettre une candidate qui mal risque qui est une candidate on va dire du centre parce que c'est celle qui sera susceptible de l'emporter. Et ben, elle a perdu. Elle a perdu parce que aucun des électeurs de droite ne sont allés voter pour sa candidature. Par contre, elle a démobilisé l'électorat de la jeunesse et l'électorat ouvrier. L'électorat qui a un intérêt, une vocation, un objectif de tourner la page du pays tel que de la manière avec laquelle est gouverné le pays aujourd'hui.
Et donc moi mon analyse et que j'aime sur laquelle j'aimerais vous convaincre, c'est que précisément Jean-Luc Mélenchon et la et la candidature, le programme qu'il porte, l'équipe qu'il défend dans cette campagne d'élection présidentielle est le seul qui peut empêcher l'extrême droite et Édouard Philippe de remporter l'élection présidentielle. Quant à la primaire, vous voyez bien, on nous a dit pendant des mois et des mois, le problème c'est la France insoumise et Jean-Luc Mélenchon. Bon, regardez, même ceux qui disent maintenant c'est en dehors, c'est la gauche non mélanchoniste sont pas capables de se mettre d'accord. Ils ont tous plusieurs candidatures dans leur famille politique.
Bah nous les choses elles sont claires. On a un programme, on a une candidature, on a une équipe et et on est prêt à avancer. Au terme de cet entretien sous tension, Manuel Bompard assume pleinement la stratégie de la France insoumise, faire de Jean-Luc Mélenchon le porte étandard d'une nouvelle bataille présidentielle. Malgré les critiques sur le renouvellement politique et les divisions de la gauche, le mouvement mise sur l'expérience de son leader et sur une mobilisation populaire de grande ampleur. Une chose est certaine, en officialisant cette candidature dès maintenant, LFI a lancé les hostilités et placé la présidentielle de 2027 au cœur du débat politique français.
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